ALLIÈRES, Jacques - La formation de la langue française

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    26-Oct-2015

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<ul><li><p>QUE S A I S - J E ? </p><p>La formation de la langue franaise </p><p>JACQUES ALLIRES Professeur l'UnivereitOe Toulouse-Le Minil </p><p>Deuxime dition mise Jour </p><p>14* mille </p></li><li><p>TRANSCRIPTION PHONTIQUE (Systme de l'Association Phontique Internationale) </p><p>a ma/ ce meurt 9 mener j miette a mkle pf meule S ment H muette e mle y mule main w mouette e aim o molle 5 mon i mille o mle </p><p>u moule A/cung </p><p>p pou t tout k cou f fou s sou f chou b bout d doux g got v vous z tout S me m mou n nous jt gnou/ agneau </p><p>Pour l'ancien franais esp. i </p><p>$ angl. thing o that allem. Lient x Loch, esp. dejar (Tangl. cheap, esp. lche, it. cento </p></li><li><p>AVANT-PROPOS </p><p>La philologie franaise, telle qu'on l'enseigne dans nos universits, a connu depuis peu une trange mutation. Nagure, Tanne qui lui tait consacre devait permettre l'tudiant de licence, gnralement form aux disciplines classiques, ou tout au moins latiniste, de se faire une ide relativement prcise de la faon dont notre langue s'est peu peu dgage d'un latin vulgaire lui-mme mal connu mais hritier direct du latin classique. Cette matire certes difficile, droutante pour un littraire , qui, de surcrot mal enseigne, finissait par devenir la bte noire de plus d'un futur professeur, semble aujourd'hui de plus en plus dcrie, en attendant de se voir frappe d'interdit Sans doute peut-on discuter la valeur, et mme le bien-fond, des prmisses et des hypothses sur lesquelles repose cet difice de la grammaire historique que nos prdcesseurs ont mis des gnrations construire. Il n'en demeure pas moins paradoxal de voir une civilisation de plus en plus pntre d'historicit commencer par ses courants marxistes rejeter avec l'histoire de la langue l'tude d'un dveloppement qui intresse aussi bien le langage comme outil de communication sociale que les structures de la socit qui en use, sans parler du simple dsir de savoir. On peut comprendre certaines raisons de ce rejet : d'abord, les coles amricaines de linguistique structurale, proccupes de dcrire et d'analyser des idiomes sans tradition crite comme c'est le cas des parlers indiens, ont invent des mthodes d'investigation adquates, dont la diffusion parmi nous a pu induire les jeunes linguistes penser que </p><p>3 </p></li><li><p>la perspective diachronique (historique) est fausse et suranne, au surplus inutile, et que la linguistique ne peut-tre que synchronique ; ensuite, on sait de moins en moins le latin, et les cours d'initiation organiss pour les tudiants non latinistes ne peuvent quivaloir la formation que dispensaient les lyces et collges d'avant-guerre, de sorte que le point de dpart de rvolution est aujourd'hui aussi tranger aux apprentis philologues que le processus lui-mme ; enfin, la frquente polarisation des tudes de philologie sur la phontique, sous son aspect strictement articulatoire de surcrot, achve de les rendre arides et peu convaincantes ceci pour les raisons que nous aborderons ici en temps utile. </p><p>Le prsent petit livre ne saurait, dans la large perspective qu'il adopte, prtendre videmment Pexhaustivit et chercher concurrencer de ce fait les importants ouvrages qui, de ceux d'E. Bourriez et P. Fouch ceux de R.-L. Wagner, G. Moignet ou F. de La Chausse, pour ne citer que les principaux, exposent en dtail la masse des faits en s'efforant de les classer tous et d'en rendre compte. Il voudrait, bien au contraire, prparer l'tudiant leur lecture, en lui offrant sous une forme trs condense l'essentiel de ce qu'il devrait savoir, tant en diachronie qu'en synchronie , un niveau souvent bien lmentaire, pour aborder l'tude d'une matire passionnante, partie fondamentale de l'histoire de notre culture. </p><p>4 </p></li><li><p>INTRODUCTION </p><p>LA PLACE DU FRANAIS DANS LES LANGUES ROMANES : SUBSTRATS ET SUPERSTRATS </p><p>I. Gnralits Ne dans l'Ile-de-France, rgion dont le patois </p><p>n'a jamais t que la variante populaire du franais, notre langue est avant tout Phritire directe du latin import en Gaule par les conqurants romains. </p><p>Comme telle, elle est la sur de l'occitan et des parlers francoprovenaux de la rgion savoyarde, tandis qu'un cousinage moins direct la lie aux autres langues romanes catalan, espagnol, portugais, rhto-roman, italien, sarde, roumain et leurs dialectes. Elle doit ses traits diffrentiels et particuliers essentiellement aux langues avec lesquelles le latin s'est trouv en contact direct : gaulois dans la bouche des habitants de la Gaule septentrionale, qui l'ont abandonn progressivement au profit du latin, germanique parl lors des Grandes Invasions du ve sicle par les populations franques qui, venues s'installer sur notre territoire, dlaissrent elles aussi leur langue maternelle pour le roman primitif qui s'y trouvait alors en usage depuis. Les uns comme les autres ont imprim l'idiome qu'ils adoptaient des habitudes linguistiques ( accent , calques divers, emprunts lexicaux) propres i leur langue d'origine, selon des processus interfrentiels appels faits de substrat dans le cas du gaulois, de superstrat dans celui du germanique. </p><p>L'histoire militaire, l'conomie, la politique ont fait le reste, permettant Paris d'affirmer sa prpondrance sur la France septentrionale, puis mridionale, leur imposant de ce fait sa langue pour des raisons tant de prestige que d'autorit. </p><p>5 </p></li><li><p>Les divers parlers romans prcits se distinguent les uns des autres par des traits qui assortissent aux divers domaines du langage : volutions phontiques divergentes partir du latin, choix morphosyntaxiques distincts le lexique reste part. Nous allons tcher de caractriser ainsi chaque fraction du domaine roman, commencer par les plus vastes, pour aboutir une dfinition du franais. </p><p>IL Romania occidentale et Romania orientale Leur frontire est reprsente grosso modo par un </p><p>faisceau de lignes isophones reliant en Italie le port de la Spezia la ville de Rimini, les traits diffrentiels sont des traits phontiques. </p><p>1. -S latin : conserv Vouest, s'amuit Vest Ex. TRS trois : port, trs, esp. cat. occ. trs, fr. trois, </p><p>rht. treisl ital. tre, roum. trei. 2. K + consonne : se rsout en yod ([j]) Vouest, </p><p>s'assimile ou reste occlusif Vest : Ex. FACTU fait , DlRCTU droit , NOCTE nuit : </p><p>port, feito, direito, noite, esp. hecho, derecho, noche, cat. fet, dret, nit, occ. fait, dreit, nuit, fr. fait, droit, nuit, rht. fatg, dretg, notg) ital. fatto, diritto, notte, roum. fapt (subst.), drept, noapte. </p><p>3. a) Occlusives (sourdes) gmines : rduites Vouest, se maintiennent Vest (mais le roumain a simplifi lui aussi les gmines, peut-tre sous une influence slave) ; paralllement, b) les occlusives simples et s s'affaiblissent (sonorisations, spirantisations) Pouest, se conservent intactes Test, sauf exception en italien, proche de la Romania occidentale : </p><p>Ex. 3. a) CUPPA coupe , *BATTOTU/lTU battu , VACCA vache : port. - esp. copa batido vaca, cat. occ. copa batut vaca, fr. coupe bat(t)u vache, rht. cop(p)a batiu vac(c)a (1) / it. coppa battuto vacca, roum. cup btut vac. </p><p>(1) En franais et en rhso-roman, les consonnes doubles ne notent pas des gmines. </p><p>6 </p></li><li><p>3. b) SAPONE savon , CANTTA chante , PLICRE plier : pg. sabSo cantada chegar, esp. jabn cantada llegar, cat. sab cantada plegar, occ. sabon cantada plegar, fr. savon chante pletier ployer, rht. savun cantada plafar / it. sapone cantata, URTlCA ortica (mais RlPA riva, STRATA &gt; strada, piegare\ roum. spun ctntat (a) pleca. </p><p>4. Conscutivement la disparition des oppositions vocaliques quantitatives au profit d'oppositions qualitatives (timbre), le systme latin trois degrs d'aper-ture se mue Y ouest, italien y compris en l'occurrence, en un systme de base quatre degrs (rduit ensuite trois localement, comme en castillan), tandis que Y est (moins Vitalien) conserve les trois degrs, avec une distribution variable des timbres primitifs : </p><p>\ Latin classique O x </p><p>Rornania occidentale -(plus ritalien) : 1 E A O O ouverture des brves, I I I I I fermeture des longues i e e a o o u (en outre, AE &gt; [], OE &gt; [ej) </p><p>d'o un systme commun de base / u </p><p>e o e o </p><p>Rornania orientale (moins r italien) : </p><p>i u systme gnral e o </p><p>a point d'aboutissement de processus variables : 1. Sarde : conservation des oppositions de timbre latines avec </p><p>effacement des oppositions de quantit; 2. Dialectes d'Italie mridionale : &gt; [e], et &gt; [i] </p><p>O &gt; M, O et &gt; M 3. Roumain : E et I &gt; [e], mais &gt; [u], &gt; [o] (cf. sarde). </p><p>7 </p></li><li><p>Illustrations (compte non tenu du dtail des volutions particulires : seule importe la similitude ou la diffrence de traitement des phonmes primitifs) : </p><p>1 Base latine classique (la distribution gographique des lexmes impose l'utilisation de plusieurs exemples dans certains cas) : A SALE, PDE/FLE, E TLA/ TRES/CATENA/CREDO, *PRA (cl. -UM)/PLU/ LGO, I FlLU, NVE/RTA, 0 FLORE/VOCE/ NODU, DOS/GULA/NCE/CRCE, O LCNA. </p><p>2 Romania occidentale (plus italien) : ancien .franais sel, pi, teile-peire (toile-poire), fil, nuef (neuf), flor-dos (fleur-deux), lune; occitan sal, p, tela-pera, fil, nu, flor-dos, luna; castillan sal, pi, tela-pera, Mo, nueve, flor-dos, lima; portugais, sal, p, trs-pra, fio, nove QpJ), flor-dois ([o]), lua; rhto-roman (engadinois) sel, p, taila-pair, fil, nom, nuf-dus, glna (gl = [</p></li><li><p>Gal</p><p>lo-r</p><p>oman</p><p>0 : </p><p>L0N</p><p>A </p><p>fy] </p><p>: fr</p><p>. lu</p><p>ne [</p><p>lyn]</p><p> oc</p><p>c. </p><p>luna</p><p> [U</p><p>yno]</p><p>Voy</p><p>elle</p><p>s ato</p><p>nes f</p><p>inal</p><p>es au</p><p>tres</p><p> que</p><p> -A </p><p>-E/-I</p><p> M</p><p>AR</p><p>E </p><p>PER</p><p>DIT</p><p>-0/-</p><p>U O</p><p>CTO</p><p>MO</p><p>RU</p><p>Dip</p><p>hton</p><p>gaiso</p><p>n co</p><p>nditi</p><p>onn</p><p>e </p><p> LE</p><p>CTU</p><p> o</p><p>l ///</p><p> oc</p><p> li</p><p>it ca</p><p>t. Ili</p><p>t </p><p> C</p><p>f. su</p><p>pra </p><p>OC</p><p>TO. </p><p>OU </p><p>mer</p><p> oc</p><p>-cat</p><p>. mar</p><p> OU</p><p> pe</p><p>rd </p><p>oc </p><p>perd</p><p> ca</p><p>t. pe</p><p>rd </p><p>OU </p><p>huit </p><p>oc </p><p>uit </p><p>cat. </p><p>vuit </p><p>oH-o</p><p>c (L</p><p>FD, </p><p>cat. </p><p>duj) </p><p>mur</p><p>Ibr</p><p>o-ro</p><p>man</p><p> Ita</p><p>lo-r</p><p>oman</p><p>tu) </p><p>: po</p><p>rt. </p><p>but V</p><p>lue]</p><p> u </p><p>: to</p><p>sc. </p><p>luna</p><p> lu</p><p>na) </p><p>cast</p><p>. ha</p><p>ut f}</p><p>hmd\</p><p> m</p><p>ais </p><p>pim</p><p>. fly</p><p>na] </p><p>cat. </p><p>lluna</p><p> \}Ku</p><p>m\ </p><p>En S</p><p>uiss</p><p>e en</p><p>gad.</p><p> V </p><p>it. </p><p>toto</p></li><li><p>IV. OH ~ oc ~ francoprovenal (cf. carte p. 115) </p><p>Nous ne pouvons ici, faute de place, noncer tout le dtail des faits. Nous nous contenterons de donner donc les trois formes (langue ancienne) prcdes de leur tymon : </p><p>1. On frprov./occitan </p><p>TALIRE taillier millier/talhar </p><p>TERRAS terres terres/trras SIAT soit seit/sia REdfPIT reoit receitfrecep PETTIA </p><p>pice = 9pieci (l)/pa PEDE pi - pie/p SOROR suer suerfsor(re) TLA toile teila/tela NEPTE neveu nevou/nebot </p><p>SAPRE savoir saveirfsaber </p><p>STA *&gt;te seia/seda PACTU /wrft paifpagat RATTNE raison raison/razon MALE HABITU </p><p>malade *malado/malaut(e), -apte, -au* SAPIS 5*5 sas/saps FOCACEA /ooee = *foiacllfogaa SAPIDU sade sado/sabe FRAXINU fraisne frainojfraisse </p><p>2. Ol/frprov. occitan </p><p>PRATU pr/pra praf TERRA terre/terra = f/ra VIA vofe/W vfa LECTU litfliet /fefc /fecA JOVIS DIES </p><p>juesdn(di)jos ri KRIPJA </p><p>crechel0creipi crepia, crepcha PULICE puceppuzi /&gt;/** </p><p>PERDITA perte/perda pnfa MANICA manche/mangi manga, mari PANE pain/pan jMfJIJ COMES cuensfcons corn* MASCULU </p><p>maslepmasclo mascle BOSK </p><p>bois/bosc 60JC ALBA aube/alba o/fta </p><p>3. Solutions exclusives de chaque aire (ol/frprov./occitan) </p><p>VENTT vient/vin/ven FOLIA fueillejfoillilfulha BOVE buefjboy buo/buout biou FABRU fevrelfavrolfabre, faure </p><p>DCG difdiu/dic FfLIA filleIfilUlfilha CASC0NU chascunlchasconjcascun N AVE neflna/nau </p><p>(1) Le signe * prcde les formes offrant en outre un traitement spcifiquement frprov. dans le reste de leur phontisme. </p><p>10 </p></li><li><p>PREMIRE PARTIE </p><p>PROTOHISTOIRE DU FRANAIS DES ORIGINES AU XIV SICLE </p><p>La gense du systme : donnes objectives et hypothses </p><p>Mis part les Serments de Strasbourg de 842, dont la localisation et la sincrit dialectales restent encore controverses, nos premiers documents ne sont pas antrieurs l'extrme fin du IXe sicle (Squence de sainte Eulalie) et surtout au xie sicle (Vie de saint Alexis). Entre le latin parl la fin de l'Empire (le latin vulgaire du v' sicle (1)) et ces textes, l'hiatus est considrable, d'autant que les graphies mdivales les plus anciennes sont d'interprtation difficile et que les documents ne nous sont gnralement parvenus que sous forme de copies bien postrieures leur rdaction. Le linguiste diachronicien doit donc recourir des hypothses pour dcrire, sinon expliquer, les processus volutifs qui sparent ces deux tats. </p><p>Comme les sons d'une langue constituent seuls un systme bien dfini, compos d'un nombre dtermin d'units distinctes, c'est sur la phontique volutive que les romanistes ont fait porter tous leurs efforts et exerc leur sagacit. </p><p>A son propos, deux types de rsultats peuvent tre esprs. Les uns concernent la chronologie relative dont on peut dterminer certaines donnes prcises dans </p><p>(1) V. Le latin vulgaire de J. HERMAN, H* 1247 de cette collection. </p><p>11 </p></li><li><p>la mesure o les processus volutifs ne peuvent se dclencher, lorsqu'il s'agit d'interactions entre sons en contact ou distance, que si ceux-ci se trouvent un certain stade de leur dveloppement du moins pour une langue et une priode donnes : ainsi, exemple classique, la vlaire initiale du latin CAUSA n'a pu se palataliser, pour aboutir ultrieurement [/], que devant un a (1), ce qui implique que la monophtongaison de au en o (cf. chose, d'abord [ltfoza]) fut postrieure cette palatalisation. Mais on ne peut aller trs loin sur cette voie, car beaucoup de processus sont indpendants et le chercheur a bientt recours soit des arguments extra-phontiques, souvent hasardeux, soit des hypothses de travail appartenant la chronologie absolue . Or celle-ci ne doit, pour tre tablie de faon indiscutable, se fonder que sur des donnes objectives, des tmoignages tirs de documents incontestables, et l'on sait combien ceux-ci sont rares : et, supposer que l'on puisse prouver l'authenticit de certains, comment imaginer que l'tat de langue qu'ils nous livrent correspond bien la ralit contemporaine et non un tat antrieur artificiellement conserv par l'crit la graphie du franais contemporain, on le sait, correspond au phontisme qu'offrait la langue l'poque de Philippe le Bel...? Ajoutons que nous savons bien peu de choses sur les changements phontiques : d'abord, tout l'arsenal moderne de la phontique instrumentale, ft-elle articulatoire ou acoustique, ne nous est en la matire que d'un pitre secours puisque nous ne saisissons jamais par lui que des tats, non des processus : du reste, l'observation des articulations actuelles nous rvlerait-elle un sens de l'volution, qu'elle ne nous donnerait pas pour autant, a priori, le droit d'extrapoler </p><p>(1) Dans les limites spatiales et temporelles dfinies comme celles du proto-franais ; le romaniste s'tonnera sans doute d'apprendre qu'en japonais si t est devenu //devant /, ce qui est normal ses yeux (cf. l'italien), d'autre part, devant u il est pass cri </p><p>12 </p></li><li><p> des situations anciennes, car la prodigieuse varit des articulations possibles (1) interdit l'usage trop simpliste d'un bon sens destin suppler le tmoignage objectif. Ensuite, nous ignorons combien de temps ils ont pu durer, car si certains (mutations, interfrences) paraissent instantans, d'autres peuvent se prolonger des sicles, passer par de longues priodes de polymorphisme (par exemple l'origine du franais la chute des voyelles prtoniques internes, plus tard la rduction de s d...</p></li></ul>

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