Compagnie imp£©riale des chemins de fer £©thiopiensentreprises- COMPAGNIE IMP£â€°RIALE DES CHEMINS DE

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  • Mise en ligne : 11 octobre 2018. Dernière modification : 19 mars 1921. www.entreprises-coloniales.fr

    COMPAGNIE IMPÉRIALE DES CHEMINS DE FER ÉTHIOPIENS

    Par les traités du 11 février 1893 et du 9 mars 1894, Chefneux 1 et Ilf furent autorisés par Ménélik à fonder, pour 99 ans, « la Compagnie impériale d'Éthiopie », transformée, le 7 août 1896, en « Compagnie impériale des Chemins de fer éthiopiens », au capital de deux millions de francs français.

    Jean Alexis Dauphin DUPARCHY administrateur de la Compagnie

    et entrepreneur à forfait

    Né le 12 mars 1835 à Alièze (Jura). Marié en 1875 à Cérilly (Allier) avec Marie Elisa Roussel, fille d'un notaire. Pas d'enfants.

    ————————— Travaux d'entreprise : Un lot de la Grande Société des chemins de fer russes (1861-1863). Un lot du chemin de fer de la traversée des Pyrénées en Espagne, avec Ernest Goüin (1863-1865). Un lot du canal de Suez (40 km) en association avec I'Entreprise Borel et Lavalley (1865-1870). Dragage de la barre de Yenikale-Kenel, de la mer Noire à la mer d'Azov (1873-1876). Un lot du Chemin de fer de Beïra-Alta, de Figuiéra à Mangualde (130 km) au Portugal (1878-1882). Port de Leixôes (Porto 1884-1895), en association avec Jean-Baptiste Dauderny, puis avec Bartissol. Concessionnaire des chemins de fer de la Martinique (1885) : toujours au stade des études lors de

    l'éruption de la Montagne Pelée (1902). Fondateur avec Pavin de Lafarge de la Société des canaux du Rhône (1886) : projet de canal latéral

    dit Dupont, repris en vain en 1897 avec Claret et Dollfus. Quais de Constantinople (1892). www.entreprises-coloniales.fr/proche-orient/Quais_de_Constantinople.pdf Concessionnaire des ports de Tunis, Sousse et Sfax (1894). www.entreprises-coloniales.fr/afrique-du-nord/Ports_Tunis-Sousse-Sfax.pdf Administrateur et entrepreneur à forfait de la Cie impériale des chemins de fer éthiopiens, de

    Djibouti au Harrar (1894). Chemins de fer Sfax-Gafsa pour la Cie des phosphates, avec Dollfus et Wiriot (1898). www.entreprises-coloniales.fr/afrique-du-nord/Gafsa_phosphates.pdf Concessionnaire avec Vigouroux de la jetée du port de Djibouti (juin 1898). Concession du port de Montevideo, Uruguay (1901) comme membre du groupement Arcada. Tunnel ferroviaire du Loetschberg dans les Alpes bernoises (1906). … Voir suite.

    1 Léon Chefneux (15 janvier 1853-31 mai 1917)   : né à Piatra (Roumanie). Chevalier de la Légion d’honneur du 9 janvier 1894 comme négociant français établi au Choa.

  • ————————— Propriétaire du château de Savigny-sur-Orge (Seine-et-Oise)(1883) : organisation de chasses avec

    des dirigeants politiques. Administrateur de la Société immobilière de la plage de Berneval, près Dieppe (1885) et de sa suite,

    la Société de Berneval Plage (1892). Membre du conseil de surveillance de la Compagnie française du Styroléum H. Combal et Cie (mars

    1889) : imperméabilisation et imputrescibilisation des tissus. Constitution frappée de nullité en 1892. Administrateur de la Société de Publicité par les billets de Chemins de fer (sept. 1889), Associé de la S.N.C. J. Dollfus et Cie, à Tlemcen (Algérie)(1891). Administrateur de la Société d’études de reconstruction de Fort-de-France (Martinique)(avril 1891), de la Société d’études industrielles et commerciales de l’Annam et du Tonkin (mai 1891). www.entreprises-coloniales.fr/inde-indochine/SEICAT.pdf de la Compagnie des mines et usines de Vercia (Jura)(août 1891) : lignite. Dissolution en 1896. de la Compagnie des Tramways à vapeur de la province de Plaisance (Italie)(déc. 1892), avec Jules

    Dollfus. Liquidateur de la Société anonyme des Eaux minérales de Bagnoles-de-l’Orne et fondateur de

    l'Établissement thermal de Bagnoles-de-l’Orne (1896). Administrateur de la Société industrielle de Djibouti (1899) : service des eaux, www.entreprises-coloniales.fr/madagascar-et-djibouti/Industrielle_de_Djibouti.pdf de la Société d’exploitation des brevets Berry (oct. 1899) : prévention des accidents de chemins de

    fer. Associé de la Société d’études des phosphates de Kalaâ-es-Senam qui candidate en vain fin 1900 à

    la concession des phosphates éponymes, remportée par la Société des phosphates du Dyr. www.entreprises-coloniales.fr/afrique-du-nord/Phosphates_du_Dyr.pdf Administrateur de la Vapeur (août 1900) : application de la vapeur aux forces motrices.

    ————————— Chevalier (1887), puis officier (1890) du mérite agricole comme propriétaire-agriculteur à Savigny-sur-

    Orge. Chevalier de la Légion d’honneur (1885)(parrainé par le baron Haussmann). Comte portugais. Ordre de la Couronne de Roumanie (1894). Officier du Nichan-Iftikhar (1897). Avis de décès à à Savigny-sur-Orge. : Le Temps, 6 octobre 1907. Legs de 6 MF à l'Académie française.

    ————————— Sa veuve loue les dépendances de Savigny à la Société d'encouragement à l'aviation pour y établir le

    premier aérodrome français (1908). Puis accueille à ses frais de nombreux blessés militaires pendant la Grande Guerre. Décédée le 30 octobre 1937 à Savigny.

    Compagnie impériale des chemins de fer éthiopiens Société anonyme au capital de deux millions de francs

    Siège social, rue de Châteaudun, no 28, Paris Constitution

    (La Cote de la Bourse et de la banque, 12 septembre 1896)

    Cette société a pour fondateurs MM.   Alfred IIg, ingénieur, demeurant à Zurich (Suisse), et Léon Chefneux, explorateur, demeurant à Paris, 31, rue Caumartin.

    Elle a pour objet   : 1° la construction et l’exploitation, dans l’empire d’Éthiopie, de chemins de fer et spécialement des lignes de Djibouti à Harrar, de Harrar à Entotto, de Entotto au Kaffa et au Nil Blanc, concédées par le gouvernement éthiopien, par acte passé le 9 mars 1895 à Entotto (Éthiopie), et que MM.   Ilg et Chefneux apportent à la société   ; 2° tous actes et traités commerciaux qui se rapportent directement ou indirectement à l’objet de cette société et toutes sortes d’opérations financières.

    Le capital social est fixé à deux millions de francs, représenté par 5.000 actions de 500 francs chacune. Il est créé cent parts de fondateurs qui seront attribuées à MM. Ilg et Chefneux. Elles ne donneront aucun droit d’immixtion dans les affaires de la société.

  • Sur les bénéfices nets, il sera prélevé : 1° 5 % pour former le fonds de réserve ; 2° la somme nécessaire pour payer à chaque action un 1er dividende de 5 %. — L’excédent, s’il y a lieu, sera réparti comme suit : 10 % aux administrateurs, 45 % aux actionnaires, 45 % aux parts de fondateurs.

    La durée de la société sera de 99 ans. Ont été nommés administrateurs MM. Duparchy Jean 2, Lacarrière Henri 3, Denisane

    Raoul 4, Ilg et Chefneux susnommés. Acte déposé chez Me  Rey, notaire à Paris, et publié dans le Courrier du 9 septembre

    1896. ————————

    2 Jean Alexis Dauphin Duparchy (1835-1907) : l’un des grands entrepreneurs de l’époque : après avoir fait ses armes au Chemin de fer du Nord et au canal de Suez, il monte sa propre entreprise, décroche des chantiers au Portugal, en Russie, en Roumanie, en Tunisie… avant d’être l’un des fondateurs du groupe Arcada qui obtient en 1901 la construction du port de Montevideo. Chevalier de la Légion d’honneur.

    3 La maison Lacarrière avait procuré à Chefneux des armes destinées à Ménélik, selon Rosanna Van Gelder de Pineda, Le Chemin de fer de Djibouti à Addis-Abeba, L’Harmattan, 1995, p. 186.

    4 Raoul Denisane   : fils de Jules Denisane, commissionnaire en marchandises à Paris, associé en 1866 avec Jules Lacarrière. Administrateur des Caoutchoucs de l’Orénoque, présidés par Henri Lacarrière (août 1900).

  • Abel Marie Arthur SUAIS, directeur

    Né le 29 avril 1848 à Melle (Deux-Sèvres). Fils de Julien Joseph Marie Suais, conducteur des Ponts et Chaussées. Marié à une Dlle Duboc. Dont un fils, Maxime (« Max ») Bernard Abel Suais, ingénieur ECP.

    ——————— Au P.-O. : attaché au bureau d'études et de travaux des chemins de fer de Nantes à La Roche-

    sur-Yon ; Angers à Niort ; Orléans à Gien ; Orléans à Pithiviers ; La Flèche à Aubigné (1865-1872). Siège de Paris : sergent dans la garde mobile de la Loire-Inférieure (1870-1871). Chef de bureau au Havre des Forges et chantiers de la Méditerranée (1872-1878). Au ministère des travaux publics : secrétaire de l'inspecteur général chargé de la 19e inspection

    (1879-1885). Au ministère de la marine et des colonies: mission d'études d'étude des voies de

    communication au Tonkin (1885-1886)   ; mission à Obock et au lac Assal (1886)   ; ingénieur de l'administration pénitentiaire à la Guyane (1886-1887)   ; directeur du chemin de fer et du port de la Réunion (1888-1889).

    Au ministère du commerce, de l'industrie et des colonies   : inspecteur adjoint à l'inspection générale des travaux publics des colonies (1890).

    Mission Obock, Diégo-Suarez, Nossi-Bé, Mayotte et la Réunion (1892). Professeur du cours de construction à l'École coloniale. Membre du Comité des travaux publics des colonies (1895).

    ——————— Administrateur de la Société Parisienne anonyme de Fonderie et de Laminage (1880), de la Compagnie coloniale et des Mines d’or de Suberbieville (1898), www.entreprises-coloniales.fr/madagascar-e