Avant le film - ?· - Sur le film ( la préparation du film, ... La main du diable ) ACTIVITÉ 17 :…

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    12-Sep-2018

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  • Lhomme invisibleJames Whale ( 1933 )

    QUELQUES ACTIVITS POSSIBLES

    Avant le film :

    ACTIVIT 1

    Lire le dbut du roman de H.G Wells.

    ACTIVIT 2

    Lire un extrait de deux uvres de la littrature fantastique ( et ventuellement regarder uncourt extrait dadaptations cinmatographiques de ces uvres )

    ACTIVIT 3

    Crer une attente de spectateur ( et situer le film dans son contexte : laction se passedans la campagne en Angleterre, au dbut du XX me sicle )

    2 possibilits :

    - Ltude dune affiche ( laffiche permet de montrer les 4 personnages principaux dufilm, et donc de faire sinterroger les lves sur lidentit et le rle de chacun deux dansle film )

    - Regarder la 1re ou les 2 premires squences du film. ( on y voit les 4 personnages principaux et cela permet de connatre les liens qui lesunit ) Dans ce cas l, on peut commencer un travail de description des personnages.

    ACTIVIT 4

    Hypothses sur lhomme invisible ( sous la forme dun dbat avec les lves )

    Qui est-il ? Peut-on le toucher ? etc.

  • Aprs le film

    ACTIVIT 5 :Travailler sur le ressenti Vrifier la comprhension du film.

    ACTIVIT 6 :La comprhension du film ( questionnaire )

    ACTIVIT 7 :Retrouver la chronologie du film :

    - individuellement ( fiche )ou- collectivement : ralisation dun panneau partir de photos du film.

    - lgender les photographies distribues individuellement aux lves ( en franais ouen anglais )- imprimer et afficher les images du film dans lcole ( photos du film )

    ACTIVIT 8 : Classer et dresser le portrait des personnages du film

    ACTIVIT 9 :Ladaptation cinmatographique ( le roman / le film )

    ACTIVIT 10 :Le mythe de lhomme invisible : dautres adaptations cinmatographiques.( lecture puzzle )

    ACTIVIT 11 : Lectures :

    - H.G Wells, son uvre ( lecture informative ou recherche internet ) - Sur le film ( la prparation du film, le tournage, le ralisateur, les comdiens )

    ACTIVIT 12 : Le genre fantastique

    ACTIVIT 13 Les trucages ( les lister, lire des explication, ralisation dun trucage ( travail manuel : les

    pas dans la neige )ACTIVIT 14 :

    crire une scne et la tourner ( un personnage invisible dans la classe )

    ACTIVIT 15 : le travail du scnariste ( rdaction : inventer une autre fin )

    ACTIVIT 16 : rdaction autour du thme de lhomme invisible

    partir de 2 extraits des films :

  • ( Les disparus de Saint-Agil , La main du diable )

    ACTIVIT 17 : vocabulaire : le lexique de la peur + les antonymes

    ( invisible inodore inaudible invulnrable - .. )

    ACTIVIT 18 : Lecture de plans ( laide des photos ) : les prises de vue en contre-plonge est un planrcurrent dans ce film.Analyse dune squence : la squence douverture du film

    ACTIVIT 19 :Les dialogues : activit qui consiste associer des phrases du dialogue du filmet le personnage qui les prononce.

    ACTIVIT 20 :Lister les diffrentes apparences de lhomme invisible

    ( invisible, sans tte avec habits, bandelettes )et ce qui ne le rend plus tout fait invisible

    ( quand il porte un vtement, ses empreintes, la nourriture non digre, on voit les gouttes sur latte et les paules en cas de pluie, de la neige, de la boue, ses empreintes). ( Il pourrait aussi ternuer, des chiens pourraient sentir sa prsence ).

    ACTIVIT 21 :La recherche scientifique actuelle

  • ACTIVIT 1 : extrait du chapitre 1 du roman

    Chapitre 1 : UN TRANGE VOYAGEUR

    L'tranger arriva en fvrier, par une matine brumeuse, dans un tourbillon de vent et de

    neige. Il venait pied, par la dune, de la station de Bramblehurst, portant de sa main couverte

    d'un gant pais, une petite valise noire. Il tait bien envelopp des pieds la tte, et le bord

    d'un chapeau de feutre mou ne laissait apercevoir de sa figure que le bout luisant de son nez.

    La neige s'tait amoncele sur ses paules, sur sa poitrine; elle ajoutait aussi une crte

    blanche au sac dont il tait charg. Il entra, chancelant, plus mort que vif, dans l'auberge, et

    posant terre son bagage :

    Du feu, s'cria-t-il, du feu, par charit ! Une chambre et du feu !

    Il frappa de la semelle, secoua dans le bar la neige qui le couvrait, puis suivit Mme Hall

    dans le petit salon pour faire ses conditions. Sans autre prambule, et jetant deux

    souverains sur la table, il sinstalla dans lauberge. Mme Hall disposa le feu et alla prparer

    le repas de ses propres mains. Un hte sarrtant Iping en hiver, ctait une aubaine dont

    on navait jamais entendu parler. Et encore un hte qui ne marchandait pas ! Elle tait

    rsolue se montrer digne de sa bonne fortune.

    Ds que le jambon fut bien point, ds que Millie, la lymphatique servante, eut t un peu

    rveille par quelques injures adroitement choisies, l'htesse apporta nappes, assiettes et verres

    dans la salle et commena de mettre le couvert avec le plus d'lgance possible. Quoique le feu

    brlait vivement, elle constata, non sans surprise, que le voyageur conservait toujours son

    chapeau et son manteau, et, regardant par la fentre la neige tomber dans la cour, se tenait de

    manire dissimuler son visage. Ses mains toujours gantes taient croises derrire son dos. Il

    paraissait perdu dans ses rflexions.

    Elle remarqua que la neige fondue qui saupoudrait encore ses paules, tombait goutte goutte

    sur le tapis.

    Voulez-vous me permettre, monsieur, dit-elle, de prendre vos effets, pour les mettre scher

    dans la cuisine ?

    - Non, rpondit l'autre sans se retourner.

    N'tant pas sre d'avoir bien entendu, elle allait rpter sa question, quand il retourna la tte et, la

    regardant :

    - Je prfre les garder ajouta-t-il nettement.

  • Mme Hall observa qu'il portait de grosses lunettes bleues, avec des verres sur le ct angle

    droit, et que d'pais favoris, rpandus sur le col de son vtement, empchaient de rien voir de ses

    joues ni de son visage.

    - Trs bien, monsieur, comme il vous plaira ... Dans un moment la pice sera plus chaude.

    Il ne rpliqua pas et se dtourna de nouveau. Mme Hall, sentant ses avances inopportunes,

    acheva rapidement de dresser la table et s'empressa, en trottinant, de sortir. Quand elle revint, son

    hte tait toujours l, debout, immobile comme une statue de pierre, faisant le gros dos, le collet

    relev, le bord du chapeau rabattu et dgotant, la figure et les yeux compltement cachs. Elle

    servit d'un geste important les ufs au jambon et cria, plutt qu'elle ne dit :

    Votre djeuner est prt, monsieur !

    - Merci, rpondit aussitt l'tranger.

    Mais il ne bougea pas jusqu' ce qu'elle et referm la porte sur elle.

    Alors seulement, il fit volte face et sapprocha de la table avec une certaine impatience. Comme

    elle arrivait la cuisine, en passant derrire le comptoir, Mme Hall entendit un bruit renouvel

    intervalles rguliers : tac,tac,tac, cela se rptait toujours ; ctait le bruit dune cuiller tournant

    dans un bol.

    - Ah ! cette fille ! scria-t-elle. L ! jai oubli la moutarde. Cest sa faute : pourquoi est-elle si

    lente ? []

    Alors lhtesse remplit le moutardier et, le plaant avec crmonie sur le plateau th, elle le

    porta dans le salon. Elle frappa et entra tout de suite. Aussitt, ltranger fit un mouvement rapide :

    elle neut que le temps dentrevoir un objet blanc qui disparaissait derrire la table ; le voyageur

    avait lair de ramasser quelque chose sur le parquet. Ce nest quaprs avoir dpos son plateau

    quelle remarqua que pardessus et chapeau avaient t ts et placs sur une chaise devant le

    feu. Une paire de souliers menaait de rouille son garde-feu en acier. Elle savana rsolument

    vers cette dfroque, et, dun ton qui nadmettait pas de refus :

    - Maintenant, sans doute, je puis prendre tout cela pour le faire scher.

    - Laissez le chapeau ! rpondit le visiteur dune voix sourde.

    En se retournant, elle vit quil avait lev la tte et quil la regardait. Pendant une minute, elle le

    considra fixement, trop surprise pour dire un mot. Il tenait un linge blanc, une serviette apporte

    par lui, sur la partie infrieure de sa figure, de faon que sa bouche et ses mchoires fussent

    compltement caches : cela expliquait le timbre assourdi de sa voix. Mais ce ntait pas cela qui

    tonnait le plus Mme Hall. En effet, tout le front du voyageur, au-dessus des lunettes bleues, tait

    couvert dun bandeau blanc, un autre bandeau, appliqu sur les oreilles, ne laissait pas apercevoir

    le moindre bout de visage, si ce nest un nez rouge et pointu, toujours aussi rouge et luisant que

    tout lheure, larrive. []

    Cette tte, enveloppe, emmitoufle, tait si diffrente de ce quavait prvu Mme Hall que celle-

    ci, pendant un moment, demeura ptrifie.

    Lui, ncartait point sa serviette ; il continuait la tenir sous son nez, dune main gante de

    marron, et de ses verres impntrables, il la regardait.

  • - Laissez le chapeau ! rptait-il, parlant indistinctement travers sa serviette blanche.

    Chapitre 23

    Lhomme invisible expose au professeur Kemp les inconvnients de sa condition.

    Vous devez commencer comprendre les dsavantages de ma condition. Jtais sans abri, sans rien

    pour me couvrir ; me procurer des vtements, ctait sacrifier tous mes avantages, ctait faire de moi un

    monstre trange et terrible. De plus, je jenais, car manger, me remplir lestomac daliments qui ne

    seraient pas tout de suite assimils, ctait redevenir visible, et dune faon grotesque.

    - Je navais pas pens cela, dit Kemp.

    - Moi non plus !...La neige mavait avis dune autre espce de dangers. Je ne pouvais pas aller dehors

    par temps de neige : en saccumulant sur moi, elle maurait dnonc. La pluie, elle aussi, et fait de moi

    une silhouette ruisselante, un simulacre humain tincelant, une bulle fantastique Et le brouillard !... je

    serais, dans le brouillard, un fantme, encore plus tnu, un vague soupon dhumanit. Dailleurs, au

    grand air - dans lair de Londres ! - , je recueillais de la boue sur mes chevilles, des fumes de charbon et

    de la poussire sur ma peau. Je ne pouvais pas savoir au bout de combien de temps, par cela mme, je

    deviendrais visible, mais je voyais que ce ne serait pas long. Donc, ne pas rester dans Londres, aucun

    prix.

    Dernier chapitre

    Kemp est poursuivi par lhomme invisible qui veut le tuer. En effet, Kemp a fait porter un message pour

    prvenir la police de la prsence de lhomme invisible chez lui.

    Il est tout prs dici ! cria-t-il. Barrez la rue !

    Il reut un violent coup au-dessous de loreille, et chancela en faisant un effort pour se retourner vers

    ladversaire qui ne lavait pas vu. Il parvint tout juste reprendre don quilibre ; il riposta mais dans le vide.

    Puis il fut atteint de nouveau sous la mchoire et stala de tout don long. Une seconde aprs, un genou

    lui crasait la poitrine, et deux mains furieuses lui treignirent la gorge, mais lune avec moins de force que

    lautre. Il saisit les poignets, il entendit lassaillant pousser un cri de douleur ; puis la bche du terrassier

    vint tournoyer en lair au-dessus de lui et sabattit sur quelque chose avec un bruit sourd. La main qui lui

  • serrait la gorge se relcha tout coup, et, dun effort convulsif, Kemp put se dgager, saisit une paule

    molle et roula sur son adversaire. Il maintint contre le sol des coudes quil ne voyait pas.

    - Je le tiens ! hurla-t-il. Au secours ! au secours ! Tenez-le ! Il est par terre ! Prenez lui les pieds !

    Aussitt, on se prcipita, tous la fois, sur les deux lutteurs. On nentendit plus rien, dailleurs aprs le cri

    de Kemp, quun bruit de coups, de pitinement et un souffle pnible.

    Aprs un effort suprme, lhomme invisible se releva, chancelant. Kemp lui sauta la tte, comme les

    chiens font au cerf, et une douzaine de mains empoignrent et dchirrent lennemi dans le vide. Il y eut

    alors, jen ai peur, quelques coups de pieds terribles, puis, soudain, on entendit un cri

    dsespr : Grce ! grce ! qui se perdit tout de suite en un rle de suffocation.

    - Arrire ! fit la voix abasourdie de Kemp. Il est bless, cartez-vous !

    - Ne le lchez pas ! criait le gros terrassier, tenant toujours sa bche tache de sang. Il fait semblant.

    - Non, il ne fait pas semblant, dit le docteur, en soulevant avec prcaution son genou ; je me charge de le

    tenir.

    []

    Il y eut une pousse, une bousculade, un bruit de pas lourds : une foule de nouveaux venus augmentait

    encore la presse. Les gens sortaient des maisons. On ne parlait presque plus. Kemp ttait et l ; sa

    main semblait se mouvoir dans le vide.

    - Il ne respire plus ! Je ne sens plus son cur !... son flanc Diable !

    Une vieille femme, qui regardait par-dessous le bras du gros terrassier, poussa un cri aigu :

    - Voyez donc l !

    Elle tendait son doigt tout rid. En regardant lendroit quelle dsignait, chacun vit, lgre et transparente

    comme si elle et t faite de verre, de sorte que veines et artres, os et nerfs pussent tre distingus

    une main, une main molle et tombante ; elle sembla se couvrir dun nuage et devenir opaque sous leurs

    yeux.

    - Attention ! cria lagent. Voici que le pied commence apparatre. Ainsi, lentement, commenant par les

    mains et les pieds, gagnant doucement le long des membres jusquaux organes vitaux, sopra cette

    trange transformation, ce retour ltat de substance visible. Ctait comme la lente invasion dun poison.

    Dabord les veines blanches, traant lesquisse vaporeuse et gristre dun membre ; puis les os

    transparents et le rseau compliqu des artres ; puis, la chair et la peau, vagues, peine distinctes,

    devenant rapidement solides et opaques. Bientt, on put voir la poitrine dfonce, les paules et le

    contour incertain de la face dmantibule.

    Enfin, quand la foule en scartant permit Kemp de se relever, on vit, gisant par terre, nu et lamentable,

    le corps meurtri et bris dun homme de trente ans peu prs. Ses Cheveux, ses sourcils taient blancs

    non pas blanchis par lge, mais blancs de la blancheur des albinos ; ses yeux taient rouges comme des

    grenats. Ses mains taient fermes, ses yeux grands ouverts, avec une expression de colre et de

    dsespoir.

    - Couvez-lui la figure ! cria quelquun. Pour lamour de Dieu, quon lui couvre la figure !

    On apporta un drap, puis len ayant recouvert, on lemporta dans lauberge Et il tait l, sur un lit

    sordide, dans une chambre sordide et mal claire, au milieu dune foule ignorante et bruyante, bris,

    bless, trahi, sans que personne le prt en piti, ce Griffin, le premier homme qui se soit rendu invisible.

  • Griffin, le physicien le plus dou que le monde ait jamais eu : il avait achev, dans une catastrophe inoue,

    son trange et terrible carrire.

    ACTIVIT 2 : extraits duvres de la littrature fantastique

    DROULEMENT :

    OBJECTIF : dcouvrir quelques grands mythes de la littrature et du cinma fantastique des annes 1930 - 1940.

    DUREE : 2 x 1 h

    MATERIEL : extraits de films :

    - Frankenstein ( 1931, J. Whale )- Docteur Jekyll et mister Hyde ( 1941, V. Fleming )

    - tapuscrit dextraits des livres : - Frankenstein (M. Shelley ) - Ltrange cas du docteur Jekyll et mister Hide ( R.L Stevenson )

    DEROULEMENT POSSIBLE :

    1. Lecture du texte puis :

    - questions de lecture ou oralisation de ce qui a t compris en justifiant ses affirmationspar des mots du texte - une tude du texte : par exemple colorier les mots qui crent un sentiment dincertitude,dangoisse chez...