Clinique du Parc Léopold Rue Froissart, 38 - 1040 ?· La Clinique du Péritoine Clinique du Parc Léopold…

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    12-Sep-2018

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  • La Clinique du PritoineClinique du Parc Lopold

    Rue Froissart, 38 - 1040 Bruxelles

    www.chirec.be

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    Sommaire1. LE CANCER DU PRITOINE 4-5

    1.1 QUEST-CE QUE LE CANCER DU PRITOINE ? 41.2 QUELLES SONT LES CAUSES LES PLUS FRQUENTES DU CANCER DU PRITOINE ? 41.3 QUELLES SONT LES CONSQUENCES DU CANCER DU PRITOINE ? 51.4 QUELS SONT LES TRAITEMENTS DU CANCER DU PRITOINE ? 5

    2. QUEST-CE QUUN HIPEC ? 6-11

    2.1 EN QUOI CELA CONSISTE ? 6-72.2 COMBIEN DE TEMPS DURE LINTERVENTION ? 82.3 EST-CE QUE MON CHIRURGIEN/GYNCOLOGUE DE LA PREMIRE INTERVENTION PEUT PARTICIPER ? 82.4 QUELLES SONT LES INDICATIONS POUR LHIPEC ET LES PLUS-VALUES DE CE TYPE DE TRAITEMENT ? 82.5 QUELS SONT LES EFFETS SECONDAIRES ? 92.6 QUELLES SONT LES COMPLICATIONS POSSIBLES ? 92.7 QUELLES SONT LES PRCAUTIONS PRISES ? 102.8 QUELLE EST LA DURE DHOSPITALISATION ? 112.9 EN QUOI CONSISTE LE SOUTIEN ET LE TRAITEMENT APRS LE HIPEC ? 11

    3. LA CLINIQUE DU PRITOINE : PRISE EN CHARGE PLURIDISCIPLINAIRE 12-42

    3.1 CONSULTATIONS PROPRATOIRES 133.2 HOSPITALISATION 143.3 CONSULTATIONS POSTOPRATOIRES 143.4 PRSENTATION DES DIFFRENTS INTERVENANTS 15-403.5 RPERTOIRE TLPHONIQUE 41-42

    INTRODUCTION

    Chre patiente,Cher patient,

    Cette brochure a t ralise afin de vous donner de plus amples informations sur le cancer du pritoine et son traitement par la technique de la cytorduction avec HIPEC (Hyperthermic IntraPEritoneal Chemotherapy).

    Vous ne serez pas seul dans votre combat ! Toute une quipe est l pour vous informer, vous guider et vous soutenir avant, pendant et aprs lhospitalisation. Rendez-vous avec chacun des intervenants dans cette brochure !

    Votre mdecin gnraliste, qui joue un rle important tout au long de votre traitement, trouvera galement des informa-tions pertinentes dans ce fascicule.

    Au nom de toute lquipe nous vous souhaitons de tout cur beaucoup de courage et un prompt rtablissement !

    Dr Stefaan Mulier Pr Thierry Velu Clinique du Pritoine Chirec Cancer Institute Dr Jean-Pierre Claes Dr Sandrine Roland Clinique oncologie gynco pelvienne Clinique oncologie digestive

    http://chirec.be/fr/medecins-et-services/medecin/107139-stefaan-mulier/http://chirec.be/fr/medecins-et-services/medecin/128003-thierry-velu/http://chirec.be/fr/medecins-et-services/medecin/129216-jean-pierre-claes/http://chirec.be/fr/medecins-et-services/medecin/167046-sandrine-roland/

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    1. LE CANCER DU PRITOINE

    1.1 QUEST-CE QUE LE CANCER DU PRITOINE ?

    Le pritoine est une membrane qui couvre tous les organes de labdomen. Il fait en sorte quune petite quantit de liquide reste de faon continue dans la cavit abdominale, ce qui facilite le glissement des intestins pendant la propulsion des aliments.

    Le cancer du pritoine signifie la prsence de foyers de cellules cancreuses sur cette membrane.

    Lintestin grle est couvert par le pritoine brillant sur lequel se sont implants quelques petits foyers roses de cellules cancreuses (flche jaune).

    1.2 QUELLES SONT LES CAUSES LES PLUS FRQUENTES DU CANCER DU PRITOINE ?

    Le cancer du pritoine peut prendre son origine dans le pritoine mme (msothliome). Cependant, il sagit plus souvent de mtastases provenant de cancers abdominaux, soit gyncologiques (ovaires, endomtre, ), soit digestifs (clon et rectum, estomac, pancras, ), soit urologiques (vessie, ). Un pseudomyxome est une forme rare de cancer du pritoine qui provient de lappendice et qui provoque la maladie glatineuse du pritoine. Parfois, des cancers dorganes situs en dehors de labdomen, tels que le cancer du sein ou celui du poumon par exemple, peuvent provoquer des mtastases pritonales. Quelques rares types de cancer du pritoine sont des mtastases pritonales de tumeurs neuro-endocrines et de sarcomes.

    1.3 QUELLES SONT LES CONSQUENCES DU CANCER DU PRITOINE ?

    Le cancer du pritoine peut entrainer deux types de problmes :

    - la formation dascite : remplissage de la cavit de labdomen par du liquide en quantit trop importante. Toute personne en bonne sant prsente une petite quantit de liquide dans la cavit pritonale. Ce liquide produit de faon continue est continuellement rabsorb. Dans le cancer du pritoine, il peut y avoir un dsquilibre entre la production et labsorption de ce dernier. Un blocage de labsorption, d la prsence de foyers tumoraux, peut entrainer lapparition dascite. Le patient remarque quil gagne rapidement du poids et que son abdomen devient ballonn. Si la quantit dascite est trs abondante, elle comprime lestomac et coupe lapptit. Elle peut aussi comprimer le diaphragme et les poumons, et provoquer ds lors un essoufflement. Lascite est le plus souvent aqueuse mais dans le cas dun pseudomyxome elle est glatineuse.

    - Locclusion : passage difficile du contenu intestinal. Les foyers tumoraux peuvent faire coller les anses intestinales entre elles ou la paroi de labdomen. Les accolements diminuent la mobilit de lintestin et provoquent des courbes au travers desquelles les aliments ont du mal passer. Les foyers tumoraux peuvent galement comprimer lintestin. Une occlusion peut se manifester par lapparition de crampes et de vomissements, par labsence de gaz et de selles, et par le ballonnement de labdomen.

    1.4 QUELS SONT LES TRAITEMENTS DU CANCER DU PRITOINE ?

    Jusquil y a peu, le traitement classique du cancer du pritoine consistait en une chimiothrapie intraveineuse (chimiothrapie via une perfusion). En cas de signes docclusion, on ralisait une intervention pour soulager le patient. Le chirurgien ralisait un bypass interne, c.-.-d. un court circuit entre la zone de lintestin en amont et en aval de locclusion, soit il devait mettre une partie de lintestin grle ou du clon la peau avec une poche (ilostomie ou colostomie). Pour soulager lascite, on donnait des mdicaments et on ralisait des ponctions dvacuation.

    Depuis une quinzaines dannes, plusieurs Centres de Cancer en Europe et aux Etats-Unis ont commenc appliquer la technique de lHIPEC*. Cette technique chirurgicale est utilise de plus en plus pour combattre avec succs le cancer du pritoine. Elle sera applique, sil ny a pas de contre-indication, aprs une analyse minutieuse de chaque situation individuelle. Le Dr Stefaan Mulier applique cette technique depuis lanne 2000.

    HIPEC* = Hyperthermic IntraPEritoneal Chemotherapy

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    2. QUEST-CE QUUN HIPEC ?HIPEC, le nom international de la technique, est une abrviation anglaise qui signifie : Hyperthermic IntraPEritoneal Chemotherapy, ce qui veut dire : rinage de la cavit de labdomen avec de la chimiothrapie prchauffe. Lquivalent francophone du HIPEC est CHIP, ce qui signifie : Chimiothrapie Hyperthermique IntraPritonale.

    2.1 CE TRAITEMENT CHIRURGICAL CONSISTE EN TROIS PHASES :

    lexploration, la cytorduction, la chimiothrapie hyperthermique.

    Exploration

    Le chirurgien fait une incision sur la ligne mdiane de labdomen. Il value immdiatement la situation en se posant trois questions essentielles :

    - Quelle est ltendue du cancer du pritoine ?En fonction de ltendue des lsions, il dcide alors si la ralisation dun HIPEC offre un meilleur pronostic et une plus grande qualit de vie au patient, sinon lintervention peut tre interrompue.

    - Est-ce quil est possible denlever tous les foyers du cancer ?Il est trs important que tous les foyers cancreux visibles lil nu puissent tre enlevs avant de commencer le rinage avec la chimiothrapie. Dans les cas o il est impossible denlever tous les foyers visibles, pour diverses raisons, il y a peu de chance que la ralisation dun HIPEC offre un meilleur pronostic au patient, et lintervention nest pas poursuivie.

    - Est-ce quil y a des mtastases au niveau du foie ?Malgr tous les progrs dans les techniques dimagerie mdicale (scanner, rsonance magntique, PETscan), il y a toujours un risque de trouver des mtastases dans le foie qui nauraient pas t dceles lors des examens dimagerie raliss avant lintervention. Le chirurgien ralise ds lors une chographie per-opratoire.

    Si on dcouvre des mtastases trop importantes dans le foie, lintervention nest pas poursuivie car elle napportera pas le rsultat escompt.

    Enfin, quand le cancer du pritoine nest pas trop tendu, quil peut tre enlev compltement, et quil ny a pas (trop) de mtastases dans le foie, le chirurgien entame la phase suivante de lintervention : la cytorduction.

    Cytorduction

    Cytorduction signifie lenlvement (rsection) de tous les foyers tumoraux visibles lil nu. Cest la partie la plus longue de lintervention, car elle demande une dissection minutieuse des foyers tumoraux souvent accols des organes quil faut essayer de prserver. Lpiploon (omentum), un tablier de graisse drap en avant des intestins, est toujours enlev.

    Souvent le chirurgien se voit oblig denlever dautres organes comme lutrus, les ovaires, lappendice, la rate, la vsicule biliaire, ou une partie de lintestin grle, du clon, de lestomac etc.

    Lpiploon (omentum) (en jaune) est un tablier de graisse drap en avant des intestins qui contient souvent des foyers tumoraux (en rouge).

    Chimiothrapie hyperthermique

    Aprs avoir enlev toute tumeur visible, le chirurgien rince la cavit abdominale pendant 90 minutes avec de la chimiothrapie haute concentration chauffe 41C. Ladministration intrapritonale de la chimiothrapie permet dexposer les cellules tumorales des concentrations qui sont jusqu 100 fois plus hautes que par une chimiothrapie intraveineuse.La temprature de 41C peut en soi tuer des cellules cancreuses qui sont plus sensibles la chaleur que des cellules saines. De plus, la chaleur augmente non seulement lefficacit de la chimiothrapie sur les cellules cancreuses, mais galement la pntration de la chimiothrapie dans les foyers tumoraux.

    Irrigation hyperthermique de labdomen par une machine circulation extracorporelle par des drains IN et OUT.

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    Cancer de lovaire :

    Rcidive de cancer de lovaire : Il a t clairement dmontr par une tude randomise (= type dtude le plus fiable) que les patientes atteintes dune rcidive de cancer de lovaire qui subissent un HIPEC, en plus dune rintervention chirurgicale de cytorduction et une chimiothrapie intraveineuse, vont mieux que les patientes qui ne sont traites que par la combinaison dune rintervention chirurgicale et dune chimiothrapie intraveineuse. Une autre tude (non randomise) suggre que le rsultat aprs HIPEC est suprieur au rsultat aprs chimiothrapie intraveineuse seule en cas de rcidive de cancer de lovaire.

    Cancer de lovaire nouvellement diagnostiqu : Deux tudes (non randomises) suggrent galement que les patients traites par HIPEC comme premier traitement de leur cancer de lovaire courent 3 fois moins de risque de rcidive. Le niveau de preuve de ces deux tudes est nanmoins moins grand que dans les rcidives du cancer de lovaire. Une tude randomise (OVHIPEC) est en cours au Nederlands Kanker Instituut Amsterdam pour mieux juger la valeur du HIPEC dans cette situation, mais il faudra attendre encore quelques annes pour en connaitre les rsultats.

    Pseudomyxome (maladie glatineuse du pritoine) : Il a t dmontr que les patients atteints dun pseudomyxome qui subissent un HIPEC ont plus de chance de gurison que les patients qui subissent des interventions rptitives visant simplement extraire lascite glatineuse.

    Msothliome (cancer du pritoine proprement dit) : Il a t dmontr que les patients atteints dun msothliome qui subissent un HIPEC vont mieux que les patients qui ne sont traits que par de la chimiothrapie intraveineuse.

    2.5 QUELS SONT LES EFFETS SECONDAIRES ?

    Un HIPEC est une intervention lourde qui puise beaucoup dnergie. Le patient se sentira trs fatigu. Lestomac se vide plus lentement, ce qui donne une sensation de ballonnements. Les accolements intestinaux postopratoires rendent labdomen moins souple et peuvent provoquer des petites gnes et des tiraillements transitoires, ainsi quune tendance la constipation. Lapptit diminue et des priodes de perte de moral peuvent survenir. Ds lors, la motivation et la volont du patient sont dune importance capitale et le soutien, tant de la famille et des proches, que du mdecin traitant, du chirurgien et de toute lquipe pluridisciplinaire, joue un rle essentiel.

    En gnral, aprs trois mois, le patient retrouve une qualit de vie identique, voire meilleure quavant lintervention.

    2.6 QUELLES SONT LES COMPLICATIONS POSSIBLES ?

    Comme pour toute intervention, et dautant plus si celle-ci est longue et complexe, il y a un risque infectieux ou hmorragique. Le patient sjournera lunit de soins intensifs pendant quelques jours, afin de lui assurer une surveillance postopratoire optimale.

    2.2 COMBIEN DE TEMPS DURE LINTERVENTION ?

    La salle dopration est rserve pour tout une journe. Linstallation mticuleuse du patient, la mise en place des cathters par lanesthsiste et des sondes (JJ) dans les uretres par lurologue prennent environ 2 heures. Le chirurgien doit souvent commencer par librer les adhrences dune prcdente intervention. La dure de la rsection dpend de ltendue de la maladie mais peut prendre entre 2 et 12 heures. La phase de rinage avec la chimiothrapie hyperther-mique prend 120 minutes, en ce compris 30 minutes pour linstallation et lenlvement des cathters. A la fin, plusieurs drains doivent tre mis en place.

    Ds lors, lintervention qui dbute ds 8h du matin peut durer jusque 18h, voire mme au-del. Il nest pas rare quelle se termine vers 22h. Le Dr Mulier peut donner des nouvelles la famille aprs linstallation du rinage, si la famille le souhaite. Bien entendu, il prviendra la famille ds que lintervention est termine. Une fois le patient bien install au soins intensifs, environ trois quarts dheure aprs sa sortie du quartier opratoire, la famille pourra passer le voir 10 minutes. Si lintervention se termine tard, le patient restera endormi jusquau lendemain matin.

    2.3 EST-CE QUE MON CHIRURGIEN/GYNCOLOGUE DE LA PREMIRE INTERVENTION PEUT PARTICIPER ?

    Souvent le patient a dj subi une premire intervention en raison dun cancer primitif par un autre chirurgien ou son gyncologue. Si lun de ceux-ci le souhaite, il est bien sr le bienvenu pour participer une partie ou lentiret de lintervention.

    2.4 QUELLES SONT LES INDICATIONS POUR LHIPEC ET LES PLUS VALUES DE CE TYPE DE TRAITEMENT ?

    Un HIPEC est une intervention assez lourde, qui prsente un certain risque de complications et qui entrane une hospitalisation de quelques semaines. Pour chaque patient, le chirurgien valuera scrupuleusement si lHIPEC est indiqu ou non. Cette valuation est ralise la fois avant et pendant lopration. Plusieurs critres entrent en ligne de compte, tels que le type, lorigine et ltendue du cancer, lge du patient, son tat gnral, sa motivation, etc.

    Quelques exemples o la technique de lHIPEC prsente une relle plus-value :

    Cancer colorectal : Il a t dmontr que les patients atteints dune carcinomatose pritonale dorigine colorectale qui subissent un HIPEC vont mieux que les patients qui ne sont traits que par de la chimiothrapie intraveineuse. La dure de vie moyenne est augmente dun an et certains patients peuvent se considrer guris.

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    2.7 QUELLES...

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