Journal hiver 2012

  • View
    221

  • Download
    2

Embed Size (px)

DESCRIPTION

la der de l'année.. pas longue mais pas moins intéressante pr autant !

Text of Journal hiver 2012

  • -

    TABLE DES MATIRES

    Le prix libre. p. 2

    Repas de famille. p. 3

    Prou, pays de contrastes. p. 4

    Lima la fait ! p. 5

    Tipnis, pas sortis de lauberge. p. 5

    4 nouvelles dEsperanza-J. p. 6-7

    Les peuples qui nont pas ltemps. p. 8-9

    Pas dfutur pour mes enfants en... p. 9-10

    Marche adeps + Esperanza-Job. p. 10 Rincon de las cosas buenas. p. 11

    TT..MM..

    NN ZZ AA

    EE SS PP EE RR AA

  • L

    Le PRIX LIBRE

    EDITO

  • C tait il y a pas longtemps, les repas de famille sont de saison Je partageais quelques bonnes petites choses avec des personnes qui me ressemblent, parfois plus physiquement quidologiquement. Ce ntait pas une nouveaut pour moi, je

    savais que lendroit ntait pas propice refaire le monde de faon enthousiasmante.

    Pourtant, on ne se refait pas mes derniers e-mails, envoys tous vents, et les actions mises sur pied avec diffrents collectifs ligeois ne purent mempcher de

    sortir, avec joie, des banalits dusages. Je me mis donc voquer avec un des

    prsents, issus de la mme grand-mre, un sujet trop souvent polmique mes

    yeux : les centres ferms.

    Jai bien dit trop souvent polmique, non quon en parle trop mon got mais

    que je suis convaincu quun consensus est moins irraliste quon ne le pense. Cela

    dpend, entre autres, de lapproche choisie, du dialogue nou. Jai bien conscience de

    la varit de conceptions sur le problme (la chance, cest selon) migratoire ou

    mme sur la socit idale. Cette diversit, heureuse et ncessaire, sert trop

    souvent nous diviser, sert dexcuse nous opposer. Faudrait-il partager la mme

    vision politique (au sens large) de A Z pour unir nos forces revendicatrices ? Non

    seulement je ne le pense pas mais, ce serait le meilleur moyen de nobtenir aucune

    victoire, aucun changement.

    Le triste exemple des prisons pour trangers, coupables de dlit dsurvie, en est un

    parmi dautres. Je pense quil est possible (et ncessaire) de sopposer cette

    mesure rpressive que lon soit de gauche ou de droite, que lon considre les trangers comme un problme ou une aubaine, que lon pense la ncessit des

    frontires ou leur vacuit. Pour ce faire, il est indispensable de connatre un peu

    la ralit, au-del des discours dmagogiques, des on-dit et des articles de presse

    racoleurs, de voir de ses yeux et de rencontrer sur le terrain. Pour ce faire, il faut

    aussi veiller, en tant que prtendu sensibilis, faire preuve dune authentique

    ouverture desprit, parvenir ne pas se raidir au moindre propos qui nous fait

    bondir. Ce nest pas simple. Convaincre de linjustice, linutilit et linhumanit des centres ferms une majorit de belges est pourtant possible, en commenant par son

    entourage. Mettre entre parenthses nos invitables a priori, couter pour de vrai

    les craintes et arguments dautrui est une condition sine qua none.

    Soyons clairs : la stratgie ne donne aucune garantie de succs. Lautre, en face, devra y mettre un peu du sien, sans quoi le clash est assur. Pourtant, elle est la

    seule qui puisse, mes yeux, permettre des avances significatives. Rassembler, de

    nos jours plus que jamais, ne peut se faire que dans le respect de lhtrognit de points de vue. Il est important et urgent de le faire autour de causes communes

    malgr les opinions divergentes sur des thmes plus larges. Nattendons pas davoir

    refait le monde dans son ensemble pour donner notre quartier un autre visage !

    Trouvons la parade largument dmobilisateur, bien que rationnel, du "vous proposez quoi comme solution ?" Bien sur, il est indispensable, en tant que socit civile, dimaginer des solutions. Mais, cela ne nous empche pas de nous opposer fermement

    celles qui heurtent notre thique et nos valeurs, et, qui, en loccurrence, nen sont pas. Lindignation nest pas facilit mais bien crativit. Comme le dit un vieux

    monsieur respectable "crer cest rsister, rsister cest crer !". Faisant fis du

    copyright, Esperanza vous souhaite donc pour lanne venir "d'avoir votre motif

    d'indignation. C'est prcieux. Quand quelque chose vous indigne alors on devient

    militant, fort et engag. On rejoint ce courant de l'histoire et le grand courant de

    l'histoire doit se poursuivre grce chacun. Et ce courant va vers plus de justice,

    plus de libert mais pas cette libert incontrle du renard dans le poulailler !"

    REPAS dFAMILLE

    Thomas

  • L PROU, PAYS DE CONTRASTES

  • C LIMA LA FAIT ! *

    * Extrait du journal El Pais (05/12/12)

    L

    TIPNIS: PAS SORTIS DE LAUBERGE

  • C ertains y taient, les autres le regrettent probablement. Si ce nest pas dj le cas sans ne saurait tarder en lisant ces lignes. Le 1er jour du dernier mois de lanne a donn lieu une

    belle journe/soire mise sur pied par Alteractifs, Vivre Ensemble

    et Esperanza-J autour du thme "jeunesse et prcarit", dans un

    lieu pas banal le CSOA-Passe Partout ! Dcline en 4 temps, elle a permis de

    rassembler un large et htroclite public, apparemment enthousiaste :

    Balade vlo associative Point dappui (accompagnement sans papiers) + Ville en lien

    (maison de quartier) + CSOA - Passe-Partout (squat culturel)

    Souper prix libre Prpar collectivement sur le principe du "prix libre", convivial et

    gotu (entre 50 et 100 soupers)

    Projection/dbat Zapping crise * + tmoignages de jeunes grecs, espagnols, portugais

    et belges (les organisateurs ont dnombr plus de 100 personnes attentives)

    Fiesta latina Rythmes stimulants, aux manettes les remuants Radio Bistrot.

    Nous sommes trs contents du droulement de cette activit qui ne donne quune

    envie : recommencer ! Non seulement laffluence tait au rendez-vous mais les chos

    taient positifs. Nous sommes parvenus faire connatre des gens qui y ont mis les

    pieds pour la 1re fois un endroit digne dintrt, le CSOA-Passse Partout. C pour

    Centre, S de social, O doccup et A pour autogr, lieu autonome dactivits sociales,

    culturelles et politiques. Gr de manire collective, il est dynamis par diffrents

    collectifs (cuisine, couture, vlo..). Sans but lucratif, non marchand, il n'est li aucun

    parti. Ses membres rejettent le capitalisme ainsi que toutes formes de domination et

    de discrimination. Le btiment occup depuis 2 ans et demi est proprit de la ville.

    C tait dans lair depuis un petit temps, cest dsormais officiel (avec laccord comme il se doit des sages

    dEsperanza) : le groupes de jeunes a

    intgr les Alteractifs. Constitu

    rcemment en asbl, ce groupe existait

    depuis une dizaine dannes en tant que

    groupes de jeunes de lassociation Entraide

    et Fraternit.

    Dsormais son ambition est de prendre une

    certa ine indpendance, tout en

    fonctionnant en tant que rseau. Le but

    du rseau Alteractifs est de favoriser et

    consolider lexistence de groupes de jeunes

    dsireux de simpliquer

    pour construire une

    socit plus juste et solidaire un niveau

    local comme mondial.

    Dans ce but, il propose des outils de

    rflexion, des formations, des mobilisations

    conjointes en Belgique et ltranger,

    lorganisation dvnements, etc. Etant

    donn que les objectifs poursuivis et

    lidologie soutenant lengagement de ses

    membres correspondent aux ntres, nous

    avons dcid dintgrer ce maillage. Nous

    esprons contribuer le rendre la fois de

    + en + tendu et de + en + serr !

    * Voir, revoir et partager via notre blog http://esperanzatiers-monde.blogspot.be/

    ESP

    ER

    AN

    ZAE

    SPE

    RA

    NZA

    ESP

    ER

    AN

    ZA- --J JJ

    Journe JEUNESSE et PRCARIT (01/12/12)

    RSEAU ALTERACTIFS

    Thomas

    Thomas

  • I l y a des chances pour que vous ayez vu passer les invits. Cette

    action a eu le mrite de

    rassembler pas moins de 5

    collectifs ligeois : le

    CRACPE, le CLVTS, la MARRE, les

    ALTERACTIFS et ESPERANZA-J autour

    dune cause commune : lindignation face

    lexistence de centres ferms dans

    notre pays. Chaque anne le Cracpe

    convie les gens le jour de Nol.

    Cette fois-ci, nous avons souhait mener

    une action de sensibilisation quelques

    jours avant (le 19 dc)*. Dguiss, nous

    avons nergiquement arrt un monsieur

    barbu, prtendument sympathique, mais

    honteusement prsent lintrieure de

    nos sacro-saintes frontires sans carte

    didentit. Insolent il sest permis de

    dclarer quil nappartenait aucun pays,

    malgr dvidents airs laponiens.

    2 rflexions issues de points communs

    entre le droulement de ces 2 actions.

    Dabord, le thtre de rue est bel et

    bien une technique pleine de potentiel

    laquelle il serait intressant de nous

    former afin de peaufiner nos gammes

    (bien que le spontan porte ses fruits).

    Allier une mise en scne thtrale une

    discussion, si loccasion se prsente, a

    plusieurs avantages : impact sur le

    passant quil sarrte ou non, effet de

    surprise/effet visuel qui amne le

    spectateur a sen souvenir voire en

    reparler, plaisir pris dans notre chef.

    Ensuite, notre police manque cruellement

    dintrt envers cette technique et

    toute expression citoyenne dans lespace

    public. Avant mme de sintresser, de

    poser des questions curieuses, ils nous

    ont schement ordonn darrter. Nous

    nous sommes content