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Novembre | Décembre 2008 146 FILIÈRE VITICOLE : LE CAHORS FACE À SON DESTIN FILIÈRE VITICOLE : LE CAHORS FACE À SON DESTIN DEGAS : Au bonheur des danseuses CAHORS : La ZAC de Labéraudie monte en puissance

Entreprendre 146

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Magazine bimestriel de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Lot.

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Novembre | Décembre 2008

N° 146

FILIÈRE VITICOLE :

LE CAHORS FACE À SON DESTINFILIÈRE VITICOLE :

LE CAHORS FACE À SON DESTIN

DEGAS :Au bonheur

des danseuses

CAHORS : La ZAC de Labéraudie monte en puissance

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Hasardsde l’actualité

Au moment même où la

filière viticole lotoise se

positionne par rapport à la mise

en place d’une structure régio-

nale, les chambres de commerce

et d’industrie viennent de décider à une très large

majorité de mettre en place une vaste réforme de leur

organisation en donnant au niveau régional une place

déterminante.

Plus que centenaires, les CCI représentent les entre-

prises de leur territoire, leur apportent un appui tech-

nique, gèrent un très grand nombre d’équipements

publics (ports, aéroports, parkings, etc.) et forment des

millions de jeunes et de salariés.

Si leurs compétences et leurs services n’ont cessé de

s’étendre, leur organisation territoriale n’a pas changé

depuis leur création. D’évidence, elle ne correspond

plus à la réalité d’une économie en pleine mutation. La

mise en commun de leurs moyens et leur intégration

dans un réseau efficace, permettant de réelles écono-

mies d’échelle, se sont trop souvent heurtées aux

conservatismes.

C’est une situation paradoxale pour des organismes

dirigés par des chefs d’entreprise qui sont par ailleurs

confrontés tous les jours au changement et à la

concurrence.

Pour sa part, la CCI du Lot s’est immédiatement inscrite

dans le projet le plus ambitieux qui, largement adopté

par le réseau des chambres consulaires, devrait se

mettre en place dans les prochains mois. L’enjeu est

bien de rendre un meilleur service à un moindre coût

à des entreprises qui en ont particulièrement besoin

dans la période difficile que nous traversons.

Jean-Pierre Lagane

Président de la CCI du Lot

04-14 DOSSIERFilière viticole : le Cahors face à son destin

15-17 ÉCONOMIE LOTOISE

15-16 2007 : Priorité à la rentabilité

17 Comment les entreprises lotoises préparent 2009

18-21 ENTREPRISES

18-19 Rey SurgelésDes recettes traditionnelles et inéditesde pâtisseries crues surgelées

20-21 Rose PressionDu vin et des bulles…

22-33 ENJEUX

22-24 Cahors : la ZAC de Labéraudie monte en puissance

26-27 L’an 1 de ERDF & GRDF

29-31 Pôle commercial et touristique d’AlvignacUne nouvelle dynamique

32-33 Directive européenne REACHPour les entreprises, il est urgent d’anticiper

34-36 PLEIN CADRE

34-36 DegasAu bonheur des danseuses

35-55 L’ACTUALITÉ EN BREF

37 Repères Éco

41 Tourisme

43 Commerce

44 Vient de paraître

45 Formation Emploi

52 Conjoncture

55 Indicateurs

56-58 PETITES ANNONCES

Entreprendre BimestrielChambre de Commerce et d’Industrie du LotQuai Cavaignac - 46000 CahorsTél. 05 65 20 35 48

Directeur de la Publication : Loïz PierreConception & réalisation : Campagne de PresseRégie publicitaire : Editions Bucerep, Philippe de Vriendt, 06 50 71 57 76Mise en page : François CadartImprimerie : France Quercy / CahorsCommission paritaire : 1 402 ADEPISSN : 0992 - 681 XAbonnement : 7,50 €

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L e Cahors doit-il rejoindre la nouvelle interprofessiondes vins du Sud-Ouest ou doit-il poursuivre seul lastratégie développée depuis deux ans ? Ce dossier

n’a pas vocation à trancher. Son but est plutôt de faire unétat des lieux chiffré et de donner la parole aux principauxintervenants, depuis les responsables de la région Midi-Pyrénées jusqu’aux négociants et aux producteurs, enpassant par l’Union Interprofessionnelle des Vins deCahors, qui s’était largement exprimée dans les deux précédents dossiers que ce magazine a consacré à la filièreviticole lotoise, en juillet 2007 et au printemps 2008.

Quels que soient les avis de chacun, le consensus se faitautour d’un constat essentiel : la consommation de vin adiminué de moitié en France au cours du siècle dernier et elleva encore chuter de 30 % au cours des quinze prochainesannées ; la seule et unique solution pour éviter l’arrachagedes vignes consiste donc à exporter davantage. La tâchen’est pas simple,car près de 90 % du chiffre d’affaires générépar le Cahors reste dépendant du seul marché français.

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot s’est enga-gée à accompagner les entreprises de la filière dans ledéveloppement de leur activité à l’export, en collabora-tion avec la CRCI et les autres CCI de Midi-Pyrénées. Lesdifférentes actions prévues pour l’année 2009 sont égale-ment précisées dans ce dossier.

Dans tous les cas, il paraît certain qu’une solution seratrouvée pour unir les forces à l’échelle régionale. La vraiequestion devient aujourd’hui de savoir à quelle échéanceelle se fera jour.

Personne n’ignore que la filière doit apporter une réponsede façon urgente, car les autres vignobles français, et plusencore les autres pays producteurs de vin, ne marquentaucune pause dans leur progression.

Le bassin viticole Sud-Ouest en chiffres

Production :360 millions de bouteilles, dont :- 206 millions de bouteilles de vins blancs- 154 millions de bouteilles de vins rouges et rosés- 27 % en appellations d’origine- 59 % en vins de pays- 14 % en vins de table

Entreprises :- 1 000 caves particulières- 21 caves coopératives- 20 négociants

Emploi :- 2 900 salariés dans les exploitations- 500 salariés dans les caves coopératives

Valeur de la production de vins :- Supérieure à 800 millions d’euros

Source : Observatoire Economique Vins et Eaux de vie du Sud-Ouest( janvier 2008). Ces données portent uniquement sur la viticulture enMidi-Pyrénées et intègrent les chiffres du Cahors qui fait partie duBassin Sud-Ouest.

Organisation de la filière :

Le Cahorsface à son destin

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Une superficie de 39 000 hectares de vignes répartis à 50 %

entre vignerons indépendants et coopérateurs.

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2008, l’Union Interprofessionnelledes Vins du Sud-Ouest a été la pre-mière interprofession de bassinreconnue par l’Etat. C’est une bellereconnaissance du travail de laRégion et surtout du chemin par-couru par l’Interprofession.

Qu’est-ce qui a motivé la mise enplace de cette structure ?Cette démarche est tout d’abord fon-dée sur un constat simple : la consom-mation de vin ne cesse de baisser enFrance et il est indispensable de s’unirpour trouver des débouchés à l’ex-port. L’alternative est simple : soit onexporte davantage, soit on arrache lesvignes. Au-delà de l’enjeu que celareprésente pour la filière viticole, c’estun problème d’aménagement du terri-toire. Dans le Lot, par exemple, celabouleverserait le fragile équilibre éco-nomique de l’ensemble de la vallée.

La création d’une interprofession desvins du Sud-Ouest est-elle une idéerécente ?Le Conseil Régional de Midi-Pyrénéesa joué un rôle essentiel dans la créa-tion d’un organisme représentatif desvins du Sud-Ouest. En 2006, ce travaila tout d’abord conduit à la créationd’une association qui a réuni l’en-semble des appellations du grandSud-Ouest, hors les vins de Bordeaux.

L’appellation Cahors a logiquementparticipé aux premières réunions. Fin 2006, la nécessité de créer uneinterprofession à l’échelle du bassins’est imposée et le Conseil Régional adécidé de consacrer une enveloppede 11 millions d’euros à la structura-tion de la filière sur la période 2007 à2009. Cela représente plus de 12 %des ressources allouées par la Régionau secteur agricole. En septembre

Le constat de Martin Malvy,Président du Conseil Régionalde Midi-Pyrénées :« Fin 2006, la nécessité de créer uneinterprofession à l’échelle du bassins’est imposée et le Conseil Régional a décidé de consacrer une enveloppede 11 millions d’euros à la structurationde la filière sur la période 2007 à 2009.Cela représente plus de 12% des ressources allouées par la région ausecteur agricole. »

Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées s’est engagé en 2006 dans une initiative de structurationde la filière viticole du Sud-Ouest. Ce travail a conduit à la création d’une interprofession desvins du Sud-Ouest, qui réunit près de 40 appellations d’origine contrôlée et de vins de pays.

Quel est l’intérêt pour le Cahors de rejoindre cette nouvelle structure ? Les réponses de MartinMalvy, Président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées, et de Jean-Claude Blanchou, ConseillerRégional et Président de la commission Agriculture et Agroalimentaire.

Les engagements du ConseilRégional de Midi-Pyrénées

Le 20 octobre dernier, dans le Gers, Martin Malvy a rencontré les membres de l’Interprofession, à l’occasion des vendanges du lycée de Riscle.

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chacun peut comprendre. Dans tousles cas, le saupoudrage des ressourcesn’est plus de mise.

Quelles sont les premières actionsmenées par l’UIVSO ?Il faut comprendre que le bassin desvins du Sud-Ouest ne peut pasattendre plus longtemps pour aller del’avant. D’ores et déjà, la Région asoutenu l’initiative Vinovalie, larestructuration des EtablissementsNicolas à Fronton ou la création delinéaires Sud-Ouest au Canada.

Si, un jour prochain, des difficultésmajeures apparaissent, les respon-sables de la filière ne pourront pasexpliquer qu’ils n’ont pas été infor-més de la menace. Les producteurs,eux, pourront effectivement direqu’on ne leur a pas fourni une infor-mation complète. Nous ne sommespas favorables à une solution quiconduirait à laisser un grand nombred’entre eux sur le bord de la route. LeCahors a toutes les qualités pour s’im-poser comme le leader de cettegrande interprofession. Le tempspresse, mais il n’est pas trop tard.

Et si la stratégie de l’UnionInterprofessionnelle des Vins de Cahors était la bonne ?Si le Cahors réussit à redresser sa situa-tion sans l’aide de personne, on nepourra que saluer la performance,mais les chiffres officiels qui sont dif-fusés aujourd’hui ne font pas appa-raître un renversement de tendance.Pour le reste, il n’est pas question dedécréter que la mise en avant ducépage malbec ou l’association avec levignoble argentin sont des erreurs. Ilfaut plutôt rappeler que ce ne sont pasdes solutions à tous les problèmes.Le Cahors ne risque-t-il pas de perdreson identité au profit du malbec ? Peut-on raisonnablement penser que la pre-mière préoccupation de l’Argentine estde permettre au Cahors d’accroître ses

ventes ? On peut se poser ces ques-tions, mais ce n’est pas au ConseilRégional d’y répondre. Dans tous lescas, l’UIVC pourrait poursuivre sa stra-tégie au sein de l’interprofession desvins du Sud-Ouest.

La solution ne pourrait-elle pas êtrede créer une fédération des interprofessions qui, outre le Cahors,réunirait d’autres appellations quin’ont pas rejoint UIVSO, comme le Jurançon ou le Bergerac ?Plusieurs solutions sont étudiées maison ne peut pas oublier que les motsont un sens : il est difficile de parlerd’une « fédération » lorsqu’on est seu-lement deux acteurs de la région Midi-Pyrénées, l’UIVC d’un côté et l’UIVSOde l’autre. Il faut en effet rappeler quele Jurançon et le Bergerac sont situésen Aquitaine. Plus concrètement, laraison d’être d’une telle fédérationserait de mener des actions com-munes, ce qui n’est concevable que sichacun apporte sa contribution. Les vignobles qui cotisent à l’UIVSOcomprendraient mal que les res-sources bénéficient à des appellationsqui refusent de rejoindre leur interpro-fession. C’est un principe d’équité que

Le Plan régional de soutien à la viticulture a connu un nouveaudéveloppement,jeudi 13 novembre,avec le vote d’une subvention globale de132 678 euros en faveurde l’Interprofession desVins du Sud-Ouest.

Jean-Claude Blanchou

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Alain Janicot,Président délégué de l’Union Interprofessionnelle du Vin de Cahors et Président du Syndicat des négociants

« Le Cahors n’a absolumentpas envie de s’isoler »

La question des moyens est un autredébat. L’UIVC a investi de 600 000 à800 000 euros par an dans la promo-tion du Cahors ces dernières annéeset la contribution de la Région à cesdépenses a été de 300 euros. Cela,c’est ce qui concerne le passé. Pourl’avenir, on nous dit que nous nouspriverions du budget alloué pour lapromotion des vins du Sud-Ouest,mais cet argument ne peut pas avoirde portée. Le budget de la nouvelleinterprofession est en fait bienmodeste : 3,2 millions d’euros autotal, fonctionnement compris. Il suf-fit de se munir d’une machine à calcu-ler pour estimer la part « théorique »de chacun lorsqu’on divise ce mon-tant par 38...Dans tous les cas, si cette nouvelleentité a l’esprit de partenariat, noussommes prêts à travailler avec elle surdes projets à convenir. Nous apporte-rons notre contribution financière etnotre compétence. C’est cela quicompte. Pour le reste, il est inutile demettre une pression disproportionnéesur les « Lotois » : cela fait des sièclesqu’on tente de les faire changer d’avissur tel ou tel sujet en agitant unecarotte devant eux, avec le succès quel’on sait... Aujourd’hui, la stratégie del’UIVC est soutenue par tous sesmembres, à l’unanimité.

Selon vous, quelle serait la meilleuresolution ?Alain Janicot : Comme je l’ai dit, lapriorité, c’est de rester humble. Il fautdonc accepter de tirer des leçons dessuccès ou des échecs enregistrés dansd’autres secteurs ou à l’étranger sur dessujets comparables. De ce point de

Le vin de Cahors ne risque-t-il pas des’isoler en ne rejoignant pasl’Interprofession des Vins du Sud-Ouest ?Alain Janicot : L’Union Interprofes-sionnelle des Vins de Cahors n’a abso-lument pas envie de s’isoler ; elle asimplement pour ambition de menerses projets jusqu’à leur terme. Surcette base, l’UIVC souhaite naturelle-ment travailler en partenariat aveccette nouvelle structure des vins duSud-Ouest. Le succès des initiatives que nousavons prises depuis deux ansdémontre dans tous les cas une choseessentielle : promouvoir l’identité d’unvignoble ne peut pas consister à tra-vailler seul mais, au contraire, à déve-lopper un réseau de partenaires. Pourémerger dans ce contexte de mondiali-sation, la chance de Cahors est de pou-

voir se revendiquer d’un « territoire »qui correspond aussi à un « terroir », etmême à un « village ». A Cahors, l’es-sentiel du travail est fait, depuis long-temps. Historiquement, le nom de laville est par définition associé à celuidu vin. Par contre, la région Midi-Pyrénées et Toulouse, sa capitale, nesont pas associées au vin : nous par-lons de 22 vins de pays et de 16 appel-lations d’origine contrôlée, c’est-à-direde 38 vignobles qui ont chacun leursspécificités et qui sont souvent très dif-férents. Et puis le « Sud-Ouest » ne selimite pas à Midi-Pyrénées. Or ne fontpas partie de la nouvelle interprofes-sion, les vignobles de Bergerac, Buzet,Côtes du Marmandais, Duras, sans par-ler bien sûr de Bordeaux qui à l’inter-national est naturellement situé dans le« Sud-Ouest » de la France...

Le vin de Cahors peut-il se priver de ladynamique et des moyens dont vadisposer cette vaste association devignobles ?Alain Janicot : Aujourd’hui, il estessentiel que tous les intervenantsrestent humbles. On peut nous direque nous n’avons pas résolu tous lesproblèmes ; non seulement noussommes prêts à l’entendre, mais noussommes les premiers à le reconnaître.Ce que nous avons fait, c’est enclen-cher une dynamique et, cela, per-sonne ne peut le nier. Le cours du vinen vrac, qui représente la moitié de lacommercialisation de l’appellation, apar exemple progressé de 35 % endeux ans ; ce travail de remontée descours doit être poursuivi. C’est l’objec-tif du plan Malbec en cours d’élabora-tion par l’interprofession.

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ter notre vin noir aux pieds des Andes.Ce rapprochement de Cahors avecl’Argentine démontre que notre straté-gie ne consiste pas à nous isoler mais àconstruire des partenariats et des asso-ciations véritables au vu des intérêts denotre vignoble et non pas d’un collec-tif répondant d’abord à des considéra-tions « géo-politico-administratives ».La meilleure solution est donc de par-ler sereinement des articulations pos-sibles entre nos structures. En l’occur-rence, le Conseil de Bassin des Vins duSud-Ouest, dont le Cahors fait naturel-lement partie, pourrait être un lieud’échange pour imaginer les collabora-tions à venir. Sa vocation première estd’être un observatoire, mais il est éga-lement légitime pour aborder les sujetsliés à la promotion des vins.

vue, la réponse à tous les problèmesne passe pas systématiquement par lacréation de nouvelles structures, quis’ajouteraient à celles qui existent, oules remplaceraient. Le véritable enjeu,c’est de constituer des réseaux et detirer profit de la dynamique des loco-motives. Prenons un exemple simple.Qu’est-ce qui est le plus avantageuxpour le Cahors : expliquer qu’il repré-sente 15 % de la production de cettestructure des vins du Sud-Ouest oudémontrer chiffres à l’appui qu’il est ledeuxième producteur mondial de

malbec ? Ce serait avoir une piètre opi-nion des professionnels du vin deCahors que d’imaginer qu’ils se sontnaïvement associés au vignoble argen-tin pour se « jeter dans la gueule duloup » ou pour « faire entrer le loupdans la bergerie ». L’Argentine a étél’invitée d’honneur des premièresJournées Internationales du Malbec àCahors au printemps dernier. LeCahors sera l’invité d’honneur dessecondes Journées Internationales duMalbec, en Argentine, et des journa-listes de tous les pays pourront dégus-

Profil de l’AOC CahorsPRODUCTION :

- 100 % de la production en vin rouge.

- 3 600 ha environ de surface revendi-qués en AOC Cahors (récolte 2006).

- 180 000 hl environ agréés en AOCCahors (campagne 2006-2007).

- 430 exploitations participent à laproduction de vin AOC Cahors.

- 75 % environ des volumes agréésproviennent de caves particulières.

COMMERCIALISATION :

- 170 000 hl sortis des chais au coursde la campagne 2006-2007 (+14 % par rapport à 2005-2006).

- 60 % environ en vrac (campagne2005-2006), acheté à 90 % par les négociants locaux.

- 80 % en moyenne des volumes sortis des chais sont commercialisésen France.

- 60 % environ des volumes commer-cialisés à l’étranger sont destinés àdes marchés situés hors de l’UnionEuropéenne (Ubifrance 2006).

- 5 premiers marchés étrangers del’AOC Cahors : Canada, Danemark,Belgique, Etats-Unis, Japon.

Source : UIVCCahors assure 11 % de la production mondiale de malbec

Cahors assure 11 % de la production mondiale de malbec

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Michel Defrances,Président de l’Interprofession des Vins du Sud-Ouest (IVSO)

« Quelle est la visibilité d’une appellation classée dans la catégorie “autres vins du monde” ? »

Une appellation pourrait-elle s’ins-crire dans une telle dynamique ? Al’échelle nationale et à fortiori interna-tionale, il faut atteindre une taille cri-tique pour être visible. Sur les mar-chés export, la mention « Vins duSud-Ouest » est elle même complétéepar le qualificatif « France ».

La création de l’interprofessionunique de bassin n’est-elle pas inter-venue trop rapidement, sans laisserle temps à d’autres projets de mûrir ?Michel Defrances : Dans les faits,l’Interprofession des Vins du Sud-Ouest a été officiellement reconnue parle Conseil Supérieur d’Orientation le 30septembre dernier après deux ans defonctionnement dans un cadre associa-tif, puisque nous avions déjà créé uneassociation de préfiguration de l’inter-profession unique. Cette structure estnée de la volonté des professionnelsd’apporter une réponse collective auxenjeux et de trouver un second souffleà l’export. Concrètement, l’IVSO est lapremière interprofession en France àregrouper des appellations d’originecontrôlée et des vins de pays. Elle

réunit l’ensemble des acteurs de lafilière, depuis les viticulteurs indépen-dants, jusqu’aux metteurs en marché,en passant par les GIE, les cavescoopératives et les unions commeVinovalie et Plaimont. C’est une bellepuissance de feu pour relever le défi.

Quelle est votre stratégie pourgagner des points à l’export ?Michel Defrances : Depuis deux ans,nous avons mené des actions cibléesen Allemagne, au Royaume Uni, maiségalement au Canada où nousn’étions jusqu’alors présents qu’enordre dispersé. Sur un marché decette envergure, quelle est la visibilitéd’une appellation classée dans la caté-gorie « autres vins du monde » ? Enl’occurrence, nous avons signé avec laSociété des alcools du Québec unaccord portant sur l’ouverture d’unlinéaire dédié aux vins du Sud Ouestdans l’ensemble des magasins québé-cois. Ce linéaire sera officiellementinauguré en 2009. Nous allons main-tenant décliner cette initiative dansl’Ontario (second marché pour lesvins français au Canada), avec le sou-tien du LCBO (Liquor Control Boardof Ontario) qui détient le monopolede la vente d’alcool dans cet Etat. Ilest à noter que nous avons déjà faitvenir l’acheteur principal du LCBO àCahors où il a pu rencontrer de nom-breuses entreprises. De la mêmemanière, nous allons intensifier en2009 nos actions de communicationen Suisse, en Norvège, en Chine et,bien sûr, aux Etat-Unis, premier mar-ché mondial en termes de croissancede la consommation.

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Dans ce contexte, la mission del’Interprofession est bien de concevoir lemeilleur marketing ombrelle pour seg-menter notre offre et définir un axe decommunication fédérateur. Autant dechantiers qui devront être menés à bienrapidement pour relever les nouveauxdéfis liés à la réforme de l’OrganisationCommune de Marché (OCM).

Quels sont vos moyens financierspour mener ces opérations ?Michel Defrances : Nous consacrons àces actions de promotion un budgetannuel de 3 millions d’euros.

Cette stratégie de marketing ombrellelaisse-t-elle aux appellations lesmoyens de cultiver leurs différences ?Michel Defrances : Il ne faut pas voird’opposition là où il n’y en a pas.Nous n’intervenons jamais sur le pro-jet d’une appellation. Notre vocationn’est pas de gommer les identités desvins de nos terroirs ; au contrairepuisque cette diversité est un atout.Nous mutualisons des moyens pourfaire fructifier un capital commun,notamment grâce aux aides régio-nales et européennes que nous allonschercher. En outre, la cotisation de

l’interprofession est de 0,90 euros,chaque appellation pouvant détermi-ner un complément de cotisationpour leur communication spécifique.Par exemple, sur une base de contri-bution de 3,60 euros, 90 centimesvont au chapeau et 2,70 euros sontreversés à la section pour la promo-tion de l’appellation.

Production des AOC et vins de pays adhérents à l’InterprofessionRECOLTES AOC 2003-2006 (sources douanes)CATEGORIES APPELATIONS Production moyenne 2003-2006AOC Gaillac 182 626AOC Fronton 87 685AOC Madiran 68 272AOVDQS Saint-Mont 73 359AOVDQS Tursan 15 362AOVDQS Coteaux du Quercy 13 525AOVDQS Côtes du Brulhois 10 693AOVDQS Saint-Sardos 5 900AOC Pacherenc du Vic Bilh 10 000AOC Irouleguy 7 000AOC Marcillac 7 276AOVDQS Lavilledieu 2 116AOVDQS Côtes de millau 1 918AOVDQS Entraygues Et Du Fel 716AOVDQS Estaing 656TOTAL 15 Appellations : 487 104

RECOLTES VINS DE PAYS 2003-2006 (sources douanes)CATEGORIES APPELATIONS Production moyenne 2003-2006VDP de zone Côtes de Gascogne 693 251VDP de région Compté Tolosan 238 529VDP de zone Côtes du Tarn 153 015VDP de département Gers 67 210VDP de département Lot 19 859VDP de zone Agenais 18 805VDP de zone Terroir Landais 8 312VDP de département Landes 7 755VDP de zone Côtes du Condomois 6 291VDP de département Tarn-et-Garonne 3 045VDP de zone Thézac-Perricard 2 290VDP de zone Côteaux de Glanes 1 494VDP de zone Côteaux et Terrasses de Montauban 1 416VDP de département Ariège 1 201VDP de département Lot-et-Garonne 471VDP de département Aveyron 417VDP de département Pyrénées Atlantiques 387VDP de zone Bigorre 353VDP de département Tarn-et-Garonne 151VDP de département Cantal 54TOTAL 20 Vins de Pays : 1 224 306

Source : IVSO

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Bertrand Vigouroux,Président du Syndicat des Négociants en Vin du Sud-Ouest :

« Une interprofession unique des vinsdu Sud-Ouest est un passage obligé »

elles-mêmes en communautés d’agglo-mérations : ce qui se révèle efficacepour les collectivités l’est tout autantpour les filières agricoles et à fortioripour le vin. Néanmoins, pour construireune interprofession performante, il fautconvaincre et non contraindre. C’estdans cet esprit que je travaille.

Le vin de Cahors n’a-t-il pas améliorésa situation grâce à une démarcheautonome ?Bertrand Vigouroux : Si l’on s’en tientaux faits et aux chiffres, on constate

Quel est l’intérêt de créer une inter-profession unique pour l’ensembledes vins du Sud-Ouest ?Bertrand Vigouroux : Le premier est depouvoir développer une stratégie denotoriété à l’export, ce qu’aucuneappellation ne peut aujourd’hui faireseule par manque de moyens. Il fautbien prendre conscience que le déclindu marché intérieur français est réel,que ce n’est pas nouveau et que celava se poursuivre. Les Français consom-maient 120 litres de vin par an audébut du siècle, cette consommationest tombée à 50 litres actuellement etelle va encore chuter de 30 % dans lesquinze années qui viennent, pour arri-ver à environ 35 litres. Par rapport àaujourd’hui, cela représente 15 mil-lions d’hectolitres en moins. Parcontre, la consommation progresse de1,5 million d’hectolitres par an àl’étranger. Les données du problèmesont donc très claires : il faut se

concentrer sur l’exportation sans négli-ger le marché national. Si on ne le faitpas, il faudra arracher des vignes.

Est-il nécessaire pour cela de rassem-bler un aussi grand nombre devignobles ?Bertrand Vigouroux : C’est indispen-sable pour disposer de moyens suffi-sants et pour réaliser les économiesd’échelle nécessaires ; c’est le pro-blème des masses critiques. On a vu lescommunes se rassembler en commu-nautés de communes, qui se fédèrent

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DOSSIER VIN DE CAHORS

Ouest n’est pas de faire disparaître lesstratégies d’identité des vignoblesexistants, mais de s’appuyer sur elles.Son rôle est de fédérer les moyenspour donner plus de visibilité à nosvignobles régionaux. Je rappelle queBordeaux est la bannière des Médoc,Saint-Emilion, Pommerol, Saint-Julien,Saint-Estèphe, Margaux. Bourgogneest celle des Meursault, Nuits Saint-Georges, Gevrey Chambertin, etc. Cene sont pas les vins du NouveauMonde ni les autres appellations fran-çaises ou européennes qui aideront leCahors à se faire une plus grandeplace sur les marchés. On peut et ondoit tirer des enseignements de ce quise fait en France ou à l’étranger et quifonctionne, comme les clusters. Il fautgarder à l’esprit que, par exemple,l’Argentine vend aux Etats-Unis l’équi-valent de deux fois la productiontotale de Cahors, quand nous n’enmettons pas 2 % sur ce marché.

que les cours du Cahors ont été divi-sés par deux depuis 1999, passant de123,18 euros à 68,31 euros l’hectolitre. Par ailleurs, rien ne permet d’êtreoptimiste pour l’avenir, car l’appella-tion doit aujourd’hui gérer quasi-ment quatre ans de stock réel, ce quine peut pas permettre de redresserles cours. Il faut donc réagir rapide-ment sur les questions d’équilibre dumarché.

Le fait d’adhérer à cette nouvelleunion interprofessionnelle permet-ileffectivement d’obtenir de nouveauxmoyens ?Bertrand Vigouroux : L’enveloppeglobale que la Région Midi-Pyrénéesconsacrera au bassin Sud-Ouest est de11 millions d’euros sur trois ans. Deplus, chaque euro investi par la pro-fession sera amendé d’autant par laRégion, ce qui constitue un véritablelevier économique : mutualisation et

subvention. En l’occurrence, leCahors investirait 140 000 euros pourpercevoir immédiatement la mêmesomme et accéder ensuite aux nou-veaux moyens dégagés par la Région.L’apport est donc bien réel. Pourquois’en priver, alors que l’on sait que lamoindre opération de promotiond’envergure sur un pays demande unbudget d’au moins 500 000 euros ? Lemodèle argentin est un exemple en lamatière.

Le Cahors pourra-t-il toujours cultiversa spécificité au sein de cette struc-ture ?Bertrand Vigouroux : Les actionsmenées par l’Union Interprofession-nelle des Vins de Cahors autour ducépage malbec et du concept de vinnoir sont pertinentes et ne doiventabsolument pas être remises encause. Concrètement, le but del’Interprofession des Vins du Sud-

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DOSSIER VIN DE CAHORS

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Toutes les entreprises inscritesau registre du commerce etdes sociétés (RCS) peuvent

aujourd’hui accéder au programme« Accession Export », relayé par l’en-semble des Chambres de Commerceet d’Industrie de Midi-Pyrénées. Ce programme est en premier lieudestiné aux entreprises qui n’ont pasou que peu d’expérience à l’export.Cet accompagnement débute avec unpremier diagnostic sur le potentiel del’entreprise en matière d’exportationet va jusqu’à la mise en contact avecdes acheteurs ou des partenairesétrangers, en passant par la formationou le soutien technique. Chaqueentreprise participante reçoit parailleurs un guide pratique, un carnetd’adresses et des modèles de contrat.

Les CCI s’appuient pour cela sur despartenaires comme la Région Midi-Pyrénées, les missions économiques,les bureaux Ubifrance ou les CCI fran-çaises à l’étranger. « Accession Export » permet aux entre-prises de bénéficier de ces prestationspendant un an pour 750 euros.

Les opérations dédiées au vin

Dans ce contexte, la CCI du Lot s’as-sociera en 2009 à plusieurs opéra-tions internationales dédiées au vin,tels que les salons Fancy Food Showaux Etats-Unis ou Polagra enPologne, des rencontres d’acheteursau Portugal ou une mission de pros-pection au Japon. Ces opérationsbénéficient systématiquement à l’en-semble des entreprises régionales etsont organisées par la CRCI et les CCIde Midi-Pyrénées.

Dans le même esprit, la CCI du Lot arejoint le Club des Vins et Spiritueuxde France, animé par la chambreconsulaire de Libourne. Cette struc-ture permet notamment d’organiserl’accueil d’acheteurs étrangers et deconduire des missions à l’étranger. En2009, les principales actions sont l’ac-cueil d’acheteurs de Grande-Bretagne,d’Irlande, du Japon, de Corée et desEmirats Arabes Unis, ainsi que desmissions dans les pays baltes. ■

La CCI du Lot a multiplié les initiatives pour permettre aux entreprises de développer leursventes à l’export, notamment dans le cadre du programme régional « Accession Export » ou en association avec le Club des Vins et Spiritueux. Panorama.

Comment la CCI du Lotaccompagne les exportateurs

La CCI du Lot membre du Club des Vins et SpiritueuxCréé à l’initiative de la Chambre deCommerce et d’Industrie de Libourne,le Club des Vins et Spiritueux deFrance célèbre cette année son ving-tième anniversaire. La CCI du Lot arejoint cette structure pour permettreà ses ressortissants d’accéder facile-ment à des opérations d’enverguremenées à l’échelle du vignoble fran-çais, qu’il s’agisse de réception d’ache-teurs étrangers ou de missions dansles grands pays consommateurs. Leclub a ainsi accueilli ces dernièresannées des acheteurs chinois ouindiens et a conduit une mission deprospection au Japon.

En 2009, la CCI du Lot pourra aider les entreprises à participer aux opérations suivantes :- Accueil d’acheteurs de Grande-

Bretagne et d’Irlande, du 7 au 11 mars- Mission de prospection dans les pays

Baltes et les pays de l’Est, en avril- Mission de prospection au Japon et

en Corée, du 24 au 30 octobre- Accueil d’acheteurs des Emirats

Arabes Unis en fin d’année

Les opérations internationalesde la CRCI et des CCI de Midi-PyrénéesLa CCI du Lot participera en 2009 à lapromotion des opérations suivantes :- Rencontres d’acheteurs au Portugal,

les 12 et 13 mars- Salon Fancy Food Show à New-York,

du 28 au 30 juin- Salon Polagra à Poznan (Pologne) du

14 au 17 septembre - Missions de prospection au Japon, en

octobre et novembre

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Dans le Lot, l’attitude de l’indus-trie agroalimentaire donnesouvent le « la » du contexte

économique général. En l’occurrence,l’année 2007 fut plutôt une bonneannée dans cette filière, notamment ence qui concerne les progressions duchiffre d’affaires ou du résultat net.Cela étant, les entreprises de ce secteuront majoritairement choisi de renforcerleur trésorerie en prévision d’uneannée 2008 qu’ils pressentaient déjàplus difficile. Pour la quasi-totalité desentreprises de l’agroalimentaire, celas’est traduit par une forte baisse desinvestissements. Ce fut particulière-ment vrai pour les industriels du sec-teur de la viande (- 23,5 %). De leurcôté, les producteurs de fromagesdevaient déjà faire face à une fortedégradation de leur résultat net, qui areculé de près de 16 %, et de leur tré-sorerie, qui a diminué de 63,7 %.

Ce premier constat permet de mieuxcomprendre le regard dubitatif queportent les analystes financiers sur les- pourtant bons - résultats de 2007. Lestrois premiers indicateurs devaient eneffet conduire à qualifier l’année d’ex-ceptionnelle. C’est tout d’abord vraipour l’évolution du chiffre d’affaires :2007 est la quatrième année consécu-tive à la hausse, avec + 4,8 %.

2007Analyser les résultats économiques de l’année 2007 avec un peu de recul est un exercice riched’enseignements. La plupart des entreprises de notre panel se préparait déjà à un changementdu contexte pour l’année 2008 et a privilégié le résultat net, le plus souvent au détriment desinvestissements. Explications.

Toutefois, si l’on pousse l’analyse auniveau des secteurs, on doit pointer desdisparités inhabituelles : la grande distri-bution a enregistré un recul historiquede 5,5 %, tandis que les transports fai-saient un bond de 12,4 % ; la croissances’est effondrée dans le BTP (+ 1,4 % aulieu de + 11 % en 2006), tandis que leshôtels-restaurants ont enregistré uneprogression inattendue de 3,7 %.

L’évolution du résultat net pourraitégalement être considérée commeune performance : + 23,7 %, unniveau jamais atteint depuis le débutde la décennie sur le panel d’entre-prises étudié. En 2006, la progressionn’avait été que de 1,8 %. Le constat est le même pour l’améliora-tion de la valeur ajoutée : elle aug-mente encore de 5,6 %, ce qui fait de

2007 la 5e année de hausse consécutive.Mais comme indiqué en introduction,ces résultats flatteurs ont une explica-tion qui semble moins avantageuse.

Le chiffre d’affaires par salarié a luiaussi globalement progressé dans une

Evolution (2002-2007)du chiffre d’affaires Année Chiffre d’affaires (%)2002 + 0,52003 - 0,52004 + 2,82005 + 4,22006 + 5,22007 + 4,8

Evolution (2002-2007)du résultat netAnnée Résultat net (%)2002 - 29,92003 + 10,12004 - 19,72005 + 20,92006 + 1,8 2007 + 23,7

ENJEUX ÉCONOMIE LOTOISE

Priorité à la rentabilité

Evolution (2001-2007)de la valeur ajoutée Année Valeur ajoutée (%)2001 + 4,02002 - 2,42003 + 1,02004 + 3,42005 + 5,32006 + 6,12007 + 5,6

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TAUX DE CROISSANCE du chiffre d’affaires par secteur de 2001 à 2007

Secteurs : Industrie BTP Commerce Grande Hôtels/ Transports Concessions Grosses TOTALde gros distribution Restaurants Auto entreprises

Année CA CA CA CA CA CA CA CA CA

Taux de 2001 + 5,3 + 6,1 + 5,1 + 6,9 + 5,6 + 8,3 + 5,5 + 11,5 + 7,5

croissance 2002 + 4,3 - 6,7 + 1,8 + 4,8 + 2,6 + 0,5 - 0,5 - 3,7 + 0,5

(%) 2003 - 0,4 - 0,4 - 1,0 + 3,2 - 1,1 + 8,3 - 1,9 - 2,7 - 0,5

2004 + 5,5 + 5,1 - 1,3 + 1,0 - 2,5 + 2,4 + 3,6 + 3,7 + 2,8

2005 + 6,6 + 7,2 + 2,3 + 3,6 + 0,9 + 4,8 + 1,5 + 4,3 + 4,22006 + 11 + 11 + 2,7 + 4,3 - 0,1 + 4,0 + 4,0 + 2,7 + 5,22007 + 4,1 + 1,4 + 5,8 - 5,5 + 3,7 + 12,4 + 2,5 + 10,6 + 4,8

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proportion appréciable : + 7 % quasi-ment par rapport à 2004. Cette évolu-tion a elle aussi permis aux entreprisesde constituer quelques réserves.

Les investissements ont été stoppés

De tous les indicateurs de cette étude,le niveau des investissements est pro-bablement celui qui démontre le plusclairement que les entreprises lotoisesont anticipé une dégradation ducontexte économique : le taux de pro-gression a été divisé par plus de 11,passant de + 42,6 % à + 3,8 % en 2007.L’objectif est clair : il s’agissait de ren-forcer le plus possible la trésorerie.

Ce seul chiffre explique en grandepartie les interrogations des observa-teurs : la bonne tenue des résultats estd’abord due à un désinvestissementimportant, dont les effets négatifs sontlogiquement attendus pour les deuxannées suivantes, à savoir 2008 et,surtout, 2009.

Trou d’air pour la grande distribution

Huit secteurs d’activité sont tradition-nellement observés dans le cadre decette étude annuelle. Parmi eux, lagrande distribution est toujours appa-rue comme la filière la plus régulière :elle a toujours été en en progression,même modeste, depuis le début de la

(évolution en %)

décennie. Le recul enregistré en 2007(- 5,5 %) en apparaît d’autant plusimpressionnant. Fallait-il y voir lesprémices d’une baisse de la consom-mation des ménages ? Dans tous lescas, c’est le seul des huit secteurs étu-diés qui ait connu une décroissance. Des résultats aussi contrastés inci-taient à en savoir davantage sur lestendances enregistrées en 2008 et,surtout, sur le sentiment des entre-prises concernant 2009. La CCI du Lota donc interrogé plus de 60 entre-prises du département, notammentdans l’industrie, pour connaître leurétat d’esprit (voir page suivante).

Evolution (2002-2007)des investissements Année Investissements (%)2002 - 16,72003 - 28,42004 - 2,92005 + 7,12006 + 42,62007 + 3,8

Evolution du chiffre d’affaires par salarié (2002-2007)

Année CA/salarié 2002 192 000 €2003 188 000 €2004 187 000 €2005 190 000 €2006 196 000 €2007 200 000 €

Le panel observéL’échantillon établi par la CCI du Lot comprend 156 entreprises,employant 6 802 salariés.

Elles réalisent au total un chiffred’affaires de 1 335 millions d’euros.

ENJEUX ÉCONOMIE LOTOISE

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Les résultats globaux de cetteétude font logiquement appa-raître une photographie contras-

tée de l’économie lotoise. Le premierconstat fort est que la dégradation ducontexte économique mondial obser-vée depuis l’été dernier semble peuimpacter les chiffres d’affaires de l’an-née 2008 dans le département. Lagrande majorité des entreprises inter-rogées annonceront en effet deschiffres d’affaires en progression.Les principales différences d’analyseopposent en fait les petites et trèspetites entreprises aux moyennes etgrandes structures.

L’optimisme se situe clairement ducôté des TPE. En résumé, elles tablentsur des chiffres d’affaires en stagnationet sur une réduction de leurs charges.Les moyennes entreprises se montrentquant à elles plus inquiètes. Pour lesunes comme pour les autres, la pre-mière préoccupation concerne la tré-sorerie. Si les TPE ont vu la leur sedégrader sensiblement en 2008, la plu-part d’entre elles estiment qu’ellespourront l’améliorer en 2009. Danscette perspective, les investissementset les embauches sont généralementrepoussés ou annulés. Lorsqu’elles lepeuvent, les petites entreprises thésau-risent. La règle souffre bien sûr d’ex-ceptions : « Je fais ce métier depuis denombreuses années et 2008 a plutôtété un bon millésime, explique un res-

taurateur. Nous avons réalisé des inves-tissements, en particulier pour changernotre mobilier. L’objectif était d’offrirau client plus de services et de conforttout en stabilisant nos tarifs. Nousavons également étoffé notre massesalariale et fait le choix d’ouvrir tousles jours de l’année pour équilibrernotre trésorerie, mais aussi pour mieuxfidéliser la clientèle. Au final, nousavons réussi à augmenter notre chiffred’affaires sans dégrader notre rentabi-lité. Dans tous les cas, l’investissementest une nécessité absolue pour unepetite structure : on ne peut pasconstruire son résultat net sur le licen-ciement et la réduction des dépenses. »

Eviter l’inflation des stocks

Les moyennes entreprises ne semblentpas disposer des mêmes marges demanœuvre et, notamment dans l’in-dustrie, c’est tout d’abord l’évolutiondes stocks qui inquiète. A l’inverse desTPE, la baisse de la trésorerie est plutôtattendue pour 2009. « 2008 aura étéune année compliquée, notamment àcause de l’inflation des charges tellesque le transport, l’emballage ou lescéréales, explique le dirigeant d’uneentreprise agroalimentaire. Parailleurs, nous avons le sentimentd’avoir vécu deux années 2008 :durant le premier semestre, l’activités’est globalement maintenue par rap-port à 2007 mais elle a commencé à

fléchir dès le début de l’été et le ralen-tissement est très fort en cette fin d’an-née. Nous n’atteindrons donc pas nosobjectifs de chiffre d’affaires. En cequi concerne 2009, nous attendonsune légère détente en ce qui concerneles charges, mais nous craignons queles volumes d’affaires ne soient pas aurendez-vous. »

L’indispensable recours à l’emprunt

Les moyennes entreprises interrogéesse refusent à geler tous leurs investis-sements, considérant que c’est leurpérennité qui peut rapidement êtremenacée. Faute d’une trésorerie suffi-sante, la plupart d’entre elles prévoientdonc de recourir à l’emprunt.« L’activité est assurément plus tenduesur les secteurs les plus impactés par lacrise, comme l’automobile, expliqueun sous-traitant de l’industrie. Maisglobalement, il n’y a pas d’inquiétudeexcessive à avoir. D’une part parceque nous constatons un élargissementde nos cibles historiques de clientèle.D’autre part, parce que nos efforts enrecherche et développement nous per-mettent de nous positionner sur desprojets à plus forte valeur ajoutée.L’innovation est un élément essentielpour garantir notre pérennité. »Quelle que soit la taille des entreprises,les capacités d’investissement semblentbien être la clé de « l’après 2009 ». ■

ENJEUX ÉCONOMIE LOTOISE

Comment les entrepriseslotoises préparent 2009La CCI a mené une étude en novembre dernier pour connaître les premiers constats des entreprisessur l’année 2008 et leur sentiment sur 2009. Cette enquête, qui concerne principalementl’industrie, a été complétée par des entretiens avec des représentants des principaux secteursd’activité. Merci aux 60 dirigeants qui ont répondu à notre questionnaire.

Enquête :

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ENTREPRISES

Claude Rey, le gérant de ReySurgelés, a toujours été animépar le désir d’entreprendre.

Ainsi, lorsqu’en 1981 il s’installecomme pâtissier à Lauzerte (dans leTarn et Garonne), il cherche rapide-ment à élargir son volant de clientèleau-delà du village et de ses alentours,sur le terrain de la grande distribution.Pour cela, il a l’idée de livrer auxsupermarchés son Pastis Gascon, éla-boré selon une recette traditionnelle(pâte dégrossie au laminoir, feuilletéeà la main, garnie de pommes et parfu-mée au rhum). « Cette initiative a ren-contré un certain succès, puisquenous avons eu jusqu’à une quin-zaine de clients régionaux passantdes commandes régulièrement. Dessupérettes des environs, mais égale-ment des supermarchés commeCarrefour et Mammouth à Toulouse »,se souvient Claude Rey. Dans cettedynamique, le pâtissier décline uneautre de ses spécialités, la tarte auxpommes agrémentée d’une compotemaison, qui trouve sa place sur leslinéaires des magasins Auchan.

Claude Rey, gérant de Rey Surgelés

Au bout de quelques années cepen-dant, cette activité montre ses propreslimites, notamment en raison de l’effri-tement chronique des marges qu’ellegénère. C’est ainsi qu’en 1991, l’entre-preneur se réoriente vers la fabricationde pâtisseries crues surgelées. Il créé àLauzerte la société Rey Surgelés et cibleun nouveau canal de distribution : lesgrossistes. « Cela nous a permis d’aug-menter nos volumes de production et derevaloriser nos marges, poursuit-il.Surtout, nous avons pu développer avecles grossistes une véritable relation departenariat. Ces derniers, dont lesclients sont des artisans et des restaura-teurs, sont en permanence demandeursde nouveaux produits pour enrichirleurs catalogues et se démarquer de lagrande distribution. »

Une croissance de 10 % par an

L’évolution des chiffres témoigneeffectivement de la belle progressionde l’entreprise qui employait audépart deux salariés contre onzeactuellement. De la même manière,ses volumes de production ont suiviune courbe ascendante, passant dequelque 200 produits par semaine à2,5 tonnes de pâtisseries par jour.

Pour satisfaire la demande des gros-sistes, Rey Surgelés étoffe progressi-vement sa gamme de spécialités àbase de pâte feuilletée. Le Jésuite auxamandes devient son produit phare.« Nous nous sommes équipés d’uneligne de fabrication spécifique pour lefeuilletage, constituée d’un tapis rou-lant de plusieurs mètres équipé dedifférents outils pour la découpe de lapâte, le dosage des ingrédients, la dis-tribution des amandes... Aujourd’hui,cinq personnes travaillent sur cettechaîne, précise le dirigeant qui imagineen permanence de nouvelles recettes.

Installée depuis juillet à Saint-Paul de Loubressac, l’entrepriseRey Surgelés a embauché une responsable qualité et s’est offertles services de deux agents commerciaux.Objectif : gagner des parts sur le marché de la grande distribu-tion qui génère aujourd’hui 10 % de son chiffre d’affaires.

Rey Surgelés

Des recettes traditionnelleset inédites de pâtisseriescrues surgelées

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ENTREPRISES

Je conçois en moyenne une dizaine derecettes par an. Bien sûr, toutes ne sontpas retenues. Il faut concilier de nom-breux paramètres : ma propre inspira-tion, les attentes des clients, lescontraintes de fabrication, les critèreséconomiques... Je prends toujours letemps de faire des essais quand lachaîne de fabrication ne tourne pas. »

De grandes tartes tutti frutti

L’année 2008 marque un nouveau tour-nant dans le développement de ReySurgelés. Fort de ses 17 ans d’expé-rience, l’entreprise qui réalise aujour-d’hui 90 % de son chiffre d’affaires avecdes grossistes régionaux et nationaux,entend en effet reconquérir des partssur le marché des grandes enseignes.Pour cela, Claude Rey a notammentconçu un produit original qu’il est leseul à proposer : de grandes tartes rec-tangulaires, déclinées à la demande endifférentes versions de fruits.

« Ce produit, dont le format a été cal-qué sur celui des boîtes utilisées par lagrande distribution, peut être découpéen 24 parts et offre un prix de revientplus intéressant que celui des pâtisse-ries individuelles. » Pour se faire une place sur les linéairesdes supermarchés, lesquels sont très àcheval sur tous les aspects réglemen-taires liés à la qualité et à la traçabilité,l’entreprise s’est également adjoint audébut de l’année l’expertise d’une res-ponsable qualité. « Nous avons saisil’opportunité offerte par le dispositifARDAN de bénéficier pendant six moisd’un pilote de projet dont le salaireétait subventionné à hauteur de 50 %.Le travail accompli par notre respon-sable qualité, embauchée en CDI auterme de son contrat de six mois, a ététrès important, car nous avions denombreuses lacunes en ce domaine »,témoigne Claude Rey.Autre étape importante, Rey Surgelés aemménagé en juillet à Saint-Paul deLoubressac, sur un nouveau site d’unesuperficie de 1 000 m2, où d’importantstravaux ont été réalisés. « Nous avonsinvestis 150 000 euros pour remettre àneuf le bâtiment et acquérir de nou-veaux matériels », précise le chef d’en-treprise. Ce dernier a par ailleurs ren-forcé sa démarche de prospection enrecourant aux services de deux agentscommerciaux multicartes. Autant d’ini-

tiatives qui ont rapidement porté leurspremiers fruits. En l’occurrence, lespâtisseries Rey Surgelés sont d’ores etdéjà référencées dans les 35 centresLeclerc de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, mais également chez SCAPAlsace (plate forme logistique deLeclerc à Colmar) et dans les magasinsAttac (groupe Auchan). « Nous sommespar ailleurs en cours de référencementau sein d’une autre grande enseignenationale », conclut avec optimismeClaude Rey. A suivre... ■

300 Pastis sont fabriqués quotidiennement.

Chaine de fabrication spécifique pour le feuilletage.

Fabrication de la tarte aux poires, l’une des spécialités maison.

Action de la CCI du LotLa Chambre de commerce etd’Industrie du Lot a assisté l’entreprisepour le montage de son dossier decandidature au dispositif ARDAN.

Rey Surgelés en bref- Date création : 1991- CA : 1,2 million d’euros- Effectifs : 11 personnes- Volumes de production :

2,5 tonnes de pâtisseries par jour

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ENTREPRISES

Au pays du vin noir et du ratafia,l’idée pouvait paraître saugre-

nue... Elle a pourtant germé dans l’es-prit d’un jeune œnologue lotois,Thomas Beauvillain, qui a créé sonlaboratoire d’œnologie à Puy-L’évêque en 2004, avant de fonder lasociété Rose Pression début 2007. « Jesuis amateur de Champagne et deCrémants, confie-t-il. Au départ, j’aieu l’idée de gazéifier des vins de paysdu Lot que l’on pourrait servir à lapression comme de la bière. Le résul-tat s’est avéré satisfaisant sur le plangustatif, mais les premiers tests deconsommation ont démontré que lesgens en buvaient peu à cause de sondegré d’alcool trop élevé (12°). De lamême manière, nos études sur laconsommation dans les bars et lesmanifestations festives ont permisd’établir qu’il n’existait pas d’alterna-tive sur le marché pour les personnesne souhaitant pas consommer de vinet n’aimant pas la bière. Nous avonsdonc décidé de diminuer de moitié ledegré d’alcool de notre produit. »

Six mois de recherche ont été néces-saires pour concevoir la recette decette boisson inédite déclinée en ver-sion rosé et blanc : un assemblagejudicieux de vin, d’eau, de sirop(framboise pour le vin rosé et pêchepour le vin blanc) et de gaz carbo-nique. Après avoir déposés les droitsd’auteur de son invention, l’entrepre-neur a dû s’engager dans unedémarche administrative relativementlourde et complexe, en raison ducaractère innovant de son breuvagequi n’entrait dans aucun cadre législa-tif. Finalement, cette nouvelle boissona été classée dans la catégorie des« cocktails aromatisés à base de vin ».

De belles perspectives à l’export

En amont, la société Rose Pressions’approvisionne en vins de pays roséset blancs de la région. « Notre réseaude fournisseurs s’étend jusqu’auxportes de l’Aquitaine, à Bergerac,précise Thomas Beauvillain. Nousoffrons aux producteurs un prixd’achat au litre très attractif, oscil-lant entre 70 et 80 centimes d’euro ;à titre de comparaison les prix prati-qués sur le segment de l’AOC Cahorsplafonnent à 70 centimes d’euro.Par ailleurs, les notions de cépage etde millésime n’intervenant pas dansnos produits, les viticulteurs ontbeaucoup moins de contraintes cul-turales et optimisent de fait leurscoûts de production. »

En termes de clientèle, Rose Pression acommencé par développer sa notoriétélocalement via le milieu associatif,avant de se faire une place dansquelques bars de Cahors, Toulouse,Lille et Bruxelles. En l’occurrence, lespremiers clients de l’entreprise ont étéles Comités des fêtes des villages desenvirons : Albas, Cassagnes, Carnac... «En moyenne, nous écoulons une dou-zaine de fûts de 30 litres par fête votive,ce qui représente entre 30 % et 50 % desventes de bières, reprend le dirigeant.Franchir la porte des bars a été plusdifficile, même si pour ces établisse-ments le rose pression ©® et le blancpression ©® s’avèrent moins chers etdonc plus rentables que la bière dequalité supérieure. Concrètement, nous

Créée début 2007, l’entreprise Rose Pression a inventé une boisson inédite à base de vin servie à la pression. Après avoir procédé récemment à une augmentation de son capital, elle s’apprête àréaliser d’importants investissements pour financer son développement en France et à l’étranger.

Rose PressionDu vin et des bulles…

Thomas Beauvillain

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nous sommes heurtés au lobby desgrands brasseurs qui équipent entireuses à bière une grande partie descafetiers de France. » Un frein qui, paradoxalement, estbeaucoup moins sensible à l’export.Dans les faits, la jeune entreprise est entrain de finaliser des affaires en GrandeBretagne et en Scandinavie, et nourritde belles perspectives de développe-ment en Allemagne, aux Pays Bas et enRussie. « Sur ces marchés où les bras-seurs sont plus nombreux et l’émula-tion de la concurrence plus forte qu’enFrance, les industriels locaux sont inté-ressés par notre produit qui leur four-nit une alternative originale pourdiversifier leur offre », ajoute le diri-geant de Rose Pression qui entend éga-lement diffuser sa boisson désaltéranteaux Antilles et en Afrique francophone.

Une équipe et un outil de production

Créée début 2007, l’entreprise qui affi-chait jusqu’à présent un volume deproduction annuel de l’ordre de 20 000litres, passe en cette fin d’année lavitesse supérieure. Objectif : atteindrela barre des 500 000 litres d’ici à 2010.« Notre produit, protégé par un copy-right, n’a pas de concurrent et offre unpotentiel important », assure ThomasBeauvillain. A cette fin, la société a pro-cédé récemment à une augmentationde son capital et a accueilli un nouvelactionnaire à son tour de table. « Noussouhaitions séparer l’activité de RosePression de celle du laboratoire d’œno-logie et lui donner les moyens de sedévelopper », poursuit-il. La premièreétape s’est soldée début novembre par

un emménagement dans de nouveauxlocaux de 500 m2, situés dans la zoned’activité de Prayssac. Un nouveausouffle pour Rose Pression qui occupaitjusqu’alors un petit espace dédié de60 m2 au sein du laboratoire de Puy-L’évêque. Surtout, la société s’est dotéede sa propre équipe pour industrialisersa production et développer sa straté-gie commerciale et marketing. Troispersonnes, dont un responsable com-mercial, un technicien de production etun responsable administratif viennentde prendre leurs fonctions sur le nou-veau site où d’importants investisse-ments matériels vont être réalisés.« Nous allons notamment acquérirdeux machines à conditionner desproduits gazeux (une pour les fûts etune pour les bouteilles). Il s’agit d’équi-pements très pointus réservés à des sec-teurs spécifiques, tels que la cidrerie oule Champagne, et dont le prix unitaireatteint 120 000 euros, commente ledirigeant. Cet investissement nous per-mettra par ailleurs de développer uneactivité complémentaire à celle dulaboratoire d’œnologie. Concrètement,nous proposerons aux producteurs,dans le cadre d’un contrat de presta-tion de service, de gazéifier et condi-tionner leurs vins pour en faire desmousseux. Actuellement, les vigneronsqui souhaitent réaliser cette opérationn’ont pas d’autre alternative que d’ex-pédier leurs vins à Bordeaux. »

Autre priorité de l’entreprise : condi-tionner le rose pression ©® et leblanc pression ©® en bouteilles deverre d’un litre, avec comme objectifde grignoter de nouvelles parts demarché dans les cafés et sur leslinéaires de la grande distribution. Lesproduits de Rose Pression sont d’oreset déjà en test dans les magasinsCarrefour et Leclerc de Cahors et laproduction en volume devrait démar-rer à la fin de l’année. ■

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 21

Action de la CCI du LotLa Chambre de Commerce et d’Industrieaccompagne le développement de l’en-treprise Rose Pression en l’assistantdans la réalisation d’un dossier dedemande de subventions pour financerses projets d’investissements.

Rose Pression en bref- Date de création : 2007- Effectifs : 3 personnes- Volumes de production prévus sur

2009 : 70 000 litres

Laboratoire d’œnologieBeauvillain en bref- Date de création : 2004- Effectifs : 2 personnes à temps plein,

1 à temps partiel- Nombre de clients : 40

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apparaître comme un vœu pieux.Dans les faits, les responsables dudéveloppement de cette zone, et entout premier lieu la Communauté deCommunes du Pays de Cahors, peu-vent arbitrer tous les choix qui pour-ront garantir ce résultat. « La Commu-nauté de Communes gardera la hautemain sur l’agrément des enseignescandidates, rappelle Geneviève Lagarde,Vice-Présidente de la Communauté deCommunes du Pays de Cahors encharge de l’économie. En l’occur-rence, nous avons défini deux impé-ratifs : la nouvelle offre doit être com-plémentaire à celle qui existe encentre-ville et à l’entrée sud de Cahorset l’objectif n’est pas de relocaliser àLabéraudie des enseignes déjà pré-sentes ailleurs dans l’agglomération de

La zone d’activité commercialede Labéraudie a été imaginéepour endiguer le phénomène

d’évasion commerciale qui pénalisaitl’ensemble du bassin économique deCahors. Aujourd’hui, alors que lespremières enseignes de cette nouvellezone ont ouvert leurs portes, la prio-rité consiste à harmoniser l’offre com-merciale du bassin de Cahors. Danscette perspective, plusieurs prioritésont été fixées.

La première est que l’attractivité de cettenouvelle zone profite au commerce ducentre de Cahors. Sur le papier, cela peut

Cahors. Ce dont nous sommes parfai-tement conscients, c’est que l’adhésionde l’ensemble des commerçants du ter-ritoire est indispensable pour garantirla montée en puissance de cette ZAC ».

ENJEUX

CAHORS :

la ZAC de Labéraudiemonte en puissance

Dirigé par Lionel Boyer, le magasin Mr Bricolage a ouvert ses portes le 29 septembre et

est doté d’une surface de vente de 3 000 m2.

Avec une surface de vente de 25 000 m2, la ZAC de la Plaine de Labéraudie sera dès 2011 un atoutimportant pour le commerce lotois, dont la première des qualités sera de limiter l’évasion com-merciale vers les départements voisins. Panorama des réponses apportées.

Le point surl’aménagementde la plaine de Labéraudie• Une voie de circulation interne, qui

permettra d’accéder aux parkingssous les magasins des lots N° 4, 1 et 2,est en construction et sera ouvertedébut 2009.

• Les travaux d’aménagementde la route traversant la ZAC entreles deux ronds points seront quantà eux terminés à la fin du premiersemestre 2009.

• Plusieurs magasins, déjà présents sur la zone, ont réalisé des travaux d’embellissement des points de vente :- L’enseigne CONFORAMA a rénové

la façade, le parking et réagencé lemagasin. L’inauguration a eu lieule 16 octobre dernier.

- L’enseigne BRICOMARCHE a rénové sa façade.

- L’enseigne LIDL a le projet de rénoverl’agencement intérieur du magasin.

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ENJEUX

Créé en 1997, le magasin Bricomarché dispose d’unesurface de vente de 2 000 m2 et emploie 18 salariés.

Installé sur la plaine de Labéraudie depuis 1996,le magasin Intermarché dispose d’une surface de vente de 1 500 m2.

Le magasin Conforama a été l’un des premiers à s’implanter sur la plaine de Labéraudie. Il disposed’une surface de vente de 2 600 m2. La nouvellefaçade et le nouvel aménagement du point devente ont été inaugurés le 16 octobre dernier.

Les 6 lots de la ZAC de la plaine de LabéraudieComme le précise le plan, la ZAC de la plaine de Labéraudie est découpée en 6 lots :• Le lot N° 2 accueille les enseignes Fly, qui devrait ouvrir ses portes d’ici février 2009,

et Mr. Bricolage, dont l’activité a débuté en octobre dernier.

• Les lots 4 et 6 sont gérés par une société immobilière et plusieurs projets, autoriséspar la commission départementale d’équipement commercial (CDEC), vont êtrelancés dans les prochaines semaines.

- sur le lot N° 6, sera installé un magasin TATI (équipement de la personne) d’une sur-face de vente de 2 000 m2.

- sur le lot N° 4, qui dispose d’une plateforme de 2 000 m2, il est prévu la création dedeux magasins d’équipement de la personne : un point de vente KIABI de 1 350 m2 etun deuxième magasin de 650 m2, dont l’enseigne n’est pas encore confirmée.

L’ouverture des magasins sur ces deux lots est prévue pour l’été 2009.

• Le Lot N°1 est destiné à la construction d’une plateforme de 10 000 m2, dont la maî-trise d’ouvrage est confiée à la société Klépierre et la commercialisation à la sociétéTandem. Il comprendra une quinzaine de points de vente, d’une surface de ventevariant de 350 à 2 000 m2 dans les domaines de l’équipement de la personne, del’équipement de la maison, de la culture et des loisirs. Il y est également prévu lacréation d’un restaurant sur le patio à ciel ouvert. Il faut noter qu’il n’y aura làaucun commerce du secteur de l’alimentation.

Les enseignes commerciales devront être complémentaires de celles déjà présentesdans le secteur de Cahors. Elles seront soumises à l’agrément de la Communauté deCommunes du Pays de Cahors.

L’ouverture de cet ensemble commercial est prévue pour le printemps 2011.

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ENJEUX

La seconde priorité concerne le respect du calen-drier des travaux d’aménagement de la ZAC deLabéraudie. L’enjeu est énorme pour l’économiedu département, car la zone de chalandise ras-semble 60 000 personnes pour son premiercercle et plus de 80 000 si l’on tient compte del’attractivité qu’elle pourra avoir pour les com-munes situées à plus de 30 kilomètres. A ce jour,les enseignes qui ont ouvert leurs portes et ont

officialisé leur implantation pro-chaine à Labéraudie sont Mr.Bricolage, Fly, Tati et Kiabi. « LaZAC comptera environ unevingtaine de boutiques non ali-

mentaires supplémentaires, d’une surface com-prise en 350 et 3 000 m2, précise GenevièveLagarde. Cette nouvelle zone proposera ainsi unesurface de vente supplémentaire de 25 000 m2,ce qui fera d’elle un des principaux pôles com-merciaux du département ».

A l’heure actuelle, près de 10 000 véhicules pas-sent chaque jour devant cette zone en coursd’aménagement. L’ouverture totale de la ZAC estprévue pour le printemps 2011. Durant les travaux, la circulation de la route dépar-tementale 8 sera déviée vers la voie de circulationinterne de la zone, sachant que l’ensemble seraouvert à la circulation au cours de l’été 2009.Au final, la ZAC de Labéraudie disposera de plusde 1 000 places de parking et d’un restaurant.

Pour tout complément d’information, contacter la Communauté de Communes du Pays de Cahors au 05 65 20 89 17 ou le Secteur Commerce de la CCI Lot au 05 65 20 35 27.

Lidl compte aujourd’hui 4 points de vente dans le Lot.Le magasin de la plaine de Labéraudie est le plus ancien et dispose d’une surface de vente de près de 1 000 m2.

80 000 clients potentiels

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www.lot.cci.fr

Le Lotéconomique

sur le net• Annuaire des sites web d’entreprises lotoises• Les services et reprise d’entreprises• Offres de formation• Les études et annuaires disponibles• Demande de listes d’entreprises• Dossiers d’Entreprendre

Le Lotéconomique

sur le net

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ENJEUX

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Pour comprendre ce qui s’estpassé cette année sur les mar-chés de l’électricité et du gaz, il

faut en revenir aux quatre grandsmétiers qui interviennent depuis lasource jusqu’au consommateur : laproduction, le transport, la distribu-tion et la commercialisation. Dansl’Union Européenne, l’ouverture à laconcurrence concerne aujourd’hui lepremier et le dernier maillon de cettechaîne, c’est-à-dire la production et lavente.En théorie, tout le monde peut aujour-d’hui produire de l’électricité ou dugaz, et tout le monde peut en vendre.Cela devient d’ailleurs une réalité ence qui concerne l’électricité : pour lesud-ouest (Aquitaine et Midi-Pyrénées) ERDF reçoit actuellementprès de 400 demandes par mois pourdes raccordements d’installations pho-tovoltaïques chez les particuliers et lesdemandes ont doublé en un an pourle raccordement de producteurs deplus de 36 KVA en énergies renouve-lables (solaire, éolien hydraulique ...).

L’ouverture n’a pas la même ampleurpour la production de gaz, quidemande des investissements autre-ment plus importants.

Les activités régulées

En ce qui concerne la vente, les prin-cipaux acteurs sont connus : POWEO,

Direct Energie, Altergaz ou, bien sûr,EDF et GDF-Suez.Par contre, les législateurs européenset français ont maintenu deux activitésessentielles dans le secteur dit régulé :le transport et la distribution. Dans lecas du transport d’électricité, la situa-tion est simple : le seul opérateur esten France RTE, filiale d’EDF. Pour le

Pour accompagner l’ouverture progressive du marché de l’énergie, EDF et GDF-Suez ont chacuncréé le 1er janvier 2008 une filiale chargée de la distribution. Panorama des activités de la nouvelleentité ERDF-GRDF, qui emploie 190 personnes dans le Lot.

L’an 1 de ERDF & GRDF

ERDF réalise chaque année 500 interventions dedépannage sur le réseau électrique du département.

GRDF fait passer les 300 kilomètres du réseau gazde la basse à la moyenne pression. Ce sera le cas dès

l’an prochain à Cahors et à Figeac.

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ENJEUX

gaz, le principal acteur est GRT, filialede GDF-Suez, mais il y a une excep-tion, qui concerne justement le sud-ouest, et donc le Lot : le transport dugaz a historiquement été confié à unefiliale de Total, TIGF, ce qui était justi-fié par l’exploitation du gisement deLacq (Pyrénées Atlantiques).Quant à l’activité distribution, elle estentièrement prise en charge par unopérateur commun, ERDF-GRDF, quiassure quatre missions principales : ledépannage, l’exploitation-maintenanceet la construction des réseaux de dis-tribution, ainsi que les interventions deproximité chez les clients (mises en ser-vice, dépannages, relève, etc.).Dans le Lot, ERDF-GRDF emploieaujourd’hui 190 personnes et réalisenotamment chaque année 250 000relevés de compteurs, 25 000 interven-tions techniques chez les clients ouencore 500 interventions de dépan-nage sur les réseaux électriques.L’entité est ainsi chargée d’assurer ladistribution d’électricité vers 116 000utilisateurs dans le département et ladistribution de gaz pour 12 000 clients.

Un investisseur puissant

ERDF et GRDF doivent égalementgérer des chantiers importants,comme l’enfouissement progressif deslignes électriques ou le remplacementde la basse pression par la moyennepression pour le gaz.33 millions d’euros ont ainsi été inves-tis dans le réseau électrique du Lot cesquatre dernières années. Pour le gaz,7 millions d’euros seront investis entrois ans (2007-2009) pour le renou-vellement des réseaux de Cahors et deFigeac, ainsi que pour la sécurisationde l’alimentation en gaz de Cahors etdes communes au nord de Cahors(Pradines, Espère, Mercues, Douelle et

Calamane) avec la création d’un nou-veau poste d’alimentation. Cela offriraune seconde source d’injection du gazpar le nord de Cahors au lieu d’uneseule actuellement par le sud.Par ailleurs, le distributeur d’électricitévient de doter le département d’unnouveau poste source à Degagnac,près de Gourdon, pour un montant de3 millions d’euros.« La nouvelle organisation impliqueque les clients s’adressent à leur four-nisseur d’énergie pour toutedemande, ce qui explique que nousayons moins de contacts directs aveceux », précise Patrice Bocquillon,Directeur Territorial de ERDF-GRDF. Les autres missions de ERDF-GRDFconsistent notamment à assurer l’in-formation des collectivités et à lesaccompagner dans leurs projetsd’aménagement ou de création. « Cettenouvelle organisation va juste avoirun an ; l’objectif est de la stabiliser etde préciser à tous les intervenants nosmétiers et nos missions », conclutPatrice Bocquillon. ■

Patrice Bocquillon,Directeur Territorial de ERDF-GRDF Lot.

Pour les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées,ERDF reçoit actuellement près de 400 demandespar mois de raccordements d’installations photovoltaïques chez les particuliers.

ERDF-GRDF en FranceERDF :• 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires• 31 millions de clients• 37 000 salariés

GRDF :• 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires• 11 millions de clients• 12 000 salariés

ERDF-GRDF dans le Lot• 190 salariés

ERDF :• 116 000 utilisateurs• 12 000 kilomètres de réseaux,

dont près de 2 500 en souterrain• 250 000 relevés de compteurs• 25 000 interventions à domicile

par an• 1 000 interventions de dépannage

chez les clients• 500 interventions de dépannage

sur les réseaux• 14 postes sources

GRDF :• 12 000 clients• 300 kilomètres de canalisation• 20 concessions communales,

dont 5 en gaz propane• 150 interventions de sécurité gaz

(en baisse de 30%)

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ENJEUX

Même si elle a accolé la mention « Les Eaux » derrière son nom, la commune d’Alvignac ne secontente pas de cultiver la nostalgie de son ancien prestige de cité thermale. Dotée d’uneenviable locomotive avec son Casino, le seul du Lot doté de 80 machines à sous, la collectivitéoffre un tissu commercial bigarré. De nouveaux projets devraient bientôt dynamiser ce pôle, situésur l’axe porteur Rocamadour-Padirac.

Pôle touristique et commercial d’ALVIGNAC-LES-EAUX

Une nouvelle dynamique

Ahuit kilomètres de Gramat,Alvignac, petite capitale ducausse, ne brille pas d’un

éclat particulier : ce gros bourg ne dis-pose pas d’atout patrimonial de pre-mière importance, de nature à attirerpuis retenir le visiteur en goguette.Par contre, sa position géographiqueentre Rocamadour et Padirac, lesdeux poids-lourds du tourisme lotois,lui permet de tirer son épingle du jeu.Bien sûr, le souvenir des années glo-rieuses demeure vivace dans lamémoire des anciens : ceux qui ontconnu la prestigieuse station ther-male, où venaient « prendre les eaux »quelques célébrités des années folles.L’autorisation d’exploiter a bien étérécupérée voici une décennie, maispas l’accueil des curistes : les installa-tions d’antan, nécessitant de gros tra-vaux de rénovation, n’ont pu rouvrirleurs portes.Pour toucher à la réalité actuelle touten renouant avec un passé enfoui (il yeut ici un établissement de jeux durantl’époque faste du thermalisme), il fautmettre en exergue le Casinod’Alvignac. Il a vendu ses premiersjetons et vu rouler ses premièresboules le 6 mars 2004, sous la férule dugroupe Arévian. Aujourd’hui, SylvieChartron gère une entreprise multi-forme, à la fois hall de jeux, salle de balet de spectacle, hôtel de 13 chambreset restaurant. Les 80 machines à sousreçoivent quelque 100 000 amateurspar an. Quant aux divers jeux de tabletraditionnels appréciés par les plusjeunes - roulette, Black Jack et Stud- Une situation géographique privilégiée à proximité de pôles majeurs du tourisme lotois.

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ENJEUX

30 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

Poker -, ils drainent une clientèlelocale et régionale estimée autour de12 000 pratiquants. « Nous attirons desjoueurs lotois en priorité, maisBrivistes, Limougeots et Sarladais fré-quentent volontiers l’établissement.D’autre part, l’hôtel et le restaurantvivent essentiellement du Casino »,détaille Sylvie Chartron. Les thés dan-sants organisés toute l’année, sont euxaussi très prisés : 200 danseurs foulentla piste chaque dimanche et certainsen profitent pour tenter d’apprivoiserles machines à sous. D’ailleurs, l’étéserait presque la saison creuse, indui-sant une certaine déception chez lesresponsables, qui constatent parailleurs une stagnation globale de l’ac-tivité depuis six mois.

La présence du Casino est, à l’unani-mité, reconnue comme particulière-ment bénéfique par les acteurs écono-miques de la commune. Lors del’implantation du site, AntoineArévian s’était attaché à confier du tra-vail aux artisans locaux. En termes derecrutement, l’ouverture de l’établis-sement de jeux et des structures

annexes a offert des emplois sur lecanton : ils sont aujourd’hui 45, dont11 croupiers, salariés par l’entrepriseet qui consomment en partie au vil-lage. Sans compter la clientèle duCasino, ce qui au final représente unemanne importante. La commune elle-même tire de précieux revenus de cetétablissement, puisqu’en plus de lataxe professionnelle, elle encaisse unprélèvement sur le produit brut desjeux. Ainsi, la part du budget commu-nal redevable à la présence du Casinoatteint tout de même les 20 %. Desretombées sonnantes et trébuchantesdont profite aussi l’intercommunalitédu Pays de Padirac, appelée à fusion-ner bientôt avec celle de Gramat.

Un réaménagement du bourgpour séduire de nouveaux visiteurs

En cette fin d’année, une campagned’aménagement urbain du site va êtrelancée : les réseaux vont être revus,les voiries améliorées et dotées d’undispositif obligeant les automobilistes

à ralentir, les abords et espacespublics seront végétalisés, l’éclairagepublic renforcé. Le nouveau visaged’Alvignac, qui prendra forme défini-tive vers 2010, devrait inciter les tou-ristes à s’arrêter plus volontiers dans lebourg et à profiter des commerces oustructures d’accueil touristique dontcertains sont en voie de rajeunisse-ment. A l’instar de l’Hôtel du Château,repris en 2004 par Valérie et Jean-Philippe Perrier : l’institution naguèreaux mains des familles Carbois etDarnis reprend des couleurs. Lesjeunes propriétaires, auparavantgérants du Panorama à Rocamadour,s’attachent à moderniser les bâti-ments : le bar, les espaces communs,l’accueil, les chambres du premierétage ont changé d’allure. Bientôt,celles du second profiteront d’un trai-tement identique. « Nous disposons de28 chambres et nous projetons d’ins-taller dans le parc un grill, une pis-cine et un minigolf. Une salle équipéepour les séminaires, mais égalementun ascenseur, prendront place dansle bâtiment. En pleine saison, nous

Destiné à être rénové, ce bâtiment abritera un hôtelet un complexe de balnéothérapie.

Le Casino d’Alvignac attire chaque année quelque 100 000 amateurs.

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ENJEUX

sommes neuf à faire fonctionner l’hô-tel-restaurant. Nous ouvrons neufmois par an, entre Pâques etToussaint », indique Jean-PhilippePerrier qui coiffe lui-même la toquede cuisinier. Ces professionnels, titu-laires de l’agrément « Organisateurs deséjours », ont choisi Alvignac pourl’opportunité d’une reprise et ontestimé, à juste titre, que l’axe Padirac-Rocamadour créait un appel d’air inté-ressant. « L’an passé, lors des grèves augouffre de Padirac, nous avons sentila baisse. Il faut juste que la signalé-tique soit efficace », ajoute le respon-sable. Son établissement reçoit beau-coup de groupes, essentiellement dutroisième âge : des Belges notammentet depuis peu une fréquentation mon-tante d’Espagnols. Le Casino amèneégalement une part de clientèle « maiselle est difficile à évaluer, car ces visi-teurs cultivent la discrétion », noteJean-Philippe Perrier.

A l’enseigne Relais des Mousquetaires,Yves Maynard a lui aussi rénové sonoutil de travail de fond en comble il y ahuit ans. Enraciné sur Alvignac depuisplusieurs générations, l’épicier poursuitson activité dans un contexte qu’il jugerelativement difficile : la concurrencede la grande distribution très proche,les touristes qui « brûlent » l’étape dumidi, l’évolution des modes deconsommation... « La résidence de tou-risme Le Domaine de Salgues nousamène des clients. Ces derniers appré-cient le commerce de proximité et fré-quentent nos magasins. Espérons quecette structure, qui appartient à ungroupe en difficulté, va être reprise dèscette année », confie-t-il, rejoignant lesentiment d’inquiétude exprimé par laplupart de ses collègues au village.Yves Maynard, cuisinier de métier etqui fut chef dans plusieurs relaisChâteaux, tire aujourd’hui son épingledu jeu grâce à son importante activitéde traiteur. Les cantines scolaires, lesbanquets, les congrès des maires, lesfêtes de fin d’année ont bâti sa réputa-tion. Il propose tous les jours des platsà emporter confectionnés « maison »pour développer le chiffre d’affaires

et s’adapter aux goûts et attentes desclients. « Le commerce est de plus enplus difficile. Pour arriver à mainte-nir un volume d’affaires, il faut élar-gir sa gamme de produits et de ser-vices avec le souci d’étoffer l’offrecommerciale d’Alvignac. Reste que laclientèle apprécie notre présence etnotre service de proximité », ajoute-t-il.

Rénovation de commerces et de structures touristiques

Certes, l’image que donne Alvignac estcelle d’une commune très vivante,pourvue d’un bureau de poste et dedeux écoles. Elle comptait 572 habi-tants en 1999, elle en rassemble 772aujourd’hui grâce en particulier auxquatre lotissements édifiés près dubourg. Un cabinet de kiné, monté pardeux jeunes originaires du village, vaouvrir ses portes l’an prochain. Enfin,au cœur du bourg, un ancien hôtel res-tauré sera reconverti en sept apparte-ments et intègrera un local commercial.

De son côté, Denise Paret tient letabac-presse depuis 25 ans. C’est direqu’elle a suivi l’évolution du village,tout comme celle de son affaire : dro-guerie-quincaillerie-mercerie au départ,elle a mué au fil du temps pour s’adap-ter aux demandes des clients. « L’airegratuite pour les camping-cars aapporté aux commerces, tout commele Casino. L’été, le passage de nom-breux touristes assure un complémentde recettes. Cela permet de maintenirdes activités commerciales à Alvignac.Le Domaine de Salgues attire uneclientèle qui fait travailler le com-merce local. En contrepartie, noussouffrons de la crise actuelle et de lamorosité ambiante », souligne DeniseParet, dont la clientèle couvre Miers,Padirac, Rignac, jusqu’à Thégra. Le sonde cloche est sensiblement identiquechez Catherine Deldou, au Bar de laStation. « Le hors saison est très calme.Nous proposons des menus ouvrierstous les midis du lundi au vendredi et,pendant la saison touristique, sommesouverts les tous les jours. D’avril à sep-

tembre, la station-service fonctionneavec le passage. Par contre l’hiver,l’activité est réduite. », explique-t-elle.Pour autant, les différentes initiativesentreprises pour redynamiser le bourgapportent une touche d’optimisme.Ainsi, un hôtel et un complexe de bal-néothérapie devraient voir le jour dansun bâtiment récemment racheté et quihébergeait autrefois des colonies devacances de la SNCF. De la mêmemanière, l’activité d’embouteillage del’eau de Miers-Alvignac, qui a cessée ily a deux ans, devrait redémarrer, etl’accueil des curistes rendre à ce sitetrop longtemps délaissé un peu de sonlustre d’antan. ■

Valérie et Jean-Philippe Perrier ont repris en 2004 l’Hôtel du Château.

Yves Maynard et son épouse animentle Relais des Mousquetaires.

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32 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

ENJEUX

Alain Hilbert, dirigeant de Lotoquine.

Identifier les substances potentiellement nocives pour l’homme et son environnement, les remplacer par d’autres

reconnues pour leur moindre toxicité, l’enjeu est essentiel.

Mais du côté des entreprises qui fabriquent, importent ou simplement utilisent ces produits, il s’agit de prendre la mesure

de la possible disparition d’un produit, parfois stratégique pour laproduction. Anticiper en questionnant son fournisseur pour vérifiers’il a procédé au pré-enregistrement de celle-ci est donc primordial.

Directive européenne REACHPour les entreprises, il est urgent d’anticiper !

Avant l’apparition de la direc-tive européenne Reach, toutce qui n’était pas interdit était

autorisé. Désormais, l’optique estinversée : tout ce qui n’est pas auto-risé est interdit. Ce renversement ren-voie, de fait, la responsabilité de l’éva-luation des risques concernant lesproduits chimiques, de l’Etat vers lesentreprises, avec son corolaire : « pasde preuve, pas de marché ».

Ces dernières, qui pour la pluparts’inscrivent dans la chaîne fabrication-importation-utilisation de substanceschimiques, doivent impérativementanticiper face à cette directive euro-péenne. Pour elles, le risque principal

est de se retrouver privées d’un pro-duit dont elles ont absolumentbesoin, tout simplement parce queleur fournisseur a décidé de stoppersa fabrication pour cause de nonautorisation par les autorités.

Comment les entreprises lotoises secomportent-elles face à ces enjeux desanté publique ? Nous avons rencon-tré deux dirigeants très conscients deleurs obligations. Alain Hilbert est leresponsable de Lotoquine à Figeac.

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ENJEUX

Cette société fabrique ou personnalisedes produits destinés aux jeux et auxfêtes. Pour cela, elle importe et utilisedes produits chimiques tels que lespolymères et les encres d’imprimerie.« Grâce à l’accompagnement délivrépar la CCI du Lot et le contact avec desconsultants spécialisés, nous avonsappris que les polymères ne figuraientpas dans la liste des produits à enre-gistrer : ça nous a simplifié la vie, nousavons seulement informé nos clients.Quant aux encres, nous avions anti-cipé et mis en place des fiches de sécu-rité », explique Alain Hilbert.

L’entreprise a donc bien avancé danssa démarche. Il lui reste à questionnerquelques fournisseurs pour vérifiers’ils ont bien effectué les déclarationset surtout, pris en compte l’utilisationqui est faite des produits. Exemple :utiliser un solvant en circuit fermé ouà l’air libre n’a pas les mêmes consé-quences sur la santé de l’utilisateur.« En début d’année prochaine, nousaurons sécurisé nos approvisionne-ments et mis en place tous les docu-ments d’utilisation. Le plus long, c’estd’obtenir les réponses auprès d’unfournisseur situé hors Union Euro-péenne. Si je ne peux en disposer, je

serai obligé d’en choisir un autre enfavorisant si possible l’espace euro-péen », précise le chef d’entreprise.

Chez CMPC à Cambes, on manipuledes produits pour fabriquer des pré-parations destinées au secteur du net-toyage. Pascal Eudo est le responsablequalité, et c’est lui qui a la charge dudossier Reach. « Nous avons entamé ladémarche voici trois ans, avec l’appuide la CCI du Lot et de l’Union desIndustries Chimiques. Nous ne fabri-quons pas les substances que nousutilisons, mais nous sommes utilisa-teurs de préparations. J’ai envoyé uncourrier à nos fournisseurs pour m’as-surer qu’ils ont bien procédé au pré-enregistrement, et un autre à nosclients pour les rassurer : nous avonsanticipé sur la disparition de cer-taines molécules et nos approvision-nements sont pérennes. De plus, nousn’achetons qu’en France et enEurope. Il nous est ainsi plus faciled’accéder à toutes les informationsnécessaires », relève Pascal Eudo.CMPC met en place les étiquetages auxnormes européennes et dans la foulée,sortira ses Fiches de Données Sécurité(FDS) avec les différents scénariosd’exposition. « Parfois nos clients s’in-quiètent, pensant que les préparationsque nous fabriquons sont concernées.Or elles ne le sont pas. De ce fait, nousn’avons pas à pré-enregistrer nous-mêmes, seulement à nous préoccuperde l’amont », conclut Pascal Eudo. ■

Pascal Eudo, responsable qualité de CMPC.

Les grandes étapes de REACH :

• Entre le 1er juin et le 30 novembre 2008 :

- Le pré-enregistrement de l’ensembledes substances produites ou importées à plus d’une tonne par andans l’Union européenne.

- L’enregistrement avec élaboration et dépôt d’un dossier technique et toxicologique.

- L’autorisation de mise sur le marchéde substances extrêmementpréoccupantes pour la santé etl’environnement.

• Les substances pré-enregistréesseront enregistrées selon leur ton-nage et leur degré de dangerositéavant le 1er décembre 2010, avant le1er juin 2013 ou avant le 1er juin 2018.

Une action collective régionale pouraccompagner les entreprises dans lamaîtrise de REACH :

OBJECTIFSCette action doit permettre aux entreprises utilisatrices de sécuriser leurs approvisionnementsen substances chimiques. Elle s’adresse directementaux entreprises qui le souhaitent, pour :• Les informer et les sensibiliser sur leurs

obligations réglementaires.• Les accompagner en leur apportant une

méthodologie pour réaliser l’inventaire de leurssubstances chimiques et identifier leurs futuresobligations réglementaires.

• Les conseiller dans leurs choix stratégiques et leursrelations avec leurs clients et leurs fournisseurs.

• Suivre auprès d’elles la mise en œuvre du pland’action et du plan stratégique.

CALENDRIER• Cette action collective se déroule de mai 2008

à juin 2009.

BÉNÉFICES DE L’ACTION• Réaliser un inventaire exhaustif de ses substances

chimiques.• Connaître ses obligations vis-à-vis du règlement

Reach.• Bénéficier d’un accompagnement individuel

par un consultant.• Mettre en place un plan stratégique dans

un contexte de développement durable.• Participer à des ateliers d’échanges entre

entreprises participantes.• Bénéficier d’un suivi par un relais local pour

la mise en œuvre des préconisations définies par le consultant.

• Mettre en valeur ses actions via un colloque retourd’expériences et des fiches de bonnes pratiques.

PARTENAIRES• Cette opération bénéficie d’un soutien financier

de la DRIRE, de la DRTEFP, de la CRAM Midi-Pyrénées. Elle profite d’un soutien techniquede l’UIC, de l’UIMM, de la CRCI et du réseau des CCI de Midi-Pyrénées.

COÛTS• La participation financière de l’entreprise

est de 919,73 € HT (soit 1100 € TTC).

CONTACT :CCI du Lot - Yasmina Loiseau, 05 65 20 35 30

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PLEIN CADRE

Grâce à sa créativité et à son expertise de la fabrication artisanale de chaussons pointes etdemi-pointes, l’entrepriseDegas a séduit des clientsprestigieux, comme l’Opérade Paris. Portrait d’une PMElotoise, dont la renommées’étend aujourd’hui àl’échelle internationale.

DEGASAu bonheur

des danseuses

34 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

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N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 35

PLEIN CADRE

clientèle française et étrangère de l’en-treprise qu’il rencontre au moins unefois par an. Styliste de formation, sonépouse Nadine est responsable descollections, tandis que son fils,Aurélien, supervise les commandes etles expéditions. Au sein de l’atelierlotois, deux couturières expérimen-tées assurent le picage et la mise aupoint des tenues, ainsi que les fabrica-tions délicates et complexes, tellesque la pose de tulle. Elles servent éga-lement de référence pour évaluer lestemps de réalisation de nouveaux

Pierre Chatel a toujours fré-quenté les coulisses du PalaisGarnier. Son grand-père, son

père et sa mère étaient danseurs àl’Opéra de Paris. Après avoir acquisun savoir faire dans le textile et lepatronage au sein de prestigieusesmaisons de couture comme Cacharel,Daniel Hechter ou Yves Saint-Laurent,c’est tout naturellement qu’il s’estimmergé à nouveau dans l’univers dela danse pour y développer son acti-vité professionnelle. En l’occurrence,l’impulsion est venue de ClaudeBessy, danseuse étoile de l’Opéra deParis et directrice de l’école del’Opéra de Paris de 1972 à 2004, avecqui il a créé les premières tuniques.Dans les faits, Pierre Chatel a fondé en1992 à Boissières, dans les murs d’unancien moulin à eau, l’entrepriseDegas, ainsi baptisée en hommage aupeintre des petites danseuses.

Comment passe-t-on des dorures duPalais Garnier à la pierre blanche duMoulin de Rouby ? « Je connaissais leLot, dont une partie de ma famille estoriginaire. Au départ, je m’y suis ins-tallé pour former des personnes à lafabrication de chaussons de danse.Cette formation est relativementlongue, de l’ordre de six à douzemois, raconte Pierre Chatel, gérant dela SARL Degas. Or le Lot est unerégion d’où les gens ne partent pas.D’autre part, la beauté et la quiétudedes paysages qui nous entourent sontpropices à la créativité. »

Trois en France, dix en Europe,quinze dans le monde

L’initiative a manifestement porté sesfruits puisque seize ans plus tard, Degasest entré dans le cercle étroit des entre-prises spécialisées dans la fabrication detenues et de chaussons de danse hautde gamme, dont la renommée est inter-nationale. « Des entreprises comme lanôtre, il y en a trois en France, unedizaine en Europe et quinze à l’échellemondiale », résume le dirigeant.Chaque année, 25 000 pièces, dont

20 000 tenues (justaucorps, tuniques ettutus) et 5 000 paires de chaussons sor-tent des ateliers de la maison.

Solidement campée sur son marché deniche, la société emploie dans le Lotde six à douze personnes, en fonctiondes pics saisonniers d’activité. « Lescollections sont présentées fin février -début mars, et les modèles doivent êtrelivrés pour la rentrée scolaire de sep-tembre », précise Pierre Chatel. Enmarge de sa fonction de dirigeant, cedernier assure les relations avec la

Dans l’atelier lotois, des couturières expérimentées assurent le picage des tenues et les opérations délicates,telles que la pose de tulle.

Entièrement réalisés avec des matières naturelles, les chaussons de danse Degas sont fabriqués artisanalement.

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PLEIN CADRE

même potentiel », estime le dirigeant deDegas qui réalise aujourd’hui del’ordre de 20 % à 25 % de son chiffred’affaires à l’export. En 2009, l’entre-prise entend étendre sa couvertureeuropéenne en concrétisant un projetde développement en Allemagne.

La niche du haut de gamme

Quant à la nouvelle concurrencevenue de Chine ou d’Inde, PierreChatel affirme ne pas la rencontrer surson marché. « La qualité des matièreset des finitions, l’étendue de lagamme et surtout la créativité sontpour nous des remparts contre cesnouveaux concurrents qui ont unestratégie exclusivement axée sur leprix, analyse-t-il. Aujourd’hui, cer-tains fournisseurs de chaussons dedanse affichent des prix de ventepublics équivalents à ce que nouspratiquons auprès de nos distribu-teurs. Il est clair que nous ne fabri-quons pas les mêmes produits...».Adossée à son réseau de clientèle,l’entreprise qui réalise un chiffre d’af-faires de l’ordre de 500 000 euros traceson chemin sur son micro marché. Amoyen terme, Pierre Chatel souhaiterénover l’atelier lotois, jouer sur lesespaces et la lumière, afin de pour-suivre son activité de création dans uncadre faisant écho à la beauté natu-relle des paysages environnants. ■

modèles, Derrière, la fabrication desarticles est confiée à des personnesqui travaillent à leur domicile. « Lacoupe du textile et la mise au pointdes chaussons pointes et demi- pointesest effectuée dans le respect des règlesde l’art par un spécialiste dûmentformé. Cette petite équipe au savoirfaire pointu est le résultat de plus dequinze ans de travail en commun »,explique Pierre Chatel.

20 % à 25 % du chiffre d’affaires à l’export

A l’échelle européenne, l’entrepriseDegas est implantée en Espagne autravers d’un partenaire qui fabrique leschaussons de danse conformémentaux critères de qualité établis par lamaison, et qui assure la distribution

des produits sur la péninsule Ibérique.La société compte également desclients en Italie, en Belgique et enSuisse, mais également en Asie, auJapon et en Corée, et aux Etats-Unis.« Nous perpétuons la tradition defabrication artisanale des chaussons,qui sont exclusivement réalisés avecdes matières naturelles, soulignePierre Chatel. De la même manière,notre ambition est de créer, avec leconseil de danseuses et de danseurs,des produits originaux qui se fondentparfaitement dans l’univers de ladanse classique. » En l’espace d’unequinzaine d’années, plus d’une cen-taine de modèles de justaucorps,tuniques et tutus a ainsi vu le jourdans l’atelier lotois. « Nous avons créénos propres gammes de couleurs,riches de 24 nuances et nous sommestoujours à la recherche des meilleuresmatières, poursuit-il. Nous faisonsfabriquer nos tissus et leurs tullesassortis en Italie, en Espagne et enBelgique, car malheureusement il n’ya plus de fabricant en France. »

En termes de clientèle, Degas compteune référence de prestige, l’école del’Opéra de Paris, sous la direction de ladanseuse étoile Elisabeth Platel depuis2005, qui lui confie la création detenues spécifiques pour ses élèvesdepuis de nombreuses années. Au-delà, l’entreprise fournit exclusivementdes magasins spécialisés dans lesarticles de danses. « En France, noustravaillons avec un réseau d’une cin-quantaine de boutiques, réparties surl’ensemble du territoire. Globalement,tous les pays européens offrent le

Degas en bref• SARL créée en 1992 à Boissières.• CA : 500 000 euros,

dont 20 % à 25 % à l’export.• Effectifs : de 6 à 12 personnes,

selon les pics d’activité.• Volume de production : 25 000

pièces par an, dont 20 000 tenues et 5 000 paires de chaussons.

• Site Internet : www.degas.fr

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les brèves REPÈRES ÉCO

Le Groupe Cahors dédie ses troisièmes « Nuits Composites » à la ChineLe Groupe Cahors a affiché sa dimension internationale en faisant de la ville chinoise de Qingdao,où il est implanté, l’invité d’honneur de la 3e édition des « Nuits Composites ».

Les 24, 25 et 26 octobre derniers, le Groupe Cahors orga-nisait dans le chai restauré du Château de Haute-Serre la

3e édition des « Nuits Composites ». En invitant cette année laville chinoise de Qingdao, où elle dispose de deux filiales,l’entreprise lotoise a une nouvelle fois mis en évidence sadimension internationale. Auparavant, le Groupe Cahorsavait déjà convié deux pays où il est implanté : l’Uruguay etl’Espagne. La liste n’est pas close, puisque le groupe est éga-lement présent au Maroc, en Tunisie ou en Inde.

Le concept de ce rendez-vous annuel est fondé sur unéchange : l’entreprise reçoit la ville étrangère à Cahors enautomne et lui rend visite au printemps. Avec 7,5 millionsd’habitants, Qingdao est l’un des premiers pôles écono-miques et touristiques du nord-est de la Chine. L’entrepriselotoise emploie là-bas près de 150 personnes.

Un événement économique et culturelDans le cadre de cette manifestation, le Groupe Cahors aorganisé, le 25 octobre en matinée à l’Espace Clément Marot,un colloque économique sur la Chine, au cours duquel sontnotamment intervenus le MEDEF International et le ComitéFrance Chine. Plusieurs personnalités lotoises, commeMichel Hibon, Président du Groupe Cahors, Jean-MarcVayssouze Faure, Maire de Cahors, Gérard Miquel, Présidentdu Conseil général et Jean-Claude Parisot, Secrétaire généralde la Préfecture, y ont également participé.

De la même manière, les « Nuits Composites » sont un évé-nement fondé sur le mariage des cultures et les partenariats.Ainsi, plusieurs artistes, musiciens, danseurs et calligraphes

originaires de Qingdao avaient fait le déplacement pour par-ticiper à une résidence de travail avec des artistes français. Lespectacle créé pour cette manifestation réunissait six musi-ciens et six danseurs chinois et français qui, malgré la bar-rière de la langue, ont réussi la prouesse de monter leurpièce en quatre semaines, sous la houlette du chorégrapheSamuel Mathieu et du compositeur Maxime Denuc. Baptisée« Yan » (le vent en chinois), cette pièce servira de prologue àune fresque que la Compagnie Lastiko poursuivra en Asie.

Enfin, la collaboration fut également gastronomique,puisque les convives ont pu déguster à l’issue du spectacledes plats préparés en commun par le chef chinois Liu Penget par Gilles Marre, du restaurant le Balandre. Ce principed’échange était aussi présent au niveau des publics invités :le grand public le 24 octobre, les invités des partenaires duGroupe Cahors le 25 et les salariés de l’entreprise le 26.

Le spectacle réunissant des artistes français etchinois mêlait la danse, la musique traditionnelle chinoise et l’univers contemporain du chorégraphetoulousain Samuel Mathieu.

Michel Hibon, Président du Groupe Cahors, à ouvert le colloque sur la Chine, orga-nisé à l’Espace Clément Marot en présence de représentants de la ville de Qingdao.

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les brèves REPÈRES ÉCO

La satisfaction est au rendez-vous pour les entrepriseslotoises présentes, en octobre et novembre derniers,

sur les salons SIANE et MIDEST dans le cadre de l’EspaceCollectif Lot organisé par la Chambre de Commerce etd’Industrie du Lot. « Le SIANE, à Toulouse, qui draine unefréquentation de proximité, est un salon particulièrementbien adapté à la taille de notre entreprise », commenteainsi Jean-Marie Bourrel, dirigeant de la société Bourrel àBagnac-sur-Cère, spécialiste des secteurs du décolletage,emboutissage et usinage. De son côté, le Midest est le pre-mier salon mondial de la sous-traitance industrielle. Ilcible un public national et international et nous permetnotamment de rencontrer nos clients parisiens. Avoir lapossibilité de participer à ces deux événements complé-mentaires est pour nous très intéressant. »

Même sentiment positif du côté de Simeca, entrepriseimplantée à Vayrac et spécialisée dans la transformation

des élastomères, qui expose depuis plusieurs années surces salons professionnels. « En dépit d’une conjoncturemorose, nous avons enregistré une bonne fréquentation,témoigne son dirigeant Jean-Claude Laugénie. Surtout,nous avons le sentiment que le visitorat était plus quali-tatif cette année. Les prospects que nous avons rencontrésétaient porteurs de projets concrets et avaient des exi-gences techniques bien spécifiques. Enfin, nous avons puconstater un élargissement des cibles traditionnelles declientèle, telles que l’automobile, vers de nouveaux sec-teurs industriels où les besoins en termes de design sontimportants. »

La CCI du Lot accompagne les entreprises lotoises sur les salonsprofessionnels de leur choix.

Renseignements : Laurent Poudré 05 65 20 35 40 - [email protected]

Salons SIANE et MIDEST :un bilan positif pour les exposants lotois

Monique Montal - Entreprise Montal SARL Charpenteet Couverture à Reyrevignes - vient d’être élue

Présidente de la Fédération duBâtiment et des Travaux Publicsdu Lot. Le nouveau bureau secompose de Jean-Luc Séguy(1er vice Président), Jean-Luc Bex(vice Président), André Lestrade(vice Président), Eric Grenier(trésorier) et Daniel De Nardi(secrétaire). A noter par ailleurs que dans laperspective des objectifs fixés

par le Grenelle de l’environnement, la FBTP46 proposeaux entreprises du secteur une formation aux économiesd’énergie, dispensée à Cahors. Au programme : identifierles éléments clés d’une offre globale d’amélioration éner-gétique des bâtiments ; maîtriser les outils pour mettre enœuvre une offre globale d’amélioration énergétique desbâtiments ; connaître, maîtriser et mettre en œuvre lestechnologies performantes d’amélioration énergétiquedes bâtiments. Le logiciel de diagnostic professionnel,Orebat, est offert aux participants à cette formation, dontle coût est pris en charge à hauteur de 95 % des dépensesengagées par l’OPCA Bâtiment, le FAFSAB, le FAFCEA etl’AGEFOS-PME.

MONIQUE MONTAL, nouvelle Présidente de la Fédération BTP46

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les brèves REPÈRES ÉCO

Al’occasion de la 12e semaine pour l’emploi des per-sonnes handicapées, l’AGEFIPH* a organisé l’opéra-

tion « Un jour, un métier, une action ». Objectif : permettrel’accueil pendant une journée d’un demandeur d’emploihandicapé au sein d’une entreprise pour lui faire décou-vrir un métier en binôme avec un salarié en poste.

Dans le Lot, une trentaine d’entreprises a participé à cetteinitiative à l’instar de cinq TPE basées au sein de la pépi-nière Cadurcia, où l’opération a été présentée le17 novembre dernier. « Travailler avec une personnehandicapée signifie avant tout travailler avec un colla-borateur compétent », a souligné à cette occasion OlivierNouvelière, responsable des relations handicap-entre-prise au sein de l’AGEFIPH.

Sven Castelain et Henry Bosc, respectivement directeursdes sociétés e-Medi@ (réalisation de supports publici-taires) et HBR (prestations de services de raccordementsélectriques et télécoms) qui participaient à l’opération ontégalement apporté leurs témoignages. En l’occurrence,ces deux entrepreneurs ont embauché récemment ValérieRayon comme assistante commerciale ; laquelle travailleà mi-temps pour les deux sociétés. « Les aides à l’em-bauche accordées par l’AGEFIPH nous ont permis decréer ce poste en recrutant une personne efficace et com-pétente », explique Henry Bosc. Victime d’un accident dutravail l’année dernière, Valérie Rayon souffre d’une her-nie discale. Licenciée par son ancien employeur, elle ademandé le statut de travailleur handicapé et a choisi dese reconvertir en suivant une formation d’assistante com-

merciale à la CCI du Lot. « Cette formation comprenait unstage de quatre semaines en entreprise, c’est à cette occa-sion que j’ai découvert HBR », se félicite-t-elle, tout ensouhaitant que son témoignage puisse sensibiliserd’autres chefs d’entreprises à l’emploi de personnes ensituation de handicap.

Au 30 juin 2008, le Lot comptabilisait 824 demandeursd’emplois travailleurs handicapés, soit une diminution de9,5 % par rapport aux données du 30 juin 2007.

* Association Gestionnaire des Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées

Semaine pour l’emploi des personnes handicapées :La pépinière Cadurcia s’implique

Le dispositif Ardan (Action Régionale pour leDéveloppement d’Activité Nouvelle) permet aux TPE

ou PME-PMI de moins de 50 personnes, de tous secteursd’activité (industrie, commerce, services), de concrétiser unprojet qu’elles n’ont pas le temps ou les moyens de mettreen œuvre. Concrètement, l’entreprise intègre un pilote deprojet dans son équipe, dans le cadre d’un contrat de sixmois. A l’issue des six mois, le dirigeant fait le bilan pourévaluer la viabilité de son projet. S’il est positif, le pilote deprojet est embauché en CDI. Dans le cas contraire, le diri-geant peut y mettre fin sans complication administrative ni

indemnités supplémentaires. Pour l’entreprise, les coûtsfinanciers de l’opération s’élèvent à 5 500 € nets pour lessix mois ; le complément de salaire étant pris en charge parle Conseil Régional. Rappelons que le dispositif Ardan peuts’appliquer à tous types de fonctions (management, com-mercial, technique...), l’essentiel étant que la fonction déve-loppée dans l’entreprise soit nouvelle.

Renseignements : Laurent Poudré 05 65 20 35 40 - [email protected]

ARDAN :Dynamisez vos projets !

Henry Bosc, gérant de HBR et Valérie Rayon,assistante commerciale.

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les brèves REPÈRES ÉCO

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Bourse des Locaux et du Foncier d’Entreprises

La CCI du Lot publie sur son site internet (www.lot.cci.fr)une Bourse des Locaux et du Foncier d’Entreprise

présentant plus de 115 annonces de location et de ventede fonds de commerce, locaux d’activités, terrains àbâtir, bureaux, etc.

Vous pouvez également nous confier votre annonce afind’en augmenter la visibilité.

Renseignements : Laurent Poudré 05 65 20 35 40 - [email protected]

Marinette Bonnet,Chevalier de l’Ordre National du Mérite

Mariette Bonnet s’est vue remettre, le 25 octobre der-nier à Rocamadour, les insignes de Chevalier de

l’Ordre National du Mérite, par Georges Clancier,Président de l’Association des Membres de l’OrdreNational du Mérite - Section Lot. Une distinction venantcouronner l’engagement professionnel de MarietteBonnet qui fut notamment Présidente de l’UnionDépartementale des Offices de Tourisme et des Syndicatsd’Initiative (UDOTSI) durant dix ans.

Page 41: Entreprendre 146

les brèves TOURISME

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Opérations de promotionWorkshop « Destination Midi-Pyrénées »à Toulouse

L a CCI du Lot a participé, conjointement avec le serviced’appui à la mise en marché du CDT, à une opération à

destination des autocaristes français, organisée à Toulouse parle Comité Régional du Tourisme de Midi-Pyrénées. Plus de 80voyagistes sont ainsi venus rencontrer 93 structures expo-santes, dont plusieurs du Lot : hôtels de Cahors, Rocamadouret Figeac, prestataires d’activités.

Workshop « Destination Vignobles » à Avignon

AAvignon, s’est déroulée du 20 au 22 octobre, unemanifestation à destination des tour-opérateurs

du monde entier spécialisés dans la destination Franceet en particulier sur la thématique oenotouristique. Ils’agissait de la 3e édition de « Destination Vignobles »,organisé par Maison de la France et son club vitivini-cole, et suivi d’une conférence-débat sur les évolutionsde l’offre et de la demande. La CCI occupait un standpartagé avec le CDT sous l’enseigne « Tourisme et Vinsde Cahors » et a ainsi rencontré une quinzaine de visi-teurs intéressés par des idées de packages, des infor-mations générales sur le Lot, ou à la recherche de pro-duits plus ciblés.

Les visiteurs se sont vus remettre une brochure spécia-lement réalisée pour l’occasion, intitulée « DestinationCahors et son vignoble » et présentant des séjours pac-kagés pour individuels et groupes, mais également lescontacts et informations des prestataires touristiquessitués dans la zone de l’AOC Cahors.

Workshop « Travel ! » à Bruxelles

Le 11 octobre dernier, le service tourisme était présent à la9e édition du workshop « Travel ! » à Bruxelles, manifesta-

tion organisée par Maison de la France Belgique, en partenariatavec les offices nationaux du tourisme de Grande-Bretagne,Luxembourg et Pays-Bas. La CCI a ainsi rencontré une quin-zaine de contacts, composés essentiellement de responsablesde clubs ou associations désireux d’avoir une informationgénérale sur le Lot, les hébergements, les sites de visites et lesactivités.

Programme 2009 des opérations de promotion

La Commission Tourisme-Hôtellerie de la CCI, réuniele 13 novembre, a étudié et validé le programme

prévisionnel des actions de promotion 2009 auxquellesparticipera la CCI du Lot :

* salon Comités d’Entreprises, Toulouse : 5-6 mars

* opération professionnelle en Espagne, au printemps

* workshop « Rendez-Vous France », Paris : 31 mars-01 avril

* workshop « France », Amsterdam : en mai ou juin

* salon Comités d’Entreprises et Collectivités, Limoges : 8 septembre

* workshop Professionnel « Monde à Paris », Paris : 8-9 octobre

Une opération en Belgique est également à l’étude.

La CCI participera à ces opérations, soit seule en tant quereprésentante des prestataires lotois, soit conjointementavec des professionnels ou le Comité Départemental duTourisme du Lot. Elle diffusera le Manuel des Ventes àchacune de ces opérations.

Pour plus d’informations, contactez Anne Simon Tél : 05 65 20 35 28

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LE CERTIFICAT ÉLECTRONIQUEVéritable passeport pour la dématérialisation,

il est exigé pour réaliser de nombreuses procédures via Internet.

Le certificat électronique est un fichier qui authentifie l’identité de la personne signataire, l’intégrité des documents échangés et l’assurance de leur non répudiation.

Certains certificats assurent en option la confidentialité des documents en les cryptant.

Le certificat électronique permet les opérations suivantes :

réponses à des appels d’offres en marchés publics

déclaration et règlement de la TVA par Internet (Télé TVA)

déclaration et règlement de cotisations par e-mail (DUCS)

déclarations sociales en ligne (Net-entreprises)

déclarations d’achat et de cession de véhicules (Téléc@rte grise)

Envoi de factures dématérialisées

Signature de documents (contrats, bons de commandes, notes de frais, etc.) et des courriers électroniques (lettre simple ou recommandée électronique)

Accès au compte fiscal en ligne

Accès sécurisé à des services bancaires

Quelques jours suffisent pour obtenir un certificat, délivré sur un logiciel, une clé USB ou une carte à puce. Les tarifs varient entre 59 et 120 euros par an.

Certificat FIDUCIO

La demande de certificat électronique se fait auprès de La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot

Renseignements : 05 65 20 35 11ou en ligne sur le site : www.chambersign.tm.fr

Page 43: Entreprendre 146

les brèves COMMERCE

CAHORS ACTIFNouveau logo et lancementdu site Internet

L’association des commerçants, artisans et professions libéralesde Cahors, CAHORS Actif, vient de lancer le site internet :

www.cahorsactif.comCet outil de communication et de promotion commerciale a undouble but : permettre aux professionnels du commerce et desservices de Cahors de se familiariser à l’utilisation d’Internet etd’avoir un « emplacement » sur la toile web pour un coût adaptéà chaque entreprise.

Pour tout complément d’information,contactez le Secteur Commerce - tél. : 05 65 20 35 41

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 43

Votez Sophie !Les commerçants de l’association ACSE (Accueil,

Conseil, Service) de FIGEAC qui regroupe une dou-zaine de commerçants, et dont les deux co-Présidentessont Carole RIGAUD et Audrey SIRMAIN (associées dumagasin Optic 2000), ont sponsorisé Sophie LOPEZ, MissQUERCY ROUERGUE 2008,qui va concourir au titre deMISS FRANCE au début dumois de décembre.

Cette jeune femme est lafille de Rosy et JacquesLOPEZ, pâtissiers notoire-ment connus à FIGEAC (LePalais des Gourmands).Souhaitons un franc succèsà cette ambassadrice du Lot.

Des commerçants lotois auMarathon de New YorkJean-Pierre CIERCOLES (garage CIERCOLES à Cazals)

et David BLANCO (traiteur cuisine Coté Sud àCahors) ont bien représenté le Lot au Marathon de NewYork le 2 novembre dernier.Sur 40 000 participants, ils sont respectivement arrivésaux 2 048e et 2 846e places.

Les coureurs et leur équipe de supporters.

David Blanco à l’arrivée de la course.

Destination InternationalLe réseau des CCI de Midi-Pyrénées met en place un programme de formation

destiné aux entreprises qui souhaitent lancer ou renforcer leur activité à l’export

4 modules de formation d’une journée chacun sont proposés :

1) L’export, comment s’y prendre ? 2) Comment bâtir une offre commerciale gagnante ?3) Moyens de paiements et sécurisation des paiements - change4) Optimiser la logistique, assurer les formalités douanières

Renseignements : Thierry Voirin, CCI du Lot 05 65 20 35 19

Page 44: Entreprendre 146

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Quid?Quercy Initiative Développement, associationloi de 1901,

plate-forme d’initiative locale.

Pour qui?Les créateurs, les repreneurs d’entreprises. Les activités suivantes, relevant d’une inscription au registredu commerce et des sociétés, sont éligibles à un prêt QUID:• Activités industrielles ou de services pour l’industrie• Activités de négoce de forme indépendante• Activités d’artisanat de production• Commerce de détail en milieu rural• Services technologiques ou activités innovantes.En reprise seulement:BTP, hôtellerie et hôtellerie de plein-air.

Comment?Attribution d’un prêt d’honneur : sans garantie, sans intérêt, remboursable sur deux à quatre ans, éventuel différé de remboursement.

Combien d’entreprises?80 créateurs ou repreneurs d’entreprises lotois ont déjàété soutenus par QUID.

Quels financements?Ils sont assurés par :• L’Union Européenne,• L’Etat,• L’Union des Entreprises Lotoises,• Divers industriels du département,• La Banque Populaire Occitane,• La Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées,• Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées,• Le groupe d’assurances Malakoff,• EDF,• Le Conseil général du Lot,• La Caisse des Dépôts et Consignations,• La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot,• La Communauté de Communes du Pays de Cahors

et du Sud du Lot.• Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées

Les prêts d’honneur consentis par QUID sont compris dans une fourchette allant de 3000 à 15 000 euros. Ils sont destinés à renforcer les fonds propresdes créateurs ou des repreneurs. Leur but premier est de jouer un rôle de levier dans l’obtention de crédits bancaires. Sans intérêt, sans garantie, ils sont

remboursables en général sur trois ou quatre ans et donnent lieu, le cas échéant, à un différé de remboursement.Outre le soutien financier pur et simple, l’offre QUIDest complétée par d’autres avantages: les jeunes entreprises peuvent être accompagnées dans le montage du dossier, puis bénéficier d’un suivi technique de la part desorganismes partenaires. De plus, un système de parrainage peut être mis en place pour donner confiance à l’entrepreneur.

QUID

Renseignements :Loïz Pierre

Chambre de Commerce et d’Industrie du LotTél : 05 65 20 35 [email protected]

Créateurs, repreneurs d’entreprises dans le LotUn coup de pouce financier pour vous aider

VIENT DE PARAÎTRE

LE MONITEUR DU COMMERCE INTERNATIONALCe hors série édité pour la neuvième année par le Moci,en partenariat avec la Fédération des Foires, Salons etCongrès de France (FFSCF), présente une sélection deplus de 1 000 manifestations qui se dérouleront enFrance en 2009. Autant de rendez-vous à ne pas man-quer qui génèrent des courants d’affaires à l’importa-tion comme à l’exportation : en 2008, quelque 22 500exposants et 653 000 visiteurs ont participé aux foireset salons membres de la FFSCF.Ce hors série privilégie un classement par secteur etpar mois. Il comprend également un index des mani-festations.

En consultation au Centre de Documentation

CONSTRUIRE SA RELATION CLIENTCet ouvrage de la collection Gestion & Organisationpropose aux professionnels une approche interactivede la construction de la relation client. Sous forme dedidacticiel, que l’on utilise selon son métier, cetteapproche se décline en trois parties : la préparation(audit, sélection et planification des actions...), la créa-tion des outils (définition de la charte graphique,publicité, marketing direct...), la concrétisation (négo-ciation, vente, facturation...). Il présente par ailleurs205 tableaux illustrant notamment les notions clé dela relation client et les grandes étapes de sa mise enœuvre.

En vente et en consultation au Centre de Documentation Prix : 27,00 euros

COMMENT VENDRE SUR INTERNETSe lancer dans l’e-commerce ne s’improvise pas. Ceguide, publié aux Editions Du Puits Fleuri, recense lessolutions pratiques et juridiques qu’il convient deconnaître, depuis la préparation du projet jusqu’à sondéveloppement commercial, en passant par sa créa-tion. Quels sont les aspects juridiques liés à une acti-vité de commerce en ligne ? Comment acquérir unsite web attractif et facile à utiliser ? Comment orga-niser la logistique et gérer ses bases de données ?L’ouvrage, qui prend en compte les dispositionsmajeures de la loi Chatel de juin 2008, répond à l’en-semble de ces problématiques.

En vente et en consultation au Centre de Documentation Prix : 22,50 euros

Page 45: Entreprendre 146

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 45

FORMATION EMPLOI

LE RECRUTEMENTUNE ÉTAPE STRATÉGIQUE

DANS LA VIE DE L’ENTREPRISE

Recruter de futurs collaborateurs constitue une étapeclé dans l’organisation et le fonctionnement d’uneentreprise.

Si les réalités du terrain et les exigences de l’activitééconomique, obligent souvent les chefs d’entreprise àtrouver des réponses urgentes en matière de res-sources humaines, il ne faut pas cependant oublier lesenjeux qui se cachent derrière un recrutement.

En effet, plus qu’une simple étape dans la vie d’uneentreprise, le recrutement est véritablement un acte/ outil de gestion de ses ressources humaines.

Recruter est un investissement dans tous les sens duterme. Il est donc important de mettre toutes leschances de son côté pour s’assurer de l’adéquationd’un besoin avec un profil. Et, par là même, anticiperd’un point de vue stratégique sa gestion des res-sources humaines.

Aussi, afin d’aider les entreprises lotoises à réussircette délicate opération, le pôle Emploi RessourcesHumaines de la CCI propose un accompagnement per-sonnalisé et adapté à chaque situation.

Ce service modulable peut comprendre tout ou partiede ce qui suit : analyse du besoin, rédaction d’annonce,choix du support de communication, sélection descandidatures, entretiens et validation des compé-tences par différents tests, rédactions des synthèses,aide aux opérationnels dans leur prise de décision,suivi de l’intégration du candidat…

Pour tout renseignement, merci de contacter Séverine Prendin, Chargée de missions :

05 65 20 48 66 - [email protected]

© Vincent Hazat - PhotoAlto

Le diagnosticRessources Humaines

UN OUTIL D’ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES DANS LA GESTION

DES COMPÉTENCES

Le pôle Emploi / Ressources Humaines de la CCI du Lotpropose un outil spécifique s’adressant à tous les chefsd’entreprises Lotois souhaitant faire le point sur leurspratiques en matière de gestion et de développementde leurs Ressources Humaines.

■ Un objectif précisCe service offert aux entreprises, permet à leur(s) dirigeant(s)de réaliser une cartographie de l’entreprise, de ses salariés etde ses pratiques en ressources humaines.Le diagnostic permet ainsi, de définir les bases de travailpour repérer des axes d’orientation, déterminer les actionsà mettre en place et identifier les priorités stratégiquespour l’entreprise.

■ Une méthode soupleAu cours d’une rencontre personnalisée, le dirigeant de l’en-treprise et le conseiller Emploi / RH de la CCI renseignent unquestionnaire abordant les problématiques suivantes :

• Recrutement• Formation • Gestion et développement des compétences

A l’issue de cette rencontre, le chargé de mission proposeun nouvel entretien afin de présenter le diagnostic réaliséet les préconisations proposées (points d’amélioration etpistes d’action).

■ Un résultat personnaliséLe diagnostic permet au chef d’entreprise d’une part, de sepositionner mais surtout, de prendre conscience des res-sources internes dont il dispose, d’anticiper ses besoins etde s’y préparer (évolutions technologiques et changementsd’organisation du travail).

Cette approche prospective conduit ainsi, les entreprises àconstruire leur politique Ressources Humaines en intégrant :

• la gestion des âges• le développement des compétences • le processus de recrutement• les systèmes de management

CONTACTS :Séverine Prendin05 65 20 48 [email protected]

Page 46: Entreprendre 146

FORMATION EMPLOI

46 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

VOS OBLIGATIONS EN FAVEUR DU HANDICAPChaque entreprise de plus de 20 salariés doit employer 6% de travailleurs handicapés dans son

effectif. Par choix ou par facilité, vous avez peut-être tendance à vous acquitter de cette obligationpar le versement pur et simple de la contribution à l’AGEPHIP.

Sachez que les entreprises ou établissements n’ayant faitaucun effort

en faveur de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés pendant une période supérieure à 3 ans à compter du 1er janvier 2006 devront s’acquitter d’une

contribution fixée à 1 500 fois le SMIC horaire

lors de la déclaration d’obligation d’emploi des travailleurs handicapés au titre de 2009.

Pourquoi ne pas étudier dès maintenant les possibilités qui s’offrent à vous pour diminuer le montant de cette contribution, voire vous en libérer ?

RAPPROCHEZ VOUS DES DIFFERENTS SERVICES EXISTANTS DANS LE LOT POUR VOUS ACCOMPAGNER :

CONSEIL (emploi et étude de la situation de l’entreprise) : CAP EMPLOI 46Stéphanie BARDOU : 05 65 23 20 20

ETUDE (Conseil, ingénierie, facilitation au maintien dans l’emploi) : SAMETH 46Marielle THAMIE : 05 65 23 08 49

AGISSEZ AU PLUS TÔT et recrutez des travailleurs handicapésDernier délais, le 1er juillet 2009 :Chaque travailleur handicapé peut être comptabilisée dansles 6% comme 1 unité, à condition à d’avoir été présent aumoins 6 mois dans les 12 derniers mois. (Des coefficients deminoration peuvent s’ajouter aux efforts de l’employeur.)

RÉAGISSEZ AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARDOpter pour l’intérim ou l’accueil de stagiaires :Les travailleurs handicapés intérimaires et stagiaires sontcomptabilisés au prorata temporis de présence dans l’entre-prise au cours des 12 derniers mois. Seuls les stages de plus de150 heures sont pris en compte. (Le nombre de stagiaires han-dicapés ne peut pas dépasser 2% de l’effectif de l’entreprise.)Opter pour la sous-traitance :Via des contrats de fourniture, de sous-traitance ou de pres-tations de service avec les entreprises adaptées les centresd’aides et de distribution par le travail, vous pouvez vousacquitter de 50% maximum de votre contribution.

DÈS 2010, PRENEZ LE TEMPS DE LA RÉFLEXIONOpter pour l’accord... :L’application d’un accord de branche, d’entreprise, degroupe ou d’établissement en faveur de l’emploi des per-sonnes en situation de handicap peut vous acquitter entotalité de votre contribution à l’AGEFIPH pendant ladurée de l’accord, si vous investissez au sein de votrestructure les fonds destinés à l’obligation d’emploi destravailleurs handicapés.

N’OUBLIEZ PAS VOTRE OBLIGATION DENÉGOCIATIONProgrammez le recrutement direct, les contrats de profes-sionnalisation, le maintien dans l’emploi... Toute entre-prise de plus de 50 salariés est soumise depuis la loi de2005 à l’obligation de négociation. VOUS POUVEZ EGALE-MENT REFLECHIR A DES SOLUTIONS INTER ENTREPRISES

Page 47: Entreprendre 146

FORMATION EMPLOI

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 47

LES OUTILS DE MANAGEMENT POUR LA PME

UNE FORMATION POUR LES DIRIGEANTS DE TPE, PME - PMI

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot organise à partir de mars 2009, en partenariatavec l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse, une action de formation adaptée auxbesoins des chefs d’entreprises ainsi qu’à leurs adjoints, notamment dans les PME et TPE.

La formation dédiée au management et à la stratégie d’entreprise se déroulera en alternanceà Cahors et à Toulouse, dans le but d’aider les dirigeants à progresser au quotidien dans le

développement de leur structure et de leurs activités.

Renseignements : Andrea Poterie, [email protected]

Club Management Ressources Humainescréez votre réseau RH et échangez sur vos pratiques

Le Club management Ressources Humaines aété créée afin de permettre aux dirigeants d’entreprises loitoises et/ou personnels de lafonction RH de se connaître et de se rencontrer.

■ Une organisation souple

• Les conférences se déroulent sous forme d’exposéset de débats (2 heures en moyenne sur des théma-tiques choisies par la majorité des participants) etpeuvent être animées selon les sujets abordés, parun intervenant extérieur et / ou un professionnelinterne.

• Aucune cotisation n’est demandée pour adhérer auclub.

■ Des objectifs simples

• Impulser et créer un « réseau RH » au niveau dudépartement du Lot.

• Echanger sur les pratiques (méthodes, outils) etconceptions de la fonction RH au travers de théma-tiques (réforme de la formation professionnelle,recrutement, politique de l’emploi, rémunération,gestion de conflit...) ou de groupes de travail /réflexion.

• Essayer, par le biais de ces échanges / analyses d’ex-périences, mais aussi organisation d’actions / évè-nements..., d’apporter des solutions à certaines pro-blématiques communes.

Si vous souhaitez participer à ce réseau et aux débats à venir, contactez :Séverine Prendin - Tel. 05 65 20 48 66 - [email protected]

Page 48: Entreprendre 146

FORMATION EMPLOI

48 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

LANGUES SPECIALISEES 2008Une nouvelle session de formation

« Langues spécialisées » a débuté le 27 novembredernier avec une dizaine de participants.

Destinée à des demandeurs d’emploi, cette formation d’une durée totale de 545 heures,

a pour objectif de professionnaliser les participants dans l’usage des langues à caractère

professionnel dans les secteurs vitivinicole,tourisme/hôtellerie/loisirs, commercial et dans

tout secteur d’activité où les échanges commerciaux ont une dimension internationale.

Vous pourrez recevoir ces personnes dans vos entreprises pour une période de stage de5 semaines à compter du 23 février 2009.

Contact : Annick MACHABERT (Tél. 05 65 20 48 70)

Page 49: Entreprendre 146

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 49

Page 50: Entreprendre 146

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FORMATION EMPLOI

50 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

Le Service Formation Emploi de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot

est habilité à percevoir la TAXE D’APPRENTISSAGE au titre du quota et des catégories A et A+B (hors quota) pour son

Institut de Formation par Alternance (IFA ) et au titre des catégories A, B, C (hors quota) pour son

Point A (Alternance, Apprentissage, Appui aux entreprises).

Avec l’ouverture du BTS MUC (BTS Management des unités commerciales) en septembre 2008, l’offre de nos formations commerciales

en apprentissage s’est élargie en répondant aux besoins du département.Nous formons des commerciaux de qualité, aptes à mettre en œuvre les principales

techniques de vente, de management et d’organisation commerciale.

L’équipe du Service Formation Emploi vous remercie de la confiance que vous manifestez à la CCI du Lot en versant votre taxe d’apprentissage au bénéfice

de son Institut de Formation par Alternance et/ou de son Point A.

Votre appui par le versement de la taxe d’apprentissage est un encouragement fondamental à maintenir

la qualité de nos formations afin de répondre aux besoins de qualification des personnels des entreprises lotoises.

Taxe d’apprentissage 2009Campagne

Taxe d’apprentissage 2009

Page 51: Entreprendre 146

FORMATION EMPLOI

FORMATION CONTINUE INTER-ENTREPRISESJANVIER - JUIN 2009

Ces formations se déroulent à la Chambre de Commerce et d’Industrie à Cahors mais peuventêtre réalisées, selon les besoins, en entreprise ou dans une autre ville du département.

Formation Dates Durée Prix TTCBUREAUTIQUEDécouverte micro informatique 23 février et 2 mars 2 jours 360 €WORD initiation 27 janvier et 3 février 2 jours 360 €WORD perfectionnement 23 et 30 avril 2 jours 360 €EXCEL initiation 20 et 27 avril 2 jours 360 €EXCEL Perfectionnement 9 et 16 juin 2 jours 360 €PUBLISHER 24 et 3 mars 2 jours 360 €PHOTOSHOP 16 et 23 mars 2 jours 360 €POWER POINT 21 avril 1 jour 180 €Découverte d’Internet / messagerie Outlook 12 mai 1 jour 180 €LANGUESLes cours de langues étrangères – individuels et collectifs – sont proposés toute l’année(tarifs établis en fonction de la durée et du niveau initial)Langues courantes : Anglais, Allemand, Espagnol, Français pour étrangers, Italien.Langues rares : Arabe, Chinois, Japonais, Polonais, Portugais, Néerlandais…Langues avec spécialités : Commerce, Hôtellerie-restauration, Immobilier, Tourisme, Techniques industrielles, Export, Import,Vitivinicole…Se préparer au test TOEIC : En semi-autonomie, tout au long de l’année.MANAGEMENT ET GESTIONParcours Export à déterminer 6 jours 1 500 €Gestion de conflit 11 et 12 février 2 jours 520 €Comptabilité initiation 10 et 17 mars 2 jours 500 €Comptabilité perfectionnement 12 et 19 mai 2 jours 500 €Gestion du stress 23 et 24 avril 2 jours 490 €Management d’équipe 22, 23 et 28 avril 3 jours 750 €Améliorer la qualité de l’acceuil 15 mai 1 jour 250 €(téléphonique et phisique)Entretien professionnel à déterminer 2 jours 490 €Formation de tuteurs 26 et 27 février 2 jours 520 €Comment répondre aux appels d’offre avril ou juin 2 jours 590 €E-commerce Initiation à déterminer 2 jours 490 €E-commerce Perfectionnement à déterminer 2 jours 490 €SÉCURITÉ, HYGIÈNE ET CONDITIONS DE TRAVAILHabilitation électrique du personnel à déterminer suivant niveau nous contacterélectricien et non électricienHygiène alimentaire 23 mars 1 jour 175 €SST (Sauveteur Secouriste du Travail) 24 et 26 mars 2 jour 294 €

26 février (Session à Figeac : 8h30 / 12 h 30)

Recyclage STT 28 avril (Session 1 à Cahors : 8h30 / 12 h 30) 1/2 journée 93 €26 mai (Session 2 à Cahors : 8h30 / 12 h 30)

LEVAGE - MANUTENTION, CACESCACES et recyclage R389, R386, R372, R390 à déterminer selon niveau nous contacter

Pour vous inscrire ou pour toute information complémentaire, contactez-nous au 05 65 20 48 70 ou 05 65 20 48 69 ou par mail :[email protected]

SERVICE FORMATION EMPLOI Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot

107, quai Cavaignac - 46002 Cahorswww.lot.cci.fr

05 65 20 48 70

TOUTES NOS FORMATIONS SONT ENVISAGEABLES DANS LE CADRE DU DIF (Droit Individuel à la Formation). Nous consulter.

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 51

Page 52: Entreprendre 146

CONJONCTURE

LA BAISSE D’ACTIVITÉ SE POURSUITLe mouvement de baisse de la production industrielle initié avant l’été s’estpoursuivi au mois de septembre et s’est accéléré en octobre. Cette tendancea concerné l’ensemble des secteurs d’activité mais le recul a été plus impor-tant dans le secteur des biens de consommation.La demande globale a faibli tant dans sa composante domestique qu’à l’export.L’ensemble des secteurs est affecté par cette évolution :

Globalement, le niveau des stocks a continué de progresser et se situe au-dessus dela normale. Toutefois, l’augmentation relevée n’est pas encore pénalisante en termesde trésorerie et s’intègre parfois dans la stratégie de certains secteurs en prévisiondes fêtes de fin d’année.Si globalement, les carnets de commande continuent d’évoluer favorablement, ils sesont réduits dans l’ensemble des secteurs à l’exception de celui des biens d’équipement.De nouvelles hausses de prix des matières premières ont été constatées au cours desderniers mois. Dans le même temps, les revalorisations tarifaires ont été de faibleampleur dans l’ensemble des secteurs.Le taux d’utilisation des capacités de production continue de s’inscrire au dessous desa moyenne de longue période.Les prévisions, établies avant la mise au jour de la crise financière, font état d’unenouvelle baisse d’activité à l’automne.

■ SERVICES MARCHANDSLes volumes d’activités ont dans l’ensembleenregistré un tassement sensible, avec néan-moins des croissances observées sur certainssous-secteurs. Les effectifs sont donc globale-ment affectés, mais dans une moindremesure. Dans ce contexte, les perspectives àmoyen terme sont très prudentes.

■ INDUSTRIES DES BIENS INTERMÉDIAIRES

La production s’est de nouveau inscrite enbaisse par rapport à la période précédentemais les évolutions ont été contrastées dansles différentes branches. La demande s’estégalement repliée et les carnets de com-mandes se sont encore amenuisés. Aucunereprise n’est attendue à court terme.

■ INDUSTRIE DES BIENS D’ÉQUIPEMENT La production a peu varié sur la période. Lesentrées d’ordres ont diminué sur les marchésétrangers, malgré une parité euro/dollar plusfavorable. Les carnets de commandes sonttoujours confortables. La fin de l’année nedevrait pas connaître d’évolution marquée del’activité. Les prévisions à plus long termesont plus nuancées.

■ INDUSTRIE DES BIENS DE CONSOMMATION

La production s’est de nouveau repliée ce mois-ci. Les entrées de commandes notamment enprovenance de l’étranger ont encore chuté etles carnets sont jugés au-dessous de la nor-male. Les industriels sont très prudents et n’en-visagent pas de reprise les mois prochains.

■ INDUSTRIES ALIMENTAIRES La production a légèrement fléchi malgré unedemande mieux orientée, particulièrementsur le marché intérieur. La situation des car-nets d’ordres est jugée au-dessous de la nor-male. Les industriels sont prudents et espè-rent un regain de l’activité sur la fin d’année.L’évolution de la consommation des ménagessera l’élément clé de cette reprise.

■ COMMERCE DE GROSAprès deux trimestres bien orientés, lesvolumes d’affaires se sont inscrits en légerrecul. La demande s’est globalement mainte-nue mais a évolué de façon contrastée dansles différentes filières. Les stocks sont un peusupérieurs à la normale mais devraientretrouver un niveau plus conforme au coursdes prochains mois. Les prévisions font étatd’une nouvelle diminution des transactionsau cours du dernier trimestre.

■ CONSTRUCTION Le ralentissement de l’activité enregistré s’estpoursuivi au cours du 3e trimestre dans la plu-part des branches de la construction. La concur-rence est de plus en plus vive, ce qui tend à sta-biliser les prix des devis. Les tensions detrésorerie se confirment. Les carnets de com-mandes offrent moins de visibilité. Les profes-sionnels sont beaucoup plus inquiets pour2009. Les conséquences sur l’emploi devraientsurtout se ressentir en début d’année.

BIENS D’ÉQUIPEMENTEQUIPEMENTS ELECTRIQUES ET ELECTRONIQUESL’activité est restée atone, malgré desentrées de commandes satisfaisantes surla période. Le prix des matières premièresest toujours orienté à la hausse, tandisque les prix de vente sont stables.Malgré des carnets de commandes debon niveau, les entreprises anticipent unrecul de leur activité, et les effectifs ontd’ores et déjà été revus à la baisse.

AERONAUTIQUE ET SPATIALLes plans de charges ont permis le main-tien de la production à un très bon niveaudans les branches aéronautique et spa-tiale. La demande s’est essoufflée sur l’en-semble des marchés, et de manière plusprononcée à l’export. L’évolution de laparité euro/dollar a permis aux entre-prises d’engager à nouveau des opéra-tions de couverture de change.La visibilité demeure excellente sur lesmois à venir. Les effectifs sont stables, etles budgets d’investissements pour 2009affichent un repli significatif.

EQUIPEMENTS MECANIQUESLes volumes de production se sont main-tenus à un niveau correct. On a notécependant une légère décrue des com-mandes, sur les marchés nationaux etinternationaux. Les prix des matières pre-mières sont demeurés stables en octobre,mais des baisses à venir sur l’acier et l’alu-minium ont été signalées. Les prix devente connaissent quant à eux une légèreérosion.Les difficultés d’approvisionnement nesont plus évoquées. Les effectifs sontstables, et devraient le rester sur les moisprochains. Une hausse de la productionest attendue pour honorer les carnetstoujours étoffés.

COMMERCE DE GROS D’EQUIPEMENTS INDUSTRIELSLes courants d’affaires se sont ralentis parrapport au trimestre précédent. Lademande a été beaucoup moins active, laclientèle ayant beaucoup de stocks et desdifficultés à les réduire.Les carnets de commandes sont jugésinsuffisants. Les prévisions sont prudentespour les mois à venir. Les marchés sont dif-ficiles, soumis à une forte concurrence etles tensions sur les prix persistent.

BIENS DE CONSOMMATIONINDUSTRIE DES EQUIPEMENTS DU FOYERLa production a repris un rythme plussoutenu que les mois précédents. Les car-

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Page 53: Entreprendre 146

CONJONCTURE

nets de commandes sont suffisammentétoffés et la demande aussi bien françaisequ’étrangère est satisfaisante. Les stocksde produits sont jugés adaptés auxbesoins et les prévisions indiquent unelégère progression de l’activité.

EDITION, IMPRIMERIE, REPRODUCTION L’automne s’inscrit dans la continuité desmois précédents avec une baisse sensiblede la production. Les carnets de com-mandes sont demeurés courts et les prixde vente souvent insuffisants pour assurerdes marges correctes. Les prévisions d’acti-vité à court terme font état d’un maintiende la production au niveau actuel.

BIENS INTERMÉDIAIRESCOMPOSANTS ELECTRIQUES ET ELECTRONIQUESLa production a enregistré un nouveaurecul lié à un fléchissement généralisé dela demande. Les carnets de commandessont étroits et aucune amélioration n’estannoncée pour les mois à venir.

INDUSTRIES DU BOIS ET DU PAPIERBoisLa production s’est repliée et le renouvel-lement des plans de charge est apparuplus difficile que précédemment. Les car-nets se sont rétrécis et un nouveau reculde l’activité était attendu pour l’automne.Papier et cartonL’activité est restée bien orientée avec uneproduction et des prises d’ordres qui ontprogressé. Les carnets sont correctementgarnis. Les volumes produits devraient conti-nuer à augmenter jusqu’à la fin de l’année.

METALLURIGIE ET TRANSFORMATION DES METAUXAprès le tassement enregistré durantl’été, la production a retrouvé un rythmeplus soutenu. La demande est restée dansl’ensemble bien orientée mais un ralentis-sement des entrées d’ordres a été relevéen fin de mois dans quelques filières. Lescadences de production devraient toute-fois demeurer élevées au cours des pro-chains mois afin de faire face à des plansde charge importants.

SERVICES MARCHANDSINGENIERIE INFORMATIQUEAprès un été plutôt favorable, l’activité etla demande ont diminué sensiblementcet automne, avec des reports de com-mandes de la part de la clientèle profes-sionnelle. La situation ne devrait pasconnaître d’évolution favorable sur lesmois prochains.

HOTELLERIELe secteur a connu une activité haussière,avec des taux d’occupation très satisfai-sants. Les prix sont restés stables, consé-quence d’une concurrence toujours viveet de l’application de tarifs hors saison.Les perspectives demeurent favorables,avec des prévisions d’embauches.

TRANSPORTS ROUTIERSLa période précédente a affiché unebaisse d’activité et une diminution encoreplus marquée de la demande. Les trésore-ries demeurent tendues, dans un contextede baisse des prix et de vive concurrenceétrangère. Les prévisions sont donc trèsprudentes.

TRAVAIL TEMPORAIREL’activité n’a pas connu d’évolution sen-sible. Le recul observé dans le secteur de laconstruction se confirme, mais aussi dansl’industrie. Les prochains mois devraientêtre similaires.

REPARATION AUTOMOBILEAprès quelques mois en demi-teinte, l’ac-tivité a bénéficié d’un rebond techniqueet a montré une progression significative.Les prix ont été réajustés mais les situa-tions de trésorerie restent souvent ten-dues. Les prévisions d’activité restent pru-dentes sur les mois prochains.

AGRO-ALIMENTAIREFILIERE VIANDEL’activité a baissé d’une période à l’autre. Laconsommation sur le marché intérieur àlégèrement progressé grâce au développe-ment d’actions promotionnelles dans lagrande distribution, mais la demande étran-gère s’est inscrite en recul. Les industriels ontdébuté les productions de fin d’année.De nouvelles hausses de prix des matièrespremières ont été enregistrées et ont ététrès partiellement répercutées sur les prixde vente.Le niveau des stocks de produits finis estjugé faiblement supérieur à la normale. Lescarnets de commandes sont peu étoffés.Les prévisions sont exprimées avec beau-coup de prudence. Les cadences de fabri-cation devraient toutefois s’intensifier surles produits festifs.

LAIT ET FROMAGEUne nouvelle baisse de la production a étéenregistrée dans l’industrie laitière. Lescommandes ont baissé sur l’ensemble desmarchés. Les stocks de produits sont jugésélevés pour la période.La situation des carnets de commandesinquiète les chefs d’entreprises qui antici-pent néanmoins une reprise de la pro-duction.

COMMERCE DE GROS DE PRODUITS AGRICOLES ET ALIMENTAIRESL’activité a progressé avec une forte aug-mentation des volumes achetés et uneprogression plus mesurée des volumesvendus. La demande a été dynamique et lescarnets de commandes sont jugés prochesde la normale. Les stocks, y compris dans lenégoce de céréales, sont corrects. Les prixen revanche sont orientés à la baisse. Lesvolumes négociés devraient de nouveauprogresser au dernier trimestre.

CONSTRUCTIONBATIMENT GROS OEUVRELe secteur de la construction de loge-ments a enregistré la plus forte baissed’activité. Les mises en chantiers ontreculé notamment dans la promotionimmobilière. Des ajustements ont étéopérés sur les effectifs, particulièrementsur le recours à l’intérim. Les trésoreries sesont tendues. Le secteur de la construc-tion de maisons individuelles ne semblepas avoir connu les baisses de prix consta-tées sur les autres branches. Le niveau descarnets de commandes a chuté à l’excep-tion du secteur de la construction de bâti-ments divers où la visibilité restemeilleure. Globalement, le repli de l’acti-vité devrait se poursuivre et s’accompa-gner d’une nouvelle baisse des prix.

BATIMENT SECOND OEUVRELes branches du second oeuvre, et particu-lièrement les travaux de finition, ont faitpreuve d’une meilleure résistance avec lemaintien de leurs volumes d’activité. Lesprix des devis se sont dans l’ensemble sta-bilisés. Le niveau de carnets de com-mandes est jugé normal pour la période.L’inquiétude est moins forte pour cettebranche du bâtiment. Les travaux d’éco-nomies d’énergie entretiennent les cou-rants d’affaires.

TRAVAUX PUBLICSL’activité s’est contractée dans lesbranches des travaux publics. La construc-tion de chaussées routières a été moinsaffectée par ce ralentissement. Les prixdes devis ont été orientés à la baisse. Laconcurrence s’est intensifiée. Les carnetsde commandes se sont réduits dans l’en-semble des activités. Les consultations parappels d’offres ont fortement chuté. Lerepli de l’activité devrait se poursuivre surle prochain trimestre. Les collectivités ter-ritoriales ont tendance à différer leursprojets d’investissements.

Sources : Insee - Banque de France CCI du Lot - Novembre 2008

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 53

Page 54: Entreprendre 146

Alimentation :Progression des chiffres d’affaires envaleur dans le secteur alimentaire enoctobre par rapport au même mois de2007. En cumul sur 10 mois, l’évolu-tion des chiffres d’affaires en valeurest positive dans l’alimentation géné-rale (+3 %). Par contre, on observeune stagnation des ventes dans le sec-teur de la viande (0,8 %).

Equipement de la personne :Le recul en valeur des ventes de l’ha-billement concerne toutes les formesde commerce et tout particulièrementla vente par correspondance (-7 % envaleur sur 10 mois de 2008 par rap-port à la même période de 2007).L’évolution des ventes est positive enoctobre dans les commerces dechaussures. En cumul sur les 10 pre-

miers mois de l’année 2008, leschiffres d’affaires de ce secteur sonten baisse de 1,2 %.

Equipement du logement :Le meuble est en repli depuis le débutde l’année 2008 par rapport à l’année2007.Même constat dans les secteurs del’électroménager et de l’électroniquegrand public. Les ventes en valeur (eneuros courants) sont en baisse sen-sible depuis le début de l’année.Année 2008 médiocre dans les activi-tés de quincaillerie et bricolage. Leschiffres d’affaires en valeur sont enbaisse en octobre et en cumul depuisle début de l’année 2008.

Culture loisirs :Les activités de détail du livre et de lapapeterie sont en repli de 1,1 % surles 10 premiers mois de 2008.L’horlogerie bijouterie se redresselégèrement en octobre. Cependant,depuis le début de l’année 2008, lescommerces de ce secteur d’activitéenregistrent une baisse des affaires.

Automobile :En octobre, forte baisse des ventesd’automobiles neuves (-4,3 %) etd’automobiles d’occasion (-10,8 %).En cumul depuis le début 2008, lesventes de véhicules neufs son en pro-gression de 5,4 % en valeur, mais lesventes de véhicules d’occasion sonten baisse de 3,7 %.

CONJONCTURE

CONJONCTURE COMMERCE Octobre 2008Statistiques nationalesStatistiques nationales Banque de France (évolution des chiffres d’affaires en valeur)

ÉVOLUTION OCTOBRE 08 10 mois 08CA EN VALEUR EN POURCENTAGE OCTOBRE 07 10 mois 07ALIMENTATION HORS BOUCHERIE 4,7 3,0VIANDE 3,1 0,8TEXTILE / HABILLEMENT - 2,3 - 2,4CHAUSSURE 2,5 - 1,2MEUBLE - 3,7 - 3,7APPAREILS MÉNAGERS - 3,5 - 2,4ÉLECTRONIQUE grand public - 5,9 - 3,9QUINCAILLERIE - 0,7 - 0,7BRICOLAGE - 1,4 - 0,7LIVRE ET PAPETERIE - 2,9 - 1,1HORLOGERIE / BIJOUTERIE 1,9 - 1,7AUTOMOBILES NEUVES - 4,3 5,4AUTOMOBILES OCCASION - 10,8 - 3,7

Toutes activités et formes de commerces confondues, le chiffre d’affaires en valeur ducommerce de détail n’a pas augmenté en octobre 2008.En cumul sur 10 mois, la progression des ventes est quasi nulle dans le petit commerceet en hausse de 1,9 % dans les commerces de la grande distribution (ce sont les super-marchés qui font la meilleure progression -+4,1 % en valeur sur 10 mois de 2008).

54 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

ÉVOLUTION CA EN VALEUR OCTOBRE 08 10 mois 08OCTOBRE 07 10 mois 07

ENSEMBLE DU COMMERCE DE DÉTAIL 0,0 0,3Dont petit commerce (hors automobile) 1,5 0,6Dont grande distribution 2,5 1,9

Page 55: Entreprendre 146

INDICATEURS

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 55

1 0002 0003 0004 0005 0006 0007 0008 000

1996

1997

1998

1999

2000

2001

6 781 6 749 6 3765 861

5 0184 386

2002

4 674

2003

5 100

2004

2005

5 0154 608

2006

4 1733 691 4 023

2007

2008

0100200300400500600700800

1996 1997

1998

1999

2000

2001

526481

578650

575

449

2002

576

2003

648

2004

2005

829

662

2006

806747

805

2007

2008

OFFRES D’EMPLOIS AU 30 SEPTEMBRE 2008

59MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des importations des entreprises lotoises au troisième trimestre

2008. Une hausse de 5,3% par rapportau deuxième trimestre 2007. Une hausse

de 18% pr rapport au 3e trimestre 2007

8,9MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des investissements des entreprises lotoises au troisièmetrimestre 2008. Une hausse de 2,3%

par rapport au deuxième trimestre 2008.Une hausse de 15,6% par rapport

au troisième trimestre 2007.

DEMANDES D’EMPLOIS AU 30 SEPTEMBRE 2008

IMMATRICULATIONS DE VÉHICULES 1 090MILLIONS D’EUROS

C’est le montant du chiffre d’affaires desentreprises lotoises au 3e trimestre 2008.

Une hausse de 2,5% par rapport au 2e trimestre 2008. Une hausse de 2,2%

par rapport au 3e trimestre 2007

59MILLIONS D’EUROS

C’est le montant des exportations desentreprises lotoises au troisième trimestre

2008. Une hausse de 4% par rapportau deuxième trimestre 2008.

Une hausse de 3,5% par rapportau troisième trimestre 2007.

6,7%C’EST LE TAUX DE CHÔMAGE

au 30 septembre 2008.Statistique inchangée depuis mai 2008.

Une baisse de 0,4 pointpar rapport à septembre 2007.

Source : ANPE

Source : finances.gouv.fr Source : finances.gouv.frSource : Direction Générale des Impôts

Source : Direction Générale des Impôts

Source :Préfecture du Lot

Source : ANPE

22,41C’est la variation triennale de l’indice

du coût de la construction au deuxième trimestre 2008.

2e trimestre 2005 : 12762e trimestre 2008 : 1 562

Source : INSEE Source : ANPE

Occasions

Neufs

11 mois11 moisJanvier à Nov. 2007 Janvier à Nov. 2008

6 379 6 509

14 803 14 497

Évolution %

+ 2

- 2

C’est la baisse du nombre d’immatriculations de véhicules neufs en novembre 2008 par rapport à novembre 2007.

C’est la baisse du nombre d’immatriculations de véhicules d’occasion en novembre 2008 par rapport à novembre 2007.

15 %

11 %

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PETITES ANNONCES

OFFRE D’EMPLOI

RESTAURATION

SERVEUR H/F 146 OE 1Brasserie sur Cahors recherche pour service en salleet aide en cuisine une personne connaissant la res-tauration et ayant, si possible, une première expé-rience réussie en la matière.

TRANSPORT

CHAUFFEURS H/F 146 OE 2Autocariste situé sur Figeac, recherche plusieurschauffeurs :- Titulaire du permis transport en commun, FIMO +

FCOS, vous êtes une personne disponible, rigou-reuse et digne de confiance.

- Possibilité de contrat de travail à temps partiel outemps complet et éventuellement de formationvia l’AFTI ou par le biais d’un CAP.

BATIMENT

POSEUR H/F 146 OE 3Société située dans le nord du département et surFigeac, spécialisée dans la fabrication et la pose demenuiseries aluminium, recherche des poseurs(possibilité de contrat d’apprentissage) ayant debonnes bases en menuiserie (si possible aluminiumet PVC) et surtout une réelle volonté d’apprendre,de se perfectionner et de s’investir dans une entre-prise à taille humaine.

TECHNICIENS DE CHANTIER 146 OE 4- Entreprise dans l’électricité et le bâtiment, située àFigeac, recherche des technicien(ne)s de chantierdoté(e)s d’un fort charisme pour encadrer deséquipes de 3-4 personnes et ayant une bonneconnaissance des réseaux électriques TP HTA BTAEDF. Prime panier et trajet.

TECHNICIEN DE CHANTIER H/F 146 OE 5- Entreprise dans l’électricité et le bâtiment, située àFigeac recherche des monteurs électriciens, ayantidéalement les CACES 1B, R390, 8 ; les habilitationsélectriques et le permis poids lourds.Prime panier et trajet.

INDUSTRIE

TECHNICIENS DE MAINTENANCE H/F 146 OE 6Entreprises du Lot recherchent en CDI des techni-ciens de maintenance pour effectuer l’entretien deslignes de production :- Réparation, remise à niveau de pièces (outillage de

ligne) ;- Tenue du stock de pièces détachées ;- Collecte et réponse aux demandes de travaux de

la part des opérateurs de lignes ;- Propositions de modifications ou aménagements

nécessaires à l’amélioration de la sécurité, de laqualité et de la productivité...

De formation Bac Pro MSMA ou BTS électrotech-nique - mécanique,- Vous avez déjà effectué la maintenance d’éléments

mécaniques simples et savez lire des plans associés ;- Vous savez diagnostiquer et dépanner une ligne

de production automatisée,- Vous avez, si possible, de bonnes connaissances en

moteurs triphasés, moteur cc et variateur associésainsi qu’en pneumatique et hydraulique.

DESSINATEURS ET INGENIEURS MECANICIENS H/F 146 OE 7- Société dans l’aéronautique sur Figeac recherche des

dessinateurs et ingénieurs mécaniciens tout profil(DUT Conception mécanique / mécanique, produc-tique ; licence conception de produits industriels,DESS...) et ayant (pour les ingénieurs) une bonnemaîtrise de l’anglais professionnel technique.

- Connaissance de CATIA V5 et PRO INGENIER forte-ment recommandée.

- Votre mission consistera à dessiner différentespièces (sièges d’avion, repose pieds...).

CONDUCTEURS DE LIGNES H/F 146 OE 8- De formation technique (CQP,Bac Pro ou BTS Agro),vous

maîtrisez les bases mécaniques, électriques et l’auto-matisme ou avez,au minimum,de bonnes notions.

- Vous procéderez aux réglages des installations dela ligne et serez le/la garant(e) de la qualité desproduits et des rendements temps. Tout cela enconformité avec le cahier des charges et les spéci-ficités techniques des programmes de fabrication.

- Autonome, rigoureux(euse), vigilant(e), vousaimez le travail en équipe (2ou 3X8) et savez anti-ciper sur votre poste de travail.

- Vous contribuez à faire respecter les règles etconsignes de sécurité en vigueur dans l’entreprise.

- Enfin, vous veillez à l’approvisionnement correctdes matières premières et êtes amené(e) à partici-per aux opérations de maintenance de niveau 1.

ASSISTANT LOGISTIQUE H/F 146 OE 10Société située sur Figeac, recherche pour un rem-placement de congé maternité (début d’année pourenviron 6 mois), un(e) assistant(e) logistique.- Vous assurez la bonne marche de l’entreprise au

niveau logistique et ordonnancement ; gestion desdélais de commandes / réception de toutes pièces ;relance et suivi de sous-traitance ;

- En collaboration avec le responsable qualité, vouseffectuez certains contrôles et participez à larédaction de documents ;

- Vous possédez une bonne connaissance du sec-teur aéronautique ;

- Vous avez déjà travaillé sous GPAO idéalementsous « Solune ».

TECHNICIEN D’ATELIER CHROMEUR H/F 146 OE 11Entreprise dans l’aéronautique située à Figeac,recherche des chromeurs, formation en interne assurée.- Connaissance en traitement des métaux souhaitée ;- Toute candidature sera étudiée : minutie, précision

et sens de l’observation seront appréciés.- De même, votre motivation et votre capacité à

prendre des initiatives seront de sérieux atouts Postes en 2X8.

COMMERCE

COMMERCIAL EXPORT H/F 146 OE 12Entreprise située sur Figeac, recherche pour développerson activité sur l’Europe un(e) commercial(e) Export.Idéalement, de formation Bac +2 en commerceinternational, vous avez également 2 à 3 ans d’ex-périence à l’export.Parmi vos missions, vous serez, entre autre, chargé denégocier des contrats avec des grossistes ou reven-deurs oeuvrant dans le même secteur d’activité ; vousréaliserez des études de marché, effectuerez le suivides commandes/dossiers sous votre responsabilité...

Mobile disponible et pragmatique, vous aimez voya-ger et serez régulièrement amené à vous déplaceren Europe. Anglais courant indispensable.

COMMERCIAUX H/F 146 OE 13Entreprises (tous secteurs confondus) sur le Lot,recherchent plusieurs commerciaux tous types deprofils (sédentaires, itinérants, indépendants(VRP), expérimentés, juniors...) pour renforcerleurs équipes.- Parmi vos missions, vous serez amené à :- optimiser le développement des ventes ;- prospecter (de façon téléphonique + terrain) de

nouveaux clients ;- fidéliser ceux existants.Ceci en respectant la politique commerciale de l’en-treprise et en établissant une véritable relation deconfiance avec l’ensemble de vos interlocuteurs.- Possédant un excellent relationnel ainsi qu’une

réelle fibre commerciale; vous avez l’expérience duterrain, de la prospection directe auprès de parti-culiers et savez trouver les bons arguments pourconvaincre vos interlocuteurs.

Dynamique, ambitieux et entreprenant, vousrecherchez une entreprise dans laquelle exprimervos talents et savoir-faire.

COMPTABILITÉ - GESTION

COMPTABLES H/F 146 OE 14- Cabinets comptables sur le Lot recherche des comp-

tables : A partir du niveau BTS au jusqu’au DESS,DPECF, débutant, première expérience ou confirmé.

- Bonnes connaissances en déclaration de TVA,déclaration fiscale et bilan, appréciées.

AUTRES POSTES H/F 146 OE 15Entreprise industrie mécanique, située à Saint-Cérérecherche également :A - Des dessinateurs pour du contrôle 3D ayant une

bonne maîtrise du logiciel CATIA ;B - Des préparateurs méthodes ;C - Des tourneurs fraiseurs.Entreprise industrie agroalimentaire, située surFigeac recherche également :D - Des préparateurs de commandes ;E - Des agents de fabrication.Entreprises du Lot recherchent :F - Des bouchers H/F en CDI ou apprentissage (type

CAP, BEP), pour effectuer la découpe de la viande,la préparation des étales, le suivi des com-mandes, le service clients.

Rémunération selon profil et expérience.

RESPONSABLE DE BASE FLUVIALE DANS LA RÉGION DE CAHORS - H/F 146 OE 16En liaison avec le siège,après formation durant la saison2009, vous prenez en charge : la préparation, l’entretiendes bateaux habitables. Vous assurez les réparationsmécaniques (diesel in board + électricité) ainsi que lesprogrammes d’hivernage. Vous accueillez les clients,gérez la caisse, accompagnez les clients pour la prise enmain des bateaux (règles de navigation, sécurité). Vousêtes responsable de la restitution du bateau (propreté,endommagements éventuels), vous faites respecter nosstandards d’accueil, de qualité, de propreté. Vous enca-drez et animez votre équipe (2 à 5 personnes).De formation technique Bac à Bac + 2, vous avez uneexpérience en mécanique, électricité, marine ainsi quedans le commercial. Vous maîtrisez parfaitement lesoutils bureautiques.Anglais nécessaire,espagnol ou alle-mand fortement apprécié.Permis B exigé,permis super lourd et semi souhaité.En saison (avril à octobre),dépannages techniques,travaildominical et grande disponibilité seront nécessaires.CDD 6 mois,CDI possible. Salaire :2 000 euros par mois .

Séverine PrendinCCI du Lot

107, quai Cavaignac - 46002 Cahors Cedex 9Tel. 05 65 20 48 66 - [email protected]

56 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

Page 57: Entreprendre 146

PETITES ANNONCES

OFFRES DE STAGEASSISTANT DE GESTION /DIRECTION H/F 146 OS 16Entreprise secteur vini/viticole située surCastelfranc, recherche pour stage (durée à détermi-ner) un/une étudiant(e) pour effectuer le suiviadministratif des documents qualité ainsi que dif-férentes tâches encore à définir et en accord avec lamission de stage de l’étudiant.Réellement motivé, le/la candidat(e) idéal(e) aurade bonnes connaissances en bureautique.D’autre part, ses qualités de rigueur, de synthèseainsi que son autonomie et sa capacité à prendredes initiatives seront de sérieux atouts.

RESPONSABLE MARKETING / STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT H/F 146 OS 17Stage de 6 mois à compter du début d’annéeTPE sur le marché traditionnel et haut de gammedu foie gras recherche, dans le cadre d’un stage defin d’étude ou Projet ARDAN, un ResponsableMarketing et Développement.Fortement axée marketing et stratégie commer-ciale votre mission consistera, entre autre, à : réali-ser un mini audit de l’existant, étudier la faisabilitédu projet, structurer votre/vos projet(s) de dévelop-pement et effectuer les recherches/analyses (éva-luation des besoins matériels/humains, élaborationd’échéancier, d’un budget, recherche de finance-ments...) nécessaires à la réalisation du projet.Le/la candidat(e) idéal(e) aura une certaine « sensibi-lité produit » (le fois gras, sous toutes ses formes) etsera avant tout quelqu’un de motivé, animé d’unevéritable volonté d’aller de l’avant pour développer unprojet de belle envergure de A à Z. Il /elle possédera debonnes connaissances en marketing, stratégie com-merciale, gestion de projets/ budgets. En outre, prag-matique, rigoureux(euse), organisé(e), et autonome ;le/la candidat(e) aura aussi le goût des challenges.Enfin, sa capacité d’analyse et de synthèse tout commeson sens commercial, seront fortement appréciés.

DEMANDE D’EMPLOI (et stage)

SECTEUR ADMINISTRATIF 146 DE 1Profil 1 - Assistante de direction bilingueBTS secrétariat de direction - 10 ans d’expériencesur ce type de poste - Bonnes connaissances en RHet gestion des expatriés - Anglais courant - Bonnemaîtrise des outils bureautiques + GPAO.Profil 2 - Assistante de direction bilingueLicence LCE Anglais Espagnol - 18 ans d’expérience -Bonne maîtrise de l’anglais et des outils bureau-tiques - Connaissances en contrôle qualité, gestiondu personnel, secrétariat commercial, comptabilité...Profil 3 - Assistante de gestion PME PMIBTS Assistante de gestion - 10 ans d’expérience enaccueil, gestion de stocks - quelques connaissancesen comptabilité, facturation...Profil 4 - SecrétaireNiveau BTS secrétariat de direction - 10 ans d’expé-rience - Compétences en accueil, facturation, suivicommandes, enregistrement de pièces comptables...Profil 5 - Secrétaire/Assistante polyvalenteBTS Assistante de direction - Expérience en secréta-

riat commercial, administration des ventes, aidecomptable et recrutement.Profil 6 - Assistante de DirectionBTS Assistante de direction complété par une for-mation d’assistante commerciale - Expérience ensecrétariat, relation clients/fournisseurs, gestiondes commandes, gestion du temps...Profil 7 - Secrétaire polyvalentBTS Assistante de direction en contrat Pro. - 3 ansd’expérience : accueil téléphonique et physique,réponse aux appels d’offres, rédaction de courriers -Bonnes connaissances en anglais et espagnol.Profil 8 - SecrétaireBaccalauréat britannique - 20 ans d’expérience dont5 ans en administration des ventes - Bilingue fran-çais/anglais - Utilisation courante Excel et word.Profil 9 - Assistante PolyvalenteBac G option Techniques de commercialisation - 20ans d’expérience - De bonnes bases en anglais.

TOURISMEProfil 10 - Chargée de MissionDEUG en culture et communication complété parune maîtrise en histoire de l’art et un diplôme deWebmaster -10 ans d’expérience dont la majeurepartie en tant que Responsable Merchandising puisChargée de Mission Patrimoine et Tourisme -Maîtrise des outils informatiques + Publisher,Photoshop - Bon niveau d’anglais.Profil 11 - Chargé d’études/missions économie

et tourismeMaster II en Tourisme et valorisation des territoires- Stages significatifs auprès de mairies et office detourisme : réalisation de bases de données, suivid’appel d’offres, travail autour de la mise en placed’une action de promotion et communication,administration d’un site internet - bonne maîtrisede l’anglais et de l’espagnol.Profil 12 - Chargé de mission Tourisme Master II en Economie et Management duTourisme - Plusieurs années d’expérience : partici-pation à la réalisation d’un festival de musique,rédaction de livrets culturels, gestion d’un centre devacances, organisation de voyages... - Bonne maî-trise des langues anglaise et espagnole.

CHARGE D’ETUDES ET DE DEVELOPPEMENTProfil 13 - Chargée de mission en stratégie

et développement d’entrepriseMaster II en Management - Droit et Gestion -Plusieurs stages significatifs : gestion commercialeet marketing, gestion des stocks, pilotage de l’acti-vité économique, suivi des indicateurs de perfor-mance... - Connaissances en anglais espagnol.Profil 14 - Chargée d’Etudes en environnementDESS Agriculture et Environnement - 6 ans d’expé-rience dans le domaine : Etudes d’impact, accompa-gnement d’entreprises à la réalisation d’un auto-diagnostic environnemental... ; puis création d’uneentreprise agricole

DOCUMENTATIONProfil 15 - Documentaliste/Libraire DUT Documentation d’entreprise - Expérience en tantque libraire en grande distribution : vente et conseilclientèle, gestion de base de données documentaire...- Anglais courant, notions d’allemand et d’espagnol.

COMMUNICATIONProfil 16 - Chargée de CommunicationSecrétariat bilingue - 15 ans d’expérience dans lacommunication (secteur audiovisuel) : réalisation etsuivi de supports écrits, organisation d’opérationspromotionnelles, réalisation de dossiers et revues depresse, création d’un service documentation et pho-tothèque - Bilingue anglais - Utilisation des logicielsFile Maker Pro, Photoshop, Xpress, Publisher...

JURIDIQUEProfil 17 - Assistante juridiqueDEUST Assistante Juridique complétée d’une Licenceprofessionnelle Management des Organisations - 2ans d’expérience - Accueil physique et téléphonique,ouverture de dossiers, rédaction d’actes...

INSERTIONProfil 18 - Conseillère en Insertion ProfessionnelleBTS Economie Sociale et Famille complété d’une forma-tion en insertion professionnelle - 5 ans d’expériencedans le social et l’insertion - Travail en mode projet.

COMPTABILITE GESTION 146 DE 2Profil 1 - ComptableBTS Comptabilité Gestion des organisations obtenuen 2006 - expérience en saisie des écritures comp-tables, établissement déclaration TVA, rapproche-ment bancaire, saisie de bulletins de paie... -connaissances des logiciels EBP et Sage.Profil 2 - ComptableDECF - 5 ans d’expérience en comptabilité générale,préparation des inventaires et calcul des marges,traitement des paies et télé déclarations sociales etfiscales - Maîtrise des logiciels : CCMX, Ciel Compta,EBP, GFC, Elit, Sage.Profil 3 - ComptableBTS Comptabilité Gestion - 10 ans d’expérience -tenue de la comptabilité générale de plusieurs dos-siers, préparation de dossiers Bilan, suivi des four-nisseurs, déclaration de TVA... - Maîtrise des logi-ciels : Sage, SAARI, Ordicompta, Ordifacture.Profil 4 - Technicien ComptableBTS Comptabilité Gestion des Organisations obte-nus en 2008 - 2 mois de stages : saisies du journaldes achats, participation à la clôture comptable,commentaires de gestion vente et banque... -Connaissances des logiciels Ciel, Cegid, Comptalis.

COMMERCE 146 DE 3Profil 1 - Commercial/Chargé de développement

à l’internationalMaster II en développement international de laPME PMI - Stages significatifs : prospection clien-tèle, déplacements commerciaux dans plusieurspays dont l’Allemagne, veille concurrentielle, admi-nistration des ventes - Très bonne maîtrise de l’an-glais et de l’allemand.Profil 2 - Attachée Commerciale BTS Négociation et Relation Client - 3 ans d’expé-rience en négociation, suivi commercial, plan deprospection...Profil 3 - Délégué régional 27 ans d’expérience dans le développement et laprospection - Connaissances approfondies sur lesecteur privé et les collectivités - Développement etvente de mobilier urbain -Encadrement et supervi-sion d’équipes techniques.Profil 4 - Négociateur immobilier BTS Technico-commercial - 2 ans d’expérience -Recherche et promotion de biens, conseil et venteargumentée, établissement d’un plan de finance-ment...Profil 5 - Animatrice de vente BTS Force de vente - Plus de 2 ans d’expérience enaccueil et renseignement de la clientèle, prospec-tion, suivi et fidélisation clients - Connaissance deslangues française, anglaise, arabe.Profil 6 - Responsable Commercial INC Graduate Business School - Différentes mis-sions à l’international New York, Hong Kong, Boston- Recherche stratégique sur l’environnementconcurrentiel, optimisation des outils de reporting,participation à l’implantation de produits (défini-tion de gamme et tarifs) - Bilingue anglais, bonniveau d’allemand, intermédiaire en Russe.

POUR CANDIDATURESEnvoyer lettre de motivation et CV,sous référence Cand.Entrep./CCI à :

CCI du Lot – Pole emploi/RH107 Quai Cavaignac BP 79 - 46002 CAHORS CEDEX 9

[email protected]

N O V E M B R E - D É C E M B R E 2 0 0 8 57

Page 58: Entreprendre 146

PETITES ANNONCES

58 E N T R E P R E N D R E 1 4 6

Profil 7 - Assistante Commerciale Bac G1 - Plus de 20 ans d’expérience en secrétariatcommercial - Rédaction de courriers, facturation,réapprovisionnement et suivi de stocks, recherchede biens immobiliers, contacts banques, créditsimmobiliers et organismes assurance vie...Profil 8 - Commercial BTS NRC obtenu en 2008 - Première expériencedans le conseil - Anglais courant - Maîtrise desoutils bureautiques.Profil 9 - Commercial Bac ES - Très motivé par la fonction commerciale,recherche une première expérience - Stage de plu-sieurs mois dans la vente (préparation étalages, éti-quetage, vente de produits...)

INDUSTRIE 146 DE 4Profil 1 - Consultant/Manager de projets DESS en Pratique Commerciale et Marketing secto-riel - 7 ans d’expérience en tant que consultant -Compétences en informatique (conduite de projets,audits informatiques, conception et analyse decahier des charges) ainsi qu’en Gestion et organisa-tion (étude des flux et circuits d’information, ana-lyse systémique, accompagnement du change-ment...) - Anglais courant.Profil 2 - Technicien de maintenanceBTS Conception de produits industriels - 3 ans d’ex-périence en bureau d’études - Compétences enconception de systèmes mécaniques, de machinesspéciales -Réalisation de plans industriels, usinageet simulation d’usinage, modélisation et assem-blage de pièces, analyse et simulations de résis-tance des matériaux... - Bonne maîtrise deSolidworks, AutoCAD 2004, Rdm6, Catia V5 -Quelques notions en anglais technique.Profil 3 - Responsable QSEDiplômé en QSE, solides connaissances en ergono-mie, risques chimiques... - Plus de 25 ans d’expérienceen logistique (mise en place des directives euro-péennes concernant les emballages et déchets d’em-ballages, chef de projets concernant des rapproche-ments de sites/agencements et implantations deplates-formes logistiques, gestion de stocks, SAV, ges-tion des budgets du service logistique, animation deformations en QSE, responsable d’audits et auditeurinterne... - Encadrement d’équipes jusqu’à 150 per-sonnes - Connaissances de SAP - Notions d’anglais.Profil 4 - Assistant Chef de projets BTS Conception de Produits Industriels complétéd’une Licence en Management des Organisation - 5mois de stage (2 en bureau d’études et 3 en tantque conseiller auprès d’entreprises) - Réalisationd’études de faisabilité, mise en place des docu-ments nécessaires à la création d’un label...Profil 5 - Assistant Sécurité du TravailBTS Gestion et Maîtrise de l’eau,complété d’une LicenceProfessionnelle Sécurité du Travail dans le secteur de lasanté - 2 ans d’expérience - Connaissances en secteuradduction eau potable/eau usée/eau pluviale,étude dela gestion de l’eau en irrigation - Travail sur la radiopro-tection des travailleurs ... - Connaissance de l’anglais.Profil 6 - Technicien Industrialisation

et Amélioration des ProcessusBTS Assistant Technique d’Ingénieur, complété par leCertificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie- 6 ans d’expérience - Etude de gammes, étude detaux de rendement synthétique, chrono analyse,optimisation du temps de changement de série,optimisation de la maintenance préventive parl’auto-maintenance, mise en place du flux tiré...Profil 7 - Manager IndustrieDESS Qualité des Produits et Sécurité Alimentaire -10 ans d’expérience - Bonne connaissance du sec-teur agroalimentaire et vini/viticole - Gestion de laproduction , des stocks-expéditions et de la main-tenance, mise en place d’un ordonnancement basésur les statistiques de vente, réalisation et suivid’audits, gestion des relations fournisseurs... -Encadrement jusqu’à plus de 200 personnes.

RECHERCHE DE STAGEProfil 1 - 3e année de Licence en Entreprenariat

et Management des Petites et Moyennes Entreprises 146 DS 5

Stage de 2 mois à effectuer entre le 5 janvier et le27 février. Diverses missions et stages effectués :Réalisation d’un état des lieux des moyens générauxd’une structure publique, étude concernant la miseen place d’un cours de pâtisserie, élaboration infor-matique, d’affiches accueil clients, phoning... Bonnesbases en anglais et espagnol. Maîtrise des outils infor-matiques (word, excel, Sphinx, PowerPoint, Acces).

VENTES & LOCATIONS

SNACK BAR ET RESTAURANT A CATUS 146 V 1A louer Snack-bar et restaurant du Lac Vert à Catus- Licence IV - Bail précaire du 8 mars au 30 sep-tembre 2009 - Bâtiment sur deux étages, compre-nant un rez-de-chaussée équipé d’un bar pouraccueillir une buvette et d’un étage consacré à larestauration rapide. Forte fréquentation estivale -Prix de la location saisonnière : 6 870 €.Contact : Communautés de communes de Catus,05 65 21 53 00Courriel : [email protected]

LOCAL COMMERCIAL 146 V 2Local anciennement occupé par un magasin demeubles, salons literies, situé sur un secteur d’acti-vité en plein développement avec possibilitéd’agrandissement. Sur l’axe routier principalCahors-Villeneuve sur Lot. Parking attenant aumagasin. Une grande cour extérieure peut recevoirles livraisons. A proximité du centre commercialCarrefour Market, d’une pharmacie, d’un garage etde nombreux autres commerces.Contact : 06 62 01 86 22

LOCATION DE VEHICULES DE TOURISME ET UTILITAIRES 146 V 3 A vendre fonds de commerce de location de véhi-cules de tourisme et utilitaire. Enseigne nationale(franchise). Emplacement numéro 1. Activité à déve-lopper et à diversifier.Contact : 06 63 97 77 15

LOCAL D’ACTIVITES 146 V 4Dépôt de 140m2 avec bureaux de 25m2 etWC/douche/vestiaire neuf, avec une mezzanine de25m2 dans le dépôt. Situé à 5 minutes du centre-ville. Exposition plein sud. Endroit calme etagréable. Portail automatique (4mX4m). Maison deplain-pied au dessus du dépôt (90m2, T4). Toitureneuve + chauffage au gaz de ville + terrasse de20m2 plein sud.Contact : 06 75 08 79 86

LOCAL PROFESSIONNEL GOURDON 146 V 5Située dans un quartier mixte habitat/activitésbien desservi, cette maison sur 3 niveaux (105m2 x 3)présente d’intéressants potentiels pour l’accueild’activités artisanales, médicales, paramédicales oude chambres d’hôte avec possibilité de logementssur place. Travaux de mise aux normes et de moder-nisation à prévoir. Grand jardin.Contact : 06 03 07 17 66

LOCAL COMMERCIAL SAINT-CERE 146 V 6A vendre immeuble comprenant un local commer-cial sur 2 niveaux + 2 appartements + 1 studio danscentre-ville de Saint-Céré - Ascenseur pour accéderaux étages - Bon emplacement commercial -Parkings à proximité - Toute activité de commerceou bureaux.Contact CCI : 05 65 20 35 41

COMMERCE AMBULANT 146 V 7A vendre, cause retraite, commerce sur marchésavec véhicule -Vente fromage, crèmerie, patesfraiches - 5 marchés hebdomadaires : Cahors(2),Prayssac le vendredi, Puy l’Evêque le mardi, Libos lejeudi. Chiffre d’affaires en progression.Contact CCI : 05 65 20 35 41

LOCATION GERANCE BAR RESTAURANT 146 V 8Loue bar - restaurant à Assier dans le Parc NaturelRégional des Causses du Quercy (46). Proximitéd’une chêneraie. 50 couverts en salle, 50 en terrasse- Licence IV - Surface salle : 75m2. Surface cuisine :35m2. Surface terrasse : 120m2. Cuisine équipée auxnormes, bar équipé - acquisition vaisselle et mobi-lier à prévoir. Possibilité de bail saisonnier ou loca-tion gérance. Loyer : 450 ¤ murs + 450 ¤ FDC / mois.Logement de fonction (appartement F5) en supplé-ment si besoin. Transmettre CV et références auxcoordonnées ci-dessous.Contact : 05 65 40 57 70

LOCAL COMMERCIAL OU ENTREPÔT CAHORS 146 V 9Sur un terrain de 3 200m2, deux corps de bâtimentsd’une superficie totale de 748m2 reliés par un sas.Hall d’accueil et bureaux + sas permettant le pas-sage vers les sanitaires, la chaufferie et les entre-pôts : 96m2. Sanitaires. Entrepôt ou local d’activitésd’une surface au sol de 602m2 + divers paliers enmezzanine de 58m2. Un appartement T4 de 95m2

est situé au-dessus des bureaux. Actuellementoccupé par un locataire, libre au 1er janvier 2009. Lescompteurs d’eau et le système de chauffage sontindividualisés entre l’appartement et l’atelier. Peutconvenir à de nombreuses activités : artisanat,industrie, commerce, entrepôt, service, etc.Possibilité d’aménager un quai de déchargementaux abords du bâtiment.Contact : 05 65 22 81 58

LOCATION CAFE RESTAURANT 146 V 10A louer salle de restaurant de 70 couverts environen plain-pied. 108m2. Cuisine aux normes aména-gée en sous-sol avec monte-plat de 50m2. Bar.Terrain et jardin.Contact : 05 65 20 01 19

LOCAL PROFESSIONNEL CAHORS 146 V 11A louer local situé à Terre Rouge, à Cahors. Maisonde 4 pièces de 116m2 au total + garage + jardin. Enbordure de l’avenue Edouard Herriot. Conviendraità toutes professions libérales (médical, paramédi-cal, avocat, architecte, notaire, etc.). Actuellementoccupé par un cabinet dentaire. Libre début 2009.Parking clientèle de 5 places. Parking privé de2 places. Garage fermé pour un véhicule ou de stoc-kage. Chauffage au sol et climatisation. Accès auxpersonnes à mobilité réduite. Proche commerces ettransports en commun.Contact : 05 65 22 54 08

FONDS DE COMMERCE OUTILLAGE ET MATERIEL PROFESSIONNEL 146 V 12A vendre fonds de commerce location d’outillage etde matériel professionnel. Entreprise en pleine évo-lution. Fort potentiel de développement. Matérielirréprochable de grande marque (Hilti, Stihl,Husqvarna). Magasin situé en bordure de routeavec un fort trafic.Contact : 05 65 21 32 37

VENTES & LOCATIONS Tél. 05 65 20 35 41

Dans le cadre du dispositif Transmission / Reprise,la Chambre de Commerce et d’Industrie du Lot

édite un catalogue d’affaires à céder dans le département (annonces gratuites) à l’attention

des candidats à la reprise de commerces.

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La nouvelle génération de cartes bancaires du Crédit Agricole.La carte qui plait autant aux commerçants qu’aux clients.

Le Crédit Agricole innove en concevant pour ses clients particuliers

une nouvelle génération de cartes de paiement Cartwin et Cart’LIB :des cartes de paiement au comptant ou à crédit.

Cartwin et Cart’LIB sont dès à présent proposées aux clients Crédit Agricole. Ces cartes de nouvelle génération permettent aux clients de choisir au moment de leur achat, de payer au comptant ou à crédit dans n’importe quel commerce.

Pour les commerçants, c’est la possibilité de développer les ventes, sans aucune contrainte :

• Dans tous les cas,le paiement est immédiat(1) et sans frais pour le commerçant.

• Les Terminaux de Paiement ne nécessitent aucune installation particulière(2).

• C’est le client qui choisit sur le Terminal de Paiement, avant de saisir son code confidentiel, entre l’option comptantou crédit, très simplement.

Les différentes configurations d’écrans d’affichage que vous pouvez rencontrer sur votre Terminal de Paiement lors d’un paiement CARTWIN :

Quel que soit le terminal utilisé, « CB COMPTANT » (paiement comptant) est toujours affiché par défaut. Pour l’activer, le client doit simplement valider via la touche verte (VAL, V).

Pour le modifier et demander le « paiement à crédit », le client doit utiliser la touche indiquée sur l’écran (flèches, F, F2 ou C).

Le client arrive sur un nouvel écran affichant « CB CREDIT » (paiement à crédit) qu’il doit valider via la touche verte (VAL, V).

Pour plus d’information, consulter notre site Internet www.ca-nmp.fr à la rubrique « Professionnels ».(1) Crédit en compte selon les conditions habituelles.(2) Sous réserve que la technologie des équipements électroniques servant aux transactions soit suffisamment avancée pour proposer au titulaire de la carte lechoix entre une opération au comptant ou à crédit.