artistes - CAUE 92 1969 untitled (to Jan and ron Greenberg), 1972-73. 10 depuis la fin des annes 60, les installations de James turrell, appeles aussi environnements

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    05-May-2018

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<ul><li><p>1</p><p>artistesaide mthodologique quelques artistes travaillant lintervention dans lespace</p><p>LInstaLLatIon, Lart In sItu, Le Land art, Lart ContextueL </p><p>linstallation est un genre de lart contemporain qui dsigne une uvre installe dans un espace en vue den </p><p>modifier la perception et donc lexprience. le lieu devient alors un espace singulier li des circonstances </p><p>dtermines, avec une intention plus ou moins critique ou potique de lauteur. le spectateur peut ntre que </p><p>spectateur ou encore devenir acteur de luvre.</p><p>les installations se sont surtout dveloppes partir des annes 1960. elles mettent en scne, dans un arran-</p><p>gement qui a sa propre dynamique, des mdias traditionnels comme les peintures, les sculptures, les photogra-</p><p>phies, mais aussi des mdias plus contemporains comme les projections, films, vidos, sons, clairages. les </p><p>installations peuvent mme tre pilotes par des programmes informatiques.</p><p>certaines installations sont troitement lies un lieu particulier, on parle alors duvre in situ; ce peut tre un </p><p>lieu dexposition, comme un lieu autre, la nature dans le cas du land art par exemple. elles nexistent que dans </p><p>lespace pour lequel elles ont t cres et pour lequel lartiste a conu un arrangement particulier. </p><p>lart in situ dsigne les uvres qui choisissent de se laisser imposer par le lieu o elles prennent place. loeuvre </p><p>nest pas transposable dans un autre lieu, ni mme vendable. elle peut tre phmre et il nest possible alors </p><p>den garder la trace quavec des photos, des films ou des croquis. </p><p>quelle constitue un espace dcouvrir du regard ou bien un lieu investir, linstallation permet de solliciter plu-</p><p>sieurs sens. elle noccupe pas seulement lespace mais le restructure, le ramnage, en change la destination, en </p><p>transforme ou en amplifie la raison dtre. dans ces installations circulent des individus mais aussi des penses, </p><p>de la posie, de lesprit critique.</p><p>vous trouverez ci-dessous quelques exemples dartistes qui travaillent en relation avec linstallation, lart in situ, </p><p>lart contextuel, le land art</p><p>nhsitez pas nous en signaler si vous pensez dautres artistes.</p></li><li><p>2</p><p>artiste conceptuel, Buren a systmatis le travail in situ, partir de lemploi dune alternance de rayures blan-</p><p>ches et colores dune largeur de 8,7 cm. </p><p>son art envahit lespace pour en rvler les limites la fois spatiales, institutionnelles et esthtiques.</p><p>ni tableau, ni sculpture, ni architecture, ni dcor, chacun de ses travaux renouvelle le rapport entre luvre, le </p><p>lieu et le spectateur. </p><p>dans sa srie les cabanes clates, par exemple, il joue sur les pleins, les vides, le dehors, le dedans, sur lenvers </p><p>et sur lendroit, sur le dcor et le dcor, sur larchitecture et lobjet architectur pour amplifier les mises en </p><p>abyme et les dambulations dans luvre.</p><p>sous les ponts, le long de la rivire, 2001, luxembourgles colonnes du palais royal, 1986</p><p>cabane clate deux fois, 1990-91, Muse dart moderne de saint-etienne</p><p>daniel burenwww.danielburen.com</p></li><li><p>3</p><p>Gandamaison, 2008, cole nationale suprieure darchitecture de versailles</p><p>cathdrale de chaises, 2007, reims carton Workshop, 2010, centre pompidou paris</p><p>dmolition ou rnovation, il installe des prothses de bois qui prolifrent sur la faade, il empile des chaises, </p><p>il relie des btiments historiques. Kawamata ralise des uvres in situ dans le monde entier. proches du </p><p>land art, ses interventions se caractrisent entre autres par lutilisation intensive du bois mis en uvre dans </p><p>dphmres constructions (passerelles) destines relier les lieux quil investit, ou dans des empilements </p><p>dobjets (chaises, barques...) qui envahissent/remplissent lespace.</p><p>cathdrale de chaises (aot 2007) : une installation dun millier de chaises dglise casses pour construire une </p><p>cathdrale tendue vers le jour comme un vitrail (expose dans lexprience pommery#4, exposition organise </p><p>par daniel Buren, regroupant des uvres de 37 artistes plasticiens dans les caves des crayres de la Maison de </p><p>champagne pommery reims).</p><p>tadashi Kawamatahttp://www.tk-onthetable.com</p></li><li><p>4</p><p>dan Graham ralise des uvres conceptuelles, mlant le cinma, la vido, la performance, larchitecture, le verre, </p><p>les miroirs. </p><p>il sest galement attach crer des installations ou "dispositifs" critiquant les catgories traditionnelles de </p><p>lart, tout en cherchant, sous linfluence de Bruce nauman, jouer sur lexprience du corps vis--vis de lespace, </p><p>sur le rapport observateur - observ.</p><p>il en est ainsi de public space/two audiences (1976), espace dans lequel le spectateur doit entrer : dun ct, il </p><p>voit limage des spectateurs de lautre ct au travers dune vitre , mais sans tre vu, et de lautre ct, les spec-</p><p>tateurs peuvent sobserver eux-mmes la fois sur un cran de tlvision et dans un miroir sur le mur du fond. </p><p>le spectateur prend alors conscience de lui-mme comme corps mais aussi comme sujet percevant.</p><p>dan grahamhttp://mariangoodman.com/mg/artists/graham/pr_fr.html</p><p>triangular pavilon with circular cutouts, 1987 public space / two audiences, 1976</p><p>Mannerism / rococo, 2007 From Boule to eternity, 2006, porte de versailles </p></li><li><p>5</p><p>Michel verjux considere luvre dart "non pas comme de la peinture, ni comme de la sculpture, mais comme de </p><p>lclairage", revendiquant le fait qu"clairer, cest dj exposer." pour lui, limportant nest pas tant ce que lon </p><p>montre que la manire dont on le montre et pourquoi on le montre.</p><p>ses oeuvres cherchent nous faire prendre conscience de linteraction des composants intrinsques chaque </p><p>situation dexposition (lespace architectural, intrieur ou extrieur, lespace urbain ou le paysage rural ; le temps </p><p>de lexposition et celui du parcours du visiteur ; la matire, les formes et la structure constitutives des plans et </p><p>des volumes clairs et la lumire ambiante prexistante) avec les composants plus spcifiquement humains </p><p>(nos dispositions sentir, agir et penser, percevoir, parcourir et comprendre, lorsque nous sommes face ce </p><p>qui nous est expos).</p><p>michel Verjuxhttp://michel-verjux.net/</p><p>rouleau, 1984 poursuite au mur a+a+a, 1987</p><p> suite pour trois angles, mi-rasante, mi-brise, 1990 extrieur nuit (poursuite en chantier), 2004, odon</p></li><li><p>6</p><p>avant dexprimenter des mdias comme la photographie, le son ou la performance, vito acconci se consacrera </p><p>dabord entirement la posie. il a dj une approche trs plastique de lcriture et de la page quil considre </p><p>comme un espace de performance rduit. cest partir de cette notion despace quil entame une srie dex-</p><p>primentations sur diffrent media afin dexplorer lespace rel, temporel, social ou encore culturel. Mais cest </p><p>surtout travers ces performances physiques que acconci sera reconnu. partir de 1969 avec Following pieces </p><p>(performance dans laquelle il suit des passants dans lespace public puis rdige un rcit de sa "poursuite") il </p><p>consacre son travail ltude exprimentale de la place de son propre corps et de celle du spectateur lors de </p><p>ses performances.</p><p>Vito acconcihttp://www.acconci.com/</p><p>Following pieces, 1969</p><p>shadow play, 1970</p><p>20 Foot ladder for any size Wall, 1979-80</p><p>city of words, 1999</p></li><li><p>7</p><p>Gordon Matta-clark a tudi larchitecture luniversit cornell, mais na pas exerc en tant quarchitecte, au </p><p>sens strict. cest paris, o il se trouvait pendant les grves dtudiants de 1968 quil a pris connaissance des </p><p>philosophes franais dconstructivistes et des situationnistes, comme Guy debord. </p><p>on retient principalement de son oeuvre dune grande modernit la pratique des Building cuts ou dcoupes de </p><p>formes et de volumes dans des btiments abandonns. au-del de laspect formel, cette pratique tait destine </p><p> changer la perception du btiment et de son environnement proche et librer les espaces dhabitations de </p><p>leurs contraintes sociales et utilitaires.</p><p>en 1975, Gordon Matta-clark ralisait paris une oeuvre intitule conical intersect qui consistait dcouper une </p><p>forme de cne gant dans limmeuble du 29 de la rue Beaubourg.</p><p>g. matta clarKhttp://www.mirageillimite.com/gmc.htm</p><p>conical intersection, 1975, paris rue Beaubourg</p><p>spliting, 1974, new Jersey spliting, 1974</p></li><li><p>8</p><p>Franois Morellet travaille dabord la peinture, dans laquelle il adopte un langage gomtrique trs dpouill, </p><p>marqu par lexemple de Mondrian, compos de formes simples (lignes, carrs, triangles), dans un nombre limit </p><p>de couleurs, assembls dans des compositions lmentaires sur deux dimensions. </p><p>en 1963, Morellet commence crer des uvres avec des tubes de non, comme lartiste amricain dan Flavin.</p><p>aprs 1970, dbute pour lui une troisime priode marque par la cration duvres de plus en plus dpouilles, </p><p>qui jouent avec leur support et lespace qui les environne. il ralise alors un grand nombre dintgrations puis </p><p>de dsintgrations architecturales.</p><p>Franois morellethttp://www.frac-bourgogne.org/scripts/album.php?mode=data&amp;id_lang=2&amp;id_artiste=31</p><p>du jaune au violet, 1956 sries des nons et des pi</p><p>lesprit descalier, 2010, Muse du louvrespi piquant de faade n1, 1=45, 2000, Jeu de paume</p></li><li><p>9</p><p>une uvre de dan Flavin est dfinie dans un premier temps par la disposition de tubes de lumire fluorescente . </p><p>puis cest lextension lumineuse qui dtermine sa structure, son paisseur, son volume ; en ce sens la dimension </p><p>de luvre est rgle par larchitecture (murs, plafond, sol) qui la dlimite. il cre des "tats visuels particuliers", </p><p>des perceptions singulires qui rassemblent, dans la fragilit de la lumire, couleur, structure et espace.</p><p>en envahissant lespace, la lumire de Flavin le transforme et le dmatrialise. le bain lumineux a en effet pour </p><p>proprit dabolir les frontires entre lenvironnant et lenvironn qui ne font plus quun et luvre devient ainsi </p><p>une "situation", un lieu dexpriences perceptives lies aux dplacements du spectateur.</p><p>dan FlaVinhttp://www.mamco.ch/artistes_fichiers/F/flavin.html</p><p>la diagonale du 25 mai 1963, 1963 alternative pink and gold, 1967</p><p>untitled (to Jan and ron Greenberg), 1972-73untitled, 1969</p></li><li><p>10</p><p>depuis la fin des annes 60, les installations de James turrell, appeles aussi "environnements perceptuels", </p><p>sont ralises partir dun seul matriau : la lumire, naturelle ou artificielle. Mis part les dessins et les plans </p><p>qui accompagnent ses uvres de plus grande envergure, sa production ne comporte ainsi aucun objet en tant </p><p>que tel.</p><p>ses interventions, ses installations "en chambre" ou ciel ouvert, procdent toutes dune qute artistique qui </p><p>dstabilise nos relations au rel.</p><p>en manipulant la lumire, James turrell sollicite les sens, il se joue de la perception du spectateur, il la bouscule, </p><p>la trompe... entre ses mains la lumire prend une extraordinaire matrialit. il cre des espaces fictifs, troublants </p><p>puis fascinants.</p><p>james turrellhttp://stephan.barron.free.fr/technoromantisme/turrel.html</p><p>light reign , 2003, Washingtonthe inner way , 2001alta (White) , 1967</p><p>the light inside, 1999</p></li><li><p>11</p><p>aprs avoir t photographe darchitecture, cest avec la dcouverte du land art et du carr noir sur fond blanc </p><p>de Malevitch que Georges rousse choisit dintervenir dans le champ photographique tablissant une relation </p><p>indite de la peinture lespace. il investit alors des lieux abandonns pour les transformer en espace pictural </p><p>et y construire une uvre phmre, unique, que seule la photographie restitue. il intervient le plus souvent </p><p>dans des lieux dsaffects, o tout nest que chaos, dsolation, dmolition, pour rendre lespace lespace, pour </p><p>matrialiser la mmoire dun lieu.</p><p>pour permettre aux spectateurs de partager son exprience de lespace, il prsente, ds le dbut des annes 80, </p><p>ses images en tirages de grand format.</p><p>georges roussehttp://www.georgesrousse.com/</p><p>light reign , 2003, Washington</p><p>des formes gomtriques, 2003, elstal</p><p>a travers le miroir, 1985, vienne a travers le mur, 1997, argentan apesanteur, 2007, vitry</p><p>couleur, 2003, casablanca</p></li><li><p>12</p><p>Bruce nauman se dfinit comme un artiste qui agresse le spectateur: "je veux que mon art soit vhment et </p><p>agressif, parce que cela oblige les gens y prter attention".</p><p>notions de corps et didentit, rle du langage, phnomnes de perception de lespace, processus artistique et </p><p>participation du spectateur sont des thmes qui reviennent constamment dans son uvre. il explore diffrents </p><p>moyens dexpression non, sculpture, film, vido, performance, dessin et il est considr comme lun des pion-</p><p>niers de linstallation. </p><p>a partir des annes 90, il ralise des installations vido et sonores trs labores, comme le film de son atelier </p><p>en infrarouge diffus sur 7 crans permettant une rencontre fantomatique et rinvente avec le monde de </p><p>lartiste.</p><p>bruce naumanhttp://www.newmedia-art.org/cgi-bin/show-art.asp?lG=Fra&amp;doc=iden&amp;id=d009465</p><p>Mapping the studio ii with color shift, flip, flop &amp; flip/flop , 2001</p><p>pacing upside down, 1969a rose has no teeth, 1967</p></li><li><p>13</p><p>aprs des tudes de stylisme, lucy orta choisit de sloigner de lunivers consumriste de la mode et commence </p><p> explorer des situations de dtresse humaine et des environnements sociaux adverses avec une srie de des-</p><p>sins intitule refuge Wear (vtements refuges). plus tard, elle cre une srie dabris temporaires quelle va </p><p>transformer en vtements et sacs de voyages, et elle donne cette collection le terme gnrique "architectures </p><p>corporelles". </p><p>lucy orta ralise des performances critiques de la vie urbaine et de linsuffisance des politiques sociales, qui </p><p>interrogent les relations entre habit et habitat et surtout entre individuel et collectif. </p><p>lucy ortahttp://www.studio-orta.com/</p><p>nexus architecture x 50 intervention, 2001, colognevtement refuge pour 4, 1998</p><p>antarctic village - no Borders, ephemeral installation in antarctica, 2007 dome dwelling</p></li><li><p>14</p><p>agitateur public, hritier de duchamp, Ben a pour rgle : douter de tout et mme de lui-mme. il a aussi des </p><p>certitudes : pas davant-garde sans nouveaut, pas de richesses sans muliticulturalisme.</p><p>cest lun des artistes contemporains les plus populaires. il a fait de sont ego le fondement de son oeuvre. </p><p>lomniprsence du langage, des messages lapidaires lemporte pice ne doivent pas occulter son travail de </p><p>portraitiste djant, ses montages insenss et les fouillis organiss de ses installations.</p><p>il fait partie du groupe dartistes Fluxus, dans lequel il se retrouve dans la contestation des catgories de lart et </p><p>le rejet systmatique des institutions et de la notion duvre dart.</p><p>ben Vautier, dit benhttp://www.ben-vautier.com/</p><p>le bizart bazart de Ben, 2002-03Gestes, 1973</p><p>la maison, 1975 &gt; 2001</p></li><li><p>15</p><p>en 1988, Wolfang lab ralise les premires "chambres de cire", modules en fonction de lespace investir. </p><p>ce sont des parois, des passages, entirement tapisss de plaques de cire lintrieur duquel le visiteur pntre. </p><p>ces espaces invitent une autre exprience du corps et de lesprit. Mythologie personnelle, spiritualit, dialogue </p><p>avec la nature, avec des matires vivantes et organiques. tombeau, cellule monacale, refuge, espace de mdita-</p><p>tion, grotte, refuge...</p><p>paroi (1989)</p><p>wolFang labhttp://stephan.barron.free.fr/2/angles_laib/page1.html</p></li><li><p>16</p><p>claude lvque ralise en 1998 Games over, un carroussel en plastique cristal qui tourne lentement, et des </p><p>projecteurs clignotants investissant lespace partir de son centre. cela cre un espace dimmatrialit, le spec-</p><p>tateur est en situation instable.</p><p>claude lVqueht...</p></li></ul>