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Novembre | Décembre 2007 140 MINOTERIE L’industrie lotoise du blé LES BONNES TABLES DU LOT FÊTENT LEURS VINGT ANS © Igor Dutina - Fotolia LA CCI CONSTRUIT À QUERCYPÔLE

Entreprendre 140

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Magazine bimestriel de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Lot.

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Novembre | Décembre 2007

N° 140

MINOTERIEL’industrie lotoise

du blé

LES BONNES TABLES DU LOT

FÊTENT LEURS VINGT ANS

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LA CCI CONSTRUIT À QUERCYPÔLE

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Pour en finir avecles vieilles lunesLa CCI s’est engagée, voilà déjàplusieurs années, aux côtés del’Union Patronale, dans des actionsvolontaristes visant à rapprocherl’Ecole de l’Entreprise.Cette démarche nous est toujours apparue impor-tante au regard de l’impérieuse nécessité pour lesjeunes d’accéder à une formation de qualité, quireste le premier garant d’une insertion réussie dans lavie professionnelle.Un récent rapport de l’Assemblée Nationale sur le rôledes conseillers d’orientation permet de mieux mesurerles efforts qui doivent être portés. En 2007, on necompte en France qu’un conseiller pour 3 550 élèves dusecond degré et les rapporteurs indiquent : « l’écoled’une façon générale ignore encore trop souvent l’en-treprise. Et la formation initiale des conseillers d’orien-tation aux métiers est très nettement insuffisante ».Au moment où ce rapport était rendu public, l’Unionpatronale et la CCI du Lot avaient entamé un cycled’interventions dans les établissements scolaires enpartenariat avec l’Inspection Académique, fortementimpliquée dans cette action.L’un de ces rendez-vous fut l’occasion d’un bien tristeconstat : la réunion programmée dans l’un des princi-paux lycées lotois, plusieurs jours à l’avance, ne vit niélèves ni enseignants.Chacun le devine, cette rencontre avait lieu durant lalongue série de grèves dont le secteur public françaisest, hélas, coutumier.On ne peut que regretter le manque d’engagement –voire l’hostilité – de nombreux enseignants dès qu’ils’agit de sensibiliser des élèves sur leur avenir profes-sionnel ou de les mettre en contact avec le monde del’entreprise. C’est un bien mauvais service qui leur estrendu par des comportements où, hélas, l’idéologien’est pas absente.Gageons que le système éducatif français parviendraenfin à se débarrasser de ses vieilles lunes pour per-mettre à nos enfants, comme dans tous les pays déve-loppés, de se présenter sur le marché du travail avecautre chose que des diplômes inadaptés et – surtout –une vision tronquée des entreprises.

Jean-Pierre Lagane

Président de la CCI du Lot

4-9 DOSSIERMINOTERIE, L’INDUSTRIE LOTOISE DU BLÉ

10-15 ENTREPRISES10-11 CGSO

La création graphique au grand air12-13 Roux & Denègre

Dompteurs de lumière depuis 135 ans !14-15 Foies gras Martegoute

Un envol bien maîtrisé

18-29 ENJEUX18-19 Economie Lotoise

Accélération de la croissance en 200620-21 Fiscalité locale

Taxe professionnelle : les collectivités territorialesaugmentent une nouvelle fois les taux

22-25 Les terminaux de cuissonPour le plaisir des nouveaux consommateurs

27 Incitation aux économies d’énergie La société Garrigue pionnière dans le Lot

28-29 Collecte des eaux usées sur le Lot navigable Quatre ports bientôt équipés

31-35 INITIATIVES31 La CCI du Lot renforce sa présence en figeacois32-34 Les Bonnes Tables du Lot fêtent leurs vingt ans35 Dégustation au Gindreau

le Cahors soigne sa présence en Asie

36-38 PLEIN CADRE36-38 Atelier Creunier à Albas

Les peintres de la lumière

40-55 L’ACTUALITÉ EN BREF40 Repères Éco42 Tourisme44 Commerce45 Vient de paraître46 Formation Emploi52 Conjoncture55 Indicateurs56-57 LES 20 ANS D’ENTREPRENDRE

2005-2007 : Le Lot peaufine ses atouts58 Petites annonces

Entreprendre BimestrielChambre de Commerce et d’Industrie du LotQuai Cavaignac - 46000 CahorsTél. 05 65 20 35 48

Directeur de la Publication : Michel BèsConception & réalisation : Campagne de PresseRégie publicitaire : Editions Bucerep, Philippe de Vriendt, 05 63 05 84 66Photos : Pierre Lasvènes, Michel CamiadeMise en page : François CadartImprimerie : France Quercy / CahorsCommission paritaire : 1 402 ADEPISSN : 0992 - 681 XAbonnement : 7,50 €

MinoDOSSIER

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La minoterie est assurément l’une des plus anciennes industries développées par l’homme, à telle enseigne qu’on a tendance à oublier

l’origine de ce mot. En fait, le terme est un dérivé de « mine », ancienne unitéde mesure des grains qui correspondait à environ 78 litres. Un « minot » étaitd’abord une « demie mine » avant de désigner ceux qui utilisaient cettemesure, à savoir les meuniers. En toute logique, on peut penser que la minoterie connaît une expansion continue et proportionnelle à la croissancede la population et de la consommation de farine.A considérer les chiffres, la minoterie lotoise n’a pourtant cessé de déclinerdepuis le début du vingtième siècle : le département comptait alors plusieurscentaines de moulins en activité ; il n’existait plus que 150 minoteries dans lesannées cinquante, une quinzaine en 1990 et elles ne sont plus que quatreaujourd’hui.Ce déclin n’est qu’apparent, car l’activité n’a cessé de progresser en termes deproduction. La France reste d’ailleurs le premier fabricant de farine en Europeet le premier exportateur mondial, devant les Etats-Unis. Les principauxenjeux pour cette profession sont aujourd’hui la hausse du prix du blé, qui a

L’industrie lotoise du blé

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DOSSIER

plus que doublé depuis l’an dernier et la gestion des contingents d’écrasement, apparus dès les années trente pour éviter les situations de surproduction. Portrait de l’une des plus anciennes industries du département.

La meunerie française en quelques chiffres

• En 2005, les minoteries hexagonales ontécrasé 5,59 millions de tonnes de blé. LaFrance occupe la première place des mar-chés européens et figure au premier rangmondial en termes d’exportation, devantles Etats-Unis.

• 4,33 millions de tonnes de farine ont étéproduites, dont 67 % sont utilisées en pani-fication. La boulangerie artisanale utiliseenviron 44 % du volume total. La boulange-rie industrielle, la biscotterie, la biscuiterieet la pâtisserie industrielle constituent lesautres débouchés majeurs.

• Le chiffre d’affaires global du secteuratteint 1,38 milliard d’euros.

• En Midi-Pyrénées, une cinquantaine demoulins disposent d’un plafond d’écrase-ment de 346 150 tonnes.

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DOSSIER LES MINOTIERS DU LOT

Les derniers spécialistesdu grain à moudreEn suivant le cours des rivières lotoises, il n’est pas rare de tomber sur les vestiges d’un moulin. Dansles années cinquante, on en recensait encore 150 écrasant leur contingent de céréales diverses, dontquelques-uns tendaient leurs voiles au vent, juchés sur les collines. En 1990, rentabilité et concen-tration obligent, ils n’étaient plus qu’une quinzaine. Aujourd’hui, seuls quatre minotiers exercentencore, contre vents et marées, l’un des plus vieux métiers de l’industrie humaine.

Tous les quatre sont situés aubord de l’eau, dans des décorsparfois somptueux : deux

côtoient les rives du Célé, les deuxautres sont au bord de la Bave. Cesont les survivants d’une activité meu-nière jadis vivace et diffuse, considé-rée comme l’une des plus anciennesdu secteur agro-alimentaire dans leLot. Pour ne prendre qu’un exempleremontant au début du 20e siècle, laseule vallée du Vers totalisait 21 mou-lins en autant de kilomètres...Glorieuse époque où le blé était unedenrée noble, le fameux pain quoti-dien étant synonyme de subsistance.Au fil du temps, la consommation abien changé, les aliments ont gagné envariété au détriment du pain.Soupçonné un temps de faire grossir,ce dernier a toutefois redoré son bla-son. Désormais, les boulangers, pâtis-siers et biscuitiers n’hésitent pas à pré-senter une large gamme de produits,propres à séduire une large clientèle.Parallèlement, en amont, des orga-nismes tels que l’ONIC, Office nationalinterprofessionnel des céréales, ontaccompli un gros travail de rechercheagronomique pour sélectionner lesmeilleures variétés, riches en protéinesnaturelles, celles qui présententles meilleures caractéristiquesdans l’optique de la panification.

Les minotiers lotois actuelssont les descendants de vieillesfamilles : certains disent repré-

senter la huitième génération, sans affi-cher la certitude d’être précisémentremontés à la source. Implantés aubord de l’eau, pilotant des moulinsdont les bases de bâtis peuvent remon-ter au Moyen-âge, tous utilisent la féeélectricité pour faire tourner leuraffaire : cylindres modernes en fonteou parfois meules de pierre à l’an-cienne. Le courant d’eau, lui, ne sertgénéralement qu’à alimenter une tur-bine, laquelle fournit des kilowatts auréseau EdF.Quant aux blés, ils sont achetés enpartie dans le Quercy Blanc, notam-ment quand ils sont destinés aux bou-langers adhérents à la charteCroustilot : les agriculteurs lotois aug-mentent notablement leurs quantitésdisponibles grâce à ce label de qua-lité, dont le cahier des charges trèsstrict intègre un rigoureux respect desnormes d’hygiène et une traçabilitépoussée. Le reste des besoins est cou-vert par des achats en provenance duTarn, du Puy-de-Dôme, de l’Indreautour de Châteauroux.

Les grains sont passés au séparateurpour sortir bien nettoyés, puis ils sont

mouillés, laissés au repos 24 heuresavant de passer sous les cylindres. Lamouture consiste à séparer l’amandede l’écorce du grain de blé, à réduirecette amande en fines particules. Legrain est écrasé, puis le produit decette mouture est envoyé sur un plan-sichter : ensemble de tamis superposésen mouvement permanent. La farineest extraite, tandis que le produit res-tant est renvoyé sur les cylindres pourêtre affiné. Ce processus se répète jus-qu’à ce que la totalité de l’amande soitréduite en farine. L’écorce, séparée del’amande, constitue le son.Quatre passages, en général, sontdonc nécessaires pour obtenir unebelle farine disponible en différentsblutages : le type 55 dite boulangère,la 65 plus grise, la 80 ou même la 110réservée aux adeptes d’un pain demi-complet. De même qu’un vigneronl’opère avec ses différents cépages, lemeunier effectue ses assemblages envue d’obtenir une farine de qualitéoptimale. Une fois remplis et pesés,les sacs (de 50 ou 25 kilos, bientôt de40 sans doute) sont livrés directementaux professionnels, boulangers, pâtis-siers et biscuitiers.

Inflation de la concurrence et des prix

Dans ce domaine comme dansd’autres, la concurrence fait rageentre les petits indépendants

Qu’est-ce qu’un contingent

d’écrasement de blé ?

Les contingents d’écrasement sont apparus en 1935 pour

répondre aux problèmes inhérents à une capacité globale

de mouture devenue excédentaire. Un décret-loi a ainsi

fixé, pour chaque moulin, une limitation annuelle de la

quantité de blé tendre qu’il est autorisé à transformer en

farine. Aujourd’hui encore, chaque installation est soumise

à ce plafond annuel d’écrasement de blé pour les farines

destinées à la consommation humaine intérieure.6 E N T R E P R E N D R E 1 4 0

DOSSIER LES MINOTIERS DU LOT

comme nos quatre lotois et les grandsgroupes nationaux. Avec leur puis-sante force de frappe, ces dernierspeuvent proposer aux commerçantsdes aides à l’installation parfois miro-bolantes. Pourtant, les minotiers denotre département ne semblent pastrop inquiets : leur principal souci estde trouver un repreneur, tant pourleur propre moulin que pour les bou-langeries de villages. « Un moulinsans relève familiale est un moulinmort », ont-ils coutume d’annoncer.En rachetant des affaires en fin decourse, leurs clientèles et leurs contin-gents d’écrasement (voir encadré), lesquatre survivants ont les coudées unpeu plus franches pour augmenterleur production.

Enfin, on ne saurait mieux épouserl’actualité qu’en évoquant l’inflationgalopante du prix du blé : alors qu’iltournait autour de 117 euros la tonnel’an passé, il atteint désormais les265 euros, jusqu’à 290 euros pour lesfabrications sous label Croustilot.Quant à la tonne de farine, qui étaitvendue autour de 550 euros, son prixs’élève aujourd’hui à 650 euros. Selon

les professionnels de la meunerielotoise, plusieurs explications justifientcette flambée : d’abord la demandemondiale en blés, boostée par despays comme l’Inde et la Chine. A noterque dans ce dernier pays, la consom-mation de blé dépasse actuellementcelle du riz... En outre, l’Australie a dûfaire face à une forte sécheresse, rédui-sant ses récoltes. Par ailleurs, la popu-lation mondiale croît et ses besoinsavec. Pour revenir à l’échelle hexago-nale, les grandes plaines céréalières dela Beauce et de la Brie sont grignotéespar un urbanisme galopant, de mêmeque le Lauragais dans notre régionMidi-Pyrénées. En somme, des motifsqui illustrent un mouvement de fondqu’il sera sans doute difficile decontrecarrer dans l’avenir. ■

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Le moulin de Labathude

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A61 ans, le patron de la société desMoulins de Cabrerets s’apprête à

passer le relais à son fils Jérôme,sixième génération de meuniers.Ancrée au départ à Labastide-Murat,où elle disposait d’un moulin à ventaujourd’hui en ruines, la famille s’estinstallée à Cabrerets dans les annéestrente. « Mon aïeul avait d’abordacheté la moitié du moulin avant del’acquérir en totalité. Dépendant duchâteau, il existait déjà en 1259.J’aimerais y établir un musée »,déclare Michel Grépon. Amoureux dupatrimoine et membreactif des Amis desMoulins, le profession-nel n’en n’est pas moinsun entrepreneur d’au-jourd’hui, dirigeant laplus grosse minoterie du Lot. A soncompte depuis 1970, il a acheté lemoulin de La Merlie à Sauliac en 1997.

Aujourd’hui, il écrase bon an mal anses 2 200 tonnes de blé acheté encoopérative ou à des marchands pri-vés. 800 tonnes proviennent du dépar-tement, dont la moitié sert à fabriquerla farine pour le label Croustilot. « Lesquantités de blé produites dans le Lotaugmentent grâce à la valorisation de15 euros par tonne, au bénéfice desagriculteurs pour cette filière labelli-sée. Il y a vingt ans, je n’achetais quetrès peu ici », constate le meunier. Des cylindres en fonte du moulin deSauliac, sortent quatre moutures diffé-

rentes : des farines detype 55, 65, 80 etmême 110 qui vontalimenter les boulan-gers-pâtissiers de larégion. En complé-

ment, Michel Grépon travaille 50 à 60tonnes de seigle par an. L’installation aété récemment rénovée à hauteur de

300 000 euros. La plupart des courroiesont disparu au profit de 32 moteursélectriques, un par machines, qui fonttourner le moulin chaque jour entre7 h et 19 h.Agé de 35 ans, Jérôme Grépon se pré-pare à prendre la direction de l’entre-prise qui compte cinq salariés, dont unmeunier et deux chauffeurs. Pâtissierde formation, le jeune homme et sonépouse Chantal ont ouvert une bou-langerie à Cabrerets, face au moulinancestral, en avril 2007. ■

« J’ai beaucoup investi en dépit

de l’enclavement »

Michel Grépon, moulin de la Merlie à Sauliac-sur-Célé

La société dirigée par Didier Thamiédispose de deux moulins à

Mayrinhac-Lentour et Marcilhac-sur-Célé. Dans le premier, tournent tou-jours trois paires de meules en pierrebroyant du sarrasin, du maïs et un peude blé. « Nous avons de la demande enfarine de meule : lesboulangers la mélan-gent à l’autre pour sasaveur et sa couleur unpeu plus marquées.Quelques épiceries nousachètent de la farine demaïs, par exemple pour les gâteauxlocaux comme le millas », relève DidierThamié. A Mayrinhac, l’entreprisecommercialise aussi des aliments pour

animaux, des céréales, semences etengrais. Quant au son, une partie estdestinée à nourrir les agneaux fermiersdu Quercy.Mais le plus gros de l’activité minotières’effectue à Marcilhac. En l’occurrence,ce site s’est beaucoup modernisé depuis

2003, puisqu’à l’époque ilfonctionnait encore grâceà la force des eaux.Concrètement, 200 000euros ont été consacrés àmotoriser l’ensemble,changer les machines,

installer des protections, répondre auxnormes HACCP par des formationsaux procédures de traçabilité notam-ment. Cet outil de travail performant

traite allègrement ses 1 600 tonnesannuelles dont 70 en qualité Croustilot.Les blés viennent du Quercy Blancpour le label, puis du Tarn, du Puy-de-Dôme ou de l’Indre. Trois ou quatresalariés, sur un total de sept, assurentla bonne marche du moulin. Un com-mercial arpente le terrain jusque dansl’Aveyron limitrophe, et l’épouse de

« Nous pouvonsfaire face à la

concurrence desgros moulins »

Didier Thamié,moulin de la Marcilhac-sur-Célé et de Mayrinhac-Lentour

Les quatre mousquetaire

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DOSSIER LES MINOTIERS DU LOT

Là encore, l’origine du moulin se perddans la nuit des temps. De base très

ancienne, frappé d’un blason au linteau,ce moulin aurait appartenu au seigneurde Castelnau.Implanté surune dérivationde la Bave, sousle beau villagede Loubressac, sa destinée est liée à lamême famille depuis une date incon-nue : quatre générations minimum. « Onn’a pas vraiment fait de recherches,mais l’arrière-grand-père a acheté icien 1920 », précise Bruno Maillot quiexploite l’affaire avec son frèreSébastien. Le moulin de Vailles a été

rénové l’an passé et dispose d’uncontingent maximum de 2 600 tonnes. Ilécrase des blés achetés en coopérativeou auprès d’un organisme stockeur.

« Heureusement qu’il ya encore des mar-chands privés, ils assu-rent un meilleur suivi »,commente le profes-

sionnel, dont les farines, conditionnéesen 50 ou 25 kilos, fournissent une bellematière première aux boulangers etrevendeurs dans un rayon de 60 kilo-mètres autour de ses bases, dans le Lotet jusqu’en Corrèze limitrophe. « Contrairement à certains, je n’acceptepas de cautionner les boulangers : c’est

trop risqué. Je préfère leur accorder desfacilités de paiement quand c’est néces-saire », explique Bruno Maillot. A côtéde la minoterie, l’entreprise Maillot etFils vend les issues aux agriculteurs et adéveloppé une activité de négoce :engrais, produits phytosanitaires, ali-ments pour le bétail, semences appor-tent d’autres grains à moudre. ■

« Nous avons développé une activité

complémentaire »

Bruno Maillot, moulin de Vailles à Loubressac

Dans un site somptueux, au cœurde la Châtaigneraie, le petit mou-

lin de Bouscarel est entre les mains deYannick Amadieu depuis 2004. A 31ans, le jeune meunier est riche d’unedizaine d’années de pratique aux côtésde son père, lui-mêmeayant hérité l’affaire deplusieurs générations.Sur la Bave, ici modesteruisseau très proche desa source, ce moulin estbien sûr tout électriquemais travaille encore le sarrasin de pro-duction locale à la meule, ainsi qu’unpeu de seigle et de maïs. Le minotierécrase 400 tonnes de blé par an, pourun contingent fixé à 448 tonnes : descéréales de différentes variétés mélan-

gées selon les goûts de ses clients. « Jetravaille seul, et je tiens à rester petit :l’avenir me semble trop incertain.J’améliore mon équipement à mesuredes possibilités, j’ai notamment achetéun camion 16 tonnes pour les livrai-

sons », explique-t-il. Dèscinq heures du matin,Yannick Amadieu parten tournée, livre et visiteses clients boulangers deFigeac à Gramat, deLacapelle-Marival à

Biars. Vers 10 heures, retour au moulinoù les cylindres sont mis en route pourhuit heures environ.La grande menace, à ses yeux, ce sontces gros moulins qui avancent leurspions sur le marché en aidant les

jeunes commerçants à s’installer.« Mais nous disposons de nos propresarmes : la qualité, la proximité, laconfiance. C’est pourquoi je veuxmaintenir ce contact direct avec lesclients et maîtriser mes marchés »,assure Yannick Amadieu. ■

« Il est essentield’entretenir uncontact direct

avec ses clients »

Yannick Amadieu, moulin de Bouscarel à Labathude

Didier Thamié se charge de la compta-bilité de l’entreprise qui dégage unchiffre d’affaires de 1,5 million d’euros,dont environ un tiers est généré parl’activité de minoterie. Parallèlement,

deux turbines alimentées par le Céléapportent un complément de revenunon négligeable. Adhérent de la l’asso-ciation MPMF (Moyenne et PetiteMeunerie Française), dont il fut le vice-

président et qui regroupe quelque 120moulins en France, Didier Thamié jouela carte collective pour des opérationsd’achats groupés en sacherie, de pro-motion ou de publicité. ■

es de la meunerie lotoise

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Implanter une activité économique àLatronquière, dans la petite mon-tagne lotoise aux pentes peuplées

de bovins, peut sembler bien témé-raire. Tenter le diable ? Non oser, toutsimplement, en connaissance de cause. Dans sa vie précédente, HarryHammerschmidt travaillait en qualitéde photographe professionnel, pourle compte de laboratoires implantésen région parisienne. De temps à

autres, lui et son épouse Rachel fré-quentaient avec bonheur leur maisonde vacances située à Sainte-Colombe,dans le Ségala lotois. Un beau jour de2001, las des allers-retours, ils ontdécidé de ne plus repartir.Ce qui ressemble à un coup de têteétait en fait mûrement réfléchi. Unepremière étude du marché local lais-sait apparaître l’opportunité d’un cré-neau dans les domaines du graphisme

Affiches, panneaux, enseignes, décoration de véhicules… l’entreprise exploite tous types de support.

et de la publicité : les marquages surtous supports, les panneaux etenseignes, les imprimés divers,constitueraient le fond de commercede leur société baptisée CréationsGraphiques du Sud-Ouest (CGSO).« La clé du succès c’est de proposerune palette de services la plus largepossible, depuis la création graphiquejusqu’aux tirages en petites quantités.Nous réalisons aussi des marquages

ENTREPRISES

En 2001, Harry et Rachel Hammerschmidt ont pris deux options décisives : quitter la régionparisienne et pour cela, créer leur propre entreprise de conception publicitaire. Six ans plustard, ce qui s’apparentait à un défi est en voie de réussite, grâce en particulier à des marchésde marquage industriel, judicieusement décrochés au cœur de la Mécanic Vallée.

CGSOLa création graphique au grand air

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Harry Hammerschmidt pilote sa machine à graver des plaques industrielles, tandis que son épouse Rachel prépareles lettres des pochoirs.

sur textiles, des autocollants sérigra-phiés, des dépliants et affiches, desobjets publicitaires, des décorationsde véhicules ou de vitrines, des calen-driers personnalisés en fin d’année »,recense le jeune dirigeant.

La gravure au service des industriels

En parallèle, Harry Hammerschmidts’est intéressé à un autre marché, celuides entreprises industrielles implantéesdans la Mécanic Vallée. Pourquoi ne pasproposer à ces dernières de la gravureleur permettant d’identifier leurs pièces,des plaques signalétiques ou encore desfaces avant imprimées pour des bancsd’essais ? « Dans cette perspective, j’aiéquipé mon atelier d’une graveuse pilo-tée par ordinateur. Elle a précédé le parc de photocopieuses couleurs et la

ENTREPRISES

machine à découpe dont je me serségalement désormais », explique-t-il.De fait, la gravure au service des indus-triels représente aujourd’hui 40 % deson activité. Entre Figeac et le bassin deSaint-Céré-Biars, des entreprisescomme R2Méca, FM Aéro et RatierFigeac font appel à CGSO. Précisonsque la petite unité de Latronquière estseule, entre Toulouse et Limoges, àproposer ce type de prestations. Dansl’avenir, le chef d’entreprise compteégalement étendre son rayon d’actionsur les régions Auvergne et Midi-Pyrénées. Seul obstacle potentiel audéveloppement, sa position géogra-phique un peu enclavée, surtout enregard de délais de livraison toujoursplus serrés. « Sur la zone que nous des-servons actuellement, nous utilisons lesservices de la société de messagerieCazard, basée à Latronquière. Elleassure des liaisons quotidiennesFigeac-Saint-Céré-Figeac-Aurillac.Mais si nous allons plus loin, il faudrarésoudre ce problème », analyse lucide-ment Harry Hammerschmidt.Enfin, autre activité atypique, celle quia été mise en place dès 2002 par l’inter-médiaire d’un installateur demachines : CGSO expédie régulière-ment à un client guadeloupéen desplaques gravées. Certaines servent à

marquer les emplacements desbateaux dans les ports, d’autres à iden-tifier les défunts dans les cimetières...Une commande récente, en cours deréalisation, porte sur près de 2 000pièces. « C’est un marché intéressantcar nous pouvons étaler le travail surplusieurs mois », souligne le chef d’en-treprise.

Des projets de développementtechnique et commercial

Aujourd’hui, CGSO se trouve à la croi-sée des chemins : seul à la barre,assisté à mi-temps par son épouseRachel - par ailleurs chargée de sec-teur pour l’ADMR (Association du ser-vice à domicile), l’entrepreneur nepeut assumer qu’un minimum dedémarche commerciale. « J’ai utiliséun temps les services d’un VRP, maisj’ai vu mes marges fondre commeneige au soleil », constate-t-il. Alorsune simple présence est assuréedepuis deux ans sur les foires deFigeac et Villefranche-de-Rouerguepour des clientèles concernées par lapublicité sous toutes ses formes. Maisil sera indispensable de fréquenterquelques salons professionnels et dedévelopper un site Internet pourséduire davantage d’industriels dansle secteur des marquages. Par ailleurs,il faudra à terme investir dans la gra-vure chimique, le laser, afin derépondre à toutes les exigences dedélais comme de qualité, et satisfaireles demandes en 3D. « Bientôt nosemprunts en cours vont arriver àterme, ce qui nous permettra d’ache-ter du matériel performant », conclutHarry Hammerschmidt. ■

CGSO en bref• SARL fondée en 2001 à Latronquière

par Harry Hammerschmidt.

• Marchés : 40 % gravure industrielle,35 % panneaux et enseignes, 25 %partagés entre imprimés et mar-quages d’objets publicitaires.

Action de la CCI du LotCGSO s’est rapprochée des services dela CCI pour obtenir des fichiers dans lessecteurs qui l’intéressent, ainsi que desconseils pour le montage de dossiersde demande de financement.L’entreprise fera par ailleurs prochaine-ment appel à la Chambre consulairepour des formations, axées notam-ment sur la création de sites Internet.

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Le soleil brille pour tout le mondecertes, mais il faut savoir s’enprotéger en filtrant ses rayons

potentiellement ravageurs. Tamiseravec élégance la lumière naturelle estle métier de l’entreprise Roux et

Denègre depuis 1872. C’est dire si l’ex-pertise en ce domaine est au-dessus detout soupçon. A tel point qu’aujour-d’hui, les spécialistes de Saint-Laurent-les-Tours ne craignent pas de se brûlerles ailes en s’engageant dans de nou-

La Médiathèque de Cahors et le Tribunal de Brive.

veaux défis. Un exemple parlant, laMédiathèque du Pays de Cahors et sonimmense façade vitrée de profilcourbe. « En plaçant à l’intérieur desstores réfléchissants, nous avons réussià diminuer la chaleur ambiante de 8°à 10° au plus fort de l’été », constateJean-Louis Denègre. On imagine legain de confort que cela représentepour ceux qui y travaillent commepour ceux qui la fréquentent.Fabricant historique, pionnier dansson domaine, l’atelier lotois conçoit sessystèmes et maîtrise tout des produitsqu’il vend : technique des méca-nismes, travail des toiles, marquages,impressions de graphismes et logos...Pas étonnant donc que son expertisefasse la différence auprès des commer-

ENTREPRISES

Spécialisée dans le store depuis 1872, la maison familiale Roux et Denègre a habilement suivi les évo-lutions du métier. L’atelier vient d’être agrandi, réorganisé et équipé de machines à souder les bâchessynthétiques. Fort de ses antennes commerciales à Cahors et à Brive, Jean-Louis Denègre pilote avecmétier son affaire depuis le siège basé à Actipôle, sur la commune de Saint-Laurent-les Tours.

Roux & DenègreDompteurs de lumière depuis 135 ans !

L’ingéniosité, clé du succèsdepuis plus d’un siècleDès le départ, en 1872, les entrepre-nants MM. Saint-Chamant et Roux fai-saient preuve d’inventivité avec leursferrures pour stores. Vers 1910, les tech-niciens concevaient un boîtier avec ren-voi d’angle pour faciliter le treuillage.En 1914, Louis Roux imaginait les treuilsà roues et vis sans fin. En 1919, RogerDenègre mettait au point des bras deparallélogrammes. En 1960, c’est autour de Pierre Denègre d’apporter sacontribution à cette ingénieuse lignée :il met au point un des premiersmoteurs pour store, ancêtre du moteuractuel. Certains sont encore en fonc-tionnement et les pièces détachéessont toujours disponibles à Saint-Céré.

toitures, ils s’adaptent aux piècesarrondies. En équipement extérieur,l’offre conjugue bien-être et élégancetandis que les mécanismes se fontoublier. Depuis peu, les volets moto-risés sont de plus en plus demandéspar personnes âgées. Autre secteurpermettant à l’entreprise de renforcerses positions, le marquage sur lam-brequin, la partie du store visible de larue. Tout commerçant veut être iden-tifié par son nom, son activité, sonlogo, son graphisme. « Pour mieuxtravailler ce domaine, nous allonsacquérir une machine de transfert àchaud. Nous pourrons alors auto-col-ler l’élément graphique directementsur le tissu », précise le chef d’entre-prise. Seul fabricant dans le Lot sur cecréneau, se partageant l’activité avecun autre fabricant en Corrèze, l’entre-prise Roux et Denègre maintient fer-mement le cap. Fidèle à sa longue his-toire, elle continue à innover tout enassurant chaque pas avec le pragma-tisme et la discrétion qui conviennentà la réussite. ■

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Jean-Louis Denègre.

L'entreprise maîtrise l'ensemble des techniques, depuis les mécanismes jusqu'à l'impression et au marquage des toiles.

çants, des professionnels, des adminis-trations et des particuliers. Le secteurtertiaire, notamment, fait de plus enplus appel à l’entreprise pour deschantiers importants, comme récem-ment celui du Tribunal de Brive ouencore de l'Hôpital de Cahors au prin-temps 2007. « Il s’agit de gros marchés,où est avant tout recherchée la qualitédu travail et l’efficacité du serviceaprès-vente », remarque le dirigeant.A cheval sur les régions Limousin etMidi-Pyrénées de par son implanta-tion historique, Roux et Denègre s’estoffert un bâtiment neuf en 1995, sur lazone Actipôle. Dans le hall, sont expo-sés quelques échantillons montrantune partie du savoir-faire maison. Lapartie atelier est à l’arrière-plan et sasurface vient d’être portée à 720mètres carrés. Un gros effort est portésur ces coulisses essentielles, puisquetout y est en voie de réorganisation : lemagasin des pièces détachées, soit 600références ; le doublement de la sur-face dédiée à la confection-couture,avec l’arrivée de nouvelles machines àsouder les toiles synthétiques. Bref,l’heure est à l’optimisation des proces-sus dans l’objectif de mieux répondreencore aux nécessités de l’après-vente. Désormais, deux vitrines com-merciales assurent une présencevisible par toutes les clientèles :Cahors depuis 1998 et Brive depuis

ENTREPRISES

2003. « J’ai eu la chance de trouver unlocal en plein centre-ville de Brive,une telle opportunité ne se refuse pas »,glisse Jean-Louis Denègre.

Une croissance accélérée

Le chiffre d’affaires, lui, s’est logique-ment développé en proportion desstratégies de conquête : il a été multi-plié par quatre en l’espace de douzeans. De même pour les effectifs, pas-sés de huit professionnels à onze.« Aujourd’hui, notre souci n’est pas ledéveloppement de notre clientèle,mais plutôt la stabilisation de l’acti-vité. Nous avons grandi très vite, ilfaut maintenant installer l’entreprisedans son rythme de croisière. Parailleurs, nous nous sommes recentréssur notre vrai métier », reconnaît Jean-Louis Denègre.Appartenant au groupement Tech-nostor, la société bénéficie d’unréseau de fournisseurs, d’un supportmédiatique sous la forme de maga-zines publicitaires et d’un espaceInternet. Quant au métier proprementdit, il évolue à mesure des avancéesdu confort domestique : les storesintérieurs sous toutes leurs formes,faciles à manœuvrer, deviennent devéritables éléments de décoration. Ilsoccultent les vérandas, les châssis de

Roux & Denègre en bref• Entreprise fondée en 1872

à Saint-Céré par Antoine Saint-Chamant et son gendre Louis Roux.

• Surface couverte à Saint-Laurent-les-Tours : 720 mètres carrés,hall d’exposition et ateliers.

• Deux antennes commerciales à Cahors et Brive.

• Effectifs : 11 personnes.

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La ferme Martegoute est bienconnue à Salviac : entre Quercy etPérigord, elle assumait autrefois

son rôle en polyculture élevage, tou-chant un peu à tout : vaches, noix, bois,

tabac... mais pas aux canards. Depuisl’an 2000, Philippe Martegoute a changéde braquet et élève bon an mal an centmille volatiles. L’exploitation familiale adonc servi de rampe de lancement à

une reconversion bien pensée, puismaîtrisée dans les règles de l’art.Jusqu’en novembre 2006, le jeune chefd’entreprise dirigeait en parallèle unesociété de génétique porcine implan-tée à Cazals, avant de se résoudre àopérer un choix : production, transfor-mation et vente des canards montanten puissance et exigeant de lui uneprésence permanente. « J’avais trèsenvie de créer ma propre société, enprenant d’emblée l’option de la qua-lité. Les temps m’ont donné raison,puisque depuis 2003, année où nousavons racheté l’atelier-relais à la mai-

ENTREPRISES

Jeune entreprise née en 2000, adossée à l’exploitation familiale,les Foies Gras Martegoute ont choisi de limiter leur productionannuelle à cent mille canards, afin de privilégier la qualité.Installée depuis l’été dans des locaux esthétiques et confor-tables, la société s’est dotée d’une boutique alléchante. A labelle saison, les gourmets de passage sur l’axe Gourdon-Fumelpeuvent déguster en plein air sous les arbres.

Foies gras MartegouteUn envol bien maîtrisé

Foies gras Martegoute en bref • Fondé en 2000 par Philippe Martegoute.

• Production annuelle : 100 000 canards desouche mularde.

• Surface du site de Salviac (transformationet vente) : 900 mètres carrés.

• Effectifs : 17 salariés, dont 3 en production,10 en transformation, 4 commerciaux.3 recrutements prévus à court terme.

• Chiffre d’affaires : 2 millions d’euros en2006. Progression d’environ 40 % par an.

• Répartition de la clientèle : deux-tiers deprofessionnels (grandes surfaces, boutiquespartenaires...), un tiers de particuliers.

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rie, notre chiffre d’affaires progressede 40 % à chaque exercice », annoncePhilippe Martegoute.Cette qualité, comment la définit-ilprécisément ? D’abord en hébergeantdes canetons, de souche traditionnellemularde, dès le jour de leur naissance.Trois semaines en poussinière, puisquinze dans les parcs de plein air oùles volatiles sont alimentés en maïsroux du Sud Ouest garanti sans OGM,apportent à la viande sa maturité syno-nyme de goût. « Le gavage, facteur dequalité du foie, est plus long de 50 %que celui des produits industriels. Noscanards atteignent un poids de 4,5kilos de viande, avec un foie de 500grammes qui nous convient très bien.Il est très goûteux et classé en catégo-rie extra », précise le dirigeant, dontles fleurons commencent à se distin-guer au Concours général agricole. En corolaire, il tient à maîtriser sa pro-duction : pas plus de 100 000 volatilespar an, abattus à Villefranche-de-Rouergue, soit une niche confortableentre le petit producteur et les grossesentreprises privilégiant le volume.Une politique volontaire, qui autorisede ne rien céder à l’excellence tout enpratiquant des prix corrects, sans cas-ser les marges.

Distribution directe et indirecte

Une fois traitées dans l’atelier deSalviac par une dizaine de spécia-listes, les conserves partent vers plu-

ENTREPRISES

sieurs filières : les deux-tiers irontrejoindre les rayons des grandes sur-faces, notamment le groupe Casinoou les enseignes Champion etIntermarché. Trois cent clients profes-sionnels démarchés par quatre com-merciaux, et des boutiques de parte-naires-revendeurs commercialisentégalement ces produits. Par ailleurs,le tiers restant de la production estdiffusé directement auprès des parti-culiers via les deux boutiques maisonde Salviac et Cahors. Parallèlement, lavente par correspondance devient deplus en plus importante. En particu-lier, du fait que l’entreprise a installésur place, voici quatre ans, un petitrestaurant de plein air. Dès les beauxjours, de nombreux visiteurs s’arrê-tent, passent par la boutique de pro-duits régionaux et s’attablent sous lesarbres. « C’est une formule qui ren-contre un très gros succès. Les gensdécouvrent nos produits, desgrillades à base de canard, et achè-tent en boutique. Il faut dire qu’aucœur de l’été, il passe sur cet axeGourdon-Fumel environ 12 000véhicules par jour », se félicitePhilippe Martegoute. Le fichier clientsainsi constitué affiche un taux deretour évalué à 15 %, ce qui en ditlong sur la satisfaction des consom-mateurs. Régulièrement, le site deSalviac organise des foires au gras : aumoment des vacances de Toussaint,en février et pour Pâques. Car beau-coup de gourmets, dont des jeunes,se remettent à cuisiner le gras.

Une boutique épicurienne

Le magasin, joliment agencé et garnide mille produits gourmands du ter-roir, est très séduisant. Le rayon vin ras-semble le « top ten » des grands cahors,ceux que Philippe Martegoute tient àdéfendre contre vents et marées. Cetteboutique aux allures d’épicerie fine apu être aménagée grâce à une exten-sion de 500 mètres carrés des locauxde l’entreprise durant l’été 2007.Au plan des projets, les idées se bous-culent mais les priorités sont établies :

construire une conserverie, et peut-être à plus longue échéance se doterd’un abattoir. « Nous souhaitonsmieux valoriser la viande, et pas seu-lement les foies. Pour cela, il faudrainvestir », estime le dirigeant. Enfin, cet entrepreneur-né vient demettre un nouveau fer au feu dans untout autre domaine, puisqu’une sta-tion-service automatisée (paiementpar carte bancaire) va prendre placesur son terrain en bord de route, àdeux pas de son entreprise. « Je seraiexploitant indépendant, sans lienavec les grands groupes pétroliers »,explique Philippe Martegoute, dontl’initiative devrait être appréciée parles automobilistes, sachant que depuisla fermeture de la pompe à essence deSalviac, il n’y avait plus la moindreopportunité de remplir son réservoirentre Gourdon et Fumel. ■

Philippe Martegoute

Une boutique aux allures d’épicerie fine.

Les locaux de l’entreprise, à Salviac.

Action de la CCI du LotL’association Quid a accordé

à l’entreprise Foies Gras Martegoute un prêt d’honneur d’aide au démarrage

d’un montant de 7000 euros.

Le Président de l’association Cahors Actif est catégorique : le centre historique de la ville est le premier pôle commercial du département, avec 300 commercesimplantés sur dix hectares. En 2007, l’association des commerçantscadurciens a multiplié les initiatives pourgarantir aux clients la meilleure qualité de service, chaque fois avec le soutien de la Banque Populaire Occitane.Explications.

«Ne cherchez pas plus loin le plus grandcentre commercial du Lot : il est ici ; c’estle centre ville de Cahors ». L’enthousiasmedu Président de l’association Cahors Actif

s’appuie sur des chiffres : « plus de 300 commer-çants sont présents sur cette aire historique de10 hectares, explique François Sol. Les Cadurcienset les touristes ont accès au centre de Cahors à l’en-semble des types de commerces, ce qui est devenuun atout rare dans les villes de taille moyenne. Ilfaut en prendre conscience et le faire savoir. Pourcela, les outils les plus efficaces restent la solidaritéet l’esprit d’équipe ». En l’occurrence, l’équipe deCahors Actif compte aujourd’hui 130 membres,commerçants, artisans, prestataires de services oureprésentants des professions libérales.

Des rendez-vous appréciésLeur solidarité se forge d’abord dans l’action et lebilan de l’année 2007 est de ce point de vue élo-quent. En janvier, Cahors Actif a récompensé plusde quarante participants du grand jeu de Noëlorganisé durant les fêtes de fin d’année. Le pluschanceux des 2 121 joueurs était alors reparti avecune Peugeot 107. Au début de l’été, l’association ainnové en organisant la première nuit des soldes.Le 29 juin dernier, une dizaine d’orchestresétaient à l’œuvre aux carrefours stratégiques ducentre ancien, tandis que la plupart des commer-çants jouaient le jeu en restant ouverts jusqu’à23 heures. Quelques semaines plus tard, CahorsActif s’engageait à nouveau pour conforter sonpartenariat avec le Cahors Blues Festival, qui avaitlieu du 17 au 21 juillet. Pour préparer l’événement

CommerceCahors,

le cœur battant du Lot

Laurence Vitrat, Vice-présidente, et François Sol, Président de Cahors Actif.

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PUBLI REPORTAGE

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Pari gagné pour l’association,dont la première Nuit des Soldes

a remporté un franc succès.

Cette année encore, de nombreux cadeaux récompenseront les gagnants du concours de Noël.

PUBLI REPORTAGE

Une fin d’année en beauté« L’association va encore monter en puissance à l’occa-sion des fêtes de fin d’année, annonce François Sol. Au-delà du grand jeu de Noël, 200 sapins et des tapis rougesorneront les magasins de la ville, tandis que les rues béné-ficieront d’animations musicales, d’un éclairage renforcéet d’un espace de jeu mobile. Enfin, chacun pourra êtrepris en photo dans un décor aménagé au rez-de-chausséede la mairie et emporter le tirage. Ces actions indispen-sables ne pourraient pas être menées sans l’engagementde nos membres et de nos partenaires ». ■

musical de l’été 2007, Cahors Actif a notamment distri-bué aux commerçants de la ville des supports publici-taires et des décorations aux couleurs du festival.« Il est essentiel d’organiser des rendez-vous régulierspour faire la preuve du dynamisme du commerce decentre ville, mais le travail de fond est mené chaquejour en privilégiant une relation commerciale ethumaine de qualité », explique François Sol. Disant cela,ce dernier ne cache pas sa conviction : ce qui reste pos-sible à Cahors est devenu plus difficile dans les grandscentres urbains. Le Président de Cahors Actif peut effec-tivement parler en connaissance de cause : il a dirigé unebrasserie-tabac parisienne durant plusieurs années avantde revenir dans son Lot natal.

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L’économie lotoise a renoué avecune croissance forte. En 2006, lechiffre d’affaires a progressé de

5,2 %, soit la meilleure performancedes cinq dernières années. Après lerésultat négatif enregistré en 2003(– 0,5 %), c’est donc la troisièmeannée consécutive de hausse pour ledépartement, selon les résultats del’enquête menée par la CCI du Lotauprès de 156 entreprises.

2006L’année 2006 a permis à l’économie lotoise d’atteindre desrésultats records dans plusieurs domaines : la croissance duchiffre d’affaires (+ 5,2 %), des investissements (+ 42,6 %) ou dela productivité (196 000 euros par salarié, contre 190 000 en2005). Cela étant dit, les entreprises du département ont dûfaire face à la forte augmentation du coût des matières pre-mières, qui a pénalisé leur résultat net et a limité la progres-sion de l’emploi salarié. Explications.

Si la quasi-totalité des indicateurs estau vert, l’optimisme doit pourtant êtrepondéré par la forte dégradation durésultat net moyen des entreprisesconsidérées : alors que l’année 2005avait été excellente de ce point devue, avec une progression de 20,9 %,l’année 2006 est marquée par une trèsfaible croissance du résultat net(+ 1,8 % seulement).

Un niveau d’investissement record

Hormis cette réserve, l’économie dudépartement confirme que l’embellieamorcée en 2004 correspond à unetendance lourde. L’évolution la plusremarquable est sans conteste celle del’investissement : il a progressé de42,6 % en 2006, ce qui confirme queles entreprises lotoises ont fortementrenouvelé et modernisé leur outil detravail. Cet effort explique d’ailleursen grande partie la modeste progres-sion du résultat net.

L’amélioration concerne égalementles deux indicateurs majeurs que sontla valeur ajoutée (+ 6,1 %) et la pro-ductivité : le chiffre d’affaires par sala-rié atteint en effet un niveau de196 000 euros. Il faut rappeler qu’iln’était que de 187 000 euros par sala-rié en 2004 et de 190 000 euros en2005.

Evolution du chiffre d’affaires (2002-2006)

Année Chiffre d’affaires (%)2002 + 0,52003 - 0,52004 + 2,82005 + 4,22006 + 5,2

Evolution de la valeur ajoutée (2002-2006)

Année Valeur ajoutée (%)2002 - 2,42003 + 1,02004 + 3,42005 + 5,32005 + 6,1

Evolution du résultat net(2002-2006)

Année Résultat net (%)2002 - 29,92003 + 10,12004 - 19,72005 + 20,92006 + 1,8

ENJEUX ÉCONOMIE LOTOISE

accélération de la croissance

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 19

L’industrie et le BTP au premier rang

Les taux de croissance affichés par lessecteurs de l’industrie et du BTP ontatteint des niveaux rarement égalésdepuis la création de cette enquêteannuelle : + 11 % pour l’un commepour l’autre. Les niveaux de crois-sance supérieurs à 10 % sont suffi-samment rares en Europe pour êtrejustement salués.Au-delà, si l’on considère les huit sec-teurs d’activité observés par la CCI, onconstate que seule l’hôtellerie-restaura-tion enregistre un léger recul (- 0,1 %).Toutes les autres activités sont en pro-gression : + 4,3 % pour la grande distri-bution, + 4 % pour les transports et lesconcessions automobiles, + 2,7 % pourle commerce de gros et les grandesentreprises.

Enfin, on peut remarquer que cetteconjoncture favorable n’a pas permisune évolution proportionnelle del’emploi salarié, qui ne progresse quede 1,7 % (contre 5,2 % pour le chiffred’affaires). Plusieurs facteurs expli-quent cette différence. D’abord, mal-gré la modeste augmentation deseffectifs, la masse salariale augmentede 4,7 %, soit quasiment autant que lechiffre d’affaires. Ensuite, ce surcroîtd’activité a été en partie compensépar des gains de productivité.

Dans tous les cas, les entrepriseslotoises ont su s’adapter à l’augmenta-tion généralisée du coût des matièrespremières : la marge brute sur achatsa une nouvelle fois progressé en 2006(+ 3,7 %), mais sensiblement moinsque le chiffre d’affaires.

(évolution en %)

TAUX DE CROISSANCE du chiffre d’affaires par secteur de 2002 à 2006

Secteurs : Industrie BTP Commerce Grande Hôtels/ Transports Concessions Grosses Ensemblede gros distribution Restaurants Auto entreprises

Année CA CA CA CA CA CA CA CA CA

Taux de 2002 + 4,3 - 6,7 + 1,8 + 4,8 + 2,6 + 0,5 - 0,5 - 3,7 + 0,5

croissance 2003 - 0,4 - 0,4 - 1,0 + 3,2 - 1,1 + 8,3 - 1,9 - 2,7 - 0,5

(%) 2004 + 5,5 + 5,1 - 1,3 + 1,0 - 2,5 + 2,4 + 3,6 + 3,7 + 2,8

2005 + 6,6 + 7,2 + 2,3 + 3,6 + 0,9 + 4,8 + 1,5 + 4,3 + 4,22006 + 11,0 + 11,0 + 2,7 + 4,3 - 0,1 + 4,0 + 4,0 + 2,7 + 5,2

Evolution des investissements (2002-2006)

Année Investissements (%)2002 - 16,72003 - 28,42004 - 2,92005 + 7,12006 + 42,6

Evolution de l’emploi salarié(2002-2006)

Année Emploi salarié (%)2002 + 2,02003 + 0,42004 + 0,22005 + 0,62006 + 1,7

Evolution du chiffre d’affaires par salarié (2002-2006)

Année CA/salarié 2002 192 000 €2003 188 000 €2004 187 000 €2005 190 000 €2006 196 000 €

Le panel observéL’échantillon établi par la CCI du Lot comprend 156 entreprises,employant 6 802 salariés.

Elles réalisent au total un chiffred’affaires de 1 335 millions d’euros.

ENJEUX ÉCONOMIE LOTOISE

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ENJEUX FISCALITÉ LOCALE

TAXE professionnelle

les collectivités territoriales augmentent

une nouvelle fois les taux

Sur les cinquante principalescommunes du Lot, 27 ont unenouvelle fois augmenté leur taux

de taxe professionnelle, ce qui signifiepar définition que les 23 autres ontmaintenu ou diminué la pression fis-cale sur les entreprises. A considérerles évolutions de l’année précédente,on peut estimer que les collectivitésterritoriales font aujourd’hui preuve dedavantage de modération. Peut-on pour autant parler d’un retour àla raison ? En fait, il apparaît tout d’abordque la généralisation des intercommu-nalités (96 % des communes lotoisessont désormais concernées, alors que laproportion n’était que de 50 % en 1997)a limité la concurrence fiscale au seindes différents bassins d’emploi. Septcommunautés de communes, soit prèsd’un tiers, ont ainsi adopté une taxe pro-fessionnelle de zone.

Des écarts importants subsistent tou-tefois entre les différents territoires : letaux est de 19,68 à Cazals et de seule-ment 9 à Capdenac. En l’occurrence,on peut noter que Capdenac resteavec Rocamadour la seule communeimportante du département à ne pasavoir intégré une intercommunalité.

Une concurrence désormaisinterrégionale

Au-delà, l’expérience de ces dernièresannées a permis aux collectivités demieux appréhender les dégâts causés parune forte hausse de la taxe profession-nelle : non seulement elle pénalise l’at-tractivité des territoires mais, de plus, ellepeut menacer le maintien des activités enplace. Pour rappel, une part de la taxeprofessionnelle est définie par les conseilsrégionaux et, en la matière, Midi-Pyrénéesest avec le Languedoc-Roussillon l’une

Au vu de l’évolution des taux de la taxe professionnelle en 2007,il semble que les collectivités territoriales lotoises aient prisconscience des dégâts engendrés par une hausse inconsidérée dela pression fiscale sur les entreprises. Cette année, près de la moi-tié des cinquante premières communes du département ont eneffet maintenu ou réduit leur taux. Pour autant, dans la durée, lesentreprises sont globalementconfrontées à une forte pres-sion puisque le montant de lataxe professionnelle collectéea progressé de 43,37% au coursdes dix dernières années.

43,37% d’augmentation en 10 ans :Évolution de la Taxe Professionnelle collectée dans le Lot de 1997 à 2007

Évolution Évolution annuelle 1997 2007 % / N-1 1997-2007 moyenne

Nombre d’assujettis à la TP 10 812 12 176 + 0,63 + 12,62% + 1,26%Produit de la TPcollectée dans le Lot 44 637 420 63 995 139 + 6,14 + 43,37% + 4,34%Sources : Direction des Services Fiscaux du Lot.

Taux de taxe professionnelle des principales villes de la Région Midi-Pyrénées et des départements limitrophes du Lot (2005-2006-2007)(Déterminés et votés par les Conseils municipaux des villes correspondantes)

DÉPARTEMENTS Taxe Professionnelle2005 2006 2007

Ariège Foix 18,52 18,51 18,49Aveyron Rodez 19,67 19,28 18,90Haute-Garonne Toulouse 19,16 19,49 19,69

Saint-Gaudens 16,12 16,07 16,02Gers Auch 22,83 23,44 23,90LOT Cahors 17,77 17,67 18,67

Figeac 17,57 18,16 18,31Hautes-Pyrénées Tarbes 18,30 18,09 18,61Tarn Albi 22,44 22,50 22,41

Castres 20,20 20,16 20,03Tarn-et-Garonne Montauban 18,02 18,02 18,02Cantal Aurillac 17,14 17,01 16,89Corrèze Brive 20,16 19,92 19,78Dordogne Périgueux 18,13 18,16 18,00

Bergerac 16,32 16,29 16,25Lot-et-Garonne Agen 16,79 16,88 16,96

Villeneuve-sur-Lot 19,85 19,53 19,36

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 21

ENJEUX FISCALITÉ LOCALE

LE CLASSEMENT 2006Taux de Taxe Professionnelle des chefs-lieux de cantons du département du Lot et descommunes disposant d’une zone d’activités ou hébergeant des entreprises importantes(Classement croissant sur l’année 2007)Évolution : en % de 1990 à 2007 ; annuelle moyenne sur la période 1990-2007 (17 ans)

COMMUNES 1990 2005 2006 2007 1990-2007 moyenne/an Taux Taux Taux Taux Evolution (%) Evolution (%)

CAPDENAC 5,65 8,61 9,00 9,00 1 59,29 3,49PAYRIGNAC (*) 10,00 10,04 10,09 10,21 2 2,10 0,12BIARS SUR CERE (*) 7,97 10,30 10,34 10,40 3 30,49 1,79LAVAL DE CERE (*) 7,90 10,31 10,36 10,41 4 31,77 1,87ASSIER (*) 2,46 10,73 10,91 10,91 5 343,49 20,21BRETENOUX (*) 14,71 13,05 12,40 11,77 6 -19,99 -1,17LE VIGAN (*) 9,28 12,20 12,20 12,20 7 31,47 1,85BAGNAC SUR CELE (*) 8,94 10,76 10,97 12,26 8 37,14 2,18LHOSPITALET (*) 10,04 12,28 12,39 12,45 9 24,00 1,41SAINT GERY (*) 5,16 12,49 12,49 12,49 10 142,05 8,36MARTEL (*) 15,77 12,56 12,56 12,56 11 -20,36 -1,20SOUILLAC (*) 7,44 12,64 12,83 12,82 12 72,31 4,25LALBENQUE (*) 11,63 12,81 12,98 12,98 13 11,61 0,68LEYME (*) 9,50 12,88 13,05 13,09 14 37,79 2,22LIVERNON (*) 12,68 12,87 13,13 13,13 15 3,55 0,21LES QUATRE ROUTES (*) 8,16 12,69 13,03 13,19 16 61,64 3,63CASTELFRANC (*) 4,03 11,59 12,45 13,20 17 227,54 13,38MONTCUQ (*) 18,00 13,38 13,53 13,53 18 -24,83 -1,46LACHAPELLE AUZAC (*) 12,64 13,61 13,80 13,54 19 7,12 0,42PARNAC (*) 6,29 12,36 13,03 13,58 20 115,90 6,82GRAMAT (*) 12,22 13,33 13,69 13,87 21 13,50 0,79ST LAURENT LES TOURS (*) 5,75 14,00 14,00 14,00 22 143,48 8,44SAINT CERE (*) 13,00 14,00 14,00 14,00 22 7,69 0,45LUZECH (*) 10,84 14,16 14,38 14,48 24 33,58 1,98ROCAMADOUR 13,30 14,31 14,72 14,72 25 10,68 0,63LATRONQUIERE (*) 15,46 14,86 15,07 15,00 26 -2,98 -0,18SOUSCEYRAC (*) 13,50 15,19 16,42 15,27 27 13,11 0,77PUY L'EVEQUE (*) 20,61 15,93 15,70 15,37 28 -25,42 -1,50CASTELNAU MONTRATIER (*) 16,00 15,48 15,48 15,48 29 -3,25 -0,19PRAYSSAC (*) 15,00 16,17 15,89 15,49 30 3,27 0,19SALVIAC (*) 18,88 15,36 15,44 15,68 31 -16,95 -1,00ST GERMAIN DU BEL AIR (*) 20,92 15,91 15,91 16,03 32 -23,37 -1,37GOURDON (*) 9,55 16,01 16,01 16,13 33 68,90 4,05LACAPELLE MARIVAL (*) 10,16 15,82 16,08 16,30 34 60,43 3,55VAYRAC (*) 16,26 15,93 16,14 16,38 35 0,74 0,04LAUZES (*) 13,54 16,53 16,53 16,53 36 22,08 1,30LABASTIDE MURAT (*) 13,47 16,23 16,40 16,54 37 22,79 1,34PAYRAC (*) 16,01 16,58 16,58 16,58 38 3,56 0,21FONTANES (*) 3,30 12,41 14,17 16,82 39 409,70 24,10CAMBES (*) 9,00 15,80 16,64 17,05 40 89,44 5,26CATUS (*) 14,39 17,19 17,68 18,16 41 26,20 1,54FIGEAC (*) 11,62 17,57 18,16 18,31 42 57,57 3,39ESPERE (*) 3,55 16,69 17,67 18,67 43 425,92 25,05LE MONTAT (*) 6,34 16,87 17,67 18,67 43 194,48 11,44MERCUES (*) 7,26 17,08 17,67 18,67 43 157,16 9,24CAHORS (*) 12,80 17,77 17,67 18,67 43 45,86 2,70PRADINES (*) 13,98 17,83 17,67 18,67 43 33,55 1,97LIMOGNE 19,54 18,76 18,76 18,76 48 -3,99 -0,23CAJARC (*) 22,48 18,63 19,07 19,09 49 -15,17 -0,89CAZALS (*) 16,50 19,68 19,68 19,68 50 19,27 1,13■ Hausse du taux de TP en 2007 ■ Baisse du taux de TP en 2007

(*) y compris taxes d’Intercommunalité

des deux régions du sud de la France oucette part est la plus élevée. De ce pointde vue, le Lot se trouve directementconcurrencé par les départements limi-trophes de l’Aquitaine et du Limousin (leLot-et-Garonne, la Dordogne, la Corrèzeet le Cantal). Par ailleurs, on constate queparmi les 12 départements de Midi-Pyrénées ou limitrophes du Lot, seulsl’Aveyron et le Tarn ont décidé de ne pasaugmenter le taux de taxe professionnelle(pour la part déterminée par les conseilsgénéraux). En d’autres termes, la concur-rence fiscale n’oppose plus les com-munes d’un même canton mais les dépar-tements entre eux et, plus encore, lesrégions. Un chiffre résume à lui seul l’évo-lution de la pression fiscale au cours desdix dernières années, celui de la collectede la taxe professionnelle : elle a quasi-ment atteint 64 millions d’euros en 2007,contre 44,6 millions en 1997. Cela repré-sente une augmentation de 43,37 %, sanscommune mesure avec la progression duchiffre d’affaires des entreprises du dépar-tement. Enfin, il faut rappeler que le Lotdétient un triste record concernant uneautre taxe, celle du foncier non bâti : letaux est de 109,54 pour le département(avec des extrêmes de 151,26 à Cahors oude 162,67 à Figeac), alors qu’il n’est quede 54,83 dans l’Aveyron ou de 49,20 dansles Hautes-Pyrénées.

Départementsune hausse généraliséeTaux de Taxe professionnelle des départements de la Région Midi-Pyrénéeset limitrophes du Lot (2006-2007)(Déterminés et votés par les Conseilsgénéraux départementaux)

Départements Taxe Professionnelle2006 2007

LOT ET GARONNE 10,10 10,10DORDOGNE 9,91 10,11HAUTE-GARONNE 11,30 11,41CORREZE 12,38 12,75AVEYRON 12,81 12,81LOT 12,84 13,07CANTAL 12,78 13,10TARN ET GARONNE 13,31 13,58ARIEGE 14,14 14,42GERS 14,57 14,83TARN 14,86 14,86HAUTES-PYRENEES 14,83 15,11

Classement

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Quelle que soit la couleur del’enseigne, le principe est toutsimple : plusieurs fois par

semaine, les pâtes surgelées arrivent enprovenance du site central de fabrica-tion. Elles sont lentement remises à tem-pérature dans les chambres de pousse,puis elles sont travaillées par les profes-sionnels du magasin. Transformées enpains de toutes sortes, en pizzas ousandwiches, en viennoiseries, en bis-cuits et en pâtisseries, elles sont façon-nées et garnies. Puis, elles passent aufour avant de rejoindre les vitrines.Depuis deux décennies, le succès deces produits panifiés en restaurationhors foyer ne se dément pas.Désormais, les consommateurs atten-dent des magasins faciles d’accès,ouverts sur la voie publique et pro-posant une gamme très large et appé-tissante. Concurrents des boulangers-pâtissiers sur la vente de pain,gâteaux et viennoiserie, les termi-naux de cuisson ont le vent en poupede par l’éventail de leurs produits. «

Toute la journée, les gens ont prisl’habitude de passer chez nous : lematin pour les viennoiseries, à midipour les pizzas ou les sandwiches,l’après-midi pour grignoter un goû-ter gourmand, le soir pour acheterleur pain », s’accordent à reconnaîtreles dirigeants de ces entreprises d’unstyle nouveau. Surfant sur la vaguedu snacking, ces commerces franchi-sés ont su humer l’air du temps etrépondre aux nouvelles pratiques ali-mentaires citadines.

Une progression à deux chiffres

Tandis que la vente de pain, en chutelibre et constante depuis 1900 (900grammes par jour et par habitant,contre à peine 160 aujourd’hui)stagne à son niveau le plus bas, lesboutiques pilotant des terminaux decuisson multiplient les initiatives.Assistées dans leur développementpar la force de frappe stratégique du

franchiseur, elles engagent desdémarches d’animation et de promo-tion efficaces. Leurs plages d’ouver-ture sont très étendues, elles fonction-nent parfois sept jours sur sept ets’attachent à élargir les offres, au pointd’afficher une progression enviable :près de 12 % par rapport à 2002.Dans notre département, deuxenseignes portent les couleurs de LaMie Câline, le leader national avec155 boutiques. A Cahors, puis àFigeac, le concept remporte une forteadhésion auprès d’une clientèle viteconquise, même si « il n’était pas tou-jours bien vu, au départ, d’arborer lapoche jaune dans la rue », reconnaîtl’un des exploitants. D’autre part, unmagasin Saint-Preux a fait son appari-tion sur le boulevard Gambetta àCahors. Le groupe Moly, dont le siègeest basé à Villefranche-de-Rouergue,est également présent sur ce marchéau travers de ses enseignes L’EpiGaulois, La Panetière du Rouergue etLes Délices du Mitron.

Peu à peu, on les a vus apparaître dans les cœurs des grandes métropoles. Dans le Lot, ils font unepercée à Cahors et Figeac : leur réussite est un signe des temps. Evalués au plan national à 15 %du marché du pain, les terminaux de cuisson grignotent de nouvelles clientèles. Les étudiants etles jeunes actifs fréquentent ces boutiques, où ils achètent leurs sandwiches à midi. Mais lesviennoiseries, pâtisseries et gourmandises diverses ont aussi leurs adeptes tout au long de lajournée. Petite tournée des enseignes lotoises.

Les terminauxde cuisson

ENJEUX

Les terminauxde cuissonPour le plaisir des nouveaux consommateurs

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 23

ENJEUX

Depuis mars 2006, La Mie Câline apignon sur rue à Figeac, dans un

magasin spacieux et confortable. A satête, Georges Garcia révèle un parcoursétonnant : ancien ouvrier de la sidérur-gie à Decazeville, il a dû se reconvertiraprès cinq licencie-ments en dix ans. C’esten 1996 qu’il a optépour cette franchise,partant à Dax monterson premier magasin àl’issue de la formationobligatoire de quatremois avant d’entrer dans le réseau.« J’avais été séduit par le sérieux del’enseigne, par sa volonté de privilégierqualité et sécurité alimentaire, par leprincipe du gagnant-gagnant qu’ellemet en avant », confie-t-il.Avec son épouse Martine, il a investi450 000 euros dans le pas-de-porte de saboutique figeacoise, acheté le matérielnécessaire et retroussé ses manches.Depuis, neuf salariés, tous polyvalentsen préparation et vente, sont venus luiprêter main forte : ils ont bénéficié deformations sur tous les volets de l’acti-

vité et peuvent évoluer dans leurplan de carrière. La boutique ouvrede 7 heures à 19 heures 30, septjours sur sept. En un an d’ouver-ture, l’affaire a doublé le nombrede ses fidèles et dégage un joli

chiffre d’affairesde 640 000 euros.A longueur dejournée, le com-merçant voit défi-ler une clientèlede tous âges :« Nous démar-

rons par la viennoiserie, puis lespains, ensuite la restauration rapide,le grignotage de l’après-midi, la pâtisse-rie du soir. L’hiver, nous privilégionsbien sûr les plats chauds », explique-t-il.

Les pâtes arrivent deux fois parsemaine de l’unité de production ven-déenne. La filiale de transport permetune maîtrise complète au plan logis-tique. Les pâtes sont lentementréchauffées, préparées suivant lesrecettes, cuites et mises en rayon. Entout, 400 références de produits sont

proposées. « Nous garnissons enproduits frais les sandwiches et les piz-zas, grâce aux légumes, jambons etpoulets achetés chez des fournisseurssélectionnés, offrant une traçabilitéparfaite. De nouvelles présentationssont testées périodiquement et unetrentaine de nouveautés apparaitchaque année. Notre franchiseur noussoutient aussi dans les actions com-merciales, promotionnelles et marke-ting », précise Georges Garcia. ■

« Qualité, sécurité alimentaire et

accueil sont nospremiers atouts »

Georges Garcia, La Mie Câline à Figeac

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ENJEUX

Saint-Preux en bref• Appartient au groupe Holder, de

même que les Boulangeries Paul.• Siège et unité de fabrication : La

Madeleine (Nord).• Dans le Lot : boutique à Cahors.• Réseau de boutiques franchisées

créé en 1998.• Nombre d’unités propres : 10.• Nombre d’unités franchisées : 17.• 5 unités nouvelles implantées en

2006.• Durée des contrats : cinq ans.• Redevances directes : 4 % du CA HT.• Droit d’entrée dans le réseau : 18

000 euros.• Site web : www.saintpreux.com.

L’Epi Gaulois en bref• Siège et unités de fabrication :

Villefranche-de-Rouergue (Aveyron)et Toulouse.

• Dans le Lot : boutiques sousenseigne à Cahors (2) et Figeac (1).

• Réseau de boutiques franchiséescréé en 1985.

• Nombre d’unités propres : 45.• Nombre d’unités franchisées : 101.• Durée des contrats : neuf ans.• Redevances directes : 1 % du CA HT

+ 611,50 euros par mois.• Droit d’entrée dans le réseau :

25 000 euros.• Site web : www.lesfromentiersde-

france.net.

Devant le magasin du boulevardGambetta, des odeurs appétis-

santes de pain chaud flottent et incitent àgrignoter un morceau. A tel point quecertains clients se sont demandé si desarômes artificiels n’étaient pas diffuséssur le trottoir. « Ce n’est pas le cas, maiscomme le point de vente est largementouvert sur la voie publique, les odeurs decuisson s’échappent tout naturellement »,explique le dirigeant Thierry Delauney.C’est en décembre 1999 que ce com-

merçant, à la tête d’une super-ette dans la Manche, a souhaitése remettre en question. « LaMie Câline est une enseignebien cotée et son concept estnovateur. J’ai mis un an àapprendre le métier, effectuantdes remplacements ici ou là.Le franchiseur choisit la villeet négocie l’emplacement. Ilm’a proposé Cahors, cela tom-bait bien puisque je désiraism’installer dans le Sud-Ouest », explique Thierry Delauney.Le commerçant emploie dix salariés,effectif nécessaire pour bien répondreau coup de feu de midi et piloter lesfours, en marche tout au long de lajournée. Livré trois fois par semainedepuis la plate-formed’Agen, il est ouvertsept jours sur sept et encela participe forte-ment à la vitalité ducentre-ville. Commetous les sites aux couleurs Mie Câline,la nouveauté est permanente et l’offres’ajuste constamment à la demande.Dès la belle saison, les gens mangentdans la rue tout en flânant et le gri-gnotage revient en force. « Notre der-nier produit est un pain au chocolat

Thierry Delauney, La Mie Câline à Cahors

et aux pistaches. Nos cookies carrés nese distinguent pas que par leur forme,mais aussi par leur texture et leurgoût. Ils contribuent à forger notreimage », reconnaît Thierry Delauney.

Dès l’ouverture, laboutique du boule-vard a été prise d’as-saut et l’entreprisedégage aujourd’hui unchiffre d’affaires d’un

million d’euros. « Je pense que notresuccès rejaillit sur les commerçants decette portion du Boulevard. Il faudraitsimplement que Cahors montre unvisage plus actif l’été en ouvrant pluslargement ses boutiques, notammentles lundis », témoigne-t-il. ■

« Nous participonsà l’alimentation du centre-ville »

La Mie Câline en bref• Siège et unité de fabrication :

Saint-Jean-de-Monts (Vendée).• Dans le Lot :

boutiques à Cahors et Figeac.• Réseau de boutiques franchisées

créé en 1985.• Nombre d’unités propres : 15.• Nombre d’unités franchisées : 149.• Entre 10 et 15 unités nouvelles

chaque année.• Durée des contrats : sept ans.• Redevances directes :

5 % du CA HT net mensuel, plus 2 %au titre de la redevance publicitaire.

• Droit d’entrée dans le réseau :22 000 euros.

• Site web : www.lamiecaline.com.

Répartition de la production industrielle par types de produits (% en volume)

Le marché des produits boulangers en production et en vente (chiffres 2007)

Qui produit ?

Qui vend ?

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 25

9 %Hypermarchés

65,5 %Artisans

boulangers

25,5 %Industrie

18 %Hypermarchés

5 %Supermarchés

67 %Boulangers

10 %Terminauxde cuisson

22 %Viennoiserie

48 %Pain

courant

5 %Pâtisserie

5 %Traiteur

20 %Autres pains

26 E N T R E P R E N D R E 1 3 8

www.lot.cci.fr

Le Lotéconomique

sur le net• Annuaire des sites web d’entreprises lotoises• Les services et reprise d’entreprises• Offres de formation• Les études et annuaires disponibles• Demande de listes d’entreprises• Dossiers d’Entreprendre

Le Lotéconomique

sur le net

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 27

Confrontée à de grands enjeuxénergétiques, la France s'estfixée en 2005 des objectifs

ambitieux : maîtriser sa consomma-tion globale, en réduisant, de 2 % paran d’ici 2015 sa gourmandise énergé-tique. Dans le même temps, notrepays doit aussi veiller à sécuriser sesapprovisionnements face à des res-sources fossiles de plus en plus chèreset rares, et diviser par quatre d’ici

2050 ses émissions de gaz à effet deserre pour lutter contre le réchauffe-ment climatique.Concrètement, la loi de programma-tion du 13 juillet 2005 qui fixe lesorientations de notre politique éner-gétique, a mis en place le systèmenovateur des Certificats d'Economiesd’Energie (CEE). Ce dispositif reposeprincipalement sur la forte mobilisa-tion des fournisseurs d’énergie auprèsde leurs clients (particuliers, entre-prises, collectivités), afin de lesaccompagner dans la mise en placed’actions concrètes de réduction deleur consommation.En contrepartie, ces professionnelsreçoivent des Certificats attestant d'unvolume de kWh d'énergie finale éco-nomisée. Précisons que la loi imposeaux fournisseurs des objectifs d’éco-nomies à réaliser d’ici le 30 juin 2009,et prévoit des pénalités financièress’ils ne sont pas atteints.C’est dans ce contexte que la sociétéGarrigue a déposé un Certificatd’Economie d’Energie auprès de laDRIRE Midi-Pyrénées. En l’occur-rence, le montant du CEE délivré le6 novembre dernier s’élève à 6,5 mil-lions de kWh cumac (cumulés actuali-sés). L’entreprise gourdonnaise a réa-lisé ou a encouragé des économiesd’énergie, essentiellement dans le sec-teur résidentiel, en contribuant à lamise en place d’équipements fonc-tionnant avec des énergies renouve-

lables (chauffe-eau solaire, chauffagebois), d’équipements peu consomma-teurs d’énergie (chaudières de typecondensation ou basse température)et d’équipements réduisant la consom-mation d’énergie (isolation des toitureset des murs).Au plan national, le dispositif desCEE vise une économie ambitieusede 54 milliards de kWh sur les troisprochaines années, soit l'équivalentde la production de cinq centralesnucléaires pendant un an ou environdix fois la consommation annuelled'électricité de Paris. ■

Le 6 novembre, sous l’égide de la DRIRE Midi-Pyrénées, Francis Lhermitte (à droite), sous-préfet deGourdon, a remis son Certificat d’Economie d’Energieà Michel Garrigue, président de Garrigue SA.

L’entreprise gourdonnaise Garrigue, distributeur de fioul, a obtenu le premier Certificatd’Economie d’Energie du département, lançant ainsi ce nouveau dispositif-phare de la politiqueénergétique nationale.

Incitation aux économies d’énergieLa société Garrigue pionnière dans le Lot

ENJEUX ENVIRONNEMENT

Maîtrise de la demanded’électricité : la CCI du Lotfait des propositionsLe Lot doit faire face une pénurie d’ap-provisionnement en électricité, en dépitdu renforcement effectué sur la ligne63 Kvolts. Un programme de maîtrise dela demande d’électricité a été officialisépar l’accord-cadre signé entre l’Etat,l’ADEME, la Région, le Département etEDF, le 9 décembre 2003.Le projet proposé par la CCI du Lot doitpermettre de répondre à un triple objec-tif : inciter les entreprises à engager desmesures d’économie d’électricité,contribuer à atteindre les objectifs deréduction des gaz à effet de serre,pérenniser la compétitivité des entre-prises au travers d’une meilleure ges-tion des consommations d’énergie. Lesentreprises des filières bois, agroalimen-taire, mécanique-métallurgie, grandedistribution et hôtellerie restaurationsont prioritairement concernées. Nousreviendrons dans de prochaines édi-tions sur ce projet important.

ENJEUX ENVIRONNEMENT

28 E N T R E P R E N D R E 1 4 0

La loi sur l’eau interdit tout rejet en milieu naturel sans trai-tement préalable. Qui songerait à s’en plaindre ?Certainement pas les loueurs d’embarcations et les plai-

sanciers qui profitent à plein de l’environnement aquatique.Dans les faits, les bateaux de plaisance construits après 1996doivent être conçus de manière à empêcher tout rejet acciden-tel de polluants dans la rivière. De la même manière, leshouse-boats équipés de toilettes ont l’obligation d’être dotéssoit de réservoirs, soit d'installations pouvant recevoir cesréservoirs à titre temporaire, afin d’assurer le dépotage deseaux usées. Il était donc nécessaire de prévoir l’aménagementde ces installations sur les quatre bases fluviales, concédées àla CCI, qui jalonnent la vallée du Lot : Bouziès, Cahors,Douelle et Luzech.

Collecte des eaux uséessur le Lot navigableQuatre ports bientôt équipésSuperbe vitrine ouverte sur les charmesde notre département, le Lot navigables’inscrit dans le respect de l’environnement.Consciente des risques inhérents auxrejets d’eaux usées dans la rivière, la CCIdu Lot, gestionnaire des installations por-tuaires, s’est rapprochée de l’Agence del’Eau Adour-Garonne et du ConseilGénéral du Lot pour aménager quatrebases fluviales. Ce projet avance et serabientôt concrétisé sur le terrain.

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 29

ENJEUX ENVIRONNEMENT

Concrètement, une étude préalable aété lancée en février 2004. Elle a per-mis de mieux appréhender les moda-lités de gestion des bases fluviales, entermes de dimensionnement et depréconisation de solutions techniquesadaptées. L’objet étant, au final, degarantir une meilleure préservationdu patrimoine naturel.Faisant suite à cette première étape, lestravaux d’aménagement sont mainte-nant sur le point d’être achevés. En l’oc-currence, ce projet revêt un caractèreexpérimental en Midi-Pyrénées, qui necompte à ce jour aucune installationd’assainissement sur ses ports de rivière.Cette démarche s’inscrit dans le cadred’une réflexion globale menée àl’échelle du bassin du Lot autour duprogramme DEFI, piloté par l’Agencede l’Eau, et qui vise à améliorer laqualité bactériologique des eaux de larivière. A ce jour, le bassin du Lotnavigable est le premier site pro-grammé en Midi-Pyrénées, un secondsera traité sur le bassin de l’Adourultérieurement. Cette opération d’en-vergure mobilise d’ores et déjà l’en-

semble des partenaires locaux :DDASS, DDEA, Conseil Général,SATESE, Agence de l’Eau Adour-Garonne, Entente interdépartemen-tale pour l’aménagement de la Valléedu Lot, association des loueurs debateaux et CCI. Ces différents orga-nismes sont associés à l’ensemble descomités de suivi du projet. ■

Objectifs poursuivis et impacts attendus• Sur l’environnement :

- Réduction de la pollution bactériologique des eaux du Lotet préservation du milieu naturel.

- Respect de l’objectif baignade poursuivi par le Conseil Général.

• Sur l’activité touristique :- Développement du tourisme fluvial

dans le strict respect des mesuresde protection de l'environnement.

Financement du projet• Chambre de Commerce et

d’Industrie du Lot : 50 %.• Agence de l’eau Adour-Garonne (dans

le cadre du programme DEFI) : 30 %.• Conseil Général du Lot : 20 %.

Agence de l’eau Adour-Garonne :un engagement financierC’est au travers de ses Défis territo-riaux, une opération prolongée jusqu’àla fin de l’année, que l’Agence de l’eau afinancé une large part de ces équipe-ments à hauteur de 138 000 euros.« Nous soutenons le programme dereconquête de la qualité bactériologiquedes eaux du bassin du Lot », souligneFranck Pinot, technicien à l’Agence del’eau Adour-Garonne.Dans le cadre de cette opération, uneconvention a été signée entre l’Agenceet l’Entente interdépartementale de lavallée du Lot. Quant à l’objectif, il est degarantir le niveau de qualité nécessaireà la pratique des loisirs aquatiques.« Nous aidons aussi les collectivitésengagées dans l’optimisation des épura-tions de rejets. Mais nos interventionssur la navigation s’inscrivent dans lamême logique : jusqu’ici, les eaux uséesétaient rejetées directement dans larivière et cette situation n’est plusacceptable », insiste Franck Pinot.A noter que l’Agence a soutenu uneopération similaire en Lot-et-Garonneafin d’équiper une base sur le Lot, enpartenariat avec le Conseil Général.

Conseil Général du Lot :de gros efforts sur l’assainissementDans le projet initial portant sur le Lotnavigable, un partage des tâches avaitété établi : les communes s’occupaientdes haltes nautiques, la CCI des ports et leConseil Général des infrastructures.« Cette opération s’inscrit parmi les grosefforts que nous avons consenti avec,notamment, les rénovations de stationsd’épurations. Le règlement de police inter-dit tout rejet dans la rivière, et la toléranceadmise jusqu’ici va prendre fin », annonceMichel Quèbre, vice-président du ConseilGénéral qui intervient en qualité definanceur de cet ambitieux chantier.

Les ports du bassin du Lot navigable seront les premiers en Midi-Pyrénées à bénéficier d’une installation d’assainissement.

R É G I E P U B L I C I A T A I R E D ' E N T R E P R E N D R EPhilippe de Vriendt : 05 63 05 84 66 ou 06 50 71 57 76

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 31

INITIATIVES

Le Parc d’activités économiquesQuercypôle séduit de plus en plusd’entreprises. Judicieusement inté-

gré à son environnement rural et direc-tement relié par la départementale 802 àl’autoroute A20, ce site pourvu d’unepépinière d’entreprises devrait, enoutre, connaître un succès croissantdans les années à venir.Forte de ce constat, la Chambre deCommerce et d’Industrie du Lot adécidé d’y implanter une antenne des-tinée à offrir un appui stratégique auxentreprises de l’Est lotois. Les terrasse-ments viennent de commencer etbientôt le bâtiment s’élèvera à l’entréedu Parc d’activités. Les textes régissanttoute construction sur cette aire,concernant en particulier le respect du

volet architectural et paysager, ont étésuivis à la lettre par le cabinet de l’ar-chitecte gourdonnais Olivier Favresse.Sur un terrain de 4 500 mètres carrés,une voie longera le bâtiment en formede L, afin de desservir le parking situéen fond de parcelle, derrière unrideau d’arbres. En rez-de-chausséebas, épousant la pente naturelle duterrain, seront aménagés les bureauxde l’ASTL (Association pour la Santéau Travail du Lot) et du SRAS, méde-cine du travail des salariés du bâti-ment. En rez-de-chaussée haut, pren-dront place les bureaux de la CCI etles salles de réunion. L’accès des per-sonnes à mobilité réduite a bien sûrfiguré parmi les priorités dès laconception du projet.

Le bâtiment, dont les soubassementsseront construits en pierre dans un esprittraditionnel, s'articulera en plusieurs« boîtes » habillées de bardages métal-liques et reliées par des passages com-muns. Un mur végétalisé, détaché dubâtiment sur le pignon sud, est prévupour recevoir des plantes grimpantes etporter l’enseigne en partie haute.Cette nouvelle implantation ouvrirases portes en octobre 2008. Elle repré-sente un investissement de l’ordre de1,3 million d’euros, couvert sansrecours à l’emprunt grâce à l’autofi-nancement. Par ailleurs, la CCI du Lota vendu son local de la rue de Colombà Figeac, puisque ce nouveau site estdestiné à le remplacer tout en offrantun confort largement supérieur. ■

La nouvelle antenne de la CCI ouvrira ses portes en octobre 2008.

Pour mieux remplir sa mission - être au plus près des acteurs économiques du département -, laCCI du Lot a décidé de faire construire un important bâtiment sur le Parc d’activités Quercypôle àCambes. Les 580 mètres carrés abriteront des salles de réunion et des bureaux, ainsi que les ser-vices de la médecine du travail.

La CCI du Lot renforce sa présence en figeacois

INITIATIVES

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Que serait aujourd’hui la gastronomie lotoisesans les Bonnes Tables du Lot ? Bien malinqui pourrait l’imaginer, mais le chemin par-

couru dans la défense et l’illustration d’un terroirgénéreux, magnifié par la main experte des grandschefs, laisse à penser que l’initiative fédératrice priseen 1987 fut décisive et salvatrice.Replongeons-nous dans cette époque déjà lointainedu siècle dernier : une à une, les institutions gastro-nomiques telles que La Taverne à Cahors, ou encoreles vénérables auberges dispersées au cœur des vil-lages lotois, fermaient leurs portes. Grands chefs desvilles, braves cuisinières des campagnes, tous avaientapporté leur contribution à une tradition quercynoisedu bien manger solidement établie. Mais les tempschangeaient, les consommateurs recherchaient desplats plus élaborés, il fallait viser plus haut.C’est dans ce contexte que l’initiative des BonnesTables du Lot est apparue. René Momméjac, membrefondateur, s’en souvient comme si c’était hier : « Audépart, nous étions l’émanation du Syndicat desHôteliers et Restaurateurs du Lot. Nous avions mesurécombien notre département s’ouvrait à l’afflux touris-tique et pris conscience que ces visiteurs saisonniersdésiraient découvrir une gastronomie renouvelée,plus légère et plus créative. Notre succès se fit attendre,jusqu’à ce que les opérations médiatiques réaliséesavec le concours du Comité de promotion des pro-duits du Lot commencent à nous ouvrir des portes. »Se multipliant aux quatre coins de l’hexagone, l’asso-ciation ne ménage pas ses efforts : « Novotel aime le

Les Bonnes Tables du Lotfêtent leurs vingt ansExcellence et longévité au service de l’art culinaireL’aventure a démarré en 1987, quand quatre complices en toque blanche - René Momméjac, AlexisPelissou, Daniel Chambon et Claude Marco - ont décidé de hisser la cuisine lotoise au niveausupérieur. Sans renier l’histoire transmise par les anciens ni la générosité caractéristique de ceterroir, ils unirent leurs talents et leurs créativités pour mieux répondre aux attentes d’une clien-tèle plus exigeante. Vingt ans après, l’association des Bonnes Tables du Lot tient fermement lecap, multiplie les initiatives et nourrit des projets d’avenir.

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Lot », plusieurs foires-expositions, desbuffets et banquets, une croisade gas-tronomique dans les grandes villes,finissent par porter leurs fruits etgarantir l’excellence des meilleurestoques lotoises.

Une pluie d’étoiles

Pour illustrer le succès de l’entreprise,il suffit d’égrener le nombre d’étoilesobtenues dès les premières années auguide Michelin, au rythme régulierd’une tous les deux ans : DanielChambon du Pont-de-l’Ouysse en1989, Alexis Pelissou du Gindreau en1991, Claude Marco en 1993, MichelDussaud puis Philippe Combet duChâteau de Mercuès en 1995, GillesMarre du Balandre en 1997...Aujourd’hui encore, ils sont six à figu-rer dans la liste magique, sans comp-ter les nombreuses distinctionscomme le Bib Gourmand.En 1996, apparaît le magazine BonnesTables du Lot, accompagné du Livred’Or du gastronome. Le grand publicest rapidement conquis par ce pério-dique semestriel. Onze ans plus tard,il met toujours en valeur les produitsde nos causses et vallées, le savoir-faire des 27 chefs membres du clubprestigieux, évoque les mille et unsaspects du vignoble de Cahors,recense les événements gourmands.De nombreux chefs renommés, dontMichel Guérard, ont loué dans leurséditoriaux la qualité des établisse-ments inscrits dans cette démarche.

Pour fêter ses vingt ans, l’associationBonnes Tables du Lot s’est offert uneversion anglaise de son magazine, ainsiqu’une refonte complète de son siteInternet : (www.bonnestables-lot.fr). Force économique indiscutable dansle paysage lotois, ce collectif trèsentreprenant assure par ailleurs sapérennité : les fils des fondateursprennent doucement leurs placesdevant le fourneau familial, tandisque des jeunes restaurateurs encoura-gés par cette dynamique choisissentle Lot pour terre d’accueil.

INITIATIVES

ENTRETIEN

Alexis Pelissou,Président des Bonnes Tables du Lot :

« L’association est devenue telle que je l’avais rêvée au départ »La moustache a blanchi, mais lesyeux en disent toujours aussi longquant au feu intérieur : le grand chefdu Gindreau n’a rien perdu de sapassion dévorante pour l’art culi-naire. Ni pour le travail collectif, qu’ilplace au premier plan de la réussite.

Entreprendre : Quel regard portez-vous sur les vingt ans écoulés, imaginiez-vous au départ le collectif des Bonnes Tables tel qu’il est aujourd’hui ?Alexis Pelissou : Bien sûr. Il fallait absolument rehausser la cuisine lotoise aurang que méritaient ses produits, tout en recueillant précieusement l’héri-tage du passé. Cependant ces années ont été rudes parfois, il a fallu lutterpour que chacun comprenne que dans une association, il faut donner avantde recevoir. Aujourd’hui, les chefs jouent ce jeu : ils demeurent fidèles à leursvaleurs propres, tout en pensant au collectif.

Entreprendre : Comment expliquez-vous la remarquable longévité des BTL?Alexis Pelissou : Il est vrai que souvent les associations de ce genre disparais-sent aussi vite qu’elles sont nées. Nous avons tout fait au départ pour inscrirenotre démarche dans la durée, chacun apportant ses idées et ses initiatives.Il fallait renouveler l’intérêt, rebondir sans cesse à travers le magazine, lesmanifestations, etc. Je veux aussi souligner l’importance des soutiens quinous ont permis d’être toujours présents et actifs vingt ans après : le Conseilgénéral du Lot, le Conseil régional Midi-Pyrénées, la Chambre de Commerceet d’Industrie du Lot, le Comité départemental du Tourisme. Sans eux, nousn’aurions pu lancer autant d’initiatives.

Entreprendre : Comment voyez-vous l’avenir ?Alexis Pelissou : Sans moi, puisqu’il faut bien qu’une relève apparaisse ; jepréside ce club depuis 1991… Nos entreprises sont aujourd’hui plus solides,mieux ancrées. Elles ont investi, ont embauché et formé des jeunes. Les relaiss’établissent tout naturellement et notre association les favorise : dans lapépinière, nous accueillons volontiers les talents prometteurs. Tout le mondea progressé, notre amicale confrérie fait figure de référence et déploie saforce d’entraînement. Mais il reste du chemin à parcourir : élargir géographi-quement notre aura, maintenir le cap sur la qualité et se battre pour nosentreprises. C’est une remise en question permanente.

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INITIATIVES

Pierre SowinskiLa Belle Époque à Camboulit

Après avoir fait ses preuves en pépi-nière, le jeune chef de La Belle

Epoque est entré dans le club des BTL,en qualité de table de tradition, en 2005.Originaire de Béthune, dans le Pas-de-Calais, Pierre Sowinski a rencontré sonépouse Julie au Lycée Hôtelier deSouillac : tous deux y préparaient leurbac professionnel. Il a fait ses classes àParis, aux fourneaux du cercle des offi-ciers de l’Armée, puis à Dublin et enSuisse avant de s’installer en Figeacois.« Nous avons acheté un restaurant-bar-camping qui vivotait. Nous avons remisl’établissement aux normes, refait lacuisine, la piscine et sa plage de boisexotique », explique Pierre Sowinski.Aujourd’hui, l’atmosphère est cossue,intime, familiale. Quatre salariés y tra-vaillent et à l’étage, trois chambres spa-cieuses vont prendre place.Quant à la cuisine, elle se veut tradition-nelle et gastronomique. La carte, renou-velée chaque saison, fait la part belle aufoie gras et aux produits frais cuisinés dujour. En vedette,on découvre laSaint-Jacques aufoie gras poêlé.

Ils sont entrés depuis peu dans le club des Bonnes Tables du Lot

Hervé BourgLe Marché à Cahors

C’est en 2005 qu’Hervé Bourg, lechef du Marché à Cahors, a créé

son restaurant... sur la place du marché,évidemment. « Je cherchais un cointranquille, à l’écart du boulevard, oùles gens auraient plaisir às’attarder », confie-t-il. En2007, il frappait à la portedes Bonnes Tables duLot, dont il vient d’inté-grer la pépinière.A Cahors, ce chef d’origine auvergnatequi a longtemps officié à Paris, ravit lesgastronomes par ses qualités d’inventi-vité. Le Lot et ses produits nobles l’ins-pirent bien sûr, mais il ose des mariagesinattendues avec des saveurs d’Asie oud’ailleurs. Il défend avant tout une cui-sine instinctive, sincère et spontanée,évoluant au gré des rencontres et desenvies. La formule « Sur le pouce » estdestinée aux plus pressés, mais rienn’interdit aux amateurs de se régalerd’un menu ou d’une carte très élaborés.Ce qui ne gâte rien, Hervé Bourg aconçu un cadre moderne, reposant etépuré. Quant à la terrasse sous lesarbres, dès que pointe la belle saison,c’est un pur bonheur.

Jean-Claude VoisinLe Vinois à Caillac

ACaillac, près des rives du Lot, Jean-Claude Voisin et son épouse ani-

ment un hôtel-restaurant de très belleallure, Le Vinois, qui abrite depuis ceprintemps dix chambres trois étoiles.« Pour moi, il s’agit d’un véritable retouraux sources. Ma famille maternelle est

originaire de Caillac etil était naturel qu’àterme je songe à m’ins-taller ici », expliqueJean-Claude Voisin. Lechef a conquis son étoile

au Michelin à Villemur-sur-Tarn en1991. Il a officié un temps à L’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, avant d’opérerson retour dans le Lot en 2004. « J’aiadhéré tout naturellement aux BonnesTables du Lot en 2005. J’étais relative-ment connu dans le département,notamment pour avoir travaillé untemps avec René Momméjac », rappellele chef qui défend une cuisine imagina-tive à prix raisonnables. Les grands clas-siques, comme le gratin de pieds decochon aux cèpes, figurent en bonneplace sur la carte maison. Six salariés,une dizaine l’été, font tourner l’établisse-ment ouvert toute la semaine.

« Pour moi,il s’agit d’un

véritable retour aux sources »

« Etre une Bonne Table et le rester,c’est stimulant »

« La cuisine est avant toutun plaisir à partager »

INITIATIVES

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Matinée d’automne un brincapricieuse sur Saint-Médard.Mais au restaurant Le Gindreau,

quand le groupe de visiteurs venusd’Asie franchit le seuil de l’honorablemaison, un rayon de soleil vientréchauffer la rencontre. Quelquesmots de bienvenue afin de présenterl’établissement et le vignoble, et leschoses sérieuses peuvent commen-cer. Dans le salon baigné de lumière,les bouchons sautent allègrement etles verres se dispersent entre lesmains.A l’initiative du Club Vins et Spiritueuxde l’ACFCI, auquel adhère la CCI duLot, et avec l’appui de l’Union Inter-professionnelle des Vins de Cahors,l’appellation prend toute sa part dans lecircuit de découverte établi pour cesvisiteurs lointains. Venus de Bordeaux,en route vers le Languedoc et Béziers,la halte lotoise, les vins dégustés et lerepas servi au Gindreau vont marquerdurablement les esprits.Deux Chinois de Canton, trois profes-sionnels de Hong-Kong, un Indonésien,des Taiwanais, plusieurs Malaisiens,un Vietnamien et un Thaïlandais com-posent cette délégation. Face à eux,deux domaines - Clos de Gamot etChâteau Cayrou, Château Eugénie - etla société Cahors Malbec ont été sélec-tionnés pour présenter leur production.« Nous avons été retenus sur plusieurscritères : d’abord le fait d’avoir déjàune expérience à l’export dans cespays, ensuite de disposer des volumesnécessaires pour répondre aux com-mandes, enfin de parler anglais »,recense Martine Jouffreau-Hermann,

représentant le Clos de Gamot. Quant àJérôme Couture, responsable de caveau Château Eugénie, il souhaite tenterune percée vers les marchés asiatiqueset l’occasion lui est offerte de faireconnaître sa production.

Un marché très prometteur

Depuis quelques années, le vin deCahors se fraie un passage dans cevaste continent. La classe aisée n’hésitepas à utiliser cette carte de prestigedans le tourisme d’affaires ou dans lecadeau d’entreprise notamment. Maisun fort potentiel de consommateursreste à conquérir. « Hormis Bordeauxet l’Alsace, les autres vignobles fran-çais sont inconnus en Asie. Ces clientsapprécient la souplesse des vins, lamaturité, la subtilité des arômes »,explique Marc Brugalière, chargé demission économique au Consulatgénéral de France à Hong-Kong etMacao, qui accompagne pas à pas lesimportateurs, gros acheteurs en puis-sance, dans leur tournée à travers legrand Sud.Bien qu’il soit évidemment trop tôtpour tirer un bilan de cette journée dedégustation, l’essentiel étant de nouerdes contacts puis de négocier lestermes du marché, les viticulteurs pré-sents soulignent déjà son utilité. Lesordres de grandeur s'établissent enconteneurs de 18 000 bouteilles. Ainsi,il est probable que les domaines repré-sentés exportent chacun, dans un brefdélai, entre un et trois conteneurs. Enattendant mieux par la suite... ■

De gauche à droite : Jérémy Arnaud, directeur marketing de l'UIVC,Alexis Pelissou, chef du restaurant Le Gindreau, et M. Wong,responsable d'une association de grands restaurateurs de Hong-Kong.

Le 14 novembre dernier, trois viticulteurs de l’AOC Cahors étaient invités à présenter leursmeilleurs vins à un groupe d’importateurs asiatiques. L’occasion d’un contact chaleureux autourd’une bonne table, et de mesurer combien le Black Wine et son cépage Malbec disposent d’atoutspour séduire ces nouveaux consommateurs.

Dégustation au GindreauLe Cahors soigne sa présence en Asie

Les vins présentés lors de la dégustation• Château Eugénie :- Tradition 2004 AOC Cahors rouge.- Cuvée Pierre Le Grand 2004 AOC Cahors rouge.- Cuvée de l’Aïeul 2004 AOC Cahors rouge.- Haute Collection 2004 AOC Cahors rouge.

• Clos de Gamot et Château du Cayrou :- Clos de Gamot 1998.- Clos de Gamot 2002.- Clos de Gamot 2004.- Clos de Gamot 2005.- Clos de Gamot 2002, très vieilles vignes.- Château du Cayrou 2004.- Château du Cayrou 2000.

• SAS Cahors Malbec (fédère et représente68 viticulteurs de l’appellation) :

- Lot One « Fruity and Fresh » 2005.- Lot One « Full Bodied » 2005.- Lot One « Myth » 2005.

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PLEIN CADRE

Atelier Creunier Les peintres de la lumière

à Albas

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PLEIN CADRE

Le vitrail, qu’il soit destiné à exalter l’esprit d’un sanctuaire ou à magnifier l’ambiance d’une maisonparticulière, exige un art consommé. La création contemporaine et la restauration de vitrauxanciens sont les deux volets du métier exercé par Jeanne et Alain Creunier, dans leur bel atelier desrives du Lot. En trente ans d’exercice, ces maîtres-verriers lotois se sont forgés une riche expertise etsont intervenus au quatre coins de la planète. Visite guidée.

Penchée sur sa table de travail,Jeanne Creunier se concentre sursa tâche. L’un après l’autre, elle

place les morceaux de verre déjàdécoupés et repérés à l’aide d’unnuméro correspondant au plan d’en-semble du vitrail concerné. Les gestessûrs, elle cale le fragment coloré dansl’armature du plomb, deux ou troiscoups de maillet assurent sa position,deux ou trois clous bloquent temporai-rement la composition. Puis un autreprofil en plomb est ajusté, un autre mor-ceau de verre, et ainsi de suite. Toutparaît simple, évident, quand onobserve des mains si habiles et expéri-mentées. Ce vitrail, commencé dansl’angle de l’équerre fixée à la table,

recouvre peu à peu celle-ci. Il s’inscritdans un ensemble à créer, comprenant24 baies toutes différentes, traitées dansl’esprit des grisailles cisterciennes. Ellespartiront habiller de lumières chaudesune église de l’Indre, à Ruffec-le-Château. Avant l’exécution proprementdite, Alain Creunier a dû concevoir lesformes géométriques, dessiner lescontours, décider des couleurs. « C’est lapartie qui m’intéresse le plus, celle quidemande quelques connaissances enhistoire de l’art. J’ai passé un mois etdemi à inventer les motifs », souligne cethomme passionné par le dessin et quirenonce obstinément à toute assistancede l’ordinateur. En 1979, ce Parisienpassé par les Beaux-Arts puis par les arts

appliqués, un temps designer automo-bile, a rejoint le Lot et installé son atelier.La rencontre avec un sculpteur-ferron-nier allemand établi près de Cahors,Paul Nagel, a été décisive, ouvrant aucouple des horizons outre-Rhin : leséglises et cathédrales de Düsseldorf,Bensberg, Cologne, d’autres en Bavière,hébergent des chœurs peints, d’im-menses christs sculptés, des vitrauxsignés Alain Creunier.

Une technique millénaire

Très attentifs à respecter un art qui n’apas changé dans ses techniques depuisle IXe siècle, soucieux de placer leur

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ego en veilleuse, les deuxspécialistes s’attachent sur-tout à restaurer les vitrauxdu XIXe siècle. La missionest colossale, car les ate-liers français ont à l’époqueréalisé des ouvrages dansle monde entier. Ceux-làsont en danger, car lesplombs atteignent leslimites de leur durée de vie: cent ans, guère plus. Ilssont intervenus dans laplupart des petites églisesdu Lot, humbles témoinsd’un patrimoine qu’il faut àtout prix pérenniser. « Onne doit pas s’occuper desavoir si la mariée est jolie,mais se poser la question : de quoisouffre-t-elle, pour la sauver tout sim-plement », glisse amusé le profession-nel. A ses yeux, c’est un message quipasse bien désormais, en particulierauprès des élus qui ont droit à des sub-ventions incitatives. Au minimum, ilsacceptent les interventions d’urgence,mais parfois comme à Cournou, c’esttout l’ensemble des vitraux qui est res-tauré. En mettant sur pied des événe-ments artistiques ou autres, les associa-tions soutiennent l’effort communalcomme ce fut le cas aux Junies, avecpas moins de trois églises réclamantdes soins attentifs. Aujourd’hui, l’atelierétudie un projet de restauration concer-nant la cathédrale de Cahors. Demain,s’il emporte le marché, il s’impliqueradans un vaste challenge : plus de 200mètres carrés de vitraux à créer enJordanie, pour l’église du Baptême duChrist, sur les rives de la Mer Morte, soitun an et demi de travail en perspective.

Moitié création,moitié restauration

Dans le Lot, à l’autre bout du monde,moitié en restauration et moitié encréation, pour le grand patrimoinecomme chez le particulier, l’atelierCreunier répond présent. Parfois, dansdes conditions plutôt délicates : pourl’église de Saint-Cirq-Lapopie, ces pro-

fessionnels ont récupérédes caisses entières deverres et de plombs, envrac. Charge pour eux detrier et de reconstituer lepuzzle, en s’appuyant surun savoir forgé au fil del’expérience. « Au final,seuls trois ou quatre mor-ceaux n’ont pu être identi-fiés. Par contre, nousavons dû réinventer unefenêtre entière, en collabo-ration avec l’Architecte desMonuments historiques »,précise Alain Creunier.Paradoxalement, lesrecettes anciennes revisi-tées au XIXe siècle sont

plus complexes à restituer que les ori-ginales. Les pièces sont conservées,sauf quand un visage a disparu et qu’ils’agit de le recréer. Quand il intervientalors, l’artisan, qui se défend d’êtreartiste, a l’impression que le peintre estpenché sur son épaule et lui dicte letrait, les couleurs. L’objectivité érigéeen dogme absolu, le vitraillistedénonce l’obsession de la modernité etcultive l’humilité : un vitrail doit avanttout s’apprécier dos tourné, pour laqualité de lumière qu’il filtre.

Tous les quinze jours, Alain Creunierrallie la capitale où il enseigne dansune école des métiers d’art et estmembre du jury désignant le Meilleurouvrier de France. Evidemment, la

transmission est au centre de ses pré-occupations, mais il ne veut pas pourautant mélanger les genres : « Il faut unlieu pour le travail et un autre pour laformation. Sinon les deux souffrent dela promiscuité. Il y a quelques années,nous avons travaillé à quatre mais çan’est plus possible », assure-t-il.

Pour une formation régulée

Au plan de la transmission d’un savoirancestral, il regrette la tendance quiveut que l’on forme de trop nombreuxjeunes - 100 à 150 par an - au cours destages sans lendemains en termes d’em-bauches. Vice-président national de laChambre syndicale du vitrail, il tented’assainir une situation qui engendre laprécarité. « Seul 1 % des stagiaires sontembauchés. Il vaudrait mieux se limiterà 20 candidats chaque année et leurdonner tous les atouts de la réussite.Par ailleurs, il faut rappeler aux chefsd’entreprises que le travail effectué parles stagiaires ne peut être vendu. Et il estbien dommage de constater que beau-coup de réponses à appels d’offres sontà prix cassés, avec des écarts atteignant100 %, ce qui est préjudiciable pour laqualité du travail », analyse-t-il. Il n’y a

pas si longtemps, les prixétaient fixés par les archi-tectes pour tous les métiersdu bâtiment. Aujourd’hui, larègle du moins disant sur lesappels d’offres tend à nivelerla qualité par le bas. « Je pré-fèrerais qu’on applique,comme en Angleterre, lemilieu disant : on élimine lesplus chers comme les moinschers, ce qui encourage ceuxqui proposent des tarifs rai-sonnables », estime AlainCreunier. L’atelier ne consentà ouvrir ses portes qu’aumoment des Journées duPatrimoine : seule façon de

pouvoir exercer son art sans être tropdérangé. « Ces Journées ont éveillé lesconsciences et montré que ces trésorsintemporels appartiennent à tous », sou-ligne-t-il en conclusion. ■

La rosace de l’église de Miradoux.

Vitrail de la basilique Sainte-Germaine à Pibrac.

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LE CERTIFICAT ÉLECTRONIQUEVéritable passeport pour la dématérialisation,

il est exigé pour réaliser de nombreuses procédures via Internet.

Le certificat électronique est un fichier qui authentifie l’identité de la personne signataire, l’intégrité des documents échangés et l’assurance de leur non répudiation.

Certains certificats assurent en option la confidentialité des documents en les cryptant.

Le certificat électronique permet les opérations suivantes :

réponses à des appels d’offres en marchés publics

déclaration et règlement de la TVA par Internet (Télé TVA)

déclaration et règlement de cotisations par e-mail (DUCS)

déclarations sociales en ligne (Net-entreprises)

déclarations d’achat et de cession de véhicules (Téléc@rte grise)

Envoi de factures dématérialisées

Signature de documents (contrats, bons de commandes, notes de frais, etc.) et des courriers électroniques (lettre simple ou recommandée électronique)

Accès au compte fiscal en ligne

Accès sécurisé à des services bancaires

Quelques jours suffisent pour obtenir un certificat, délivré sur un logiciel, une clé USB ou une carte à puce. Les tarifs varient entre 59 et 120 euros par an.

Certificat FIDUCIO

La demande de certificat électronique se fait auprès de La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot

Renseignements : 05 65 20 35 11ou en ligne sur le site : www.chambersign.tm.fr

les brèves REPÈRES ÉCO

Bourse des locaux et du foncier d’entreprise : un bon démarrage

Après trois mois de fonctionnement, la Bourse deslocaux et du foncier d’entreprise s’affirme comme

un service utile et pertinent. Ainsi, au 1er novembre,35 annonces de vente et de location avaient été publiéessur le site, dont 10 concernaient des locaux d’activités,22 des fonds de commerce et 3 des terrains à bâtir.Rappelons que grâce à ce service, accessible sur le sitede la CCI du Lot (www.lot.cci.fr), des agences immobi-lières, mais aussi des propriétaires privés ou des collec-tivités locales, peuvent diffuser leurs annonces auprèsdes chefs d’entreprises en recherche de locaux ou deterrains.

Renseignements : Laurent Poudré - CCI du Lot - tél. 05 65 20 35 01

Neuf exposants Lotois au SIANE

Pour sa troisième édition, le Salon interrégional del’industrie (SIANE), qui a ouvert ses portes à

Toulouse du 9 au 11 octobre derniers, a accueilli neufentreprises sur le stand collectif organisé par la CCI duLot : Simeca, Bourrel, Lavayssière, Polydesign, Logisudet Alliance Nouvelles Technologies (regroupant lessociétés APR, AEM, FGD et Techniques et Formages).L’occasion pour ces dernières de valoriser leur savoir-faire, d’évaluer les besoins des donneurs d’ordre, maiségalement de tisser des partenariats pour conquérir denouveaux marchés au sein d’une filière en évolutionconstante.

Un nouveau directeur pour l’Agefos-PME Midi-Pyrénées

Olivier Gérard remplace désormais DanielleFourment (partie en retraite) à la direction de

l’Agefos-PME Midi-Pyrénées. Il occupait précédemmentle poste de Délégué départemental du Rhône au sein del’Agefos-PME Rhône-Alpes. Fervent défenseur du dia-logue social territorial, Olivier Gérard a conduit de nom-breuses expérimentations en direction des PME articu-lant politiques de branches et politiques de territoires.L’Agefos-PME Midi-Pyrénées fédère aujourd’hui plus de10 000 adhérents, dont 1 600 entreprises employant plusde 10 salariés. En 2006, l’OPCA des PME a consacré prèsde 25 millions d’euros à la formation en direction dessalariés.

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les brèves REPÈRES ÉCO

Franc succès pour les Nuits CompositesÀl’initiative du Groupe Cahors présidé par Michel

Hibon, la deuxième édition des “Nuits Composites”s’est déroulée du 26 au 28 octobre dans les chais duChâteau de Haute-Serre à Cieurac, propriété de lafamille Vigouroux. Ces rencontres artistiques et cultu-relles, inscrites au cœur du développement économiqueet placées cette année sous le signe de la Catalogne,pays de fête et de convivialité, ont séduit un largepublic. Le temps d'un week-end, des plasticiens Lotois(André Nouyrit, Thomas Sabourin, Violaine Laveaux,Pierre Prévost…) et Catalans (Chema Alvargonzalez,Santiago Arranz, Anna Malagrida…) ont investi les chaisdu domaine de Haute-Serre, transformés pour l’occasionen salle d’exposition doublée d’une bodega.

Le public a pu s’y promener aux sons de musiquesvariées et colorées, interprétées par une Académie d’ar-tistes de multiples origines (Chine, Uruguay, Maroc,France). Selon Michel Hibon, qui préside à la pérennitéde cet événement économico-culturel, « les NuitsComposites sont nées de l’idée de réunir les mondes del’art et de l’économie, en lançant des passerelles et eninstaurant des échanges (…) Soutenue par des mécèneslocaux et nationaux, cette manifestation annuelle restel’occasion rêvée de rapprocher les esprits et les expé-riences et de réunir les acteurs de l’économie Lotoise enles aidant à se projeter à l’international. »

Fédération du Bâtimentet des Travaux Publics du LotPrix et marge :le petit bout de la lorgnette

La croissance soutenue des prix de la constructionsuscite polémiques et fantasmes chez les donneurs

d'ordres et certains décideurs politiques. Que faut-il enpenser ? Le "crime" est indéniable, puisque les prix destravaux dans le neuf ont, sur dix ans, progressé de33,1 % ; quant à ceux portant sur l'existant, leur pro-gression est de 37,6 %. Mais qui est le coupable ? Sur lapériode, les prix des matériaux, et surtout de la main-d'œuvre, ont progressé comme les prix du Bâtiment. Enbonne logique, l'évolution de nos prix reflète d'abordcelle des facteurs de production. Pour les matériaux,nous ne faisons que répercuter.

Pour la main-d'œuvre, qui nous reprocherait la revalori-sation des salaires de nos compagnons ? La hausse ducoût de la construction s'explique aussi par la superpo-sition des exigences réglementaires. Si l'on peut com-prendre le bien-fondé des textes sur l'accessibilité, lasécurité et autres, il serait bon que ceux qui les votent nefeignent pas ensuite d'en ignorer les conséquences entermes de coût ! Enfin, les marges sont au cœur de l'ac-cusation. Oui, c'est vrai, et nous en sommes heureux, lesentreprises ont enfin reconstitué leur marge après lacrise dévastatrice des années 90. Elle est passée demoins de 1 % à 5 % aujourd'hui. Au regard d'autres sec-teurs, la comparaison n'est guère flatteuse ! Ces réalitéssont mal connues. C'est sûrement en partie de notrefaute et un effort de communication s'impose. Alors,osons la transparence ! C'est pourquoi, nous avons pro-posé de mener des opérations expérimentales deconstruction mettant en évidence la vérité des coûts etdes prix.

Contact : FBTP 46 - Tél : 05 65 20 42 20 Site Internet : www.fbtp46.com

Saison touristique 2007Une météo défavorable, mais…Concernant cette saison, en partie gâchée par des conditions climatiques difficiles, on pouvait s’at-tendre au pire. Or globalement, les acteurs du tourisme lotois ne tirent pas un si mauvais bilan. Lamajorité des professionnels estime que la saison 2007 a été meilleure que celle de 2006 (57% desoffices de tourisme et 67% des sites de visites). Par ailleurs, d’avril à fin août 2007, 42% des hôteliers etgestionnaires de campings lotois ont réalisé plus de la moitié de leur chiffre d’affaires grâce à Internet.

les brèves TOURISME

Al’heure de se pencher sur les premières impressions,sinon sur les chiffres définitifs, les prestataires du tou-

risme lotois affichent plutôt leur satisfaction : ils ont la sen-sation d’avoir échappé au pire et de sortir sans trop dedégâts d’une saison mal partie.

Du côté des campings par exemple, en première ligne faceaux caprices du climat, les situations sont nuancées. Selon lareprésentante des terrains du Lot, Myriam Quantin, les installa-tions proposant un service complet sous forme d’activités oud’animations tirent mieux leur épingle du jeu. « Il a fallu per-mettre à nos clients d’oublier la pluie, les orienter vers lesmusées ou les restaurants. La plupart venant de Normandieou du Nord, régions où il faisaitencore plus mauvais, ont quandmême apprécié leur séjour »,confie Myriam Quantin. Il n’enreste pas moins qu’après le 15août, face à des conditions diffi-ciles, les clients ont écourté leurséjour. « Espérons que nous neconnaîtrons pas un choc enretour l’année prochaine,comme c’est parfois le cas quandune saison n’a pas donné satis-faction », ajoute-t-elle.

Pour un restaurant tel que l’Auberge du Vieux-Cahors,cette saison est à marquer d’une pierre blanche. Il est vraique le mauvais temps incite les visiteurs à se rabattre surun bon repas. « Quand il fait trop chaud, nous ne tra-vaillons pas mieux. Juillet a été difficile, en revanche nousavons enregistré de bons résultats pendant l’avant et l’ar-rière saison. J’ai l’impression que l’image de Cahorscomme ville-détente commence à s’imposer. Les festivitésdes 700 ans du pont Valentré y ont probablement contri-bué », explique M. Beck, le responsable de l’établissement.De son côté, la direction de l’hôtel-restaurant Les VieillesTours, à Rocamadour, constate une très légère érosion surmai et juin, largement compensée par une très belle

arrière-saison, mois d’août inclus. L’établissement afficheun taux d’occupation de 61 % contre 59 l’an passé.

Des activités sportives et culturelles appréciées

Au village de vacances Odalys à Prayssac, le discours n’estpas très différent. Le programme d’animations mis enplace cette année pour la première fois (activités sportives,balades en bateau, accrobranche, sentier pédagogique surle thème de la viticulture) semble avoir fixé la clientèlemalgré la météo maussade.

Aux grottes de Lacave, la saisonest jugée bonne. Il est vrai quela fermeture du Gouffre dePadirac durant trois semaines, aprofité aux grottes qui ontenregistré de l’ordre de 13 % devisiteurs supplémentaires.Le petit train touristique LouFijacol a, lui aussi, maintenu safréquentation à un niveau cor-rect. Le nombre des groupes amême légèrement augmenté.Par ailleurs, les visiteurs ontactivement participé aux visites

patrimoniales, commentées par le guide-conférencier duPays de Figeac-Cajarc. Les circuits effectués lors des mar-chés nocturnes ont également bien marché, notammentavec une clientèle plus locale.

Enfin, la base de Port-Loisirs à Creysse a globalementéquilibré sa saison entre les différentes activités propo-sées : si le canoë a été pénalisé par des eaux trop hautessur la Dordogne, du fait en particulier des lâchers venantdes barrages en amont, les autres secteurs ont bien pris lerelais : canyoning, spéléo, escalade, VTT. A tel point quele responsable a dû embaucher une deuxième personnepour faire face à la demande.

42 E N T R E P R E N D R E 1 4 0

les brèves TOURISME

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 43

Nouveau visage au service TourismeAnne-Laure Colliou a rejoint le service Tourisme de laCCI du Lot en qualité de conseillère, plus spécialementchargée de l’accueil des créateurs et repreneurs d’entre-prises. Elle assure également les visites sur le terrainavec les partenaires : Conseil général, CAUE, CDT. Parailleurs, elle a suivi une formation Tourisme et Handicapet accompagnera aussi les professionnels labellisésHôtellerie de Charme et de Caractère. Titulaire d’un BTSTourisme, cette jeune femme de 25 ans originaire duFinistère a poursuivi ses études à Périgueux, obtenant salicence, sa maîtrise et son master. Elle a suivi récemmentun stage de formation au Comité départemental du tou-risme du Lot.On peut joindre Anne-Laure Colliou au 05 65 20 35 22.

À Figeac, le domaine duSurgié fait peau neuveAppartenant à la commune de Figeac, le domaine duSurgié, dédié aux loisirs aquatiques, est désormaisexploité par la SAS Figeac Plein Air Vacances, fondéepar l’association Ariégeoise Marc & Montmija.L’ensemble du domaine, comprenant le parc aquatique,le camping « Les Rives du Célé » et la résidence de tou-risme « Les Oustalous », va être requalifié en village-vacances. Pour cela, il fera l’objet d’importants travauxde rénovation. Un service restauration sera mis en place,ainsi qu’un accueil pour les groupes et les séminaireshors saison. A terme, il pourra recevoir en locationsimple, demi-pension ou pension complète, et propo-sera des animations pour enfants et adultes.

Le site dans son ensemble va être réorganisé autourd’une structure centrale de 107 mètres carrés abritant lesservices accueil, administration, réservations, anima-tions, ainsi que la boutique et l’épicerie. Le restaurantsera agrandi et mis aux normes. Le coût pourrait avoisi-ner, en première estimation, 1 680 000 euros. Plusieursaides ont été sollicitées auprès de l’Europe (Feder), del’Etat, de la Région et du Département.

Deux Éductours américainsLa CCI du Lot a accueilli en octobre deux Eductours amé-ricains : le « FAM Trip », les 4 et 5 octobre, qui regroupaitune dizaine d’agents de voyage américains ayant suivi leprogramme de certification de Maison de la France ; et« In Quest of the Classics » le 29 octobre, qui rassemblait20 agents de voyage invités par le tour-opérateur. Lesparticipants ont découvert le Lot dans le cadre d’un pro-gramme de visites en Midi-Pyrénées et Aquitaine. La plu-part y séjournait pour la première fois.

La CCI sur leMit’internationalLa CCI du Lot a participé, du 10 au 12 octobre, à la29ème édition du salon dédié au tourisme de groupes,le Mit’international. Elle a accueilli sur son stand unetrentaine de visiteurs qui recherchaient des informationsgénérales sur la destination, souhaitaient mieuxconnaître les prestataires lotois ou être conseillés pourchoisir les circuits et programmes les mieux adaptés àleur demande. Au total, le salon a réuni 927 exposants et8 928 visiteurs.

Il change de format en 2008 pour être intégré au MAP(Le Monde à Paris), qui regroupera également le Salondes Vacances en France et le Salon Mondial duTourisme. Ce nouveau rendez-vous, qui se déroulera du13 au 17 mars, sera exclusivement dédié aux profes-sionnels du tourisme les deux premiers jours, et acces-sibles au grand public les trois suivants. Les construc-teurs internationaux d’autocars et les équipementiersseront également exposants. Rendez-vous est pris par laCCI du Lot pour participer à cet événement.

les brèves COMMERCE

Un site Internet pour les commerçants d’alimentation ruraux« Le Réseau des épiciers du Massif central.com »

L’Union de Chambres de Commerce et d’Industrie du Massif Central (UCCIMAC) vient de lancer l’opération « Epiciersdu Massif Central.com ». Objectif : fédérer les commerçants d’alimentation de proximité indépendants installés dans

des communes de moins de 2 000 habitants du Massif Central et des départements limitrophes (dont le département duLot) autour d’un site Internet.

Ce projet a pour but de promouvoir des services de commande partéléphone ou de livraison à domicile et de contribuer à valoriserl’offre commerciale des territoires ruraux. Concrètement, il s’agit, àterme, que chaque commerçant dispose d’un site Internet pour pré-senter ses produits, aussi bien à la clientèle locale qu’aux proprié-taires de résidences secondaires et aux touristes venant séjournerdans le Lot. Chacun devrait y trouver son avantage : le client pour-rait préparer ses achats et le commerçant mieux gérer ses com-mandes. Lancée dans le courant de l’été 2007 par une étude auprèsde la clientèle potentielle (enquête auprès de 400 personnes : rési-dents permanents, résidents secondaires et touristes) et desréunions de concertation entres les Chambres de Commerce et lesgrossistes régionaux, cette opération va se poursuivre par une infor-mation et des propositions aux commerçants d’alimentation ruraux. Un courrier va être adressé en ce sens aux commerçants du Lot.

Les commerçants intéressés par ce projet et qui souhaitent obtenir davantaged’informations peuvent contacter le secteur Commerce de la Chambre deCommerce et d’Industrie du Lot au 05 65 20 35 41.

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Fêtes de fin d’année :Quelques conseils de préventioncontre les vols et les agressionsA l’approche des fêtes de fin d’année, qui sont généralementdes périodes de plus forte consommation, il faut rappelerquelques conseils de prudence pour prévenir des risques devols et d’agressions dans le commerce. « Avec l’argent, soyezprudent » : Evitez de garder en caisse de fortes sommesd’agent. Pour le transport des recettes, faites-vous accompa-gner, changez vos horaires, transportez l’argent sur vous plu-tôt que dans une sacoche. « Au moment de la fermeture dumagasin, redoublez de vigilance » : vérifiez les abords de votrecommerce, fermez bien toutes les issues et assurez-vous du bonfonctionnement des alarmes.

La prévention contre les risques de vols et d’agressions passed’abord par des habitudes et des réflexes et par la mise enplace de moyens simples de dissuasion. Le dépliant réalisé parla CCI du Lot et les Services de Police et de Gendarmerie, il ya quelques mois, est plus que jamais d’actualité.

Bonnes fêtes de fin d’année et bonnes affaires aux commerçants lotois.

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 45

Quid?Quercy Initiative Développement, associationloi de 1901,

plate-forme d’initiative locale.

Pour qui?Les créateurs, les repreneurs d’entreprises. Les activités suivantes, relevant d’une inscription au registredu commerce et des sociétés, sont éligibles à un prêt QUID:• Activités industrielles ou de services pour l’industrie• Activités de négoce de forme indépendante• Activités d’artisanat de production• Commerce de détail en milieu rural• Services technologiques ou activités innovantes.En reprise seulement:BTP, hôtellerie et hôtellerie de plein-air.

Comment?Attribution d’un prêt d’honneur : sans garantie, sans intérêt, remboursable sur deux à quatre ans, éventuel différé de remboursement.

Combien d’entreprises?80 créateurs ou repreneurs d’entreprises lotois ont déjàété soutenus par QUID.

Quels financements?Ils sont assurés par :• L’Union Européenne,• L’Etat,• L’Union des Entreprises Lotoises,• Divers industriels du département,• La Banque Populaire Occitane,• La Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées,• Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées,• Le groupe d’assurances Malakoff,• EDF,• Le Conseil général du Lot,• La Caisse des Dépôts et Consignations,• La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot.

Les prêts d’honneur consentis par QUID sont compris dans une fourchette allant de 3000 à 15 000 euros. Ils sont destinés à renforcer les fonds propresdes créateurs ou des repreneurs. Leur but premier est de jouer un rôle de levier dans l’obtention de crédits bancaires. Sans intérêt, sans garantie, ils sont

remboursables en général sur trois ou quatre ans et donnent lieu, le cas échéant, à un différé de remboursement.Outre le soutien financier pur et simple, l’offre QUIDest complétée par d’autres avantages: les jeunes entreprises peuvent être accompagnées dans le montage du dossier, puis bénéficier d’un suivi technique de la part desorganismes partenaires. De plus, un système de parrainage peut être mis en place pour donner confiance à l’entrepreneur.

QUID

Renseignements :Loïz Pierre

Chambre de Commerce et d’Industrie du LotTél : 05 65 20 35 [email protected]

Créateurs, repreneurs d’entreprises dans le LotUn coup de pouce financier pour vous aider

VIENT DE PARAÎTRE

LE GUIDE DU CRÉATEUR D’ENTREPRISECe guide, dont la 16e édition vient de sortir, estconçu pour accompagner le futur créateur ourepreneur d’entreprise tout au long de son projet. Illustré de cas réels, l’ouvrage balise leparcours du futur dirigeant en détaillant lesdifférentes étapes, depuis les formalités deconstitution, jusqu’aux prévisions commerciales et financières, en passant par lesaspects juridiques. La dernière partie recenseles aides à la création et les organismes publicset privés capables d’accompagner le chef d’entreprise, ainsi que leurs missions respec-tives. Un chapitre spécifique est égalementconsacré aux sessions de formation.

En vente et en consultation au Centre de Documentation

PROJECTIONS DE POPULATIONDÉPARTEMENTALES EN MIDI-PYRÉNÉESElaboré en collaboration par la DirectionRégionale des Affaires Sanitaires et Sociales,la Direction Régionale de l’Equipement deMidi-Pyrénées et l’Insee, cet ouvrage établitdes projections à l’horizon 2030 permettantd’apprécier les grandes tendances d’évolutiondes populations départementales, ainsi que lesmodifications de leur structure, par exemple,l’effet du vieillissement. Ce document peut êtreutile à tous les acteurs locaux qui ont besoind’anticiper pour éclairer leurs décisions enmatière d’équipements de santé, de transport,d’accueil…

En consultation au Centre de Documentation

TOP ÉCONOMIQUE TOULOUSE MIDI-PYRÉNÉESEdité par le magazine Entreprises Midi-Pyrénées, ce guide présente dans le détail les1 400 premières entreprises de la région :chiffres d’affaires, effectifs, coordonnées,dirigeants, contacts commerciaux, responsablesdes achats…. Le classement est présenté parsecteurs d’activités. Le guide comprend, enoutre, un chapitre sur les services aux entreprises (administration, emploi, commerceet exportation…). Enfin, l’activité économiquedes huit départements de Midi-Pyrénées y estdétaillée.

En consultation au Centre de Documentation

FORMATION EMPLOI

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Réunion du Club Management RHLe 24 octobre s’est tenue à la CCI du Lot, la 4e réunion du ClubManagement Ressources Humaines. Les entreprises présentesont pu échanger sur un réel sujet d’actualité « l’entretien annueldu salarié ». L’intérêt et les objectifs de l’entretien annuel maiségalement, sa préparation, sa mise en œuvre et son suivi ont étéévoqués. Les entreprises ont confirmé à l’unanimité, le caractère« central et transversal » de cet outil pour l’optimisation de laGestion des Ressources Humaines.

La prochaine réunion du club se tiendra au mois de février (date non encore fixée).

Nathalie FAURE - Tél. 05 65 20 48 66 - [email protected]

Réforme des heures supplémentairesLa loi dite « TEPA » du 21 août 2007 (n° 2007-1223 ) en faveur dutravail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, réforme le régimesocial et fiscal des heures supplémentaires effectuées depuis le1er octobre.Nous reviendrons dans le détail sur cette réforme dans notreprochain numéro.

Le diagnosticRessources Humaines

UN OUTIL D’ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES DANS LA GESTION

DES COMPÉTENCESLe pôle Emploi / Ressources Humaines de laCCI du Lot propose un outil spécifique s’adres-sant à tous les chefs d’entreprises Lotois sou-haitant faire le point sur leurs pratiques enmatière de gestion et de développement deleurs Ressources Humaines.

CONTACT : Nathalie Faure05 65 20 48 66 [email protected]

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 47

FORMATION EMPLOI

Jean-Pierre Théron, directeur général de la SAS Décremps et Béton Théron :

"Un soutient pertinent et efficace"Le dirigeant des établissements Décremps (à Cahors et Saint-Denis-Catus) a fait deux fois appel au pôle Emploi et RessourcesHumaines de la CCI du Lot : lors du recrutement de son respon-sable Qualité, Sécurité, Environnement l'an dernier, puis d'unagent administratif cette année. « Dans un premier temps, leschargés de mission du pôle Emploi Ressources et Humaines nousont aidé à définir de façon très précise les profils des postes.Derrière, la Chambre de Commerce et d’Industrie s'est occupéede diffuser les annonces, de réceptionner les candidatures etd’opérer une première sélection », explique Jean-Pierre Théron.

Sur une cinquantaine de CV reçus pour ces deux postes, la CCIen a retenu huit. De son côté, le dirigeant a décidé de rencon-trer six candidats avant d'opérer son choix final. « Le recours aupôle Emploi et Ressources Humaines s’est avéré particulière-ment pertinent lors du recrutement de notre responsable QSE.Ce poste de cadre exigeait en effet des qualités pointues. Nousn’avions pas le droit à l’erreur », conclut Jean-Pierre Théron.

Le recrutementune étape stratégique dans la vie de l’entrepriseRecruter de futurs collaborateurs constitue une étape clé etdéterminante pour le bon fonctionnement de l’entreprise maiségalement, pour son avenir.

Si les réalités du terrain et les exigences de l’activité écono-mique, obligent souvent les chefs d’entreprise à trouver desréponses urgentes et immédiates en matière de ressourceshumaines, il ne faut surtout pas, oublier les réels enjeux qui sedessinent derrière un recrutement.Le recrutement ne doit pas être considéré comme une simpleétape dans le fonctionnement de l’entreprise, mais comme unvéritable outil de sa gestion des RH. En réussissant un bonrecrutement, c’est à dire en identifiant son besoin et en met-tant en adéquation le bon profil et le besoin, l’entreprise pré-pare son avenir, anticipe sur sa gestion des compétences ets’inscrit dans une réelle pérennisation du poste et du candidat.

Aussi, afin d’aider les entreprises lotoises à construire et àstructurer leur recrutement, le pôle Emploi RessourcesHumaines de la CCI du Lot propose un accompagnement per-sonnalisé au recrutement.Ce service est modulable selon les prestations souhaitées etaccompagne l’entreprise à toutes les étapes clés du processus(analyse et identification du besoin, rédaction de l’annonce,choix du support de communication, tri et sélection des candi-datures, entretiens RH et tests, synthèses, validation et inté-gration du candidat).Renseignement : Nathalie FAURE - Tel. 05 65 20 48 66 / [email protected]

Le Club management Ressources Humaines a étécrée afin de permettre aux personnels de la fonc-tion RH (responsable RH, responsable Emploi-Formation, gestionnaire des carrières, chargé de mis-sion, responsable administration du personnel de lapaie et rémunération, etc.) des entreprises lotoises dese connaître, et de se rencontrer.

■ Une organisation souple

Les conférences se déroulent sous forme d’exposés et dedébats (2 heures en moyenne sur des thématiques choisiespar la majorité des participants) et peuvent être animéesselon les sujets abordés, soit par un intervenant extérieur,soit par un professionnel interne. Aucune cotisation n’estdemandée pour adhérer au club.

■ Des objectifs simples

• Impulser et créer un réseau des personnels de la fonctionRH.

• Partager et échanger sur vos pratiques, vos valeurs et vosconceptions RH sur la base de thématiques (Réforme dela formation professionnelle, recrutement, politique del’emploi, rémunération, gestion de conflit…) et de problé-matiques humaines de l’entreprise.

• Tenter par le biais des échanges de pratiques d’apporterdes solutions à certains problèmes concrets de l’entreprise(propositions techniques, échanges de bonnes pratiques,outils).

Si vous souhaitez participer à ce réseau et aux débats à venir, contactezNathalie Faure – Tel. 05 65 20 48 66 – Email : [email protected]

Club Management Ressources Humainescréez votre réseau RH et échangez sur vos pratiques

FORMATION EMPLOI

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FORMATION EMPLOI

DÉVELOPPEZ LES COMPÉTENCESDE VOS COMMERCIAUX,

UN LEVIER STRATÉGIQUE POURVOTRE ENTREPRISE

TECHNICIEN SUPÉRIEUR DES FORCES DE VENTE

en contrat de professionnalisationen période de professionnalisationLa CCI du Lot vient d’ouvrir pour la 2e fois une for-mation diplômante de niveau III (Bac + 2), avec lelancement le 16 octobre dernier de la formationde Technicien Supérieur des forces de vente enpartenariat avec la CCI du pays de Brive.

Cette formation, qui accueille une dizaine departicipants, se déroule en alternance selon unrythme de deux semaines en centre de forma-tion et de deux semaines en entreprise. Sonobjectif est de professionnaliser des commer-ciaux opérationnels, capables de gérer un sec-teur de vente et de négocier à haut niveau dedécision.

Contact : Christophe Dussaud & Andrea Poterie 05 65 20 48 70

Partez gagnant, formezvos futurs commerciaux

par l’apprentissage

Vous recherchez des vendeurs ?Avez-vous pensé à l’apprentissage ?La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot vous propose sa section Institut des Forces de Ventes sous statut apprentissage.Son objectif est de former vos futurs vendeurs grâce à un programme particulièrement adapté aux missions actuellesattendues à un poste de commercial.

Rémunération minimale : de 41% à 61% du SMIC

Incitations financières : Exonération des charges, primeà l’embauche, prime à l’effort de formation (suivant les cas).

Public : jeunes de 18 à 25 ans.

Durée : 2 ans (400 heures par an)

Fréquence : Trois semaines par mois dans votre entre-prise, au poste de travail ; une semaine par mois en forma-tion à la CCI du Lot.

Si cette formule vous intéresse, n’hésitez pas à contacter le service formation de la CCI du LOT au 05 65 20 48 70. E-mail : [email protected]

Inscriptions et recrutements jusqu’au 1er janvier 2008

IFV SECTION APPRENTISSAGE

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 49

FORMATION EMPLOI

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Centre d’Étude des LanguesPour apprendre, réapprendre ou se perfectionner en langue étrangère, le Centre d’Étude

des langues de la CCI du Lot propose une offre de formation multiple en anglais, allemand, chinois, espagnol, italien, japonais, portugais, polonais et russe.

Le Centre d’Étude des Langues s’engage à étudier la formule qui correspond le mieux à vos besoins et à vos disponibilités :cours individuels, cours collectifs,cours par téléphone,cours de conversation téléphonique,cours spécifiques (langues des affaires, techniques industrielles,…)

Pour tous renseignements : Cathy Gabillard 05 65 20 48 60

Contactez-nous : CCI Lot - Point A - Tél. 05 65 20 48 60

Le Point A de la CCI au service des entreprises et des jeunes :• vous informe sur l’alternance :

contrats de professionnalisation et d’apprentissage• aide les jeunes dans leur orientation professionnelle,• facilite la mise en relation entre les entreprises et les jeunes• dispose d’une bourse de l’alternance (offres et demandes)

pourquoi pas vous?L’alternance

Fonds Social Européen

LES OUTILS DE MANAGEMENT

POUR LA PMEUNE FORMATION

POUR LES DIRIGEANTS DE TPE, PME-PMI

En partenariat avec l’Ecole Supérieure de Commercede Toulouse, la Chambre de Commerce et d’Industriedu Lot organise à partir de février 2008 une action deformation particulièrement adaptée aux besoins deschefs d’entreprises ainsi qu’à leurs adjoints, notam-ment dans les PME et TPE.

Dédiée au management et à la stratégie d’entreprise,cette formation a été conçue dans le but d’aider les dirigeants à progresser au quotidien dans le développe-ment de leur structure et de leurs activités.

Contact : Christophe Dussaud, [email protected] Andrea Poterie, [email protected]

05 65 20 48 69

FORMATION EMPLOI

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 51

FORMATION CONTINUE INTER-ENTREPRISESJANVIER - JUIN 2008

Formation Dates Durée LieuBUREAUTIQUEWORD Initiation 20 et 27 mars 2 jours Cahors 300 €EXCEL Initiation 3 et 10 avril 2 jours Cahors 300 €WORD Perfectionnement 20 et 27 mai 2 jours Cahors 300 €EXCEL Perfectionnement 11 et 12 février 2 jours Cahors 300 €Découverte d’Internet / messagerie Outlook 5 juin 1 jour Cahors 150 €LANGUESLangues courantes (60 heures) nous Lot 690 €Anglais, Allemand, Espagnol, contacterFrançais pour étrangers, Italien.Langues rares (50 heures) nous Lot 675 €Arabe, Chinois, Japonais, Polonais, contacterPortugais, Néerlandais, …Langues avec spécialités nous Lot nous Commerce, Hôtellerie-restauration, Immobilier, contacter contacterTourisme, Techniques industrielles,Export – Import, Vitivinicole,…MANAGEMENT ET GESTIONAuditeur interne en management (fin mai/début juin) 2 jours et demi Cahors 780 €environnemental à déterminerComptabilité Initiation 3 et 10 mars 3 jours Cahors, Figeac 750 €Comptabilité d’entreprise 26 et 27 mars 2 jours Cahors, Figeac 500 €Gestion du stress 22 et 23 mai 2 jours Cahors 460 €Management d’équipe 7, 8 et 11 avril 3 jours Cahors 750 €Améliorer la qualité de l’accueil 3 juin 1 jour Cahors 230 €(téléphonique et physique) Entretien professionnel 28 et 29 avril 2 jours Cahors 500 €Réforme des heures supplémentaires 22 avril 1 jour Cahors 250 €en entrepriseMarchés publics à déterminer 2 jours Cahors 590 €Référencement de site Internet 17 et 18 mars 2 jours Cahors 590 €E-commerce 2 et 3 juin 2 jours Cahors 590 €SÉCURITÉ, HYGIÈNE ET CONDITIONS DE TRAVAILHabilitation électrique du personnel à déterminer 3 jours Cahors, nous électricien et non-électricien Figeac contacterHygiène alimentaire 11 février 1 jour Cahors 175 €Sensibilisation aux risques ATEX à déterminer 1 jour Cahors 250 €SST (Sauveteur Secouriste du Travail ) 19 et 21 mars 2 jours Cahors, Figeac 294 €Recyclage SST 2 juin _ journée Cahors 84 €LEVAGE - MANUTENTION, CACESCACES R389, R386, R372, R390 nous contacter 3 jours Cahors, nous Recyclage conduite des engins de chantier Figeac, contacterPermis C, Ec, QS Gourdon ou Prayssac

Sous réserve des places disponibles.

Pour vous inscrire ou pour toute information complémentaire, contactez-nous au 05 65 20 48 70 ou 05 65 20 48 69 ou par mail :[email protected]

SERVICE FORMATION EMPLOI Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot

107, quai Cavaignac - 46002 Cahorswww.lot.cci.fr

05 65 20 48 70

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CONJONCTURE

L’année économique 2007 se termine surune conjoncture bien orientée comme entémoignent les niveaux d’activité des différents secteurs.

Une conjoncture sous les feux du trainrécent de commandes enregistrées par l’aéronautique régionale et des achats de fin d’année qui dynamisentla consommation des ménages.

Un tableau plutôt rassurant et empreintd’optimisme, lorsque l’on connaît le poidsrespectif qu’occupent les secteurs de l’aéronautique et de l’agroalimentaire dansnotre département :

• Le premier, au travers des prestations d’ingénierie technique et des travaux de sous-traitance qu’il génère ;

• Le second, par ses produits festifs,qui tire dans son sillage tout un pan del’économie, de la production des matièrespremières agricoles aux fabrications deproduits transformés et jusqu’à la distribution artisanale et commercialede proximité.

En contre-feu cependant, deux sujets de préoccupation, à savoir l’accroissementdes coûts énergétiques provoqué par la hausse du prix du pétrole etl’augmentation du prix de certainesmatières premières, notamment agricoles.Des dérives imputables à la demande mondiale et à des craintes de pénurie difficiles à contrôler et dont on ne peutprévoir l’évolution à long terme.

Les carnets de commandes sont pourvus etoffrent une bonne visibilité dans le temps.

Les capacités de production sontmobilisées, parfois fortement sollicitéescomme dans l’agroalimentaire et toutce qui gravite autour de l’aéronautique et de la construction.

Les investissements s’activent ; ils contribuent à la modernisation de l’appareilde production, à l’accroissement de ses capacités, à l’amélioration de la productivité et des conditions de travail.

Au niveau de l’emploi, l’intégration parl’économique se poursuit comme en témoignent la forte baisse du nombre des demandeurs d’emploi et la réductiondu taux de chômage.

Des embauches sont en cours ou prévuesdans les secteurs fortement chargés pourhonorer les contrats souscrits.

Les prévisions pour les mois à venir sontoptimistes et se placent dans une perspectivefavorable d’évolution de l’activité.

AÉRONAUTIQUE

Les capacités de production sontutilisées à plein pour respecter le plande charge imposé. Un accroissementdes moyens matériels et l’embauche desalariés sont envisagés. Compte tenudes commandes récentes enregistréesou confirmées, les prévisions sontoptimistes pour la fin de l’année etconfiantes pour l’exercice 2008.

MACHINES SPECIALES

La tendance de fond est toujours favorable et le rythme de productiondemeure soutenu. Les commandesengrangées permettent une bonnevisibilité à moyen terme. Le secteuraéronautique et sa bonne tenue,étayée par un train de commandesrécentes, sont plus que rassurants pourla profession en termes de niveau deprestations et de retombées.

MÉCANIQUE GÉNÉRALE

Les besoins de sous-traitance sonttoujours pressants, notamment endirection du secteur aéronautique ;ils devraient encore s’accroître comptetenu de l’accélération prévue descadences dans les ateliers de montageet des nouvelles commandes à honorer. Des investissements capacitaires et des recrutements sonten cours ou envisagés.

CONSTRUCTION ÉLECTRIQUE ET ÉLECTRONIQUE

Ce secteur, qui s’appuie largement surles besoins générés par le dynamismede l’aéronautique régionale et des activités de construction, fait état d’uncarnet de commandes jugé correctainsi que d’un plan de charge à mêmede mobiliser pleinement les moyensmatériels et humains disponibles.Les prévisions à moyen terme sontplutôt optimistes et vont dans le sensd’un accroissement du niveau de production pour répondre à de nouvelles prestations qui se profilent.

BUREAUX D’ETUDES TECHNIQUES

La demande est soutenue sur l’ensemble des marchés et l’activité du

secteur apparaît bien orientée.Les perspectives sont jugées favorableset les prévisions à moyen terme s’expriment avec confiance.L’aéronautique régionale, donneurd’ordres principal qui sollicite le secteur en permanence, aussi bienpour des solutions innovantes quecapacitaires, va générer de nouveauxtravaux d’ingénierie technique en relation avec le fort accroissement deson portefeuille de commandes.

BÂTIMENT &TRAVAUX PUBLICS

BâtimentEn gros œuvre, l’activité est toujoursbien orientée à la faveur de la bonnetenue de la construction et de la rénovation de logements, ainsi qued’une demande publique ferme. Dansle marché du locatif, les dispositifs dedéfiscalisation s’essoufflent, par contredes besoins pressants s’expriment enmatière d’hébergements sociaux.En second œuvre, le plan de charge est toujours important et de nouveauxbesoins s’expriment en relation avec la construction durable, les économiesd’énergie, l’engouement pour la décoration et le mieux vivre dans son logement.

Travaux publicsLes travaux d’infrastructures et deréseaux alimentent le secteur grâce à la montée en charge des aménagements routiers et au déblocage de programmes par les collectivités locales. Des chantiers se poursuivent, d’autres s’ouvrentpermettant aux opérateurs du département une bonne utilisation de leurs moyens matériels ainsi que le plein emploi. Les prévisions à moyenterme restent confiantes au vu del’évolution des commandes et de l’accessibilité aux appels d’offres diffusés.

TRANSPORTS

Transport de marchandises, messageriesL’ensemble de l’activité, aussi bien

de proximité qu’en zone longue, estsoutenue avec une bonne utilisationdu parc de véhicules. Le trafic devraitencore s’intensifier ces dernièressemaines jusqu’à la fin de l’année.La hausse du prix des carburantsimpacte de plus en plus les trésorerieset la rentabilité. La concurrence présente et forte constitue un freinimportant à la renégociation des

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 53

CONJONCTURE

conditions tarifaires et à leur mise encohérence avec le niveau des chargesactuel.

Transports de voyageursLe niveau d’activité du secteur estjugé satisfaisant par une majorité de professionnels. La proposition de destinations attractives à bon rapportqualité-prix, les excursions scolaires,le temps libre constituent autant defacteurs favorables à l’amélioration du plan de charge des opérateurs.

BOIS

Première transformation (scierie, parquet)La production se maintient à un bonniveau, dynamisée par les besoins desartisans locaux de la construction ainsique par la demande soutenue de laSNCF en bois sous rail. Les carnets de commandes sont correctementpourvus et les prévisions à moyenterme restent optimistes. Les tensionssur les cours du bois brut semblents’apaiser ; ce qui laisse une plus grandelatitude aux professionnels en matièred‘approvisionnement et de négociationdes prix.

Deuxième transformation (menuiserie du bâtiment)La demande est toujours active enrelation avec le bon niveau d’activitédans la construction ou la rénovationde logements et autres bâtiments.Les moyens de production sont bienutilisés et les stocks revenus à unniveau de sécurité suffisant.Les professionnels du secteur sontrelativement confiants car ils disposentd’une visibilité à moyen terme jugéesatisfaisante.

FILIÈRE VIANDE

Exportation de bestiauxA ce point de la campagne d’exportation, la situation est jugéeglobalement satisfaisante par les professionnels. On retrouve lesbases commerciales de l’année précédente à même époque.La fermeté des cours à la productionainsi que le renchérissement des coûtsde transport ne sont pas sans incidence sur la compétitivité de nosentreprises sur les marchés internationaux.

Abattage et négoce de viandeLe secteur est dynamisé par les besoinscroissants des préparateurs de produitsà base de viandes qui reconstituent

leurs stocks, ainsi que par la demandede consommation à caractère festifs’adressant tout particulièrement à desproduits de qualité ou des préparationsoriginales. La filière avicole a revaloriséses tarifs en fonction de l’accroissementdu prix des céréales et étoffe ses plansd’abattage pour répondre à la fortedemande de fin d’année.

Conserves finesL’activité de la filière gras est soutenueaussi bien en fabrication qu’en conditionnement-expédition.L’utilisation des capacités de production et de livraison va s’intensifierjusqu’en fin d’année pour satisfaire lademande de produits festifs. Les prévisions de vente s’établissent surcelles de la campagne précédentejugée globalement satisfaisante.

VIN ET BOISSONS

Vin de CahorsLa récolte 2007 s’est déroulée dans debonnes conditions pour une production moins importante en quantité mais dont la qualité devraitpermettre des vinifications intéressantes. La mise en place de nouvelles stratégies de commercialisa-tion mieux adaptées, couplée à la réactivation des débouchés à l’international, donne déjà des résultats concrets sur le terrain.La fin d’année, avec les nombreusespropositions à caractère festif,va enregistrer une hausse significativedes transactions.

LAIT ET FROMAGE

Lait de vacheLes rythmes de livraison progressentavec l’entrée en lactation des animauxet la demande qui devient de plus enplus pressante. L’accroissement desbesoins, notamment au niveau inter-national, a provoqué une revalorisationdes prix à la production ainsi qu’unerévision des quotas. Le déficit de disponibilités et le renchérissementdes coûts d’approvisionnementprovoquent quelques tensions auniveau des activités de la branche fromagère.

Fromage de chèvreLa demande se réactive après unepériode de calme faisant suite auxventes touristiques. Pour cause unepart importante de l’offre chèvre, dontl’AOC Rocamadour et les produits fermiers, s’inscrit dans la catégorie des

produits festifs particulièrementrecherchés en cette fin d’année.

TRAVAIL DU GRAIN

Fabrication d’aliments du bétailLes activités de fabrication et de livraison à ce jour répondent auxbesoins d’engraissement, aussi bienpour les animaux de boucherie quepour les volailles grasses. Les prévisionspour les semaines à venir se calquentglobalement sur les tonnages distribuésau cours de la campagne précédente.

BiscuiterieLes produits meringués destinés auxpréparations glacées sont moinsdemandés qu’il y a quelques semaines.L’effet rentrée se précise pour les produits à grignoter ou proposés dansles structures scolaires. La concurrencesur les linéaires est forte, mais il existeune place grandissante pour des produits spécifiques et originaux à l’at-tention d’amateurs et de connaisseurs.

FRUITS ET LEGUMES

Stations fruitièresLa production de noix est jugée satisfaisante, aussi bien en quantitéqu’en qualité. Le conditionnement sepoursuit normalement et les ventesdébutent, essentiellement tirées par lemarché international. Les pommes sontentrées en station pour une productionrelativement satisfaisante en quantité etqualité. Les premières ventes se déclarent sur un marché encombré etplutôt captif de l’offre festive de fin d’année. Les négociations et la contractualisation avec la grande distribution prennent de plus en plusd’importance, de même que l’apport del’assurance d’une production raisonnéecouplée à des conditions de stockage etde conditionnement garantes de la qualité, de la sécurité et de la traçabilitédes produits mis en marché.

Produits transformés (confitures, avant-produits industriels)Le marché des confitures et des compotes, quelque peu marginalisé parles achats festifs sur le marché intérieur,est bien soutenu par la demande internationale qui se déploie sur denouveaux pays ou des pays peu couverts. Les avant produits industrielsbénéficient de la forte activité de fabrication des industries alimentairesutilisatrices qui ont des besoins importants pour approvisionner lesmarchés de fin d’année.

54 E N T R E P R E N D R E 1 4 0

Alimentation :Mois d’octobre satisfaisant dans lesecteur alimentaire toutes formes decommerce confondues (grande distri-bution et commerce traditionnel). En cumul sur 10 mois, l’évolution estpositive : +1,8% dans l’alimentationgénérale et + 1% dans le secteur de laviande.

Equipement de la personne :Progression des chiffres d’affairesdans le commerce d’habillement et detextile en octobre 2007.Depuis le début de l’année, ce secteurd’activité est en augmentation de 3,3 %.En observant l’évolution par forme decommerce, on note que ce sont les maga-sins qui enregistrent les plus fortes

hausses avec + 6,6%. Les commerçantsindépendants et les succursalistes sont à+ 4 %. Par contre, les rayons des super-marchés et des hypermarchés voientleurs ventes stagner (+ 0,6 % seulementsur dix mois 2007). Bonne année dans lescommerces de chaussure : Octobre a étésatisfaisant et la progression ces ventessur les dix premiers mois est de 4,4 %.

Equipement du logement :Les commerces de détail de meubles,électronique grand public, quincaillerieet bricolage ont vu leurs ventes aug-menter en octobre et sur les dix pre-miers mois de l’année 2007. Seuls lescommerces d’électroménager accusentune baisse des ventes de 4,8 % depuisles début de l’année. Il faut tempérer cemauvais chiffre en rappelant que l’anpassé, les mêmes commerces avaientréalisé un bon mois d’octobre.

Culture loisirs :Bon mois d’octobre qui compense uneannée 2007 en recul. Les activités de détaildu livre et de la papeterie sont en replidepuis deux ans. Les ventes dans la bijou-terie sont en repli en octobre. Cependant,ce secteur d’activité progresse de 6,4 % envaleur sur les dix premiers mois 2007.

Automobile :En octobre augmentation des ventes,en valeur, dans l’automobile neuve(+ 8,9 %) mais recul des ventes d’au-tomobile d’occasion (- 2,7 %). En cumul sur dix mois, stagnation desventes d’automobiles d’occasion et faibleprogression dans l’automobile neuve.

CONJONCTURE

CONJONCTURE COMMERCE Octobre 2007Statistiques nationalesÉvolution des chiffres d’affaires en valeur (source : Banque de France)

ÉVOLUTION CA EN VALEUR EN POURCENTAGE OCT 07 10 mois 07OCT 06 10 mois 06

ALIMENTATION HORS BOUCHERIE 6,2 1,8VIANDE 5,4 2,4TEXTILE / HABILLEMENT 6,8 3CHAUSSURE 1,2 4,4MEUBLE 3,9 2,2APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS - 0,3 -4,8ÉLECTRONIQUE grand public 1,6 4,4QUINCAILLERIE 6,2 6,2BRICOLAGE 5,2 4,6LIVRE ET PAPETERIE 5,7 0,1HORLOGERIE / BIJOUTERIE - 0,1 6,4AUTOMOBILES NEUVES 8,9 2,7AUTOMOBILES OCCASION - 2,7 0,3

ÉVOLUTION CA EN VALEUR OCT 07 10 mois 07OCT 06 10 mois 06

ENSEMBLE DU COMMERCE DE DÉTAIL 4,8 2,6Dont petit commerce (hors automobile) 4,5 2,8Dont grande distribution 5,5 1,8

Par rapport au mois d’octobre 2006, qui comportait un jour ouvrable de moins et lemême nombre de samedis, le courant d’affaires a progressé en valeur de 4,8 %.En cumul sur les dix premiers mois de l’année 2007, le chiffre d’affaires du commerce dedétail a progressé de 2,6 %.L’évolution des affaires est plus forte dans le petit commerce que dans la grande distri-bution (supermarchés, hypermarchés, grands magasins et vente par correspondance).

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 55

INDICATEURS

1 0002 0003 0004 0005 0006 0007 0008 000

1996

1997

1998

1999

2000

2001

6 781 6 749 6 3765 861

5 0184 386

2002

4 674

2003

5 100

2004

200

5

5 0154 608

200

6

4 1733 691

200

7

IMMATRICULATION DE VÉHICULES

0100200300400500600700800

1996

1997

1998

1999

2000

2001

526481

578

650

575

449

2002

576

2003

648

2004

2005

829

662

2006

806747

2007

OFFRES D’EMPLOIS AU 30 SEPTEMBRE

Occasions

Neufs

9 mois9 moisJan. Sept. 06 Jan. Sept. 07

4 796 5 142

11 139 11 972

Évolution %

+ 7,2

+ 7,5

167,9MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des exportations lotoisesau cours des 9 premiers mois de 2007.

Un montant équivalant à celui des 9 premiersmois de 2006 (167,8 millions d’euros).

1 305C’EST LE NOMBRE

DE LOGEMENTSautorisés dans le Lot

au cours des 9 premiers mois de 2007Une diminution de 19%

par rapport aux 9 premiers mois de 2006 (1 612).

DEMANDES D’EMPLOIS AU 30 SEPTEMBRE

+1,5%C’est la variation annuelle de l’indice

des prix à la consommation au 30 septembre 2007.

Elle était de 1,2% un an auparavantau 30 septembre 2006.

432 C’EST LE NOMBRE DE

CRÉATIONS D’ENTREPRISESdans le Lot au 1er semestre 2007.

Une augmentation de 0,5%par rapport au 1er semestre 2006

(430) SOURCE INSÉE.

7,1%C’EST LE TAUX DE CHÔMAGE

au 30 septembre 2007.Une diminution de 1,1 point

par rapport à septembre 2006 (8,2%).

13,26C’est la variation triennale

de l’indice du coût de la construction au deuxième trimestre 2007.

2e trimestre 2004 : 1 2672e trimestre 2004 : 1 435

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56 E N T R E P R E N D R E 1 4 0

Construction européenne :le Lot est gagnant (1)Les chiffres, surtout lorsqu’ils sont « son-nants et trébuchants », parviennent à ren-verser les idées reçues. C’est notammentvrai en ce qui concerne les apports del’Union européenne au développementde l’économie lotoise. En 2005,Entreprendre faisait l’addition : la régionMidi-Pyrénées a bénéficié d’une dotationde près d’un milliard d’euros au cours dela période 1994-2006, ce qui a fait d’ellel’une des mieux loties au niveau national.Principalement destinées aux grands pro-jets d’infrastructures, au tourisme et à l’ac-tivité agricole, ces dotations ont accéléréle repeuplement des zones rurales. Le Lot

est ainsi devenu l’un des départementsporteurs du concept de « nearshore »,néologisme anglais qui désigne la « délo-calisation proche », opposée à la délocali-sation vers l’Asie, l’Amérique du Sud oul’Afrique du Nord, nommée « offshore ».

Le tourisme nouveau est arrivé (2)Tous les professionnels du tourismelotois partagent le même constat : laclientèle étrangère a fortement évolué cesdix dernières années. Si le changement leplus marquant reste la très forte baisse dunombre de clients allemands, il ne fautpas oublier que le Lot a retrouvé unedynamique de progression. Comment ?Les offres touristiques ont en fait com-

mencé à s’adapter à la montée en puis-sance de nouvelles clientèles, espagnole,italienne, australienne, israélienne ou chi-noise. S’adapter à une telle diversitéimplique assurément des investissementsmais cela demande également une régle-mentation adaptée : « entre le Hollandaisqui mange à 18 heures et l’Espagnol quine passera pas à table avant 22 heures, jefais comment moi avec mes 35 heures ? »,demandait en 2005 Robert Véril, patronde la Vieille Auberge à Souillac.

L’industrie lotoise s’impose dans la Défense (3)La discrétion est de mise dans le secteur dela Défense. C’est donc avec discrétion que

321

1987-2007 : Les 20 a2005-2007 : Le Lot peaufine ses atouts

Désormais doté d’infrastructures performantes – notamment au niveau du réseau routier et de l’Internet – le Lot a renforcé ces dernières années les points forts

de son économie : l’agroalimentaire, le tourisme, la mécanique de pointe ou encore le vin. Au-delà, le département est favorisé par le dynamisme de sa démographie et par l’émergence de

nouveaux équilibres au sein de l’Union européenne.

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 7 57

l’industrie lotoise a pris une position deforce sur le marché des applications mili-taires. Si le projet le plus connu reste leshélices de l’A400M, la douzaine d’entre-prises du département impliquée fournit,entre autres exemples, les cartes électro-niques de l’avion Rafale, des ensembles detôle pour les chars Leclerc ou les MiragesF1, des prototypes d’hélicoptères ou desgénérateurs haute tension d’impulsionsélectromagnétiques. A l’occasion du dos-sier consacré à ces activités de hautes tech-nologies, Entreprendre ouvrait égalementles portes d’un acteur incontournable etpourtant largement méconnu : le Centred’Etudes de Gramat, qui emploie près de300 personnes.

Internet : l’heure du haut débitest arrivée (4)Fin 2006, les entreprises lotoises pouvaientfaire deux constats en ce qui concerneInternet : d’une part, le nombre de pointsd’accès en haut débit (ADSL), avait très for-tement progressé au cours des deuxannées précédentes et 85 % de la popula-tion du département pouvait y accéder ;

d’autre part, il devenait officiel qu’unnombre limité de zones blanches subsiste-rait. Pour ces dernières, il n’y aurait d’autresolution que de déployer des technologiesalternatives, telles que le courant porteuren ligne (CPL), le WiFi ou les liaisons satel-litaires. Quoi qu’il en soit, la rapide montéeen puissance du haut débit a accéléré ledésenclavement du département.

Grande distribution alimentaire :les rayons de la croissance (5)En moins de 20 ans, la grande distributionalimentaire a doublé sa surface de ventedans le département. Cette progressionest d’abord liée à l’agrandissement desmagasins. Le nombre de points de ventea de son côté peu progressé, passant de43 à 46 entre 1998 et 2007. Comme dansle reste de la France, l’évolution la plusmarquante de ces dernières années restela montée en charge des enseignes du« discount », les dernières ouvertures endate étant celles de Aldi à Saint-Céré et deNetto à Souillac. Un chiffre suffit pourtantà modérer cette croissance dans le Lot : lecentre commercial de Portet-sur-

Garonne, près de Toulouse, occupe à luiseul une surface de 60 000 mètres carrés,soit plus que les surfaces cumulées des 46magasins lotois.

Vin de Cahors :le souffle du marketing (6)Selon les professionnels, la première diffi-culté du vignoble de Cahors est son morcel-lement : la surface moyenne des 447 exploi-tations de la zone de l’AOC est de 5,12hectares, alors que le Syndicat de Défensede l’Appellation et de l’Interpro-fession acalculé que la viabilité économique deman-dait généralement une surface d’au moins15 hectares. Ce constat est fait au momentoù une part importante des vignerons passeou s’apprête à passer la main. Enfin, leCahors a probablement tardé à réagir àl’émergence de nouveaux concurrents, qu’ils’agisse de vins étrangers ou des autresappellations du Sud-Ouest. C’est dans cecontexte que l’Union Interprofessionnelledes Vins de Cahors (UIVC) a lancé en 2006une vaste campagne de marketing, fondéesur la promotion de la marque « BlackWine » et du cépage Malbec.

5 64

ans d’Entreprendre

PETITES ANNONCES

OFFRE D’EMPLOI

COMMERCIAL ITINÉRANT 140 O 1Camping lotois recherche un commercial itiné-rant afin de développer sa clientèle et d’assurerla communication de ses activités auprès destructures variées (ex : comités d’entreprise…).Expérience et réseau souhaités – Connaissancesou formation en développement commercial etde réseaux, appréciées.

FORMATEUR BTP 140 O 2Entreprise de formation spécialisée BTP, dansle cadre de son implantation lotoise, rechercheun formateur BTP (conduite d’engins, Caces,montage échafaudage…)- Expérience souhai-tée – Mobilité indispensable.

VENDEUR MENUISERIE 140 O 3Grande surface de bricolage recherche unvendeur menuiserie – Contrat en CDI – 35h –Qualification : Bac professionnel ou équiva-lent – Nord du Lot.

DEMANDE D’EMPLOI

SECTEUR IMMOBILIER RESPONSABLE-CHARGÉ DE CLIENTÈLE 140 N 1Expérience confirmée de plusieurs annéesdans le secteur immobilier sur des postesvariés et à responsabilités (chargé de clien-tèle, responsable de service, responsabled’agence, directeur de gestion…) – Bac + 2 enDroit des affaires – Bon niveau en anglais –Mobile – Disponible 2ème semestre 2008.

SECTEUR JURIDIQUE 140 N 2Master en Droit privé mention droit des affaireset ressources humaines (Bac+4) – Expérience de2 ans dans le secteur des assurances, du recou-vrement et de cabinets d’avocats. Maîtrise desoutils informatiques – Anglais et Espagnolniveau moyen – Disponible au 1/01/2008

SECTEUR TOURISME – RESTAURATION 140 N 3Profil 1 : Assistant restauration/tourismeExpériences en restauration (chef de partieet gestionnaire établissement) et en tou-risme (agent de voyage, chef de comptoir) –Bac + 2 en anglais et formation en tourisme.

Profil 2 : Agent d’accueil et de promotion expérimentéExpériences variées en tourisme, administra-tion des ventes, administratif, relation clientèleet management d’équipe – Formation niveaubac - Maîtrise informatique – Anglais bilingue.Profil 3 : Chef réceptionniste / Assistante de directionExpérience de 11 ans dans le secteur de la res-tauration et du tourisme (promotion établis-sement, contrats agences, réservation,accueil, organisation séminaires, gestion dupersonnel…) - Formation BTS Gestion merca-tique en hôtellerie et restauration – Anglaiscourant – Espagnol scolaire – Allemandnotions – Connaissances Word/Excel.

SECTEUR ENVIRONNEMENT 140 N 4Profil 1 : Ingénieur environnementMaster Gestion de l’environnement /Ingénierie Ecologique – Expérience de 2 ansen tant qu’ingénieur environnement –Compétences en management environne-mental, Droit de l’environnement, Gestiondes déchets et de la ressource en eau, Ecotoxicologie, Aménagement du territoire–Mobilité sur le Lot et le grand sud – Maîtriseinformatique – Langues anglais et espagnol.Profil 2 : Contrôleur qualité Ancien agent de production et de fabricationdans le secteur de la mécanique (avions, auto-mobiles, éoliennes) – Formation niveau CAP en"mécanique cellules d’avions" – Notions anglaiset espagnol – mobile autour de 40 Km de cahors.Profil 3 : Animatrice / Formatrice /Technicienne qualité et environnementMaster Européen en management desrisques santé et sécurité du travail (IOSH) etMaîtrise en management et ingénierie dudéveloppement durable (nombreuses certifi-cations)- Réalisation de plusieurs audits QSEet expérience commerciale en agro-alimen-taire – Disponible, motivée et dynamique -Mobile à 50 km autour de Cahors.

SECTEUR SECRÉTARIAT / ADMINISTRATIF /GESTION 140 N 5Profil 1 : SecrétaireExpérience de 6 ans dans le secrétariat pourune entreprise et une étude notariale (secré-tariat, accueil, saisie…) – BTS Assistante degestion PME/PMI et BTS Communication desentreprises – Connaissances Word/Excel –Anglais niveau scolaire.Profil 2 : Secrétaire polyvalente / Assistante de gestionJeune diplômée BTS Assistante GestionPME/PMI – Expérience de 10 mois au sein de2 entreprises lotoises – Maîtrise de l’informa-tique – Connaissance logiciels de comptabi-lité (Ciel, Sage)- Bon relationnel et adaptable– Mobile sur le Lot, Lot et Garonne.Profil 3 : Secrétaire / Assistante de gestion Jeune diplômée BTS Assistante GestionPME/PMI- Expérience de 3 mois en entreprise- Maîtrise de l’informatique – Connaissancede logiciels de comptabilité – Anglais scolaire.

Profil 4 : Secrétaire / Assistante de gestionJeune diplômée BTS Assistante GestionPME/PMI – Connaissances informatiques –Anglais et espagnol niveau scolaire.

SECTEUR COMPTABILITÉ 140 N 6Profil 1 : Comptable Expérience confirmée en comptabilité à lafois en entreprise et en cabinet d’expertisecomptable (gestion d’un portefeuille clients,contrôle procédures comptables, comptabi-lité fournisseurs…) – Certificat Comptabled’Études Comptables et Financières (DECF) –Maîtrise de l’informatique - Anglais lu etparlé – Accepte temps plein ou partiel –Mobilité réduite à 50 Km autour d’Albas.Profil 2 : Comptable Expérience de 15 ans en comptabilité dans plu-sieurs entreprises et gestionnaire d’un barPMU - DUT en gestion des entreprises et admi-nistrations option finances / comptabilité –Personne ouverte et adaptable.Profil 3 : Assistant comptableDUT en gestion des entreprises et adminis-trations option finances / comptabilité –Expérience en comptabilité dans le secteurbancaire et CCI – Anglais lu et parlé – Notionsd’espagnol – Connaissances informatiqueset logiciels de comptabilité (gestionnairepaie, Ciel comptabilité).Profil 4 : Assistante comptable polyvalenteExpérience dans plusieurs entrepriseslotoises (facturation, salaires, saisie, écriturescomptables, mouvements bancaires, suivi…)– Niveau V (brevet) – Formation à Autogest,Ciel Paie - Personne prête à acquérir et às’adapter à d’autres expériences - Ouverte àun temps plein ou partiel – Mobilité de 25 kmautour de Gourdon.Profil 5 : Secrétaire comptableNiveau Cap sténo dactylo comptabilité com-merce – Expérience de 22 ans dans 2 entre-prises lotoises – Très bonne pratique infor-matique – Connaissance Api Mecanic.Profil 6 - Responsable Administratif /Financier / Comptable Solide expérience au sein de plusieurs entre-prises lotoises- Formation Bac + 4 – Ouvertet adaptable à des missions dans sondomaine de compétences – Disponibleimmédiatement.

SECTEUR COMMERCE 140 N 7 Profil 1 : Agent commercial Jeune diplômée BTS Négociation et relationsclients – Expérience variée (stages et missions)en commercial et tourisme – Bonne maîtrisede l’informatique – Très motivée et bon rela-tionnel – Anglais et espagnol niveau scolaire.Profil 2 : Responsable d’un centre de profitExpérience confirmée en gestion d’entreprisesur des aspects de développement de structure,de comptabilité juridique, de paie et de gestiondes ressources humaines – Diplômes Bac + 5 encontrôle de gestion audit interne, gestion desentreprises agro alimentaires, techniques decommercialisation et en comptabilité/ges-

POUR CANDIDATURESEnvoyer lettre de motivation et CV,sous référence Cand.Entrep./CCI à :

CCI du Lot – Pole emploi/RH107 Quai Cavaignac BP 7946002 CAHORS CEDEX [email protected]

Nathalie FAURETel. 05 65 20 48 66

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PETITES ANNONCES

tion/fiscalité agricole – Personne dynamique etmotivée – Poste recherché autour de Cahors,voire Montauban - Maîtrise de l’informatique etde nombreux logiciels de paie.Profil 3 : Responsable opérationnel et commercial 14 ans d’expérience en création et développe-ment commercial (management, commer-cial et techniques de clientèle) au sein deplusieurs entreprises françaises – FormationCNAM (ITB) – Anglais scolaire – Maîtriseoutils bureautiques.Profil 4 : Responsable / technico-commercial / marketing Expérience confirmée en développement deportefeuille clientèle, élaboration de plans devente/ marketing et en management – Éludeux fois "Meilleur vendeur de France" –Niveau DUT – Bonne maîtrise de l’anglais.Profil 5 : Assistante commerciale import / exportMaîtrise (Bac +4) « langues étrangères appli-quées » (anglais/espagnol) mention affaireset commerce – Expérience de 2 ans commeassistante commerciale dans une PME+ diverses missions (accueil, communication)– Maîtrise de l’informatique et du logicielSage gestion commerciale.Profil 6 : Assistante commerciale / gérante de magasinExpérience confirmée en gestion de maga-sins et vente (gérante d’un magasin alimen-taire + de confection) – Connaissance Wordet Excel – Formation BEP Comptabilité.Profil 7 : VendeuseExpérience de 6 ans dans la vente – Ouverteà un contrat à temps plein ou partiel dans lesecteur de Cahors – Véhicule personnel.

SECTEUR TECHNIQUE (GÉNIE CIVIL,MAINTENANCE INFORMATIQUE ET TÉLÉPHONIQUE, INFOGRAPHISTE) 140 N 8Profil 1 : Coordinateur travaux – chargé d’opération – expert amiante Expérience de 5 ans dans des missions de BETfluide et d’ordonnancement / pilotage / coor-dination – Licence en gestion de la productionen génie civil – expert amiante – Anglais tech-nique – Maîtrise informatique (Project,Autocad) – Mobilité autour de Figeac.Profil 2 : Technicien de maintenance Longue expérience en maintenance télépho-nique et informatique pour des PME etgrands groupes industriels en France –Permis Nacelle – CAP téléphoniste.

VENTES & LOCATIONSDROIT AU BAIL 140 V 1A Gramat,à vendre droit au bail (magasin d’anglede 60 m2 avec arrière boutique de 20 m2) dans ruepiétonne commerçante et passante – 2 vitrines,climatisation – Bon état général – Bon éclairage –Carrelage récent au sol – Idéal pour tous com-

merces et activités de services sauf nuisances –1er étage possibilité d’appartement (investisse-ments à prévoir) – Possibilité achat des murs.

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DROIT AU BAIL 140 V 7A Cahors, dans zone commerciale, à vendredroit au bail – Surface de vente 140 m2 avecbureaux 18 m2 et réserve 14 m2 - Parking –Grandes vitrines et baie vitrée.

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Transmission/ Reprise, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot édite

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