Election présidentielle : le pragmatisme en lieu et place ...cocom.rggov.org/veille/1_2016/_files/v20160726…

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    13-Sep-2018

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  • Election prsidentielle : le pragmatisme en lieu et place des coups de me~ton

    . a va dans tous les sens

    Le rgime politique gabonais est, dans sa nature, dictatorial, avec un habillage d-mocratique. Il ne s'agit donc pas d'une rgime avec lequel il faut s'attendre dialoguer, aux fins de dfinir les condi-tions et d'arrter un cadre mme de permettre au pays de vivre, un jour, l'al-ternance, tel que cela a pu se passer sous d'autres cieux.

    Ds l'anne 2012, les Gabonais ont com-}menc battre le pav, au rythme de.s ~m- tams et autres mstruments, pour ex1gr la tenue d\1l}e Confrence Nationale Souveraine. Mal-gr diffrents sons de cloche et de sirne, du ct du palais de marbre du bord de mer de Libreville, l'on est rest muet et sourd telles des caipes du Corno. L'on a om:ert une oreille, et mis un son, rien que

    de retour d'un sjour tumultuetLx Paris, o il s'est fait remonter les bretelles par Franois Hollande, qui venait peine des 'installer au Palais de l'Elyse, Ali Bongo trouva une chappatoire en -convoquant les deux Chambres du Parlement en Congrs pour faire un plaid9yer, hors-sujet, sur la xnophobie qu'il prtendait gangrener e corps social gabonais. Que lui avait dit l'actuel liefde l'excutiffranais, qu'il y avait chez lui (au Gabon nd/J~ des exi-gences de gouvernnce politique, de lurte contre la corrnption et de pluralisme dmocratique. La d-nonciation de la "xnophobie" tait-elle une r-ponse ces exigences ? Question sans rponse. Toujours press et harcel de convoquer une Conf-rence Nationale Souveraine, le mme Ali Bongo On-dimba s'engouffra dans une autre brche, celle qui avait consist instruire son Premier ministre de l'poque, Raymond Ndong Sima, ouvrir des ngo-ciations en vue, entre autres, de discuter de l'exis-tence des partis politiques, de la biomtrisation du fichier lectoral, puis de la ractivation du Conseil National de la Dmocratie dont on entendait plus parler. Si rien ne fut dit et fait propos des partis politiques, la biomtrisation du fichier lectoral ft une entour-loupe pour calmer les esptits. Quand au CND, il ft effectivement ractiv, mais pour servir sa cause, au nom de la dmocratie. La preuve, l'un de ses soutiens inconditionnel, Me S-raphin Ndaot, est aujourd'hui sa tte, tout en se r-clamant de! 'opposition. Et vint l'pisode du "Dialogue National Inclusif sans tabou" . Comme la Confrence Nationale Sou-veraine, cc fut, l aussi, une exigence d'une large ma-jorit de Gabonais qui tenaient laver le linge sale en famille, avec le souci de donner un coup de balai la Constitution actuelle de la Rpublique gabo-naise, trop ~nonarchisante, et de redfinir de nou-velles rgles de jeu quant l'organisation des lections. Encore une fois, Ali Bongo botta en touche

    en s'abritant denire son CND, arguant que tout dia-logue ne pouvait se foire. rien que dans ce seul cadre. Ce dbat a tran en long et en large, le tout sur fond d'une crise qui couvait et qui s'aggravait en raison des rvlations relatives sa situation d'tat civil. Au moment o on aborde la derrire ligne menant l'lection prsidentielle du 27 aot prochain, le contentieux reste pendant et provoque d'normes se-cousses au-irein du paysagepolitiqu~national"Aprs avoir fourni 2 3 actes de naissance diffrents pour prouver sa nationalit gabonaise, Ali Bongo On-dimba ne convainc personne, mme pas les mem-bres de la CENAP qui ont eu valider son dossier de candidature. Et pour un passage en force, c'en est un de plus. Tous ces pisodes et pripties prouvent que l'actuel Chef de l'Etat n'est gure ouvert au dia-logue, vertu caractristique de tout dmocrate. Il est donc ncessaire et important d'insister l-dessus: la politique est une affaire de ~pport de forces. Pour ce qui est d'Ali Bongo, sa force se trouve dans les annes et les muscles, cependant que celle de [ 'oppo-sition se trouve dans les urnes, condition qu'elle sache trnnsfonner une victoire dans ces urnes par une prise effoctive du pouvoir. , L'opposition gahoriisc doit donc tre raliste et pragmatique. Il y a i'w1 ct Ali Bongo, ses arn1es et les moyens financiers lont il dispose" ceux de l'Etat; et de l'autre, une majorit de Gabonais, ne disposant que de leurs mains nues et des urnes. Mme si les arbitres du processus lectoral sont es-tims pmtiaux, il y a le code lectoral. Ce dernier per-met de contrer la fraude et de djouer tout coup d'Etat lectoral, condition de s'y prparer temps. Cette oppositiori a, de ce fait, intrt dvelopper d'autres stratgies de conqute du pouvoir en s'abs-tenant d'entretenir l'illusion d'une preuve de forces, ou en se rsignant dans un quelconque boycott qui rouvrira les portes du Palais de marbre de Libreville Ali Bongo Ondimba. Il lui faut.mobiliser, ds

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    maintenant les citoyens Gabonais. afin qu'ils soient prts ernpnmter la voie des urnes le 27 aot pro-chain, et prendre d'assaut les bureaux de votes, avant de tenir scuriser leur choix dans l' isoloir. Le scuriser tant synonyme de prendre toutes les prcautions pour qu'il n'ait de nouveau un coup de force. Et la seule manire 9'y arriver est de se pr-munir des rsultats issus des ditlrents bureaux. de vote, bien avant que ces derniers ne soint tJipatouil-ls. Fo1t de ces rsultat~ consigns dans des procs v~rbaux non falsifis, elle pourra d'ores et dj re-vendiquer la victoire, bien avant que la CENAP et la Cour Constitutionnelle n'interviennent. Tout autre discours sur un ventuel passage en force est contreproductif Il dinobilise l'lectorat, en la confinant dans l'ternel, On va encoref,lire cum-111e11t .

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