Admi web sept 2014

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  • BELGIQUE - BELGI

    P.P. - P.B.

    B386

    SEPTEMBRE 2014

    DITO Il ny a pas de fatalitP. 3

    DOSSIERDsobir pour les services publicsP. 4

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  • :2 TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014

    ACTUALITS

    DANS NOS RGIONALES

    Urgence GazaAppel aux dons - Solidarit socialiste

    La situation humanitaire dans la Bande de Gaza reste catastro-phique. Plus de 270 000 personnes ont d se rfugier et, au 6 aot, le bilan de loff ensive est alarmant : 1 843 morts, plus de 10 000 blesss et 65 000 personnes dont le logement a t dtruit.

    Depuis le 20 juillet, Solidarit Socialiste soutient son partenaire MAAN qui aide prs de 2 000 familles. MAAN distribue aussi des kits dhygine, de cuisine, des matelas, etc.

    Grce vos dons, nous permettons MAAN de satisfaire les besoins les plus urgents des familles dplaces Gaza. Soutenez cette intervention en faisant un virement sur le compte de Soli-darit Socialiste : IBAN BE42-0000-0000-5454 avec la com-munication suivante : Urgence Gaza (Tout don de 40 ou plus, vous donne droit une dduction fi scale).

    CharleroiVoyage Lige

    Le Comit rgional intersectoriel des Pensionn(e)s, organise le 23 septembre, un voyage en car. Matin : visite du muse Lige dans la tourmente .Midi : repas lespace faveur la Maison de la Wallonie (apritif, plat, dessert).Aprs-midi : expo : Nous avions 20 ans en 1914 , la gare de Lige-Guillemins.

    RDV 8h30, dpart 8h45 prcise, derrire la gare de Charleroi Sud lentre de la rue Libioulle.Retour Charleroi vers 19h30.

    Cot : 39 /a lis et 43 /sympathisants, verser sur le compte BE86 8772 0285 0150 avec la mention Lige pour confi rmer la rservation et ce, pour le 15 septembre au plus tard.

    Inscription : Lili 071/797 111.Renseignements : Alphonse Vanden Broeck 0495/340 928.

    HuyGoter annuel

    Le Comit intersectoriel des Pensionns organise son goter annuel le 11 octobre 14h30 dans la salle de la Maison du Peuple, rue Val Notre Dame, 323 Moha.

    Inscriptions pour le 7 octobre au plus tard au secrtariat de la Rgionale, rue du Neufmoustier, 8.Tl. : 085/824 555 les lundi, mardi, jeudi de 8h30 12h30 et de 13h30 16h, les mercredi et vendredi de 8h30 12h30.Fax : 085/824 563 E-mail : bernadette.parmentier@cgsp.be

    IN MEMORIAM

    Philo Richard

    Cest avec tristesse que nous avons appris le dcs de notre Cama-rade Philo Richard ce 28 juillet 2014. lu Secrtaire gnral en 1993 et Prsident du secteur Telecom Aviation pen-dant plus de 10 ans, le Namurois au verbe haut et la stature imposante a mis toutes ces qualits au service de ses a lis. Philo avait pris sa pension le 1er janvier 2009. Nous adressons toutes nos condolances sa famille et ses proches.

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  • 3TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014

    DITO

    Il ny a pas de fatalit

    Le gouvernement qui se ngocie entre les trois partis fl amands de droite et le seul MR du ct francophone appelle, avant mme sa constitution, de nombreuses critiques.

    Bien sr, tant quil a une majorit au parlement fdral, ce futur excutif aura la lgalit pour lui. On ne peut pourtant sempcher de constater quil na, en Communaut Wallonie-Bruxelles, aucune lgitimit. Certains rappellent que le prcdent gouvernement ntait pas majoritaire chez les Flamands. Certes ! Mais de quoi parle-t-on ? Si on sen tient aux siges, le gouvernement Di Rupo possdait le soutien de 43 parlementaires fl amands contre 45 qui le combattaient, il tait peine minoritaire. Notre futur gou-vernement sera lui seulement soutenu par 20 dputs francophones et combattu par 43 parlementaires de Wallonie et de Bruxelles.

    Llection du 25 mai a consacr clairement une majorit de centre gauche. Le MR peut revendiquer davoir progress mais ce nest pas su sant. Auquel cas, il faudrait que le MR sallie avec le PTB qui a davantage progress que lui.

    Ce gouvernement sera illgitime tant il est dsquilibr ! Dun gouvernement quilibr entre francophones et nerlandophones, on passe un dsquilibre fondamental. La droite fl amande va imposer sa politique de droite une majorit francophone de gauche.Les ides lances par les ngociateurs ne laissent dailleurs aucun doute : faire travailler les chmeurs, vrifi cation des revenus pour les allocations de chmage (soit transformation dun droit en une aumne), vente intgrale des entreprises publiques, service minimum en cas de grve, suppression des pensions publiques, rvision de lindexation des salaires

    Tous les dogmes de la droite radicale, daucuns diront de la droite extrme, y sont. Certes, tout ne sy retrouvera pas, mais, cela en est assez. !Parler de service minimum alors que les mmes suppriment les services publics depuis des annes pour des raisons fi nancires. Combien de lignes supprimes, dhoraires rduits, quand ce nest pas lentretien du matriel qui empche le service public dtre rendu ? Quelles conomies va faire le gouvernement sil maintient son ambition de retirer aux organisations des travailleurs de payer les allocations ceux-ci ?

    Les ides fatales ne manquent pas et pourtant il ny a pas de fatalits !Les travailleurs vont devoir sunir et se battre pour sauver le modle social belge. Certes il est imparfait, il a dj t dgrad par de nombreuses mesures depuis des annes mais lattaque qui se prpare sera probablement frontale et notre rplique devra tre forte.Alors que le march dmontre une fois de plus son incapacit assurer lintrt gnral en matire de production lectrique, les libraux dogmatiques veulent encore plus dtricoter la scurit sociale et les services publics.Nous pouvons les en empcher, battons-nous et nous gagnerons dans la rue contre ce gouvernement si peu lgitime !

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 20144

    Manuel Cervera-Marzal cite dans un premier temps les bases historiques de la dsobissance civile en voquant quelques fi gures lgendaires : cela va de Henry Th oreau qui refusa de payer les impts de ltat de Massachussetts pour sopposer un tat esclavagiste (car, pour lui, la passivit fait de nous tous des complices) Martin Luther King, leader du mouve-ment des droits civiques, sans oublier Gandhi. Aujourdhui, nous constatons une dmultiplication des initiatives telles celles des Robin des bois (des agents dEDF qui refusent de couper llectricit) ou les faucheurs dOGM.

    La dsobissance civile, cest quoi?Manuel Cervera-Marzal la dfi nit en cinq points : elle dsigne une action politique, publique, collective, extralgale et non violente fonde sur des motifs thico-politiques et destine modi- er une loi ou contester lordre juridique dans son ensemble 2.En outre, la question de la lgitimit de ce type daction change selon le rgime politique : dans une dictature ou sous un rgime totalitaire, elle semble une vi-dence mais quen est-il dans un rgime dmocratique o la loi est cense tre le fruit dune dcision dun Parlement et o des moyens de contestation lgaux existent ?

    Les reproches formuls lgard de la dsobissance civile seraient quelle est antidmocratique, quelle constitue une rupture du pacte social, quelle entranerait un eff et de chaos par son caractre dsordonn (ainsi, pour paraphra-ser Goethe, mieux vaudrait une injustice quun dsordre) et tout ceci induirait une criminalisation des mouvements sociaux. Les conditions de lgitimit imposes par certains stipulent quelle devrait tre utilise en dernier recours et que les dsobissants devraient accepter la sanction pnale qui pourrait en dcouler, sans oublier le refus de toute forme de violence.Face ces objections, diverses rponses sont apportes par lauteur. Concernant le dsordre, force est de constater quil

    est dj l sous une forme latente, de manire souterraine. Puis ce stigmate peut tre retourn en soulignant que le confl it et le dsordre sont essentiels dans une dmocratie. Dautre part, la dsobissance civile est une contestation cra-trice, une force de proposition en tant que telle. Concernant les conditions de lgitimit, lutilisation en dernier recours ne tient pas puisque le recours ce mode daction rpond souvent des situations durgence peu conciliables avec un processus de concertation gnralement plus lent.

    Pour ce qui est de lacceptation de la peine, Manuel Cervera-Marzal souligne quaccepter une condamnation pour stre oppos une loi injuste est tout aussi injuste et reviendrait

    aussi accepter la lgitimit des tribunaux. Ce dernier point serait, ses yeux, envisa-geable uniquement pour susciter un rveil des consciences.

    La question de la non-violence est autre-ment plus problmatique en ce sens que par rapport ltat qui rappelons-le est le dtenteur de la violence lgitime tout dbat sur la violence implique de se mou-voir dans une zone grise et de tcher de

    rpondre la question de savoir ce qui est violent : la destruc-tion de biens lest-elle ? Partant, pour notre intervenant, face la violence symbolique, sociale et structurelle exerce par lautorit, il savre parfois impossible de ne pas tre violent.

    La conscience souveraine et limaginaire de criseLe discours des dsobissants pose en pralable la souverai-net de la conscience individuelle (le dsobissant sautorise dsobir aux lois) et pose en fi ligrane la question de la citoyennet et celle de la dmocratie. Pour Manuel Cervera-Marzal, la dmocratie nest pas menace par ceux qui font acte de dsobissance civile mais par ceux qui se soumettent aveuglment aux lois par leur obissance si vile 3.Xavier Renou, fondateur du Collectif des dsobissants sou-ligne tout dabord pour sa part que le concept a t eff ac de notre mmoire collective alors que ce registre daction

    DOSSIER

    pour les services publicsDsobir Le 4 juin, la CGSP wallonne recevait Manuel Cervera-Marzal et Xavier Renou 1. Nous les avons invits pour voquer les grandes fi gures et les arguments de la dsobissance civile et pour dvelopper plus concr-tement le rpertoire daction quelle implique et les diff rentes manires de la mettre en uvre, notamment au sein des services publics.

    La dsobissance civile est une contestation

    cratrice, une force de proposition en tant

    que telle.

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  • 5TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014

    est immense et peut rassembler les agents et les usagers. Cet effacement est bien videmment tout sauf innocent : la contre-rvolution nolibrale devait tout prix crer un imaginaire de crise et de linsatisfaction propices au dmantlement des services publics. Cet imaginaire de crise englobe une modernisation, une dshumanisation, une bureaucratisation des services publics ainsi quune opacit relative aux droits de chacun. Il fonctionne principalement par le biais de linjonction paradoxale incitant faire plus avec moins.

    Dans ce cadre, rendre visible toutes ces stratgies insidieuses est dj un premier pas vers la dsobissance.Partant, Xavier Renou insiste sur le fait quil faut reprendre espoir : des stratgies de rsistance existent comme par exemple celle visant occuper les locaux stratgiques (la comptabilit) ou celle visant mettre en place une articulation entre les agents et les usagers en les faisant travailler ensemble (blocage des gares par exemple), dtourner ou contourner certaines instructions. Il cite galement des cas de refus dobissance, notamment dans lenseignement en France ou dans la police quand les policiers se font massivement porter ples.Tout ce rpertoire daction qui va du refus au sabotage en passant par le contournement des instructions vise en fait refuser de jouer le jeu selon les rgles tablies par lautorit et obliger les institutions redevenir des services publics.Il insuffle un renouveau de crativit qui permet de sortir des routines militantes.

    En fait, la dsobissance civile ne se joue pas deux mais trois : les dsobis-sants contre les dcideurs et lopinion publique qui joue un rle darbitre. Pour les dsobissants, il sagit de convaincre lopinion publique pour quelle puisse contraindre les dcideurs 4. Il importe par consquent pour les dsobissants de remporter des victoires symboliques.

    Une source vive de la dmocratieAlors que lhistoire a montr o pouvait mener un excs dobissance, Manuel Cervera-Marzal et Xavier Renou montrent tous deux comment la pense dsobissante sinscrit dans une tradition mconnue, voire occulte, qui place le conflit la source de la libert 5 et comment, ce faisant, elle peut casser la fabrique de limpuissance et permettre un autre regard sur la dmocratie. Plutt quun tat stable et fig, elle est un processus constam-ment en mouvement et la dsobissance civile peut, dans cette optique, se muer en une source vive de la dmocratie. Il est toujours judicieux de rappeler cet effet que les conqutes sociales ne sont pas tombes du ciel et que, partant, cest le conflit et la lutte qui font avancer les choses.

    Par ce regard un peu impertinent et iconoclaste sur les enjeux, la pertinence, les conditions, les consquences et la lgitimit ou non de ce rpertoire daction, par la question pose de savoir si la dsobissance civile fait par-tie du rpertoire daction des syndicats et si la grve (ft-elle des prix, des auditeurs), loccupation ou la squestration sont des illustrations de cette dsobissance, cette journe du 4 juin a essay de promouvoir et de stimuler une rflexion sous le signe des interrogations, non des certitudes, de sou-lever des questions pertinentes et de susciter des interrogations fcondes.

    Les chemins de la dsobissance sont ceux de lmancipation continue mais aussi ceux dun surcrot de dmocratie.

    1. Le premier est lauteur entre autres de Dsobir en dmocratie, la pense dsobissante de Thoreau Martin Luther King et de La gauche et loubli de la question dmocratique, tandis que le second est le fondateur du Collectif des dsobissants et lauteur de Dso-bir pour le service public.

    2. Manuel Cervera-Marzal, La gauche et loubli de la question dmocratique, Paris, ditions dores et dj, 2014, p. 51

    3. Idem, p. 52-534. Manuel Cervera-Marzal, Dsobir en dmocratie,

    Les Forges de Vulcain, Paris, 2013, p. 945. Idem, p. 156

    Manuel Cervera-Marzal

    Xavier Renou

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  • TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 2014 TRIBUNE DES SERVICES PUBLICS - CGSP - SEPTEmBRE 20146

    ISP

    Le Conseil excutif de lInternationale des services publics (ISP) sinquite vivement des attaques permanentes lencontre des droits des travailleurs/euses et des droits syndicaux. Nous rejetons fermement lide que lon peut limiter la ngociation collective quelles que soient les circonstances. En tant que syndicats des services publics, notre rle consiste protger les citoyen(ne)s et les usa-gers de ces services, en veillant ce quils/elles puissent accder en permanence des services p...