artistes - CAUE 92 1969 untitled (to Jan and ron Greenberg), 1972-73. 10 depuis la fin des annes 60, les installations de James turrell, appeles aussi environnements

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    artistesaide mthodologique quelques artistes travaillant lintervention dans lespace

    LInstaLLatIon, Lart In sItu, Le Land art, Lart ContextueL

    linstallation est un genre de lart contemporain qui dsigne une uvre installe dans un espace en vue den

    modifier la perception et donc lexprience. le lieu devient alors un espace singulier li des circonstances

    dtermines, avec une intention plus ou moins critique ou potique de lauteur. le spectateur peut ntre que

    spectateur ou encore devenir acteur de luvre.

    les installations se sont surtout dveloppes partir des annes 1960. elles mettent en scne, dans un arran-

    gement qui a sa propre dynamique, des mdias traditionnels comme les peintures, les sculptures, les photogra-

    phies, mais aussi des mdias plus contemporains comme les projections, films, vidos, sons, clairages. les

    installations peuvent mme tre pilotes par des programmes informatiques.

    certaines installations sont troitement lies un lieu particulier, on parle alors duvre in situ; ce peut tre un

    lieu dexposition, comme un lieu autre, la nature dans le cas du land art par exemple. elles nexistent que dans

    lespace pour lequel elles ont t cres et pour lequel lartiste a conu un arrangement particulier.

    lart in situ dsigne les uvres qui choisissent de se laisser imposer par le lieu o elles prennent place. loeuvre

    nest pas transposable dans un autre lieu, ni mme vendable. elle peut tre phmre et il nest possible alors

    den garder la trace quavec des photos, des films ou des croquis.

    quelle constitue un espace dcouvrir du regard ou bien un lieu investir, linstallation permet de solliciter plu-

    sieurs sens. elle noccupe pas seulement lespace mais le restructure, le ramnage, en change la destination, en

    transforme ou en amplifie la raison dtre. dans ces installations circulent des individus mais aussi des penses,

    de la posie, de lesprit critique.

    vous trouverez ci-dessous quelques exemples dartistes qui travaillent en relation avec linstallation, lart in situ,

    lart contextuel, le land art

    nhsitez pas nous en signaler si vous pensez dautres artistes.

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    artiste conceptuel, Buren a systmatis le travail in situ, partir de lemploi dune alternance de rayures blan-

    ches et colores dune largeur de 8,7 cm.

    son art envahit lespace pour en rvler les limites la fois spatiales, institutionnelles et esthtiques.

    ni tableau, ni sculpture, ni architecture, ni dcor, chacun de ses travaux renouvelle le rapport entre luvre, le

    lieu et le spectateur.

    dans sa srie les cabanes clates, par exemple, il joue sur les pleins, les vides, le dehors, le dedans, sur lenvers

    et sur lendroit, sur le dcor et le dcor, sur larchitecture et lobjet architectur pour amplifier les mises en

    abyme et les dambulations dans luvre.

    sous les ponts, le long de la rivire, 2001, luxembourgles colonnes du palais royal, 1986

    cabane clate deux fois, 1990-91, Muse dart moderne de saint-etienne

    daniel burenwww.danielburen.com

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    Gandamaison, 2008, cole nationale suprieure darchitecture de versailles

    cathdrale de chaises, 2007, reims carton Workshop, 2010, centre pompidou paris

    dmolition ou rnovation, il installe des prothses de bois qui prolifrent sur la faade, il empile des chaises,

    il relie des btiments historiques. Kawamata ralise des uvres in situ dans le monde entier. proches du

    land art, ses interventions se caractrisent entre autres par lutilisation intensive du bois mis en uvre dans

    dphmres constructions (passerelles) destines relier les lieux quil investit, ou dans des empilements

    dobjets (chaises, barques...) qui envahissent/remplissent lespace.

    cathdrale de chaises (aot 2007) : une installation dun millier de chaises dglise casses pour construire une

    cathdrale tendue vers le jour comme un vitrail (expose dans lexprience pommery#4, exposition organise

    par daniel Buren, regroupant des uvres de 37 artistes plasticiens dans les caves des crayres de la Maison de

    champagne pommery reims).

    tadashi Kawamatahttp://www.tk-onthetable.com

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    dan Graham ralise des uvres conceptuelles, mlant le cinma, la vido, la performance, larchitecture, le verre,

    les miroirs.

    il sest galement attach crer des installations ou "dispositifs" critiquant les catgories traditionnelles de

    lart, tout en cherchant, sous linfluence de Bruce nauman, jouer sur lexprience du corps vis--vis de lespace,

    sur le rapport observateur - observ.

    il en est ainsi de public space/two audiences (1976), espace dans lequel le spectateur doit entrer : dun ct, il

    voit limage des spectateurs de lautre ct au travers dune vitre , mais sans tre vu, et de lautre ct, les spec-

    tateurs peuvent sobserver eux-mmes la fois sur un cran de tlvision et dans un miroir sur le mur du fond.

    le spectateur prend alors conscience de lui-mme comme corps mais aussi comme sujet percevant.

    dan grahamhttp://mariangoodman.com/mg/artists/graham/pr_fr.html

    triangular pavilon with circular cutouts, 1987 public space / two audiences, 1976

    Mannerism / rococo, 2007 From Boule to eternity, 2006, porte de versailles

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    Michel verjux considere luvre dart "non pas comme de la peinture, ni comme de la sculpture, mais comme de

    lclairage", revendiquant le fait qu"clairer, cest dj exposer." pour lui, limportant nest pas tant ce que lon

    montre que la manire dont on le montre et pourquoi on le montre.

    ses oeuvres cherchent nous faire prendre conscience de linteraction des composants intrinsques chaque

    situation dexposition (lespace architectural, intrieur ou extrieur, lespace urbain ou le paysage rural ; le temps

    de lexposition et celui du parcours du visiteur ; la matire, les formes et la structure constitutives des plans et

    des volumes clairs et la lumire ambiante prexistante) avec les composants plus spcifiquement humains

    (nos dispositions sentir, agir et penser, percevoir, parcourir et comprendre, lorsque nous sommes face ce

    qui nous est expos).

    michel Verjuxhttp://michel-verjux.net/

    rouleau, 1984 poursuite au mur a+a+a, 1987

    suite pour trois angles, mi-rasante, mi-brise, 1990 extrieur nuit (poursuite en chantier), 2004, odon

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    avant dexprimenter des mdias comme la photographie, le son ou la performance, vito acconci se consacrera

    dabord entirement la posie. il a dj une approche trs plastique de lcriture et de la page quil considre

    comme un espace de performance rduit. cest partir de cette notion despace quil entame une srie dex-

    primentations sur diffrent media afin dexplorer lespace rel, temporel, social ou encore culturel. Mais cest

    surtout travers ces performances physiques que acconci sera reconnu. partir de 1969 avec Following pieces

    (performance dans laquelle il suit des passants dans lespace public puis rdige un rcit de sa "poursuite") il

    consacre son travail ltude exprimentale de la place de son propre corps et de celle du spectateur lors de

    ses performances.

    Vito acconcihttp://www.acconci.com/

    Following pieces, 1969

    shadow play, 1970

    20 Foot ladder for any size Wall, 1979-80

    city of words, 1999

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    Gordon Matta-clark a tudi larchitecture luniversit cornell, mais na pas exerc en tant quarchitecte, au

    sens strict. cest paris, o il se trouvait pendant les grves dtudiants de 1968 quil a pris connaissance des

    philosophes franais dconstructivistes et des situationnistes, comme Guy debord.

    on retient principalement de son oeuvre dune grande modernit la pratique des Building cuts ou dcoupes de

    formes et de volumes dans des btiments abandonns. au-del de laspect formel, cette pratique tait destine

    changer la perception du btiment et de son environnement proche et librer les espaces dhabitations de

    leurs contraintes sociales et utilitaires.

    en 1975, Gordon Matta-clark ralisait paris une oeuvre intitule conical intersect qui consistait dcouper une

    forme de cne gant dans limmeuble du 29 de la rue Beaubourg.

    g. matta clarKhttp://www.mirageillimite.com/gmc.htm

    conical intersection, 1975, paris rue Beaubourg

    spliting, 1974, new Jersey spliting, 1974

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    Franois Morellet travaille dabord la peinture, dans laquelle il adopte un langage gomtrique trs dpouill,

    marqu par lexemple de Mondrian, compos de formes simples (lignes, carrs, triangles), dans un nombre limit

    de couleurs, assembls dans des compositions lmentaires sur deux dimensions.

    en 1963, Morellet commence crer des uvres avec des tubes de non, comme lartiste amricain dan Flavin.

    aprs 1970, dbute pour lui une troisime priode marque par la cration duvres de plus en plus dpouilles,

    qui jouent avec leur support et lespace qui les environne. il ralise alors un grand nombre dintgrations puis

    de dsintgrations architecturales.

    Franois morellethttp://www.frac-bourgogne.org/scripts/album.php?mode=data&id_lang=2&id_artiste=31

    du jaune au violet, 1956 sries des nons et des pi

    lesprit descalier, 2010, Muse du louvrespi piquant de faade n1, 1=45, 2000, Jeu de paume

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    une uvre de dan Flavin est dfinie dans un premier temps par la disposition de tubes de lumire fluorescente .

    puis cest lextension lumineuse qui dtermine sa structure, son paisseur, son volume ; en ce sens la dimension

    de luvre est rgle par larchitecture (murs, plafond, sol) qui la dlimite. il cre des "tats visuels particuliers",

    des perceptions singulires qui rassemblent, dans la f