LA CINEMATHEQUE CANADIENNE - .LA CINEMATHEQUE CANADIENNE 1 ... exemple, d'ici quelque temps, les

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  • LA CINEMATHEQUE CANADIENNE

    1

    Andr Paquet ( g.), responsable du cinma canadien. et Michel Patenaude. conservateur de la cinmathque: "Trouver des films qu'on ne connait pas."

    Guy Ct, cofondateur de .J.a Cin-mathque, raconte: "A la suite d'un voyage en Europe, je me suis int-ress aux cm:hives cinmatographiques de France et d'Angleterre. Je me suis aperu qu'il existe bon nombre d'ar-chives de ce gen:re travers Je mon-de. Je me suis gadement rendu comp-te qu'eUes subsistaient grce l'aide des gouvernements. A mon retour, j'ai crit un long rapport J'archi-viste en chef du gouvernement fd-rai, pour recommander la cration d'archives cinmatographiques cana-diennes. Ce fut le dbut d'une longue srie de textes que je rdigeai de 1954 1960. Sans succs: le gouver-nement n'a rien fait."

    En 1960 eut lieu le premier Festi-va!l du film de Montral. Un succs. Cette manifestation reut l'appui des pouvoirs publics. Cette exprience ap-prit Guy Ct qu'il fallait com-mencer par faire quelque chose pour qu'une aide vienne ensuite. Autour de lui, il y avait un petit groupe int-ress l'ide d 'une cinmathque. En 1962, itls se donnrent un nom: Co- mit des cin-olubs. Ce comit tra-vai!J.lait surtout dans Je sens d'une du-cation cinmattograpbique. A la fin de cette mme anne, ils dcidrent de mettre sur pred des archives du cinma. Aucun moyen, seU!lement des ides. Us s',ncorporrent sous l'ap-pellation "Connaissance du cinma". En 1964, i.Js Jouaient Je cinma Elyse et organisaient une semaine Jean-Re-noir laquelle tait prsent Henri La.nglois, di.recteur de Ja Cinmath-que franaise. Ce fut un succs! Des gens s'tntressaien.t au cinma d'art, au cinma classique. La preuve en -tait faite au Qubec.

    Le {sUiltat fut La cration imm-diate .d'une cinmathque. On doit dsormais collectionner des fihns et on prpare un plan qui s'tendra sur plusieurs annes avec toujours le m-me but: conv-aincre les gouvernement5 de la ncessit d'archives cinmato-graphiques.

    Conserv.er c'est bien, mais il faut galement visionner .ces filins, les pro-

    jeter en public. Chacun sait qu'on ne peut empo11ter un film SOUIS le bras pour le regarder tranqui1Li'e.ment chez soi, au coin du feu. Il faHait trouver une salle.

    Les organisateurs de la cinmllth-que obtinrent de projeter leurs films dans 1a sailde de projection des bu-reaux de la censure, Montra!. Au dbut, on organisa une sance par soir, quatre fois par semai[lle. Les re-prsen:ta.tions se muttiplirent jusqu' trois sances par soir, cinq fois pat" se.maioe. Le public .put alors voir les grands cl-assiques du cinma muet et des films aHemaods, fusses, polonais, etc., jamais encore prseDts lii.J Ca-nada. Plus une rtrospective, du ci-nma d'animation de 1905 1967, devant le public canadien et 250 in-vits trangers, tous tes ~rands noms europens et amricains de l'anima-tion. La plus grande manifestation du cinma d'animation jamais faite au monde!

    Dans ce mme .temps se dvelop-pent les archives proprement dites de la cinmathque. Des a,pparef.ls an-ciens, bizarres et compliqus, beaux comme Jes premires auromobiles, at-tirent la curiosit des amateurs de -ci-nma . Le nombre de fillms colreotion-ns passe de 500 en 1966 prs de 2 000 en 1969. The Montreal Star fait don de 80 000 photos de ti'lms amricains de la priode 1930-1960. En 1969, la Cinmathque CliDadien-ne peut en outce s'enorgueilli.r de pos-sder une des plus grandes co.lilections au monde de films d'animation muets amricains.

    Not.re production nationale est l'honneur dans les archives de la Ci-nma.thque. Andr Paquet, respon-sable du cinma camadien, explique: "Nous avons un cinma. Avant 1960, nous n'en savions rien. On .ne pouvait le voir nulle part. O t.ait-iil? Quel tait-il? Avait-il une va:leut" quelcon-que? Personne ne le sava~t.

    "Nous nous sonunes vite rendu compte que la cinmathque pouvait jouer un rle important dans la con-naissance de notre cinma .. Nous a-

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  • LA CINEMATHEQUE CANADIENNE vons alors organis des projections en hommage plusietn"S de nos ci-nastes. Trouver les films, les dni-cher en des endroits inv.raisemblables, connatre mme leur existence . . . un travail qu'on ne peut imaginer! Par exemple, les films tourns pour la t-lvision sont le plus souvent dtruits aprs un certain temps. O est l'ori-ginal? Nous avons visionn plus de 1 000 films :raliss depuis 1930 jus-qu' maintenan,t, pour fin'lliement en slectionner 300 environ. Parmi ces films, ii faHait cregager les lignes g-nrales, discerner les tendances. Tout a pour mieux connatre notre ci.n-ma, bien sr, mais .aussi pour prparer des programmes qui se .tiennent. Un travaU fastidieux mais passionnant parce que