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2 Une édition de 3 Madagascar Magazine 9.pdf• To ease the pressure on the ears, you can chew gum. Othe-rwise, pinch your nose and gently exhale. • Without moving from your seat,

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  • 2 3Une édition de

  • 4 5Une édition de

    Crew

    Directeur de publication

    Tantely Rabarison

    Directeur

    Toky Rajaona

    Directeur éxecutif & commercial

    Herimamy Ramanantoavolana

    Rédacteur en chef

    Raoto Andriamanambe

    Directeur artistique

    Nirilanto Ramanamisata

    Chef de publicité

    Miangaly Andrianaly

    Commercial

    Erick Razafindrabe

    Responsables de production

    Mampionona Rasoloarinony · Ando Ranarivelomampionona

    Secrétaire de rédaction

    Pela Ravalitera

    Traduction

    Hantatiana Ranaivo Rajaonarisoa · Isabelle Sam Y Fane

    Collaboration

    CétaMada · Iharivelo Randiniaina · James Ramarosaona · Matthieu Lougarre · Miangaly AndrianalyPaul Razafimaharavo · Ravo Razafindramiadana · Volatiana Rahaga

    Crédits photos

    Bakovelo Randrianomanana Ramaromanda · Centre Valbio Ranomafana · CétaMada · Giulio VinacciaHenintsoa Rafalia · Johnson Rakotoniaina | Conservation International · Malagasy Shipping

    Mamy Randrianasolo · Marc Berjont · Matthieu Lougarre · ONUDI | Projet TsaraOffice du Tourisme des Seychelles · Sterling Zumbrunn | Conservation International · Tojo Lytah · Toky Rajaona

    Infographiste

    Haja Rasamoely

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    édito

    Voyager en toute serénité

    Air Madagascar

    PanoramaSava bien, merci !Sava, thank you!

    AuthentiqueSambatra, la renaissanceseptennale des AntambahoakaAntambahoaka seven-yearrenaissance

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    Air MAdAgAsCAr

    Président du comité de lecture

    Haja RaelisonChargée de production

    Dominique Raharinaivo

    sofitrAns duty free shop

    Directeur général

    Meva Randrianary

    [email protected]

    Lifestyle Avant-goûtInternational Catering Cup, les petits plats dans les grandsThe little dishes in the big ones

    PortraitGiulio Vinacia, le développement par le design“Design can help many people economically”

    OpportunitésTextile de luxe, Madagascar tire son épingle du jeuMadagascar extricates itself

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    Voyage de rêveRanomafana, chaud devantA greenland refreshing layover

    InspirationLes Seychelles, le paradisdu laisser-hâler The “laisser-hâler” paradise

    Grandeur natureBaie d’Ambodivahibe,un sanctuaire marinA marine sanctuary

    Duty-free shop Sofitrans

    sommaireCONTENTS

    Responsable communication

    Mamy Rija Ralison

    Air Madagascar Magazine est une publication de Becom Éditions & Communication.Février 2015. Dépôt légal à la parution - ISSN en cours.

    Air Madagascar Magazine est une marque déposée auprès de l’OMAPI. La reproduction, même partielle,des articles et illustrations parus dans Air Madagascar Magazine est interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur.

    Air Madagascar Magazine décline toute responsabilité pour les documents remis.

  • 6 7Une édition de

    editoEdiTOr’S lETTEr

    Le chiffre 9 est étonnant. Il joue à l’équilibriste tout en étant perché sur son piédestal. Un numéro surprenant qui ne perd pas son assurance malgré ses rondeurs supposées et ses courbes. C’est la métaphore idéale symbolisant ce nouveau numéro dans lequel s’opèrent des changements notables ou plutôt des mutations.

    La nouveauté est une aventure intérieure. Que de belles émotions quand on acquiert un sac neuf. La promesse au touché du cuir nouveau se mêle à des objets familiers dans un environnement inédit. Cet effet de surprise se retrouve également quand on fait face à un livre neuf. L’odeur de l’encre se confond délicieusement avec le papier recyclé. Ce mystérieux effluve est si caractéristique, que l’on soit devant un Goncourt ou un livre de conte malgache. L’on se laisse happer volontiers par ce tourbillon olfactif.

    Le neuf équivaut également à une tradition qui se perpétue, qui se renouvelle au fil des décennies et des siècles. A l’image du « Sambatra », ces belles retrouvailles septennales particu-lières du peuple antambahoaka ou ces lignes de l’artisanat malgache revisité à la sauce italienne. A travers la collection « Tsara », le raphia épouse la géométrie d’un losange, l’artiste Donné vy abandonne momentanément ses baobabs en fer pour concocter une table basse qui n’est pas loin d’être starkienne de par ses ambitions et ses arrondis, les femmes artisans se mettent au parfum des design. Une ondée de modernisme surprenant et rafraichissant.

    Voir ce qu’il y a de l’autre côté du miroir, un saut dans l’inconnu… Du neuf, dans ce numéro 9.

    No 9. A New Number.The number 9 is amazing. It plays the role of a tightrope walker while perched on its pedestal. A surprising number that does not lose its confidence despite its supposed roundness and curves. It is the perfect metaphor for this edition where signifi-cant changes or mutations are taking place.

    Novelty is an indoor adventure. What beautiful emotions we get when we acquire a new bag. The touch of new leather mixes with familiar objects in a unique environment. This surprise is also found when one faces a new book. The smell of ink blends deliciously with recycled paper. This mysterious emanation is so characteristic, whether we are in front of a Goncourt or a Malagasy ledger. It is readily to get caught up by this olfactory whirlwind.

    The nine also means a continuing tradition that renews itself over decades and centuries. Like the “Sambatra” these beauti-ful septennial special reunions of the Antambahoaka people or these lines of the Malagasy craft revisited with the Italian style. Through the “Tsara” collection, the raffia marries the geometry of a diamond, the artist Donné Vy momentarily gives up his metal baobabs to concoct a coffee table not far from being starkienne by its ambitions and roundness, women artisans begin the design of perfume. A surprising and refreshing shower of modernism.

    See what is on the other side of the mirror is a leap into the unknown... Something new in this issue number 9.

    Numéro 9un numéro neuf

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  • 8 9Une édition de

    IdentIfIcatIon de bagagesLes talons des étiquettes de vos bagages servent à identifier votre bagage. Conservez-les, ils constituent la preuve de leur trans-port. Ils seront réclamés lors du retrait de vos bagages à l’arrivée pour éviter les confusions. En cas de litige concernant vos bagages, ces talons faciliteront les recherches et le traite-ment du litige.

    Baggage identificationThe stubs of your baggage labels are used to identify your luggage. Keep them as they are proof of their transport. They will be requested when you pick up your luggage on arrival to avoid confusion. In case of dispute regarding your luggage, these stubs will faci-litate the research and the dispute resolution.

    bagages à maIn Votre bagage à main doit respecter le nombre, les dimensions et le poids régle-mentaires indiqués sur votre billet. Rangez votre bagage à main de manière sûre : soit dans les compartiments à bagages, soit sous le siège situés devant vous mais jamais dans les allées.

    Hand luggageYour hand baggage must comply with the number, size and weight regulations listed on your ticket. Keep your hand luggage safely, either in the storage compartments or under the seat in front of you but never located in the aisles.

    marchandIses prohIbéesPour votre sécurité et celles des autres pas-sagers, les réglementations internationales interdisent le transport de certains objets et matières dans vos bagages de soute et de cabine tels que : matières combustibles, ex-plosives, corrosives, radioactives.

    Prohibited goods For your safety and that of other passengers, international regulations prohibit the trans-port of certain items and substances in your checked and hand baggage such as : cor-rosive, explosive, combustible, radioactive materials.

    appareIls électronIquesPour des raisons de sécurité, durant les phases de décollage et d’atterrissage, étei-gnez vos appareils électroniques (ordinateur portable, tablette, téléphone, caméra, jeux vidéo etc.) qui risquent de produire des interférences.

    Electronic devicesFor safety reasons, during takeoff and lan-ding, turn off your electronic devices (laptop, tablet, phone, camera, video games, etc.) that may cause interference.

    objets de valeursApportez les objets de valeurs en cabine. N’acceptez jamais d’enregistrer les bagages d’autrui avec les vôtres. Vous en ignorez le contenu mais vous en serez entièrement res-ponsable en cas de problème.

    Valuable itemsBring valuables in the cabin. Never accept to register the luggage of others with your own. You do not know its content, but you will be fully responsible in case of any problem.

    la sécurIté avant toutSoyez attentif aux consignes de sécurité. Gardez votre ceinture de sécurité attachée, aussi longtemps que possible, même en dehors du décollage et de l’atterrissage. En cas de besoin, n’hésitez pas à demander l’assistance de notre équipage. Excellent vol !

    Safety firstPay attention to safety instructions. Keep your seatbelt fastened as long as possible, even outside the takeoff and landing. If necessary, do not hesitate to ask for assis-tance from our crew. Enjoy your flight !

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    Nos conseils

    OUr WEll-BEiNG AdViCE ON BOArd

    BIEN-ÊTRE À BORD

    Pour un voyage en douceur, plus agréable et le moins fatiguant possible, voici quelques conseils bien-être à suivre afin d’optimiser votre confort à bord :

    • Privilégiez les boissons naturelles, l’eau que nous vous recommandons de boire en abondance et un jus de fruits. N’oubliez pas que l’alcool nuit à la santé. Il a par ailleurs un effet déshydratant, alors évitez d’en boire ou seulement avec modération.

    • Pour apaiser la pression sur les oreilles, vous pouvez mâcher du chewing-gum. Sinon, pincez-vous le nez et expirez légèrement.

    • Sans bouger de votre siège, répétez régulièrement l’exercice suivant pour détendre votre corps :

    Le dos appuyé bien droit sur votre siège avec le pied posé bien plat sur le plancher, tirez vos orteils vers vous pendant quelques secondes.

    Le dos toujours appuyé bien droit sur votre siège, étirez votre cou.

    Tirez votre épaule en arrière de façon à gonfler votre cage thoracique, ensuite inspirez et expirez cinq fois.Pratiquez un massage circulaire sur votre tempe jusqu’à la base de vos oreilles.

    Pratiquez un massage circulaire sur les articulations de vos doigts jusqu’au poignet.

    • Pour lutter contre l’immobilité et favoriser la circulation san-guine, faites régulièrement quelques marches tout au long des allées. N’hésitez pas à vous déchausser pendant le voyage ou à porter des bas ou chaussettes de contention.

    For a smooth, more pleasant and as less tiring as possible journey, here are some well-being tips to follow in order to maximize your comfort on board :

    • Choose natural drinks, the water we recommend that you drink in abundance and fruit juice. Don’t forget that alcohol is harmful for one’s health. It also has a dehydrating effect, so avoid drinking it or only sparingly.

    • To ease the pressure on the ears, you can chew gum. Othe-rwise, pinch your nose and gently exhale.

    • Without moving from your seat, repeat the following exercise regularly to relax your body :

    The back leaning upright in your seat with your feet liying flat on the floor, pull your toes toward you for a few seconds.

    The back still supported upright on your chair, stretch your neck.

    Pull your shoulders back to inflate your chest, then breathe in and out five times.

    Practice a circular massage on your forehead to the base of your ears.

    Practice a circular massage on the joints of your fingers to the wrist.

    • To fight against immobility and favour blood circulation, take regularly a few steps throughout the aisles. Do not hesitate to take off your shoes while traveling or to wear support stockings or socks.

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    excellent volENjOy yOUr fliGHT

    Voyager en toute serénité

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    ActualitésNEWS

    LE SAVOIR-fAIRE réCoMpenséC’est un véritable plébiscite pour les techniciens de la compa-gnie nationale et pour Air Madagascar en général. L’agrément EASA PART 145 et la certification IOSA (IATA Operational Safety Audit) ont été renouvelés. Air Madagascar a obtenu la recon-duction de sa certification IOSA pour la cinquième fois consé-cutive depuis 2006. L’EASA PART 145 est une certification de maintenance aéronautique européenne qui atteste qu’Air Madagascar est habilitée à effectuer l’entretien d’aéronefs et d’équipements d’aéronefs, notamment les avions immatriculés

    dans un pays de l’Union européenne. Ces appareils doivent être obligatoirement entretenus par un atelier agréé PART 145.Reconduite pour deux ans, du 16 décembre 2014 au 16 décembre 2016, la certification IOSA atteste de la conformité technique d’Air Madagascar aux réglementations internationales et sa maîtrise du standard de sécurité. La certification IOSA a été reconfirmée à l’issue d’un audit concernant de nombreuses opérations (au sol, en vol, cargo, qualité et sécurité, sûreté, maintenance, etc.).

    The redefiNed kNow-howIt is a real plebiscite for the airline company’s technicians and for Air Madagascar in general. The EASA PART 145 agreement and the IOSA (IATA Operational Safety Audit) certification have been renewed. Air Madagascar obtained the renewal of its IOSA certificate for the fifth time in a row since 2006. The EASA PART 145 is a European aeronautical maintenance that testifies that Air Madagascar is used to carry out the maintenance of the aircraft and aircraft equipment, especially the airplanes registered in a

    European Union country. These equipments must be maintained by an approved PART 145 workshop. Prolonged by two years, from December 16th 2014 to December 16th 2016, the IOSA certification testifies Air Madagascar’s tech-nical compliance to international regulations and its control of safety standards. The IOSA certification has been reconfirmed following an audit regarding numerous operations (on the ground, in flight, cargo, quality and security, safety, maintenance etc.).

    CAP SuR LES seyChelles

    Depuis le 3 janvier, Air Madagascar dessert Mahé, la capitale des Seychelles à travers le partage de code - appelé « code share » dans le jargon de l’aéronautique - avec Air Seychelles. C’est un ren-forcement de l’éclatement au niveau régional de la compagnie nationale. Les liaisons aériennes ren-forceront également le réseau « Iles vanille ». Les passagers d’Air Madagascar peuvent dorénavant bénéficier de vols directs vers les Seychelles au départ d’Antananarivo et inversement. Plus d’infos sur www.airmadagascar.com

    +261 20 22 510 00

    focus oN The seychellesSince January 3rd, Air Madagascar serves Mahé, the Seychelles’ capital through the code share – “code share” is in the aeronautical jargon – with Air Seychelles. It is a reinforcement of the national company’s breakdown at a regional level. The aerial links will rein-force the “Vanilla Islands” network as well. Air Madagascar’s passengers can henceforth benefit from direct flights to the Seychelles departing from Antananarivo and vice versa. More information on www.airmadagascar.com - +261 20 22 510 00

    RESTEz INfORMéSen ligne

    Pour ne rien manquer des événements Air Madagascar ou des offres promotionnelles, il suffit de s’inscrire sur la news-letter de la compagnie nationale. Depuis le mois d’août, les internautes peuvent être alertés par rapport aux actualités d’Air Madagascar par le biais de ces lettres d’information électroniques.Régulièrement publiées par la Compagnie nationale, elles informent sur des coups de cœur et les offres spéciale et

    promotionnelles. à chaque édition, une destination est mise en avant. Entièrement interactives et personnalisables, les newsletters ont été pensées pour le confort de lecture des internautes.

    Inscription aux newsletters sur www.airmadagascar.com

    Votre magazine de bord est disponible en téléchargement sur le

    site d’Air Madagascar

    sTAy TuNed oNliNeTo not miss any Air Madagascar events or promotional offers, all you have to do is sign up to the national company’s newsletter. Since the month of August, the web surfers can be informed about Air Madagascar’s updates through its informational electronic letters. Regularly published by the national Company, they inform about the crushes and special and promotional offers. In each edition, a destination is highlighted. Fully interactive and customizable, the newsletters have been thought through for the reading comfort of the web surfers. Subscribe to the newsletter on www.airmadagascar.com your in-flight magazine is available for download on Air Madagascar’s website

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  • 12 13Une édition de

    passionné du cielSky ENTHUSiAST

    Le destin a fait que Tatiana Andrianary et Ndimby Colombo Rahanetra se croisent dans un environnement assez par-ticulier. Avant d’être membres du Personnel Navigant Commercial (PNC), ils sont d’abord mari et femme. « Je travaillais dans une agence de voyages auparavant, quand une opportunité pour devenir hôtesse de l’air s’est pré-sentée à moi en 1999. Je l’ai saisie », explique Tatiana, deve-nue entretemps, en 2010, chef de cabine principale. Pour son mari, le chemin a été moins évident. « à la base, c’était vrai-ment le métier de pilote qui m’intéressait. Toutefois, les aléas du cursus ont fait que je n’ai pas pu suivre cette voie. Une autre occasion d’intégrer le secteur aérien est apparue. Je me suis inscrit au concours pour devenir steward. La pre-mière fois, j’ai échoué. Mais j’ai réussi à la seconde tentative», explique-t-il. Cette pugnacité est un carac-tère intrinsèque que chaque hôtesse ou steward doit avoir. En effet, le PNC est en pre-

    mière ligne devant les passagers et l’équipe navigant. « Il faut avoir une grande capacité d’écoute et surtout savoir garder le sourire », glisse Tatiana Andrianary. Le PNC reçoit des for-mations pointues dans divers domaines dont le secourisme. Il arrive qu’il doive faire face à des problèmes singuliers. « L’on doit avoir l’esprit curieux, s’intéresser à de nombreux

    domaines car nous sommes amenés à discuter avec plu-sieurs personnes », explique Colombo. En étant tous les deux PNC, ils sont constamment en voyage. « Néanmoins, avec les nou-velles technologies, il est main-tenant possible de maintenir un contact régulier, n’importe où sur le globe », renchérit-t-il. Aujourd’hui, le métier de steward et d’hôtesse de l’air fait toujours rêver pour les voyages et les découvertes qu’il sous-entend. Au sein de la compagnie nationale, ils sont une centaine aux petits soins pour les passa-gers. Au-delà d’un métier, deve-nir un PNC est véritablement une vocation.

    Fate made Tatiana Andrianary and Ndimby Colombo Rahanetra meet in a rather special environment. Prior to be cabin crew (PNC), they are husband and wife first. “I worked in a travel agency before, when an opportunity to become an air hostess appeared to me in 1999. I grasped it”, Tatiana said; in the meantime she became a senior cabin crew in 2010. For her husband, the path has not been easier. “Basically, it was really the pilot profession that interested me. However, I was not able to go on this way because of the haz-ards of the course of study. Another opportunity to integrate the aviation sector appeared. I entered for a competition to become a steward. The first time, I failed. But I succeeded on the second attempt “, he says.This fighting spirit is an intrinsic character that every air hostess or steward must have. Indeed, the PNC is in the front line with passen-

    gers and the flight crew. “You must possess a great ability of listening and especially know to keep smiling,” Tatiana Andrianary says. The PNC receive specialized training in various fields including first aid. Sometimes they face singular problems. “It’s necessary to have an inquiring mind, an interest in many areas as we have to discuss with many people,” Colombo says.Being both PNC, they are constantly traveling. “However, with new technology, it’s now possible to maintain regular contact, anywhere on the globe,” Colombo adds.Today, the steward and air hostess job is still a matter of dream. Within the national company, they are about a hun-dred fussing over the passengers. For Tatiana and Colombo, the future will be part of the airline industry.This is certainly a nature for them.

    We are steWardess and steWard

    NOUS SOMMES hôTESSE DE L’AIR ET STEwARD· Tatiana et Ndimby Colombo Rahanetra ·

    On raconte que le premier objet volant à avoir évolué à Madagascar fut un ballon, lancé par le Père Finaz devant les yeux ébahis du roi Radama II et de sa cour. Plus sérieusement, les véritables débuts de l’aviation à Madagascar remontent à 1911, une quinzaine d’années après le début de la période coloniale. Dans l’histoire mondiale de l’aéronautique, on se rappellera que la fameuse traversée de la Manche par Louis Blériot à bord d’un Blériot XI ne date à cette époque que deux ans (25 juillet 1909), et les fameux quatre vols effectués par les frères Wright ne remontent qu’à trois années, le 17 décembre 1908. Madagascar a donc participé très tôt à cette formidable aventure qu’est devenue l’aviation.

    Deux appareils Blériot Type XI furent achemi-nés de France par bateau. L’ambition du gouverneur général Albert Picquié était d’utiliser ce nouvel outil qu’était l’avion pour créer un réseau reliant les villes côtières avec les agglomérations des hautes terres de Madagascar. Le 7 juillet 1911, aux mains de Jean Raoul, un admi-nistrateur qui fut envoyé spécialement en France par Picquié pour apprendre à pilo-ter, le premier d’entre eux décolla à 7 heures du matin du haut d’une colline située à Androhibe, près d’Analamahitsy. Cet appareil survola la capitale, faisant selon la Revue de Madagascar « une profonde impression sur la population ». Malheureusement, l’atterrissage fut plutôt mouvementé et l’avion détruit. Le second appareil connut le même sort vingt jours après, les deux ne furent jamais réparés. Les occupants s’en sortirent indemnes, car selon les textes de l’époque, Raoul avait à chacun des deux vols amené avec lui un passager diffèrent.

    Extrait du livre 45 ans de passion aux couleurs malgaches par Erick Rabemananoro

    The Time of pioNeers from 1911 To 1961It is said that the first flying object to have evolved in Madagascar was a balloon, launched by Father Finaz before the astonished eyes of the king Radama II and his court. More seriously, the true beginnings of aviation in Madagascar dates back to 1911, fifteen years after the beginning of the colonial period. In world history of aviation, it will be recalled that the famous crossing of the Channel by Louis Blériot aboard a Bleriot XI only dates at this time from two years (July 25, 1909), and the famous four flights by the Wright brothers go back only three years, December 17 1908. Madagascar has therefore participated early

    to this great adventure that became aviation.

    Two Blériot XI type devices were shipped from France by boat. The Governor General Albert Picquié’s ambition was to use this new tool that was the plane to create a network linking the coastal cities with ma-jor cities in the highlands of Madagascar. July 7, 1911, in the hands of Jean Raoul, a director who was specially sent to France by Picquié to learn to fly, the first among them took off at seven in the morning from the top of

    a hill Androhibe, near Analamahitsy. This device flew over the capital, making according to the Journal of Madagascar “a deep impression on the population”. Unfortunately, the landing was rather hectic and the aircraft was destroyed. The second unit met the same fate twenty days later, the two were never got re-paired. The occupants emerged unscathed, because according to the texts of the time, Raoul had brought with him a different passenger in each flight.

    From the book 45 years of passion in Malagasy colors by Erick Rabemananoro

    LE TEMPS DES PIONNIERS,de 1911 à 1961

    WiNGS ANd MEN… THE HiSTOry Of AViATiON iN MAdAGASCAr

    des ailes et des hommes...l’histoire de l’aviation à madagascar

    Air Madagascar

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    Mix POP rOCk rN'B SOUl

    I feel like a womanGreased lightninSunday bloody sundayKeep the faithI can stand itLady writerMore than a feelingHold the lineWatching the word go byI m still standingAvec toiJust can t get enoughM en allerWright fight to winThe scriptAs long as you love meVa voomWati houseSexual healingI knew you were troubleLet s stay togetherAngelWhat a wonderfull worldTwice the love Lady loveSame ole looveBaby come to meTake with me the memorySuperwomanHeaven Knows

    VAriéTéSMAlAGASyHavaoziko ny enyTiako ianaoLalanayInona no ataoGasySamy mandefitraNefa ianaoIzahay tsy milaMangala droiteVacances de MadaAkore abeJangobo Toliara miisaTeako teakoMangenakeKilavakyFa gegeMafana toy androanyTsondembokeTsy himpoly

    kAlON'Ny fAHiNy

    ClASSiCAl ANd jAzz

    Burcarole CappiccioFantasie pour flute et pianoGeminus guitar duo sonta xiiJoie du chant des etoilesLa flute de pan-chanson de…Larghetto en si bemol…Scherzo, allegro leggierissimoLes adieuxVariations sur la folieDiaso amaray Forever in loveThe sicilian clanRazafindrahetyTubular bellsLosing sleepTheme from summer placeEinsamer hirteSentinelAfindrafindraoMazava AntsinananaEast of the sunFingerleroWalkinHead to head...Trio jazzN fan motPlease don t stopLady sings the bluesTriste

    VAriETiES COMPilATiON

    CHiNESE VAriETiES

    Pour écouter de la musique | listening musicSélectionner la musique de votre choix dans le menu dédié.Utiliser les boutons CHANNEL et de la télécommande durant votre écoute.

    suivant | next reprendre le morceau | repeat [x2] morceau précedent | previous

    musIqueMusic

    à tout moment, vous pouvez afficher la barre de contrôle sur votre écran pour régler la luminosité et le volume en appuyant sur la touche MENU soit de la télécommande, soit sur le bas de l’écran.

    Les écrans en Classe Vanille et Classe Ylang sont tactilesEn classe Baobab, seuls les écrans déployables du 1er rang sont tactiles du fait de la distance de confort entre le siège et l’écran

    The butterfly loversMusic from guanglingNight mooring at the autumn…Ao aiHigh mountains and running…Moaning in sicknessAncient chinese music Yang…Song of the burial of flowersNight rain struck the banana…Night on the GrasslandTelling stories of ghostsWild dance of the golden snakeSpring river on moonlit nightFishman s song on a dusky…Dream of the red chamberToll of the monasteryAutumn moon on a placid lake

    The moon over a fountainThe autumn moon over the han…Ambush on all sidesThe fernleaf hedge bamboo…Song at the frontierAsking for her handsLament of Zhao JunThe fernleaf hedge bamboo…Hazy moon and hazy birdDeep affectionBy the butterflyspringLove song in the bamboo…Whether you knowThe affectionate bawuShepherd melodyMidu folk songCrescent

    Passion on beauty rather than…Night on the grasslandSouth of the rosy cloudsSomewhere far awayAwa people s new songEmbroidering a pouchDeep in bamboo mountainMeet a aobaoSong of fishing lightThree variations on plum…Dance of Yao nationality

    Ny foko vao nitiaDadako izayTositosy hantahantaVeloma ry arivoFikasanaFitiavako ianaoMatoaSangodim-panina

    Lay tananaToa mila hanimboloFampitaha Tora-pasikaIzaho valihaEo ambony ankalakelikoNy zanakoMazana ny tsara

    Ny ritsoky ny sodinaMamy ny modyGasikara (2013)Injay lay feoInjay lay mozika

    Your honestyStand by my womanDo you really want to hurt meIn this worldPretty babyLive togetherThe vision Carol's songStay on these roadsCountry girlJe ne peux pas t'oublierLa plage aux romantiquesQuelque chose de tenesseeSixteen candlesDiana

    Il te suffisait que je taimeTake it easyLes feuilles mortesUma moca chorravaKalimba de lunaLà-basLa féeUne vraie démocratieMa vie au soleilMegamix image goldC'est la vieEt alorsChéri doudouJsmfLa Martiniquaise

    GATSBy lE MAGNifiQUEAu printemps 1922, époque propice au relâchement des moeurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool... Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby...

    THE GrEAT GATSByWould-be writer Nick Carraway leaves the Midwest and comes to New York City in the spring of 1922, an era of loosening morals, glittering jazz and bootleg kings. Chasing his own American Dream, Nick lands next door to a mysterious, party-giving millionaire, Jay Gatsby...Drame | drama

    divertissementENTErTAiNMENT

    fIlmsMovies

    MAN Of STEElUn petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.

    MAN Of STEElA young boy learns that he has extraordinary powers and is not of this Earth. As a young man, he journeys to discover where he came from and what he was sent here to do. But the hero in him must emerge if he is to save the world from annihilation and become the symbol of hope for all mankind.

    Action

    ... ET AUSSi | ... and

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    Sélections à bord

  • 16 17Une édition de

    Panorama

    sAVA bien, MERCI !Ici, l’air embaume la vanille et d’autres épices

    enivrantes à longueur d’année. Le vertde la végétation se marie d’une manière délicate

    avec le bleu de la mer et l’azur du ciel. SAVA,la côte de la vanille, l’un des poumons

    économiques de la Grande île.

    TEXTES ET PHOTOS Matthieu Lougarre

    ur la côte Est de l’île de Madagascar se trouve la SAVA, région incontournable et merveilleuse. SAVA est l’acronyme de Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa. Les villes de Sambava et d’Antalaha, situées sur la côte ainsi qu’Andapa, retranchée dans les hauteurs, délimitent le « Triangle Vert ».

    spectacle uniqueCette appellation a été donnée à la SAVA pour son climat chaud et humide et sa végétation luxuriante. Vohémar constitue son ouverture vers le Nord, où la sécheresse façonne les paysages. Enclavée entre l’océan Indien à l’Est et les montagnes constituant les parcs nationaux de Marojejy à l’Ouest et de Masoala au Sud, la SAVA reste une zone difficilement accessible et peu fréquentée. Elle ne doit son ouverture qu’aux liaisons aériennes salvatrices de la compagnie nationale et qu’à une piste qui s’apparente mieux à un parcours de Camel trophy qu’à une Route nationale. Pour les aventuriers, c’est une route qui promet monts et merveilles.Paradoxalement, une belle route de montagne de 110 km relie Andapa, à Sambava à travers les forêts de Marojejy et le tracé de la rivière Lokoho. Le parc national du Marojejy fut qualifié de « merveille de la nature » par Henri Humbert, éminent botaniste du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Celui de Masoala, de par la rencontre de la mer et de la forêt, constitue pour sa part une prouesse naturelle, dont le spectacle offert par la symbiose de ces deux éléments laisse incrédule. La SAVA abrite une biodiversité incroyable, autant floristique que faunistique, qui transporte le voyageur au gré de découvertes multiples : des reptiles et des amphibiens surprenants, une trentaine d’espèces différentes de palmiers, une douzaine d’espèces de lémuriens dont le propithèque soyeux et le maki vari roux, spécimens magnifiques et introuvables ailleurs. La zone littorale alterne le charme de longues plages bordées de lagons, et l’océan sauvage, sans barrière, où les flots laissent libre cours à leur énergie, offrant un spectacle unique, toujours différent. Les fonds sous-marins nous entrainent dans les labyrinthes de coraux où les bancs de poissons multicolores feraient presque oublier au nageur qu’il existe un monde terrestre.

    la capitale de la vanilleRetour sur la terre ferme. Le climat est propice à la culture de la vanille, épice typique de l’endroit, fort appréciée à travers le monde. Antalaha est considérée, à juste raison, comme la capitale de la vanille, dont elle assure à elle seule près des deux-tiers de la production mondiale. La localité est mondialement connue pour sa production de qualité qui enchante les papilles par un arôme délicat et véritable. Pour mieux apprécier et comprendre cette production qualitative, un circuit spécial « Vanille » est opérationnel depuis l’année dernière. L’agence de voyage réceptive Soaland Discovery en est le responsable. Le poivre, le girofle et le cacao, y sont également cultivés, ce qui confère à la SAVA une activité agricole importante contribuant fortement à son développement et à sa richesse. Richesse, certes matérielle, mais également culturelle de par un fort mélange ethnique dont résulte un grand métissage. La vie y est douce, plus simple dans les rapports humains, et très agréable en terme de qualité. La gentillesse de la population et l’isolement

    S

    ...

  • 18 19Une édition de

    Nous souhaitons que le tourisme profite pleinement aux rive-

    rains de ces lieux. L’isolement permet, pour l’instant, de gar-

    der encore cette authenticité, cela ne veut pas dire

    que nous n’aspirons pas à l’ouverture.

    quels sont les projets à moyen terme et à long terme de la destination sava ?

    Notre première perspective est de

    continuer à sensibiliser les opérateurs

    touristiques à être à jour au niveau

    de leur vignette touristique, fonds

    vital pour le bon fonctionnement de

    l’Office régional du Tourisme. Dans

    le même ordre d’importance, nous

    développerons de nouveaux circuits.

    Nous souhaitons accélérer le dévelop-

    pement entrevu depuis 2013. En effet, la

    SAVA entre dans le planning de plus en plus

    d’agences de voyages. Ce qui est un excellent

    début. Cela implique que nous devons accroître le nombre

    de guides autant locaux que régionaux.

    Panorama3 questions à...

    La vanille est une orchidée avant tout.Le procédé de fécondation artificielle utilisé est toujours le même que celui

    découvert par Edmond Albius.Vanilla is an orchid above all.

    The artificial fertilization methodused is always the same as that

    found by Edmond Albius

    bruno lee sio tsionPrésident du Conseil d’Administration de l’Office Régional du Tourisme de SAVA

    PROPOS RECUEILLIS PAR Raoto Andriamanambe

    la sava a décidé d’emboîter le pas à d’autres destinations en lançant son label tourisme durable. qu’est-ce qui a poussé les opérateurs à prendre cette décision ?De par sa nature généreuse, l’écosystème de

    la SAVA est très riche. Les quatre districts

    qui la composent, ont chacun leurs spéci-

    ficités. Ainsi, nous avons décidé de nous

    imposer un label tourisme durable

    pour sauvegarder cette richesse et

    pour développer un tourisme plus res-

    ponsable et plus soucieux de l’avenir.

    néanmoins, cette potentialité est quelque peu éclipsée par un isolement chronique…C’est vrai certes, mais cette situation

    nous permet de nous développer petit à

    petit. Nous ne subissons pas l’influence d’un

    tourisme de masse qui peut être très néfaste à l’en-

    vironnement. La SAVA recense des lieux de grandes valeurs

    comme le Parc national de Masoala ou celui de Marojejy.

    qui la protège fait de cette région un endroit où l’on se sent apaisé, gagné par la tranquillité ambiante. Les affres du stress et l’impatience inhérente à notre mode de vie coutumier n’y ont plus de prise. On y découvre un art de vivre authentique et sain, où les hommes plus proches de la nature réussissent à la côtoyer en toute harmonie.

    sAVA, ThANk you!here, the air is heavy with vanilla and other heady spices all year long. the green vegetation harmonizes with the blue of the sea and the azure of the sky in a delicate way. sava, the coast of vanilla, one of the sources of revenue of the big Island.

    The SAVA, a must and wonderful area, is situated on the East coast of the island of Madagascar. SAVA stands for Sambava, Antalaha, Vohémar and Andapa. The towns of Sambava and Antalaha, located on the coast and also Andapa entrenched in the hills delimit the “Green Triangle”.

    unique show. This name was given to the SAVA for its hot and humid climate and its lush vegetation. Vohémar represents its opening to the North, where drought is shaping the land-scape. Enclosed between the Indian Ocean on the East and mountains forming the national parks of Marojejy on the West and those of Masoala to the South, SAVA remains a not easily accessible and uncrowded area. It owes its opening only to the saving air links of the national company and to a trail that looks like rather a Camel Trophy course than a main road. For adventurers, this is a plot that promises the earth.Paradoxically, a fine mountain road of 110 km connects Sambava to Andapa through forests of Marojejy and the layout of the Lokoho river. Marojejy National Park was described as “wonder of nature” by Henri Humbert, eminent botanist of the Natural History Museum in Paris. The one of Masoala, by the meet-ing of the sea and the forest, for its part represents a natural feat whose spectacle offered by the harmony of these two ele-ments makes feel incredulous.SAVA has an incredible biodiversity, both flora as fauna, which carries the traveler at the mercy of multiple discoveries: rep-tiles and surprising amphibians, thirty different species of palm trees, a dozen lemur species as silky sifaka and maki vari roux, beautiful and not found elsewhere specimens. The coastal area alternates the charm of long beaches bordered with lagoons, and the wild ocean, free of barrier, where the waves let free rein to their energy, providing a unique show, always different. The underwater deeps lead us in the labyrinths of coral where the colorful fish schools could almost make the swimmer forget that there is an earthly world.

    the capital of vanilla. Return on dry land. The climate is favourable to the cultivation of vanilla, local typical spice, very much appreciated throughout the world. Antalaha is regarded, with good reason, as the capital of vanilla, which it alone produces nearly 2/3 of the world production. The

    locality is known worldwide for its production of quality that delights the palate with a delicate and genuine flavour. To better appreciate and understand this qualitative production, a special circuit “Vanilla” is operational since last year thanks to the incom-ing travel agency Soaland Discovery. Pepper, clove and cocoa are also cultivated there, which gives the SAVA an important agricultural activity contributing significantly to its development and its wealth. Wealth, certainly material, but also cultural by a strong ethnic mixing from which a large crossbreeding comes out. Life is sweet there, simple in human relationships, and very nice in terms of quality. The kindness of the population and isolation that protects it makes the area a place where you feel soothed, conquered by the ambient tranquility. Stress horrors and the impa-tience inherent in our usual way of life lose their grip there. We discover an authentic and healthy lifestyle, where men closer to nature manage to be together in complete harmony.

    3 questions for... bruno lee sio Tsion, chairman of the board of sava regional tourist office

    sava has decided to follow suit other destinations by launching its label long-lasting tourism. What has led operators to make this decision?Due to its wealthy nature, the ecosystem of the SAVA is very rich. Each of the four districts that composed it has its own spe-cificities. Thus, we decided to impose ourselves a label long-lasting tourism to preserve this wealth and to develop a more responsible and more concerned with the future tourism.however, this potential is somewhat put in the shade by chro-nic isolation ...It is true of course, but this position allows us to grow gradually. We do not suffer from the influence of mass tourism that can be very harmful to the environment. SAVA identifies places of

    great values such as the national park of Masoala and the one of Marojejy. We hope that tourism will be fully of benefit to the people who live in these places. The isolation allows, for now, to still keep that authenticity, that does not mean we do not aspire to opening.what are the medium-term and long-term projects of the sAVA destination?Our first perspective is to continue to raise awareness among tourism operators to be up to date about their tourist tax, vital funds for the proper working of the Regional Tourism Office. In the same order of importance, we will develop new circuits. We wish to accelerate the development foreseen since 2013. In actual fact, the SAVA is getting involved in the planning of more and more travel agencies. This is an excellent start. This implies that we need to increase the number of both local and regional guides.

    « Antalaha, une société à reconstruire »Eddie Fernand, un citoyen malgache résidant en France, a publié le 18 décembre dernier un ouvrage sur Madagascar. Il s’agit d’un essai politique, une manière pour lui d’interpeller et de secouer la conscience de ses concitoyens. Diplômé de l’Université de Tamatave et de Grenoble, cet économiste œuvrant dans une société privée entend démontrer dans cet ouvrage, ce qui ne va pas certes, mais indiquer également le rôle que la politique doit jouer dans l’organisation d’une société. Eddie Fernand a focalisé son livre sur Antalaha, sa ville d’origine.

    To go further | “Antalaha, a society to be put to rights”Eddie Fernand, a Malagasy citizen living in France, published a book on Madagascar last December 18th. It is a political essay, a way for him to call out and shake his fellow citizens’ conscience. A graduate of the University of Tamatave and Grenoble, this economist working in a private company intends to prove in this book, not only what is wrong but also indicate the role that politics should play in the organization of a society. Eddie Fernand focused his book on Antalaha, his home town.

    Pour aller plus loin

    ...

  • 20 21Une édition de

    2.

    SAVA

    LE SOuffLE DE POSéIDONL’océan offre, en fonction des endroits et des saisons, des tableaux forts différents, empreints d’une beauté sauvage et authentique. Abrité par endroit par les lagons, il se montre ailleurs sous son aspect le plus énergique. Son importance est capitale : il représente une véritable corne d’abondance et régale généreusement les hommes. Les passionnés de glisse apprécieront ses vagues permettant aux amateurs comme aux aguerris d’expérimenter des sensations uniques.

    poseidon breath. According to places and seasons, the ocean offers very different paintings marked with a wild and authentic beauty. Shaded in places by the lagoons, it shows itself in its most energetic appearance elsewhere. It is of capital importance: it is a real horn of plenty which regales men generously. Sliding sports fans will appreciate its waves allowing amateurs as well as trained to experience unique sensations.

    DIVAGATION fLORALELa latitude est propice au développement d’une forêt dense et tropicale. Le climat de l’endroit favorise l’épanouissement de multiples fougères, de lianes imposantes et d’arbres majestueux dont les troncs noueux forment des œuvres abstraites à l’étrange beauté. Immergé dans une verdure intense aux couleurs chatoyantes, on se sent devenir aventurier découvrant de nouveaux territoires vierges, où l’homme semble n’avoir jamais pénétré. Et ce, pour le plus grand bonheur des amoureux de la nature.

    floral divagation. The latitude is favourable to the development of a dense rainforest. The climate of the place is in favour of the blooming of many ferns, imposing creepers and majestic trees whose gnarled trunks mould abstract works with strange beauty. Immersed in an intense green with shimmering colors, you feel like an adventurer discovering new virgin terri-tories which seem that they have never been penetrated by man. And so for the greatest delight of nature lovers.

    en 5 fragrancesSava in 5 fragrances

    1.

    DéLICES PARfuMéSLe Saoaba constitue un plat typique de la SAVA, accommodé de façon sucré ou salé en fonction de la préférence du cuisinier. Il est généralement fait à base de manioc bien que l’on puisse utiliser du fruit à pain, de la patate douce ou encore des bananes. à cela, on mélange du lait de coco, du sucre, un peu de sel et de la vanille pour le Saoaba sucré. Nos papilles retrouveront les saveurs de la région dans cette spécialité locale qui prolonge le voyage au cœur de la SAVA.

    sweet-tasting delights. The Saoaba is a typical dish of the SAVA, pre-pared with sugar or seasoned with salt, depending on the preference of the cook. It is usually made from cassava although breadfruit, sweet potatoes or bananas also could be used. Coconut milk, sugar, a little salt and vanilla are added and mixed to prepare sweet Saoaba. Our taste buds will find the flavors of the region in this local specialty which makes the journey extending to the heart of the SAVA.

    LA DANSE DES éPICESMalgré la présence de diverses épices, la vanille en reste la figure de proue : son implantation remonte aux temps de la

    colonisation. Le savoir-faire lié à sa culture fut amélioré et préservé au fil des générations, nous permettant aujourd’hui de déguster une vanille savoureuse et naturelle, exportée aux quatre coins du monde. Le cacao, marché nouveau et florissant

    depuis cinq ans, représente peut-être une nouvelle richesse pour cette région décidément pleine de surprises.

    the spices dance. Despite the presence of various spices, vanilla remains the figurehead of them: its presence goes back to colonial times. The know-how related to its culture was improved and preserved over generations, allowing us today to enjoy a tasty and natural vanilla, exported all over the world. Cocoa, new and growing market for five years, could be a new wealth for this region

    really full of surprises.

    © T

    oky

    Raja

    ona

    5.

    4.

    3. uNE PEuPLADE ARC-EN-CIELLa SAVA est un carrefour regroupant trois ethnies différentes depuis des temps immémoriaux. La côte Est abrite les Betsimisaraka, l’Ouest accueille les Tsimihety tandis que l’on retrouve les Sakalava au Nord. Durant la colonisation, des gens venus de toutes les régions vinrent travailler dans les champs de vanille et s’installèrent. Ce territoire représente un exemple surprenant de l’art de vivre ensemble, d’un métissage culturel et ethnique qui Le singularise du reste de l’île.

    a rainbow smala. SAVA is a junction gathering three different eth-nic groups from time immemorial. The East coast is the home of the Betsimisaraka, the West welcomes the Tsimihety while the Sakalava are found on the North. During the colonization, people from all regions came to work in the vanilla fields and settled down. This territory repre-sents an amazing example of how to enjoy life together, a cultural and ethnic crossbreeding that set it apart from the rest of the island.

    Panorama

    PHOTOS Matthieu Lougarre

  • 22 23Une édition de

    sAMbAtrA,la renaissance septennaledes Antambahoaka

    Mahery ny anay é ! Nos hommes sont valeureux »...Oui, il en a fallu de la vaillance et du courage pour vaincre les houles, parfois tumultueuses, de l’océan Indien, qui sépare l’Arabie Saoudite à la Grande île. Au XIIe ou XIIIe siècle, le prince Raminia aurait accosté à Iharagna, l’actuelle ville de Vohémar, située dans le Nord-est de Madagascar. Il ne quittera plus la Grande île. peuple antambahoaka Le navire du prince légendaire de La Mecque voguera par la suite vers l’Est, où il se fixera – avec ses compagnons – au Nord de Mananjary à l’embouchure de la Fanantara. Ses descendants s’installeront peu à peu dans le Sud-est. Au Nord, aux bords de la rivière Namorona, au Sud, sur les rives de l’océan Indien, à l’Est, aux environs d’Arombarolamba et à Manakana, dans l’Ouest. Les festivités septennales Sambatra commémorent ce voyage historique.Les Ampanjaka – les souverains locaux – sont au cœur des célébrations. En plus d’être la manifestation de leurs pouvoirs monarchiques, le Sambatra est un retour aux sources pour le peuple antambahoaka dispersé aux quatre coins de l’île et du monde. C’est également un symbole de la réconciliation et une manière de transmettre les coutumes à la nouvelle génération ainsi que le patrimoine que représente son histoire.

    semaine sainteLe long du mois de célébration, Mananjary ferme les portes de son quotidien et ouvre le portail des rituels. En 2014, le Sambatra a été célébré du vendredi 3 octobre au samedi 1er novembre. Tout le monde se mobilise ! Toutes les activités tournent au ralenti et la préparation bat son plein. Aucun détail n’est laissé au hasard pour que les cérémonies se déroulent sous les meilleurs auspices. Durant les trois premières semaines, Zanahary, Dieu le créateur, et les Razana, les ancêtres, sont sollicités par des « antsa » (chants sacrés) et sous le son des « antsiva », des conques traversières. Cette pratique permet de chasser le mal pour se purifier. Ici, des femmes qui chantent et là des hommes marchent au rythme du « hazolahy », le tambour sacré. Durant la quatrième semaine – dite « semaine sainte » – le Sambatra prend toute sa solennité. Chaque jour est significatif. Le respect des traditions se fait religieusement, chaque détail

    ANTAmbAhoAkA seVeN-yeAr reNAissANce mananjary, the ancient Indian ocean pearl. the dust flies. Incantations fuse. Women sing, the “betsabetsa” pours out. sambatra, an unchanging tradition for the antambahoaka people for many centuries unfairly reduced to col-lective circumcision.

    “Mahery ny anay é! Our men are brave”... Yes, it took bravery and courage to defeat the Indian Ocean waves sometimes tumultuous, Indian Ocean, between Saudi Arabia and the Great Island. In the twelfth or thirteenth century, Prince Raminia would have docked at Iharagna, the present city of Vohémar, located in the Northeast of Madagascar. He never left the Big Island.

    antambahoaka people. Then the ship of the legendary prince of Mecca will sail towards the East, where he will set - with his companions – in the North of Mananjary at the mouth of the Fanantara. His descendants will settle in the Southeast gradu-ally. In the North, on the sides of the Namorona River, in the South, on the shores of the Indian Ocean, near Arombarolamba in the East and in Manakana in the West. The Sambatra septennial festivities commemorate this historic journey.The Ampanjaka – the local sovereigns – are in the heart of the celebrations. In addition to the expression of their monarchical powers, the Sambatra means going back to their roots for the people Antambahoaka scattered in the four cor-ners of the island and of the earth. It is also reconciliation and a way to pass down to the new generation the customs and the heritage represented by its history.

    holy Week. During the celebration month, Mananjary closes the doors of its daily life and opens the gate of the celebration. In 2014, the Sambatra was cele-brated on friday, 3rd of October to Saturday, 1st of November. Everyone is mobi-lized! All activities are just ticking over and the preparation is in full swing. No detail is left to chance so that the ceremonies take place the most auspiciously.During the first three weeks, Zanahary, God the Creator, and the razana, the

    TEXTE Vola Razafindramiadana & Raoto Andriamanambe · PHOTOS henintsoa Rafalia

    Authentique

    Mananjary, l’ancienne Perle de l’océan Indien. La poussière s’envole. Les incantations fusent. Les femmes chantent, le « betsabetsa » coule à flot. Sambatra, une tradition immuable pour le peuple antambahoaka depuis de nombreux siècles, injustement réduite à la circoncision collective.

    «

    ...

  • 24 25Une édition de

    Authentique

    compte. Du lundi au vendredi, hommes et femmes, parents des « lahianaka » (celui qui a un enfant de sexe masculin), exécutent des rituels précis.

    point culminant Durant une semaine, les rites vont se succéder. Si aujourd’hui la femme œuvre dans le tissage de la natte dans la coutume du « mambely rambo », le surlendemain, les hommes s’activent à la sculpture des trois colombes sculptées et à l’installation des « lohatrano » à l’aide de « babogna ». Les femmes tresseront les joncs pour en faire des chapeaux et des nattes. S’en suivra une joute contre un ennemi invisible. Tous les obstacles qui peuvent provoquer un malheur à l’encontre des enfants sont à combattre.Les mères, cheveux tressés et vêtements traditionnels, confectionnent les tenues rouges des garçonnets et les nattes. Les jeunes vont puiser l’eau « l’eau qui remonte » à un confluent de rivière, qui servira plutôt qu’à laver la plaie des circoncis à les protéger contre les méchancetés des animaux ou des forces invisibles.Le vendredi de la semaine sainte est le point culminant du Sambatra. La foule se pare d’habits aux couleurs chaudes et se rue vers la « vinany » sacrée (l’embouchure) après le sacrifice des zébus « mazava loha ». De retour au village, l’objet principal du Sambatra se réalise enfin : la circoncision collective des « zazalahy » pour en faire des « Zafiraminia », de vrais hommes Antambahoaka. Comme le prince qui a affronté les houles et les flots de l’océan Indien, il y a 800 ans.

    ancestors are solicited by “antsa” (sacred songs) and to the sound of “antsiva”, transverse conchs. This practice helps get rid of evil in order to become pure. Here, women who sing and there men walking at the beat of the “Hazolahy” the sacred drum. During the fourth week - called “Holy Week” - the Sambatra is getting entirely solemn. Every day is significant. Tradition is respected religiously, every detail counts. From monday to friday, men and women, parents of “lahianaka” (those who have male child) perform precise rituals.

    culmination. During a week, the rites will follow each other. If today the woman works in weaving mat according to the custom of “mambely rambo”, two days later, the men are busy about carv-ing three doves and installing some “lohatrano” using “babogna”. Women will plait the reeds to make hats and mats. A battle against an invisible enemy will follow. Obstacles that may bring misfortunes to children should be fought.Mothers, wearing plaited hair and traditional clothes, make mats and red outfits for boys. Young people are going to draw water “water that goes back up” at a confluence of a river, that will serve to protect the circumcised against the wickedness of animals or invisible forces rather than wash their wound.Friday of the holy week is the sambatra culmination .Crowds of people adorn itselves with warm colored clothes and they rush towards the sacred “vinany” (the mouth) after the sacrifice of the zebu “mazava loha”. Back in the village, the main purpose of the Sambatra finally comes true: the collective circumcision of the “zazalahy” to make them “Zafiraminia” or real Atambahoaka men. Like the prince who braved the swells and the waves of the Indian Ocean, 800 years ago

    ci-contreL’Ampanjaka, le souverain, à un rôle central dans le « Sambatra ».

    Il est le gardien des rites et de la mémoireshown against

    The ampanjaka, the sovereign, has a central role in the Sambatra. He is the rites and memory guardian

    ci-dessousLa nature est omniprésente lors des rites. Les arbres revêtent une valeur particulière

    belowNature is omnipresent at rites. The trees are of particular value.

    en hautà travers une lutte contre un ennemi invisible, les jeunes

    combattent tous les obstacles qui peuvent amener les malheurs des enfants

    on top Through a battle against an invisible enemy, youth fight all

    obstacles that may bring misfortunes to children

    ci-dessusLa couleur rouge, celle de la royauté, prédomine durant

    le mois de célébration. Les couleurs sombres sont « fady » ou tabous pendant la durée de toutes les festivités

    above The color red, which one of royalty, predominates during

    the month of celebration. Dark colors are “Fady” or taboos during all the festivities

    ci-contreLa circoncision est l’acmé des rituels lors du « Sambatra »

    shown againstCircumcision is the culmination of the celebrations

    at the “sambatra”

    ...

  • 26 27Une édition de

    U

    Lifestyle Avant-goût

    n buffet à la fois monumental et artistique qui se décline autour du thème de la Grande île. Des éléments rappelant l’Ile Rouge servent une composition raffinée à l’européenne. Le challenge relevé par la « team Madagascar » a été à la hauteur du prestige de l’International Catering Cup. Cette compétition est juste derrière le Bocuse d’or, le plus réputé au niveau international.

    Voyage créatifLa préparation de Chef Herilalaina Ravelomanana a été semblable à celle d’un athlète de haut niveau. Un entraînement de quatre mois qui a abouti à un résultat fructueux. « Notre qualification était une suite logique de ma participation à plusieurs concours internationaux, nous révèle-t-il. De nombreux Chefs français ont proposé que je m’inscrive à l’International Catering Cup en 2013. Je l’ai fait et en août 2014, j’ai été sélectionné ». Ce fut le début d’une aventure autant humaine que gastronomique. Herilalaina Ravelomanana a sélectionné des Chefs pour l’épauler dans sa quête.Sur le plan culinaire, dans le cadre du concours, tous les ingrédients sont imposés. Néanmoins, Chef Lalaina et son équipe ont voulu insuffler une touche malgache. « J’ai

    commencé à dessiner mon buffet en mettant en valeur quelques plantes ou animaux de Madagascar en guise de présentoirs pour les créations. Nous avons interprété le buffet selon notre pays », indique-t-il fièrement.

    histoire gastronomiqueMalgré le relatif manque de temps de préparation, l’équipe malgache a impressionné le jury composé de Joël Mauvigney, Fréderic Anton et Christophe Tourneux. L’International Catering Cup a été un formidable tremplin pour présenter le savoir-faire culinaire malgache. « Nous avons beaucoup d’histoire gastronomique, sans parler toutes les spécialités des régions, défend Chef Lalaina. Le problème est que l’on n’a plus le temps de cuisiner. Les jeunes ne connaissent plus la vraie gastronomie malgache. Rares sont les restaurants qui le font encore sur la base traditionnelle ».Cette victoire à l’International Catering Cup n’a pas pour autant rassasié Chef Lalaina qui aspire à passer à l’étape suivante. « On me sollicite déjà pour m’inscrire au Bocuse d’Or 2017. Je ne sais pas encore, il faut au moins un an et demi de préparation ». Ce qui est sûr, c’est que la Grande île présentera une équipe à l’International Catering Cup en 2017. Une manière de transmettre le témoin.

    The liTTle dishes iN The big oNesthey pulled up at the top the white- red- green flag through gastronomy. herilalaina ravelomanana, stephanie andriamampandry and rocco andriamiarisatrana have won the title of the best buffet at the International catering cup under the eye of star chefs.

    A both monumental and artistic buffet revolving around the theme of the Big Island. Elements recalling the Red Island offer refined composi-tion of the European. The challenge accepted by the “team Madagascar” was equal to the International Catering Cup prestige. This com-petition is just behind the internationally best known Bocuse d’Or.

    creative journey. A preparation similar to that of a very high standard athlete. A four-month training leading to a successful outcome. “Our qualification was a logical consequence of my participation in several international competitions, Chef Herilalaina Ravelomanana reveals to us. Many French chefs have proposed me to enroll for the International Catering Cup in 2013. I did it and I was selected on August 2014.” This was the beginning of a human and gastronomic adventure. The Chef has selected heads to support him in his quest.On culinary level, during the competition, all the ingredients are imposed. Nevertheless, Chef Lalaina and his team wanted to breathe a Malagasy style. “I started drawing my buffet showing to advantage some plants or animals of Madagascar as a display unit for the creations.

    LES PETITS PLATS dAns les grAnds

    INTERNATIONAL CATERING CUP

    Ils ont hIssé très haut le drapeau vert-blanc-rouge à travers la gastronomIe. herIlalaIna ravelomanana, stéphanIe andrIamampandry et rocco andrIamIarIsatrana ont décroché le tItre de meIlleur buffet durant l’InternatIonal caterIng cup à lyon sous le regard de chefs étoIlés.

    TEXTE Raoto Andriamanambe · PHOTOS Bakovelo Randrianomanana Ramaromanda

    We interpreted the buffet according to our coun-try”, he proudly says.

    gastronomic story. Despite the relative lack of preparation time, the Malagasy team impressed the jury composed of Joel Mauvigney, Frederic Anton and Christophe Tourneux. The International Catering Cup has been a great springboard to introduce the culinary skills of Madagascar. “We have a lot of gastronomic story, not to mention all the regions specialties, Chef Lalaina defends. The problem is that we have no longer the time to cook. Young people no longer know the true Malagasy cuisine. Rare are the restaurants that still do it with the traditional base”. This victory at the International Catering Cup has not been far enough for Chef Lalaina who aspires to go to the next step. “I am already requested to enroll for the Bocuse d’Or 2017. I do not know yet, it takes at least 1 year and a half of preparation”. What is certain is that the Big Island will have a team at the International Catering Cup in 2017. One way to pass the baton.

    ci-dessusChef Herilalaina Ravelomanana et son équipe ont mis les bouchées doubles lors de la compétition.

    Ils n’ont eu que quelques mois de préparationabove

    Chef Herilalaina Ravelomanana and his team have been working hard during the competition .

    They just had a few months of preparation

    ci-contreLa Grande île a remporté le titre du

    « meilleur buffet » devant de prestigieux concurrentsshown against

    The Great island won the “Best Buffet” title beforeprestigious competitors

    en bas« Madagascar Team » : de gauche à droite, le

    « coach » Rocco Andriamiarisatrana, Herilalaina Ravelomanana et Stéphanie Andriamampandry

    at the bottom« Madagascar Team » : fron left to right, the

    « coach » Rocco Andriamiarisatrana, Herilalaina Ravelomanana and Stéphanie Andriamampandry

  • 28 29Une édition de

  • 30 31Une édition de

    Portrait

    “... le développementpar le design”

    S

    VINACCIA, grand ponte du design italien,

    a opéré en 1987 un changement majeurdans sa carrière. Quand le designest au service du développement.

    TEXTE Raoto Andriamanambe · PHOTOS Giulio Vinaccia

    es influences en disent long sur sa carrière : Achille

    Castiglioni et Joe Colombo, des designers italiens

    majeurs du XXe siècle. Giulio Vinaccia a derrière lui un

    actif impressionnant, pour cause il a conçu le design

    de produits pour les plus grandes marques italiennes

    comme Brembo, Ferrari, Piaggio ou bien d’autres.

    real world Dans la famille Vinaccia, on est designer de père en

    fils. Moulé dans le cocon de l’art, Giulio Vinaccia est

    fils et petit-fils d’architecte-designer. « Je passais la

    majeure partie de mes vacances d’été dans la ferme

    de mes grands-parents. J’étais un enfant très curieux.

    Mes poches étaient toujours remplies de cordages et

    de vis, car mon frère et moi adorions construire des

    petits jouets et des objets en bois », se remémore-t-il

    tendrement. Ses œuvres ont toujours obéi à un certain

    équilibre et à une beauté à l’italienne. Inspiré par le

    designer austro-américain Victor Papanek, il imposera

    un style particulier. « Sa philosophie du real world m’a

    profondément marqué », nous explique Giulio Vinaccia.

    Ce dernier a donc eu l’étoffe d’un bâtisseur-créateur,

    ces espèces capables de recycler et de tout créer

    à partir des existants ou du néant. « Mon processus

    créatif commence par l’analyse de la situation : que

    peut-on réaliser ? Avec quelle inspiration ? Avec quelles

    matières ? Qui le réalisera et dans quelles conditions ? »,

    partage-t-il. Un questionnement perpétuel qu’il a transmis

    à ses disciples et à ceux qu’il a formés. Ils sont nombreux

    à travers le monde et à travers le social-design.

    Changements réelsLes années 80 représenteront un tournant pour lui. Il va se

    tourner vers le social design. L’artiste s’explique : « Après

    avoir travaillé pour de grandes marques, j’ai pris conscience

    que l’accomplissement personnel est bien plus important

    que le succès économique. J’ai réalisé que mes compétences

    pouvaient réellement aider des personnes. » Ainsi, après avoir

    écumé divers pays comme le Brésil, l’Argentine, la Chine, le

    Pakistan, Haïti ou la Colombie l’artiste a décidé d’appuyer

    l’Organisation des Nations unies pour le développement

    Industriel (ONUDI) en faveur des artisans malgaches.

    « à Madagascar, j’ai découvert une terre de talents,

    s’enthousiasme-t-il. J’ai vu que les artisans malgaches

    avaient une potentialité créatrice incroyable, mais il leur

    manque juste la structuration. Il faut rendre hommage

    également à l’équipe dédiée au projet et à l’appui

    inconditionnel des sponsors comme Air Madagascar ».

    giulio

    ...

  • 32 33Une édition de

    “ ”

    Compasso d’oro Award C’est le changement direct qui s’opère grâce au social

    design qui continue d’inspirer Giulio Vinaccia. « A travers

    les formations inculquées aux artisans et les projets

    entrepris, les changements qui s’opèrent sont palpables »,

    soutient-il. Dans le cas de Madagascar, il a effectué une

    première mission d’évaluation qui a permis de définir la

    marche à suivre pour soutenir la filière. Accompagné de

    son équipe de l’Université Naba Domus - Nuova Accademia

    di Belle Arti de Milan, il a créé les éléments essentiels

    de la collection estampillée « Tsara » (voir article par

    ailleurs). Il a ensuite conduit les formations des artisans

    pour la production des prototypes de la collection.

    Touche à tout, Giulio Vinaccia coordonne également la

    communication autour de l’évènement, mais également celle

    conçue pour la promotion des produits de la collection

    (catalogue, site internet, fiche produits, photos, film, etc.).

    En 2014, son œuvre a été sélectionnée pour le Compasso

    d’Oro Award dans la catégorie Social Design. Une

    reconnaissance naturelle, pour un talent qui l’est autant.

    “desigN cAN help mANy people ecoNomicAlly”big shot of Italian design, giulio vinaccia performed a major change in his career in 1987. he decided to put his design skills to good use for development, a change full of success and altruism.

    His influences speak volumes for his career: Achille Castiglioni and Joe Colombo, Italian great designers of the 20th century. Giulio Vinaccia has behind him impressive activities, since he has created the design of products for major Italian brands such as Brembo, Ferrari, Piaggio and many others.

    real world. in the Vinaccia family, you are a designer from father to son. Modeled in the shell of art, Giulio Vinaccia is son and grand-son of architect and designer. “I spent most of my summer holidays in the farm of my grandparents. I was a very curious child. My pockets were always full of ropes and screws because my brother and I adored making small toys and wooden objects,” he recalls tenderly. His works have always obeyed some balance and Italian beauty. Inspired by the Austro-American designer Victor Papanek, he will impose a particular style. “His philosophy of real world marked me deeply”, explains Giulio Vinaccia.Therefore Giulio Vinaccia got the makings of a builder-creator; these species capable of recycling and creating everything from existing things or nothing. “My creative process begins with the analysis of the situation: what can be achieved? With what inspiration? With what materials? Who will do it and under what conditions?” he shares. A perpetual questioning that he conveyed to his disciples and to those he has trained. There are many around the world and through the social design.

    real change. The 80s represent a turning point for him. He’s going to turn towards the social design. The artist explains: “After having worked for major brands, I realized that personal fulfillment is a lot more important than economic success. I realized that my skills could really help people.” So, after scouring various countries such as Brazil, Argentina, China, Pakistan, Haiti and Colombia the artist has decided to support the United Nations Industrial Development Organization (UNIDO) for Malagasy craftsmen.“In Madagascar, I discovered a land of talent, he says with enthusiasm. I saw that the Malagasy artisans had an incredible creative potential but they just lack structure procedures. We must also pay tribute to the project dedicated team and the unconditional support of sponsors such as Air Madagascar”, he says.

    compasso d’oro award. It is the direct change that occurs through social design that continues to inspire Giulio Vinaccia. “Through the training instiled to artisans and undertaken projects, the changes taking place are palpable”, he says. In the case of Madagascar, he made a first assessment mission that helped defining the procedures to support the sector. With his team at the University Naba Domus - Nuova Accademia di Belle Arti in Milan, he established the essential elements of the collection stamped “Tsara” (see article elsewhere). Then he conveyed artisans training for the production of prototypes of the collection.Jack-of-all-trades, Giulio Vinaccia coordinates event promotion as well as the product promotion of the collection (catalog, website, profile products, photos, film, etc.). In 2014, his work was selected for the Compasso d’Oro Award within the Social Design class. A natural gratitude for a talent which is the same way. www.giuliovinaccia.com

    à Madagascar, j’ai découvert une terre de talents

    In Madagascar, I discovered a land of talent

    ...

  • 34 35Une édition de

    V

    Artisanat

    endredi 5 décembre 2014. Manjakamiadana. Sous le feu des projecteurs s’exposaient aux yeux des 300 invités et des journalistes présents, les articles de la collection « produits contemporains malgaches » dénommée « Tsara », beau ou bien. Un bien joli nom pour une collection avant-gardiste.

    l’art et la manière« Le projet fait suite à une requête du ministère de l’Artisanat à l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), pour soutenir le secteur. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ayant identifié des opportunités économiques pour l’artisanat dans la région du Sud-Est, il a sollicité l’expertise de l’ONUDI afin d’améliorer les revenus des artisanes malgaches » explique Lorence Ansermet, Représentante de l’ONUDI à Madagascar. C’est ainsi que le projet Tsara a vu le jour.Sous la houlette du designer italien Giulio

    Vinaccia (voir portrait plus loin), engagé par l’ONUDI, les matières traditionnelles se subliment à travers d’artisans malgaches talentueux et venant d’horizons divers. La collection « produits contemporains malgaches » représente la consécration d’un travail de toute une année, initié par l’ONUDI qui a motivé des acteurs à croire jusqu’au bout au potentiel énorme que pouvait offrir l’artisanat malgache.

    bénéficiairesLes premiers bénéficiaires du projet seront des femmes de la ville de Farafangana, dans le Sud-est de la Grande île, qui tressent du penjy. D’autres artisans sont entrés dans la danse. A l’image de l’équipe de Dieudonné à Ambohimanambola. Un artisan reconnu pour exécuter de la dentelle de métal sur des tôles recyclées. Son pas a été emboîté par les artisans du quartier de 67 ha cadrés par Karl qui soudent les structures et tissent des plastiques. Quelques PME

    projet tsara,ESSENCE ET QuINTESSENCEDE L’ARTISANAT MALGAChE

    TEXTE Miangaly Andrianaly · PHOTOS ONuDI

    Des lignes diffuses modernes, un design aérien qui rompt avec le design traditionnel. L’artisanat malgache a subi sa mue. Ce, à travers l’impulsion

    d’un artiste international.

    ...

    Le Palais de Manjakamiadana a été l’écrin exceptionnel pour un projet d’envergureThe Palace of Manjakamiadana was an outstanding setting for a large-scale project

  • 36 37Une édition de

    UNIDO, traditional raw materials are sublimated thanks to talented malagasy craftsmen from various backgrounds. The “Contemporary Products of Madagascar” collec-tion was created, produced and launched within one year, initiated and managed by UNIDO that suc-ceeded in motivating actors to still believe in the huge potential of the Malagasy crafts sector.

    beneficiaries. The first benefi-ciaries of this project will be the craftswomen from Farafangana, who weave the penjy (natural fi-bers) in a region located in the south-east of the Big Island. Other artisans joined the team as the workshop of Mr Dieudonné (al-ready famous for producing metal items with recycled sheets) in Am-bohimanambola, in the suburb of Antananarivo. Moreover, craftsmen from 67 hect-ares driven by Karl specialized in binding and weaving plastics also joined the “tsara Team”. Finally, some Small and Medium Enter-prises from Antananarivo perform-ing in bags’ production completed the process with their meticulous finishing. The project quickly be-came unifying.

    quality products. Due to his knowledge of distribution net-works, the Italian designer has designed furniture’s and bags up to the demands of high-end mar-ket. The “tsara” collection had been inspired by the local culture but refined with a touch of inno-vation. Each product combines tradition and originality and are primarily focusing the national and international hotel industry. After a year of operation, the proj-ect has enabled more than 300 artisans to create a hundred pro-totypes unveiled during the open-ing of the collection that occurred the 5th of December 2014 in pres-ence of many guests, and honored by the presence of the Prime Min-ister of Madagascar. As promising results, more than 60 products have been ordered during this successful marketing event.Craftsmen from the project had

    been trained and equipped in or-der to be able to start a produc-tion with qualitative standards and leading to secure source of income. For example, a contract with the national company Air Madagascar has recently been signed in order to provide its busi-ness lounge and business class with custom-made products from the tsara collection. Finally, the tsara Collection will soon be exported in the rest of the Indian Ocean thanks to entre-preneurs from Mauritius that had been seduced by the quality and originality of the products during the opening ceremony. For the future, UNIDO remains ambitious: new items will be developed to in-crease the current collection, and a Creative Industries Center will be established. The project plans to integrate the know-how of many other craftsmen and Small and Medium Enterprises in a very near future to bring additional possi-bilities and creativity to the “tsara” collection!

    Des lignes résolument modernes pour des meubles contemporains estampillés 100% made in MadagascarThoroughly modern lines of contemporary furniture

    stamped 100% made in Madagascar

    and journalists attended the open-ing of the collection “Contem-porary Products of Madagascar” called “tsara” (Beautiful in English). A really promising name for an “avant-garde” collection.

    art and manner. “The project fol-lows a request from the Ministry of Crafts, Culture and Heritage to the United Nations Industrial Development Organization, in or-der to support the craft sector. In

    ESSENCE ANd QUiNTESSENCE of the malagasy craftsmoderns and design lines that breaks with the traditional style. the malagasy craft sector is moving forward thanks to the leadership of an international designer.

    Friday 5th of December, 2014. Manjakamiadana. Under the spot-lights of the Queen Palace in An-tananarivo, more than 300 guests

    parallel, the United Nations De-velopment Programme solicited the UNIDO expertise after having identified economic opportunities for crafts in the Southeast region in order to improve the incomes of craftswomen in Madagascar. This was how the Tsara project was born” explained Lorence An-sermet, UNIDO Representative in Madagascar.Under the guidelines of the Italian designer, Giulio Vinaccia, hired by

    Toute l’équipe de l’ONUDI et du projet Tsara, avec le designer italien Giulio VinacciaAll of the UNIDO and Tsara project team, with the Italian designer Giulio Vinaccia

    Le savoir-faire des femmes artisans a été sollicité pour concrétiser les meubles

    The expertise of women artisans has been asked to implement the furniture

    Artisanat

    Quand la modernité rencontre la traditionnWhen modernity meets tradition

    tananariviennes œuvrant dans la production de sacs ont complété la production avec leur capacité de finitions Le projet est devenue rapidement fédérateur. Les articles de la collection puisent l’inspiration dans la culture locale, avec la touche d’innovation exigée par marché haut de gamme auquel ils allaient être destinés principalement, comme le secteur de l’hôtellerie nationale et internationale par exemple.

    produits de qualitéDe par ses connaissances des réseaux de distribution, le designer italien a su créer des meubles et des sacs à la hauteur des exigences du marché de haute gamme qui s’inspirent de la culture locale et offrent une touche d’innovation. Les articles de cette collection, mariant tradition et originalité, sont principalement destinés au secteur de l’hôtellerie nationale et internationale. Après une année d’activités, le projet a permis à 300 artisans

    de créer une centaine de prototypes dévoilés en présence de nombreux invités, avec à leur tête le Premier Ministre malgache, lors d’une soirée de lancement. Cet évènement marketing aura alors débouché sur plus de 60 commandes.Dotés d’équipement et formés de manière intensive et pratique aux techniques de production de qualité, ces groupements d’artisans disposent des compétences et de moyens pour pouvoir lancer une production créant ainsi de nouvelles richesses. Par exemple, un contrat avec Air Madagascar a été signé pour l’achat de produits pour le business lounge et la classe affaire.La collection Tsara s’exportera dans l’océan Indien, grâce à des contacts pris notamment par un entrepreneur mauricien. La suite ? Les initiateurs le voient en grand, avec la création de nouveaux articles pour étendre la collection, l’établissement d’un centre d’industries créatives. De nombreux artisans et PME sont encore sur la liste d’attente et pourront bénéficier de la suite du projet.

    ...

    www.tsaracollection.comFacebook: tsara collection [email protected]

  • 38 39Une édition de

    Opportunités

    MADAGASCAR TIRE son épingle du jeu

    TEXTILE DE LUXE

    es petites mains s’affairent minutieusement afin d’éliminer les fils qui dépassent sur un article. D’autres enlèvent des aiguilles cassées qui sont restées dans les tissus, tandis que les machines ultramodernes tournent fiévreusement à plein régime. Les matières nobles comme le cachemire se mêlent à d’autres fibres dans un joyeux brouhaha. Bienvenue à Ultramaille dans l’une des usines de confection textile à Madagascar. à l’exemple de centaines d’autres structures comme elle à travers l’île - concentrées notamment dans la capitale et dans le Vakinankaratra - elle pourvoie de nombreux emplois.

    essor économiqueEt si la destinée économique de la Grande île tenait à un fil ? Le secteur textile a sorti des millions de personnes de la pauvreté dans le monde, notamment sur le continent asiatique. « Dans les années 60, personne ne misait sur le développement économique du continent asiatique. Un pays comme le Vietnam - en proie à une guerre civile à l’époque - était donné pour mort. Un futur prix Nobel de l’économie allait même jusqu’à enterrer le continent asiatique avec ses troubles et ses incertitudes. Or, maintenant ce continent fait figure de modèle », avait notifié le Pr. Jean-Pierre Lehmann lors d’une conférence thématique organisée dans la capitale malgache. L’homme a enseigné de politique économique internationale à l’Université de Lausanne qui a étudié l’essor économique asiatique. Aujourd’hui, il représente toujours un avenir radieux pour les autres continents. Le segment du luxe est

    luxury TexTiles. mAdAgAscAr exTricATes iTself.madagascar is famous for attention to detail of its talented artisans. this expertise is now registered in the industrial field especially in the luxury textiles.

    Small hands are working meticulously to cut threads exceeding on an item. Others remove broken needles that remained in the tissues while ultramodern machines run over frantically at full speed. Noble materials such as cashmere blend with other fibers in a joyful hubbub. Welcome to Ultramaille at one of the textile garment factories in Madagascar. Like hundreds of other structures like it throughout the island - concentrated especially in the capital and in the Vakinankaratra - it provides many jobs.

    economic expansion. And if the economic destiny of the Big Island hung by a thread? The textile sector has got millions of people in the world out of poverty, especially in Asian conti-nent. “In the sixties , nobody was counting on the economic development of Asia. A country like Vietnam - racked by a civil war at the time - was looked as dead. A future Nobel Prize in economics would even bury the Asian continent with its prob-lems and uncertainties. But now this continent acts as a model”, Pr. Jean-Pierre Lehmann had notified during a thematic confer-ence organized in the Malagasy capital. The man who has stud-ied the Asian economic expansion is an international economic policy professor at the University of Lausanne.Today, it still represents a bright future for the other continents. The luxury segment is particularly promising and Madagascar will have an important role to play. “Our little hands are skilled

    la grande île est célèbre pour la mInutIe et le talent de ses artIsans. ce savoIr-faIre s’InscrIt aujourd’huI dans le domaIne IndustrIel, no-

    tamment dans le textIle de luxe.

    TEXTE Miangaly Andrianaly & Raoto Andriamanambe

    D......

  • 40 41Une édition de

    Opportunités

    © A

    ssist

    Imm

    o

    particulièrement porteur et Madagascar aura un rôle important à jouer. « Nos petites mains sont habiles et à même de réaliser des articles raffinés », explique Frédéric Wybo, PDG de la société Ultramaille. Celle-ci travaille pour de grandes marques internationales. Il explique également que des sociétés implantées dans la Grande île font un travail remarquable et produisent pour d’importantes griffes européennes (cuir, soie haut de gamme).

    réactivité Madagascar présente l’avantage de pouvoir répondre à tous les types de besoins industriels. Des textiles de masse mais également du haut de gamme peuvent y être produits. Notre interlocuteur indique que le choix dépendra des politiques de chaque structure. « Dans la Grande ile, des entreprises travaillent pour le volume, donc les marges sont petites. D’autres font le choix d’opter pour le luxe où les bénéfices sont plus importants et les quantités moindres », indique-t-il. Le pays a su se positionner sur un segment en pleine vitalité. Par exemple, Madagascar est un des plus gros producteurs de cachemire au monde. Ultramaille en particulier travaille pour un marché plus spécifique (mélange de cachemire, de soie), avec un travail plus distinctif sur des modèles beaucoup plus élaborés. L’usine produit chaque mois entre 2000 et 3000 pulls en cachemire.Toutefois, des conditions s’imposent pour pouvoir répondre aux besoins des grandes marques. La réactivité et le travail de développement sont en tête de liste. « Il faut toujours aller plus vite tout en promouvant le travail de développement, notamment dans la phase de pré-production : la mise au point d’un prototype et d’une collection ». Le PDG d’U