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La Lettre hebdomadaire des TIC · La Commission souhaite aussi créer des réseaux pour mutualiser les leviers de l’écosystème numérique: réseaux d’accélérateur européens,

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  • La Lettre hebdomadaire des TIC

    La Lettre hebdomadaire

    des TIC

    Directeur de la Publication : Olivier Julienne Diffusion interne Rédactrice : Natalie Herrouin réservée aux membres

    N° 334 30.11.2012 – 06.12.2012

  • Lettre Ecoter N° 334 / 30.11 – 06.12.2012

    REGARD SUR L’EUROPE ET LE MONDE _____________________________________________ 3 L’Europe veut renforcer l’accessibilité du web public _______________________________ 3 Agenda européen pour le numérique ___________________________________________ 3 Nellie Kroes annonce un plan d'action à l'échelle européenne ________________________ 4 • Irlande - La numérisation peut avoir un impact économique conséquent en Irlande 5 • Royaume-Uni - Le pays ouvre officiellement son Open Data Institute 5 Des milliards d'objets connectés.... _____________________________________________ 6 L’avenir de l’Internet se joue dans les prochains jours______________________________ 7

    REGARD SUR LA FRANCE________________________________________________________8 L'Arcep publie un rapport sur la qualité des services mobiles en France ________________ 8 Très haut débit : forte croissance mais dans un volume inférieur aux attentes____________________ 9 4G : les opérateurs précipitent le déploiement du très haut débit mobile_______________ 10 Débat sur l'énergie : les connues et les inconnues de la transition énergétique _________________ 10

    Aperçu sur le déploiement de Linky ___________________________________________________ 12 L’Institut de l’entreprise prône une concentration des pôles de compétitivité __________________ 12 20 ans..._________________________________________________________________ 13

    COLLECTIVITÉS LOCALES ______________________________________________________ 13 Baromètre : les nouvelles stratégies des intercos pour le numérique __________________ 13 Le volume d’émissions obligataires souscrits par les collectivités locales multiplié par 3 en 2012 ______ 15

    Financement des collectivités en Europe : quels enseignements pour la France ?________________ 15 Les collectivités revendiquent un statut d’autorité organisatrice de l’énergie____________________ 15 • Cloud régional et national 17

    Le nuage départemental de la Manche éclaircit le paysage numérique ________________________ 17 Le Conseil régional de Bretagne choisit AWS : le cloud souverain vacille ______________________ 19 CloudWatt dévoilera une bêta de ses services cloud openstack dans 10 jours __________________ 20

    • Ile-de-France - Plateforme numérique de redistribution 20 • Rhône-Alpes - Place à une grande métropole lyonnaise 21

    L’ATELIER ÉDUCATION, NUMÉRIQUE ET TERRITOIRES _______________________________ 22 Ecoles : une nouvelle ère informatique _________________________________________ 22

    De l’élu Numérique Rural à l’Ecole Numérique, l’exemple du Lot et Garonne ___________________ 23 • Ile-de-France 23

    Le numérique, levier d'intégration sociale et de communication vers les familles ________________ 23 Une école décidément très Net _______________________________________________________ 25 Utiliser les TICE en classe clis ________________________________________________________ 26

    ADMINISTRATION ÉLECTRONIQUE_______________________________________________ 27 Priorité à la dématérialisation au service de l’usager ______________________________ 27 • Bourgogne 27

    Réseau kiosques numériques de la Nièvre : nouveau dispositif d’espaces publics numériques______ 27 • Poitou-Charentes 28

    Passation des marchés publics : l'accompagnement du Pays de Gâtine _______________________ 28 TRIBUNE - COMMANDE PUBLIQUE _________________________________________________ 29

    Bordereau des prix unitaires incomplet l'offre est rejetée __________________________ 29 DOSSIER - ÉLUS & TIC _________________________________________________________ 30

    Régime de responsabilité des offices d’enregistrement ____________________________ 30 AGENDA ____________________________________________________________________ 31

    [12.12.2012] Quelles perspectives pour l’aménagement numérique de la France en THD ?_ 31

  • REGARD SUR L’EUROPE ET LE MONDE

    L’Europe veut renforcer l’accessibilité du web public Silicon.fr | 03.12.12

    Dans le cadre de sa stratégie numérique, la Commission européenne a présenté lundi 3 décembre une nouvelle proposition de directive relative à l’accessibilité des sites web d’organismes du secteur public.

    L’accessibilité web reste à renforcer L’initiative vise « à clarifier la notion d’accessibilité web » et « à introduire, à partir de la fin 2015 et pour douze types de sites web, des critères d’accessibilité contraignants harmonisés à l’échelle de l’UE », a indiqué l’exécutif européen. Bruxelles, qui entend concrétiser son action 64 et se conformer à l’article 9 de la convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, base sa proposition

    sur les règles d’accessibilité (WCAG 2.0) établies par le World Wide Web Consortium (W3C). La proposition européenne porte donc à la fois sur les normes techniques, l’architecture et le design web, et sur les politiques à renforcer. L’objectif consiste, en outre, à faciliter l’accès aux services publics en ligne des populations, dont les 80 millions de personnes handicapées et les 87 millions de seniors que compte l’Europe. À l’heure actuelle, sur les 761 000 sites web d’organismes publics proposés en Europe, seul un tiers est pleinement accessible, et ce malgré la disponibilité de solutions techniques (lecteurs d’écran, transcriptions, etc.), déplore Bruxelles. « Nous avons tous le droit d’accéder, dans des conditions d’égalité, aux services publics en ligne, la proposition présentée aujourd’hui devrait permettre de faire de ce droit une réalité et plus uniquement une idée », a déclaré Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne en charge du numérique. Les services publics en ligne ciblés L’obligation d’accessibilité s’appliquerait aux services web suivants :

    Impôt sur le revenu (déclaration, notification d’imposition) ; Services de recherche d’emploi par les bureaux de placement ; Prestations de protection sociale (allocations chômage, familiales, frais médicaux, etc.) ; Documents personnels (passeports et permis de conduire) ; Immatriculation des véhicules ; Demande de permis de bâtir ; Déclaration à la police ; Bibliothèques publiques (catalogues et outils de recherche) ; Demande et délivrance de certificats de naissance ou de mariage ; Inscription dans l’enseignement supérieur ; Annonce d’un changement de résidence ; Services en rapport avec la santé (disponibilité, prise de rendez-vous…)

    La proposition de directive a été transmise au Conseil des ministres de l’UE et au Parlement européen. Si elle est adoptée, les États membres auront jusqu’au 30 juin 2014 pour la transposer en droit interne.

    Sommaire Agenda européen pour le numérique Smart-webzine.com| 02.12.12 Dans le cadre du Livre vert relatif à l’Agenda numérique pour l’Europe (Digital Agenda for Europe, DAE), la Commission européenne a lancé une centaine d’actions relatives au programme de développement stratégique des TIC jusqu’à 2020.

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    http://www.silicon.fr/europe-accessibilite-web-public-81530.html?utm_source=2012-12-04&utm_medium=email&utm_campaign=siliconfr_dailyhttp://ec.europa.eu/digital-agenda/en/pillar-vi-enhancing-digital-literacy-skills-and-inclusion/action-64-ensure-accessibility-publichttps://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=1413http://www.smart-webzine.com/agenda-europeen-pour-le-numerique-1585

  • En effet, selon les travaux du cabinet d’études Oxford Economics ("Capturing the ICT Dividend" en langue anglaise, 2011), les investissements en technologies de l’information conduisent à une amélioration de la productivité beaucoup plus efficace que dans d’autres secteurs d’activité. L’événement majeur de ces dernières années, est constitué par le développement rapide des communications mobiles, pour lesquelles le trafic de données croît à un rythme double de celui de la parole. La Commission européenne s’intéresse au développement des hauts débits pour l’Internet, à celui du Cloud Computing, aux échanges sécurisés garantis, à la création d’emplois et de sociétés nouvelles dans le domaine des TIC, à un marché unique du numérique, à la recherche stratégique et à l’innovation, etc. Dans le domaine des mobiles, la Commission travaille à la rédaction d’un Livre vert sur les paiements, sur le commerce électronique et sur le partage harmonieux des fréquences. Sur ces thèmes, on note une forte innovation dans le secteur des paiements par voie électronique qui facilite les échanges et accroît la concurrence de façon plus transparente et mieux sécurisée. Suite à la consultation lancée au début de 2012, des textes législatifs et des textes réglementaires devraient être proposés pour adoption au début de 2013. Cinq priorités sont soulignées à ce propos : offres de produits et de services transfrontières, amélioration de l’information des exploitants et protection des consommateurs, paiements et systèmes de livraison fiables et sécurisés, lutte contre les abus et meilleur règlement des litiges, déploiement du haut débit et de solutions technologiques nouvelles. L’objectif vise à obtenir en 2015 un taux de 50% de foyers abonnés aux achats en ligne et de 20% de flux d’achats transfrontières. La Commission souhaite parvenir à stimuler la demande et l’offre des achats en ligne de façon à éviter la fragmentation du marché et obtenir les coûts les plus bas possibles. La progression du secteur des mobiles est forte actuellement. La Directive relative aux services de paiements a ouvert la voie à la création de licences non bancaires pour les processeurs de paiement et pour les fournisseurs de monnaie électronique. Néanmoins, il subsiste des questions. D’abord, pourquoi les paiements électroniques devraient-ils continuer à subventionner les pertes liées aux fraudes par chèque ou en numéraire ? Ensuite, comment établir une TVA plus faible pour les paiements électroniques en Europe ? La tâche de la Commission consiste à faciliter les échanges en demandant à l’industrie d’assurer la convergence de différents secteurs. Mais faut-il pour autant organiser une nouvelle campagne d’essais en Europe pour stimuler la technologie NFC ? N’est-il pas préférable de laisser simplement les industriels parvenir à séduire les consommateurs par des processus d’achat à distance, compatibles entre eux, simples à mémoriser et parfaitement sécurisés ? > En savoir plus www.ec.europa.eu

    Sommaire Nellie Kroes annonce un plan d'action à l'échelle européenne Frenchweb.fr| 05.12.12 Lors de son passage à LeWeb, la Commissaire européenne en charge du Numérique a annoncé à la

    presse un vaste plan d’action en faveur des entrepreneurs du web, qui passe par différentes mesures, effectives début 2013. Le plan a pour ambition de faire de l’Europe un écosystème global dynamique et innovant : éducation, business, investissement en premier plan.

    La feuille de route commence par la création d’un club de « web-entrepreneurs leaders » dans lequel un groupe de 5-6 entrepreneurs du web pourront guider la Commission européenne par leurs conseils et leur culture entrepreunariale. La Commission souhaite aussi créer des réseaux pour mutualiser les leviers de l’écosystème numérique : réseaux d’accélérateur européens, plateformes de crowdfunding. Un encouragement au capital venture est mis en avant, mais dans l’aspect organisationnel seulement. Le plan d’aborde pas la problématique de l’équité fiscale dans l’Union, qui sera peut être la prochaine étape. Le champ de l’éducation est également pris en compte, avec des initiatives comme la généralisation des cours en ligne, du mentoring etc.. > Entretien exclusif avec Neelie Kroes , Commissaire européenne chargée de la société numérique.

    Sommaire

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 4 / 31

    http://bitpipe.computerweekly.com/detail/RES/1322751460_42.htmlhttp://bitpipe.computerweekly.com/detail/RES/1322751460_42.htmlhttp://ec.europa.eu/internal_market/payments/framework/index_fr.htmhttp://ec.europa.eu/internal_market/payments/framework/index_fr.htmhttp://ec.europa.eu/dgs/connect/http://frenchweb.fr/leweb12-neelie-kroes-annonce-un-plan-daction-a-lechelle-europeenne/90337http://www.dailymotion.com/frenchweb#from=embediframe

  • • Irlande La numérisation peut avoir un impact économique conséquent en Irlande Atelier.net | 29.11.12 Création de nouveaux emplois, amélioration de la productivité et augmentation du PIB, tels sont les phénomènes que peuvent entraîner la numérisation.

    Concernant plusieurs mesures clés de l’adoption du numérique, l’Irlande serait en avance sur les pays de l’OCDE et de l’UE. C’est ce que révèle le rapport de l’UPC (division européenne du cablo-opérateur mondial Liberty Global) sur l’avenir numérique de l’Irlande. En effet, le pays a déjà dépassé, avec une certaine marge, certains des objectifs futurs de l'agenda numérique de l'UE. Ces progrès pourraient l'aider à résoudre certains problèmes économiques auxquels il est confronté. Cela permettra notamment d’améliorer l’accès au haut-débit dans les ménages et les entreprises, et ainsi ouvrir de nouvelles possibilités pour les citoyens, les consommateurs, les employeurs et les employés. Ainsi, en s’emparant de l'avenir numérique, l'Irlande peut obtenir une meilleure qualité de vie grâce à une croissance économique plus rapide. En outre elle peut mieux lutter contre les fléaux du chômage et de l'émigration à travers la création de nouveaux emplois, de nouveaux services et de nouvelles entreprises. D’après l’étude, si l’Irlande suit simplement la tendance des autres pays, à un stade également avancé de numérisation, la contribution de l’Internet à l’économie du pays passerait d’un PIB actuel de 3% à 6% en 2016. Réduction du chômage C’est-à-dire une augmentation dans l’économie digitale de l’Irlande en valeur, passant de 5 milliards d’euros cette année à 11 milliard en 2016. Ce qui en outre, entraînera la création de nouveaux emplois et de nouvelles entreprises. L’élévation du niveau de numérisation en Irlande à celui du Royaume-Uni permettrait de réduire le nombre de chômeurs de 18 000 personnes et voire davantage si l’Irlande atteint le niveau des principaux pays scandinaves. En termes de futures opportunités attendues, plus de la moitié des adultes irlandais (53%) pensent qu'il est probable que « l'adoption de meilleures technologies numériques permettra d'accélérer la reprise économique de l'Irlande »". En outre, une majorité encore plus grande (63%) souhaiterait une relance entraînée par le digital. Croissance des achats en ligne Enfin, l’impact de la technologie numérique entraînera également une croissance du nombre d’acheteurs en ligne. D’après l’étude, ce chiffre passerait de 2,6 millions d'acheteurs qui dépenseront 3,7 milliards d’euros en 2012. En 2016, ils devraient dépenser 5,7 milliards d’euros, soit 7% des dépenses des consommateurs de l'économie digital. 8 internautes sur dix cherchent sur la toile des produits avant de les acheter dans les magasins irlandais. A l’inverse, 6 internautes sur 10 se servent des magasins locaux pour trouver des produits qui les intéressent, afin de les acheter en ligne par la suite, à un coût moins élevé. Il existe diverses possibilités pour les entreprises irlandaises, y compris les détaillants, pour répondre à ces tendances. En fait, plus de 6 acheteurs en ligne sur 10 achèteraient sur un site Internet irlandais s’ils en connaissaient un proposant des offres équivalentes aux sites internationaux.

    Sommaire • Royaume-Uni La Grande-Bretagne ouvre officiellement son Open Data Institute LeMagIT.fr | 03.12.12 Mardi 4 décembre, l’Open Data Institute a ouvert officiellement ses portes. Cette institution, souhaitée par le gouvernement et financé à hauteur de 10 M£, vise à aider les entreprises à créer des services et faire émerger les modèles économiques si difficiles à mettre en place.

    En Grande-Bretagne, le mouvement de l’Open Data se pare officiellement d’une nouvelle institution : l’Open Data Initiative (ODI). Cette semaine, cet institut de la donnée publique ouvrira ses portes avec pour vocation d’accompagner le gouvernement dans ses

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 5 / 31

    http://www.atelier.net/trends/articles/numerisation-un-impact-economique-consequent-irlande?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zonehttp://www.oecd.org/fr/http://www.upc.ie/http://www.lemagit.fr/economie/business/2012/12/03/la-grande-bretagne-ouvre-officiellement-son-open-data-institute/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121204&xtor=ES-6

  • politiques d’ouverture des données. Mais surtout d’épauler les entreprises dans la création des précieux services et de leurs modèles économiques qui contribueront à faire décoller un potentiel marché. La création de l’ODI fait partie d’un vaste projet initié par le gouvernement britannique en novembre 2011, lors du discours d’automne du Chancellor of Exchequer George Osborne (le ministre des Finances et du Budget anglais). Un programme qui venait sceller dans le marbre l’engagement du pays dans l’ouverture des données auprès des citoyens britanniques. Présidé par Tim Berners-Lee, présenté comme le père du Web mais également l’un des fervents défenseurs de l’Open Data outre-manche (il est à l’origine du portail data.gov.uk) et Nigel shadbolt, l’ODI a reçu le soutien financier du gouvernement à hauteur de 10 millions de livre sterling (2 millions par an sur 5 ans). Un montant qui devait ainsi servir à bâtir « l’édifice » si précieux à la naissance d’un nouveau marché. A cela, s’ajoutent également 750 000 £, financé par le fond d’investissement philanthropique Omidyar Network qui a décidé de soutenir l’institut lors de son ouverture officielle. « L’ODI permettra aux entreprises et aux particuliers de trouver et d’exploiter des marchés et des opportunités économiques, jusqu’alors inexplorés, d’explorer et de comprendre les tendances culturelles et sociales et enfin d’expérimenter des moyens pour mieux décrypter cet éco-système bouillonnant », explique Gavin Starks, en charge des opérations de l’ODI. Un rôle très concret lié à la mise en place d’un marché, mais également d’évangélisation, car l’Open Data, que ce soit en Grande-Bretagne ou en France, peine quelque peu à trouver son rythme. L’ODI jouera ainsi ce rôle d’accélérateur. Les travaux sur lesquels planchera l’institution seront officiellement présentés mardi 4 décembre au ministre du Cabinet Office, Francis Maude. Afin de marquer d’une pierre blanche ce qu’il considère être « la première institution de ce genre dans le monde ». Il sera notamment soutenu dans son discours par les derniers chiffres du cabinet Deloitte, qui font état d’un engouement plus soutenu du mouvement de l’Open Data en Grande-Bretagne qu’en France par exemple – en terme de trafic sur le portail de référence -, même si le portail anglais renferme aujourd’hui moins de données que son équivalent français. Selon le site de l’ODI, quatre start-ups sont déjà incubées : Mastodon C (Big Data et Analytics) ; Placr (centralisation des données liées aux transports); Locatable (données de proximité à une zone géographique) ; et Open Corporates (un catalogue de données référençant les entreprises dans le monde). Rappelons qu’en France, la mission Etatab, à l’époque en charge du projet de développement de l’Open Data en France, avait présenté Data Connexions qui, en soutien du portail data.gouv.fr devait servir à favoriser les échanges dans la communauté des données publiques en France. Entreprises, porteurs de projets, pôles de compétitivité, recherche et université, ensemble pour faire éclore un marché et inciter à la création de projets.

    Sommaire Des milliards d'objets connectés.... LaTribune.fr| 03.12.12 La conférence LeWeb a pour thème cette année l'Internet des objets : domotique, e-santé, les applications d'appareils connectés sont multiples. Les start-ups françaises comme Withings sont bien placées.

    « Twitter pour ton toaster » résume le cabinet IDC : demain, même votre grille-pain sera connecté, par exemple pour envoyer un message d'alerte au SAV du

    fabricant s'il faut changer la résistance. L'Internet de demain ne sera plus seulement celui de milliards d'informations envoyées et consultées par des humains mais de plus en plus un « Internet des objets » où des milliards d'appareils échangent entre eux, avec leurs propriétaires et avec d'autres services. C'est le thème choisi cette année par la conférence LeWeb . Ce futur existe déjà : des millions de cartes SIM équipent des voitures, des GPS ou des compteurs électriques intelligents, et de nombreux objets communicants, du fameux lapin Nabaztag (revendu et rebaptisé Karotz) lancé en 2005 aux dernières générations d'appareils photos connectés, peuplent déjà notre quotidien. De la domotique à l'e-santé, le champ des possibles semble infini. Seulement 1% des objets seraient connectés aujourd'hui.

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    http://data.gov.uk/http://www.lemagit.fr/technologie/gestion-des-donnees/2012/05/24/le-gouvernement-britannique-injecte-pound-dans-rsquo-open-data-institute/http://www.data-connexion.fr/http://www.data.gouv.fr/http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20121203trib000734885/des-milliards-d-objets-connectes-leweb12-se-penche-sur-le-futur-de-l-internet.html#xtor=EPR-2-[Technos++Medias]-20121204http://paris.leweb.co/http://paris.leweb.co/http://www.nabaztag.com/#homehttp://www.nabaztag.com/#home

  • La plante qui "tweete", la boîte aux lettres qui signale le passage du facteur Selon une étude , il y aura 50 milliards d'objets connectés (langue anglaise) dans le monde en 2020. La planète en compterait déjà plus de 12 milliards, soit deux fois plus que le nombre d'abonnés mobiles ! Thomas Husson, analyste chez Forrester Research, « pense que la plupart des produits seront connectés et disposeront de compagnons digitaux sous la forme d'applis intelligentes. C'est vrai pour les chaussures, les voitures, les réfrigérateurs, les équipements électroniques et tout ce qui est relié à la gestion de l'énergie, l'automatisation domestique ou à la sécurité ». Différentes technologies pour connecter ces objets existent : carte SIM, modem, Bluetooth, WiFi, puce RFID, NFC (sans contact) etc. Il s'agit pour l'essentiel de communiquer sur un état (télérelevé, dysfonctionnement, maintenance à assurer, etc) : c'est la raison pour laquelle le cabinet IDC parle de "microblogging" (langue anglaise) et de "Twitter" pour les objets, ou de "Foursquare" pour la localisation. La start-up toulousaine SigFox, qui propose une solution de radio-transmission à bas débit, et dont le fondateur et PDG intervient à la conférence LeWeb jeudi, a ainsi imaginé une plante tweetant qu'elle a besoin d'eau , un porte-clés perdu signalant sa position GPS, une boîte aux lettres informant du passage du facteur, un pilulier avertissant l'oubli d'une prise de médicament, etc. Balance, station météo, thermostat : tous connectés ! Les Français sont en effet bien placés dans ce domaine : Rafi Haladjian, l'inventeur du précurseur Nabaztag, présentera mercredi sa nouvelle aventure Sen.se, une plateforme ouverte dédiée précisément à l'Internet des objets. Il y a aussi bien sûr Withings, qui a créé la première balance WiFi, qui a reçu de nombreux prix, et un tensiomètre à connecter qui revendique 40 millions d'utilisateurs, surfe sur le boom des applications de coaching santé et la tendance du "quantified self" (littéralement la « quantification de soi ») consistant à mesurer ses données personnelles (poids, tension, sommeil, kilomètres parcourus, etc), un mouvement lancé en 2007 par deux éditeurs du magazine américain Wired (lire l'article de Gary Wolf -langue anglaise) [...] Le retour de Big Brother ? Mais cet Internet des objets soulève aussi des craintes, fait réapparaître le spectre de Big Brother en cas de perte, vol ou dissémination de données personnelles potentiellement sensibles. Une moindre part laissée à la spontanéité et au hasard aussi. « Si un professeur d'université annule son cours du matin parce qu'il est malade, les réveils et les machines à café de ses étudiants pourraient être automatiquement reprogrammés, ce qui leur permettrait de dormir une heure de plus » imaginait ainsi la Commission européenne au printemps dernier. Elle a en effet lancé une consultation publique entre avril et juillet sur l'Internet des objets afin de réfléchir au cadre réglementaire nécessaire, en particulier pour respecter la confidentialité des données et la sécurité. Une recommandation sur le sujet sera présentée à l'été 2013.

    Sommaire L’avenir de l’Internet se joue dans les prochains jours LInformaticien.com | 03.12.12 Les 193 membres de l’Union Internationale des Télécommunications se réunissent à partir d’aujourd’hui à Dubaï pour débattre d’un traité régissant les télécommunications dans le monde et qui n’a pas été revu depuis 1988.

    Ce sont deux visions du monde qui vont s’opposer dans les prochains jours. Au centre des débats, 193 pays et plus de 700 entreprises de télécommunications et organismes de recherche qui débattent des

    standards techniques et traités pour le développement des communications dans le monde. L’organisme existe depuis 1865 et a été fondé avec le télégraphe. Déjà, la tenue de la conférence a fait l’objet d’âpres négociations, les Etats-Unis n’étant pas chauds pour ce qu’ils considèrent une tentative de régulation du réseau des réseaux. Le lieu choisi a également fait parler, Google et d’autres estimant qu’il s’agissait d’un mauvais endroit pour

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    http://www.ericsson.com/res/docs/whitepapers/wp-50-billions.pdfhttp://cdn.idc.com/research/Predictions12/Main/downloads/IDCTOP10Predictions2012.pdfhttp://cdn.idc.com/research/Predictions12/Main/downloads/IDCTOP10Predictions2012.pdfhttp://www.sigfox.com/fr/page/partenaires-solutions/2-page_2.htmlhttp://open.sen.se/http://www.wired.com/medtech/health/magazine/17-07/lbnp_knowthyselfhttp://www.wired.com/medtech/health/magazine/17-07/lbnp_knowthyselfhttp://europa.eu/rapid/press-release_IP-12-360_fr.htm#PR_metaPressRelease_bottomhttp://www.linformaticien.com/actualites/id/27265/l-avenir-de-l-internet-se-joue-dans-les-prochains-jours.aspx

  • prendre des décisions sur l’avenir d’Internet. D’autres points sont également sujets à discussion, notamment le fait que les discussions et débats de l’organisme sont à huis clos et qu’il était pratiquement impossible de savoir précisément de quoi il s’agissait, si ce n’était une fuite postée sur le site WCITleaks.org, dénonçant notamment le manque de transparence sur un sujet qui concerne des milliards d’individus. Le site a ainsi publié les propositions de certains pays qui montrent clairement la volonté de contrôler et réguler Internet. L'Occident contre le reste du monde Si les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne défendent le statu quo, c'est-à-dire l’absence de régulation par les Etats, d’autres souhaiteraient renégocier le traité pour arriver à plus de contrôle des réseaux et imposer un modèle s’apparentant à ce qui s'est passé pour la téléphonie. La gouvernance d’Internet est également dans l’œil de certains pays comme la Chine ou la Russie qui verraient volontiers la mise au rencart de l’ICANN, l’organisme chargé de la gestion des noms de domaine et qui – bien qu’officiellement indépendant – est dans les faits totalement piloté par les Américains. Opérateurs contre acteurs de l'Internet S’il y a consensus des pays occidentaux quant à la défense des libertés fondamentales et donc l’absence de contrôle de l’Internet par les Etats, il existe de sérieuses divergences entre les pays et entre les acteurs. Ainsi, les opérateurs européens de télécommunications regroupés dans une association baptisée Etno souhaitent que les acteurs du net, consommateurs de bande passante comme YouTube paient une redevance pour que les contenus soient diffusés. Les opérateurs américains défendent le maintien du fonctionnement actuel estimant que tout est très bien ainsi et qu’il n’y aucune raison de changer quoi que ce soit. Sur l’un de ses blogs, Google appelle les internautes à signer une pétition montrant qu’ils sont mobilisés pour la défense du modèle actuel. « Les gouvernements ne doivent pas décider seuls de l'avenir d'Internet. Les milliards de personnes qui utilisent le Web et les experts qui le conçoivent et l'entretiennent, doivent également participer aux discussions ». La fin des dinosaures L’un des pères de l’Internet, Vinton Cerf, qui travaille aujourd’hui chez Google a des mots très durs envers les opérateurs européens : « ces tentatives montrent juste que ces dinosaures, avec leur cerveau de la taille d'un petit pois, n'ont toujours pas compris qu'ils étaient morts. L'information n'est pas parvenue jusqu'à leur tête étant donnée la longueur de leur cou », a-t-il déclaré à Reuters. Le Parlement Européen est lui sur la même longueur d’onde que les acteurs du Net et a publié une résolution dans laquelle il estime que la réforme était susceptible de menacer gravement le caractère ouvert et compétitif de l’Internet en faisant grimper les prix, en entravant l’innovation et en limitant les accès.

    Sommaire

    REGARD SUR LA FRANCE

    L'Arcep publie un rapport sur la qualité des services mobiles en France LeMondeinformatique.fr | 03.12.12 Avec l'arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile, l'Arcep a réalisé un état des lieux complet, au 1er juillet 2012, de la couverture et de la qualité de service des quatre opérateurs mobiles : Orange France, SFR, Bouygues Telecom et Free mobile.

    Le quatrième opérateur mobile couvre 37% de la population française grâce à son réseau propre, et il se situe dans la moyenne des autres opérateurs concernant la qualité du service voix et de l'internet mobile, selon un rapport de l'Arcep rendu public vendredi. Ce rapport rend compte, à la date du 1er juillet 2012, de la couverture et la qualité des services mobiles des opérateurs Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free Mobile (ce dernier ayant lancé ses services en janvier). A cette date, SFR couvrait 98,6% de la population (et

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 8 / 31

    http://wcitleaks.org/http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lmi/lire-l-arcep-publie-un-rapport-sur-la-qualite-des-services-mobiles-en-france-51514.html?utm_source=mail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletterhttp://www.arcep.fr/index.php?id=8571&tx_gsactualite_pi1%5Buid%5D=1569&tx_gsactualite_pi1%5BbackID%5D=1&cHash=6d848fa7a5ae5825df83bfb35f1bfd6b

  • 86,4% du territoire), l'opérateur historique Orange 98,5% de la population (87,3% du territoire), Bouygues Telecom 94,8% (71,8%) et Free Mobile 37,3% (pour 13% du territoire). Free, pour couvrir l'ensemble du territoire, utilise le réseau d'Orange en vertu d'un accord d'itinérance, le temps qu'il développe ses propres infrastructures. Concernant la qualité de service de la voix, l'Arcep relève que le taux de communications « réussies et maintenues pendant 2 minutes » est en moyenne de 95,6% dans les agglomérations de plus de 10 000 habitants, et de 96,3% dans les agglomérations de plus de 400 000 habitants. Par opérateur, les performances d'Orange France « sont supérieures à ces valeurs moyennes, tandis que celles de Bouygues Telecom, Free Mobile et SFR sont voisines de la valeur moyenne », est-il indiqué. Par contre, si l'on retient le critère de « qualité parfaite » de ces communications, Free enregistre « des performances inférieures à la valeur moyenne ».

    Sommaire Très haut débit : forte croissance mais dans un volume inférieur aux attentes Localtis.info + Degroupnews.com| 03.12.12

    L'Arcep vient de publier les résultats de son observatoire du marché des accès fixes pour le troisième trimestre 2012. Le nombre d'abonnements global (haut débit et très haut débit) a augmenté de 310 000 sur le trimestre pour atteindre 23,6 millions au 30 septembre 2012.

    La diffusion du très haut débit connaît une forte croissance, mais à un rythme toujours inférieur aux ambitions affichées. Le dernier observatoire du marché des communications électroniques publié par l'Autorité de régulation (Arcep), en fin de

    semaine dernière, confirme les résultats positifs du marché de détail comme du marché de gros . Au 30 septembre, 23,6 millions de Français disposaient d'une connexion à Internet haut et très haut débit sur réseaux fixes, soit une croissance nette de 310 000 abonnements sur le dernier trimestre et de 1,3 million sur une année. Le chiffre clé du très haut débit progresse de 50 000 abonnés au cours du dernier trimestre pour se hisser à 1,5 million de foyers. Toutefois, la part des abonnés "tout fibre optique" (FTTH) ne représente encore que 270 000 abonnés avec 25 000 supplémentaires au cours du trimestre et une progression de 60% sur un an. Tous les autres sont pour l'essentiel des abonnés du câble : 650 000 disposent d'un abonnement compris entre 30 et 100 Mbps et 570 000 d'un débit supérieur ou égal à 100 Mbps. Le marché professionnel marque lui aussi une nette accélération qui préfigure le décollage à venir : 8 170 km de génie civil, comprenant principalement des fourreaux souterrains, sont loués à France Télécom par les opérateurs alternatifs pour des déploiements de fibre optique, soit une augmentation de 56% sur un an. Par ailleurs, l'éligibilité des logements au très haut débit concerne désormais 8,83 millions de logements dont près de 40% se situent en dehors des zones très denses (3,45 millions). Précision importante : ces chiffres résultent de l'adoption d'un nouveau mode de comptage au niveau européen, fondé sur les logements et locaux professionnels éligibles à des débits supérieurs à 30 Mbps. Un quart seulement de cet ensemble, soit 2 millions, étaient éligibles à des offres à très haut débit optique jusqu'à l'abonné (FTTH), ce qui correspond à une hausse de 51% sur une année. Sur ce créneau, 363 000 sont situés en dehors des zones très denses et 328 000 sont portés par les réseaux d'initiative publique (RIP). Au final, deux millions de foyers éligibles au FTTH - dont près de 20% supportés par les RIP - et 270 000 abonnés, soit un taux de pénétration qui peine à atteindre les 17% : tels sont les chiffres à retenir sur le très haut débit optique. Ils sont certes très encourageants mais demeurent modestes comparés aux résultats de la plupart de nos voisins européens.

    Sommaire

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 9 / 31

    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250264545104&cid=1250264540387http://www.degroupnews.com/actualite/n8189-arcep-tres_haut_debit-deploiement-fibre_optique-ftth.htmlhttp://www.arcep.fr/fileadmin/reprise/observatoire/hd-thd-detail/t3-2012/obs-HDTHD-detail-T3-2012.pdfhttp://www.arcep.fr/fileadmin/reprise/observatoire/hd-thd-gros/t3-2012/obs-hd-thd-GROS-t32012-291112.pdfhttp://www.arcep.fr/fileadmin/reprise/observatoire/hd-thd-gros/t3-2012/obs-hd-thd-GROS-t32012-291112.pdf

  • 4G : les opérateurs précipitent le déploiement du très haut débit mobile LesEchos.fr + Numerama.com| 29.11.12

    SFR, Orange, Bouygues Telecom accélérent le passage à la 4G pour sortir de la bataille du low cost. Mais le déploiement est lent et cher, et la remontée des prix reste à vérifier.

    Jamais une technologie mobile n'avait été déployée si rapidement. Un an seulement après l'attribution des licences 4G, trois opérateurs ont déjà inauguré leurs premiers réseaux. Avec pour objectif affiché de reprendre le dessus sur Free Mobile. Depuis son arrivée en janvier, le

    numéro quatre du marché les contraint à s'aligner en partie sur ses prix bas et détruit leur modèle économique. Le rouleau compresseur Orange est en marche. Le 21 novembre, l'opérateur historique a ouvert la 4G aux professionnels à Lille, Nantes et Lyon -Marseille était déjà en test depuis le mois de juin. En avril, les clients grand public pourront à leur tour profiter de l'Internet mobile à très haut débit dans ces métropoles et une dizaine d'autres. La couverture 4G d'Orange sera vraisemblablement proche de 30 à 40% de la population. SFR vient d'ouvrir son réseau 4G à Lyon, devenant ainsi le premier opérateur à mettre à disposition des offres destinées au grand public. D'ici trois semaines, SFR étendra sa couverture à la ville de Montpellier. Quatre autres villes seront ajoutées au cours du premier semestre 2013. De son côté, Bouygues Telecom a lancé un pilote à Lyon avant l'été. Comme Orange, le troisième opérateur a démarré avec les fréquences hautes du 2600 MHz, celles qui vont permettre d'intensifier la consommation d'Internet mobile dans les grandes villes. Mais le groupe d'Olivier Roussat, en cash flow négatif depuis le troisième trimestre, n'a pas les moyens d'investir massivement pour couvrir le pays d'une myriade d'antennes 2600 MHz. Il en faudrait des milliers, plus le coût du raccordement des stations avec le coeur du réseau, en fibre optique. Le 800 MHz pollue la fréquence de la télévision Une autre solution consisterait à déployer rapidement les fréquences basses en 800 MHz, qui émettent sur de longues distances : un réseau moins maillé suffirait. Mais cette fréquence « pollue » sa voisine, celle de la télévision. Les trois opérateurs qui testent ensemble cette technologie à Saint-Etienne s'attendent à des interférences et du brouillage d'écrans lorsqu'ils entreront en phase commerciale au premier trimestre. Reste le joker de Bouygues, le 1800 MHz. Particulièrement bien doté de ces fréquences 2G, l'opérateur milite pour avoir le droit de les réallouer à la 4G. Ses concurrents s'y opposent, parlant d'avantage concurrentiel indû, voire de « monopole de l'iPhone 5 » (qui ne reconnaît que la 4G en 1800 MHz). Orange a demandé de repousser le lancement au deuxième semestre 2014. Bouygues se dit prêt à démarrer en mars et fait passer le message aux pouvoirs publics : il est vital pour le petit opérateur en difficulté d'exister dans le très haut débit mobile l'année prochaine... Reste l'inconnue Free Mobile. Le numéro 4 a obtenu quelques fréquences hautes. Il laisse entendre que ses antennes sont prêtes à émettre en 4G, qu'il pourrait rééditer le coup de l'ADSL : des débits qui augmentent sans prévenir, et sans hausse de tarifs. Ce serait terrible pour ses concurrents qui veulent justement recommencer à vendre des abonnements « premium » grâce au très haut débit. Mais le groupe de Xavier Niel livre une partie de poker menteur avec ses rivaux. En réalité, la priorité de Free est de pouvoir relier les tâches de léopard de son réseau mobile, qui couvre 37% de la population mais ne supporte pas 37% du trafic. Pour le quatrième opérateur, dans l'immédiat, l'idéal serait de pouvoir louer la 4G d'Orange.

    Sommaire Débat sur l'énergie : les connues et les inconnues de la transition énergétique Actu-environnement.com | 03.12.12 Le débat sur l'énergie dont la gouvernance et le calendrier seront arrêtés le 13 décembre, devra aboutir à la définition d'une trajectoire pour le mix énergétique français de 2025. Le

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 10 / 31

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202418815530-sfr-ouvre-les-vannes-de-la-4g-a-lyon-515635.php?xtor=EPR-1005-%5balerte_personnalisee%5d-20121129http://www.numerama.com/magazine/24387-sfr-active-la-4g-a-lyon-et-lance-ses-offres-grand-public.htmlhttp://www.actu-environnement.com/ae/news/debat-energie-scenarios-consommation-production-reseau-17210.php4#xtor=EPR-1

  • Président a déjà fixé des priorités et certaines problématiques sont déjà connues, quand d'autres points sont plus qu'incertains.

    La loi de programmation de l'énergie , qui devrait être présentée au Parlement à l'issue du débat sur l'énergie, à l'automne, aura pour horizon 2025. Elle devra déterminer le mix énergétique à cette échéance et la trajectoire à suivre pour y parvenir. Si le débat est ouvert, le Président de la République a néanmoins fixé, lors de la Conférence environnementale , un cadre et des prérequis aux discussions : la France devra respecter ses engagements climatiques (3x20 en 2020 et facteur 4 en 2050) et la part du nucléaire dans la production d'électricité devra passer en 2025 de 75 à 50%. La centrale nucléaire de Fessenheim sera fermée à la fin de l'année 2016. Enfin, au cours du quinquennat (2012-2017), la fracturation hydraulique pour l'exploitation des gaz de schiste est interdite. Il revient aux participants au débat (et au Conseil national du débat qui rédigera les recommandations) de définir l'ambition de la France en matière d'efficacité énergétique et de sobriété, les stratégies de développement des filières et des territoires mais aussi les financements. Certaines problématiques, comme celles de l'évolution de la consommation mais aussi du prix de l'énergie, devront faire l'objet d'hypothèses de départ, même si les positions des uns et des autres seront difficiles à faire converger sur ces questions. En revanche, certaines évolutions et situations sont d'ores et déjà connues. Quelle consommation énergétique ? Plusieurs scénarii à l'horizon 2030 et 2050 devraient venir éclairer le débat. Un comité d'experts va se charger de présenter les principales modélisations. Une hypothèse d'évolution de la consommation devra être arrêtée. Elle servira de base à la trajectoire énergétique.

    Plusieurs pistes sont déjà connues. D'abord, le gouvernement a indiqué vouloir privilégier l'efficacité énergétique et la sobriété. François Hollande s'est par exemple engagé à mettre aux meilleures normes énergétiques un million de logements neufs et anciens par an à terme. L'entrée en vigueur de la RT 2012 dans le résidentiel

    devrait d'ores et déjà réduire la consommation d'électricité dans le parc neuf (200 000 logements par an dès 2013) et entraîner des reports significatifs en matière d'énergie de chauffage, a estimé le gestionnaire de réseau RTE dans son bilan prévisionnel de l'équilibre offre-demande. D'autres réglementations devraient également entraîner une baisse de la demande d'électricité : la disparition progressive des ampoules à incandescence dès 2017 et la hausse du niveau de performance énergétique pour l'électroménager et les appareils électriques. Outre ces données connues, de nombreuses incertitudes pèsent cependant sur la consommation future d'électricité, notamment l'évolution du PIB, l'évolution du tissu industriel français (la réindustrialisation de la France est à l'ordre du jour) et de l'intensité énergétique. Certains changements sont encore incertains, comme le niveau de développement du parc automobile électrique. Malgré tout, un sujet devra faire l'objet d'une attention particulière : la thermosensibilité de la consommation électrique . La pointe d'électricité coûte cher à la France. « En dix ans, le pic de consommation a augmenté de 25%. Le pic de consommation de l'an 2000 a été dépassé 78 fois en 2011 et 116 fois en 2012 - avec un pic historique supérieur à 102 GW le 8 février 2012 », indique RTE. Quel réseau électrique ? RTE a publié un deuxième document incontournable pour la définition de la future trajectoire énergétique : le projet de schéma décennal de développement du réseau de transport d'électricité , qui « évalue les besoins de développement de réseau permettant d'assurer les conditions de l'équilibre entre l'offre et la demande à moyen et long termes et de maintenir tant la qualité que la sécurité d'alimentation électrique du pays ». Présenté fin novembre et mis en consultation jusqu'au 21 décembre, ce schéma analyse notamment les conséquences d'une évolution majeure du mix énergétique français. « La transition énergétique pourrait se traduire par un changement de répartition géographique des centrales de production. Des travaux importants seront nécessaires

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 11 / 31

    http://www.actu-environnement.com/ae/news/debat-transition-ernegetique-discussion-projet-loi-septembre-17190.php4http://www.actu-environnement.com/ae/news/conference-environnementale-2012-conclusions-energie-16635.php4http://www.actu-environnement.com/ae/news/conference-environnementale-2012-conclusions-energie-16635.php4http://www.actu-environnement.com/ae/news/contribution-scenario-energetique-ademe-2050-17017.php4http://www.actu-environnement.com/ae/news/debat-energie-organisation-transition-energetique-17184.php4http://www.actu-environnement.com/ae/news/debat-energie-organisation-transition-energetique-17184.php4http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/energie-batiment-rt2012/energie-batiment-rt2012.php4http://www.actu-environnement.com/ae/news/hiver-2013-rte-consommation-electrique-equilibre-16990.php4http://www.actu-environnement.com/ae/news/hiver-2013-rte-consommation-electrique-equilibre-16990.php4http://www.rte-france.com/uploads/Mediatheque_docs/vie_systeme/annuelles/Schema_developpement/Schema_decennal_2012.pdfhttp://www.rte-france.com/uploads/Mediatheque_docs/vie_systeme/annuelles/Schema_developpement/Schema_decennal_2012.pdf

  • pour rééquilibrer le réseau électrique français », note RTE. Mais rien d'impossible pour autant, « le réseau de transport d'électricité peut s'adapter en temps et en heure pour permettre la mise en œuvre des choix de politique énergétique qui seront faits, dès lors que ceux-ci relèvent d'une vision de long terme ». Ainsi, l'adaptation du réseau au scénario "nouveau mix", qui table sur une réduction d'un tiers de la puissance nucléaire installée, une maîtrise de la demande et un développement des énergies renouvelables et du gaz, devrait requérir une dizaine d'années. Le nouveau mix devra également être localisé pour permettre la préparation du futur système électrique, souligne RTE. La réalisation des schémas régionaux climat air énergie (SRCAE) aura ouvert une partie du chemin en identifiant les potentiels de chaque énergie à l'échelle locale. Ils éclaireront les discussions, tant au niveau régional que national. Quel parc de production ? [...] Concernant le parc thermique, RTE a d'ores et déjà donné ses recommandations afin d'assurer la sécurité électrique après 2015 (remplacement des centrales thermiques ne répondant plus aux normes européennes…). Enfin, par rapport aux précédents exercices de programmation des investissements de production d'énergie (PPI), certains pas technologiques ont été franchis. C'est le cas notamment pour l'énergie hydrolienne, dont plusieurs démonstrateurs ont été développés en France. Plusieurs études devraient venir éclairer les travaux sur ce sujet d'ici fin 2012, comme les résultats d'une mission de RTE sur les modalités d'évacuation de la puissance hydrolienne au large du Cotentin ou le développement par le ministère de l'Ecologie d'un outil d'analyse permettant d'identifier des zones plus ou moins propices au déploiement des hydroliennes.

    Sommaire Aperçu sur le déploiement de Linky LeMoniteur.fr | 03.12.12 La réunion du groupe de travail, vendredi dernier, mis en place par la ministre chargée de l’énergie Delphine Batho, a été l’occasion de donner un aperçu sur la manière dont ERDF entend lancer le déploiement du compteur communicant, Linky.

    ERDF y aurait ainsi confirmé sa volonté de concertation avec les organisations professionnelles des entreprises d’installation électrique et son exigence d’un niveau de qualification qui devrait garantir que la pose soit réalisée par des professionnels de la filière. Une réponse qui devrait satisfaire les professionnels qui se posaient beaucoup de questions en la matière. Par ailleurs, le scénario de déploiement géographique devrait se réaliser par « taches de léopard » (c’est-à-dire partout sur l’ensemble du territoire, en même temps). Cela devrait permettre d’impliquer toutes les tailles d’entreprises avec un effet positif sur les bassins d’emploi.

    Sommaire L’Institut de l’entreprise prône une concentration des pôles de compétitivité LaGazettedescommunes.com| 04.12.12 L'Institut de l'entreprise préconise la concentration des pôles de compétitivité, réduits à une dizaine et spécialisés dans des technologies dont les débouchés commerciaux sont les plus porteurs, dans un rapport publié mardi 4 décembre.

    Mardi 4 décembre s’est ouvert à Bercy la 11e journée nationale des Pôles de Compétitivité, à laquelle doit participer notamment le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. De nouvelles mesures à l’endroit de ces 71 pôles, dont le principe a été créé en 2004 doivent y être annoncées. A cette occasion, l’Institut de l’entreprise publie un rapport dressant un bilan critique de ces réunions géographiques d’entreprises, d’universités et d’instituts de recherche soutenus par l’Etat pour développer l’innovation.

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 12 / 31

    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/08_Energies_marines_renouvelables.pdfhttp://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/08_Energies_marines_renouvelables.pdfhttp://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PRESENTATION_ETUDE_FILIERE.pdfhttp://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PRESENTATION_ETUDE_FILIERE.pdfhttp://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/19574978-apercu-sur-le-deploiement-de-linkyhttp://www.lagazettedescommunes.com/142065/linstitut-de-lentreprise-prone-une-concentration-des-poles-de-competitivite/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=05-12-2012-quotidienhttp://www.institut-entreprise.fr/fileadmin/Docs_PDF/travaux_reflexions/policy_paper/poles_competitivite_policy_paper_web.pdf

  • Selon l’Institut, cette vision d’une politique centralisée conduite d’en haut était « pertinente dans le contexte d’après-guerre » mais est aujourd’hui dépassée, « dans une économie soumise à forte concurrence ». Saupoudrage et dispersion - Les chiffres témoignent de cette évolution : les pôles de compétitivité représentent aujourd’hui 1,5% des brevets, 4,5% des dépenses de recherche et développement et 5% des créations d’entreprises innovantes, cite-t-il. Parmi les 71 pôles de compétitivité existants à l’heure actuelle en France, 62 se partagent la moitié des financements, constate l’Institut de l’Entreprise. « Sur 85 technologies d’avenir, seules treize sont correctement couvertes par les pôles », assure-t-il, alors que la France est compétitive dans trente-cinq. L’Institut regrette le « saupoudrage » et la « dispersion » des financements, encore aggravés par l’existence à l’échelon local de dispositifs « qui se superposent au dispositif national ». Recherche du retour sur investissement – « Il est donc urgent que l’Etat renouvelle sa vision stratégique et concentre son financement sur quelques technologies d’avenir », estime-t-il, suggérant concrètement une « sélection faite sur la base des écosystèmes d’ores et déjà les plus performants et les plus engagés à l’international et non d’un choix a priori et de nature politique ». « La clé du succès réside dans la capacité à transformer rapidement ces innovations technologiques en innovations commerciales », insiste-t-il. C’est pourquoi, il suggère que les pôles de compétitivité soient désormais davantage gouvernés par une logique de « services à leurs usagers que sont les entreprises » qu’à une logique de projet recherche et développement. Il faut « orienter les pôles vers un objectif clair de retour sur investissement », insiste l’Institut. Enfin, l’avenir des pôles de compétitivité dépend, selon lui, de la capacité qu’aura l’Etat à y intégrer les grandes entreprises. « Les grandes entreprises apportent en effet aux écosystèmes dans lesquels elles s’inscrivent des compétences clés dont les acteurs de plus petite taille ne disposent pas, compétences à même de renforcer la productivité de l’ensemble de leurs partenaires », analyse-t-il.

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    20 ans... e-Alsace.net | 03.12.12 "Merry Christmas!" : c'était le premier message envoyé il ya a tout juste 20 ans, le 3 décembre 1992.

    C'était le premier texto. A l'époque, beaucoup ne croyaient pas à son avenir. Les Français envoyaient 91 SMS en moyenne par mois en septembre 2009. Aujourd'hui, ils en envoient 213 en moyenne en septembre 2012, soit 43,7 milliards pour tous les possesseurs de téléphones métropolitains. Pour autant, le troisième trimestre 2012 a vu pour la première fois le nombre de SMS baisser de 3,7% d'un trimestre à l'autre. Le nombre total reste pourtant en croissance de 21,4% par rapport à 2011.

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    COLLECTIVITÉS LOCALES Baromètre : les nouvelles stratégies des intercos pour le numérique Lagazettedescommunes.com | 03.12.12 La Gazette publie en exclusivité les résultats du baromètre des Interconnectés 2012 dont le forum se tient les 3 et 4 décembre à Lyon. Chez les 346 intercommunalités interrogées, cette enquête révèle une progression assez "spectaculaire" des moyens accordés au numérique et une préoccupation majeure liée au déploiement du Haut et Très Haut Débit. Les décisions prises en février 2013, à l’issue du séminaire gouvernemental dédié au numérique seront donc certainement scrutées avec grande attention par les territoires.

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 13 / 31

    http://www.e-alsace.net/index.php/smallnews/detail?newsId=11751&_newsletterjob=22942616http://www.lagazettedescommunes.com/140460/barometre-les-nouvelles-strategies-des-intercos-pour-le-numerique/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=04-12-2012-quotidien

  • Ce n’est pas une surprise : le soutien au déploiement du Haut/Très Haut Débit arrive très largement en tête des préoccupations « numériques » des 346 intercommunalités interrogées à l’occasion de l’édition 2012 des Interconnectés. Une attente qui s’explique par le fait que la couverture fixe HD/THD, mais aussi mobile reste très incomplète lorsque l’on se place au niveau des périmètres intercommunaux. Le sentiment de retard « perçu » - Ceci traduit certainement un double phénomène :

    le maintien de poches, mal desservies, sur la plupart des territoires communautaires ;

    un fort sentiment de retard « perçu » par de nombreuses intercommunalités au regard de ce qu’elles observent dans les grands centres urbains concernant le THD.

    « Tout le monde voit les risques de décrochage entre un haut débit médiocre et du Très haut débit qui affichera du 200 Mbits couramment en 2013 », avertit Patrick Vuitton, délégué général de l’Avicca. « Ces décrochages peuvent affecter une commune entière ou certains de

    ses quartiers non rentables, sauf à mettre en place une intervention publique forte, qui doit conjuguer le niveau national et l’échelon local », estime le délégué général de l’Avicca. En l’occurrence, le baromètre décrit des actions des opérateurs privés différentes selon la taille de la collectivité : Les communautés de plus de 100 000 habitants sont des « terrains de jeux » naturels, et rentables, pour les opérateurs privés qui y déploient leurs réseaux très

    haut débit, Les communautés de moins de 20 000 habitants, beaucoup moins attractives pour les opérateurs, doivent à la fois trouver des solutions de court terme pour résorber leurs zones blanches et grises (seules 22% des intercommunalités rurales déclarent le territoire intégralement couvert par le haut débit) et des solutions de moyen terme pour l’accès au THD. Fleur Pellerin promet de sécuriser les investissements des collectivités locales Pour répondre à l’inquiétude exprimée lors du Congrès des maires, le 22 novembre 2012, sur les intentions d’investissement de France-Télécom-Orange et de SFR sur les zones moyennement denses, Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’économique numérique a annoncé qu’elle prévoit de proposer un conventionnement systématique entre les opérateurs nationaux, les collectivités territoriales et l’Etat durant l’année 2013. Et de préciser : « Là où les opérateurs nationaux ne respecteront pas leurs engagements, l’Etat accompagnera les collectivités dans leurs projets ». Rappelons que la couverture de l’ensemble du territoire en très haut débit à l’horizon 2022 était le 4ème engagement de campagne du candidat François Hollande… Impact des entreprises sur le territoire - Si les grandes communautés placent le soutien à l’économie numérique en deuxième place –citant ce sujet dans plus d’un cas sur deux-, c’est que ces agglomérations disposent en général d’entreprises de la filière numérique sur leur territoire. Elles sont par conséquent très conscientes de son impact majeur sur le développement économique local et sur la création d’emploi. Ainsi, selon le rapport Mc Kinsey « L’impact d’Internet sur l’économie française » (langue anglaise) publié en 2011, « la contribution d’Internet à la croissance de l’économie française était de 25% entre 2009 et 2010. Internet a permis, en 15 ans, la création de 700 000 emplois, soit un quart du total de créations nettes d’emploi en France ». Le numérique, une alternative crédible en zone rurale - Les communautés en milieu rural, citent, quant à elles, la télémédecine et le maintien à domicile, tout comme l’e-administration, comme des préoccupations de premier plan. La prégnance des problématiques liées à la démographie médicale, au vieillissement des populations et au recul de la présence physique de certains services au public sur ces territoires expliquent ces choix. Le numérique apparaît donc, pour les petites communautés de communes, comme une alternative crédible pour pallier ces difficultés, traduisant une prise de conscience de l’impact multiple et transversal du numérique sur le devenir des territoires. > Lire la suite

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    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 14 / 31

    http://www.lagazettedescommunes.com/telechargements/Barometre2012_VF.pdfhttp://www.lagazettedescommunes.com/telechargements/Barometre2012_VF.pdfhttp://www.economie.gouv.fr/files/rapport-mckinsey-company.pdfhttp://www.lagazettedescommunes.com/140460/barometre-les-nouvelles-strategies-des-intercos-pour-le-numerique/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=04-12-2012-quotidien

  • Le volume d’émissions obligataires souscrits par les collectivités locales multiplié par 3 en 2012 Lagazettedescommunes.com | 29.11.12

    2012 aura été l'année des émissions obligataires pour les collectivités locales. En effet, selon le cabinet FCL Gérer la Cité, depuis le 1er janvier, elles ont émis 2,320 milliards d'euros d'obligation, contre seulement 684 millions en 2011, soit un triplement des volumes émis. L'emprunt obligataire devient un nouvel outil pour répondre à la raréfaction du crédit.

    Parler de démocratisation de l’obligataire serait un peu exagéré puisque seules 16 collectivités (dont l’ACUF) ont émis sur les 11 premiers mois de

    l’année. Cependant, l’optimisme est de rigueur puisque 6 nouveaux membres sont venus rejoindre le clan très fermé des collectivités locales émettrices. : la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, la Dordogne, le Val d’Oise, la Seine-et-Marne, la région Rhône-Alpes et la communauté urbaine de Marseille Provence (et la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines qui est en train de finaliser une émission de 20 millions). « Avec la raréfaction du crédit et la dégradation des conditions de marché, nous avons accompagné une vingtaine de collectivités en 2012 pour voir si le recours aux émissions obligataires était envisageable. Dans bien des cas, il s’avère que c’est effectivement possible », explique Isabelle Kébé, présidente de FCL. Le montant moyen des émissions est de 87 millions d’euros mais la fourchette est très large : de 18 millions à 120 millions en "stand alone" (opération isolée et unique) et de 10 à 350 millions en programme EMTN ("Euro medium term notes", soit un programme d’émission de titres à moyen long terme, qui permet d’émettre plusieurs fois sans avoir à fournir une nouvelle documentation), auxquelles s’ajoutent bien sûr l’émission groupée de l’ACUF (610 millions). Cette tendance va-t-elle continuer en 2013 ? Il est trop tôt pour le dire : « le marché est encore peu mature. Si l’émission obligataire était clairement une réponse en 2012, pour 2013 mieux vaut rester prudent. On ne sait pas s’il y aura toujours une forte appétence pour les émissions des collectivités. Cela dépendra des circonstances du moment », prévient Isabelle Kébé.

    Sommaire Financement des collectivités en Europe : quels enseignements pour la France ? Lagazettedescommunes.com| 03.12.12 Si les incertitudes restent grandes autour de la crise de la dette européenne et de la capacité de l’Europe à connaître à nouveau une dynamique de croissance, la stabilisation récente des marchés financiers n’est pas sans conséquence sur le financement des collectivités locales de par l’Europe.

    Ainsi, une certaine détente des conditions s’est amorcée à la fois en termes de taux d’intérêt et d’accès à la liquidité. Quels enseignements en tirer pour l’hexagone ? C’est l’éclairage que nous vous proposons en téléchargeant cette vidéo

    Sommaire Les collectivités revendiquent un statut d’autorité organisatrice de l’énergie Lagazettedescommunes.com | 22.11.12 Réunis en aréopage sous la houlette de Denis Merville, président de la commission "environnement et développement durable" de l’AMF, à l’occasion d’un débat sur la transition énergétique, les élus ont exprimé jeudi 22 novembre 2012 leur désarroi, sur l’absence de visibilité relative au développement des énergies renouvelables.

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 15 / 31

    http://www.lagazettedescommunes.com/141261/le-volume-demissions-obligataires-souscrits-par-les-collectivites-locales-multiplie-par-3-en-2012/?utm_source=gm-club-finances&utm_medium=Email&utm_campaign=29-11-2012-alerte-email-club-financeshttp://www.lagazettedescommunes.com/wp-content/uploads/Bilan-Obligataire.pnghttp://www.lagazettedescommunes.com/141651/financement-des-collectivites-locales-en-europe-quels-enseignements-pour-la-france/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=04-12-2012-quotidienhttp://www.dailymotion.com/video/xvicrf_l-actualite-des-marches-finance-active-la-gazette-des-communes-nov-2012_newshttp://www.lagazettedescommunes.com/140132/les-collectivites-revendiquent-un-statut-d%E2%80%99autorite-organisatrice-de-l%E2%80%99energie/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=23-11-2012-quotidien

  • « Nous avons besoin d’une ingénierie indépendante », a attaqué d’entrée de jeu Denis Merville en se référant à l’Ademe, en présence de la ministre de l’Ecologie Delphine Batho. « Lors des débats à venir, les collectivités souhaitent être associées au dialogue, et

    prendre part aux discussions. Rien ne se fera sans les collectivités territoriales » Réactivité - De son côté, Michel Bourgain, maire de l’Ile Saint-Denis, a rendu hommage à « la réactivité des maires, qui pensent intégration des énergies renouvelables, au lieu de raisonner filière par filière. Les collectivités appréhendent l’énergie comme une ressource pour leurs territoires, dans un contexte de raréfaction budgétaire », a-t-il rappelé. De fait, la volatilité des annonces – suppression des « ZDE » (Zone de Développement de l'Eolien) pour

    l’éolien, nouveaux tarifs de rachat pour l’électricité d’origine photovoltaïque, fermeture prochaine de la centrale nucléaire de Fessenheim – a eu pour effet d’irriter les édiles. Et face à un débat national sur la transition énergétique qui peine à démarrer, et qui menace de les laisser au bord de la route, ils ont réagi vigoureusement, interpellant la ministre sur plusieurs points. Mesures d’urgence - Delphine Batho a tout d’abord annoncé pour 2013 la création d’un mécanisme d’aide destiné aux petites communes qui souhaitent réaliser des travaux d’amélioration énergétique sur leur patrimoine communal – une enveloppe de 25 millions d’euros. Côté éolien, plusieurs amendements en cours de rédaction seront introduits dans la proposition de loi Brottes , « pour réduire le nombre de contentieux, car l’énergie éolienne est à ce jour l’énergie renouvelable la plus compétitive ». En ce qui concerne le photovoltaïque, de nouveaux appels d’offres vont être lancés, de manière à privilégier les installations sur des friches industrielles, ou sur toitures, avec des critères industriels plus stricts. Ainsi, le solaire dit « à concentration » sera favorisé, pour son meilleur rendement. De même, l’augmentation du tarif de rachat du petit photovoltaïque devrait intervenir sous peu, grâce à un mécanisme de bonification. Financements - Pour l’heure, les nouvelles perspectives de financement du développement des énergies renouvelables restent floues. La ministre a levé un coin du voile en évoquant la remise à plat prochaine de la « CSPE » (Contribution au service public de l'électricité), fameuse contribution des Français qui financent à travers leur facture EDF le développement des ENR. « Il faudra songer à gonfler la CSPE, ou à élargir son assiette », a-t-elle déclaré. Précarité énergétique - En 2013, la lutte contre la précarité énergétique dans les logements sera le cheval de bataille du ministère de l’Ecologie. Sur ce point, le président du Plan bâtiment durable , Philippe Pelletier, a détaillé les premières mesures le 26 novembre dernier. Reste que « l’identification des logements énergivores ne pourra se faire qu’avec les acteurs locaux », a reconnu Delphine Batho. « L’Etat devra partager la compétence ‘énergie’ avec les acteurs locaux », a-t-elle ajouté, répondant à la demande des élus de créer des autorités organisatrices de l’énergie, sur le modèle des transports. Mais la ministre a laissé planer le doute sur cette création, qui se ferait soit dans le cadre de la future loi sur la décentralisation, soit dans celui de la loi sur la transition énergétique. Silence radio - Pour l’heure, élus, associations et professionnels s’inquiètent de l’absence d’annonces sur la création du fonds de rénovation énergétique, qui avait pourtant été décrétée par le Premier ministre, lors de la Conférence environnementale. Dans le projet de loi de finances, rien n’est mentionné sur ce point. Seule est citée l’affectation d’une partie des produits de la vente aux enchères des quotas d’émission de CO2 au financement de l’Anah. Affaire à suivre…

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    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 16 / 31

    http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/tarification_progressive_energie.asphttp://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/tarification_progressive_energie.asphttp://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250264511311

  • • Cloud régional et national Le nuage départemental de la Manche éclaircit le paysage numérique Localtis.info | 03.12.12

    Le syndicat mixte Manche Numérique lancera, début 2013, le premier "nuage" départemental à destination des collectivités locales et des autres entités publiques du département. Si tout se passe comme prévu, ce service inédit de "cloud computing" dans le secteur public local fera basculer la Manche dans une nouvelle dimension numérique : celle de "l'hyper" mutualisation. Une mutualisation massive par le nombre d'entités connectées, exceptionnelle dans les performances obtenues grâce à la fibre et révolutionnaire au regard de la diversité des services accessibles à tous les

    membres.

    L'annonce est officielle, le datacenter installé dans la salle blanche de Manche Numérique entrera en service au premier trimestre de l'année prochaine. Il hébergera dans un premier temps les services distants du conseil général, les centres médicosociaux, les agences routières départementales, les sites culturels et touristiques. Les collèges et les lycées de la région suivront, ainsi que les archives départementales. En 2014, les 500 communes et groupements adhérents du syndicat mixte devraient également bénéficier d'une offre étendue. Certes, les plateformes de service mutualisées dédiées au secteur public local ne sont pas nouvelles. Plusieurs sont déjà en service en Bourgogne, en Bretagne, dans l'Aube, dans les Landes, dans les Alpes-Maritimes et en région parisienne. Mais le projet de la Manche se différencie par sa "puissance de feu" nettement supérieure. L'informatique dans les nuages - ou "cloud computing" - s'appuie sur le réseau Internet pour offrir des services allant de la simple application au transfert conjoint des serveurs, des systèmes et du parc logiciel d'une organisation publique ou privée vers un opérateur extérieur. Dans la Manche, le potentiel de virtualisation des postes de travail sera très élevé. A partir d'un terminal "léger" sans disque dur, connecté à Internet, l'agent pourra "potentiellement" faire tourner ses applications métiers, exploiter les ressources 3D du système d'information géographique, accéder à une batterie d'outils bureautiques et à ses données, communiquer par courriel et téléphone à partir du serveur distant, comme si l'ensemble était installé en local. « On offrira même des services inaccessibles autrement, comme la visioconférence », complète Roland Courteille, directeur général de Manche Numérique et cheville ouvrière du projet 1 500 km de fibre relient les utilisateurs au datacenter Cet accès simultané et à distance à un grand nombre d'applications serait impensable sans le très haut débit. La Manche bénéficie aujourd'hui des effets d'une politique volontariste en matière de haut débit puisqu'elle a pu obtenir une location longue durée de 1 500 Km de fibre auprès de son délégataire, en attendant la rétrocession du réseau au département prévue dans neuf ans. La nouveauté est de taille et représente même une petite révolution. Cette location va faciliter l'interconnexion très haut débit des clients. Elle ouvre les "vannes" de l'offre de services et des solutions applicatives dans des conditions de performance équivalentes voire supérieures à celles d'un système d'information interne classique. Dès le démarrage, la boucle optique disposera d'une bande passante de 10 gbps (giga bits par seconde) et suivra la courbe des besoins au gré de leur progression. Mais tout cela implique évidemment de commencer par connecter les partenaires. « Nous avons déjà effectué les travaux de raccordement des lycées, des collèges et de tous les sites du conseil général », précise encore Roland Courteille, « et bientôt, ce sera au tour des communes. Dès lors, elles auront accès à toutes les formules d'hébergement sur le datacenter y compris pour transférer la totalité de leurs applications et services, si elles le désirent ». L'impact et les conséquences devraient être rapidement visibles. Dans les collèges, on parle déjà de ralentir la rotation des matériels informatiques, qui passerait de 3 à 5

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    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250264545104&cid=1250264524550http://www.manchenumerique.fr/content/download/16942/233255/file/N%C2%B0%206_Le%20r%C3%A9seau%20Manche%20Num%C3%A9rique_R.%20COURTEILLE.pdfhttp://www.manchenumerique.fr/content/download/16942/233255/file/N%C2%B0%206_Le%20r%C3%A9seau%20Manche%20Num%C3%A9rique_R.%20COURTEILLE.pdf

  • années, « puisque toute la puissance de calcul est déportée sur le serveur ». La gestion des applications administratives et éducatives sera plus efficace avec leur regroupement sur un point unique de concentration. Et le confort d'accès à l'environnement numérique de travail (ENT), c'est-à-dire l'intranet pédagogique et administratif de chaque établissement, « sera sans commune mesure avec ce qu'il est aujourd'hui ». Même constat de simplification pour la maintenance avec ce passage d'une dispersion des moyens à une centralisation au niveau de Manche Numérique. Modèle de services en préparation avec les communes La démarche avec les communes est plus complexe. Comme le souligne Roland Courteille, « au départ, la mutualisation s'organisera, soit sur un périmètre limité aux applications génériques comme la visioconférence, l'hébergement des données ou la sauvegarde, soit sur un périmètre plus ouvert intégrant également les applications métier ». La décision n'est pas encore arrêtée. Pour s'y préparer, le syndicat prévoit de lancer prochainement une enquête auprès des communes et des communautés de communes engagées dans un projet de fusion (ce sont les plus directement concernées) pour mieux cerner leurs besoins. Et il pilotera quelques expérimentations en 2013. Côté accompagnement, la constitution d'une "task force" en ingénierie est envisagée pour épauler les collectivités et notamment les plus petites. « Nous prévoyons de travailler plutôt à périmètre variable dans les grandes collectivités et en revanche plutôt sur des logiques clés en main pour les plus petites », signale Roland Courteille. Un risque financier limité La difficulté à ce stade du déploiement réside dans l'incertitude sur l'accueil qui sera réservé à la nouvelle structure. Les promoteurs du projet sont confiants sur le potentiel de l'outil. D'abord, ils considèrent avoir des obligations à l'égard des intercommunalités en phase de regroupement : « Si nous ne mettons pas de services complets à leur disposition, elles seront contraintes de mutualiser à leur propre niveau et de se doter chacune d'une direction informatique coûteuse en énergie et en fonctionnement. En leur offrant un service complet dès leur création, nous apportons un environnement sécurisé et un niveau de prestation bien plus élevé que ce qu'elles attendaient ». Ensuite, le facteur « réduction de dépenses » semble lui aussi prometteur : « Nous serons notamment très compétitifs sur les services globalisés de téléphonie sur IP. Le différentiel sur les prix devrait nettement pencher en notre faveur, car le teléphone demeure un poste onéreux pour les communes », constate encore Roland Courteille. Les petites communes profiteront elles aussi de services étendus et diversifiés auxquels elles n'avaient jusqu'ici pas accès. Les secrétaires de mairies disposeront par exemple d'un bureau virtuel doté de fonctions de sauvegarde automatique. « Un service rassurant par excellence », résume Roland Courteille . La création du datacenter et de son "double" au Conseil général représente un investissement de « un million d'euros pour la pose des équipements actifs et de 300 000 euros pour la création d'une salle blanche », auxquels il convient d'ajouter 9 millions d'euros de location de la fibre jusqu'en 2021, ainsi que les 4 millions investis dans l'interconnexion des collèges et des lycées co-financée il est vrai par l'Europe et par la région. « Les risques financiers restent limités, le coût annuel d'interconnexion représente certes un million d'euros par an, mais il est déjà partiellement couvert par les besoins du conseil général », confirme Roland Courteille. Vers une direction informatique commune ? Bien qu'inachevé dans sa conception, notamment avec les collectivités locales, le projet est donc déjà perçu comme un générateur d'économies globales en matière de maintenance, de mise à jour régulière des applications, de sécurité des systèmes de sauvegarde, de gestion des identités et de production des téléservices communs (télépaiement, coffre fort…). Ce potentiel constitue un argumentaire séduisant pour les partenaires publics du projet. Mais le déterminant restera bien sûr le prix associé aux nombreux services rendus. D'ores et déjà, les promoteurs du projet à Manche Numérique ont engagé une réflexion de fond avec leurs partenaires sur les nouvelles modalités d'organisation de l'administration, sur la relation citoyen et même sur l'amélioration de la performance. Ils envisagent même la création d'une direction informatique commune mais sans en décréter l'urgence… « Ce projet représente un formidable levier de transformation de l'administration. Mais il ne sera pas simple à déployer, car il va transformer l'organisation, les modes de travail. Tous devront en accepter le principe. Mais en cas de réussite, nous aurons gagné 10 ans sur notre feuille de route initiale », conclut Roland Courteille.

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  • Le Conseil régional de Bretagne choisit AWS : le cloud souverain vacille LeMagIT.fr | 03.12.12

    Le Conseil régional de Bretagne a choisi de délocaliser une partie de ses applications non critiques dans le cloud d’Amazon, dans le cadre notamment d’un PRA. A l’heure où CloudWatt et Numergy mitonnent sous l’égide de l’Etat leur cloud souverain, cette décision d’une institution publique favorable à un prestataire cloud américain interroge.

    Comme un coup de canif dans les belles promesses des cloud souverains franco-français. Mercredi 26 novembre, le Conseil régional de Bretagne a officiellement annoncé son intention d’utiliser l’infrastructure de Cloud de l’Américain Amazon Web Services pour externaliser une partie de ses processus informatiques. Déportant ainsi certains traitements de ses données, non critiques, vers les datacenters européens d’AWS, basés notamment à Dublin, en Irlande. Comme un nuage américain dans le ciel breton. Ce projet d’externalisation vers le cloud a été mené au terme de plus d’un an de tests et d’expérimentation, raconte Neoxia dans un communiqué, la société retenue par le Conseil régional (suite à un appel d’offre) et qui a la charge d’accompagner la migration et de former les équipes de l’institution aux processus du cloud. Cette migration s’inscrit ainsi dans un « schéma directeur informatique » qui vise à adapter l’infrastructure informatique du conseil au mode « à la demande ». Et évidemment, à mener une stratégie de maîtrise des coûts informatiques. La prestation cloud est plurielle : la région Bretagne compte ainsi s’appuyer sur l’infrastructure cloud d’AWS pour d’abord mettre en place un plan de reprise d’activité (PRA). Ce dispositif, qui ne porte pour l’heure que sur les applications non critiques de l’institution, vient ainsi compléter un PRA existant, quant à lui, localisé sur un site distant. Cette étape est semble-t-il encore à l’étape de tests, mais « conduira peut-être la Région à généraliser l’usage d’AWS pour ces applications externes non critiques », souligne Neoxia dans ce même communiqué. Le cloud d’AWS servira également de support à des applications Web que le conseil héberge temporairement. Afin de « réduire les délais de mise à disposition des infrastructures pour des applications Web temporaires, événementielles ou inter-régionales », souligne encore Neoxia. Enfin et c’est un point important, le Conseil régional souhaite que son expérience cloud serve de galop d’essai aux autres conseils régionaux, afin que ceux-ci se « familiarisent » avec la notion de cloud. Le Conseil a ainsi hébergé sur AWS le logiciel baptisé « Gertrude », un projet d’outil de gestion de l’inventaire du patrimoine développé en collaboration avec la quasi-totalité des régions métropolitaines et d’outremer. Ce projet, qui doit ainsi se généraliser, sera exposé sur le cloud AWS afin que les 24 autres conseils régionaux commencent à se l’approprier. « Gertrude », une application Java qui s’appuie notamment sur la base de données NoSQL MongoDB, est déployée sur une instance AWS de 64 Go, à disposition des autres institutions publiques. Un pied de nez à « Andromède » « Neoxia a su répondre aux critères très stricts de notre cahier des charges prévoyant notamment un hébergement de la plateforme sur le territoire européen avec l’impératif de contrôler à tout moment notre consommation budgétaire », commente le conseil dans un communiqué. Européen mais pas Français, et ce alors que l’Etat a injecté quelque 150 millions d’euros dans les sociétés CloudWatt et Numergy – le deux ex projets Andromède – dont la vocation est de proposer un Iaas aux institutions publiques (le secteur privé est également couvert) en France. L’arrivée tardive de ces deux acteurs, et du flou qui entoure encore aujourd’hui leurs offres respectives, a certainement refroidi le conseil régional de Bretagne. Déjà irrité par la décision de l’Etat de financer des projets de sociétés poids lourds du secteur (Orange/Thalès – SFR/Bull), les acteurs du cloud français réagissent à cette décision chez nos confrères de l’AFP. A l’image de Denis Soucheyre, président de Neo Telecoms, un opérateur de cloud hexagonal : « C’est vraiment une première : un conseil régional annonce son choix pour le cloud computing d’Amazon et délocalise ses données en-dehors de la France, lance-t-il.

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 19 / 31

    http://www.lemagit.fr/economie/business/2012/12/03/aws-choisi-par-le-conseil-regional-de-bretagne-le-cloud-souverain-vacille/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121204&xtor=ES-6

  • D’un côté, l’Etat veut créer des infrastructures nationales, un cloud à la française, et de l’autre, des collectivités optent pour les acteurs américains. Cherchez l’erreur ! ». La polémique autour du "Patriot Act" n’aura ainsi pas convaincu la région Bretagne. Cette loi américaine donne le droit aux autorités US d’accéder à des données d’entreprises européennes contenues dans des infrastructures de cloud américaines. Et ce, même si ces données sont stockées sur des serveurs européens, et concernent des clients européens. Suite à cette « découverte » qui avait été dévoilée au grand jour par un responsable de Microsoft, les Pays-bas avaient considéré le fait d’exclure les acteurs du cloud US de leurs appels d’offres. Mise à jour le 4 décembre 11h30 : La région Bretagne tient à préciser dans un communiqué « qu’aucune donnée de la Région ne se trouve à ce jour hébergée dans le serveur d’Amazon. L’utilisation de ses services n’est envisagée qu’en cas de sinistre majeur sur le système d’information de la Région ». Elle ajoute également qu’elle « veille activement, avec l’ensemble de ses partenaires, opérateurs télécoms et sociétés de services informatiques, à l’émergence de solutions françaises qui offrent ce même niveau de maturité, seul capable de répondre durablement aux problématiques des directions informatiques de structures publiques ». CloudWatt dévoilera une bêta de ses services cloud openstack dans 10 jours LeMagIT.fr | 30.11.12 Cloudwatt devrait livrer un avant-goût de ses services de cloud d’infrastructure (Iaas) dans dix jours, a confirmé Daniel Pays, le CTO de la société à l’occasion de la conférence OpenStack In Action, qui s’est tenue hier jeudi 29 novembre à Paris.

    CloudWatt, la co-entreprise créée par Orange et Thalès avec l’apport financier de l’Etat (via un investissement de la Caisse des Dépôts) a prévu de livrer une version bêta de ses services Iaas aux environs du 10 décembre – services qui reposent sur OpenStack. La société eNovance, spécialiste de l’Open Cloud en France – et membre Gold de l’OpenStack Foundation -, intervient en tant que centre d’expertise sur le projet technologique de CloudWatt. Ses travaux portent notamment sur le moteur central du système Cloud bâti sur OpenStack ainsi que sur des briques de stockage et d’automatisation, nous a expliqué Raphaël Ferreira, le Pdg d’eNovance. Selon Daniel Pays, CloudWatt devrait faire évoluer régulièrement sa plate-forme :« une "release" verra ensuite le jour tous les deux mois », a indiqué le CTO de la société, en expliquant que l’objectif était d’apporter régulièrement de nouvelles fonctions. Daniel Pays a également profité de l’événement pour ré-affirmer le positionnement européen de CloudWatt, expliquant que la société a pris des contacts avec des pays et des gouvernements sur le Vieux continent, ainsi qu’avec des grands noms parmi les fournisseurs de services, les brokers Cloud et les intégrateurs. Sans toutefois citer de nom.

    Sommaire • Ile-de-France Plateforme numérique de redistribution des excédents alimentaires, de recyclage des déchets et de réemploi de surplus et matériaux Solidarites-actives.com | 11.2012

    Eqosphere est une plateforme numérique qui permet d’optimiser la valorisation des excédents alimentaires et non alimentaires en vue de les redistribuer aux associations caritatives et humanitaires ; la plateforme optimise également la gestion des filières du réemploi et du recyclage.

    Elle offre notamment la possibilité de se déclarer récepteur et/ou émetteur de produits et peut être configurée très facilement simplement

    selon ses propres besoins (ponctuels ou récurrents) et contraintes. Des outils de collaboration facilitent la coordination entre les structures utilisatrices qui accompagnent des publics en situation d’insertion et défavorisés.

    Lettre Ecoter 30.11.2012 – 06.12.2012 20 / 31

    http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2011/09/19/cloud-patriot-act-les-pays-bas-eacute-eacute-chissent-agrave-exclure-les-eacute-ricains-des-contrats-gouvernementaux/http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2011/09/19/cloud-patriot-act-les-pays-bas-eacute-eacute-chissent-agrave-exclure-les-eacute-ricains-des-contrats-gouvernementaux/http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2012/11/30/cloudwatt-une-beta-des-services-dans-10-jours/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121203&xtor=ES-6http://www.solidarites-actives.com/#Associatio