Evaluation des qualités physiques des boxeurs de ?· Chapitre 1 Rappels des bases physiologiques 1-1…

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    14-Sep-2018

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  • Republique du Sng:J1

    Ministre de la Jeunesse

    Et des sports

    Institul National Superieur

    De l' education populaire

    Et du sport

    Prsent pa r.

    Gorgui NIANE

    Memoire de maitrise Es sciencesEt techniques de l'activit

    Physique Et du sport( S.T.A.P.S )

    1rnBlEN1IIEEvabation des Qualils Physiquesdes boxurs de l'Equipe Nationale ; ... .....

    .,,~

  • Je ddie ce travail

    A ma mre Ndabane TINE

    Les sacrifices que vous avez consentis pour moi restent

    Jamais dans ma mmoire.

    A la: mmo-i-Fe. de. mon- ~r'E:- D-iery- t>JTAtJE I?-i: rlo. f"z S0e-IJP -_t.stou- NIAN-E-

    trop tt arrachs notre affection, Je regrette infiniment

    votre absence, que la terre de Loumatyr vous soit lgre.

    A mes frres Aly, Amadou, Mback, Papa et Ibra

    Recevez ce travai 1 comme gage de mon amour fraternel en vous

    conviant mieux faire

    A mes tuteurs de This, Thirno Moctar DIrI et ses femmes

    Aissata NDIAYE et Fatou DIA, vous m'avez beaucoup conseill,

    aid et soutenu durant toutes mes tudes au lyce Malick SY de

    This

    Recevez ce modeste travail en guise de reconnaissance ternelle

    A mes amis Boubacar FAYE, Mbagnick NDIAYE, Guedji SENE

    Soyez honors travers ce modeste travail

    A cheikh A. T. t>JDOU~, professeur l' INScPS qUl m'a donn le

    got de l'effort permanent

    A mes camarades Khalifa SOW, Sonar TI~E, Mamadou NDIAYE,

    Valentin THIDMBANE, Hamidou GAKOU ...

  • En tmoignage de ma profonde affection

    A Bakary SANE dont les conseils et les bndictions auront

    clair mon chemin l'institut

    Sincres remerciements

    A grgoire DIATTA et Madame DIAKHATE bibliothcaires "INSEPS

    pour leurs prcieux renseignements

    A tous les boxeurs et entraneurs de boxe de l'Quipe nationale

    espoir du Sngal plus particulirement Monsieur Oumar DIOP,

    entraneur de l'Quipe des Niayes et Monsieur TAVAREZ,

    entra~neur de l'A9FA

    A l'entraneur et aux boxeurs de l'quipe nationale espoir de

    France

    A Monsieur Lamine DIENG pour la frappe de ce document

    .A tous les professeurs et tudiants de l 'INSEPS

    A tout le per's,")nnel de l'INSEPS:

    Ousn,ane, Mbargou, Ibnou ...

    . ..

  • Mention Spciale

    Je remercie particulirement Monsieur Djibril SECK et Monsieur

    Joseph DIOUF pour leurs conseils et surtout leur disponibilit

    permanente.

  • SOMMAIRE

    Pages

    Introduction

    Chapitre 1

    Rappels des bases physiologiques

    1-1 Dfinition de la consommation maximale d'oxygne(Vo2max)

    5

    6

    1-1-2 La consommation maximale d'oxygne du boxeur 6

    1-2 Rappel 6ur la Physiologie du muscle 7

    1-3 Dfinition de la force, de la vitesse,de la puissance et de l'endurance musculaire

    3-1 La Force3-2 La Vi tasse3-3 La Puissance musculaire3-4 L'Endurance musculaire3-5 La Coordination du mouvement

    Chapitre II

    Matriel et mthode

    Chapitre III

    Prsentation, interprtations des rsultatset mesures anthropomtriques des sujets

    111-1 Prsentation des rsultats etmesures anthropomtriques des sujets

    111-1-1 Interprtation et Discussion111-1-2 Les mesures anthropomtriques

    Conclusion

    Bibliographie

    9

    91011111 1

    13

    22

    23

    3540

    41

    43

  • l

    INTRODUCTION

    "Sans contrle, le maftre ignore o il va, i7 conduit

    l'entranement plus ou moins au hasard, les lves travaillent

    sans got, n'ayant aucun renseignement sur leur progrs et par

    la suite aucun stimulant" (HEBERT 1974).

    En effet, le cycle d'ducation se prsente comme tant un cycle

    sans fin, soumis de constantes rajustements bass sur les

    rsultats d'valuation priodiques de l'lve. Il en est de

    mme du cycle d'entrafnement: "entrafneur et l'lve suivent

    une route donne pendant un certain temps, puis valuent les

    rsultats obtenus. A la lumire des informations recueillies,

    l'athlte poursuit la mme route ou bifurque selon les

    conclusions de "entrafneur.

    Cette remarque de HEBERT (1974), illustre bien la proccupation

    de l'entraneur sportif toujours la recherche de la technique

    la plus efficace pour faire progresser ses adeptes.

    Si la performance reste encore l'expression d'un talent, elle

    se prsente dans le sport moderne comme le rsultat de facteurs

    d'ordre physiologique, biomcanique et psychologique; elle est

    le fruit d'un ensemble que l'on organise avec rigueur et

    constance au cours d'un long cheminement clair de points de

    repres qu, sont tout l a foi s des objectifs qu' i l faut

    atteindre.

    Ne s'avre t-il donc pas primordial

    pouvoir situer le niveau atteint

    progression, l'tat de sant psychique

    charges excessives de l'entranement

    pour l'entraneur de

    tout moment de la

    et physlque face aux

    moderne, l'efflcacit

  • technique, la condition physique de mme que la capacit de

    rendement de l'organisme?

    La boxe a mrit le nom de noble art parce que'elle doit mettre

    en prsence non seulement deux nergies, deux forces physiques

    mais aussi deux volonts et surtout deux intelligences

    (BOUTTIER et coll 1978).

    L'usage du poing serr comme arme de combat nous vient du fond

    des ges. Ds que "1' homo erectus" a pu se dresser sur ses

    membres postrieurs, il a tout natu re 11 ement dcouvert

    l'utilit de ses poings dans ses rapports avec ses congnres.

    Au fil des ans la boxe est devenu un art, un sport.

    La boxe a conquis sa place de discipline sportive olympique et

    comme telle ses champions et ceux qui aspirent le devenir

    sont plus que jamais astreints se plier aux exigences qui

    rgissent l'entranement moderne.

    La boxe est classe parmi les sports grande exigence

    cardiaQue. Elle se prsente comme une activit Qui ncessite

    une adaptation cardiaque permanente sur laquelle se greffent

    des efforts maximaux entrecoups de priodes de moindre

    intensit. Au cours de l'assaut. le boxeur utll ise la plupart

    des groupes musculaires de son corps.

    Toujours en mouvement, il procde par de frquents changements

    de rythme qUl prouvent

    frquence cardiaQue.

    la resp1ration et modifient la

    Les ractions adverses lui imposent des acclrations

    instantanes jusQu' la vitesse maximale.

    Le prof il gnral d'un boxeur est celui d'un athlte

    suffisamment endurant pour accepter des efforts prolongs de

  • grande intensit et assez agi le pour atteindre un rendement

    optimum.

    D'habitude, l'entraneur sportif "sait" que les pratiauants

    qu'il dirige ont des capacits diffrentes; il dira de certains

    Qu'ils ont de la "classe" et d'autres qu'ils ne sont pas dous;

    par consquent qu' i l n'a pas besoi n de se donner autant de

    peine pour les faire voluer qu'aprs tout le sujet et lui mme

    font leur mieux possible et que le rsultat de la comptition

    leur fera savoir les progrs atteints.

    L'apprciation de la valeur physique est une tche Quotidienne

    pour tout entraneur consciencieux et comptent.

    Soucieux de l'volution de ses athltes, il regarde, examlne,

    tudie, surveille, constate, conclut. dcide et se prononce.

    D'avantage, l'valuation de la valeur physique vise directement

    le contrOle de l'tat spcifique d'entranement en fonction de

    l'un ou de plusieurs des rOles suivants:

    dtecter 1es plus aptes parmi un grand nombre

    d'individus,

    observer et mesurer le niveau de dveloppement des

    qualits musculaires, organiques et perceptivo-cintiques,

    - observer l'intgrit des fonctions, les oscillations de

    formes et les signes de surentranement au ~ours de la priode

    de prparation. de la priode de comptition ou de l'aprs

    comptition,

    - observer la nature et le rythme de l'amlioration de la

    valeur physlqUe ~u cours d'une priode donne d'entranement,

    doser l'volution de la valeur physique en vue

    d'atteindre le sommet de la forme au temps voulu, plus

  • 4

    spcialement en vue des concours de slection et de prparatlon

    d'importantes preuves.

    Par extension contribuer l'avancement du savoir dans le

    domaine des Sciences du Sport et en retour assurer des retombs

    d'ordre pratique concernant l'exploitation rationnelle des

    moyens d'adaptation de l'organisme en vue des niveaux accrus

    des performances sportives.

    Dans notre tude sur l'valuation des Qualits physiques de

    l'quipe nationale espoire du Sngal.

    Nous procrons par la dmarche suivante:

    - Un rappel sur les qualits physiologiques fondamentales

    chez le boxeur.

    Dans le deuxime chapitre, nous prciserons les qualits

    physiQues valuer ainsi que leur protocole de passation.

    Suite la prsentation et l'interprtation de nos rsultats

    au chapitre troisime, nous livrerons notre conclusion.

  • CHAPITRE l

    RAPPELS DES BASES PHYSIOLOGIQUES

  • l RAPPELS

    1 - l Dfinition de la consommation maximale d'oxygne (Vo2max)

    Se 1on ASTRAND et RODHAL (1980). 1a V02 max ou 1a pu; ssance

    maximale arobie (PMA) correspond la plus grande quantit

    d'oxygne qui peut tre consomme par minute par un sujet

    donn. un moment donn au cours d'un exerc i ce d' i ntans; t

    croissante, d'une dure de plusieurs minutes (au moins 2

    minutes) mettant en jeu une masse musculaire importante .

    Le V02max s'exprime en litres par minute (1.min- 1 ) ou en

    millilitres d'oxygne par minute et par kilogramme de poids

    correspondant en (ml.mn- 1 .kg- 1 ). Chez les sujets sportifs la

    valeur du V02max est variable selon "activit sportive

    pratique.

    1-2 La consommation maximale d'oxygne du boxeur

    En boxe amateur (la boxe pratique par nos boxeurs espoirs), le

    combat se droule en trois rounds de trois minutes avec une

    minute de rcupration entre les rounds. En effet les efforts

    produits sur le ring par leur intensit et leur rythme

    s'apparentent au travail de rsistance. Cependant la dure des

    combats demande aussi des qualits d'endurance.

    La valeur moyenne de la consommation maximale d'oxygne chez

    les boxeurs est de 64,8 +7 ml.min- 1 .kg- 1 (FRAISSE et coll.

    1990).

  • 7

    L'endurance accroit le potentiel nergtique du muscle.

    prolonge l'quillbre travail-rcupration, la disponibilit

    tout travail physique.

    En boxe, l'endurance permet de soutenir un rythme de combat

    plus lv tout en retardant l'atteinte de la zone de manque

    d'oxygne qui entrainerait une production excessive d'acide

    lactlque.

    Elle permet de rcuprer plus rapidement entre deux rounds.

    Elle permet galement de rcuprer plus vite des fatigues du

    combat, ce qui peut aussi s'avrer prcieux lors d'un tournoi.

    Un boxeur endurant a tout intrt maintenir une pression

    continue sur l'adversaire, prolonger les changes et

    ut; 1 iser toutes les possibits de la contre-attaque (BOUTTIER

    et coll. 1978).

    1-2 Rappel sur la physiologie du muscle

    L'unit structurale du muscle est la fibre musculaire ou

    cellule musculaire.

    Chaque fibre musculaire contlent des myofibrilles (lments

    contractiles du muscle), qui se prsentent comme une succession

    de disques sombres composs de filaments d'actine et de myosine

    (FOX et MATHEWS 1984).

    Au cours de la contraction les f,laments d'actines glissent sur

    les filaments de myosine ralisant le raccourcissent de la

    fibre et du muscle.

  • 8

    Pour rpondre aux conditions de travail, les centaines de

    millions de fibres d'un muscle squelettique sont spcialiss.

    Les fibres de type 1 (fibres rouges, fibres lentes) de diamtre

    moyen sont plus riches en sarcoplasma et moins riches en

    myofibrilles d'o leur forte coloration en rouge. Leur

    mtabolisme est essentiellement oxydatif; elles sont riches en

    glycogne et en tri 9 l ycri des, cant i ennent de trs nombreux

    mitochondries et sont spcialiss dans le travail en endurance.

    Leur seuil d'activation est bas de sorte qu'elles se trouvent

    mobil ;ses de faon prfrentielle dans les contractions de

    faible niveau. Elles sont peu fatigables: dans le cas de

    stimulations prolonges, les rponses ne sont pas modifies

    avant un temps assez long.

    Ces fibres de type l sont particulirement dveloppes chez les

    sujets pratiquant des exercices de longue dure.

    Les fibres de type II (fibres blanches. fibres rapides)

    contiennent plus de myofibrilles que les fibres de type l, leur

    sarcoplasme est moins abondant, malS le rticulum y est

    particulirement dvelopp.

    Les fibres Il ont autant de glycogne que les fibres 1 ma i s

    sont dpourvues de triglycrides et ont un mtabolisme

    prdominance glycolytique. les mitochondries sont peu abondants

    et 1es capi 11 aires sangu i ns peu dve 1opps mai s 1e contenu en

    ATP-ase (enzyme qUl dgrade l'Adnosine Triphosphate) et en

    phosphorylase est lev.

    Lorsqu' e 11 es sont act i ves, 1es fibres de types Il donnent une

    rponse rapide, une tension lve mals sont plus rapidement

    fatlgables. Ainsi. les fibres Il apparaissent-elles comme

  • particulirerement adaptes aux exercices brefs et intenses et

    sont mobilises essentiellement dans les activits intenses et

    de courte dure.

    Notons une subdivislon au sein de ces fibres de type II

    Les fibres lIA sont spcialises dans le travai l anarobie,

    Elle contiennent de nombreuses mitochondries et de la

    myoglobine et sont moins fatigables Que les fibres lIB.

    Les fibrs lIB ont une activit oxydative trs faible, une

    activit glyco1ytique largement prdominante et une dure

    d'activit trs rduite. Ces fibres lIB permettent de rpondre

    efficacement aux conditions de travail anarobie lactique

    Par exemple dans le muscle vaste externe de l 'homme, les

    pourcentages des fibres l, lIA et lIB sont respectivement de

    53~, 33~ et 14~

    En boxe, le fait d'atteindre la plus grande vitesse de bras, de

    dp 1acement, de percept i on dans un mi ni mum de temps et de le

    maintenir le plus longtemps possible. exige la prsence dans la

    musculature spcifique du boxeur d'un pourcentage lv de

    fibres rapides de type II et de fibres lentes (BOUTTIER 1978)

    1-3 Dfinition de la force, de la vitesse coordination, de la

    puissance et de l'endurance musculaire

    3-1 LA FORCE

    La force c'est

    dp 1acement de

    l'aptitude dplacer ou

    la plus lourde charge possible:

    s'opposer au

    1a force est

    proportionnelle au volume musculaire.

  • 10

    L'association de la force la vitesse. constitue la puissance

    (encore appele force vive ou force dynamique).

    En boxe. la puissance d'un coup, suggre l'utilisation de la

    force musculaire.

    La force est une qua l ; t perfecti b le dont 1e dve 1oppement

    intensif prsente cependant des inconvnients non ngligeables

    pour la pratique de la boxe. En effet, un mauvais dosage peut

    entrafner une prise de poids (hypertrophie). En outre le muscle

    est grand consommateur de calories et dans ce domaine le boxeur

    est plutt conome (BOUTTIER et coll. 1978).

    3-2 LA VITESSE

    La vitesse c'est 1'aptitude effectuer des actions dans le

    plus court espace de temps.

    La vitesse dpend de la nature du muscle, de la Qualit des

    fibres musculaires, de la valeur de l'influx nerveux, du bon

    relchement musculaire et de la matrise technique.

    Le dve l oppement des Qua 1 i ts de force augmentent de faon

    notable les capacits de vitesse d'un geste.

    La vitesse est une Qualit perfectible indispensable au boxeur.

    Le coup de poing du boxeur est d'autant plus efficace Que la

    masse mi se en mouvement est plus importante et Que 1a vi tasse

    du poing au moment de l'impact est plus grande (BOUTTIER et

    coll. 1978)

  • 11

    3-3 LA PUISSANCE MUSCULAIRE

    La puissance est la qualit qui permet de raliser des gestes

    rapides explosifs.

    La puissance est l'association de la force et de la vitesse.

    Les facteurs de la puissance musculaire sont:

    - le volume musculaire,

    - "endurance et la rsistance musculaire,

    - la valeur de l'influx nerveux,

    - la coordination,

    - la temprature extrieure.

    - le degr d'chauffement,

    - le degr de fatigue.

    L' eff; cac i t d' un boxeur dpend largement de l a pu i 5sance de

    ces coups, mais aussi de celle de ses membres infrieurs

    3-4 L'ENDURANCE MUSCULAIRE

    L'endurance musculaire c'est la capac...

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