CO.129 Hépatite aiguë E : analyse rétrospective de 62 cas consécutifs entre 2003 et 2007

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    17-Sep-2016

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    GASTROENTEROL CLIN BIOL, 2009, 33 A265

    CO.128 Pause thrapeutique : qui la proposeraprs un traitement de premire lignepour cancer colorectal mtastatique ?

    G Lledo (1), P Artru (1), N Perez (2), B Chibaudel (2), FMaindrault-Goebel (2), C Tournigand (2), C Louvet (2), Ade Gramont (2), GERCOR(1) Lyon ; (2) Paris.

    Introduction : Une pause thrapeutique (PT) est frquem-ment propose aux patients porteurs dun cancer colorectalmtastatique venant de bnficier dun traitement de pre-mire ligne actif. Cependant la survie globale peut tre nota-blement altre lorsquune PT est accorde prcocementaprs 6 cycles de chimiothrapie de type FOLFOX commecela a t dmontre par ltude Optimox 2 (ASCO 2007,abs 4013). Le travail ici prsent a pour but de dterminer lemoment optimal pour interrompre le traitement, les facteursprdictifs dune PT prolonge et son impact sur la survie.Patients et Mthodes : A partir des populations des tudesOptimox 1et 2 (N = 822) les patients qui bnficirent dunepause dau moins 3 mois furent inclus dans lanalyse enfonction du dlai observ jusqu la PT. Les patients oprsde leurs mtastases hpatiques avec rsection R0 ou R1furent censurs au moment de la chirurgie, alors que lespatients oprs avant 3 mois de PT ou en situation de pro-gression tumorale au moment de la PT furent exclus. De pluschaque patient fut individuellement appari aux patientsnayant pas interrompus la chimiothrapie, prsentant descaractristiques de baseline (Indice de performance, taux deLDH et de Phosphatases alcalines) et une rponse au traite-ment similaires et ayant une survie sans progression sup-rieure dau moins 3 mois par rapport au dlai moyen observjusqu la PT.Rsultats : 184 patients ligibles furent runis dans cettecohorte. La dure moyenne de la PT fut de 5,9 mois. La survie globale mdiane des patients ayant bnficisdune PT aprs un dlai moyen de 6 mois ou moins (N = 90)fut de 24,6 mois, alors quelle fut de 39,8 mois lorsque la PTintervint aprs 6 mois rvolus de traitement (N = 94). La survie globale mdiane fut de 22,8 mois chez lespatients dont la PT fut infrieure ou gale 6 mois (N = 87)et de 44,9 mois lorsque la PT put dpasser 6 mois (N = 97). Il ne fut pas not de corrlations entre les dures de la chi-miothrapie et de la PT. La survie globale des patients ayant pu bnficier dune PTdau moins 3 mois fut de 30,8 mois alors quelle ntait quede 21,2 mois chez les patients apparis.Conclusion : Ces rsultats tmoignent quun nombre signifi-catif de patients peut bnficier dune PT. Il semble quunepriode de traitement dau moins 6 mois avant la PT soitncessaire pour optimiser la survie globale. Les caractristi-ques de baseline ne permettent pas de slectionner lesmeilleurs candidats la PT et dautres tudes sont nces-saires pour dfinir cette population.

    CO.129 Hpatite aigu E : analyse rtrospectivede 62 cas conscutifs entre 2003 et 2007

    JM Pron (1), JM Mansuy (1), C Rcher (1), C Merviel(1), C Bureau (1), E Dupuis (1), S Mtivier (1), H Poirson(1), K Barange (1), L Alric (1), L Buscail (1), JP Vinel (1),J Izopet (1)(1) Toulouse.

    Introduction : Le virus de lhpatite E est de plus en plussouvent incrimin au cours dhpatites aigus en France. Ilsagit le plus souvent dhpatites autochtones qui semblentavoir un profil diffrent des hpatites E dimportation. Nousrapportons ici de manire rtrospective 62 cas conscutifsdhpatite aigu E diagnostiqus entre 2003 et 2007.Patients et Mthodes : Tous les cas ont t dfinis par laprsence du virus dtect par RT-PCR dans les selles et/oule sang chez des patients prsentant une cytolyse. Lespatients greffs dorganes ont t exclus de cette tude.Rsultats : Lge moyen tait de 47,9 ans chez les femmeset 57,9 ans chez les femmes. Il sagissait de cas autochtonesdans 97 % des cas. Trente-six patients vivaient en milieurural et 26 en milieu urbain (NS). La proportion dhommesparmi les patients infects apparat suprieure celle desfemmes avec un pourcentage de 66 % (sex ratio de 1,95,p = 0,06). Le nombre de cas par an est rest stable, de 8 16et sans variation saisonnire. Trois patients ont consommdu gibier dans les 3 mois. Quatre personnes ont eu descontacts rguliers avec des animaux (chevaux, lapins, chiens,chats), une personne a nettoy son poulailler et une autre aeu des contacts rguliers avec du fumier. Cinquante cinqchantillons sur 62 ont pu tre squencs. Cinquante troistaient de gnotype 3. Une souche tait de gnotype 1, lepatient avait voyag en Inde (ge 24 ans). Une autre souchetait de gnotype 4, le patient avait voyag dans le Sud Estasiatique. Tous les gnotypes 3 taient de sous-type 3f sauf3. Trente-huit pourcent de patients prsentaient des patho-logies sous-jacentes : diabte (2 patients), hmopathie(7 patients), hpatopathie chronique (15 patients). Quatrepatients ont dvelopp une hpatite svre avec un facteurV < 40 %. Tous avaient une hpatopathie chronique sous-jacente, un patient est dcd.Conclusion : La plupart des hpatites aigus E diagnosti-ques sont dorigine autochtones et de gnotype 3. Elles sur-viennent chez des personnes de plus de 50 ans et dans 36 %des cas dans un contexte de pathologies sous-jacentes. Ilsagit dune hpatite grave dans 6 % des cas. La mortalit estde 1,6 %.