INOSYS-Réseaux d’Elevage - meuse.chambre .Le dispositif INOSYS - Réseau d’élevage bovin lait

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  • Institut de lElevage : 149 rue de Bercy 75595 Paris cedex 12 - www.idele.fr - Juin 2014 - N CR 0014600008 - N ISBN 978-2-36343-526-2 - Ralisation : Beta Pictoris Crdit photos : L. GUENEAU - C. HELSLY - F. JOLY/CNIEL - S. TOILLON/INRA - V. BELLET - P-E. BELOT - C. BOISSIEU - N. BOSSIS- L. ECHEVARRIA - J. FAGON - M. LAURENT - B. RUBIN - E. SANNE / INSTITUT DE LLEVAGE - REVUE PTRE

    INOSYS-Rseaux dElevage tmoin des volutions de llevage herbivore franais

  • Filires Bovins lait

    Bovins viande

    Caprins

    Ovins lait

    Ovins viande

    40

    20

    10

    2

    Filires Bovins lait

    Bovins viande

    Caprins

    Ovins lait

    Ovins viande

    40

    20

    10

    INOSYS-Rseaux dlevage : un observatoire dynamique et un marqueur des mutations en cours dans llevage franais.

    Avec son observatoire de 1900 exploitations herbivores franaises, le dispositif Inosys-Rseaux dlevage commun aux Chambres dagriculture et lInstitut de lElevage, constitue un observatoire dynamique des volutions de llevage national. Il couvre la diversit des systmes de production de ruminants et illustre ladaptation de llevage aux conditions de productions trs varies. Cest aussi un marqueur des mutations en cours dans llevage franais, comme le montrent les volutions suivantes tires dun suivi sur 6 ans dun chantillon constant de 1178 levages du rseau.

    CARTE DES LEVAGES INOSYS-RSEAUX DLEVAGEET RPARTITION PAR TYPE DE PRODUCTION DE RUMINANTSSource INOSYS-Rseaux dlevage

  • 3

    RCompte tenu de sa mission principale dlaboration de rf-rences, on ne peut tirer des ensei-gnements statistiques exacts des observations faites par le dispo-sitif INOSYS-Rseaux dlevage. Le choix des levages font que les structures y sont gnralement plus grandes que la moyenne et les performances conomiques meilleures de 20 30 %, comme lindiquent diverses comparai-sons avec le RICA. Mais les fermes suivies nen sont pas moins de bons tmoins des volutions rcentes qui impactent llevage franais, tout particulirement la poursuite

    des phnomnes dagrandisse-ment des exploitations et daug-mentation de la productivit de la main-duvre.Entre 2007 et 2012, dans toutes les filires, la taille des exploitations dlevages progresse de faon significative aussi bien en surface quen cheptel. Cette croissance est lie aux disponibilits en foncier souvent plus accessibles pour les exploitations en place que pour les nouvelles installations, mais aussi probablement la recherche dun accroissement de production afin de conforter le revenu.

    RDans ces exploitations profes-sionnelles o llevage est lacti-vit unique ou principale, celui-ci conserve toute sa place face aux cultures malgr le contexte plus favorable aux crales. Les surfaces ddies aux herbivores, herbe et cultures fourragres restent dominantes. Mais si la MO totale est relativement constante, la MO familiale par contre diminue, partiellement remplace par de la main-duvre salarie et par un peu plus de main-duvre bnvole. Cest net pour les levages fortes contraintes de travail comme lensemble des levages laitiers, mais cest vrai aussi pour les levages produc-teurs de viande : tous levages confondus, la main-duvre salarie augmente de +33% en moyenne sur 6 ans et reprsentent 13% de la MO totale en 2012.

    Ces tendances sont confirmes dans lobservatoire du RICA mais un moindre niveau : les levages suivis dans INOSYS-Rseaux dle-vage apparaissent comme inves-tis dans leur activit dlevage et dynamiques sur le plan des volu-tions structurelles et techniques.

    Moins de main-duvre familiale mais des levages toujours plus grands.

    CARACTRISTIQUES DES LEVAGES ET VOLUTIONS 2007-2012 Source INOSYS-Rseaux dlevage

    EVOLUTION EN INDICE DES SURFACES, DES UGB ET DE LA MAIN-DUVRE ENTRE 2007 ET 2012 TOUTES FILIRES CONFONDUES Source INOSYS-Rseaux dlevage

    LENJEU DE LA DIMENSION DES ATELIERS

    m

    90

    100

    110

    120

    130

    140Nb UGBha SAU

    Main d'oeuvre salarieMain d'oeuvre familiale

    201220112010200920082007

    Nb UMO expl. SAU (ha) UGB Surfaces destines aux herbivores/SAU

    Productivit de la main duvre(*)

    2012 2007 2012 2007 2012 2007 2012 2007 2012 2007

    406 Bovins laitiers

    1,96 -3% 121 +8% 116 +13% 79% +2% 261030 (l/UMO)

    +16%

    55 Caprins livreurs

    1,73 -1% 79 +9% 68 +13% 70% +5% 127590 (l/UMO)

    +10%

    51 Caprins fromagers

    1,89 +1% 33 +13% 26 +8% 82% +4% 24810 (l/UMO)

    +5%

    44 Ovins laitiers

    1,88 0% 54 +5% 67 +5% 98% -1% 45440 (l/UMO)

    +9%

    373 Bovins Viande

    1,50 -5% 137 +8% 133 +8% 79% -1% 38490 (kg vif/UMO)

    +19%

    249 Ovins Viande

    1,48 -4% 103 +9% 94 +3% 82% -1% 8350 (Eq kg c./UMO)

    +3%

  • limpact du robot de traite sur les rsultats des levages laitiers

    La technologie de la traite robotise sest largement dveloppe dans les levages laitiers franais au cours de la dernire dcennie. On estime 3000 le nombre dlevages actuellement quips dans notre pays et au dire des constructeurs, la part de march des robots est denviron 30 % des nouvelles installations. Le dispositif INOSYS - Rseau dlevage bovin lait compte 37 levages quips du robot de traite. Nous avons conduit une analyse pluriannuelle (2010 - 2011 - 2012) des rsultats de ces fermes compars dautres exploitations du dispositif, quipes de salles de traite classiques, relevant deux deux des mmes rgions et comparables en terme de dimension conomique et dappartenance typologique. Les rsultats de cette comparaison figurent dans le tableau ci-dessous

    .

    UN GAIN INDNIABLE DE PRODUCTIVIT DU TRAVAILSi les structures moyennes des deux chantillons de fermes sont trs comparables, elles diffrent notablement au niveau de la composante travail. La main-duvre totale ainsi que la MO salarie sont moins importantes dans les levages robotiss, illustration de la substitution du capital au travail. Il en rsulte un supplment de productivit de la MO affecte latelier laitier de plus de 30 % (403 000 contre 304 000 l/UMO lait).

    PLUS DE LAIT AVEC PLUS DE CONCENTRSLa prsence dun robot de traite saccompagne dune production de 400 litres supplmentaires par vache (8577 / 8177 l) mettre en relation avec 310 kg de concentr en plus par vache (2204 / 1894 kg). Le prix du lait est en moyenne de 6 /1000 l infrieur dans les levages robotiss ; rsultat conforme ceux de la bibliographie et qui sexplique par un supplment de cellules dans le lait.

    DES COTS DE PRODUCTION GLOBALEMENT COMPARABLES MAIS COMPOSS DIFFREMMENTLes cots de production totaux sont respectivement de 440 et 444/1000 l pour les levages avec/sans robot de traite. Les cots dapprovisionnement des animaux (achats de concentrs et de fourrages) ainsi que les cots relatifs aux btiments et installations sont suprieurs dans les levages robotiss et linverse, les cots du travail sont infrieurs. Le prix de revient est quivalent en moyenne sur les 3 annes analyses et la rmunration de la main duvre peu diffrente entre les deux groupes dexploitations (1.30 contre 1.37 SMIC /UMO lait).

    4

    LENJEU DE LA DIMENSION DES ATELIERS

    m

    RDe fait, la productivit du travail des leveurs est en forte progres-sion, particulirement en levage bovin. En bovins lait dabord (+16% de litrage par UMO) : dans les zones de montagne comme dans les zones de plaine o lexpan-sion des installations de robot est flagrante (11% des levages de plaine en 2012). Mais aussi dans les systmes bovins viande o des tailles datelier consquentes sont de plus en plus frquentes : par exemple 175 JB produits en moyenne chez les engraisseurs et 75-85 vaches pour un couple en levage allaitant naisseur ou nais-seur-engraisseur. Cest un peu moins vrai dans les levages de petits ruminants dont les dimen-sions sont contraintes par les conditions de travail et particuli-rement pour les fromagers dont la taille datelier est soumise la maitrise dun certain primtre commercial. La productivit des levages ovins viande semble plus en retrait, vrai-semblablement du fait de limpact de la FCO en 2008 sur les perfor-mances zootechniques (-8%).

    4

    levage avec

    robot de traite (a)

    levage sans

    robot de traite (b)

    Diffrence (a-b)

    Stru

    ctur

    e

    UMO totale 2.87 3.22 - 0.35

    UMO salarie 0.23 0.38 - 0.15

    SAU (ha) 182 190 - 8

    SFP (ha) 97 101 - 4

    Mas fourrage (ha) 29 30 - 1

    Nombre de VL 82 84 - 2

    Lait produit/UMO lait (1000 l) 403 304 + 99

    Rsu

    ltats

    te

    chni

    ques

    Lait/VL (I) 8 577 8 177 + 400

    Concentr / VL (kg) 2 204 1 894 + 310

    Concentr /VL (g/l) 257 231 + 26

    Prix du lait (/1000 l) 329 336 - 6

    Rsu

    ltats

    con

    omiq

    ues Cot approvisionnement animaux (/1000 l) 90 84 + 6

    Cot btiments et installations (/1000 l) 63 48 + 15

    Cot du travail (/1000 l) 68 88 - 20

    Cot de production pour 1.5 SMIC (/1000 l) 440 444 - 4

    Prix de revient pour 1.5 SMIC (/1000 l) 342 343 - 1

    Rmunration du travail (Nombre de SMIC/UMO) 1.30 1.37 - 0.07

  • 5

    RSur une priode aussi courte, il est difficile dobserver limpact rel de la progression gntique des troupeaux. En effet, les alas climatiques et sanitaires viennent perturber les performances annuelles qui apparaissent dabord comme trs variables dune anne sur lautre. Pour certaines filires, la tendance gnrale est plutt favorable et la progression des performances animales exprime une rponse assez nette lam-lioration du potentiel gntique. La

    production laitire par vache par exemple progresse dune 50aine de L/VL par an. Chez les livreurs caprins, la production laitire augmente de 5% entre 2008 et 2011. Les poids des bovins viande augmentent aussi : +10 kg de carcasse en 6 ans pour les vaches de race viande.

    La gntique impulse