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Mon Retour au Tibet Samaël Aun Weor ______________________________________________________________________ 1 Mon Retour au Tibet ou Message de Noël 1969 Samaël Aun Weor

1969 Mon Retour Au Tibet

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________

Mon Retour au Tibet ou Message de Nol 1969

Samal Aun Weor

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 1 Les Sept Eternits L'Espace Abstrait Absolu est la Causa Causorum de tout ce qui est, a t, et sera. L'espace profond et heureux est l'incomprhensible Sit, l'ineffaable et mystique racine des 7 Cosmos, l'origine mystrieuse de tout ce que nous connaissons en tant qu'esprit, matire, univers, soleils, mondes, etc. "Cela", le Divin, l'espace de la flicit, est une terrible ralit par del l'Univers et les Dieux. "Cela" n'a pas la moindre dimension et, en vrit, c'est ce qui est, ce qui a toujours t et qui sera toujours ; c'est la vie qui palpite intensment en chaque atome et en chaque soleil. Parlons maintenant du grand ocan de l'esprit. Comment pouvoir le dfinir ? Certes, il est Brahma, la premire diffrentiation ou modification de "Cela" devant lequel tremblent les Dieux et les hommes. "Cela" est la racine de l'esprit et de la matire, mais ce n'est ni l'un ni l'autre. "Cela" transcende les lois des nombres, mesures et poids, de part en part, quantit, qualit, devant, derrire, au-dessus, en-dessous, etc. "Cela" est ce qui est ralit par del la pense, le verbe et l'acte. "Cela" n'appartient pas au temps et se trouve trop au-del du silence, du son, et des oreilles pour tre peru. "Cela" est l'immuable lumire, en profonde abstraction divine, qui n'a jamais t cre par aucun Dieu, ni par aucun homme ; c'est ce qui n'a pas de nom. Brahma est esprit, mais "Cela" n'est pas Esprit. L'Absolu, l'immanifest, est lumire incre. O tait la matire premire du Grand-Oeuvre ? Il est vident qu'elle reposait avant l'aurore de la cration au sein profond de l'Espace Abstrait Absolu. En ralit, cette matire primordiale est finalement l'me de l'unique, le noumne vivant de toute substance, matire cosmique indiffrencie. La sagesse antique dit que Brahma, le Pre, l'ocan de l'esprit universel de vie, la venue de la Grande Nuit (ce que les Hindoustans appellent Pralaya ou dissolution de l'Univers) se submerge dans l'Espace Abstrait Absolu pendant 7 ternits. Les 7 ternits signifient "Evos" (conserv de l'espagnol) ou priodes de temps totalement dfinies, claires et prcises. On nous a dit qu'un Mahakalpa, grand ge ou jour cosmique, a effectivement un total de 311 040 000 000 000 ans. Un Mahapralaya, une nuit cosmique, quivaut videmment la mme quantit de temps.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ L'espace est rempli d'univers. Tandis que quelques systmes de mondes sortent de la nuit profonde, d'autres parviennent leur crpuscule ; ici, des berceaux, plus loin, des spulcres. Avant que ne se lve ce Grand Jour dans lequel nous vivons, nous nous mouvons et avons notre Etre, qu'existait-il ? Le Rig-Veda rpond en disant : "Ni quelque chose ni rien n'existait Le ciel resplendissant n'existait pas. Mme l'immense vote cleste ne s'tendait pas l-haut. Qu'est-ce qui recouvrait tout ? Qu'est-ce qui l'abritait ? Qu'est-ce qui l'occultait ? C'tait l'insondable abme des eaux. La mort n'existait pas, mais il n'y avait rien d'immortel. N'existait aucune limite entre le jour et la nuit, Seul l'Un respirait, inanim et par soi Car il n'a jamais eu d'autre que Lui. Rgnaient les tnbres et tout le principe tait voil Dans une obscurit profonde, un ocan sans Lumire ; Le germe, jusqu'alors cach dans l'enveloppe Fait jaillir une nature, de la chaleur fervente. Qui connat le secret ? Qui l'a rvl ? D'o a surgi cette cration multiforme ? Mme les Dieux vinrent plus tard l'existence. Qui sait d'o vint cette grande cration ? Ce dont procde toute cette cration immense Que sa volont ait cr, ou qu'elle ait t muette, Le voyant le plus lev, au plus haut des cieux Le connat ou, Lui-mme non plus peut-tre, ne le sait pas. Contemplant l'ternit. Avant que fussent jets les fondements de la terre Tu tais. Et quand la flamme souterraine Rompra sa prison et dvora la forme Tu seras encore, comme Tu tais avant, Sans souffrir aucun changement quand le temps n'existera plus. Intelligence Infinie, divine Eternit !"

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 2 Gens d'autres Mondes Nous, pauvres et misrables vers de terre de la boue, serions-nous par hasard si niais que nous ayons besoin d'enquter plus encore sur cette question de possibles visiteurs extra-terrestres ? Toutes les donnes que nous possdons ne seraient-elles pas plus que suffisantes ? Serions-nous, pour notre malheur, si obtus, si lents et balourds que nous ne puissions comprendre que depuis les temps antiques des gens d'autres mondes nous ont toujours rendu visite ? Ils nous vitent ? Ils nous fuient ? Ils ne sortent pas la lumire du jour ? Ne ferionsnous pas de mme, par hasard, devant une tribu de cannibales ? Les gens des autres mondes savent trs bien que, prcisment, nous ne sommes pas de douces brebis, et ils prfrent, avant de tomber entre nos flines griffes fratricides, disparatre furtivement dans le ciel toil. Que feraient les grandes puissances avec ce type de vaisseaux cosmiques ? Il n'est pas difficile de le deviner. Comme ces "soucoupes volantes" charges de bombes atomiques se rvleraient pouvantables ! Se retrouver en prison ; sans aucun motif, comme cela ; ou se convertir en cobaye dans un laboratoire fin d'expriences pour qu'on vous enlve des glandes ou qu'on vous injecte diverses substances, dans le but de connatre vos ractions, n'a certes rien d'agrable. N'est-ce pas ? Les visiteurs extra-terrestres, c'est vident, ne veulent pas subir pareil sort, raison pour laquelle ils prfrent nous viter, ne pas faire attention nous. Ceci ne signifie pas que les gens des autres mondes ne puissent pas se dfendre ; il est clair que s'ils ont dj conquis l'espace, ils doivent galement possder des armes formidables ; mais ils ne sont pas des assassins et il vaut mieux, de toute vidence, viter les problmes. Et quand nous ? Quand serons-nous capables de rendre des visites nos amis extraterrestres ? Certains spculateurs romantiques des XVIIIme et XIXme sicles envisageaient la possibilit de voyager jusqu' la Lune pousss par des ailes ou au moyen de ballons arostatiques. De telles fantaisies disparurent videmment du milieu intellectuel quand on dcouvrit la limite de notre atmosphre plantaire.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Les moyens scientifiques du voyage spatial dfini revcurent avec les oeuvres merveilleuses de Konstantin Eduardovitch Tsiolkovski dans lesquelles sont mentionnes les fuses cosmiques. En 1920, le savant en question prdit que dans un futur assez proche, les ondes courtes des radios pntreraient dans notre atmosphre et se convertiraient en le moyen de communication stellaire principal. Cette prophtie est en train de s'accomplir ; les scientifiques modernes, malheureusement, ne sont pas encore capables d'interprter les messages cosmiques. Tsiolkovski croit que sur une plante au moins, situe un endroit quelconque, les tres humains ont dj atteint une technologie qui leur permet de vaincre la force de gravit et de coloniser l'Univers. Il est vident que nous autres, les gnostiques, nous allons beaucoup plus loin. Nous savons trs bien, par exprience mystique directe, que toute humanit inoffensive de l'espace cosmique infini peut s'offrir le luxe de voyager vers d'autres mondes habits. On parle beaucoup en ces temps modernes de la possibilit de voyages dans des systmes solaires, et mme de fantastiques fuses propulses par l'nergie atomique et guides par la pression de la lumire. Il existe actuellement de trs belles thories spatiales, aussi bien les russes que les nord-amricains luttent consciencieusement pour la conqute de l'espace. Il est malheureusement vident que pour arriver n'importe quelle toile semblable au Soleil qui nous claire, l'intrieur d'une priode de temps bien humain, il est ncessaire de rompre tout d'abord la barrire de la vitesse de la lumire. Dans cette barrire existe le monde tridimensionnel ; la rompre, la transcender quivaut de ce fait pntrer rellement dans la quatrime dimension ; cette dernire, en soi, est le temps. La conqute suprme de l'espace toil est impossible si le temps n'a pas t conquis auparavant. Sans doute, nous affirmons radicalement que la conqute du temps est impossible tant que nous restons enferms dans ce monde tridimensionnel de la vie, dtermin par la vitesse de la lumire. Dans la quatrime dimension, il est vident que nous pouvons voyager dans le temps, nous submerger dans le lointain pass, ou nous projeter dans le lointain futur ; rappelons-nous que le temps est rond. Si un vaisseau cosmique dcollait de notre monde afflig une vitesse suprieure celle de la lumire vers quelque mystrieux soleil resplendissant situ quelque part, l'incommensurable distance de 137 annes-lumires, il est certain, manifeste, qu'en revenant cette valle de larmes, tout en conservant pendant tout le trajet la mme vitesse, son quipage devrait passer par une terrible confusion en retrouvant notre Terre avance de 274 ans dans le temps. Cependant, quelle est la fuse cosmique capable, en vrit, de voyager une vitesse suprieure celle de la lumire ?

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Il est certain que le fameux systme de fuses, s'il peut vraiment nous emmener jusqu' la Lune avec quelques difficults et ventuellement jusqu' Mars, se rvle au fond compltement absurde pour la conqute de l'espace infini. Purcell, minent homme de science, analysa srieusement la quantit d'nergie indispensable pour raliser un hypothtique voyage sidral aller-retour n'importe quelle rutilante toile qui se trouverait situe quelques 12 annes-lumire, avec la particularit spcifique d'atteindre mi-chemin - tant l'aller qu'au retour - une vitesse maximum de 99% de la vitesse de la lumire (nos chers lecteurs ne doivent pas oublier que la lumire voyage la vitesse non ngligeable de 300 000 km/seconde). Reste encore la question du combustible. Il ne fait aucun doute que la fusion de la bombe hydrogne dans laquelle les isotopes de cet lment, tels le tritium et le deutrium qui se combinent savamment pour former l'hlium, est certainement la source d'nergie la mieux approprie disponible actuellement. Pensons un moment, cher lecteur, la terrible efficacit de cette fusion extraordinaire qui fait resplendir le Soleil. Il est clair que dans cette formidable raction, 4 noyaux d'hydrogne se transforment dans une chaleur superlative et une puissante pression pour former un noyau d'hlium. La merveilleuse nergie de cohsion qui maintient le noyau d'hlium totalement uni est sans aucun doute lgrement infrieure celle des noyaux d'hydrogne originaux. On nous a dit qu'aprs la raction, il y a un rsidu qui agit sous forme d'nergie libre dans son mouvement. Il est certain, vident, pathtique, que ce type spcial d'nergie libre est imposant, terrible, car, selon l'quation d'Einstein : l'nergie divise par la masse est gale au carr de la vitesse de la lumire (E = mc2). La valeur "E" a, c'est clair, de gigantesques proportions. Purcell suppose trs justement qu'avec ce type de fusion solaire, on aurait besoin de rien de moins que de 16 000 millions de tonnes d'hydrogne pour mouvoir son vaisseau sidral dans l'hypothtique voyage. Il est clair que pour ce voyage 12 annes-lumire, ce vhicule cosmique aurait un poids approximatif de 100 tonnes. Il est logique que ce vaisseau cosmique devrait tre acclr au dcollage, arrt l'atterrissage, acclr nouveau pour commencer le retour la Terre et finalement, tre encore retenu l'atterrissage en ce monde. Toutes ces manoeuvres impliquent une terrible consommation de milliers de millions de tonnes de combustible. Quelle fuse serait capable de transporter semblable chargement ? Il nous resterait encore le recours d'obtenir de l'nergie en combinant intelligemment la matire et l'anti-matire. Il est dmontr satit que si deux de ces substances contraires font contact direct, elles se dtruisent mutuellement en librant de l'nergie sous forme de rayons gamma. Nous devons reconnatre, au nom de la vrit, que c'est certes l'unique processus connu par lequel matire comme anti-matire peuvent se transformer en nergie. Les fameux

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ rayons gamma qui se trouvent effectivement l'extrme de l'onde courte dans le spectre lectromagntique, pourraient videmment propulser un vaisseau cosmique dans des conditions identiques celles de la pression de la lumire. A chaque particule atomique correspond, de fait et de droit propre, une anti-particule. Il est facile de comprendre que l'anti-particule est le reflet de son original. Il est vident que si ce dernier en soi est charg ngativement comme l'lectron, sa particule s'avrera indubitablement positive. Ce problme d'engendrer de l'nergie pour lancer un vaisseau cosmique apparemment rsolu, l'hypothtique voyage de Purcell n'en est pas expliqu pour autant. On aurait rapidement besoin pour ce voyage de 406 400 tonnes de combustible galement rparties entre matire et anti-matire. Est-ce qu'un navire de 100 tonnes pourrait par hasard charger une telle quantit de combustible ? Et, nous devons le rpter car il ne s'agit pas de l'oublier, que nous parlons d'un hypothtique voyage 12 annes-lumire seulement. Quel serait le problme de combustible si le suppos vaisseau devait se transporter 50 ou 500 annes-lumire ? Ceci, naturellement, est un problme sans solution ; si nous voulons rellement conqurir l'espace, nous devons envisager la question sous un autre angle. Nous avons besoin d'une authentique rvolution scientifique : il est urgent d'apprendre utiliser l'nergie solaire. Marconi disait juste titre : "O un rayon de soleil arrive, l'homme peut arriver". Energie solaire et quatrime dimension seront les deux fondements de la future humanit. Il est ncessaire de tracer la quatrime verticale, et ceci n'est possible qu'en tudiant l'atome fond. Quand la quatrime coordonne sera trace, il sera alors possible d'laborer une nouvelle gomtrie de type ttradimensionnelle. Il est facile de comprendre qu'on peut crer, sur ce fondement vivant, une physique rvolutionnaire 4 dimensions. La physique actuelle se montre rgressive, retardataire, ractionnaire ; elle ne sert rien pour la conqute de l'espace, elle est obsolte, dsute. Nous pourrons, quand nous aurons une physique rvolutionnaire ttradimensionnelle, fabriquer des vaisseaux cosmiques capables de traverser instantanment la barrire de la vitesse de la lumire. De tels vaisseaux cosmiques voyageraient dans le temps des vitesses des millions de fois suprieures la vitesse de la lumire. Cette sorte de navires pousss par l'nergie solaire n'auraient pas charger de combustibles d'aucune espce et voyageraient librement dans l'espace infini. Le monde tridimensionnel n'est pas tout, ce n'est certes rien de plus qu'une feuille de l'arbre de la vie ; pensons la quatrime dimension. Nous allons rvolutionner la science. Nous parvenons dj traverser la barrire du son avec des avions et des capsules ultrasoniques, mais nous n'avons pas encore pu outrepasser la barrire de la vitesse de la lumire.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 3 La Conscience Quand me parviennent ces souvenirs, effluves ardentes d'avril et d'aurore, quand je sens, vrai dire, cette frache rose de gouttes de ciel, je souffre pour tous ces millions d'tres humains qui dorment et pleurent. J'ai veill la conscience, je suis parvenu l'illumination. O allais-je, endormi, par le rude rocher dcoup ras ? Je regardai attentivement le firmament et il tait trs haut ; la cime terrible avec son vertige m'attira ; je tournai le visage vers la profondeur traverse, je vis la terre et elle tait trs en bas. L'oiseau Phnix au vol rapide me toucha de ses ailes la blancheur immacule et alors, rempli de ferveur, je priai en sachant que le parfum de la prire arrive jusqu' Dieu. J'implorai pour les endormis, pour ces sincres qui se trompent, qui rvent qu'ils sont veills, pour ceux qui ont chou et supposent aller trs bien. Le Sage rve de la splendide rose du pr magique qui entrouvre ses dlicieux ptales l'toile vesprale de l'amour. Le barde chevelu rve du timide ruisseau chantant qui descend de la montagne, goutt, fondu en argent, le tout transform en un filigrane qui court et qui passe. L'infortune mre rve au fils qu'elle a perdu la guerre et ne conoit aucun sort plus dur ; elle pleure au pied de son portrait le bonheur bris, et le rayon joue avec la torture et allume mme un arc-en-ciel dans chaque goutte. Faust rve sa Marguerite au blanc visage tranquille sous le dais exquis de sa blonde chevelure qui, telle une cascade d'or, retombe sur ses paules d'albtre. Quel abme si profond dans sa pupille, perfide et bleute comme l'onde ! Entre les griffes effrayantes de la douleur, le pauvre animal intellectuel rve qu'il est Brutus, dchiquetant le coeur de Csar en mille morceaux ; Spartacus le terrible, dvastant la campagne ; Ulysse dans son palais d'Ithaque, tuant dans sa fureur les prtendants de son pouse ; Tell rejetant l'embarcation de son pied ; Cloptre sduisant Marc-Antoine ; Cromwell devant le supplice d'un monarque ; Mirabeau dans le Tabor des nations ; Bolivar et cinq peuples librs ; Morelos sur les champs de bataille. L'amoureux rve l'toile d'Orient qui s'lve resplendissante, au rendez-vous tant espr, au livre qu'elle tient dans ses mains, sa fentre romantique. L'poux offens rve l'obscure altercation et l'pre rbellion, il souffre l'indicible et en meurt mme dans le cauchemar. Le luxurieux rve de l'impudique nudit de la diablesse qui se love tel un porc dans la fange de l'immondice. L'enivr rve qu'il est riche, jeune, vaillant chevalier de grand renom, courageux dans la bataille.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Amado Nuevo rve l'aime immobile et Victor Hugo aux "Misrables". Cette vie de type lunaire n'est qu'un tissu de rves. Ils ne se tromprent pas, les antiques sages de la terre sacre des Vedas, en disant que ce monde est Maya (illusion). Ah ! si ces pauvres gens cessaient de rver ! Comme la vie serait diffrente ! Les 4 Evangiles insistent sur la ncessit de rveiller la conscience, mais comme ils sont crits en cls, personne ne les comprend. En ces instants me viennent la mmoire d'ineffables souvenirs. Une de ces nuits d'automne, je parlais dlicieusement avec un Adepte dans les mondes suprieurs. Converser avec un frre majeur des dimensions suprieures dans les univers parallles est, certes, quelque chose d'impossible pour les endormis, pour ces pauvres gens qui rvent. Heureusement, je suis veill. Le sujet de la conversation fut vari. Le dialogue se droula en synthse. Litelantes coutait et se taisait. Il est vident qu'elle aussi est veille et prend plaisir m'accompagner ; c'est mon Epouse-Prtresse. Et cette conversation s'coulait dlicieusement, tel un fleuve d'or sous l'paisse fort du soleil. Le vnrable voulait une entrevue avec moi, ici, en bas dans la rgion tridimensionnelle. Il fut ncessaire de dfinir les facteurs temps et lieux. Litelantes protesta : minuit ? si loin de notre maison, tout simplement au centre de la ville de Mexico. Ses protestations furent inutiles. Lui et moi nous fixmes le rendez-vous et donnmes notre parole. Les mois d'automne passrent. J'attendais avec un intrt suprme, le vieil an neuf 1968. Cependant, tout passe ; il ne me fallut pas trop attendre et la nuit dsire arriva. Je sortis de la maison tt ; il fallait qu'il en soit ainsi, car cette nuit devait comporter beaucoup de visites et je devais m'avancer. Un taxi me conduit sur la chausse de Tlalpan jusqu'au Zocalo. Je dus descendre exactement "20 de Novembre", un coin de la "Plaza de la Constitucion". Je devais payer la course. "Combien vous dois-je ?" "2 pesos, monsieur". "Voil, payezvous". Le chauffeur reut l'argent sans se douter de rien - ni mme de trs loin - ni propos de moi, ni propos de mon voyage. Que peut savoir un endormi ? Le pauvre

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ chauffeur connaissait-il mes tudes, par hasard ? Que pouvais-je exiger de lui ? Un rveur de plus conduisant un taxi, voil tout ! Et j'allai par le centre mme du Zocalo et m'arrtai devant le grand pylne de fer, lequel tait la hampe de notre drapeau national, endroit exact du mystrieux rendez-vous. Il est vident que je devais tout d'abord reconnatre le lieu, et ainsi en fut-il, mais il n'tait mme pas encore 10 heures du soir. Je marchai dans l'avenue "5 de Mayo", lentement, trs lentement, et j'arrivai au parc de l'Alameda. Le gel de l'hiver qui souffle dans les montagnes o jamais ne se bercent ni nuances, ni armes, tombait en frais torrents d'argent, recouvrant les pelouses fltries. Je m'assis sur un banc du parc ; le froid de cette nuit d'hiver tait terrible. De-ci, de-l, des enfants bien emmitoufls jouaient, joyeux ; les vieillards conversaient, austres, de choses peut-tre trs srieuses et trs graves, ou pour le moins, tout fait sans importance. Les amoureux souriaient avec de lucifriens regards de feu. Les lumires aux couleurs varies resplendissaient et comme il se doit, quelques dguisements ne manquaient pas dans cet ensemble bigarr et pittoresque de Nouvel An ; des gens qui prenaient plaisir se faire photographier entre les 4 rois mages. Fume qui jaillissait de la montagne, obscure nostalgie, trange passion, soif insatiable, immortel ennui, tendre aspiration, subconscient indfini, soif infinie de l'impossible. Voil ce que l'humanit ressent en de tels moments. Je me promenai plusieurs reprises prs des fontaines cristallines, contemplant de belles choses, ct des sapins ; des ballons de couleurs, varies reprsentations symboliques de l'an vieux et du Nouvel An, chariots tirs par les cabris du Capricorne, etc. Plus d'une fois, tournant lentement dans l'avenue "5 de Mayo", je m'approchais de la hampe de notre drapeau national, au centre vivant de la "Plaza de la Constitucion". Je regardai anxieusement aux alentours ; l'endroit glorieux tait relativement solitaire et, pour comble cette nuit, le drapeau de la patrie ne resplendissait pas avec son aigle de l'esprit, son serpent sacr et son figuier de Barbarie de la volont. Obscurs Alexandre et Spartacus ! Que vous tes loin de comprendre tout ceci ! Vous ftes dans les sanglants travaux de guerre semeuse de lauriers et de malheurs, des idoles d'argile qui tombrent en morceaux sur terre. En une sublime absorption, je scrutai mon esprit, mditant sur le mystre de la vie et de la mort. Il ne manquait plus qu'une demi-heure pour ce rendez-vous du Mystre. Je me promenai, silencieux, bien des fois par l, entre le Zocalo et le parc de l'Alameda. Bientt, regardant ma montre, je soupirai profondment en disant d'une voix qui m'tonna moi-mme : "Enfin ! l'heure est proche".

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Il tait ncessaire de presser un peu le pas pour retourner de nouveau l'endroit du rendez-vous attendu. Les cloches de la vieille cathdrale mtropolitaine rsonnrent, quand anxieux, je m'arrtai devant la hampe du drapeau national ; il ne me manquait que 15 minutes avant minuit ; je regardai aux alentours, comme si j'enqutais, comme si je cherchais quelque signal qui m'indiquerait la prsence du Matre. D'innombrables questions m'assaillaient : ce Gourou ne serait-il pas capable de concrtiser le rendez- vous ? L'Adepte n'avait peut-tre pas pass le souvenir de ce rendez-vous son cerveau physique ? Finalement, ah, Dieu ! les 12 coups de cloche du Nouvel An rsonnent dans les tours du temple. Je commenais me sentir comme du lorsque quelque chose d'insolite se passe : je vois 3 personnes en face de moi. C'est une famille trangre, peut-tre nordamricaine, anglaise ? Je ne sais pas. Le monsieur avance seul jusqu' moi ; je l'observe attentivement ; je connais ces traits, ce visage majestueux ; c'est le Matre. Il me flicite, m'embrasse, me souhaite un total succs pour l'anne 1968 et ensuite se retire. Je note cependant quelque chose d'trange en lui : il est venu comme un somnambule, inconscient, comme m par une force suprieure lui ; ceci m'alarma et m'attrista un peu. Est-il possible que la conscience du Matre soit veille dans les mondes suprieurs et endormie dans le monde physique ? Ceci est certes, trange, nigmatique et profond. Aprs la rencontre avec le Matre, je ne me sentis plus frustr et j'avais de la joie au coeur. J'avanai heureux jusqu' l'atrium de la cathdrale en question ; j'attendais et bientt mon fils Osiris arriva dans sa petite voiture couleur feu ; il s'arrta un instant pour me prendre et m'emmener la maison. "Le Matre a-t-il accompli son rendez-vous ?" fut sa premire question et il est clair, puisque la rponse fut affirmative, qu'il en fut trs content, puis il garda le silence. Il est utile de dire qu'aprs cet vnement, j'eus avec le Matre une nouvelle entrevue dans les mondes suprieurs. Je le remerciai d'tre venu au rendez-vous et le flicitai ; le Gourou, trs joyeux, se sentit satisfait d'avoir pu conduire sa personne humaine jusqu' l'endroit prvu. Il est vident que le Matre en soi est ce que les hindous appellent Atman, l'Esprit Divin, fusionn avec l'Ame Spirituelle (Bouddhi). L'Ame Humaine revtue de sa personnalit terrestre est ce que dans l'Orient mystrieux, on dnomme sagement : Bodhisattva. Il est facile de comprendre que cet homme qui vint moi tait le Bodhisattva du Matre. Et il venait endormi ! Quelle douleur ! C'tait un Bodhisattva tomb. Pourtant, le Matre tait parvenu le contrler et le conduire comme un automate, comme une marionnette, jusqu'au lieu du rendez-vous.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Il n'est en aucune manire trange qu'un Bodhisattva (me humaine du Matre), aprs tre tomb, se submerge lamentablement dans le sommeil de l'inconscience. Dans les temps antiques, cette poque o des fleuves d'eau pure de la vie jaillissaient lait et miel, nombre de Matres vcurent sur la surface de la Terre. Avec le fatal vnement du Kali Yuga, l'ge noir dans lequel nous vivons malheureusement, de nombreux Bodhisattvas tombrent, et la lyre d'Orphe tomba en morceaux sur le pav du temple. "La grande Divinit est tombe la renverse. Elle repose sur un ct, le visage contre terre ; nanmoins, les hirarchies clestes la relvent".

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 4 Le Temps Si nous observons attentivement toute chose de ce monde mayavique o nous vivons une table, par exemple - nous dcouvrons avec un tonnement mystique trois aspects parfaitement dfinis : longueur, largeur, hauteur. Il est cependant vident que dans la table de notre exemple concret existe un quatrime facteur spcifique totalement dfini : je veux me rfrer l'ide du temps. Depuis combien de temps l'humble charpentier a-t-il fabriqu cette brillante table : quelques minutes seulement ? Peut-tre des heures, des mois ? Des annes ? Longueur, largeur, hauteur sont sans aucun doute possible de type cartsien, les trois aspects euclidiens de ce monde tridimensionnel dans lequel, pour le bien ou pour le mal, nous vivons ; mais il est clair qu'il serait absurde d'exclure le quatrime facteur de nos postulats. Le temps en soi, considr comme quatrime dimension, contient intrinsquement deux proprits fondamentales : la temporelle et la spatiale. Il est vrai, authentique, indubitable, que l'aspect chronomtrique de la vie est en fin de compte uniquement l'instable superficie du fond spatial. Tout homme cultiv concevait des annes avant que le savant Einstein ne surprenne le monde avec la fameuse thorie de la relativit - le facteur temps comme une ligne droite ; aujourd'hui, tout intellectuel accepte que ce facteur est courbe. Il n'en reste pas moins vident qu'en ce XXme sicle, il y a encore des gens qui gardent un esprit mdival. De grands intellectuels modernes, utopistes de nature, divaguent dans la jolie fantaisie d'une ternit en ligne droite, temps prolong de manire infinie. Le gnosticisme rvolutionnaire enseigne dialectiquement que l'ternit en soi n'a rien voir avec le concept temps. Le mouvement gnostique international affirme instamment qu'il existe une cinquime dimension connue sous le nom solennel d'Eternit. En accord avec la sage loi de Rcurrence, tout dans la vie revient se passer comme cela se passa l'intrieur du cercle vicieux du temps. Certes, les temps se rptent ternellement, mais qu'on ne confonde pas le temps avec l'ternit. A l'intrieur de l'ternel maintenant de la grande vie existe une incessante rptition d'vnements et de temps. La courbe du temps tourne l'intrieur du cercle parfait de l'ternit, mais il est clair que ces deux roues sont diffrentes.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Ce qui est au-del des deux cercles mystrieux est la sixime dimension, et le fondement vivant de toute cosmognse, nous devons le chercher dans la Rgion Zro inconnue. Puisque le savant Einstein a dj dmontr mathmatiquement la relativit du temps, nous pouvons appuyer l'ide que dans l'Absolu Immanifest, le quatrime facteur de notre monde tridimensionnel n'a pas d'existence. Avant que le coeur flamboyant du systme solaire d'Ors, dans lequel nous vivons, nous nous mouvons et avons notre Etre, ne commence palpiter intensment aprs le Grand Pralaya (nuit cosmique), le temps n'existait pas car il gisait endormi dans le sein profond de l'Espace Abstrait Absolu. Si, la fin du Mahamvantara (jour cosmique), les 7 dimensions fondamentales de l'Univers se retrouvent rduites un simple point qui se perd comme une goutte dans le Grand Ocan, il est vident que le temps cesse alors d'exister. Les mondes comme les hommes, les animaux et les plantes, naissent, grandissent, vieillissent et meurent. Tout ce qui respire sous le soleil a une priode de temps dfinie. L'unit de vie, pour toute crature qui vit, quivaut de fait et de droit propre chaque palpitation de son coeur. On nous a dit, certes trs sagement, que tout le ciel toil est un systme de coeurs qui palpitent intensment. Il est vident que chaque palpitation des mondes se ralise chaque 27 000 ans. La vie totale de tout monde qui resplendit et scintille au sein profond de l'inaltrable infini quivaut une somme complte de 2 700 000 000 palpitations du coeur cosmique. L'humble insecte qui vit seulement un aprs-midi d't, vit en vrit autant qu'un homme ou qu'un monde mais de manire plus rapide. Il est crit avec des braises ardentes que le nombre de palpitations cardiaques pour les btes, hommes et mondes est toujours le mme, plus ou moins rapide ou plus ou moins lent. Le temps est trop relatif et sur la scne du monde passent de nombreux acteurs qui portent leur propre chronomtre. Il existe, en outre, des calculs secrets et un temps sotrique, et ceci tout Adepte le sait.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 5 Darol Froman Les sobres raisonnements mathmatiques de Purcell disqualifiant le systme des fuses cosmiques et les fameux voyages sidraux vers d'autres univers solaires, ne dcouragrent videmment pas tout le monde. Au contraire, et bien que cela paraisse incroyable, ils stimulrent mme cette ide saugrenue et fantastique qu' une date pas trop lointaine vraisemblablement, les hommes de science pourraient propulser la Terre leur caprice, la sortir de son orbite pour la transporter un autre endroit de la galaxie. Cette suggestion insense fut propose par Darol Froman, ex-directeur technique du "Los Alamos Scientific Laboratory" au Nouveau Mexique. L'nergie fondamentale, pour donner forme concrte ce monstrueux projet tnbreux, pourrait s'obtenir par des ractions de fusion en utilisant les eaux des mers comme combustible. Il est cependant notoire et vident que l'apport maritime de deutrium, forme lourde de l'hydrogne qu'on utilise malheureusement et sinistrement dans la bombe H, se rvle tout fait insuffisant pour propulser la plante Terre de grandes distances. Cependant, selon l'homme de science dj cit, on pourrait rsoudre ce problme aigu en utilisant la raction qui a lieu dans le Soleil (en combinant 4 noyaux d'hydrogne pour former un noyau d'hlium). Ce procd scientifique suggr par Froman pour propulser cette terre d'amertumes pourrait fonctionner correctement pendant 8 000 millions d'annes, temps bien suffisant pour abandonner le systme d'Ors et arriver d'autres systmes solaires situs quelques 1 300 annes-lumire. "Pour beaucoup d'entre nous", dit Froman, "le vaisseau spatial le plus commode jamais imagin, serait la Terre elle-mme. De sorte que, si la position actuelle ne nous satisfait pas pour telle ou telle autre raison, nous nous transporterons un autre endroit, avec la Terre et tout (ce qui s'y trouve). Nous n'aurions pas nous proccuper des pnalits usuelles des voyages spatiaux. Par exemple, le problme des radiations disparatrait grce l'atmosphre et parce que nous voyagerions faible vitesse. Vous pouvez voir la tranquillit et le confort de ce mode de voyage sur la diapositive suivante". Quelques commentateurs racontent qu'en disant cela, il se donna le luxe de projeter sur un cran devant son auditoire, la scne dlicieuse de quelques jeunes filles jouant au golf dans un trs bel endroit. Jouer au ballon ou faire une partie de golf ? Ceci n'a rien de mauvais ! Mais vouloir jouer avec les mondes, oui, voil qui tait une plaisanterie de trs mauvais got. Et si cela chappait aux mains des hommes de science ? Et si les hommes de science avaient la main lourde ? Si, par manque de prcaution, ils altraient la rotation normale du globe terrestre, alors, qu'arriverait-il ? Quel serait le rsultat ? Avez-vous dj oubli le cataclysme de l'Atlantide ? La verticalisation de l'axe terrestre provoqua alors la submersion de ce vieux continent. Darol Froman ne sait rien des Lois Cosmiques ; il est vident qu'il les ignore radicalement. Que peuvent savoir les gens de la psychologie tridimensionnelle, des

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Fohats et de leurs Lois ? Que les Fohats ont tabli des lois inviolables ? C'est indiscutable. Mais croyez-vous, par hasard, que des hommes comme Froman acceptent nos noncs de bonne grce ? Il est vident, certain, patent, manifeste, que chaque monde de l'espace infini contient en lui-mme son propre Fohat directeur, intelligent et conscient. Qu'est-ce que connat Froman aux 48 lois ? A-t-il tudi un jour quelque chose des 24 ou 12 ou 6 ordonnances ? Darol Froman voulant violer, son caprice, les lois cosmiques de notre Fohat plantaire ! Auriez-vous dj entendu chose plus absurde ? Des millions, des billions de mondes sont produits dans chaque Mahamvantara (Jour Cosmique) et chaque unit plantaire a, de bon droit, son propre Fohat Auto-Conscient Omniprsent et Omniscient. En vrit, ce n'est pas une entreprise facile que celle d'essayer de dplacer le Fohat contenu l'intrieur de notre organisme plantaire. Si les acolytes de Froman essayaient effectivement de cristalliser ce monstrueux projet, le rsultat serait une pouvantable catastrophe plantaire.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 6 L'ordre Sacr du Tibet Papus dit dans son "Trait lmentaire de Sciences Occultes" que les vrais Initis d'Orient sont ceux qui sont assigns aux sanctuaires secrets du Brahmanisme, car eux seuls sont capables de nous donner la cl relle de l'Arcane A.Z.F. grce la connaissance de la langue atlante primitive : Watan, racine fondamentale du sanscrit, de l'hbreux et du chinois. L'Ordre Sacr du Tibet extrmement antique est certes l'authentique dpositaire du trsor rel de l'Aryabarta. D'antiques traditions archaques qui se perdent dans la terrifiante nuit de tous les ges assurent que cette institution vnre se compose de 201 membres ; le plan majeur est form de 72 Brahmanes. Il est crit au fond des sicles et en caractres de feu que Bagavan Aclava, le Grand Maha- Rishi, est le rgent secret de l'ordre mystrieux. Par le Saint-Huit signe de l'infini, tout chela, condition d'une conduite droite, peut se mettre en contact direct avec cette organisation secrte. Le Saint-Huit trac horizontalement est sans aucun doute un vivant Clepsydre. Si l'on considre intimement l'extraordinaire formation de ce signe merveilleux, il ressort clairement la continuit d'un mme trait qui ferme un double circuit dans le premier trait, tandis que dans le second un seul ferme en se dviant dans l'autre pour se projeter l'extrieur aprs avoir coup le signe au point mme de son croisement. L'un ferme, l'autre ouvre. C'est donc cette cl dont on a besoin pour ouvrir toutes les portes et couper tous les courants forms par l'nergie atomique, depuis celle que nous avons imagine et avons dpose dans le fond de la conscience, jusqu' celle qui est originelle de toutes, qui circule de la mme manire dans le centre vital de la Neuvime Sphre. Bien, maintenant viter grce ces recours les risques propres toute exprience astrale, ainsi qu'obtenir une sortie auto-consciente et rapide sont, entre autres, des raisons bien suffisantes pour que l'Ordre Sacr du Tibet puisse appuyer sa devise : "Rien ne rsiste notre Pouvoir". En accord avec la description antrieure, on suggre l'exercice suivant : 1. Quitude et silence du mental. 2. Imaginer vivement le Saint-Huit. 3. Mditer profondment sur l'Ordre Sacr du Tibet. 4. Ce signe lie ou spare tous les lments rgis par l'nergie atomique s'il est trac avec les doigts : majeur, index et pouce de la main droite sur la superficie du plexus cardiaque.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Aimez le Saint-Huit, vnrez-le et concentrez-vous profondment en lui. Ce nombre, finalement, de cette manire, est un clair emblme de ce Mercure Philosophique vritable incarnation d'Herms - avec lequel l'Initi doit travailler dans le Magistre du Feu. Mditez sur le signe sacr de l'infini, parfaite reprsentation du nexus vivant qui enlace sagement les deux mondes divin et matriel, qui commande respectivement les eaux d'en haut et celles d'en bas de l'espace profond, dans la seconde phase de la cration, qui s'unissent finalement dans le foyer central interne de la conscience individuelle, comme vhicule, canal et moyen d'expression de l'un en l'autre. Concentrez-vous profondment en le saint symbole, en l'ineffable Huit, en ce double courant de feu et d'eau qui s'entrecroisent sagement dans la Neuvime Sphre, l'intrieur des entrailles vivantes de la Terre. Rappelez-vous la noble figure alchimique de Basile Valentin, resplendissante variation du Caduce, symbole sacr du Mercure des Sages dans lequel s'unissent les proprits actives du Soufre avec la merveilleuse fcondit productrice du Sel, pour raliser sagement l'union mystique de deux luminaires (lumires) dans trois mondes. Qu'il y ait de la profondeur dans votre mditation. Mditez sur l'Ordre Sacr du Tibet. Evoquez ces 8 Kabires ou Kabirim du signe de l'Infini, ces 8 frres, divinits smites ineffables dont le culte et les mystres passrent ensuite aux grecs et aux romains, leur centre spcial se trouvant Samothrace. Ces Dieux Saints considrs enfants d'Ephastos ou de Vulcain et d'une belle enfant de Prote apparaissent, ns du Feu Sacr qui se dveloppe et se droule l'intrieur de la Terre. Ces 8 frres sont donc les recteurs de la nature, les gnrateurs des phnomnes vitaux, les rgulateurs de toutes les activits fondamentales de l'organisme plantaire o nous vivons. Mditez et priez, restez alertes et vigilants, telle la vigie en priode de guerre et ne tombez pas dans la tentation. Que le Saint-Huit ineffable et terriblement divin se submerge, tel un baume prcieux, dans votre coeur endolori, et que les 8 Kabires guident vos pas jusqu' l'Ordre Sacr du Tibet. Soyez, je vous le dis, Entiers, Unitotaux, Rceptifs. Une de ces nuits, n'importe laquelle, vous serez appels du temple des Himalayas. "Demandez et l'on vous donnera, frappez et l'on vous ouvrira". Lanu, dis-moi, es-tu dispos supporter les preuves ? Les vieux sages d'Orient disent que les preuves de base fondamentales sont au nombre de 7, indispensables pour la rception initiatique dans l'Ordre Sacr du Tibet. Le Matre Luxemil a dj parl de la dernire de ces preuves. Serait- il par hasard trs agrable d'exprimenter la terreur de la mort ? C'est seulement ainsi cependant que nous en venons comprendre que le prix de l'autoralisation intime de l'Etre se paye avec la vie elle-mme. Le lugubre sort m'choit de contempler la trace igne de ce qui fut ! J'ai connu les luttes, j'ai connu des preuves ; je frappai, comme d'autres, aux portes du temple. Cette beaut sductrice du Temple oriental donna un clair de vie mon me douloureuse, comme le rayon qui colore et pose dans le nuage qui pleure, l'arc-en-ciel qui rjouit. Image sacre du temple agrable et irradiante, elle fut cette toile errante ou rapide mtore, la foudre qui traa dans ma nuit un ardent sillon d'or. Cet ineffable sanctuaire du Tibet est le fanal

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ et la torche, l'haleine rafrachissante et le tourbillon qui agite, le calme de l'esprit qui recre et de la tempte qui flagelle. Insondable mystre, harmonie douce et forte, svre et grave. Dieu me concde de t'obtenir, comme lyrisme funbre, gloire de sang, fleur d'abme, deuil et gloire de la mort. Sur ce noir fleuve de l'existence profane brille l'austre et grave vrit, tel le silence des toiles au-dessus du terrible crpitement des vagues. Et je fus soumis d'indicibles preuves entre ces murs sacrs, dans la noble cour du temple. Que de souvenirs ! Que le soir replie dans le vide son aile d'or, qui me viennent l'esprit pour le bien de mes lecteurs ces rminiscences sotriques, que les toiles tintinnabulent, que les oiseaux nocturnes me disent beaucoup de choses en secret ! Dans cette cour de mystres, une Dame Adepte, aprs tant et tant d'preuves vraiment pouvantables et terribles, me montra sinistrement la figure horrible et dsincarne de la mort ; tte de mort osseuse, entre deux tibias croiss. Laissez-moi vivre encore un peu. Je suis en train de travailler pour l'humanit dolente - je paierai tout ce que je dois en me sacrifiant pour la grande orpheline. Ayez de la compassion pour moi. "Si tu avais t prpar, tu mourrais en prsence de cette figure". Ceci fut la rponse suivie d'un silence terrifiant. Moi, vil ver de terre boueuse, debout ct d'une de ces solennelles colonnes invaincues du sanctuaire : "Pauvre de moi, ae, ae, ae !" De terribles souvenirs me vinrent l'esprit. J'tais dans l'Ordre Sacr du Tibet, mais ceci n'tait pas nouveau pour moi ; je me souviens qu'en d'autres temps j'avais t dans ce mme lieu, debout ct de la mme colonne vnrable. Dans la cour autour de la table sacre, un groupe de Nirmanakayas tait assis et ces tres ineffables distillaient la flicit. Oh, Dieu ! Des tuniques si belles, vtements de paradis, visages si divins ! Quelques Sambogakayas taient parmi eux, lesquels comme on le sait, ont 3 perfections de plus que les Nirmanakayas. Permettez que je vous dise quelques mots. Me viennent la mmoire en ces instants le souvenir d'autres temps : il y a de nombreux sicles dj, j'tais ici, en ce mme lieu, prs de cette mme colonne. "Si tu n'avais pas t ici avant", me rpondit un vnrable vieillard, "tu ne serais pas revenu frapper aux portes de ce temple". J'avanai de quelques pas, me retirant de la colonne, pour me placer avec rvrence devant la table des saints ; le vieillard qui avait pris la parole au nom de tous les lus se leva pour me faire quelques justes reproches. Quel majestueux visage ! il paraissait un Christ vivant ; dans ses yeux se refltaient beaucoup de jours et de nuits cosmiques ; sa barbe sacre tait une vive reprsentation du verbe universel de vie, et sa chevelure immacule tombant sur ses ineffables paules nous rappelait l'Ancien des jours de la Kabbale hbraque. Il parla et dit des choses terribles ; il mentionna une femme que j'avais connue aprs la submersion du vieux continent atlante. "Te souviens-tu de celle-ci ?" "Oui, vnrable Matre, je m'en souviens". Il est vident que par elle j'avais chou dans les temps antiques. "Te rappelles-tu de celle-l ?" "Oui, vnrable Matre, je m'en rappelle". Vint

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ alors mon esprit le vivant souvenir d'une reine tibtaine. En Asie centrale, au coeur mme des Himalayas, existait un merveilleux royaume il y a de cela prs d'un million d'annes. Les habitants de cet antique pays furent le rsultat d'un mlange AryenAtlante. Tout sotriste sait trs bien que la premire sous-race de notre cinquime Race actuelle a fleuri en Asie Centrale. J'ai vcu dans ce vieux pays et connu la reine en question, celle que le Matre me rappelait en me faisant le reproche. Elle vint moi, alors que j'tais un prtre de l'Ordre Sacr du Tibet. La malheureuse souffrait et me conta ses tragdies. Le monarque, son poux, tait amoureux d'une autre femme et, naturellement, la malheureuse reine tait tombe dans le dsespoir. Je voulus l'aider, fis ce que je pus pour elle, mais je commis de graves erreurs. Assaillir le mental d'autrui est un dlit et il serait absurde de nier mes propres erreurs ; j'utilisai les pouvoirs psychiques de manire videmment ngative et j'allai mme jusqu' commettre l'erreur de recevoir quelqu'argent. Le trsor royal me paya la somme au compte des dpenses de la reine. L'poux abandonna sa concubine ; le roi et la reine se sont rconcilis pour le bien du pays. Apparemment, j'avais bien agi, mais rappelons-nous les mots du Matre Moria : "Dans les cadences du vers, le dlit se cache aussi". Toute lumire faite, il est facile de comprendre que je tombai dans l'absurde, que je commis des stupidits et que, bien que j'ai t un Deux-Fois-N, je fus svrement chti. Le vieillard tait l, rappelant toutes ces choses et il est clair que ma douleur morale fut grandement pouvantable. "Tu as eu recours l'Ordre de la Jarretire ?" "Oui, vnrable Matre, j'ai eu recours lui", fut ma rponse. Comment le nier ? Le regard de ce vieillard trs sacr me traversait le coeur, impossible de me cacher devant la divinit. Je me rappelai alors cette antique personnalit que j'avais eue dans l'antique Rome. On me confia d'tablir une forte trame pour la quatrime sous-race de cette cinquime Race-Racine, et j'utilisai alors la personnalit humaine de Jules Csar. J'ai form le Grand Empire Romain, je me battit comme un lion dans les Gaules et tout le monde sait que je fus assassin par Brutus le tratre. Je n'avais aucun besoin de recourir l'Ordre de la Jarretire : les lois secrtes de la Grande Vie Universelle m'auraient aid de toutes faons sans le besoin de cette institution romaine. Je me sentis aprs ces reproches honteux de moi-mme, pein et le coeur endolori. Une Dame Adepte dguise en bourreau rituel avana rsolument jusqu' moi, avec le fouet sacr dans sa main droite. Je compris immdiatement que je devais passer par la flagellation vanglique. Je m'acheminai vers l'intrieur du temple, bien lentement, le long de cette cour vtuste entoure d'archaques murailles. Meurs ! Meurs ! Meurs ! s'exclama la Dame, tandis qu'elle me fouettait rellement avec le fouet sacr. Oui, c'est ce que je veux : mourir, mourir, mourir ; fouettez-moi plus fort ; et ces coups de fouet, au lieu de produire en moi cette pouvantable douleur de la torture, entraient en moi comme l'eurent fait des rayons lectriques, me faisant du bien, car je sentais qu' l'intrieur de moi ces entits qui constituent le Moi pluralis taient abattues mort. Il est crit que Horus doit vaincre et dtruire les dmons de Seth (Satan) pour que l'me ressuscite dans le coeur d'Osiris (le Christ).

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Il est vident, certain et pathtique, qu'aprs tre revenu la seconde naissance, j'avais besoin de mourir en moi-mme, ici et maintenant. Ceci n'est pas la mort ordinaire, commune et courante des profanateurs de la vie, qui inspire une si grande terreur aux tres vulgaires, ces multitudes qui peuplent la surface de la Terre. Ceci, certes, est la Mort Initiatique ou Philosophique des Matres laquelle Giordano Bruno fait allusion quand il crit "Coloro Che Filosofano Dirittamente Intendono a Morir". C'est l la mort de Seth, le Moi-Mme, le Soi-Mme, tellement ador par tant de sincres fourvoys. Nombre d'annes de ma vie ont pass et jamais je n'ai pu oublier cet vnement cosmique arriv au coeur des Himalayas. Aujourd'hui, je suis mort, j'ai intensment travaill avec l'aide de mon Serpent sacr : les dmons rouges de Seth ont t mis en droute. Grande fut la lutte, mais j'ai obtenu la Mort Initiatique. Le chemin est plus amer que le fiel. Beaucoup sont appels et peu sont les lus. Le sentier de la vie est form des traces des sabots du cheval de la mort. J'avais besoin de dissoudre l'Ego, de mourir, oui, et maintenant, je parle parce que...

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 7 Mditations En ce monde de la manifestation cosmique, il n'existe en vrit de gloire aux couleurs plus hautes que celle d'tre dans la Lumire cre de l'Univers, un de ces creusets dans lequel tout l'enchantement de l'me se condense comme le feu de l'ther dans les soleils. Il n'est pas vrai que Brahma, l'Esprit Universel de Vie, soit dpourvu en lui-mme de cette splendide unit. Qu'importe que le sublime Promthe, sous la terrible tincelle que son front attire, morde la boue de la terre dans sa lutte si, comme Ante, il se lve hroque chaque fois qu'il tombe ? Se battre, lutter, souffrir, se librer finalement, se perdre comme une goutte diamantine dans l'ocan de la lumire incre est, certes, l'aspiration la meilleure. Les Dieux surgissent de l'abme au moyen du feu et se perdent dans l'Absolu. Au moment o j'cris ces lignes me viennent en mmoire tant de choses. Une de ces nuits-l, en profonde mditation intime, j'abandonnai le monde illusoire de Maya et, libr de ces fers de l'existence amre, je me submergeai au cours du Samadhi dans le monde de l'esprit. Il n'y a pas de meilleur plaisir que celui de se sentir l'me dgage du corps, des sentiments et du mental. Immense est la joie ineffable de ces Ames de Diamant qui se perdirent dans le Grand Alaya de l'Univers. Et enivr par l'extase, j'entrai par les portes du temple aux parois transparentes. Avec l'oeil ouvert de Dagma, avec cette vision spirituelle de l'Adepte ou Jivanmukta, je regardai vers le bas dans les profondeurs et je vis alors au fond de l'abme nombre d'tres chris. Ocan du mental cosmique, prcipice, foss, profondeur qui pouvante. Comme ils souffrent ! Ae ! Ne me dsolez pas ainsi, ayez de la compassion pour moi. Que cesse notre cart, yeux qui font peine, yeux l'aspect de feuilles trempes de rose. Et ces ombres se dilataient, mlancoliques et tranges, prenant des traces mystrieuses d'humidit qui teint les teintes de flamme. Murmure de mots confus et vagues de la profonde tristesse de l'me. Pauvres ombres ! Vaines formes du monde mental ! De mme que la mer furieuse fouette sans clmence la plage de ses vagues, de mme du monde du mental, de la mer de l'entendement surgissaient des vagues qui tentaient inutilement, dsespres, de fustiger le seuil du temple aux parois transparentes. Litelantes, la Dame Adepte, s'exclama indigne : "Ces femmes gnent vraiment, elles essaient d'arriver jusqu'ici", et elle dgaina son pe flamboyante tout comme moi. Ces pes se retournrent un instant, menaantes, lanant partout un feu dvorant. Et ces ombres vaines du mental universel se perdirent, terrifies, dans l'pouvantable abme de Maya. En l'absence du corps, des sentiments et du mental, nous en venons exprimenter de manire directe ce qu'est la Vrit. Ces pauvres ombres (egos) du Samsara ou terre des amertumes, sont certes un compos douloureux de pense, sentiment et dsir, qui en se concentrant dans telle ou telle autre direction, se convertit en fait en quelque chose de semblable de la volont.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Comme les tres ineffables sont diffrents, ils sont, eux, forts, vivants, des cratures solaires, d'ardentes flammes. Il n'existe pas dans les seigneurs de la flamme, cette profonde tristesse de l'me, ces yeux l'aspect de feuilles charges de larmes. Les feux intelligents de l'aurore de toute cration sont saturs de flicit. Ces tres d'or, ces ineffables, ne sont pas les douloureuses ombres du mental ; en eux resplendissent la Sagesse, l'Amour et le Pouvoir. Ce sont les Ah-Hi mystrieux et terriblement divins qui demeurent au-del du mental et des ombres qui pleurent. Dans la nuit cosmique profonde, avant que le coeur du systme solaire ne commence palpiter intensment, le mental universel n'existait pas, car il n'y avait pas d'Ah-Hi pour le contenir. Ces Ah-Hi mystrieux et terriblement divins constituent l'Arme de la Voix, le Verbe, la Grande Parole, les troupes d'tres spirituels si distincts, si diffrents des ombres du mental qui pleurent. A toute lumire, il se rvle ostensible, clair et palpable, que ces tres bienheureux, que ces flammes bienheureuses, surgissent du sein de l'Absolu, l'aube de la vie, pour donner et tablir des lois dans le vivant laboratoire de la nature. A la fin du jour, le grand ge, ces ineffables cessent d'exister et se perdent finalement dans l'inconcevable joie du profond Espace Abstrait Absolu. Le mental en soi et toutes ses vaines ombres illusoires cessent d'exister rellement quand s'achve le Jour Cosmique. Les Dieux savent bien que dans le sein de la lumire incre, le mental se dissout comme une bulle de savon. Dans ce qui n'a pas de nom, l'existence du mental est impossible, bien que ses latences permettent de deviner une lointaine possibilit pour le futur. Au crpuscule de l'Univers qui scintille dans l'infini, les Elohim doivent rompre tout fer qui, d'une manire ou d'une autre, les attache l'existence, et se librer radicalement de tout ce qui s'appelle mental, volont et conscience.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 8 Evolution et Involution Dans les temps antiques, Anaximne de Milet le grand sage, insista sur cette ide que le nombre de mondes habitables est infini. Ce philosophe insinua alors que la vie qui vibre et palpite sur la superficie de la Terre s'engendra dans le limon ou fange de l'ocan et qu'ensuite, peu peu, avec le devenir des innombrables sicles, elle s'adapta progressivement au milieu ambiant. Anaximne pensait trs srieusement que toutes les espces vivantes, l'animal intellectuel tort appel homme inclus, descendent d'tres ocaniques archaques. Epicure crut en la "gnration spontane" et ses ides se rpercutrent intensment dans les milieux intellectuels des XVIIme et XVIIIme sicles. Il est superflu de dire que Newton et Harvey acceptrent cette thorie. Jean-Baptiste Helmont crut que la cl de la vie rside exclusivement dans la fermentation et se donna mme le luxe de proposer des mthodes pour la gnration des scorpions et autres tres vivants ; le plus drle chez ce sage fut sa fameuse formule pour crer et engendrer des souris : "Si on tord une chemise sale dans lembouchure d'un pot qui contient quelques grains de bl, la fermentation exudant de cette chemise sale, altre par l'odeur des grains de bl, donne lieu au bout de 21 jours la transformation du bl en souris". Il est vident que cette formule s'avre au fond cent pour cent ridicule. En l'anne 1765, le monde intellectuel des Pays-Bas fut agit par de terribles discussions qui tournaient autour des bactries et des protozoaires. Pour nombre d'entre eux, ces organismes microscopiques se dveloppaient de manire intellectuelle et spontane, bien que Leeuwenhoek ait suspect qu'ils provenaient de l'air. Entre-temps, Buffon, le trs fameux naturaliste franais - qui nous devons la trs discutable thorie de la collision, l'aide de laquelle beaucoup ont tent d'expliquer l'origine du systme solaire d'Ors o nous vivons tous - donna une habile explication scientifique au thme inquitant de la gnration spontane : "La matire vivante", ditil, "compte des molcules organiques qui, durant le processus de putrfaction sont capables de se rajuster par elles-mmes pour former de nouveaux organismes de matire achevant de mourir". Il est vident que le sophisme d'une explication si absurde se trouve dans le "rajustement" spontan, le hasard, sans un principe directeur intelligent. Laplace, l'auteur de la thorie de la nbuleuse ou nuage de poussire, pour expliquer l'origine du systme solaire suggra l'ide que les plantes et les animaux du monde ou nous vivons doivent leur existence aux rayons solaires. Le conflit intellectuel le plus aigu du XIXme sicle trouva son thtre sur le terrain des ides de Pasteur et de Darwin.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Cette question passablement pineuse, relative aux formes infrieures de vie et la gnration spontane, occasionna de violents dbats quand Darwin rendit publique sa thorie de l'volution. Pasteur, lance en arrt, alla contre le dogme de l'volution, quand il ridiculisa Jules Michelet - qui, de manire absurde, dcrivit la vie comme tant engendre dans une goutte d'eau marine trs riche en nitrogne, et un peu de mucosit ou gele fcondante qui, sans doute, au bout de 10 000 ans, volua la dignit d'insecte et au bout de 100 000 ans, celle de singe et d'homme. Pasteur en termina sagement avec la thorie de la gnration spontane quand il dit : "Non, on ne connat actuellement aucune circonstance par laquelle on peut affirmer que des tres microscopiques soient venus au monde sans germes ni prdcesseurs qui leur ressemblent. Tous ceux qui prtendent dmentir cette ralit ne sont rien de plus que jouets des illusions, victimes d'expriences mal ralises, cribles d'erreurs, qu'ils ne savent pas expliquer ou dont ils ignorent comment les viter". Pasteur montra l'auditoire qui l'coutait attentivement, un flacon qui contenait une matire fermentable depuis de nombreuses annes. Il est vident que le rcipient tant hermtiquement ferm, les micro-organismes de l'air ne purent pntrer l'intrieur et, en consquence, la matire ne fermenta pas. Darwin, dans une lettre antrieure l'anne 1871, crit textuellement ce qui suit : "On a dit frquemment que toutes les conditions ncessaires pour la premire gnration d'un organisme se trouvent maintenant prsentes et qu'elles pourraient avoir t toujours prsentes (et allez donc : un conditionnel aussi rempli de doute !) ; s'il tait possible de concevoir que dans une petite mare chaude, avec toutes sortes d'ammoniaque et sels d'acide phosphorique, lumire, chaleur, lectricit, etc., elle fut forme chimiquement d'un compos de protines dispos drainer des variations encore plus complexes, actuellement, cette matire serait instantanment dvore ou absorbe, chose qui ne se serait pas produite avant la formation des tres vivants". Pasteur en termina avec le fondement de la thorie volutive et transformatrice de Darwin quand il rduisit en poussire cosmique la thorie de la gnration spontane. La vie en elle-mme, la forme la plus basse et lmentaire comme dans une bactrie incluse, peut uniquement surgir rellement d'une autre vie. Les germes de l'existence dorment pendant la nuit profonde du Grand Pralaya, au sein de l'Espace Abstrait Absolu, et viennent la manifestation cosmique quand s'initie l'aurore du Mahamvantara. Les germes vivants, au cours du Jour Cosmique, sont soumis aux lois de L'Evolution et Involution, Rythme, Vibration, Nombre, Mesure et Poids. Chaque espce a, en elle-mme, son prototype vivant, ses germes originels. Les germes vivants de la vie universelle, intelligemment suspendus dans l'atmosphre vitale du monde o nous vivons, peuvent tre classs. Il est ostensible, palpable et clair que le milieu ambiant environnant, dans chaque plante de l'inaltrable infini, est sujet des changements varis. Il est vident que chaque espce germinale spcifique exige, pour sa manifestation, des conditions vitales, claires et prcises.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ N'importe quel spcimen germinal lmental peut et doit voluer et se dvelopper durant son cycle d'activit particulier. Il est indubitable et mme axiomatique que tout modle ou type germinal involue et revient son tat lmentaire primitif quand son cycle d'activit s'achve. Exemple : les polypes des fleurs, aujourd'hui de simples micro-organismes involuant en voie rcessive, furent dans la ronde prcdente d'pouvantables gants arms de terribles tentacules, trs semblables aux poulpes marins. Les normes monstres antdiluviens qui autrefois dsolrent des cits cyclopennes, laissant partout leur trace indlbile de terreur et de mort, existent encore en plein XXme sicle. Ce sont aujourd'hui tout juste de simples microbes suspendus dans l'atmosphre. Dans un monde du futur Mahamvantara, ces germes de vie se dvelopperont invitablement. Et que dirons-nous de la race intellecto-animale de bipdes tricrbrs et tricentrs ? Pourquoi ce spcimen, chantillon ou modle bestial raisonnant, devrait-il tre une exception la trs grande rgle ? Il est vident que les germes de ce bipde, tort appel homme, commencrent leurs multiples processus volutifs ds l'aurore mme du Mahamvantara. Avez-vous dj entendu parler de la race protoplasmique ? Il ressort avec la clart du Znith que la susdite gnration gante, au-del du temps et de la distance, fut en vrit la culmination d'une longue srie de processus volutifs dont le thtre se situa dans les dimensions suprieures de la nature. Il faut donc savoir que les gnrations suivantes de l'espce humaine, descendantes de ces gants archaques, dmesurs, rtrocdent peu peu depuis les temps antiques, involuant vers leur tat germinal primitif. L'anthropogense enseigne que n'importe quel monde de l'espace infini se convertit tt ou tard en le thtre des 7 races humaines. Nous savons bien propos que dans ce monde de tant d'infortunes, nous sommes prcisment la cinquime gnration. Il est vident que la sixime race sera de stature encore plus petite, et toutes lumires faites, il est vident que la dernire gnration sera lilliputienne. La nature dispose toujours de spcimens, modles ou exemplaires vivants, pour dmontrer ses vrits. Au moment o j'cris ces lignes me vient la mmoire le cas singulier d'une certaine tribu Lmuro-Lilliputienne qui vcut jusqu' il y a peu de temps dans le Lipez en Bolivie, Amrique du Sud. D'antiques traditions affirment que les hommes, comme les femmes de cette mystrieuse tribu, avaient un corps atteignant peine des statures de 15 25 cm. Ceux qui passent par-l disent que ce curieux village o demeuraient autrefois ces lilliputiens existe encore et se trouve quelques 120 Km de Potosi, en Bolivie. Il nous parat franchement trs lamentable que ce village insolite, semblable une cit jouet, ait t abandonn par ses trs petits et tranges habitants.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Il ne serait pas difficile de deviner que cette tribu insolite se mit dans la quatrime dimension pour se transporter quelque lieu moins expos la vue profane des curieux. Les sages aztques ne se tromprent pas quand ils exposrent leur ide selon laquelle "les Fils du Troisime Soleil se convertirent en oiseaux". Au crpuscule de la vie terrestre, des instants avant que la Terre ne soit convertie en une nouvelle lune, l'espce animale intellectuelle sera revenue son tat germinal. Il est vident qu'aprs la mort du monde physique, les germes humains continueront voluer dans les dimensions suprieures de la nature jusqu' retourner l'tat lmental, atomique, originel. Il est crit en caractres de feu dans le Grand Livre de la Vie, qu' la fin du Grand Jour Cosmique, tout germe vital doit dormir profondment dans le chaos pendant 7 ternits. En vrit, en vrit, je vous le dis, seuls la Musique, le Verbe, le Logos peuvent veiller les germes vitaux l'aube de tout Mahamvantara pour un nouveau cycle d'activit. Oremus...

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 9 Momies Egyptiennes Keb ! Gnie de la terre ! Puissant seigneur du monde, sublime protecteur des vnrables momies, au pays ensoleill de Kem, Salut ! Qu'entendent mes oreilles ? Dieux de l'Amen-R ! Le verbe ineffable d'Herms Trismgiste, le trois fois grand dieu Ibis de Toth, rsonne encore dans le fond profond de tous les ges. Une torpeur d'ternit pse sur les antiques mystres du sphinx du dsert et les mes de l'Amenti aspirent une nouvelle manifestation Neptunienne-Amentine. En ces moments me vient en mmoire une rincarnation gyptienne. Je naquis l-bas et y vcus sous la dynastie du pharaon Khephren. Bien que mes paroles puissent sembler nigmatiques et tranges, je vous dis en vrit que mon corps physique ne mourut pas et s'en fut au spulcre. Catalepsie ? Oui ! De quel type ? Il nous est impossible de vous expliquer car vous ne comprendriez pas maintenant. Ah ! Mais mon cas, certes, ne fut pas une exception. Beaucoup d'autres hirophantes allrent au spulcre en tat de catalepsie. Que certains types spciaux de momies continuent vivre et sans aliment aucun, mais avec toutes leurs facults naturelles en suspens, voil qui ne doit nous surprendre en aucune manire. Rappelez-vous que les crapauds pendant l'hiver, enterrs dans la boue, gisent cadavriques sans aucune nourriture, mais reviennent la vie au printemps. Avez-vous entendu parler de l'hibernation ? A Paris, cette branche scientifique est trs avance ; un docteur de mes amis m'informa qu'ici au Mexique on allait l'tablir galement. Tout organisme humain dpos en chambre d'hibernation temprature plus basse que 0 dort profondment et ressemble un cadavre dont toutes les facults humaines sont mises en suspens. On nous a dit que le premier homme ayant servi de cobaye pour cette exprience est rest dans cet tat tout un sicle. On dit que ce sujet vit encore. La catalepsie gyptienne va encore beaucoup plus loin ; elle est en outre sagement combine avec la magie et la chimie occulte. Mon me videmment s'chappa du corps ; ce type de momification trs spcial ne fut indiscutablement pas un obstacle ma continuation du cycle de mes rincarnations. L'me de n'importe quel hirophante gyptien a 4 corps : 1. La Momie 2. Le Ka (corps astral) 3. Le Ba (corps mental) 4. Le Ku (corps causal).

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Je m'loignais de la Momie ou plus exactement mon me s'mancipa de ce corps momifi. Mon me vtue de ses vhicules suprieurs poursuivit dans l'Amenti, continuant se rincarner ensuite dans diffrents lieux du monde. Il existe pourtant encore un fil sympathico-magntique qui maintient d'une certaine manire une certaine relation entre mon me et la momie. Mon esprit, parfois, se met dans le corps apparemment mort. Il est vident qu'alors le vhicule en question sort momentanment de son tat cataleptique. Mon humaine personnalit actuelle n'est pas un obstacle cette sorte d'exprience ; personne ne peut entraver l'esprit. Lui peut sortir la momie du spulcre en la submergeant dans la quatrime dimension. Lui peut abandonner la quatrime dimension et entrer dans ce monde trois dimensions pour visiter quelqu'un. Lui connat la rgion des canaux et des courants, l'endroit humide, l'antichambre de cette rgion chimique o nous vivons. Il sait ouvrir la porte de Keb qui donne accs la rgion de l'air. Il a le pouvoir d'appeler les tres magiques avec l'aide desquels il peut pntrer dans la rgion des cinq sens pour se rendre visible et tangible devant quelqu'un. Mon esprit, aprs de telles expriences, peut faire revenir la momie son sarcophage. Aprs ma mort, mon me pourrait se rincorporer dfinitivement cette momie si Tum (prononcer Toum : le Pre) en dcidait ainsi. Ce corps, alors, sortirait dfinitivement de l'tat cataleptique et mon me vtue de cette chair pourrait vivre comme n'importe quelle personne et voyager de pays en pays. Il recommencerait manger, boire, vivre sous la lumire du soleil, etc. Cette momie serait dfinitivement enleve son spulcre au travers de la quatrime dimension.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 10 Les Sept Sentiers de la Flicit Dans ce labyrinthe inextricable et confus de thories pseudo-sotriques et pseudooccultistes, ce que l'on dit et discute relativement aux sept rayons d'action cosmique est certes abondant. Machines humaines aux langues viprines qui disent des merveilles ! Gens qui dorment sur la surface de la terre : bipdes tricrbrs ou tricentrs qui ignorent mais encore ignorent qu'ils ignorent. Machines ! qui passent, vont et viennent... parlez, discutez si bon vous semble, mais en vrit je vous dis que vous ne savez rien. Exprience mystique directe, cela est savoir ; mais en vrit le vcu sotrique, l'extase, ne sont que pour des hommes la Conscience veille. Voulez-vous cesser d'tre des machines ? A la bonne heure, je vous flicite... mais commencez par vous veiller. Ah ! si les gens s'veillaient, s'ils arrtaient d'tre des machines... comme la vie serait diffrente. Cela parait incroyable, mais avec 10 % de conscience veille seulement, les guerres disparatraient et la paix rgnerait dans cette valle de larmes. Sachez-le, souverains et vassaux, illustres et mendiants, vos misrables existences ne sont qu'un tissu de rves. Le navire sur la lointaine haute mer suit le hasard de l'lan d'un oiseau. O va-t-il ? Le navigateur gnois ne le sait pas lui-mme, car il dort. Il y a dans cette tragique conscience que nous portons au-dedans de nous, des tristesses qui exaltent et des allgresses qui ternissent ; il y a des rjouissances qui pleurent et des souffrances qui chantent, et l'animal intellectuel tue toujours ce qu'il adore le plus. Conscience qui dort, comme tu serais distincte si tu t'veillais ! Tu connatrais les 7 sentiers de la flicit, la lumire de ton amour brillerait de toutes parts, les oiseaux se rjouiraient dans le mystre de leurs bois, la lumire de l'esprit resplendirait et les joyeux lmentaux de la nature chanteraient pour toi des pomes d'or. Une nuit, peu importe laquelle, la date, le jour et l'heure, je conversais avec un Adepte de la Fraternit Blanche dans l'Univers parallle de la cinquime dimension ; la conversation, en vrit, tait suave, dlicieuse et s'coulait doucement tel un fleuve d'or sous l'paisse fort du soleil. Bientt, sous le sublime feuillage de l'arbre de la vie, je l'interpellais : "Avez-vous un corps physique ? Est-ce que vous tes conscient ?". Il est vident, ostensible que ses rponses me laissrent videmment pleinement satisfait. "Oui, je suis veill. J'ai un corps physique mais je sens qu'en ce moment ma conscience commence s'endormir, lentement, peu peu, mesure que mon vhicule dense m'attire vers ce que l'on appelle l'tat de veille".

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Le moment le plus intressant fut celui pendant lequel l'Adepte, flottant extatique dans l'ambiance sidrale, joignit bienheureusement ses deux pieds de sorte que leur plante entrrent en contact. Il parut alors se fortifier, sa conscience retrouva sa lucidit. J'imitai son exemple, bien sr, et l'Adepte m'expliqua la clef en me disant : "Tu pourras avec ce secret rsister l'attraction magntique du corps dense et tu pourras rester hors de lui tout le temps que tu dsireras". Il est ostensible et clair que seuls les Adeptes tels que lui, hommes vritables, conscients et veills, savent ce que sont les 7 chemins. Dans la nuit cosmique, les 7 sentiers de la flicit n'existent pas et seul l'Un respire, inanim et par lui-mme. Avant que le coeur du systme solaire ne commence palpiter intensment, les causes de la douleur n'existaient pas parce qu'il n'y avait personne pour les produire ni pour tre apprhend par elles.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 11 La Panspermie d'Arrhenius Quelques-uns des prdcesseurs de Darwin crurent que le regroupement des espces en arbres gnalogiques tait le rsultat de l'volution d'une espce une autre. Cette croyance, bien videmment, est au fond une hypothse absurde car nous n'avons jamais assist la naissance d'une nouvelle espce. Lamarck pensait que l'volution avait lieu par l'adaptation de plantes et d'animaux au milieu ambiant, les caractristiques acquises se transmettant la gnration suivante. Darwin alla mme encore plus loin dans ses exposs, avec cette ide farfelue que des types nouveaux mergeaient de variations occasionnelles dues au hasard, ou par le fait d'erreurs d'hrdit et qu'ensuite ils taient supprims pour la survie du plus apte. Jetant un coup d'oeil rtrospectif sur le long sentier de l'volution, M. Darwin conclut en dclarant que dans le pass confus doit avoir exist quelque forme premire de vie, simple et rudimentaire, d'o proviennent toutes les autres existences. Elle s'avre finalement trs intressante cette question que cet auteur se fit lui-mme. "D'o proviennent ces espces originelles ?" Dans l'une de ses dernires lettres dont on peut supposer quelle fut mme l'ultime qu'il dicta et signa avant sa mort, il dclarait instamment que les connaissances de ce temps-l taient si pauvres que n'importe quelle tentative srieuse pour expliquer l'origine de la vie serait un chec. M. Darwin mourut sans avoir dcouvert l'origine de la vie aprs avoir crit une thorie absurde, sans base ni fondement. Pasteur fut beaucoup plus comprhensif : souvenons-nous bien de ce coup qu'il assna l'ide absurde que la vie pouvait surgir de matire inorganique. Le grand savant dit : "Il y a une qualit spcifique des substances chimiques des choses animes qui les situe fondamentalement part des substances inorganiques". Pasteur dsavoua tous les fanatiques de la gnration spontane de manire si catgorique qu'en vrit, bien que cela semble incroyable, seuls quelques complices de cette thorie bien farfelue s'aventurrent spculer sur l'origine de la vie. Inutile de dire que des restants, les uns optrent pour l'ide de la ncessit de quelqu'tincelle miraculeuse pour donner vie au premier tre vivant ; les autres, incontestablement les plus sages, recoururent la sagesse orientale selon laquelle la vie est ternelle, les formes changeantes seules tant prissables. Les germes de la vie voyagent ternellement de soleil en soleil, de monde en monde, travers le temps et la distance. Des remous lectriques, tourbillons de force, s'chappent des mondes en portant en leur sein des germes de vie. Des tourbillons lectriques viennent aux mondes portant en leur ventre les germes de la vie. La difficult offerte par la thorie de la Panspermie d'Arrhenius tait que mme les spores des bactries ayant survcu l'bullition dans les prouvettes de Fouchet auraient probablement t tues par les rayons ultra-violets solaires peu aprs avoir

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ travers rapidement la couche atmosphrique protectrice terrestre. Les rayons au plus grand effet mortel pour les spores sont sans doute ceux d'une longueur d'onde infrieure 3000 angstrms. Selon des calculs postrieurs raliss par Carl Sagan dans la fameuse Universit de Berkeley en Californie, ces spores n'auraient pu survivre, pas mme pendant le trajet de la Terre Mars ou vice versa. Sagan affirmait nanmoins que les rayons ultra-violets sont beaucoup plus faibles des distances depuis le Soleil vers des plantes comme Uranus ou Neptune, et que en ce qui les concerne, la thorie de la Panspermie n'est pas totalement carte, mme si on ne peut selon lui l'appliquer l'origine de la vie sur la Terre. Nous les gnostiques allons beaucoup plus loin ; nous ne parlons pas de spores mais affirmons que les germes lmentaux de la vie sont emports et apports par des tourbillons lectriques. Il est vident que si les germes lmentaux de vie universelle n'taient pas dment protgs au cours de leurs voyages interplantaires, ils seraient annihils par les rayons solaires ultra-violets. Aprs tout ce cycle volutif viennent des ges involutifs et les espces retournent leur tat germinal primitif. L'volution et l'involution de chaque espce en particulier exigent des conditions vitales prcises. Toutes les espces vivantes qui ont volu et involu sur la plante Terre ont rpt des cycles identiques dans d'autres mondes. La thorie de la Panspermie d'Arrhenius a t amliore par les gnostiques et il est vident que ses fondements sont exacts.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 12 Les Mystres Egyptiens Salut, desse sacre Athne-Neith ! que tes oeuvres et merveilles sont grandes. Les dieux et les sages savent bien que tu es la divine Clitone de l'Atlantide submerge. Il est crit en caractres de feu dans le grand livre de la vie que toi, desse, tu sus intelligemment slectionner la fine fleur de la semence de Vulcain pour fonder l'auguste cit d'Athnes. Neith ! tu tablis Sas dans le delta du Nil : le pays ensoleill de Kem s'incline respectueusement devant toi. Salut ! Salut ! Salut ! Ces phrases du prtre de Sas rsonnent encore au fond des sicles : ", Solon, Solon, vous les Grecs n'tes que des enfants ! Il n'y a pas en Grce le moindre vieillard !". "Vous tes tous jeunes d'me, c'est pourquoi vous ne thsaurisez aucune opinion vraiment antique et venue de tradition archaque". "Vous ne possdez aucune connaissance blanchie par le temps, et voil pourquoi au long des sicles les destructions d'hommes et de peuples entiers se sont succdes en grand nombre, les plus grandes d'entre-elles par le feu et par l'eau, les plus petites par d'autres causes diverses". "Ainsi existe parmi vous la vieille tradition qu'autrefois Phaeton, le fils du Soleil, comme il s'enttait conduire le char de son pre, il avait incendi la terre et que bless par la foudre il avait pri". "Un rcit de ce genre est de caractre fabuleux et la vrit que dissimule une si grande fable sous son symbole est que tous ces corps clestes se meuvent dans leur orbite, souffrent des perturbations qui dterminent dans le temps une destruction priodique des choses terrestres par un grand feu". "Au cours de telles catastrophes, ceux qui demeurent dans les montagnes et les endroits levs, arides, prissent plus rapidement que les habitants des bords de mer ou des fleuves". Le Nil auquel nous devons la vie de tant de manires, nous sauva alors de ce trs grand dsastre, et quand les dieux purifirent alors la terre en la submergeant, si les vachers et les pasteurs ne prirent pas tous sur les montagnes, les habitants de vos cits, au moins furent emports peu peu jusqu' la mer en suivant le courant des fleuves". "Dans notre pays, pourtant, ni alors, ni aucune autre poque, les pluies n'ont fcond nos champs comme d'autres, mais la nature a dispos ainsi, que l'eau nous vint de la terre elle-mme par le fleuve". "C'est la cause pour laquelle notre pays peut conserver les traditions les plus antiques parce que ni chaleurs extrmes, pas plus que pluies excessives ne l'ont dpouill de ses

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ habitants ; en outre, la race humaine peut bien augmenter ou diminuer en nombre d'individus, jamais elle n'en arrivera disparatre totalement de la surface de la terre". "De sorte que, pour cette raison, et quant tout ce qui s'est fait de beau, de grand ou de mmorable sous n'importe quel aspect, soit dans votre pays, soit dans le ntre ou dans un autre encore, cela est crit depuis de nombreux sicles et conserv dans nos temples ; mais chez vous et chez les autres peuples, mme si l'usage de l'criture et de ce qui est ncessaire un tat civilis ne date pas d'une poque trs rcente, subitement, des intervalles dtermins, viennent tomber sur vous comme une peste cruelle, des torrents qui se prcipitent du ciel et ne laissent rien subsister, hormis des hommes trangers aux critures et aux muses, de sorte que vous commencez votre enfance, pour ainsi dire, et ignorez tout vnement de votre pays ou du ntre qui remonte au temps lointain". "Ainsi, Solon, tous ces dtails gnalogiques que tu nous as donns en ce qui concerne votre patrie, ressemblent des contes pour enfants". "En consquence, vous ne parlez pas de dluge, alors qu'il s'en est ralis bien d'autres auparavant". "En outre, vous ignorez que dans votre pays a exist la race d'hommes la plus excellente et parfaite, dont toi et toute la nation vous descendez, aprs qu'elle ait entirement disparu, except un petit nombre". "Vous ne le savez pas parce que les premiers descendants de celle-ci moururent sans rien transmettre par crit pendant bien des gnrations, parce qu'autrefois, Solon, avant la grande destruction par les eaux, cette mme rpublique d'Athnes qui existait ce moment-l tait admirable dans la guerre et se distinguait en tout par sa prudence et la sagesse de ses lois, autant que par ses actions gnreuses et comptait, enfin, avec les institutions les plus belles dont on n'ait jamais entendu parler sous les cieux". "Solon ajoutait qu'il resta stupfi en entendant semblable rcit et que rempli d'infinie curiosit, il pria les prtres gyptiens d'largir leurs rcits". Je fus rincarn en la terre sacre des pharaons au cours de la dynastie du pharaon Khephren. Je connus fond les antiques mystres de l'Egypte secrte et en vrit, je vous dis que je n'ai jamais pu les oublier. En ces magnifiques moments me viennent la mmoire de merveilleux vnements. Un soir, peu importe lequel, comme je marchais lentement dans les sables du dsert sous les rayons ardents du soleil tropical, je traversais silencieux comme un somnambule une rue mystrieuse de sphinx millnaires devant le regard exotique d'une tribu nomade qui m'observait depuis ses tentes. A l'ombre vnre d'une trs antique pyramide, j'eus m'approcher un moment pour me reposer brivement et arranger patiemment les brides d'une de mes sandales. Ensuite, diligemment, je cherchais anxieusement l'auguste entre ; j'aspirais retourner au droit chemin. Le gardien, comme toujours, tait sur le seuil du Mystre. Impossible d'oublier cette figure hiratique au visage de bronze et aux pommettes saillantes. Cet homme tait un colosse. Dans sa dextre il empoignait avec hrosme la terrible pe, sa contenance tait formidable et il ne fait aucun doute qu'il portait de plein droit le tablier maonnique.

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ L'interrogatoire fut svre : "Qui es-tu ? - Je suis un suppliant aveugle qui vient chercher la lumire". "Que dsires-tu ? - La Lumire" (il serait trs long de transcrire dans le cadre de ce chapitre tout l'examen verbal traditionnel). Ensuite, d'une manire que je qualifie de brusque, on me dpouilla de tout objet mtallique et mme des sandales et de la tunique. Le plus intressant fut cet instant pendant lequel cet homme herculen me prit la main pour me faire entrer dans le sanctuaire ; inoubliables furent ces instants pendant lesquels la porte pesante tourna sur ses gonds d'aciers en produisant ce Do mystrieux de la vieille Egypte. Ensuite arriva la rencontre avec le Frre Terrible, les preuves du feu, de l'air, de l'eau et de la terre peuvent tre trouves par tout illumin dans les mmoires de la nature. Dans l'preuve du Feu, j'eus me contrler du mieux que je pus alors que je traversais un salon de flammes, le sol tait jonch de poutres d'aciers chauffes au rouge vif ; le passage entre ces barres de fer tait trs troit ; c'est peine s'il y avait assez d'espace pour poser les pieds ; en ces temps-l beaucoup d'aspirants prirent dans cet effort. Je me rappelle avec horreur cet anneau d'acier enclav dans la roche, au fond on ne voyait que l'horrible prcipice tnbreux ; pourtant, je sortis victorieux de l'preuve de l'air, l o d'autres prirent, je triomphais. Bien des sicles passrent et je n'ai pas encore pu oublier, malgr la poussire de tant d'annes, ces crocodiles sacrs du lac ; sans les conjurations magiques, j'aurais t dvor par ces reptiles comme ce fut toujours le cas pour de nombreux aspirants. D'innombrables malheureux furent triturs et briss par les roches de l'preuve de la terre, mais je triomphais et je vis avec indiffrence deux masses qui menaaient mon existence en se refermant sur moi comme pour me rduire en poussire cosmique. Certes, je ne suis rien d'autre qu'un misrable ver dans la boue de la terre mais je sortis victorieux. Ainsi, en vrit, voil comment je retournais au sentier de la Rvolution de la Conscience aprs avoir beaucoup souffert. Je fus reu dans le Collge Initiatique, on me revtit solennellement de la tunique de lin blanc des Prtres d'Isis et on me plaa sur la poitrine la Croix Tau gyptienne. "Salve, R, semblable Tum (le Pre), tu te lves au-dessus de l'horizon et pareil Horus (l'Intime) tu culmines dans le ciel". "Ta beaut rjouit mes yeux et tes rayons (solaires) illuminent mon corps sur la terre". "Quand tu navigues dans ta barque cleste (l'astre-Roi), la paix s'tend sur les vastes cieux". "Voici que le vent gonfle tes voiles et rjouit ton coeur ; d'une marche rapide tu traverses le ciel". "Tes ennemis sont terrasss et la paix rgne autour de toi, les gnies plantaires chantent ta gloire en parcourant leur orbite". "Et quand tu descends l'horizon derrire les montagnes de l'ouest, les gnies des toiles fixes se prosternent devant toi et t'adorent" (parce que tu es le Logos Solaire).

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ "Grande est ta beaut, l'aube comme au soir, toi, Seigneur de la vie et de l'ordre des mondes. Gloire toi R, quand tu te lves l'horizon et quand le soir, pareil Tum (le Pre) tu te couches !". "Car en vrit, tes rayons (solaires) sont beaux quand, depuis le haut de la vote cleste, tu te montres dans toute ta splendeur". "C'est l o habite Nut (la Mre Divine Kundalini) qui t'apporta au monde". "Voici que tu es couronn Roi des Dieux. La Desse de l'ocan cleste Nut, ta Mre, se prosterne en adoration devant toi". "L'ordre, l'quilibre des mondes, manent de toi. Depuis le matin quand tu pars, jusqu'au soir l'arrive, tu parcours le ciel grandes foules" (Tu es le Christ-Soleil). "Ton coeur se rjouit et le lac cleste reste pacifi... Terrass le dmon (l'Ego, le Moi pluralis) - ses membres sont coups, ses vertbres sectionnes (ainsi en advient-il quand nous le dissolvons). "Des vents propices poussent ta barque vers le port. Les divinits des quatre rgions de l'espace t'adorent ! toi, substance divine d'o procdent toutes les formes et tous les tres". "Voici que tu achves de prononcer une parole et la terre silencieuse t'coute..." "Toi, Divinit Unique (Christ-Solaire) - Tu rgnais dj dans le ciel une poque o la terre avec ses montagnes n'existait pas encore". "Toi le Rapide, Toi le Seigneur, Toi l'Unique, Toi le Crateur de tout ce qui existe !" "A l'aube des temps, tu modelas la langue des divines hirarchies !" (il mit la parole dans le larynx des dieux). "Tu arrachas les tres au premier ocan (le chaos) et tu les sauvas sur une le du lac d'Horus (l'Intime). Puiss-je respirer l'air des narines de ton nez et le vent du nord qu'envoie Nut (la Mre Divine), ta Mre !". " R, daigne sanctifier mon esprit ! Osiris, rends mon me sa nature divine ! Gloire toi Seigneur des Dieux ! Lou soit ton nom !". " crateur d'oeuvres admirables, claire de tes rayons mon corps qui repose dans la terre pour toute l'ternit !" (Cette prire est extraite du livre gyptien de la Demeure occulte).

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Mon Retour au Tibet Samal Aun Weor ______________________________________________________________________ Chapitre 13 Lumire Noire "Osiris est un Dieu Noir". Mots terribles, effrayants, insolite phrase mystrieuse qui tait prononce dans le secret des temples au cours des crmonies initiatiques au pays ensoleill de Kem. Les Dieux et les Hommes savent bien qu'Osiris Numen, le Dieu gyptien, s'avre au fond absolument incomprhensible pour nous tous. Ce qui est un mystre, ce que nous ne comprenons pas est noir pour l'intellect humain ; aprs cette explication, nos lecteurs comprendront enfin la profonde signification de cette phrase mystrieuse. Au commencement ou aurore de chaque univers, l'ternelle Lumire Noire ou obscurit absolue se convertit en chaos. Il est crit en caractres de feu dans tous les livres sacrs du monde que le Chaos est la Ppinire du Cosmos. Le Rien, le Chaos, est certes et sans le moindre doute l'Alpha et l'Omega, le dbut et la fin de tous les mondes qui vivent et palpitent dans l'inaltrable infin