Douleur douleur et evaluation des pratiques professionnelles

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  • 1. 2791110101 DOULEUR ET VALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES DOULEUR ET VALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES
  • 2. DOULEUR ET VALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES dition 2011
  • 3. DOULEUR ET VALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Franoise Broud Coordinateur INSTITUT UPSA DE LA DOULEUR 3, rue Joseph Monier - BP325 92506 Rueil-Malmaison Cedex Tl : 01 58 83 89 94 Fax : 01 58 83 89 01 E-mail : institut.upsa@bms.com Site : www.institut-upsa-douleur.org Les notions exposes dans ce livre sont destines complter et non remplacer les connaissances mdicales des professionnels forms en la matire. Les auteurs et les coordinateurs dclinent toute responsabilit directe ou indirecte dans lusage pouvant tre fait de cet ouvrage. ISBN : 978-2-910844-20-2 Conception : A ditorial Paris Couverture : crdit photo Fotolia Dpt lgal 4e trimestre 2011
  • 4. DOULEUR ET VALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES diteur Institut UPSA de la Douleur Coordination mdicale Dr Florentin Clre
  • 5. LES AUTEURS velyne Blondet Directrice des soins, centre hospitalier de Chteauroux. Dr Franois Christiann Chef du service doncologie mdicale et prsident du comit de lutte contre la douleur (CLUD), centre hospitalier de Chteauroux. Dr Florentin Clre Consultation pluridisciplinaire de la douleur, mdecin risques et qualit, centre hospitalier de Chteauroux. Prsident du groupe de travail SFETD - HAS pour llaboration de critres de qualit sur le thme valuation du syndrome douloureux chronique en structure spcialise . Sbastien Desfosses Cadre de sant, ple mdecine d'urgence, centre hospitalier de Chteauroux. Dr Marielle Grignon Pharmacien, centre hospitalier de Chteauroux. Franck Henry Psychologue, consultation pluridisciplinaire de la douleur, centre hospitalier de Chteauroux. LES AUTEURS Dr Michel Lanteri-Minet Dpartement dvaluation et de traitement de la douleur mdecine palliative, centre hospitalier universitaire de Nice. Prsident de la Socit Franaise dtude et de Traitement de la Douleur (SFETD). 4 Marie-Christine Kipper Infirmire clinicienne, quipe mobile de soins palliatifs et vice-prsidente du CLUD, centre hospitalier de Chteauroux.
  • 6. Muriel Perriot Infirmire clinicienne, consultation pluridisciplinaire de la douleur, centre hospitalier de Chteauroux. Dr Virginie Piano Dpartement dvaluation et de traitement de la douleur mdecine palliative, centre hospitalier universitaire de Nice. Prsidente de l'Association Franaise des Jeunes chercheurs en Douleur et Soins Palliatifs. Dr Martine Roy Pharmacien, centre hospitalier de Chteauroux. Josette Simon Cadre suprieur de sant, service de soins de suite polyvalents, centre hospitalier de Chteauroux. Dr Sandrine Soriot-Thomas Centre d'valuation et de traitement de la douleur et service de chirurgie orthopdique et traumatologique, centre hospitalier universitaire dAmiens. Dr Vincent Soriot Consultation de la douleur et service de mdecine physique et de radaptation fonctionnelle, centre hospitalier d'Abbeville. LES AUTEURS Dr Louis Soulat Chef du ple mdecine d'urgence, centre hospitalier de Chteauroux, membre du conseil d'administration de la Socit Franaise de Mdecine d'Urgence (SFMU). 5
  • 7. SOMMAIRE Introduction - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 9 Dr Michel Lanteri-Minet 1 valuation des pratiques professionnelles - - - - 13 et Comit de lutte contre la douleur Le suivi dindicateurs - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 14 Les indicateurs IPAQSS Exemple dEPP base sur le suivi de lIPAQSS traabilit de lvaluation de la douleur Autres indicateurs Les revues de pertinence des soins - - - - - - - - - - - - - - 26 Exemple dEPP base sur la pertinence de la voie injectable du paractamol 2 valuation des pratiques professionnelles - - - - 35 et douleur en service de soins (tablissement de sant ou mdicosocial) Laudit clinique - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 35 Exemple daudit clinique men dans un service de soins de suite et de radaptation (SSR) Exemple daudit clinique ralis en tablissement dhbergement pour personnes ges dpendantes (EHPAD) grce loutil MOBIQUAL SOMMAIRE Le staff EPP - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 49 Exemple de rgles de fonctionnement dun staff EPP Exemple de sance de staff EPP sur la douleur Exemple de rfrentiel mis en place aprs une sance de staff EPP 6
  • 8. La revue de mortalit et de morbidit (RMM) - - - - - 55 Exemple de rgles de fonctionnement dune RMM Exemple de sance de RMM sur le thme de la douleur Exemple de rfrentiel mis en place aprs une sance de RMM Le suivi dindicateurs - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 64 Exemple de suivi dindicateurs en service durgence 3 valuation des pratiques professionnelles - - - - 69 en structure dtude et de traitement de la douleur chronique La runion de concertation - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 70 pluridisciplinaire (RCP) Exemple de charte de fonctionnement dune RCP en structure dtude et de traitement de la douleur chronique Exemple de fiche de RCP douleur chronique valuation du fonctionnement de la RCP : exemple de tableau de bord annuel Audit clinique sur le thme valuation - - - - - - - - 74 du syndrome douloureux chronique Exemple de dmarche dEPP partir des critres de qualit de la SFETD Exemple de chemin clinique labor partir des critres de qualit de la SFETD Conclusion - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 99 Dr Florentin Clre SOMMAIRE La mesure de lefficience des dmarches dEPP - - - 92 Exemple de mesure de la satisfaction des mdecins gnralistes Exemple de questionnaire de satisfaction des patients 7
  • 9. 8
  • 10. INTRODUCTION Dr Michel Lanteri-Minet La prise en charge de la douleur est une priorit de sant publique : depuis 1998, plusieurs plans gouvernementaux successifs sont venus soutenir lamlioration de la qualit de cette prise en charge sur le territoire franais. Au-del du dploiement de moyens humains et dune meilleure information du grand public, des recommandations de bonne pratique et/ou des rfrentiels ont pu tre rdigs et diffuss. Ces rfrentiels manent soit de socits savantes, soit de la Haute Autorit de Sant (HAS), soit encore dune collaboration entre les deux. La rdaction de recommandations de bonne pratique est un travail important qui prend du temps et qui doit bnficier directement au patient. Quen est-il rellement ? Les rfrentiels sont-ils vraiment connus et, si oui, sont-ils appliqus ? En effet, la publication de recommandations nest que le premier pas de lamlioration des pratiques : ltape suivante est de les appliquer en pratique quotidienne, pour que le travail ralis ne reste pas cach au fin fond dune armoire ou dun site internet LEPP consiste en lanalyse de la pratique professionnelle en rfrence des recommandations selon une mthode labore ou valide par la Haute Autorit de Sant (HAS) et inclut la mise en uvre et le suivi dactions damlioration des pratiques (dcret du 14 avril 2005). Elle a pour but lamlioration continue de la qualit des soins et du service rendu aux patients par les professionnels de sant. Elle vise promouvoir la qualit, la scurit, lefficacit et lefficience des soins et de la prvention et, plus gnralement, la sant publique, dans le respect des rgles dontologiques. INTRODUCTION Comment savoir si notre pratique quotidienne est en adquation avec les rfrentiels ? En lvaluant bien sr ! Do le dveloppement du concept d valuation des pratiques professionnelles (ou EPP) 9
  • 11. Le dveloppement de lEPP est plus que souhait par les autorits de sant. En premier lieu, lEPP revt un caractre obligatoire pour les mdecins [1] depuis la loi du 13 aot 2004. INTRODUCTION Cest galement une des exigences des dmarches de certification des tablissements de sant. Aprs une priode dincitation (la certification dite v2 imposait la mise en uvre dun nombre dfini de dmarches dEPP) est venue lre du dveloppement durable de lEPP En effet, les exigences de la certification dite v2010 [2] sont bien plus importantes : Ltablissement doit mettre en uvre en son sein une politique et une organisation de lEPP (critre 1f), il sagit l dune des 13 pratiques exigibles prioritaires de la certification. Autrement dit, la non-atteinte dun niveau de conformit important sur lEPP aura un impact pjoratif sur la certification. Il en est dailleurs de mme pour la prise en charge d