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Hélène Le Déan, Maire-Adjointe - … · Le Maroc est, en effet, l’invité ... arabe et berbè-re, ou arabe et français (voire espagnol, anglais)… Il existe également un arabe

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Text of Hélène Le Déan, Maire-Adjointe - … · Le Maroc est, en effet, l’invité ... arabe et...

  • Page prcdente : photographie

    de Mohamed Hmoudane Laurent Denimal

    Jeanny Lorgeoux, Snateur-Maire,

    Hlne Le Dan, Maire-Adjointe

    la Culture et au Tourisme

    Le Conseil municipal de Romorantin-Lanthenay

    Dans le cadre des 34es Journes

    Gastronomiques de Sologne,

    invit dhonneur le Maroc

    vous proposent de rencontrer

    MOHAMED HMOUDANE

    crivain

    Vendredi 21 octobre 2011 - 18h30

    Mdiathque municipale Jacques Thyraud

    Romorantin-Lanthenay

    www.mediatheque.romorantin.com

    02 54 94 41 86

  • Le Maroc, invit dhonneur

    Dans le cadre des Journes Gastronomiques

    de Sologne 2011, la cuisine adopte les saveurs

    marocaines. Le Maroc est, en effet, linvit

    dhonneur de la Ville de Romorantin-Lanthenay.

    Les traditions culinaires de ce pays sont prsentes

    dans un livret intitul Petit aperu de la cuisine

    marocaine, dit par la Mdiathque (disponible

    sur place).

    Un pays aux multiples facettes

    Pour les Orientaux, le Maroc fait partie de la

    Mditerrane ; pour les Occidentaux, il appartient

    lAfrique. La dualit du pays se manifeste par

    bien dautres aspects : les langues, arabe et berb-

    re, ou arabe et franais (voire espagnol, anglais)

    Il existe galement un arabe dialectal et un arabe

    littraire. Par ailleurs, les Marocains utilisent le

    calendrier musulman et le calendrier grgorien.

    Ils peuvent shabiller en tenues traditionnelles

    ou adopter la mode europenne. Les populations,

    en majorit urbaines, tentent aussi de concilier

    un lien patriarcal au roi trs fort et une inscription

    dans la mondialisation, notamment via internet.

  • mainmise des colons sur les terrains agricoles

    les plus riches alimentant lexportation, et sur lex-

    ploitation minire. Les mouvements nationalistes

    marocains sont stopps par la Seconde Guerre

    mondiale. Le Sultan, futur Mohammed V, fait

    allgeance la France de Ptain, sans accepter le

    rapport avec les Nazis, protgeant ses sujets juifs.

    En 1955, Mohammed V se rend Paris pour

    ngocier, avec le gouvernement franais, les condi-

    tions de lindpendance totale du Maroc qui font

    lobjet de la dclaration de la Celle-Saint-Cloud.

    Lindpendance est proclame le 2 mars 1956.

    LEspagne restitue la zone de Tanger (sauf Melilla

    et Ceuta). Ainsi, Mohammed V, mort en 1961,

    est considr comme le souverain ayant redonn

    au pays dignit et avenir.

    Son hritier, Hassan II, joue un rle de modrateur

    dans les crises du Proche-Orient. En revanche,

    son pouvoir est absolu et sabat sur les opposants

    dans une rpression sanglante et cruelle [bagne de

    Tazmamart, sujet du livre de Tahar Ben Jelloun,

    auteur marocain reconnu, Cette aveuglante absence

    de lumire, daprs le tmoignage dun rescap].

    Le roi du Maroc dtient le pouvoir civil, mme sil

    rgne aux cts dun gouvernement et dun

    parlement rgis par une constitution, et aux cts

    dinstances darbitrage juridique et institutionnel.

    Le roi est autrement dtenteur du pouvoir

    religieux, en tant que descendant en droite ligne

    du Prophte, avec le titre de Commandant

    des croyants.

    Brve histoire du Maroc

    Les Arabes conquirent le territoire du Maroc

    en 700, entranant une islamisation partielle des

    peuples berbres, chrtiens et juifs. Le royaume

    nat en 789 sous Idriss Ier, dans lantique ville

    de Volubilis. La Beia coranique est alors institue.

    Il sagit dun pacte liant le roi son peuple et le

    peuple son roi. Puis, sept dynasties rgnantes

    se succdent. La dernire, et actuelle, est alaouite.

    Traditionnellement, le roi dose en un savant

    mlange les membres des diffrentes tribus

    berbres et des grandes familles arabes pour

    composer sa suite et appelle ses cts un ou plu-

    sieurs conseillers juifs. La conqute coloniale des

    puissances europennes, au XIXe sicle, se conclut

    en 1912 pour le Maroc par un protectorat. Sensuit

    une immigration espagnole et franaise, la

  • Mohamed Hmoudane, crivain

    La Mdiathque invite Mohamed Hmoudane

    venir parler de son oeuvre, sa culture

    et du Maroc aujourdhui ; partager son

    exprience et changer avec le public.

    N en 1968 El Mazize, village marocain,

    Mohamed Hmoudane rside en France depuis

    1989. Son oeuvre, salue par la critique, compte

    plusieurs ouvrages potiques, ainsi que deux

    romans.

    Ses textes sont publis principalement

    aux ditions de La Diffrence. Ces dernires

    poursuivent une politique centre sur la littrature

    franaise et trangre, les essais, la posie

    et lart contemporain.

    En 1999, Mohammed VI succde son pre

    dans un climat de dtente, plaant au centre de ses

    priorits, dans ses discours, le dveloppement

    conomique. Cependant, les vraies rformes se font

    attendre, concernant le code de la famille, le statut

    des femmes, la scolarisation pour tous (un enfant

    marocain sur deux napprend pas lire).

    Source : Le Maroc des Marocains, Marion Scali,

    Liana Lvi, 2002.

  • Les veines gonfles du sang des Renegados jcume

    maintenant les mers jusquaux ctes anglaises au gr

    de la cavalcade des vagues au gr de la drive

    de lalphabet-esquif lor et les femmes au bout quand

    jaurais tremp jusqu la racine dans lencrier mon sexe

    et suc en avaler la moelle le clitoris de la page

    Parole prise, parole donne, La Diffrence

    (Clepsydre), 2007, p. 40.

    Extraits

    Enfant dj, je memployais

    raffiner ma lchet

    Navais-je pas dans le dos

    coups de rasoir balafr une beaut

    Et je rcitais pris encore

    Dans le vertige extatique

    De mes sances hyginiques secrtes

    Des sonates entires du Coran.

    Je fus ainsi pardonn

    Pre

    Attentat, La Diffrence

    (Clepsydre), 2003, p. 11.

  • Bibliographie

    Le Ciel, Hassan II et maman France,

    La Diffrence, 2010.

    Le Gnral, Al Manar, 2009.

    Parole prise, parole donne,

    La Diffrence, 2007.

    French Dream, La Diffrence, 2005 ;

    Tarik ditions, 2010.

    Blanche Mcanique, La Diffrence, 2005.

    Incandescence, Al Manar, 2004.

    Attentat, La Diffrence, 2003.

    Pome dau-del de la saison du silence, re daube,

    LHarmattan, 1994.

    Ascension dun fragment nu en chute,

    LHarmattan, 1994.

    Non, monsieur le CRS, je ne

    veux pas transformer ta putain de cathdrale en

    mosque, rien foutre de tous les lieux de culte,

    glise, synagogue, mosque ou temple de Bouddha.

    Je suis venu ici juste pour des tudes, cinma

    ou littrature franaise.

    Et pour tout te dire, jai dj effeuill une une

    les Fleurs du mal lors de nuits nuptiales exquises

    et torrides, sjourn en enfer toute une saison,

    pleur quand la pauvre Emma sest donn

    la mort Je connais sur le bout des doigts

    mes classiques. Je te rcite si tu veux du

    Lautramont, du Rimbaud, du Breton et je ne

    sais quoi encore. Je suis imprgn jusqu

    la moelle dides humanistes. Voltaire, Saint-Simon

    et Rousseau sont des potes. Je te raconte si

    a ne tennuie pas, pisode par pisode, la belle

    Histoire de France, de Clovis nos jours.

    Tu mcoutes, monsieur le CRS, tu mcoutes ?

    Je suis intgrable illico, ne pose aucun problme

    particulier

    Le Ciel, Hassan II et maman France,

    La Diffrence (Littrature), 2010, pp. 43-44.

  • Par sa dimension orale, loeuvre de Mohamed

    Hmoudane semble renouer avec la tradition

    de linvective arabe, celle-ci tant revisite et enri-

    chie de sa formation (et dformation) la posie de

    langue franaise car les textes francophones sont

    au coeur dinfluences et dapprentissages

    conflictuels que lcriture tente de conjuguer ou

    de faire cohabiter et ne peuvent se classer

    dans une catgorie monolithique et socio-centre

    (Chaulet-Achour). (Yamna Abdelkader, Prsence

    francophone, mai 2010, Worcester, USA)

    Mohamed Hmoudane a, certes, le got des mots

    rares, voire prcieux, qui tait une caractristique

    de lcriture de Mohammed Khar-Eddine.

    Il partage avec celui-ci une passion pour la fulmi-

    nation. Ce que possde en propre Hmoudane, cest

    une jeunesse dans le ton, une manire dtre

    en porte faux avec soi-mme jusqu obtenir

    de cet inconfort existentiel les moyens des aveux

    les plus nus.

    Posie

    Pour moi, un pome nest russi que lorsquil

    arrive tablir une certaine correspondance entre

    le son, le sens, et limage. Il faut que ces trois

    lments soient runis, quil y ait une harmonie

    entre eux, quils crent leffet dune dflagration,

    sinon le pome passe au pilori. (Mohamed

    Hmoudane, propos recueillis par Rim Mathlouti,

    babelmed.net, Rencontre avec Mohamed

    Hmoudane , 7 nov. 2010)

    Place sous le signe de lexplosif, du feu dvo-

    rateur et de la mcanique destructrice, loeuvre de

    Hmoudane confirme la dfinition de la posie

    comme un cart par rapport la norme linguis-

    tique, mais, bien plus, force de dcalages,

    daudaces et de renversements, loeuvre interroge

    le genre potique et ses limites en laborant

    une esthtique qui, sortie des normes, saffirme

    comme une criture de lnorme .

    Du mlange des registres du langage, il sensuit

    donc une forte impression doralit qui contribue

    lesthtique de la provocation tant la voix

    satirique se fait entendre accusant, dnonant

    et menaant.

  • faciles, qui guide et emporte des textes jets la

    face du lecteur comme des cris insolents,

    bouleversants et provocateurs, sombres et habits

    par la mort, parfois noys dans de mauvais vins

    pour tenter de steindre ou de sapaiser. (Tahar

    Bekri, Cultures Sud, n 166 juillet / septembre

    2007)

    [Par la dnonciation, Mohamed Hmoudane

    sengage dans] une rvolte autrement plus vaste,

    plus profonde, plus radicale. Une rvolte mta-

    physique dirais-je en pensant Camus qui

    dfinissait celle-ci comme tant le mouvement

    par lequel un homme se dresse contre sa condition

    et la cration tout entire . Nest-ce pas cette

    rvolte mme que nous crie Mohamed Hmoudane,

    ds la premire phrase, le premier vers de son

    recueil [Parole prise, parole donne] ? Nous

    annonant demble, avec rage, avec superbe :

    Matador jai tout le ciel pour arne et tant dtoiles

    mettre mort

    Mais (), cette mme criture se rvle aussi

    treinte, acte gnsique, fcondateur ().

    Chez Hmoudane, ce fameux investissement

    du corps dans lcriture nest pas abstraction

    Certains passages de Blanche Mcanique font

    de Mohamed Hmoudane une sorte de fils naturel

    de Khar-Eddine, non plus, comme nous

    lavons dj signal cause de louverture

    du spectre du vocabulaire, mais par la puissance

    de dnonciation. Linjustice rencontrera toujours

    lopposition des potes et la rvolte de Hmoudane

    est dessine mme la peau du rel, sur la page

    blanche agissant comme rvlateur photogra-

    phique. (Salim Jay, Dictionnaire des crivains

    marocains, Eddif, 2005)

    Et de dsespoir, sa mcanique nest pas orange

    mais blanche. Parce que trop vaine, peut-tre.

    La modernit, dans son agressivit, fonctionne

    comme une machine broyeuse de vies.

    Flamme, braise, incandescence, brlure constituent

    son vocabulaire aux mille tincelles, dans le spleen

    du vcu et la rvolte permanente. Il crit

    lindignation contre un rel alin et dmuni,

    fortement humiliant et avilissant, qui a marqu son

    dpart. De son Maroc natal, il porte des douleurs

    et des blessures, des misres et des amertumes.

    Et cest la rbellion dclare, loin des images

    exotiques et touristiques, loin des fantasmes

  • Romans

    Plac sous le signe de la posie par la mise

    en exergue de deux citations dArthur Rimbaud

    et par lvocation de ce grand pote au sein mme

    du rcit, le texte [Le Ciel, Hassan II et maman

    France] baigne dans la poticit par son mode

    narratif instable et non linaire. (Abdellah

    Baida, lesoir-echos.com, Quand Hmoudane

    devise sur sa Trinit Le Ciel, Hassan II et maman

    France , 13 aot 2010)

    Son dernier roman, Le Ciel, Hassan II et

    maman France est un mlange des genres o

    le lecteur se laisse entraner dans des univers

    singuliers dont les vies, parfois bouleversantes

    et toujours subversives, sont habites

    par la puissance littraire. Les romans en tant que

    genre, ne sont pas conventionnels comme

    [Mohamed Hmoudane] le dmontre dans French

    Dream. Mme sil respecte au minimum les codes

    du rcit et de lintrigue, il avance toujours par

    fragments. Jessaie daller lessentiel, cest ma

    nature. Beaucoup de romans mennuient par leur

    bavardage. Dans les miens, jessaie, tout en la-

    guant au maximum, de bousculer des habitudes de

    de thoricien, mais ralit charnelle, vcue dans

    toute sa violence, ses affres et sa joie.

    On ne compte pas dans son recueil [Parole prise,

    parole donne], avec celles du vin, les occurrences

    du sperme et du sang, trois liquides qui ne cessent

    de mler leurs substances, leurs flux et dirriguer,

    comme Hmoudane lui-mme le qualifie, ce Chant

    liquide gueul. (Mohamed Leftah, Le Journal heb-

    domadaire Casablanca, du 14 au 20 avril 2007)

  • non victime de son statut. Je suis, en France,

    peru comme un tranger parmi tant dautres.

    Un immigr. Je ne peux pas faire abstraction de

    cette ralit, faire comme si de rien ntait, mais je

    ncris pas des livres sur limmigration . Lauteur

    samuse utiliser des rfrences de film, parle de

    sexe pour clairer la nature dun certain type de

    personnages, utilise lalcool pour raconter

    le chemin de la dchance. (Rim Mathlouti,

    babelmed.net, Rencontre avec Mohamed

    Hmoudane , 7 nov. 2010)

    Le travail de lcriture, les questions de litt-

    rature, les rapports entre le rel et la fiction

    sont des interrogations que soulve Hmoudane,

    pour la premire fois, au sein mme de son rcit.

    Par ailleurs, des figures littraires traversent

    le texte. (Abdellah Baida, lesoir-echos.com,

    Quand Hmoudane devise sur sa Trinit Le Ciel,

    Hassan II et maman France , 13 aot 2010)

    lecture . Il crit ses textes au gr de la vie qui

    lemmne dans des aventures. Je ne crois pas que

    nos vies soient faites de manire

    linaire. Elles sont tisses de fils qui sy croisent

    et sy entremlent . Habit par un style, une lan-

    gue qui lui sont propres, il avoue samuser dans

    lcriture, si crire demeure un acte charnel

    et spirituel qui peut paratre parfois grave, il

    procure beaucoup de plaisir. Je mamuse souvent

    en crivant . Il aime insister sur le rel, les

    influences des discours, des actes et des incidences

    de la vie sur la communaut humaine . Il ne

    cache pas que ses personnages font souvent

    rfrence un type de figures bien relles, et

    ajoute : je ne vise jamais une personne en

    particulier. Ce qui mintresse, cest larchtype.

    Je mets en scne une catgorie de personnes

    qui se croient dpositaires dune autorit,

    dun pouvoir. Ma dmarche a pour objectif de

    tourner en drision, de mettre nu, tout ce beau

    monde. Elle sapparente de ce fait un acte de

    dmontage et de dmystification . Quand il parle

    de limmigration, de limmigr, il ne sintresse pas

    au discours habituel sur limmigration. Il cherche

    casser limage de limmigr isol, pour lui donner

    une parole en tant que personne matre de sa vie et

  • Hassan II et maman France, p. 117.) (Abdellah

    Baida, lesoir-echos.com, Quand Hmoudane devi-

    se sur sa Trinit Le Ciel, Hassan II et maman

    France. , 13 aot 2010)

    Mohamed Hmoudane semble ainsi rejoindre

    Mohamed Choukri, dans sa lutte pour la survie

    mais surtout les potes marocains des annes 1970,

    comme Mohammed Khar-Eddine ou Abdellatif

    Labi. Ces derniers ont dvelopp, la revue Souffles

    aidant, un discours littraire nourri par

    la violence du texte , dcri le monde des morts-

    vivants, dnonc les retors politiques et sociaux.

    Plus de trente-cinq ans aprs, Mohamed

    Hmoudane renoue avec cette gnration en

    ajoutant ses crits des regards aussi critiques

    que rvolts, cette fois-ci, sur le pays daccueil,

    la France, son nouveau lieu de vie. (Tahar Bekri,

    Cultures Sud, n 166 juillet / septembre 2007)

    Certains ont voulu tout prix inscrire ce chant

    dans une gnalogie, lui trouver dillustres prd-

    cesseurs, et des plus prestigieux. Mais Hmoudane,

    revendiquant la solitude du crateur, de lexplo-

    rateur de continents vierges, avec humilit, nous

    prcise : Je ne me rclame que de cette musique instan-

    tane et de ses lans vertigineux couper le souffle je ne

    la rencontre dautres figures littraires

    On compare Mohamed Hmoudane de grands

    noms tels que Lautramont, Saint-John Perse,

    Lorca, Guyotat, Rimbaud ou encore Khar-Eddine.

    Il me semble que lorsquon est drout par

    la puissance et loriginalit dun texte, on cherche,

    au lieu de le creuser pour en tirer ce qui fait

    sa propre matrice, en rattacher lauteur des

    icnes , dit-il. Il est vrai que ces mots relvent

    de la cration pure, tantt enflamms et brlants,

    tantt ludiques, souvent tragiques, jouant

    subtilement avec la collision entre le rel

    et la fiction. (Rim Mathlouti, babelmed.net,

    Rencontre avec Mohamed Hmoudane , 7 nov.

    2010)

    On rencontre Rimbaud plusieurs reprises mais

    aussi Jean Cocteau et tous ces Dieux par lesquels

    jure Mahmoud [personnage du Ciel, Hassan II et

    maman France] : par Hlderlin et Pessoa, Baudelaire

    et Saint-John Perse, Khar-Eddine et Tchikaya

    Utamssi, Paz et Cavafis, Csaire et Senghor, par les

    potes de lAntiquit et de la Modernit, les morts et les

    vivants, je vous jure, messieurs, par tous vos potes

    vnrs, que je ne mamuserai plus jamais dsaccorder,

    casser, la prcieuse Lyre dOrphe ! (Le Ciel,

  • Figures littraires traversant loeuvre

    de Mohamed Hmoudane

    Constantin Cavafis, En attendant les Barbares

    et autres pomes, Gallimard, 2003.

    Constantin Cavafis, Pomes,

    Gallimard, 1999.

    Aim Csaire, Ngre je suis, ngre je resterai,

    entretiens avec Franoise Vergs,

    Albin Michel, 2008.

    Aim Csaire, Cahier d'un retour au pays natal,

    Prsence africaine, 1995.

    Jean Cocteau, Lettres sa mre 1906-1918 :

    choix de lettres, Mercure de France, 2001.

    Jean Cocteau, Photographies et dessins de guerre,

    Actes Sud, 2000.

    Federico Garcia Lorca, La savetire prodigieuse :

    Farce violente en deux actes,

    Avant-scne, 2005.

    Federico Garcia Lorca, La Casa de Bernarda Alba,

    Catedra, 1993.

    Pierre Guyotat, Arrire-fond,

    Gallimard, 2010.

    Pierre Guyotat, Formation,

    Gallimard, 2007.

    me revendique que de mes hoquets et hiatus je ne me

    revendique que de ma fivre irrigue de fleuves

    magmatiques. (Mohamed Leftah, Le Journal

    hebdomadaire Casablanca, du 14 au 20 avril 2007)

    [Mohamed Hmoudane] conclut simplement :

    Le jour o je serai frustr par mes textes, le jour

    o je ne serai pas convaincu, si mes textes ne me

    bousculent pas, ne me giflent pas, lcriture naura

    plus de sens pour moi . Pour lheure, ses textes

    continuent dtre des soufflets salutaires,

    des instants suspendus qui interpellent

    et drangent. (Rim Mathlouti, babelmed.net,

    Rencontre avec Mohamed Hmoudane , 7 nov.

    2010)

  • Bibliographie slective dcrivains marocains

    Edmond Amran El Maleh, Mille ans, un jour,

    Andr Dimanche, 2002.

    Edmond Amran El Maleh, Parcours immobile,

    Andr Dimanche, 2000.

    Tahar Ben Jelloun, L'tincelle : Rvoltes

    dans les pays arabes, Gallimard, 2011.

    Tahar Ben Jelloun, Cette aveuglante absence

    de lumire, Le Seuil, 2001.

    Mohamed Choukri, Le pain nu : rcit

    autobiographique, Le Seuil, 1997.

    Driss Chrabi, L'ne K'hal invisible,

    ill. par Abdelatif Mitari, Yomad, 1999 (jeunesse).

    Driss Chrabi, L'ne K'hal la tlvision,

    ill. par Abdelatif Mitari, Yomad, 1999 (jeunesse).

    Fatma Hal, Fille des frontires,

    Philippe Rey, 2011.

    Mohammed Khar-Eddine, Une Vie, un rve,

    un peuple, toujours errants, Le Seuil, 1978.

    Mohammed Khar-Eddine, Une odeur de mantque,

    Le Seuil, 1976.

    Abdelkebir Khatibi, Le Livre du sang,

    Gallimard, 1979.

    Abdellatif Labi, Le livre imprvu,

    La Diffrence, 2010.

    Friedrich Hlderlin, Pomes fluviaux,

    Laurence Teper, 2004.

    Friedrich Hlderlin, Pomes,

    L'Amourier, 2000.

    Lautramont, Posies,

    Mille et une nuits, 1995.

    Lautramont, Les Chants de Maldoror : posie

    et lettres, Louis Forestier, 1990.

    Octavio Paz, La flamme double : amour et rotisme,

    Gallimard, 1994.

    Octavio Paz, Le Labyrinthe de la solitude,

    suivi de Critique de la pyramide, Gallimard, 2009.

    Saint-John Perse, loges,

    Gallimard, 1992.

    Saint-John Perse, Vents,

    Gallimard, 1993.

    Arthur Rimbaud, uvres potiques,

    Imprimerie nationale, 1986.

    Lopold Sdar Senghor, lgies majeures,

    Le Seuil, 1979.

    Lopold Sdar Senghor, Pomes,

    Le Seuil, 1973.

    Tchicaya U Tam'si, La main sche,

    Robert Laffont, 1980.

    Tchicaya U Tam'si, Lgendes africaines,

    Seghers, 1980.

  • Couverture : extrait de Parole prise, parole donne, La Diffrence (Clepsydre), 2007, p. 36.

    Abdellatif Labi, Mon cher double,

    La Diffrence, 2007.

    Fouad Laroui, Une anne chez les Franais,

    Julliard, 2010.

    Fouad Laroui, Tu n'as rien compris Hassan II,

    Julliard, 2004.

    Mohamed Leftah, L'enfant de marbre,

    La Diffrence, 2007.

    Mohammed Mrabet, ric Valentin,

    Le poisson conteur et autres stories de Tanger,

    Le Bec en l'air, 2006.

    Mohammed Mrabet, L'amour pour quelques

    cheveux, Gallimard, 1972.

    Abdelhak Serhane, L'homme qui descend

    des montagnes, Le Seuil, 2009.

    Abdelhak Serhane, Le Silence est dj trop tard,

    calligraphie d'Andr Leroux,

    Paris-Mditerrane, 2000.

    Abdellah Taa, Le jour du roi,

    Le Seuil, 2010.

    Abdellah Taa, L'arme du salut,

    Le Seuil, 2007.

    Ouvrages disponibles la Mdiathque,

    ainsi quune bibliographie slective

    concernant le Maroc et ses cultures.