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La Clinique du Péritoine Clinique du Parc Léopold Rue Froissart, 38 - 1040 Bruxelles www.chirec.be

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  • La Clinique du PritoineClinique du Parc Lopold

    Rue Froissart, 38 - 1040 Bruxelles

    www.chirec.be

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    Sommaire1. LE CANCER DU PRITOINE 4-5

    1.1 QUEST-CE QUE LE CANCER DU PRITOINE ? 41.2 QUELLES SONT LES CAUSES LES PLUS FRQUENTES DU CANCER DU PRITOINE ? 41.3 QUELLES SONT LES CONSQUENCES DU CANCER DU PRITOINE ? 51.4 QUELS SONT LES TRAITEMENTS DU CANCER DU PRITOINE ? 5

    2. QUEST-CE QUUN HIPEC ? 6-11

    2.1 EN QUOI CELA CONSISTE ? 6-72.2 COMBIEN DE TEMPS DURE LINTERVENTION ? 82.3 EST-CE QUE MON CHIRURGIEN/GYNCOLOGUE DE LA PREMIRE INTERVENTION PEUT PARTICIPER ? 82.4 QUELLES SONT LES INDICATIONS POUR LHIPEC ET LES PLUS-VALUES DE CE TYPE DE TRAITEMENT ? 82.5 QUELS SONT LES EFFETS SECONDAIRES ? 92.6 QUELLES SONT LES COMPLICATIONS POSSIBLES ? 92.7 QUELLES SONT LES PRCAUTIONS PRISES ? 102.8 QUELLE EST LA DURE DHOSPITALISATION ? 112.9 EN QUOI CONSISTE LE SOUTIEN ET LE TRAITEMENT APRS LE HIPEC ? 11

    3. LA CLINIQUE DU PRITOINE : PRISE EN CHARGE PLURIDISCIPLINAIRE 12-42

    3.1 CONSULTATIONS PROPRATOIRES 133.2 HOSPITALISATION 143.3 CONSULTATIONS POSTOPRATOIRES 143.4 PRSENTATION DES DIFFRENTS INTERVENANTS 15-403.5 RPERTOIRE TLPHONIQUE 41-42

    INTRODUCTION

    Chre patiente,Cher patient,

    Cette brochure a t ralise afin de vous donner de plus amples informations sur le cancer du pritoine et son traitement par la technique de la cytorduction avec HIPEC (Hyperthermic IntraPEritoneal Chemotherapy).

    Vous ne serez pas seul dans votre combat ! Toute une quipe est l pour vous informer, vous guider et vous soutenir avant, pendant et aprs lhospitalisation. Rendez-vous avec chacun des intervenants dans cette brochure !

    Votre mdecin gnraliste, qui joue un rle important tout au long de votre traitement, trouvera galement des informa-tions pertinentes dans ce fascicule.

    Au nom de toute lquipe nous vous souhaitons de tout cur beaucoup de courage et un prompt rtablissement !

    Dr Stefaan Mulier Pr Thierry Velu Clinique du Pritoine Chirec Cancer Institute Dr Jean-Pierre Claes Dr Sandrine Roland Clinique oncologie gynco pelvienne Clinique oncologie digestive

    http://chirec.be/fr/medecins-et-services/medecin/107139-stefaan-mulier/http://chirec.be/fr/medecins-et-services/medecin/128003-thierry-velu/http://chirec.be/fr/medecins-et-services/medecin/129216-jean-pierre-claes/http://chirec.be/fr/medecins-et-services/medecin/167046-sandrine-roland/

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    1. LE CANCER DU PRITOINE

    1.1 QUEST-CE QUE LE CANCER DU PRITOINE ?

    Le pritoine est une membrane qui couvre tous les organes de labdomen. Il fait en sorte quune petite quantit de liquide reste de faon continue dans la cavit abdominale, ce qui facilite le glissement des intestins pendant la propulsion des aliments.

    Le cancer du pritoine signifie la prsence de foyers de cellules cancreuses sur cette membrane.

    Lintestin grle est couvert par le pritoine brillant sur lequel se sont implants quelques petits foyers roses de cellules cancreuses (flche jaune).

    1.2 QUELLES SONT LES CAUSES LES PLUS FRQUENTES DU CANCER DU PRITOINE ?

    Le cancer du pritoine peut prendre son origine dans le pritoine mme (msothliome). Cependant, il sagit plus souvent de mtastases provenant de cancers abdominaux, soit gyncologiques (ovaires, endomtre, ), soit digestifs (clon et rectum, estomac, pancras, ), soit urologiques (vessie, ). Un pseudomyxome est une forme rare de cancer du pritoine qui provient de lappendice et qui provoque la maladie glatineuse du pritoine. Parfois, des cancers dorganes situs en dehors de labdomen, tels que le cancer du sein ou celui du poumon par exemple, peuvent provoquer des mtastases pritonales. Quelques rares types de cancer du pritoine sont des mtastases pritonales de tumeurs neuro-endocrines et de sarcomes.

    1.3 QUELLES SONT LES CONSQUENCES DU CANCER DU PRITOINE ?

    Le cancer du pritoine peut entrainer deux types de problmes :

    - la formation dascite : remplissage de la cavit de labdomen par du liquide en quantit trop importante. Toute personne en bonne sant prsente une petite quantit de liquide dans la cavit pritonale. Ce liquide produit de faon continue est continuellement rabsorb. Dans le cancer du pritoine, il peut y avoir un dsquilibre entre la production et labsorption de ce dernier. Un blocage de labsorption, d la prsence de foyers tumoraux, peut entrainer lapparition dascite. Le patient remarque quil gagne rapidement du poids et que son abdomen devient ballonn. Si la quantit dascite est trs abondante, elle comprime lestomac et coupe lapptit. Elle peut aussi comprimer le diaphragme et les poumons, et provoquer ds lors un essoufflement. Lascite est le plus souvent aqueuse mais dans le cas dun pseudomyxome elle est glatineuse.

    - Locclusion : passage difficile du contenu intestinal. Les foyers tumoraux peuvent faire coller les anses intestinales entre elles ou la paroi de labdomen. Les accolements diminuent la mobilit de lintestin et provoquent des courbes au travers desquelles les aliments ont du mal passer. Les foyers tumoraux peuvent galement comprimer lintestin. Une occlusion peut se manifester par lapparition de crampes et de vomissements, par labsence de gaz et de selles, et par le ballonnement de labdomen.

    1.4 QUELS SONT LES TRAITEMENTS DU CANCER DU PRITOINE ?

    Jusquil y a peu, le traitement classique du cancer du pritoine consistait en une chimiothrapie intraveineuse (chimiothrapie via une perfusion). En cas de signes docclusion, on ralisait une intervention pour soulager le patient. Le chirurgien ralisait un bypass interne, c.-.-d. un court circuit entre la zone de lintestin en amont et en aval de locclusion, soit il devait mettre une partie de lintestin grle ou du clon la peau avec une poche (ilostomie ou colostomie). Pour soulager lascite, on donnait des mdicaments et on ralisait des ponctions dvacuation.

    Depuis une quinzaines dannes, plusieurs Centres de Cancer en Europe et aux Etats-Unis ont commenc appliquer la technique de lHIPEC*. Cette technique chirurgicale est utilise de plus en plus pour combattre avec succs le cancer du pritoine. Elle sera applique, sil ny a pas de contre-indication, aprs une analyse minutieuse de chaque situation individuelle. Le Dr Stefaan Mulier applique cette technique depuis lanne 2000.

    HIPEC* = Hyperthermic IntraPEritoneal Chemotherapy

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    2. QUEST-CE QUUN HIPEC ?HIPEC, le nom international de la technique, est une abrviation anglaise qui signifie : Hyperthermic IntraPEritoneal Chemotherapy, ce qui veut dire : rinage de la cavit de labdomen avec de la chimiothrapie prchauffe. Lquivalent francophone du HIPEC est CHIP, ce qui signifie : Chimiothrapie Hyperthermique IntraPritonale.

    2.1 CE TRAITEMENT CHIRURGICAL CONSISTE EN TROIS PHASES :

    lexploration, la cytorduction, la chimiothrapie hyperthermique.

    Exploration

    Le chirurgien fait une incision sur la ligne mdiane de labdomen. Il value immdiatement la situation en se posant trois questions essentielles :

    - Quelle est ltendue du cancer du pritoine ?En fonction de ltendue des lsions, il dcide alors si la ralisation dun HIPEC offre un meilleur pronostic et une plus grande qualit de vie au patient, sinon lintervention peut tre interrompue.

    - Est-ce quil est possible denlever tous les foyers du cancer ?Il est trs important que tous les foyers cancreux visibles lil nu puissent tre enlevs avant de commencer le rinage avec la chimiothrapie. Dans les cas o il est impossible denlever tous les foyers visibles, pour diverses raisons, il y a peu de chance que la ralisation dun HIPEC offre un meilleur pronostic au patient, et lintervention nest pas poursuivie.

    - Est-ce quil y a des mtastases au niveau du foie ?Malgr tous les progrs dans les techniques dimagerie mdicale (scanner, rsonance magntique, PETscan), il y a toujours un risque de trouver des mtastases dans le foie qui nauraient pas t dceles lors des examens dimagerie raliss avant lintervention. Le chirurgien ralise ds lors une chographie per-opratoire.

    Si on dcouvre des mtastases trop importantes dans le foie, lintervention nest pas poursuivie car elle napportera pas le rsultat escompt.

    Enfin, quand le cancer du pritoine nest pas trop tendu, quil peut tre enlev compltement, et quil ny a pas (trop) de mtastases dans le foie, le chirurgien entame la phase suivante de lintervention : la cytorduction.

    Cytorduction

    Cytorduction signifie lenlvement (rsection) de tous les foyers tumoraux visibles lil nu. Cest la partie la plus longue de lintervention, car elle demande une dissection minutieuse des foyers tumoraux souvent accols des organes quil faut essayer de prserver. Lpiploon (omentum), un tablier de graisse drap en avant des intestins, est toujours enlev.

    Souvent le chirurgien se voit oblig denlever dautres organes comme lutrus, les ovaires, lappendice, la rate, la vsicule biliaire, ou une partie de lintestin grle, du clon, de lestomac etc.

    Lpiploon (omentum) (en jaune) est un tablier de graisse drap en avant des intestins qui contient souvent des foyers tumoraux (en rouge).

    Chimiothrapie hyperthermique

    Aprs avoir enlev toute tumeur visible, le chirurgien rince la cavit abdominale pendant 90 minutes avec de la chimiothrapie haute concentration chauffe 41C. Ladministration intrapritonale de la chimiothrapie permet dexposer les cellules tumorales des concentrations qui sont jusqu 100 fois plus hautes que par une chimiothrapie intraveineuse.La temprature de 41C peut en soi tuer des cellules cancreuses qui sont plus sensibles la chaleur que des cellules saines. De plus, la chaleur augmente non seulement lefficacit de la chimiothrapie sur les cellules cancreuses, mais galement la pntration de la chimiothrapie dans les foyers tumoraux.

    Irrigation hyperthermique de labdomen par une machine circulation extracorporelle par des drains IN et OUT.

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    Cancer de lovaire :

    Rcidive de cancer de lovaire : Il a t clairement dmontr par une tude randomise (= type dtude le plus fiable) que les patientes atteintes dune rcidive de cancer de lovaire qui subissent un HIPEC, en plus dune rintervention chirurgicale de cytorduction et une chimiothrapie intraveineuse, vont mieux que les patientes qui ne sont traites que par la combinaison dune rintervention chirurgicale et dune chimiothrapie intraveineuse. Une autre tude (non randomise) suggre que le rsultat aprs HIPEC est suprieur au rsultat aprs chimiothrapie intraveineuse seule en cas de rcidive de cancer de lovaire.

    Cancer de lovaire nouvellement diagnostiqu : Deux tudes (non randomises) suggrent galement que les patients traites par HIPEC comme premier traitement de leur cancer de lovaire courent 3 fois moins de risque de rcidive. Le niveau de preuve de ces deux tudes est nanmoins moins grand que dans les rcidives du cancer de lovaire. Une tude randomise (OVHIPEC) est en cours au Nederlands Kanker Instituut Amsterdam pour mieux juger la valeur du HIPEC dans cette situation, mais il faudra attendre encore quelques annes pour en connaitre les rsultats.

    Pseudomyxome (maladie glatineuse du pritoine) : Il a t dmontr que les patients atteints dun pseudomyxome qui subissent un HIPEC ont plus de chance de gurison que les patients qui subissent des interventions rptitives visant simplement extraire lascite glatineuse.

    Msothliome (cancer du pritoine proprement dit) : Il a t dmontr que les patients atteints dun msothliome qui subissent un HIPEC vont mieux que les patients qui ne sont traits que par de la chimiothrapie intraveineuse.

    2.5 QUELS SONT LES EFFETS SECONDAIRES ?

    Un HIPEC est une intervention lourde qui puise beaucoup dnergie. Le patient se sentira trs fatigu. Lestomac se vide plus lentement, ce qui donne une sensation de ballonnements. Les accolements intestinaux postopratoires rendent labdomen moins souple et peuvent provoquer des petites gnes et des tiraillements transitoires, ainsi quune tendance la constipation. Lapptit diminue et des priodes de perte de moral peuvent survenir. Ds lors, la motivation et la volont du patient sont dune importance capitale et le soutien, tant de la famille et des proches, que du mdecin traitant, du chirurgien et de toute lquipe pluridisciplinaire, joue un rle essentiel.

    En gnral, aprs trois mois, le patient retrouve une qualit de vie identique, voire meilleure quavant lintervention.

    2.6 QUELLES SONT LES COMPLICATIONS POSSIBLES ?

    Comme pour toute intervention, et dautant plus si celle-ci est longue et complexe, il y a un risque infectieux ou hmorragique. Le patient sjournera lunit de soins intensifs pendant quelques jours, afin de lui assurer une surveillance postopratoire optimale.

    2.2 COMBIEN DE TEMPS DURE LINTERVENTION ?

    La salle dopration est rserve pour tout une journe. Linstallation mticuleuse du patient, la mise en place des cathters par lanesthsiste et des sondes (JJ) dans les uretres par lurologue prennent environ 2 heures. Le chirurgien doit souvent commencer par librer les adhrences dune prcdente intervention. La dure de la rsection dpend de ltendue de la maladie mais peut prendre entre 2 et 12 heures. La phase de rinage avec la chimiothrapie hyperther-mique prend 120 minutes, en ce compris 30 minutes pour linstallation et lenlvement des cathters. A la fin, plusieurs drains doivent tre mis en place.

    Ds lors, lintervention qui dbute ds 8h du matin peut durer jusque 18h, voire mme au-del. Il nest pas rare quelle se termine vers 22h. Le Dr Mulier peut donner des nouvelles la famille aprs linstallation du rinage, si la famille le souhaite. Bien entendu, il prviendra la famille ds que lintervention est termine. Une fois le patient bien install au soins intensifs, environ trois quarts dheure aprs sa sortie du quartier opratoire, la famille pourra passer le voir 10 minutes. Si lintervention se termine tard, le patient restera endormi jusquau lendemain matin.

    2.3 EST-CE QUE MON CHIRURGIEN/GYNCOLOGUE DE LA PREMIRE INTERVENTION PEUT PARTICIPER ?

    Souvent le patient a dj subi une premire intervention en raison dun cancer primitif par un autre chirurgien ou son gyncologue. Si lun de ceux-ci le souhaite, il est bien sr le bienvenu pour participer une partie ou lentiret de lintervention.

    2.4 QUELLES SONT LES INDICATIONS POUR LHIPEC ET LES PLUS VALUES DE CE TYPE DE TRAITEMENT ?

    Un HIPEC est une intervention assez lourde, qui prsente un certain risque de complications et qui entrane une hospitalisation de quelques semaines. Pour chaque patient, le chirurgien valuera scrupuleusement si lHIPEC est indiqu ou non. Cette valuation est ralise la fois avant et pendant lopration. Plusieurs critres entrent en ligne de compte, tels que le type, lorigine et ltendue du cancer, lge du patient, son tat gnral, sa motivation, etc.

    Quelques exemples o la technique de lHIPEC prsente une relle plus-value :

    Cancer colorectal : Il a t dmontr que les patients atteints dune carcinomatose pritonale dorigine colorectale qui subissent un HIPEC vont mieux que les patients qui ne sont traits que par de la chimiothrapie intraveineuse. La dure de vie moyenne est augmente dun an et certains patients peuvent se considrer guris.

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    2.7 QUELLES SONT LES PRCAUTIONS PRISES ?

    Afin de diminuer le risque de complications, le chirurgien prend plusieurs prcautions.

    Un mois avant lintervention, le patient sera pris en charge par lquipe pluridisciplinaire de la Clinique du Pri-toine afin doptimaliser son tat gnral physique, nutritionnel et psychologique.

    Larrt du tabac est obligatoire. Continuer fumer augmente de faon trop importante le risque de complica-tions postopratoires (infections pulmonaires, problmes de cicatrisation). Un tabacologue peut aider le patient si ncessaire.

    Un mois avant lintervention, le patient recevra des vaccins qui le protgeront sil savrait que la rate doit tre enleve.

    Quelques semaines avant lintervention, le chirurgien implantera sous anesthsie locale et sdation un rservoir mtallique (Port-a-Cath) sous la peau quelques cm en dessous de la clavicule gauche. Ce rservoir double chambre permettra de donner en mme temps une alimentation artificielle, du liquide et des mdications aprs lintervention, et minimise le risque infectieux. Il pourra tre utilis dans un second temps pour administrer la chimiothrapie.

    En dbut dintervention, une sonde JJ sera place dans les deux uretres afin de bien pouvoir les reprer et ne pas les endommager en cours dintervention.

    Pendant lintervention, des drains thoraciques pourront tre mis pour viter un panchement pleural, surtout quand le diaphragme est touch.

    En cas de rsection du rectum, une ilostomie temporaire de protection sera ralise, cest--dire la dernire partie du grle sera mise la peau, pour viter les consquences dune petite fuite ventuelle au niveau de la jonction intestinale. Cette ilostomie sera ferme aprs 3 6 mois.

    Aprs lintervention, le patient devra attendre un moment avant de manger puisque lestomac se vide plus lentement. Il aura une sonde gastrique, le plus souvent mise par le nez, parfois directement place travers la paroi abdominale, pour vider lestomac pendant environ une semaine. En attendant la reprise du transit il recevra une alimentation artificielle intraveineuse.

    Le HIPEC entraine un risque lev de thromboses veineuses postopratoires. Pour diminuer ce risque, le patient reoit des bas compression alternative pendant toute lintervention et est amen les garder durant les 3 jours qui suivent celle-ci. Il portera ensuite des bas de contention classiques durant 1 mois et devra sadministrer de lhparine (Clexane 40 mg SC 1 x/jour) pendant 3 mois (au lieu de 1 mois comme pour dautres interventions lourdes).

    2.8 QUELLE EST LA DURE DHOSPITALISATION ?

    Aprs lintervention, le patient reste trois cinq jours aux soins intensifs avant de retourner dans sa chambre. La dure moyenne dhospitalisation est de deux quatre semaines selon ltendue de la maladie et de lintervention.

    2.9 EN QUOI CONSISTENT LE SOUTIEN ET LE TRAITEMENT APRS LHIPEC ?

    La prise en charge pluridisciplinaire de tous les intervenants de la Clinique du Pritoine continue pendant et aprs lhospitalisation, afin de permettre au patient de retrouver au plus vite sa forme physique et psychique. Les sances de kinsithrapie en font largement partie.

    Le patient est revu rgulirement la consultation par le chirurgien qui suivra sa convalescence et qui rpondra le plus clairement possible aux nombreuses questions.

    Ds que le patient aura suffisamment rcupr, une chimiothrapie complmentaire sera donne par voie intraveineuse, tale sur une priode de 6 mois.

    Enfin, des examens de contrle rguliers (prise de sang, scanner) seront programms, en alternance et en concertation avec loncologue et le spcialiste rfrent.

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    3. LA CLINIQUE DU PRITOINE : PRISE EN CHARGE PLURIDISCIPLINAIRE

    A la Clinique du Parc Lopold, le patient qui devra subir un HIPEC est pris en charge par lquipe pluridisciplinaire de la Clinique du Pritoine. Celle-ci rassemble tous les intervenants mdicaux et paramdicaux du HIPEC en pr-, per- et post- opratoire.

    Le but de cette prise en charge est triple :

    1. Optimaliser ltat gnral physique, nutritionnel et psychologique du patient partir dun mois avant lhospitalisation. Ce nouveau concept de prhabilitation permet de diminuer les risques de complications postopratoires.

    2. Soutenir au maximum le patient pendant son hospitalisation dans tous les aspects bouleverss par lintervention.3. Suivi aprs lhospitalisation afin de permettre au patient de retrouver au plus vite sa qualit de vie et son ancien quilibre

    propratoire (rhabilitation) par de la kinsithrapie, un soutien psychologique, des conseils alimentaires, de laide pratique domicile organis par lassistante sociale

    Les intervenants de la Clinique du Pritoine suivent des formations continues sur les divers aspects du HIPEC. Ils se runissent rgulirement pour changer leurs expriences et les dernires nouvelles scientifiques en vue de toujours amliorer la qualit des soins.

    La Clinique du Parc Lopold et le Chirec Cancer Institute sont fiers de pouvoir offrir cette nouvelle approche pluridisciplinaire intgre trs complte et en ce sens unique parmi les autres centres HIPEC.

    3.1 CONSULTATIONS PROPRATOIRES

    Ds que le Dr Mulier a valu si un HIPEC pouvait tre bnfique pour le patient, il lui donne toutes les informations sur cette intervention et lui remet deux exemplaires de cette brochure, lune pour lui-mme, lautre pour son mdecin traitant. Le Dr Mulier donne galement les coordonnes dun(e) patient(e) ayant dj subi un HIPEC, sil le souhaite. Il prescrit la vaccination, faite par prcaution au cas o la rate devait tre enleve, et une prise de sang qui lui permettra dvaluer ltat gnral et nutritionnel du patient.

    Le Dr Mulier convient avec le patient de la date des consultations propratoires HIPEC, priori une semaine plus tard. Il prvient linfirmire coordinatrice qui organisera ces consultations se droulant sur deux demi-journes.

    Premire demi-journe (jeudi)

    Vers 12h, le patient rencontre linfirmire coordinatrice qui lui explique son rle et lui donne des prcisions sur son trajet de soins.

    Linfirmire coordinatrice accompagne le patient lUSI (unit de soins intensifs) o il rencontre lanesthsiste, le mdecin intensiviste, linfirmire chef et le kinsithrapeute de lUSI.

    Le patient va ensuite en consultation chez lurologue, qui lexamine et lui donne les explications sur le placement des sondes JJ.

    Le patient retourne en consultation chez le Dr Mulier vers 14h. Ensuite, le patient rencontre le kinsithrapeute propratoire, lassistante sociale et la ditticienne.

    Deuxime demi-journe (lundi)

    La deuxime demi-journe du programme sera consacre la rencontre de linfirmire stomathrapeute, du psychologue et enfin du cardiologue.

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    3.2 HOSPITALISATION

    La veille de lopration le patient est vu par :

    la stomathrapeute, la bnvole, le kin de lunit de chirurgie digestive, linfirmire de rfrence du quartier opratoire.

    Le jour de lopration

    Le patient est accueilli par linfirmire de rfrence du quartier opratoire.

    Postopratoire lhpital

    Passage rgulier de tous les intervenants. Les derniers jours avant le dpart, le patient descend dans le service de revalidation au 5me tage (Service Sp) pour

    optimaliser sa condition physique et son autonomie. Juste avant le dpart : visite de linfirmire coordinatrice doncologie qui programme la premire consultation

    pluridisciplinaire postopratoire environ un mois aprs le retour du patient.

    3.3 CONSULTATIONS POSTOPRATOIRES

    Le patient revoit le Dr Mulier rgulirement la consultation pour le suivi postopratoire. Il revoit le kinsithrapeute plusieurs fois par semaine.

    Le patient rencontre loncologue pour programmer la chimiothrapie adjuvante.

    Quelques semaines aprs le retour domicile, une nouvelle consultation pluridisciplinaire, cette fois-ci postopratoire, est organise o le patient revoit la ditticienne, la psychologue, lassistante sociale et la stomathrapeute. Selon la ncessit, dautres consultations peuvent tre programmes.

    3.4 PRSENTATION DES DIFFRENTS INTERVENANTS

    Linfirmire coordinatrice doncologie Mme Madaleno 16

    Lquipe de prhabilitation (prparation propratoire) 17-22

    Les kinsithrapeutes M. Aslan et M. Peetroons 17

    Les ditticiennes Mme Everaert et Mme Verdin 18-19

    Les psychologues Mme Hermans et Mme Grulois 20

    Le cardiologue le Dr Khodadadi 21

    Le tabacologue le Dr Coulon 22

    Lquipe du quartier opratoire 23-27

    Lquipe de lUnit des Soins Intensifs (USI) 28-30

    Lquipe de soins postopratoires 31-34

    Linfirmire chef du 8me tage (chirurgie) Mme Segaert 31-32

    La stomathrapeute Mme Trinquart -Baya 33

    Le service de revalidation 34

    Lquipe de soutien 35-38

    Les assistantes sociales Mme Paulet et Mme Dhyon 35

    Laccueil des patients trangers 36

    La bnvole Mme De Conseth 37

    Danciens patients HIPEC 38

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    Infirmire Coordinatrice

    Mme Dominique [email protected]

    Linfirmire coordinatrice est la personne qui va vous accompagnez avant et aprs votre intervention. Elle est l pour vous guider, vous informer et rpondre vos questions. Elle fait office de liaison entre le chirurgien, les diffrents intervenants et vous-mme.

    Pour une prise en charge la plus adapte dans votre parcours de soins, elle prendra contact avec vous avant votre intervention. Elle organisera les 2 aprs-midis au cours desquels vous rencontrerez les diffrents intervenants de lquipe multidisciplinaire.

    Lquipe de prhabilitation

    (prparation propratoire) Les kinsithrapeutes M. Melek Aslan et M. John Peetroons

    [email protected] [email protected] revalidation se fait en plusieurs tapes :

    Premire tape : la revalidation propratoire (environ 4 semaines)Le patient est inform de la manire dont il sera pris en charge afin de le rassurer. On lui montre comment utiliser le matriel (TRIFLO,) afin quil puisse acqurir une bonne matrise lors de lexcution des exercices. On lui montre comment utiliser le masque oxygne une pression plus leve que lair ambiante (CPAP). Ce masque sera mis rgulirement pendant les premiers jours aprs lintervention pour bien ouvrir les bases des poumons. Un agenda est planifi (3 5 x/semaine en fonction du temps et de ltat physique et psychique du patient) et un protocole dentrai-nement est labor (travail-cardio, renforcement membre suprieur et surtout membre infrieur) afin damliorer la condition physique du patient. Si le patient habite trop loin, il recevra des instructions sur la prparation avec un kin de sa rgion.

    Deuxime tape : la prparation avant lintervention (2 jours)La matrise du TRIFLO et des exercices respiratoires est vrifie. Lentrainement est continu. Le patient est mis dans les meilleurs conditions physiques et psychiques (moments de discussion, de dtente voir de massage) pour le jour J . Troisime tape : la revalidation aux soins intensifs (environ 5 jours)Vous trouverez plus dexplications sur cette tape la page 30.

    Quatrime tape : la revalidation en chambre (environ 2 semaines)La kinsithrapie respiratoire est continue. Le kin assurera une mobilisation prcoce (transfert du lit au fauteuil et du fauteuil la marche) et il vous apprendra comment monter et descendre les escaliers.Ces exercices de revalidation gnrale vous aideront de retrouver votre niveau de force et de mobilit initial. Le kin passera une deux fois par jour selon la ncessit. Les membres de la famille sont invits galement marcher dans le couloir avec le patient ds quil en est capable.

    Cinquime tape : la revalidation dans le service de revalidation (environ 1 semaine)Ds que le patient a rcupr suffisamment pour quitter ltage, il descend chaque jour en service de revalidation (5me tage). Voir le chapitre sur le service de revalidation aux pages 34-35.

    Sixime tape: la revalidation domicile (environ 3 mois)Aprs le retour domicile, le patient continue travailler avec M. Melek Aslan ou avec M. John Petroons du centre de kinsithrapie pour entretenir et amliorer sa condition physique gnrale. Si le patient habite trop loin, un schma dexercices faire avec un kin de la rgion du patient sera fourni au patient.

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    Les ditticiennes Mme Virginie Everaert et Mme Valentine Verdin

    [email protected] [email protected]

    Lalimentation est importante pour nourrir le corps et lesprit.

    Avoir (et assurer) un statut nutritionnel optimal avant, pendant, et aprs lintervention est un facteur primordial. Il permet votre organisme de mieux supporter le choc opratoire et les traitements, ainsi que de limiter les risques de complications futures.

    Bien manger en termes de quantit et de qualit devient parfois difficile lorsque lon souffre d un cancer. Heureu-sement, il existe des astuces et des alternatives pour lutter contre la perte de poids et/ou amliorer le statut nutritionnel. Cest le rle des ditticiennes de lquipe !

    Vous bnficierez donc dun suivi dittique tout au long de votre traitement.

    Avant lintervention : Un mois avant lintervention, vous rencontrerez la ditticienne hospitalire, afin de raliser avec elle une valuation de votre statut nutritionnel via un questionnaire et un entretien denviron 45 minutes. Selon les rsultats, vous serez redirig vers la ditticienne indpendante, pour un approfondissement de lenqute alimentaire, ou vous repartirez avec une srie de conseils adapts votre situation. Tout ceci afin doptimaliser votre statut nutritionnel avant lintervention.

    Pendant votre hospitalisation : De faon gnrale, vous resterez jeun durant environ 1 semaine, le temps pour votre estomac de retrouver sa fonction normale. Pendant ce temps, vous serez nourri par alimentation parentrale (alimentation par une perfusion directement dans votre sang) ou/et par alimentation entrale (cest--dire via une sonde qui administre une liquide nutritif directement dans votre intestin).

    Ds que le mdecin en donnera lautorisation, un rgime TBB (compos de th, biscottes et bouillon) sera mis en route. Ceci permettra de relancer votre systme digestif tout en douceur. Vous naurez pas trs faim mais il est important de prendre les repas proposs. Lalimentation entrale et/ou parentrale sera arrte lorsque lon sera certain que vous tes capable de consommer oralement tout ce dont votre organisme a besoin !

    Ltape suivante consistera en un rgime dpargne intestinale (rgime sans rsidus) mais hyperprotin. Vous retrouverez alors des repas chauds, mais toujours adapts. Vous recevrez galement des supplments nutritionnels oraux boire pour augmenter vos apports en nergie, protines, vitamines et minraux.Vous aurez la sensation davoir lestomac rempli plus rapidement les premires semaines aprs un HIPEC, ce qui est tout fait normal. Il faudra manger plus frquemment de petites quantits (fractionner vos repas) : 3 repas et 3 collations.Ne vous dcouragez pas si les premires semaines vous ne savez pas finir vos repas : la ditticienne hospitalire sera votre chevet afin de discuter avec vous de toutes ces volutions et pourra adapter vos menus et rations en fonction de votre tat.

    Au moment de votre sortie, vous recevrez tous les documents ncessaires pour continuer les adaptations alimentaires domicile. Vous retournerez progressivement vers une alimentation normale et vous retrouverez petit petit le plaisir de manger !

    domicile : Vous pourrez toujours contacter le service dittique hospitalier pour poser toutes vos questions sur votre alimentation et votre digestion. Pesez-vous une fois par semaine. Quelques semaines aprs le retour domicile, vous reverrez la ditticienne pour valuer lvolution.

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    Les psychologues Mme Rgine Hermans et Mme Daphn Grulois

    [email protected] [email protected]

    La prise en charge du patient atteint dun cancer ne sarrte pas la mise en place dun traitement thrapeutique. Cet accompagnement complmentaire qualifi de soins de support, prend en compte les consquences de la maladie et des traitements, afin daider mieux vivre le cancer en amliorant la qualit de vie et le confort.

    La maladie peut tre source de souffrance psychologique. Langoisse du lendemain, la perte de repres, laltration de limage du corps, la difficult communiquer avec ses proches sont autant de facteurs qui peuvent tre dstabilisants et rendre vulnrable.

    Chacun vit la maladie et les traitements de manire diffrente, selon son histoire, sa personnalit et ses relations familiales, sociales, professionnelles. Dans tous les cas, il est important dexprimer ses doutes et ses craintes, notamment lquipe soignante. Vous pourrez ainsi bnficier dun soutien psychologique. Ce soutien a un rle important dans le processus de gurison, et mme dans la baisse du taux de rcidive. Exprimer ses sentiments permet de vivre moins douloureusement certaines difficults ou inquitudes.

    La prise en charge de la douleur du patient a pour but damliorer son bien-tre. Il sagit dvaluer la douleur dans ses aspects physiques, psychologiques et sociaux. Face au cancer, chaque personne va ragir diffremment, mais toutes sont confrontes des tapes qui peuvent savrer traumatisantes. A chacune de ces tapes, laspect psychologique doit tre pris en compte.

    Le cardiologue le Dr Ebrahim Khodadadi

    [email protected]

    Le cardiologue verra le patient 1 mois avant lintervention pour valuer la fonction cardiaque, car lHIPEC est une intervention lourde. Certaines chimiothrapies peuvent galement avoir un effet sur le cur. Le Dr Khodadadi interrogera le patient, il lexaminera et ralisera un ECG (lectrocardiogramme), ainsi quventuellement une chocardiographie. Lorsque vous vous rendez sa consultation, munissez-vous de la liste des mdicaments que vous prenez.

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    Le tabacologue le Dr Juan Coulon

    [email protected]

    Si jamais le patient fume (encore), il doit imprativement arrter de fumer 1 mois avant lintervention. Raliser un HIPEC chez un patient qui fume entraine un trop grand risque de complications. Le Dr Coulon aidera le patient arrter rapidement de fumer par un programme de soutien mdicamenteux visant couper lenvie de fumer. Il reverra le patient aprs lintervention pour maintenir larrt du tabac.

    Lquipe du quartier opratoire : lquipe chirurgicale Le Dr Stefaan Mulier, chirurgien oncologique et digestif

    [email protected]

    Le Dr Stefaan Mulier a appris la technique du HIPEC en 2000 au Nederlands Kanker Instituut Amsterdam chez le Pr. Frans Zoetmulder, pionnier europen du HIPEC.

    Il a introduit la technique au Chirec Cancer Institute sur le site de la Clinique du Parc Lopold. La technique a pu se dvelopper avec succs grce lexcellente collaboration pluridisciplinaire mdicale et paramdicale qui a t formalise en mai 2015 par la fondation de la Clinique du Pritoine. Le Dr Mulier attache une grande importance la relation humaine entre le patient et son chirurgien.

    Le Dr Vincent Dierieck, chirurgien digestif et oncologique

    [email protected]

    Le Dr Vincent Dierieck est chirurgien digestif et oncologique et chef de service de la chirurgie digestive la Clinique du Parc Lopold. Il a travaill aux Cliniques Universitaires UCL de Mont-Godinne, au CHU de Lausanne et Genve avant de rejoindre le Chirec. Il a suivi de nombreuses formation Boston, Harvard Medical School. Il participe toutes les interventions HIPEC et soutient activement le dveloppement de la Clinique du Pritoine.

    Le Dr Jean-Pierre Claes, gyncologue

    Le Dr Claes est gyncologue oncologique et chef de service du dpartement de gyncologie et obsttrique du Chirec. Il a fortement soutenu, ds la premire heure, le dveloppement du programme HIPEC et la fondation de la Clinique du Pritoine. Il participe aux interventions HIPEC quand les organes gyncologiques sont impliqus.

    [email protected]

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    Le Dr Jean-Henri Delannoy, urologue

    [email protected]

    Le Dr Delannoy est urologue et chef de service durologie de la Clinique du Parc Lopold. En dbut dintervention, il met une sonde JJ dans les deux uretres afin que le chirurgien puisse bien les reprer et ne pas les endommager pendant la rsection. Il les enlve sous anesthsie locale aprs 7-10 jours. Il est sollicit en cas daffections urologiques chez les patients traits pour un cancer du pritoine.

    Le Dr Annick Foucart, chirurgienne thoracique et endocrinienne

    [email protected]

    Le Dr Annick Foucart est chirurgienne, elle pratique la chirurgie thoracique et endocrienne au CHIREC. Elle est Chef de Ple Thoracique et Vasculaire Delta et Chef de la Clinique dOncologie Thoracique CHIREC. Elle est sollicite dans la prise en charge des cancers de la plvre quils soient primitifs ou secondaires et ce y compris, chez les patients traits pour un cancer du pritoine.

    Le Dr Denis Vanderbeeken, mdecin gnraliste

    [email protected]

    Le Dr Vanderbeeken, mdecin gnraliste, porte un intrt particulier loncologie. Il travaille dans le service doncologie mdicale, o il suit les patients hospitaliss. Il participe galement toutes les interventions HIPEC, y compris pour la phase de la chimiothrapie intrapritonale hyperthermique.

    Le Dr Jean Olivier Amiel, anesthsiste

    [email protected]

    Lanesthsiste est un intervenant dimportance capitale dans lintervention HIPEC. Avant lintervention il voit le patient et tudie son dossier mdical pour valuer les prcautions prendre. Il explique au patient lutilisation du cathter pidural qui permet de rduire de faon importante la douleur postopratoire, ainsi que la pompe morphine que le patient utilisera lui-mme en fonction de la douleur. Tout au long de lintervention, il surveille les paramtres vitaux du patient par un monitoring mticuleux. Il anticipe et corrige les perturbations potentielles de la temprature, du degr de remplissage, de la coagulation, de la fonction rnale etc., en observant continuellement ses appareils et en suivant le droulement de lintervention. Aprs lopration il value constamment le contrle de la douleur en collaboration troite avec les mdecins intensivistes.

    Voici comment il rsume lactivit HIPEC en trois mots : EXIGENCE - HUMANIT - QUIPE

    Exigence : De la pose de lindication de HIPEC la concertation oncologique multidisciplinaire jusqu la sortie de lhpital, toutes les tapes exigent le plus haut niveau de comptence. Aucune erreur nest permise.

    Humanit : Les patients se battent contre la maladie. Ils comptent sur nous pour les soutenir et les aider faire face ce combat.

    quipe : La russite dun HIPEC dpend beaucoup du team spirit dune quipe soude !

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    Lquipe infirmire au quartier opratoire Les infirmires de rfrence du quartier opratoireMme Lydwyne Dauw, Mme Rita Desplenter et Mme Florence Ndebo

    La veille du jour opratoire, une infirmire de rfrence prparera tout le matriel ncessaire au bon droulement de lintervention, ainsi que la salle o elle sy droulera. Le matin, les infirmires, le plus souvent au nombre de deux pour la phase dinstallation, vrifient encore tout le matriel, les appareillages et leur bon fonctionnement.

    Elles accueilleront le patient lentre du bloc opratoire. A partir de ce moment, une infirmire restera auprs de lui tout au long de la journe jusqu son admission aux soins intensifs. Le patient sera introduit dans la salle dopration. Une des deux infirmires assistera lanesthsiste et le patient pour la mise en place du cathter de pridurale dans le lit du patient. Ensuite le patient sera positionn sur la table dopration et il sera endormi.

    Une fois que le patient sera sous narcose, les infirmires aident les mdecins bien installer le patient et placer plusieurs appareillages ncessaires pour le bon droulement de lanesthsie ou pour lintervention, entre autres une voie centrale (perfusion au niveau du cou), une voie artrielle (cathter au niveau du poignet pour mesurer la tension), une sonde gastrique (sonde par le nez pour vider lestomac), deux sondes urtrales, une sonde vsicale (sonde par voie naturelle pour suivre le dbit urinaire), des bas compression intermittente (pour viter une thrombose). Ces appareillages partiront un par un dans les 3-10 jours aprs lintervention.

    Toute cette prparation la chirurgie depuis lentre en salle du patient durera prs dune heure trente.

    Ensuite, tout le matriel utile lintervention est install avec linstrumentiste et lintervention en elle mme peut commencer.

    Durant toute cette phase chirurgicale, linfirmire sera disponible et attentive ce que tous les membres de lquipe (chirurgien, assistant, anesthsiste, mais aussi instrumentiste, perfusionniste) aient tout moment le matriel leur disposition en fonction des diffrentes phases de lintervention, et anticipera leurs demandes. Elle grera galement la prise en charge des diffrents prlvements, le compte des compresses, le dossier patient, les relations avec les intervenants extrieurs...

    En fin dintervention, lors du rveil du patient, elle participera linstallation confortable au lit du patient et sa conduite dans le service de ranimation avec lanesthsiste.

    Mme Nadia Azzabi et Mme Latifa Talbi

    Mme Azzabi et Mme Talbi sont des infirmires instrumentistes; elles prvoient davance les instruments et les fils ncessaires pour chaque geste du chirurgien et garantissent ainsi un droulement fluide tout au long de lintervention.

    M. Rudy Peeraer

    M. Peeraer est perfusionniste et ralise le circuit de la circulation de la chimiothrapie hyperthermique pendant la phase du rinage. Il surveille la stabilit de la temprature de la chimiothrapie et du patient tout au long de la phase HIPEC.

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    Lquipe de lUnit des Soins Intensifs (USI) Le Dr Sophie Cran, lintensiviste et son quipe mdicale

    [email protected]

    Le Dr Cran accueillera le patient lUSI lors de la consultation propratoire de la Clinique de Pritoine pour faire connaissance avec lui et lui expliquer les soins mdicaux qui lui seront octroys lors de son sjour lUSI. Le Dr Cran et son quipe de mdecins intensivistes soignent les patients en collaboration troite avec le chirurgien et lanesthsiste.

    Aprs lintervention, le patient est transport lUSI au 2me tage. Il est accueilli par le mdecin intensiviste de garde. Ds que le patient est bien install (ce qui prend environ 45 minutes) la famille peut lui rendre une premire petite visite.

    Si lintervention a dur longtemps, le patient sera laiss endormi jusquau lendemain matin. Le tuyau pour aider la respiration, sera enlev ds que le patient est suffisamment rveill. Ce tuyau cre une gne dans la gorge et le patient a tendance vouloir tousser voir mme retirer le tuyau. Il doit nanmoins rester calme et ne devrait pas lutter contre ce tuyau. Ce dernier sera enlev ds que le patient sait respirer suffisamment de faon autonome.

    Les premires 24 heures, des mesures de protection (blouse, gants, ) sont en vigueur pour protger le personnel et la famille contre des claboussures potentiellement nocives, dues des traces rsiduelles de la chimiothrapie.

    Les paramtres vitaux du patient seront surveills de faon permanente par un tlmonitoring install dans le bureau des infirmires, relay des cathters qui suivent la tension, le pouls, la temprature, etc.

    La douleur est contrle par le cathter pidural, ainsi que par la pompe morphine PCA (Patient Controlled Analgesic) qui donne de la mdication antidouleur un rythme de base. La pompe PCA permet au patient de pousser un bouton pour sadministrer lui-mme une dose additionnelle si ncessaire en fonction de la douleur. La pompe est efficace et scurisante, car elle prvient automatiquement ladministration de doses excessives.

    Le patient aura trois drains (de Blake) intra abdominaux et deux drains (de Redon) dans la cicatrice qui resteront environ une semaine. Le patient peut avoir un ou deux drains thoraciques pour viter un panchement pleural, surtout quand le diaphragme a t touch. Les drains seront enlevs aprs environ une semaine galement. Il aura une sonde gastrique via le nez pour bien vider lestomac qui ne reprend sa fonction quaprs environ 5-7 jours. Le patient peut avoir une ilostomie temporaire de protection qui sera ferme aprs trois six mois. La stomathrapeute vrifiera lapplication correcte des poches en collaboration avec les infirmires de lUSI.

    Linfirmire chef de lUSI, Mme Alexandra Moens

    Mme Moens accueillera le patient lUSI (Unit de Soins Intensifs) lors de la consultation propratoire pour faire connaissance, pour expliquer les soins infirmiers qui seront donns lors de son sjour a lUSI et pour lui montrer une chambre type avec les appareils de monitoring.

    Lquipe infirmire est bien consciente de laspect parfois effrayant de lenvironnement technologique du service et du fait que le patient traverse une priode difficile. Elle est l pour essayer daider le patient et sa famille, de les pauler et de rpondre aux questions quils souhaitent poser.

    Comment obtenir des nouvelles ?Le personnel mdical et soignant peut tre contact par tlphone 24h/24h, 7 jours sur 7. Les informations donnes par tlphone sont limites, afin de prserver le secret mdical. Elles sont rserves la famille proche par respect pour le patient. Au moment des visites, des renseignements plus prcis seront communiqus.

    Les visitesLes visites rgulires sont souvent dun grand rconfort pour le patient. Elles sont rserves aux proches du patient. Elles sont limites aux heures de visite pour permettre lquipe soignante daccomplir les soins mdicaux et infirmiers et pour laisser aux patients des priodes de repos. Il arrivera parfois que lon fasse patienter la famille si certains soins ou examens ne sont pas termins lorsque celle-ci se prsente.

    Les visites des enfants peuvent tre envisages aprs concertation entre les parents et les soignants.

    Heures de visite :12h30 14h17h30 20h

    Confort quotidienPour le confort quotidien du patient, la famille peut apporter : Sa brosse dents et son dentifrice, son rasoir, son peigne ou sa brosse, ses lunettes, son appareil auditif ou dentaire,

    du savon liquide, son eau de toilette... Un casque avec de la musique (ou du silence) pour estomper le son des alarmes.

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    Les kinsithrapeutes de lUSI, M. Olivier Bry et M. Manuel Conchuela

    M. Olivier Bry verra le patient lUSI lors de la consultation propratoire de la Clinique de Pritoine au nom de lui-mme et de son collgue M. Manuel Conchuela.

    Il expliquera les diffrentes tapes des exercices de revalidation :

    1. Sevrage de la ventilation mcanique : au dbut, la respiration est entirement contrle par la machine ; ensuite le patient respirera de faon de plus en plus autonome, jusquau moment o on peut enlever le tube de respiration (extubation).

    2. Une fois le tube enlev, le patient bnficie souvent encore des sances de ventilation non invasive (VNI ) avec un masque oxygne une pression plus leve que lair ambiante (CPAP) pour bien ouvrir les bases des poumons. Les sances de VNI durent environ 1 heure et sont rptes 3 4 fois par jour.

    3. La patient fera de la kin respiratoire laide de spiromtres incitatifs (petit appareil avec des boules en plastic quil faut faire monter), bouteilles eau,... La toux est souvent ncessaire, le patient en a peur (douleur, peur de lchage de suture) do le rle important de la kin pr-op pour sy habituer!4. La mobilisation et la mise au fauteuil prcoce sont primordiales (pour diminuer le risque de complications pulmonaires, le risque de thrombose veineuse et descarres) et ce ds le lendemain de lintervention, mme si le patient se sent fatigu ou quil a de nombreux drains encombrants. La position debout ouvre les poumons et stimule la reprise du transit.5. Marche dans le service dUSI avec aide (infirmire+aide soignante+kin ) et ce ds que les drains ne sont plus en aspiration.

    Lquipe de soins postopratoires

    Linfirmire chef du 8me tage (chirurgie), Mme Lutgarde Segaert

    Mme Segaert coordonne tous les soins infirmiers ltage.Voici comment se droule en gros votre sjour lors dun HIPEC :

    AdmissionDeux jours avant lintervention, vous vous prsentez au service des admissions (ou laccueil pendant le WE). Si vous dsirez quune personne de votre famille reste dormir dans votre chambre (en cas de chambre priv), vous pouvez ce moment demander quon installe un lit supplmentaire. Une fois les formalits dadmission accomplies, vous serez orient vers votre chambre en chirurgie (8me tage). Une infirmire vous accueillera et vous aidera vous installer. Celle-ci vous expliquera galement le fonctionnement des quipements. Nhsitez pas lui poser des questions pratiques.

    Que devez-vous apporter ? Carte didentit. Linge de corps, peignoir, pyjama, pantoufles. Ncessaire de toilette, serviettes et gants de toilette, dentifrice, brosse dents. Appareils comme prothse auditive, lunettes, canne, CPAP, Liste des mdicaments et prescriptions dittiques en cours.

    Votre scuritLhpital est un espace ouvert o il est difficile de contrler toutes les alles et venues. Nous vous conseillons de ne pas emporter dobjets de valeur. Toutefois, en cas de ncessit, vous pouvez les dposer dans un coffre situ dans votre chambre. Heures de visite12h30 14h17h30 20h

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    Prparation linterventionDeux jours avant lintervention, vous devrez boire 4 litres dun laxatif pour vider le colon. Mettez-les bouteilles au frigo : le got sera moins dsagrable. Vous pouvez boire un peu deau ou du Coca aprs avoir bu un verre pour enlever le got dans votre bouche. La veille de lintervention, vous recevrez des cachets pour chasser leau de lintestin grle et du clon, pour que le chirurgien ait suffisamment despace pour travailler.

    Nhsitez pas demander un petit somnifre la veille de lintervention. Ne mangez plus partir de minuit, ne buvez plus partir de 4 h du matin.

    Le matin de lintervention, lavez-vous avec du savon iso-Betadine. Enlevez le cas chant bijoux, make-up, vernis ongles, prothse dentaire. Linfirmire vous rasera au niveau de labdomen. Ne vous rasez jamais seul.

    Retour ltageAprs votre sjour aux soins intensifs, vous retournerez ltage, dhabitude aprs environ 5 jours. Il est conseill de demander quelquun de votre famille de vous accompagner les 2-3 premires nuits ltage.

    Le chirurgien passera tous les jours dans votre chambre.

    Normalement vous aurez reu une pompe sur laquelle vous devez pousser ds que vous commencez sentir une douleur. Il est trs important de ne pas hsiter lutiliser pour bien couper la douleur. Vous saurez mieux respirer et dormir.Vous pourrez boire des gorges deau ds le premier jour, mme avec la sonde gastrique en place. Le chirurgien vous indiquera quand la sonde pourra tre retire et quand vous pourrez commencer manger.

    Chaque matin et chaque aprs-midi vous serez mis au fauteuil, ce qui peut tre fatiguant au dbut mais ce qui est trs important pour une revalidation rapide! Le kin passera tous les jours pour des exercices de respiration et de revalidation gnrale.

    Les drains et les sondes seront retirs un par un aprs environ une semaine.

    La stomathrapeute, Mme Anne Trinquart-Baya

    Pendant la rsection chirurgicale de la carcinomatose, le chirurgien se voit parfois oblig de raliser une stomie. Cela veut dire quune partie de lintestin grle ou du clon doit tre extriorise et mise la peau. Le contenu de lintestin se videra alors dans une poche qui sera colle sur la peau.

    Une stomie est le plus souvent temporaire mais elle peut parfois tre permanente.

    Une stomie temporaire dvie les selles vers la peau et protge ainsi la cicatrisation dune jonction (anastomose) dlicate entre deux parties de lintestin en aval, par exemple entre le clon et le rectum. Une stomie temporaire est ferme de prfrence 1 mois aprs la fin de la chimiothrapie adjuvante, qui dure elle-mme normalement 6 mois. La ferme-ture dune stomie temporaire est une opration relativement limite qui demande une hospitalisation de 4-5 jours. Le chirurgien coupera seulement autour de la stomie et nouvrira plus la grande cicatrice au milieu de labdomen.

    La ralisation ou non dune stomie lors dun HIPEC est difficile prdire, comme les constats pendant lintervention peuvent tre diffrents que suggr par les scanners propratoires. Voil pourquoi tous les patients qui subiront un HIPEC verront Mme Anne Trinquart Baya, stomathrapeute (infirmire spcialise dans les soins de stomie), qui leur expliquera ce que cest quune stomie et comment la prendre en charge.

    Elle vous montrera des chantillons de sacs coller sur la peau. Nhsitez pas lui poser toutes vos questions ! Elle cherchera avec vous les localisations idales (une gauche, une droite) sur votre abdomen dune stomie ventuelle. Elle indiquera cet endroit sur la peau avec un crayon la veille de lintervention. Ne vous alarmez pas ! Le fait de marquer la peau ne veut pas dire que la stomie sera doffice ralis ! Vous aurez seulement une stomie sil le faut. La stomathrapeute vous aidera accepter la stomie si le chirurgien a d en raliser une et vous apprendra comment la soigner. Elle vous instruira progressivement comment faire ds que vous vous tes suffisamment remis de lintervention. La stomathrapeute vous accompagnera pendant tout votre sjour lhpital. Elle vous donnera tout le matriel ncessaire pour soigner la stomie la maison. Si ncessaire, une infirmire domicile peut encore vous aider les premires semaines. La stomathrapeute vous reverra aprs deux quatre semaines pour refaire le point avec vous. Vous pouvez toujours la contacter en cas de difficults ou de questions.

    Comme vous voyez, le rle de la stomathrapeute ne sarrte pas la mise en place dune poche, mais il stend laccompagnement, lcoute, aux actes techniques, le but ultime tant bien entendu le retour une qualit de vie la plus rapide possible.

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    Le service de revalidation, le Dr Michel Goossens, le Dr Dongliang Qin et leur quipe :M. Franois Delhove, M. Patrick Degussem

    Ds que le patient a suffisamment rcupr ltage, il descend chaque jour en service de revalidation (Service Sp 5me tage) pour suivre une activit physique adapte. Ce service met sa disposition un quipement mdical performant pour lui permettre doptimaliser progressivement et de manire personnalise sa condition physique via de la kinsithrapie et de lergothrapie.

    La kinsithrapie laidera amliorer son endurance cardiovasculaire et musculaire ainsi que sa mobilit gnrale.

    Lergothrapie laidera se radapter aux activits contraignantes de la vie quotidienne et/ou professionnelle, lobjectif final tant de le rendre le plus autonome possible pour un retour domicile et/ou le lieu de travail.

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    Lquipe de soutien

    Les assistantes sociales, Mme Julie Paulet et Mme Marianne [email protected]

    Le service social a pour rle spcifique : daider le patient dans lorganisation et la concrtisation de son avenir, en tenant compte de la maladie, daider rsoudre des problmes dominante matrielle, dtre lcoute afin de conseiller, orienter, soutenir le patient et son entourage.

    Le service social agit : en lien troit avec le patient et ses proches, en collaboration avec les intervenants des autres disciplines, avec le concours des intervenants du rseau extrieur.

    La premire rencontre a pour objectifs : la prise de contact, la prsentation du service social, la prise de connaissance (ou approche) du contexte social, louverture aux questions.

    Laccueil des patients trangers :

    Patients europens :

    Le service des Admissions : Mme Marina Vanmoortel(Patients trangers avec mutuelle belge ou europenne)

    [email protected]

    Patients internationaux :

    La Cellule patients Internationaux : Mme Mirna Sayegh et Mme Veerle VerbistPatients non couverts par une scurit mdicale europenne (mutuelle belge, carte mdicale europenne, formulaire S2)

    [email protected] [email protected]

    http://chirec.be/fr/patients-visiteurs/patients-internationaux/

    La cellule patients internationaux pourra vous encadrer dans toutes les modalits administratives telles que loctroi du VISA, et lestimation de prix. Elle planifiera votre traitement mdical (examens mdicaux, consultations...) et organisera le bon droulement de votre sjour mdical.

    Elle vous conseillera dans la recherche de logement proche de lhpital pour votre famille, dans lorganisation des trajets, ou pour toutes autres modalits pratiques.

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    Bnvole, Mme Huguette De Conseth

    Que fait la bnvole ?

    A la premire consultation : la bnvole se prsente au patient, souvent en compagnie de Mme Rgine Hermans. La bnvole rassure et soutient le patient.

    La veille de lopration : la bnvole visite le patient, lencourage, le rassure.

    Aprs lopration : Au 3me ou 4me jour, la bnvole rend une rapide visite au patient lUSI : un petit coucou, on vous suit, on est l.

    Le patient monte au 8me : la bnvole soutient le patient pendant son long sjour par ses petites visites et son coute. Elle est attentive aux interrogations et inquitudes du patient concernant sa maladie, mais elle lui parle surtout aussi dautres choses (centres dintrts, gots, livres, musique, etc.) pour lui changer les ides.

    Lors de la premire consultation postopratoire chez le Dr Mulier, un petit bonjour est bienvenu et apprci.

    Danciens patients HIPEC

    Plusieurs anciens patients qui ont subi un HIPEC sont prts vous rencontrer pour vous raconter leurs exprience et pour rpondre vos questions, si vous le souhaitez. Le Dr Mulier peut vous donner leurs coordonnes. Leur contribution pour diminuer lanxit pour linconnu est dune valeur inestimable et nous les remercions de tout cur pour leur temps et leur accueil chaleureux de futurs patients !

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    Cette brochure na repris que les personnes de rfrence pour chaque spcialit mdicale ou paramdicale.Il y a bien sr de nombreux autres mdecins, tels que vos propres spcialistes du Chirec (chirurgien, oncologue, gastro-entrologue, gyncologue) qui participeront votre traitement. Toute une quipe de mdecins intensivistes vous suivra aux soins intensifs. Toute une quipe dinfirmires vous prendra en charge, que ce soit ltage, en salle dopration ou aux soins intensifs.

    Dautres mdecins peuvent tre amens devoir intervenir dans le courant de votre traitement : des gastro-entrologues, radiothrapeutes, radiologues, mdecins nuclaristes, infectiologues, pneumologues, chirurgiens thoraciques,

    De plus, un grand nombre de personnes participe et veille au bon droulement du programme HIPEC ; sans elles les HIPECs ne pourraient pas tre raliss : citons les quipes qui relvent du Chirec Cancer Institute, de la Direction, de la mdecine du travail, de la prvention et scurit, du service biotechnique, du comit dhygine, du service nettoyage, de la strilisation, de la pharmacie, de lconomat, de la formation du personnel infirmier,

    Des remerciements spciaux au Dr Charles Chatzopoulos et M. Ahmad Al Daoud, chefs de ple viscral, qui ont fortement soutenu la cration de la Clinique du Pritoine et Mme Pascale Berryer et Mme Magalie De Pessemier pour la rdaction et la mise en page de cette brochure.

    Rpertoire tlphonique utile

    Pr Thierry Velu oncologue 02/434 46 62Dr Sandrine Roland gastro-entrologue 02/434 42 72Mme Dominique Madaleno infirmire coordinatrice 02/434 58 65M. Melek Aslan kinsithrapeute 0472/33 57 11Mme Virginie Everaert ditticienne 02/434 59 68Mme Valentine Verdin ditticienne 0471/05 19 89Mme Rgine Hermans psychologue 0475/93 74 16Mme Daphn Grulois psychologue 02/434 57 65Dr Ebrahim Khodadadi cardiologue 02/434 54 50Dr Juan Coulon tabacologue 0475/55 86 45Dr Stefaan Mulier chirurgien oncologique et digestif 0498/78 73 57Dr Vincent Dierieck chirurgien digestif et oncolgique 0474/94 12 16Dr Jean Pierre Claes gyncologue 02/434 57 83Dr Jean-Henri Delannoy urologue 02/434 53 50Dr Annick Foucart chirurgienne thoracique et

    endocrinienne02 434 55 450477 50 27 53

    Dr Denis Vanderbeeken mdecin gnraliste 02/434 54 40Dr Jean Olivier Amiel anesthsiste 02/434 55 95Mme Lydwine Dauw infirmire quartier opratoire 02/434 51 30Mme Florence Ndebo infirmire quartier opratoire 02/434 51 30Mme Rita Desplenter infirmire quartier opratoire 02/434 51 30Mme Nadia Azzabi infirmire instrumentiste 02/434 51 30Mme Latifa Talbi infirmire instrumentiste 02/434 51 30M. Rudy Peeraer perfusionniste 02/434 51 30Dr Sophie Cran intensiviste 02/434 51 46Mme Alexandra Moens infirmire chef de lUSI 02/434 51 41M. Olivier Bry kinsithrapeute 02/434 51 41M. Manuel Conchuela kinsithrapeute 02/434 51 41Mme Lutgarde Segaert infirmire chef du 8me tage 02/434 58 40Mme Anne Trinquart-Baya stomathrapeute 02/434 58 40

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    Dr Michel Goossens mdecine de revalidation 02/434 55 40Dr Dongliang Qin mdecine de revalidation 02/434 55 40Mr Franois Delhove ergothrapeute 02/434 55 40Mr Patrick Degussem kinsithrapeute 02/434 55 40Mr John Peetroons kinsithrapeute 02/434 57 85Mme Julie Paulet assistante sociale 02/434 53 53Mme Marianne Dhyon assistante sociale 02/434 53 57Mme Mirna Sayegh patients internationaux 02/434 55 51Mme Veerle Verbist patients internationaux 02/434 55 58Mme Marina Vanmoortel patients europens 02/434 50 30Mme Huguette De Conseth bnvole 02/434 51 97Admission 02/434 50 25Accueil 02/434 51 11Unit des Soins Intensifs 02/434 51 41Chirurgie (8me tage) 02/434 58 41

    Tous les intervenants de lquipe de la Clinique du Pritoine vous souhaitent un prompt rtablissement !

  • Clinique EDITH CAVELL

    Clinique du PARC LEOPOLD

    Clinique de la BASILIQUE

    Hpital BRAINE-LALLEUD - WATERLOO

    www.chirec.be

    Rue Edith Cavell, 32 BE - 1180 Bruxelles Tel : +32 2 434 41 11

    Rue Froissart, 38 BE - 1040 Bruxelles Tel : +32 2 434 51 11

    Rue Pangaert, 37-47 BE - 1083 Bruxelles Tel : +32 2 434 21 11

    Rue Wayez, 35 BE - 1420 Braine-l Alleud Tel : +32 2 434 91 11

    Centre Mdical EUROPE-LAMBERMONTRue des Penses, 1-5 BE - 1030 Bruxelles Tel : +32 2 434 24 11

    Clinique STE-ANNE ST-REMIBld Jules Graindor, 66 BE - 1030 Bruxelles Tel : +32 2 434 31 11

    CityClinic Louise CHIRECAvenue Louise, 235B BE - 1050 Bruxelles Tel : +32 2 434 20 00