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garance-hudrisier.e- · Web view Tintin au Congo, bande dessinée parue en 1946. _____ Tintin au Congo Voici un extrait de Tintin au Congo, bande dessinée parue en 1946. Séquence

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Séquence 1 : L’autre e(s)t moi

Séquence 1 : L’autre e(s)t moi

Objet d’étude : la littérature d’idées et la presse du XIXe siècle au XXIe siècle

Problématique : Comment la littérature et la presse luttent-elles contre la discrimination ?

1. Victor Schoelcher Abolition immédiate de l’esclavage (1842) GH

1. Pierre André Taguieff Pourquoi être anti raciste, 1997 GH

1. Henri Marrou, France ma patrie, 1956

Actualité :Recherches documentaires avec question ds le cahier de culture (collaboration avec CDI et prof HG)

VERS L’ESSAI

· Déboulonnage des statues

https://view.genial.ly/5f4127301d09d70d72b95dd6/presentation-genially-sans-titre

· Polémique autour d’Autant en emporte le vent, Mary Poppins et les 10 petits nègres.

· https://view.genial.ly/5f4b9594e784e30d71863905/presentation-patrimoine-en-question

Lecture cursive :

Speed booking au CDI

HDA :

· Hergé, Tintin au Congo, 1946

· Man Ray Noire et blanche

· Ousmane Sow, Guerrier massaï , Victor Hugo

· Documents complémentaires : Nelson Mandela, discours de Stockholm, 1993

· Roland Barthes Mythologies, « Bichon chez les Nègres » (1957)

Étude de la langue :

· les outils de cohésion textuelle

· https://view.genial.ly/5eda45981827e00d09f60e68/interactive-content-programme-grammaire-2nde

Méthode :

· Prises de notes : histoire de la rhétorique (vidéo HLP 1ère )

· contraction de texte genial.ly Jordane

· paragraphe argumenté : ESSAI : genial.ly Jordane

· Lecture linéaire : les procédés spécifiques à la prose.

Activité proposée à la classe :

Proposer un titre pour la séquence

Speed booking des LC

Manuel de rhétorique video

Programme de la séquence :

· Séance 1 : Entrée dans le thème : trois textes à résumer (par ilôts, retrouver les différentes idées) :

· Tzvetan Todorov, Nous et les autres – La réflexion française sur la diversité humaine, 1989

· Albert Memmi, Ce que je crois, 1985

· Claude Levi-Strauss, Race et Histoire, Unesco, 1961

Les connecteurs (exercice Halimi)

· Séance 2 : LL Schoelcher

· Séance 3 : Intervention documentaliste : proposition speed booking

· Séance 4 : Les différents arguments (distribution de l’activité manuel de rhétorique en vidéo)

· Séance 5 : Proposition d’outils pour les différents arguments (demi groupe) : outils procédés + les connecteurs

https://view.genial.ly/5eda45981827e00d09f60e68/interactive-content-programme-grammaire-2nde

· Séance 6 : Textée

· Séance 7 : LL Taguieff

· Séance 8 : Méthode de contraction : https://view.genial.ly/5ed614c5fa75bb0d9d1772d6/presentation-la-contraction-de-texte

·

· Séance 9 : Hergé, Tintin au Congo, 1946

· Séance 10 : LL France ma patrie

· Séance 11 : Man Ray Noire et blanche

Ousmane Sow, Guerrier massaï , Victor Hugo

· Séance 12 : Méthode de l’Essai : Rédiger un essai contre le racisme

· https://view.genial.ly/5edfdbffe97c880d835eec12/presentation-lessai

· Séance 13 : Speed booking

· Séance 14: Evaluation

En groupe :

-Exercices autour du vocabulaire du débat

-Exercices autour des connecteurs logiques : Texte de Gisèle Halimi

-Discours à mettre en voix

-Débat :

- le port de l’uniforme

- la réforme de l’orthographe

- la limitation de la publicité

Séance 1 : Entrée dans le thème : trois textes à résumer (par ilots, retrouver les différentes idées) :

Albert Memmi, Ce que je crois, 1985 (1)

Non, il nous faut admettre, en même temps, ces deux constats : le racisme est insoutenable, par n'importe quel esprit, même médiocrement doué, et il y a en nous quelque chose qui, presque malgré nous, nous pousse, sous une forme ou sous une autre, à le soutenir. C'est contradictoire, embarrassant et assez terrible. Ce moteur inlassable, inusable, jusqu'ici en tout cas, j'ai proposé de l'appeler, d'un terme qu'il m'a fallu forger : l'hétérophobie ou la peur agressive d'autrui. Ce malaise diffus devant les autres, il est aussi difficile d'en rendre compte que de l'amour d'autrui, avec lequel, heureusement, il coexiste. C'est un fait aussi dense, aussi inesquivable, complémentaire, comme s'il n'y avait guère de zone neutre. Une jeune femme essaye de me l'expliquer : « Tout homme me semble toujours prêt à porter atteinte à ma liberté, à mon intégrité... sauf l'homme que j'aime, mais alors il ne me semble plus exactement un homme ». En somme, il cesse d'être un inconnu différent et dangereux. Pourtant cette force, cette inclination à accuser autrui, à l'agresser, sous divers prétextes, nous la connaissons bien : nous en avons une très fréquente expérience, même si son contenu est confus, plus émotionnel que raisonnable. En gros, chaque fois que nous nous trouvons devant un individu ou un groupe différent ou mal connu, nous en ressentons quelque malaise. Dans une entreprise comme dans une armée ; même au sein d'un clergé ; ne parlons pas des artistes menés par leur excessive sensibilité.

Albert Memmi, Ce que je crois, 1985 (2)

Notre inquiétude peut nous pousser à adopter des attitudes de méfiance et même de refus hostile. Lesquelles n'excluent pas, du reste, des sentiments ambivalents d'attente et d'espoir : on le voit chez l'enfant, toujours prêt, à la fois, à prendre peur et à sourire (question classique : l'enfant est-il raciste ? Évidemment non, il n'en possède pas l'argumentation, mais il est candidat à l'hétérophobie). On le voit dans le tourisme, où l'inconnu nous fascine et nous inquiète. C'est pourquoi certains philosophes ont pu affirmer que l'homme est un loup pour l'homme, et d'autres que l'homme est plein d'amour pour l'homme : chaque partie a exprimé la moitié de la vérité. Plus grave : cette réaction, à base de peur et de concurrence, ne relève pas seulement du délire : elle a une fonction : elle fut et, en un sens, reste vitale pour l'espèce humaine. Pour survivre, l'homme a dû souvent défendre son intégrité et ses biens et, à l'occasion, s'approprier ceux d'autrui, biens mobiliers et immobiliers, aliments, matières premières, territoire, femmes, biens réels ou imaginaires, religieux, culturels et symboliques. De sorte qu'il est à la fois agresseur et agressé, terrifiant et terrifié. Car, puisque chacun en fait autant, on ne sait plus où commence ce cercle infernal de la défense et de l'agression. Cela fait partie de notre histoire et de notre mémoire collective ; et avons-nous vraiment changé depuis ? 

D’après Albert Memmi, Ce que je crois, Grasset, 1985.

Claude Lévi-Strauss Race et Histoire, Unesco, 1952,

L'attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu'elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés jans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. "Habitudes de sauvages cela n'est pas de chez nous ", " on ne devrait pas permettre cela ", etc., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion, en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères. Ainsi l'Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare ; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. Or derrière ces épithètes se dissimule un même jugement : il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l'inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire " de la forêt ", évoque aussi un genre de vie animale, par opposition à la culture humaine.

Gisèle Halimi,

Discours à l’Assemblée nationale pour la dépénalisation de l’homosexualité,

20 décembre 1981

Gisèle Halimi, avocate et militante féministe qui s’est notamment battue en faveur de la dépénalisation de l’avortement, est élue députée de l’Isère aux élections législatives de 1981. Le 20 décembre 1981, la proposition de loi dépénalisant l’homosexualité qu’elle porte aux côtés du ministre de la Justice, Robert Badinter, est examinée à l’Assemblée nationale. Le texte est adopté par 327 voix contre 155.

Il ne peut y avoir de « morale sexuelle » de tous qui s’impose à la « morale sexuelle » de chacun. Chacun connaît la nécessité, pour l’individu, de vivre en accord avec ce qui reste le plus profondément inexprimé, par peur, honte, conditionnement social ou répression, je veux dire sa sexualité. Et qu’il s’agisse d’hétérosexualité ou d’homosexualité, cette relation à l’autre ne peut jouer comme un facteur d’équilibre que débarrassée de la clandestinité ou de l’autocensure auxquelles contraint bien souvent notre environnement […].

Certes, comme toute liberté, ce droit de choisir sa sexualité connaît ses limites, classiques au demeurant.

Premièrement, la loi doit intervenir dans tous les cas pour réprimer la violence. Et il y a violence sexuelle dès qu’il y a absence de consentement d’un partenaire auquel, précisément, on dénie le droit de choisir.

Deuxièmement, la loi doit intervenir pour pr