Du bon usage au moindre usage des antibiotiques

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Du bon usage au moindre usage des antibiotiques. La résistance bactérienne : un objectif du présent pour préserver l’avenir RESCLIN 2011 C.Strady. Les résistances bactériennes une évolution permanente. - PowerPoint PPT Presentation

Text of Du bon usage au moindre usage des antibiotiques

  • *Du bon usage au moindre usage des antibiotiques

    La rsistance bactrienne : un objectif du prsent pour prserver lavenir

    RESCLIN 2011C.Strady

  • **Les rsistances bactriennesune volution permanenteEn Europe, 25.000 patients dcderaient chaque anne dune infection BMR qui na pas pu tre traite *Aucune prescription nest sans risque / Toutes les prescriptions dantibiotiques jouent un rle sur la rsistance Il sagit dun enjeu de sant publique majeur : les rsistances bactriennes sont laffaire de tous

    Les antibiotiques :un bien durable quil faut pargner(daprs Mossialos E et al, LES-ABI Stockholm 2009)

  • *(Boucher HW et al Clin Inf Dis 2009;48:1-12) Nouveaux antibiotiquesLe nombre de nouveaux antibiotiques diminue rgulirement Recherche et dveloppement - 6/506 molcules en phase II et III sont des ATB 67 cancrologie 33 inflammation et douleur 34 maladies mtaboliques - Derniers ATB lancs anti CG+ (anti S.aureus)

  • **I- tat des lieux de la rsistance

  • ** Ingalits gographiques de la rsistance : ex S. pneumoniae et pnicillineEARSS 2008. European Antimicrobial Resistance Surveillance System.

  • ** Ingalits gographiques de la rsistance : ex E. coli et C3G< 1% en 20044 % en 2008EARSS 2008. European Antimicrobial Resistance Surveillance System.

  • ** Ingalits gographiques de la rsistance : ex E. coli et FQEARSS 2008. European Antimicrobial Resistance Surveillance System

  • **3- Ingalits gographiques de la rsistance : ex du SARMEARSS 2008. European Antimicrobial Resistance Surveillance System

  • *Lancet Infect Dis Sept 2010AACSept 2010Juin 20105- Evolution vers la multirsistance :le cauchemar de lt

  • **II- tat des lieux des prescriptions1- des prescriptions encore (trop) frquentes2- souvent non justifies3-des prescriptions souvent inadaptes

  • *1- des prescriptions encore (trop) frquentesConsommation des antibiotiques en Europe

    ESAC www.esac.ua.ac.be

  • Antibiotic Consumption in Hospital Care in 2002Absolute numbers in 15 countries

  • *1- des prescriptions encore (trop) frquentesConsommation des antibiotiques en France

  • **2- Des prescriptions souvent non justifiesEn 2009, dans plus de 40% des cas, les antibiotiques ont t prescrits pour une maladie virale ou une angineSource : IMS HEALTH 2009

  • **Angine: un taux de recours aux antibiotiques qui augmente en FranceSource : IMS HEALTH 2009ANGINE : volution des prescriptions dantibiotiques pour 100 diagnostics dangine

  • *Sources : Cnamts (rgime gnral, hors SLM) et ESAC, Donnes de remboursement, rapproches des donnes europennes publies par lESAC.

    Les Antibiotiques, cest pas automatique : Une action qui a port ses fruits

    Plus de 40 millions de prescriptions vites depuis 2002 (lquivalent dun hiver de prescriptions)

    Mais une tendance la reprise de la consommation depuis 2007volution de la consommation dantibiotiques rembourss en ville enDDD/1000 personnes/jour et comparaison europenne

  • **III- Impact cologique de la prescription des antibiotiques1- Risque cologique individuel2- Risque cologique collectif

  • **In Prescott et al 2000

    1- Risque cologique individuelLa slection de bactries rsistantes commence au niveau de la flore commensale

  • 2- Risque cologique collectif :

  • **V- Pourquoi agir aujourdhui ?Quel impact peut on esprer de la rduction du nombre de prescriptions ?

  • Communiqu de presse du 10/01/08 :- entre 2002 et 2007 : conso ATB - 23,4 %- rsultat proche de lobjectif de - 25 %- acclration du processus depuis 2004

    Champ-Ardenne : 2 plus forte baisse : - 29.3%27 millions de ttt vits. Plan 2007-2010 pour prserver lefficacit des AB

  • Surveillance de la sensibilit la pni G2007+ 3695 en 200732.2

  • Pas de fatalisme !!!tude en France sur 6 mois Loiret, Seine-maritimeCanton de 30000 40000 personnesEnfant de 3 6 ans : 3 4%40 50 MT / canton3 groupesTDR + EPU sur AB (bronchite, rhinoP)Dose adapte et dure adapteUn groupe tmoins

    D Guillemot et al, CID 2005

  • Pas de fatalisme !!!Rsultats :Rduction de lincidence des AB dmarres pour 1000 enfants :Prescription : - 18,8%Dose dure : -10,5%Tmoins : -3,8%En terme de portage sur PSDP : (portage initial identique de 50 55%)34,5 % (groupe prescription) versus 44,3% et 46,2 % (groupe tmoins) (p=0.05) D Guillemot et al, CID 2005

  • **VI- Pourquoi et comment valuer le bon usage des anti infectieux ?1- Quels indicateurs de qualit2- Quelle analyse qualitative

  • *Pourquoi recommander le bon usage ?

  • **Pourquoi recommander le bon usage et le moindre usage ?Limiter lapparition des mcanismes de rsistancePrserver lefficacitLimiter le risque de transmission de BMR

    Optimiser la consommationd'antibiotiques

    Respecterles mesures dhygine

  • *I- Qui fait quoi pour le bon usage ?Prescripteurdiagnostic - responsabilit thrapeutique

    Microbiologistediagnostic - alerte - suivi pidmiologique

    Pharmacien- analyse des prescriptions dispensation- qualit et conformit de la prescription - suivi

    Clinicien rfrent en infectiologie, quipe oprationnelle en infectiologie- conseil sur demande ou sur alerte- coordination, formation, suivi

  • *III- les questions (se) poserune antibiothrapie est elle ncessaire ?Quelle est la cible bactrienne vise par le traitement ?Quelle est la bonne posologie pour le malade ?Une association est elle ncessaireQuelles sont les mesures associer ?

  • *

    Retard thrapeutiqueInadquation

    MortalitMorbidit ATB excessive injustifie mergence rsistance

    Mortalit Morbidit

    1- Une antibiothrapie est elle ncessaire ?

  • **7- Quelles sont les mesures associer la prescription des antibiotiques ? (1)Limiter les dispositifs invasifstoute voie veineuse relve dune prescription mdicaletoute voie veineuse y compris priphrique doit tre retire ds quelle nest plus indispensablerelais oraltoute sonde urinaire doit tre retire ds quelle nest plus indispensable

  • **7- Quelles sont les mesures associer la prescription des antibiotiques ? (2)Limiter le risque de transmissionprcautions standard et complmentaires

    signalement des BMR

    hygine des mains +++

  • *7- Quelles sont les mesures associer la prescription des antibiotiques ? (3)VaccinerPersonnels soignantspour diminuer le risque de transmission aux patientspour viter de contracter la maladievis vis des infections les plus frquentes : grippe, coqueluche, varicelle, rougeolePatients risquepneumocoque, grippePopulation gnraleselon les recommandations du CTV

  • **Quelques situations pratiques

  • Cas n1Homme de 84 ans en institutionObsit, DNID, hmiplgique suite AVC ischmique il y a 3 moisLe CHU signale dans son courrier un portage de SAMR au dpistage des narinesIl est porteur dune escarre sacre, stade II actuellement trs fibrineux, malodorant, sans coulement, ni signe inflammatoire Il est apyrtique

  • LIDE signale une BU nitrite +, leuco++???

    Cas n1

  • Attention aux conditions de prlvements de lECBU et aux indicationsLECBU nest interprtable quen fonction dune situation clinique. Il ne doit pas tre systmatiqueLa bactriurie asymptomatique chez la femme trs ge (et/ou sonde) ne se traite pas, chez lhomme.????Une BU + avec fivre ne fait pas un diagnostic de pylonphrite Traiter juste selon les recommandations (ni trop long, ni trop court!!!)Conclusions

  • Cas n2Homme de 84 ans en institutionObsit, DNID, hmiplgique suite AVC ischmique il y a 3 moisLe CHU signale dans son courrier un portage de SAMR au dpistage des narinesIl est porteur dune escarre sacre, stade II actuellement trs fibrineux, malodorant, sans coulement, ni signe inflammatoire Il est apyrtique

  • LIDE a pratiqu systmatiquement un prlvement bactriologique par couvillon isolant un Staphylocoque coagulase ngative et un Proteus mirabilis (sans antibiogramme disponible)???Cas n2

  • 1 mois aprs, son escarre sest nettement dgrade, stade III, avec plaque de ncrose de 7*10 cm entoure dun aspect inflammatoire ++ sur les berges en regard avec une cavit de 2*2 cm avec coulement purulent. Le patient reste apyrtiqueLe prlvement par couvillon retrouve un Proteus mirabilis (sensible tout sauf la pnicilline G), un entrocoque (sensible la pnicilline) et un Staphylocoque coagulase ngative mti SCas n2

  • Un prlvements bactrio en site ouvert ne fait pas la diffrence entre colonisation et infection!!!Cest la clinique mais pas toujours facile (cf. situations entre ces 2 cas cliniques)Bannir les couvillons autant que faire se peutPrfrer des prlvements au cathlon ou tissulairesParfois au bloc aprs dtersion voire biopsies osseusesIl ya rarement une urgence lantibiothrapie sauf si signe de sepsis svre mais une urgence rflchir sur des prlvements de qualit qui vont pouvoir guider lantibiothrapieConclusions

  • **ConclusionsLes nouveaux mcanismes de rsistance bactrienne se dveloppent plus rapidement que les nouveaux antibiotiques

    Les situations dimpasse thrapeutique ne sont plus exceptionnelles

    La rsistance concerne aussi bien les infections nosocomiales que communautaires

  • **Conclusions

    Promouvoir le bon usage et le moindre usage des antibiotiques est une urgence

    valuer le bon usage des antibiotiques est une ncessit

  • ConclusionsIl va falloir redevenir humble et sadapter aux bactries car elles sadaptent bien mieux que nos comportementsDonc moins et mieux prescrire est notre seule porte de sortie cette fuite en avant

    ***En France en 2009, les infections respiratoires courantes, maladies virales (bronchite, rhinopharyngite et syndrome grippal), angine, otite