Gymnopأ‰dies Henri miCHaux : mouvement ... 3 Gymnopأ©dies et Henri Michaux : Mouvements pourraient aller

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    vendredi 28 novembre à 20:30 maison de la culture salle Jean-Cocteau

    durée 1 heure 35 avec entracte

    ContaCt presse : Émilie Fernandez – tél. 0473.170.183 – e.fernandez@lacomediedeclermont.com

    GymnopÉdies –

    Henri miCHaux : mouvements marie CHouinard

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    avec Sébastien Cossette-Masse, Paige Culley, Valeria Galluccio, Leon Kupferschmid, Lucy M. May, Mariusz Ostrowski, Sacha Ouellette-Deguire, Carol Prieur, James Viveiros, Megan Walbaum

    •Gymnopédies durée 40 mintues direction artistique, chorégraphie et mise en scène Marie Chouinard musiques Erik Satie, Gymnopédies n° 1, n° 2, n° 3 Richard Wagner, Ouverture Tristan et Iseult

    création lumières Alain Lortie scénographie Guillaume Lord et Marie Chouinard costumes Liz Vandal

    costumes supplémentaires et accessoires Marie Chouinard consultant musical Louis Dufort environnement sonore Jesse Léveillé

    production compagnie Marie Chouinard. coproduction Les Nuits de Fourvière (Lyon) avec l’appui de Carolina Performing Arts (Chapel Hill) et d’ImPulsTanz (Vienne).

    Créé au Centro Cultural de Belem, Lisbonne, Portugal, le 14 juin 2013

    entracte 20 minutes

    • Henri Michaux : Mouvements ballet en un acte durée 35 minutes direction artistique et chorégraphie Marie Chouinard

    musique Louis Dufort texte et dessins projetés Henri Michaux, tirés de l’ouvrage Mouvements (1951) avec la permission des ayants- droit d’Henri Michaux et des éditions Gallimard

    éclairage, scénographie Marie Chouinard environnement sonore Edward Freedman costumes Marie Chouinard voix Marcel Sabourin coiffure Marie Chouinard

    production compagnie Marie Chouinard. avec l’appui de ImpulsTanz (Vienne).

    Avertissement : ce spectacle comporte des effets stroboscopiques

    répétitrice Isabelle Poirier directrice de tournée Marie- Pier Chevrette directeur technique et régisseur lumière Robin Kittel-Ouimet sonorisateur Joël Lavoie régisseure de scène Noémie Avidar

    La compagnie Marie Chouinard remercie chaleureusement le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts de Montréal.

    crédits illustration de couverture Antoine+Manuel photographies Sylvie-Ann Paré

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    Gymnopédies et Henri Michaux : Mouvements pourraient aller chacune son chemin, tant ces deux chorégraphies de la québécoise Marie Chouinard semblent à première vue opposées. En les mettant en regard, comme si elles formaient un diptyque, Marie Chouinard orchestre une belle rencontre imaginaire entre deux figures de la modernité européenne, Erik Satie et Henri Michaux, deux artistes à part, secrets, expérimentateurs de génie, à la fois intensément de leur temps et s’en tenant soigneusement à distance. Avec Gymnopédies (2013), Marie Chouinard agence des petits ensembles dansés très architecturés, dans une atmosphère mélan- colique propre à la musique de Satie. C’est ce que l’on croit voir. Car Marie Chouinard a l’idée incroyablement efficace de faire jouer les Gymnopédies au piano par les

    danseurs eux-mêmes. Là est la trouvaille, comme elle est dans le final de la pièce, lorsque tout se renverse. Changement total de climat avec Henri Michaux : Mouvements (2011). Tandis qu’en arrière-plan, sont projetées sur un écran à un rythme soutenu les encres d’Henri Michaux (Mouvements, 1951), sur le plateau, les danseurs repro- duisent en temps réel ces mêmes signes et figures imaginés par le peintre, jusqu’à se confondre avec eux et disparaître aussi vite, emportés dans le tourbillon du temps à la vitesse de l’éclair. Grandement aimée et respectée dans son pays, la chorégraphe Marie Chouinard n’est jamais plus inspirée qu’au bord du vertige. .

    Pour la Comédie de Clermont-Ferrand © Daniel Conrod, printemps 2014

    La danse de la chorégraphe québécoise Marie Chouinard est une danse virtuose et vigoureuse. Les deux œuvres présentées dans ce programme

    semblent à première vue très différentes et nourries d’inspirations presque opposées. La première est un court ballet pour dix danseurs sur les

    Gymnopédies de Satie, ces œuvres pour piano, légères et atypiques, jouées ici par les danseurs eux-mêmes. La seconde pièce est l’incarnation

    physique des dessins du poète Henri Michaux, projetés sur un écran en arrière-plan, que les danseurs reproduisent en temps réel, telle

    une calligraphie vivante et mouvante, jusqu’à se confondre avec eux et disparaître aussi vite, emportés dans le tourbillon du temps à la vitesse

    de l’éclair. Ce qui rapproche ces deux créations, c’est le travail, incessant, obsessionnel, sur le langage et le corps que mène une grande chorégraphe,

    internationalement reconnue.

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    Les piÈCes

    GYMNOPÉDIES Gymnopédies est un ballet pour 11 danseurs, travaillé sous la forme du duo pendant qu’au piano, les danseurs à tour de rôle jouent les Gymnopédies d’Erik Satie

    « Je travaille le duo, sa transfiguration, le fracas de la beauté, sa finesse. Bien que le sujet apparent de cette nouvelle création soit le duo, amoureux, érotique, le véritable sujet est peut-être l’inattendu, le temps, la danse elle-même, le miracle autrement, l’apparition du présent, l’ailleurs soudainement et puissamment ici. Enfin plus profondément encore, le sujet serait simplement la forme, la forme bouleversante et éphémère qui correspondrait au pressentiment qui m’a fait entreprendre ce travail autour du duo, trouver cette forme, la donner aux spectateurs. » (Marie Chouinard, Paris, janvier 2013) — « La musique de Satie inclut le temps et le silence dans sa structure. C’est peut-être ce qui m’a amenée vers l’intimité du duo. Elle a aussi ce côté humain, intime, et elle est d’une approche naturelle parce que tout le monde sur la planète la connaît tellement elle a été utilisée. » Marie Chouinard savait déjà qu’elle ferait tourner en boucle ces trois courtes compositions quand, au beau milieu d’une nuit, elle décida que ses danseurs les interpréteraient tour à tour au piano. Un gros défi que ces derniers ont eu à cœur de relever. « C’est beaucoup plus difficile que je ne l’avais imaginé, reconnaît

    la chorégraphe. Ils jouent chacun à leur façon, du mieux qu’ils peuvent et moi, j’étais prête à ce que ce ne soit pas parfait parce que ce que je gagne en intimité par ce choix, c’est énorme. » Extrait de l’article de voir.ca, « D’encre, de chair et de temps ».

    — henri michaux : mouvements En 1980, Marie Chouinard découvre le livre Mouvements, publié en 1951, du poète et peintre Henri Michaux (1899- 1984). Composé de 64 pages de dessins à l’encre de Chine, d’un poème de 15 pages et d’une postface, Mouvements donne à voir des figures multiformes que Marie Chouinard s’est plu à lire littéralement, de gauche à droite et de page en page, comme une partition chorégraphique. Elle décide alors de procéder à un décryptage des dessins de cet immense artiste et de faire danser ces « mouvements à jets multiples, fête de taches, gammes de bras ». L’incarnation du livre est réalisée à la lettre puisque même le poème, qui figure en son milieu, sa postface et la première et quatrième de couverture, avec ses dessins inversés, font partie de l’œuvre chorégraphique. Les dessins sont projetés en arrière-plan, donnant ainsi la possibilité aux spectateurs de faire simultanément une lecture personnelle de la partition de Michaux. Faisant écho à la présentation visuelle d’une page blanche avec son dessin noir, les interprètes, vêtus de noir, dansent sur un plancher blanc.

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    Si je vous demande un de vos plus beaux souvenirs de danse, lequel vient à votre esprit ? C’est en fait cette semaine quand j’ai dansé au musée des beaux arts, j’ai eu un bonheur superbe, extraordinaire. C’est une performance où je suis en relation avec les gens qui viennent au musée. Donc ce n’est pas dans une salle de théâtre, c’est dans une salle de musée dans laquelle les gens circulent parce qu’ils voient les œuvres d’art mais je suis là aussi. J’ai des très courtes conversations avec eux où je leur demande, un souhait ou un désir dans leur vie. Dès qu’ils m’ont communiqué ça, je vais danser quelque chose comme pour faciliter la disposi- tion de leur propre être à eux pour que leurs désirs puissent se réaliser. Donc c’est une créa- tion spontanée qui dure trois, quatre minutes puis j’enchaîne comme ça des gens les uns après les autres sans interruption. Et puis j’adore faire ça.

    C´est donc de la création spontanée ? Oui. C’est au moment où la personne me parle, j’avance ensuite sur le plancher et j’écris là une danse dédiée à cette personne là, à sa demande, à son souhait, à une chose dans sa vie à elle. C’est assez fantastique, ce que cela créé chez les gens car il n’y a que la personne qui sait vraiment, puisque la conversation est chuchotée entre elle et moi, et les autres ne voit que la danse. Ça s’appelle In museum, j’ai un grand plaisir à le faire.

    En quelque sorte vous vous inspirez des gens que avez en face de vous pour créer ? Je m’inspire de leur demande, c’est leur demande qui est déclencheur. Ce qu’ils dégagent comment ils me le communi