Abécédaire de la Grande Guerre - Authentification .Abécédaire de la Grande Guerre : Cette année

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  • Abcdaire de la GrandeGuerre :

    Cette anne nous ftons le centime anniversaire de la Premire GuerreMondiale (1914-1918). Pour rendre hommage aux soldats dcds et leur

    famille, nous avons ralis un abcdaire de la Grande Guerre.

    Bataille de Verdun.

    GEORGE GROSZ (1893-1959),Explosion, huile sur toile

    (47,8x68,2cm), 1917.The Museum of Modern Art,

    New York.

    GINO SEVERINI (1883-1966), Synthse plastique de l'ide Guerre ,

    huile sur toile (0,60x0,50cm), 1915, Pinakothek der Moderne, Munich.

  • Armistice

    Un armistice est une convention signe par plusieurs gouvernementsmettant fin aux combats mais pas la guerre. Un armistice permet au paysdemandeur davoir un trait de cessez-le-feu. Un armistice est diffrent duncessez-le-feu, qui peut tre temporaire, d'un trait de paix qui est un traitproclamant la fin d'une guerre et d'une capitulation qui est gnralementinconditionnelle pour l'tat vaincu. Cest le jour qui marque officiellement lafin dun conflit ; il est souvent considr comme une fte nationale pour lespays sortis vainqueurs dun conflit arm. Nous pouvons prendre en exemplel'armistice de Rethonde qui a eu lieu le 11 novembre 1918 cinq heures quinze.Ce sont les Allemands qui l'ont sign. Le cessez-le-feu est effectif onzeheures, il entrane dans lensemble du pays des sonneries de clairons annonantla fin dune guerre qui aura laiss plus de huit millions de morts et six millionsdinvalides ou de mutils.

    C'est une photo en noir et blanc, prise juste aprs la signature del'Armistice. Au premier plan, on peut voir des personnes, neuf exactement, il ya le marchal Foch, encadr par les amiraux britanniques Hope et RosslynWemyss. A l'arrire plan, on voit le wagon, c'est une voiture de chemin de fer,dans laquelle a t sign l'armistice entre l'Allemagne, la France et ses allis.

  • BatailleUne bataille est un combat entre deux ou plusieurs groupes. Les batailles ontgnralement lieu dans le cadre d'une guerre. Le nombre de combattants est trsvariable et peut aller de quelques individus dans chaque camp plusieurscentaines de milliers. On considre gnralement que l'un des camps enprsence est victorieux que lorsque son adversaire s'est rendu, a fait retraite ou at rendu incapable de poursuivre des oprations militaires. Cependant, unebataille peut se terminer par une victoire la Pyrrhus (victoire avec un cotdvastateur pour le vainqueur) qui finit par donner faveur au camp perdant .Une bataille peut galement se transformer en impasse, sans aboutir unrsultat dcisif pour un camp. Le but d'une bataille est d'atteindre un pointdcisif, qui est idalement la victoire, mais la stratgie et les circonstancesrequirent souvent un compromis.

    Gallica/BnF

    C'est une photographie de presse (Agence Rol.) de la bataille de la Marne.Elle s'intitule Infanterie franaise en action. Elle date de septembre 1914. Labataille de la Marne marque une rupture entre la guerre de mouvement de lt1914 et linstallation dans une longue et prouvante guerre de positionemblmatique du premier conflit mondial. Cette photographie est en noir etblanc. Au premier plan, on peut voir des soldats en uniforme, leur fusil lamain, certains tirent, d'autres se prparent tirer leur tour. Au deuxime plan,il y a un grand champ vide. Puis au fond, il y a une butte de terre avec quelquesbuissons et le ciel.

  • CharLe premier Char fut cr par les Britanniques d'o le nom tank (Rservoir en Anglais), il

    se nommait Mark I. Le Mark I existait en deux versions, que les Britanniques appelaient Male et Femelle . Les deux versions se ressemblaient grandement, les seules choses qui les diffren- ciaient taient leurs armes. La version Male possdait un canon, et la version femelle avait la place une mitrailleuse.Ce Char avait 8 hommes comme quipage, mesurait 9,75m, 4,12 m (Male) / 4,30 m (Femelle) sur 2,41m de hauteur et pesait 28,45 t (Male) / 27,43 t (Femelle). Son crateur tait le lieutenant colonel Ernest D. Swinton. Il se dplaait 5,95 km/h. Ce char fit son entre dans la guerre lors de la bataille de la Somme. Ils taient trs efficaces une fois dans les tranches ennemies mais c'tait un parcours difficile pour y arriver, car les blinds n'taient pas adapts pour traverser le no man's land.

    Le premier Char franais fut le Char Lger Renault FT Modle 1917. Il avait comme quipage deux hommes, mesurait 4,95m, 1,74m et 2,14 m de hauteur et pesait 6,7 tonnes. Il se dplaait une vitesse de 7,5 km/h sur route et avait une autonomie de 35 km. Il tait arm d'un canon de mitrailleuse ou d'un canon de 37mm.

    Le premier char allemand fut le Sturmpanzerwagen A7V. Il avait comme quipage 18 hommes et pesait 18 tonnes. Il se dplaait une vitesse de 16 km/h sur route et avait une autonomie de 30 70 km. Il tait arm de 6 mitrailleuses et d'un canon de 5,7cm.

  • DportationsSupport : Rapport de Martin Niepage

    Kharpout, mai-juin 1915. Notables arrts et conduits en prison au chef-lieu du vilayet Mezr

    Martin Niepage tait un enseignant de la Realschule allemande.Dans le rapport de Martin Niepage, l'auteur parle des dportations de la Premire Guerre Mondiale. Dans son compte-rendu, les Turcs ont dport deux trois mille hommes, femmes et enfants. Ils partent de la Haute Armnie jusquau Sud, en 1915. Ils meurent souvent avant d'arriver cause de la faim, de la soif, des violences subies et des maladies comme letyphus et la dysenterie. Ils font face aux intempries : le froid, la neige,la pluie, le vent, le givre, la boue... Une fois sur place, les dports sont mis en ligne et compts.Au total plus d'un million d'Armniens ont t massacrs par les Turcs entre 1915 et 1916.

    Realschule : Le Realschule est une cole secondaire.

  • Explosion La Grande Guerre a tellement marqu les esprits que les artistes ont voulu la

    reprsenter.

    Ce tableau a t peint en 1917 par Flix Vallotton (1865-1925) qui est un artistesuisse. La technique employe est de l'huile sur toile, cette uvre mesure 146 x 114cm. Le peintre a donn le titre suivant son uvre: tableau de guerre interprt,projections colores noires, bleues et rouges, terrains dvasts, nues de gaz . Il

    fait partie du groupe des Nabis (un groupe postimpressionniste constitu Paris en1888).

    C'est un tmoignage fort pour dnoncer l'horreur de la guerre et la dshumanisation. Cette scne est assez inhabituelle et surprenante car le tableau

    n'est pas figuratif (pas de morts, d'hommes ou d'objets identifiables).

    Nous avons choisi ce tableau car il reprsente trs bien les explosions sur le front,ces explosions effroyables causes par les obus et les canons des soldats. Les

    flammes nous rappellent combien ces hommes ont souffert. La boue montre que lesobus dchiquettent tout sur leur passage. Les jets de lumire sont crs par les obus

    qui s'crasent sur le sol et produisent des explosions.

  • Front

    Front de l'Ouest durant les annes 1915/1916

    Le front est une limite avant la zone de combat, mais aussi une zone de combat.On peut distinguer deux situations durant une guerre, la guerre de mouvement et la guerre de position. Durant la Premire Guerre mondiale en 1914, l'arme allemande lance son offensive, l'arme franaise adverse recule. La ligne de front est par consquent en constant dplacement, c'est la guerre de mouvement (aot/septembre 1914). Ensuite, il y a la priode 1915-1917, o les deux armes sont campes sur leurs positions, souvent fortifies, dans des tranches. Les terrains sparant les deux forces combattantes sont parfois mins. Le front est donc statique, c'est la guerre de position.

    Une vie s'organise sur le Front : les soldats luttent contre les conditions climatiques, les rats... Les hommes amnagent au mieux les abris de l'arrire. Les privations du front, la mauvaise hygine, la peur de mourir ou d'tre bless psent sur le moral des combattants. Ils se confient parfois dans des carnets o ils racontent l'horreur de leur quotidien.

  • Gueules casses : L'emploi massif des tirs d'artillerie, les bombes, les grenades, le phnomne destranches o la tte est la partie du corps la plus expose, ont multipli le nombre desblesss de la face et la gravit des blessures. Les progrs de l'asepsie et les balbutiements de la chirurgie rparatricepermettent de maintenir en vie des blesss qui n'avaient aucune chance de survivrelors des conflits du XIXe sicle. Ces broys de la guerre gardent la vie, mais c'estpour vivre un nouveau cauchemar. Les regards, y compris parfois, ceux de leur famille, se dtournent sur lepassage de ces jeunes hommes, atrocement dfigurs. Ils ont honte de se montrer, ilsne savent o aller. Ils sont sans travail et rien n'a t prvu pour eux : ni foyer entredeux oprations, la reconstruction du visage pouvant ncessiter plusieurs annes, nipension, car cette poque la blessure au visage n'est pas considre comme uneinfirmit et n'entrane donc aucun droit la pension d'invalidit. C'est dans cet abme de dtresse que quelques-uns d'entre eux, refusant ledsespoir et la piti, s'levrent au-dessus de leur condition de mutil pour proclamer leurhumanit : leur devise Sourire plus , leur arme, la solidarit.

    L'asepsie : L'asepsie consiste empcher la contamination d'une zone ou d'une surface par des micro-organismes trangers.

    Kader Atia, Open your eyes (dtail), 2010, Fnac Pays de la Loire.

  • Hcatombe : L'hcatombe est le massacre d'un grand nombre d'hommes.

    Avec ses dix millions de soldats morts, la guerre 14-18 a fait entrer l'humanit dans une re nouvelle. Une poque o la valeur dela vie humaine ne revt plus qu'une importance relative.

    On peut observer des destructions massives, des attaques froces contre les civils