La Divine Comedie de Dante (le paradis)

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Un livre fiction sur le paradis

Text of La Divine Comedie de Dante (le paradis)

Dante Alighieri (1265-1321). La Divine Comdie de Dante, traduite en vers, tercet par tercet, avec le texte en regard par Louis Ratisbonne,.... 1863.

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LA

DIVINE

COMEDIE

LE

PARADIS

DU MEME

AUTEUR

Format grand in-i8 '" dition. Ouvrage couronn lia. Comdie enfantine. Un volume. par l'Acadmie franaise de la Vie, posies Au printemps Un volume. Hro et liandre, drame antique en vers, reprsent au Un volume. Thtre-Franais. 2e dition littraires Un volume. Impressions Morts et Vivants (Nouvelles impressions littraires U Un volume. _

CCRBEIL, et str. de CHT. typ.

PREFACE

Il y a neuf annes (neuf : c'est justement le nombre mystrieux qui sourit Dante, qui lui sert mesurer les tages de l'Enfer, du Purgatoire et du le premier vers de cette traParadis), j'crivais duction arrive son terme Suivre aujourd'hui Dante, vers par vers, d'un bouta l'autre de la Divine ses trangets, ses Comdie, garder ses asprits, ombres comme ses vigueurs de langue, ses tours et ses simples sublimits sans les couoriginaux vrir d'un fard moderne d'lgance unie et banale ; viter pourtant l'cucil des traductions trop littrales qui ont besoin leur tour de traduction; conserver ce que le vers seul peut donner, l'harmonie si dans capitale chez Dante, le rhythme qui soutient les passages les plus pnibles du vieux pote et et se dsans lequel les plus beaux se dforment voil le travail que j'ai tent. Je l'ai colorent, avec l'aipoursuivi loisir, mais sans interruption, guillon et les rafrachissements que j'ai reus de et aussi prcieux suffrages et de la faveur publique, de force que j'ai pu gagnera avec l'accroissement mesure que j'avanais dans cet pre mais salutaire chemin.

VI

TOEFACE.

On m'accordera une justice dont mon' peut-tre ambition serait satisfaite : aucun traducteur franen vers un pote tranger, ne s'est ais traduisant astreint des conditions de fidlit aussi rigoureuses, et cette version a du moins cela d'original qu'elle est le premier essai, bon ou mauvais, d'un nouveau systme de traduction en vers. 11 est vrai que le systme n'tait pas ce qu'il y avait de plus difficile trouver. Ayant Dante pour matre, j'ai mis naturellement monbonneur dans ma servitude. Par la mme raison, j'ai t aussi sobre que possible de notes et d'explications. Je n'ai pas voulu touffer le monument sous le lierre et sous cette On oublie, vigne folle qu'on appelle commentaires. dit Dante quelque part, en s'indignant contre les subtils qui substituent leur voix celle interprtes combien il plat Dieu, celui qui de l'vangile, s'accote bumblement au saint livre. Ainsi ai-je fait, traduisant et notant la Divine Comdie, pour ne pas dplaire la grande ombre de Dante. Le pote est dur pour les tratres, et, comme je l'ai dit ailleurs, le chtiment qu'il leur rserve, si l'on songe au proverbe traduttore, traditore, tait fait pour effrayer. Mais le chtiment ne menace que les interPour les aulres, pour les prtes trop indpendants. servants fidles, ils n'ont rien craindre : au contraire, Dante les aime et les encourage magnifiquement. Dans son Elyse profane des potes et des sages, l'ardent Gibelin place sur un trne Aristotc, matre du Csar de Macdoine, de la Empereur

PRFACE.

YII

science au moyen-ge; et, ses pieds, dans la foule pieuse qui se presse autour de lui et le contemple, il a donn une humble place son traducteur arabe. Il s'est souvenu'd'Averrhos... iiOlaiss-je garer mes voeux et mes esprits? Je n'ai pas, qu'on le croie bien, un trop long espoir, ni de trop vastes penses, et en finissant cette longue tche, je ne m'applaudis bien que 'de mes efforts et de ma constance. comme une claircie Quelques mots seulement, sur le Paradis, avant que le lecteur s'y engage, y entrer. pour l'encourager Le Paradis de Dante, imagin suivant les hypothses astronomiques du temps, est divis en neuf sphres circulaires ayant pour centre la terre, et tournant plus rapides mesure qu'elles s'loignent de leur axe ; au-dessus de ces neuf ciels et les enveloppant tous, l'Empyre, capitale de Dieu. Les sept premiers ciels sont les sept plantes : la Lune (Diane), ciel de la chastet; Mercure, de l'activit glorieuse ; Vnus, de l'amour et de l'amiti puridu fis; le Soleil, ciel des thologiens propagateurs soleil de la foi, flambeaux de l'glise; Mars; des pieux guerriers; Jupiter, des rois justes; Saturne, ciel de la vertu contemplative. Aucune de ces plantes n'est la demeure fixe et invariable des mes qui s'y montrent. Leur sige toutes est dans l'Empyre; mais elles se prsentent Dante dans la pla-

VIII

PREFACE,

l'innte dont elles ont subi plus spcialement fluence sur la terre, et la gradation de ces plantes correspond la hirarchie des mes dans l'Empyre autour du trne de Dieu. Au-dessus de Saturne, le huitime ciel ou ciel des toiles fixes montre indistoutes les lgions bienheutinctement rassembles reuses, toute la moisson du Paradis Enfin, au-dessus de tous les ciels, le plus rapide et leur donnant tous le mouvement de qu'il reoit directement l'essence divine, le neuvime, appel Premier Mobile. Il n'a pour ceinture que l'Empyre, qui enc'est le palais de Dieu veloppe tout. L'Empyre, et de sa cour, le vrai sjour des lus. L, autour d'un point fixe et flamboyant, les neuf tournent choeurs des Anges dans une hirarchie parallle celle des neuf ciels sensibles. L les bienheureux, tages en amphithtre, figurent comme une immense rose blanche, se baignent dans la lumire, exultent v"ec les anges la source de tout amour et de toute joie. Purifi de toute souillure en quittant le dernier chelon de la montagne du Purgatoire, Dante se sent lev sans effort au-dessus des lments ; il fend l'air et le feu comme une me pure qui suit sans obstacle sa loi d'attraction vers le ciel ; il passe ainsi d'un ciel l'autre au bruit de chants d'amour et de gloire, n'aj'ant d'autre tmoignage de son ascension soudaine que la beaut chaque fois plus resplendissante de Batrice. Lsmes viennent au-devant de lui, lumires voiles et transpa-

PREFACE.

IX

des perles sur un front rentes, ples comme blanc ou comme des feux vacillant sous l'albtre; plus vives et plus pures mesure que les sphres lus'lvent, jusqu' ce qu'au sein de J'Empyre, mires dans la lumire, elles fulgurent comme des rubis enchsses dans l'or. Elles se prsentent au pote, ainsi que nous l'avons dit, dans la plante dont elles ont subi l'influence et dont l'lvation correspond au rang hirarchique qu'elles occupent dans l'Empyre-. Il y a donc des degrs entre elles;mais il n'y en a pas dans leur bonheur, car leurs dsirs sont conformes la volont divine et elles ne peuvent vouloir que ce qu'elles ont. Les yeux tendus sur le centre ternel, sur le miroir qui rflchit tout, elles y lisent le pass, le prsent, l'aveles secrtes penses du nir; elles y dcouvrent avant qu'il ait parl. Au derpote et lui rpondent nier tage du Paradis, Batrice disparat : elle est alle s'asseoir presque aux pieds de la Vierge Marie, sur le trne qui est le prix de ses vertus. Saint Bernard la remplace. Sous la protection de ce soleil de charit et par l'intercession de la Vierge Mre, il est donn au pote -de pntrer du regard dans le Point suprme, dans l'Essence divine elle-mme; son oeil traverse les derniers voiles de l'infini; un clair de grce illumine pour lui jusqu'au mystre de la Trinit. Il dfaille dans cette inexprimable extase; mais, en revenant lui, il a recueilli le fruit de sa vision et l'amour de Dieu conduit son coeur. a.

Tel est le plan gnral de cette dernire Cantique de la Divine Comdie ; ainsi se droule et se termine, dans son imposante et rgulire ordonnance, dont le premier acte cette tonnante composition se joue dans les gouffres de l'Enfer