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La mondialisation à visage humain

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La mondialisation à visage humain. « prendre en compte la dimension sociale de la globalisation ». la nécessaire émergence «  d’un soft-ware de la globalisation  ». La globalisation est un mythe. Mondialisation & Globalisation. Elles font peur Essayons d’en voir la réalité. Trois - PowerPoint PPT Presentation

Text of La mondialisation à visage humain

  • La mondialisation visage humainprendre en comptela dimension sociale de la globalisationla ncessaire mergence dun soft-ware de la globalisationLa globalisation est un mythe

  • Mondialisation& Globalisation Elles font peur Essayons den voir la ralit

  • Mondialisation GlobalisationDes firmesglobales Une globalisation financireDlocalisation des emploisDes conomies de plus en plus ouvertes et imbriques Troisconomies monde en concurrenceUn Sud clat

  • 1 - La mondialisation Des conomies de plus en plus ouvertes et imbriquesTroisconomies monde en concurrenceUn Sud clat

  • Des conomiesde plus en plusouvertes et imbriquesPoids croissant des changes internationauxLimbrication des conomies industrielles Augmentation des flux dinvestissements directs

  • Le poids croissant des changes internationauxLes politiques de librechange et dintgrationLes investissements directs ltranger et les transnationalesLe cot des transports et des communications

  • Une interdpendance croissante

  • PIB/Commerce mondial Evolutions en volume, 1980 = 100Echanges de produits manufactursCommerce mondialP.I.B mondial

  • 1970- 1990: La chute des cots des transports (1970 = 100)1970199010070154Transport arienCommunications tlphoniquesRedevances dutilisation desatellites

  • Limbrication conomique : le poids des IDE en % du PIB

    . .

    1980199020002002Pays dveloppsInvestissements de ltranger4,98,216,518,7Investissements ltranger6,29,621,424,4Pays en voie de dveloppementInvestissements de ltranger12,614,831,136,0Investissements ltranger3,83,912,313,5

  • Croissance et rpartition du stock dinvestissements directs de ltranger

    1980199020002002Mondemilliards de $699195461457123Total monde = 100Dont:100100100100Pays dvelopps56,071,664,964,5Pays en voie de dveloppement44,028,233,032,9

  • Trois conomies monde en concurrenceLa fin de la concurrence des rgimes Un monde tripolaireen mutationUne conomie dominante

  • La triade du commerce mondial Echanges de marchandises, en milliards de $, 2002Amrique du NordEurope de LOuestAsie du Sud Est4404685963821787792

  • Do viennent nos importations de produits manufacturs? En % du march intrieur, 2002Source: CEPII et A. HENRIOTUE (15) USA JAPONASIE CHINEEUROPE(Hors CENTRALEChine)

  • La grande course du PIB(en milliards de dollars Geary-Khamis 1990)

    1820190019391950196019802001France38,5115,6198,9218,4318,8807,11042,5UK34,8176,5286,8344,9448,9719,5961,0Allemagne16,499,2241,1213,9469,1798,61275,7Ex URSS37,99154,0430,3465,6843,41709,01365,7USA12,2312,9864,01457,72022,24164,05903,0Japon21,850,0196,0156,5364,81531,62441,8Inde94,1147,4201,8214,3318,9637,21188,1Chine199;2260,6399,7335,5585,61434,23615,6

  • Chine exportation de produits manufacturs Milliards de $1002003004001990199219941996199820002002

  • Les facteurs de la domination amricaineLe $ monnaie internationaleLes transnationales amricainesLa puissance militaire amricaine Limportance des dpenses de recherche

  • Le dollar monnaie internationale

    DollarEuroPart dans les paiements commerciaux (2004)En %6015Part dans les rserves de change(2003)En %63,717,3

  • Un sud clatLAsie dcolleet rattrape son retardLa rente ptrolire augmenteLAfrique senfonce et se marginaliseLAmrique latine se reprend mais dans linstabilit Le poids de la dette un handicap trop important

  • PIB par tte 2001En dollars Parit du Pouvoir dAchat (PPA)

    tats Unis34280OCDE26000Europe de lEst CEI7170Amrique latine7250Pays Arabes4500Asie de lEst4200 Asie du sud 2000Afrique Sud Saharienne1600Pays les plus pauvres500

  • 2 la globalisation Une globalisation financireDes firmesglobales Dlocalisation des emplois

  • Apparition de firmes globalesPoids croissant des transnationalesDes entreprises en rseauStratgie dalliance de coopration et de localisationsa lchelle du monde

  • Le poids des transnationales

    Milliards de dollars198219902002Stock dIDE80219547123C.A2737567517685Exportations72211952613Actifs2091589926543Effectifs Millions de salaris19,422,453,1

  • Globalisation et IDE 1990=100700100200IDECommerce mondialPIB mondial19902000

  • Lensemble du CA des transnationales avait en 2002 CA quivalant 55% du PIB mondial (contre 25% en 1982)

    Les dans les exportations mondiales les transnationales reprsentent 33% des exportations mondiales

    Lensemble des ventes de leurs filiales installes ltranger reprsente un montant quivalant 122% des exportations mondiales

    Les 350 premires internationales ont un CA quivalent 28% du PNB mondial

    Les 100 premires contrlent 20% des investissement directs ltranger

    . Quelques complments sur le poids des transnationales

  • Fusions-acquisitions dans le monde Milliards de $Source: Securities Data Company1000 200030004000

  • Le Big Bang financier Entreprises financires gantesDrglementation et multiplication des produits financiersLa rvolution dInternetTaux de change flottant et explosion de la cration de $Le big-bang financier

  • Quelques donnes sur la globalisation financire Montant des oprations journalires de change surs les march de change : 2000 milliards de dollars : exportations franaises :427milliards deuros importations franaise: 423milliards deuros investissement financiers: 6500 milliards deuros dans chaque sens, plus de 3,9 fois le PIB franais. En I965, les rserves des banques centrales taient 3 fois suprieures aux avoirs en liquidits internationales des "particuliers". Elles leur deviennent 10 fois infrieures.

  • Part des actionnaires trangers dans les entreprises du CAC 40Source: Georgeson Shareholder

  • Fonds de pension en 1999, en milliards de $7 800_______________________________________________________________Population en millions : 260 125 440 ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Source: InterSec Research

  • Les facteurs des stratgies de localisation Le cot salarialLe marchLes externalitsProfits et gains boursiers

  • Cots horaires dans lindustrie En euros 28,5

  • volution de lemploi industriel 1996-2005Union Europenne:- 5 %tats-Unis: - 17 %Japon : - 18 %Source: IXIS

  • Emplois industriels en France: comment situer le phnomne des dlocalisations ?

    89-93- 480 000/an00-03- 130 000/an

    Emplois industriels13 500/ an

    DlocalisationsIDE+ 20/ 30 000

  • Ne baissons pas les bras !Les effets pervers de la mondialisation et de la globalisation peuvent tre combattus En assurant la prminence des stratgies industrielles sur les stratgies financiresEn Dveloppant la solidarit mondiale

  • Assurer la prminence des stratgies industrielles sur les stratgies financiresRenforcer le pouvoir compensateurs des syndicats et des consommateurs Promouvoir des zones intgres de proximit (Clusters)Accrotre la cohsion sociale tablir une rgulation financire europenne etmondiale

    Assurer la prpondrance du pouvoir politique sur le pouvoir montaire europenAvancer dans lconomie sociale de march

  • Dvelopper la solidarit mondiale Promouvoir le commerce quitableLutter contre la corruption et largent saleDfendre les droits de lhommeAnnuler la dette des pays du Sud

    Mondialisation et globalisation en anglais globalisation est gnralement lquivalent de mondialisation, en franais les deux termes ont des signification diffrentes qui se compltent. La mondialisation se rfre louverture et limbrication de plus en plus grande des conomies, la globalisation lapparition dans la mondialisation actuelle de firmes susceptible de mener des stratgies globales Mondialisation et Globalisation font souvent peur. L interdpendance croissante de toutes les parties du monde et de toutes les activits, est vcue comme un danger et une menace pour lautonomie des Etats nationaux. Les crises boursires de 1997 et 1998 nont fait que renforcer ce sentiment. La globalisation des stratgie est principalement associ aux dlocalisations et aux pertes demplois. Je ne veux faire ni un plaidoyer, ni un rquisitoire de plus contre la mondialisation. Jessaierais den dmonter les mcanismes et les divers aspects conomiques. Mieux comprendre un phnomne cest raison garde, viter les fantasmes et se prparer agir plus efficacement. L analyse de ces deux phnomnes sera concentre sur leurs aspects conomiques. Cest eux qui effraient le plus, notamment leurs consquences sur lemploi et sur linstabilit financire . Toutefois, la mondialisation cest aussi Internet et la tlvision numrique qui transforment le monde en village ou encore le brassage des populations et lalignement culturel

    Nous analyserons dans un premier temps les divers aspects Mondialisation et dans un second temps ceux de la globalisation, mais il ne faut jamais perdre de vue que ces deux phnomnes sont troitement associs et que leurs effets se cumulentSimple annonce de la premire partieSimple prsentation du plan de la premire sous partieLe poids croissant des changes internationaux sont lis trois principaux facteurs

    Mais louverture et le dveloppement des changes a t un choix dlibr et mis en uvre par des politiques douvertureCes politiques avaient pour but de faire reculer les spectres du protectionnisme et de la guerreDurant les annes 1930, les conomies occidentales ont connu leur pire rcession. Pour lutter contre elle, chaque pays transforma en chasse garde son march national et, quand il en avait, ses colonies. Le protectionnisme fit effondrer de plus de moiti les changes de produits manufacturs. Ceux de la France ne reprsentaient plus en 1938 que 28 % de leur valeur de 1930. La rcession saggrava et le monde occidental nen sortit que par le rarmement et la guerre. Les pertes humaines et les destructions du second conflit mondial furent pour lEurope et pour le Monde une vritable catastrophe. En 1945, il fallait aussi tout prix en finir avec lantagonisme franco-allemand lorigine des deux guerres mondiales. La construction europenne avant dtre un impratif conomique fut un impratif politique. Elle commena dailleurs par la mise en commun du charbon et de lacier base de la production darmement. Deux types de politiques se sont dvelopps

    Au dpart cest au GATT, cr en 1945 et dont lOrganisation Mondiale du Commerce a pris la succession depuis 1995, que revint la lutte contre le protectionnisme. En outre le GATT a permis dtablir des codes de bonne conduite sur les licences dimportations, le dumping, limposition de normes techniques, loctroi des subventions.

    La voie de lintgration europenne a t diffrente. Les pays qui y ont particip nont pas simplement cr entre eux une zone de libre change. Ils ont harmonis des politiques pour constituer terme une zone de politique commune, voire une nouvelle entit politique. La politique agricole commune en fut le premier exemple, lintroduction de leuro et linstauration dune Banque Centrale Europenne vont encore plus loin. En admettant lexistence de regroupements rgionaux tels que lUnion Europenne, le GATT a admis quil fallait tout autant organiser les relations entre les grandes rgions mondiales qutablir un libre change gnral, irralisable. Paralllement ces politiques douverture et souvent grce elles les mouvements de capitaux et leffondrement du prix des transports des communication ont facilit la croissance des changes de biens et de service

    Les exportations mondiales reprsentent aujourdhui plus de 20 % de la production mondiale contre peine 8 % en.1950. La France exporte prs de 30 % de sa production de biens et de services contre moins 13 % en 1960. En Belgique, les importations de biens et de services slvent quelque 65 % de la production contre un peu moins de 40 % en 1960. A loppos louverture des Etats-Unis est bien moindre. Leurs importations reprsentent seulement 11,5 % de leur production. LEurope unie en faisant apparatre une entit conomique aussi importante que celle des Etats-Unis a une ouverture extrieure moindre au reste du monde que celle de chacune de ses membres.

    Ce sont les changes de produits manufacturs qui ont le plus profit de la croissance du commerce mondial

    Si autrefois le commerce entre les exportateurs de biens industriels et exportateurs de produits de base tait le plus important. Aujourdhui, un pays industriel importe de plus en plus de biens assez semblables ceux quil exporte, hors du ptrole une part croissante du commerce mondial est due aux changes entre pays industriels ou en voie dindustrialisation, si spcialisation il y a, elle est intra-branche. En 2004 la France a export en 2004 lquivalent de 112% d des automobiles montes en France contre en 52% en 1980, mais les marques trangres ont reprsent quelque 40,4 % des immatriculations de voitures neuves contre 27,3 % en 1980.

    La diminution rapide du cot des transports et des tlcommunications facilite les changes internationaux. Il ne cote gure plus cher de transporter une voiture dExtrme Orient Rotterdam que de la faire parvenir dune usine franaise une rgion europenne recule. Plus les produits sont complexes et onreux, plus le cot des transports est aussi relativis. Grce aux nouveau moyens de communication on peut sans arrt transfrer des capitaux dune place une autre et largent ne cesse plus jour et nuit, nous en reparlerons propos de la globalisation financire. . Notons que le cot relatif du fret maritime a baiss car les produits transports sont de plus en plus des produits industriels chers, les produits de base reprsentant une part dcroissante des changes de biens

    Sur le court terme on peut cependant assister dimportantes fluctuations ainsi : l'indice Baltic Dry qui a eu un record historique en dcembre 2004 par suite du retard de la construction maritime sur le dveloppement des changes est retomb en 2005 son plus bas niveau depuis avril 2003 (1951 points contre plus de 6000 il y a six mois) . Les cours du fret pour les cargaisons sches ont t les plus touchs, dgringolant de quelque 70% depuis leurs records de dcembre 2004. Cette chute est en partie le rsultat du ralentissement de la demande dans les pays de l'OCDE et en Chine. Elle est surtout due une surabondance de bateaux qui sont entrs sur le march avec le boom des changes commerciaux en 2004. Selon des experts, la flotte mondiale a dj gonfl de 3 3,5% depuis six mois, aprs une croissance de 7% l'an dernier.

    Le dveloppement des investissements directs ltranger (IDE) est all de pair avec le dveloppement des changes et la acclr Limbrication conomique incite les entreprises produire l o elles vendent, investir ltranger. De 1980 1990 les stocks dIDE ont t multiplis par 2,8, de 1990 2002 par 3,1. Au total de 1990 2002 par plus de 10. Rien ne vaut pour pntrer un march que dy raliser une partie de ses fabrications. On peut contourner les obstacles limportation, mieux connatre les normes en vigueur et les habitudes des consommateurs ou encore diminuer les frais de transport.

    Lexplosion des IDE a t aussi forte dans les pays dvelopp que dans les pays en voie de dveloppement, par suite des dsinvestissements Hong Kong on a mme assist une rgression de la part des IDE dans les pays en voie de dveloppement

    De 1980 2002 la part de Hong Kong dans les investissement en provenance de ltranger est pass de 25,1 6,1, tandis que la part de la Chine pass de 0,9 6,3 et ne compensait pas cette chute

    La part de lUnion Europenne dans le stoks dIDE en provenance de ltranger est en 2002 de 36,8 % contre 31,1% en 1980, celle des tats Unis est pass de 11,9 19% La mondialisation de l'conomie et la mise en place d'une circulation internationale de flux massifs de marchandises, de capitaux et d'informations n'empchent pas la constitution de sous ensembles : les conomies mondes.

    Avec la fin de concurrence des rgimesLconomie mondiale est aujourdhui organise par la concurrence entre trois conomies monde ayant chacune un centre et une priphrie et dont les croissances sont souvent dsynchronises Dans le monde actuel trois conomies mondes coexistent. Les transnationales ne sy trompent pas. Elles ne visent pas une internationalisation pure et simple mais leur intgration dans chaque conomie monde.

    Une dentre elles est organise autour des tats-Unis Elle demeure lconomie monde dominante ne parvient plus la rguler. Ses effets d'entranements ne sont plus les seuls rgler de manire prpondrante l'volution d'un monde devenu de plus en plus multipolaire. Lexpansion dans une partie du monde nempche pas une autre rgion de connatre une crise importante.

    Une autre est encore organise autour du Japon, au dbut des annes 1990 elle est pass par une aprs avoir bnfici durant plusieurs dcennies dune croissance exceptionnelle. Aujourdhui son emprise sur sa priphrie est conteste par la formidable croissance de la Chine qui en dpit de sa croissance et de son rle dans la croissance mondiale na pas encore un rle aussi dterminant que le Japon dans lorganisation des changes asiatique;

    La troisime dont le centre est lUnion Europenne a la plus grande partie de sa priphrie (lEurope de lEst, lAfrique et le Moyen Orient) dstabilise par des crises sociales et politiques. En outre, faute dun pouvoir politique vritable au cur de son fonctionnement si elle vite dsormais les affrontements montaires internes elle ne parvient pas matriser ses rapports montaires avec le dollar

    Ces trois conomies monde dominent trs largement les changes commerciaux mondiaux mais le centre de gravit de lconomie mondiale sen est dplac de lAtlantique Nord au Pacifique Nord. Si le poids de lEurope demeure prpondrant dans le commerce mondial cest trs largement par suite des change intra europens

    Cette prpondrance des changes intra europens se retrouve trs nettement dans les importations de produits manufacturs de la FranceSi lconomie mondiale est encore largement organise autour des changes entre les pays de la triade, la grande course du PIB se poursuit. En dollar parit de pouvoir dachat la Chine et lInde ont toutes les deux un PIB qui rattrapera bientt celui des tats Unis et les pays de lancienne URSS aprs leffondrement conomique qui a suivi celui des rgimes communistes ont nouveau un PIB qui dpasse celui de lAllemagne.

    En conomie rien nest jamais dfinitivement acquis Ds aujourdhui les exportations de produits manufacturs chinois posent de redoutables problmes aux production industrielles europennes amricaines (notamment aux industries textiles) dont le march est maintenant dabord en Chine et plus gnralement en AsieLeur monnaie, le dollar, sert toujours de monnaie internationale ;

    ils sont les seuls possder une capacit dintervention militaire dans nimporte quel endroit du monde (leurs dpenses militaires reprsentent plus de 40% des dpenses militaires mondiales et avec la guerre dIRAk leur croissance sacclrent, en 2006 elles risquent de dpasss les 480 milliards de dollars;

    leurs centres de recherches ont une place prpondrante dans les avances scientifiques et technologiques, les dpenses de R&D des tats Unis reprsente plus du tiers des dpenses mondiales de R&D et sont actuellement dopes par lexplosion des dpenses militaires

    Leurs transnationales tissent autour du monde un rseau qui compense trs largement le dclin des exportations amricaines.En 2002, 6 984 entreprises amricaines sont des transnationales et les tats Unis accueillaient 11 821 filiales de transnationales trangres. Les vente des transnationales amricaines ltranger sont suprieures aux exportations amricaines

    Ce n'est pas pour rien si les tats-Unis sont devenus un des principaux centres d'attraction des investisseurs mondiaux.

    Jusqu' leuro, les monnaies sont demeures nationales. Pour comparer leur valeur et disposer de moyens de paiement internationaux on a eu recours des palliatifs. Ce fut lor puis la Livre Sterling puis le dollar

    Quand une monnaie sert de monnaie internationale, pour lutiliser dans le Reste du Monde, il faut quil en sorte plus de son pays dorigine quil ny en rentre. Autrement dit, ce pays doit tre en dficit. Le dficit amricain a facilit le dveloppement des changes mondiaux, mais au fur et mesure que le dficit perdura, les dtenteurs de dollars prirent peur et rclamrent de lor. Dans les annes 1960, il y eut plus dollars dans le reste du monde que dor aux Etats-Unis. Aprs avoir tent de dvaluer le dollar Richard Nixon le rendit inconvertible en Aot 1971. Contre un dollar, le Bureau Fdral de rserve ne donne plus quun autre dollar. En labsence dautres monnaies pouvant jouer le rle du dollar, le reste du monde a accept ce cours forc. Restait en dterminer son prix, son taux de change, et celui des autres monnaies. On instaura alors le taux de change flottant. Dornavant, le dollar et en consquence les autres monnaies ne sont plus dfinies par un poids dor. Ce sont les offres et les demandes sur le march des changes qui la dtermine.

    Comme toujours, conformment la loi de Gresham la mauvaise monnaie chasse la bonne, et le dollar devient le moyen de paiement internationale prdominant. Il est dautant plus prdominant que lensemble du systme bancaire mondial sest mis accorder des crdits en dollars, crer des dollars. Les dtenteurs de dollars en attente dutilisation les placent sur le march de leuro dollar de Londres ou ceux qui ont besoins de liquidits en dollars peuvent en trouver. Le march de leuro dollar joue le rle dun march montaire international. Les Banques peuvent ainsi accorder des prts en dollars sans crainte, en cas de besoins elle retrouve des dollars

    Le monde actuel est principalement organis autour des relations entre pays riches et une partie des pays du Sud sont des laisss pour compteIl en a toujours t ainsi, ce sont les pays conomiquement les plus en avancs qui entranent les conomies conomiquement les moins avances, mais aujourdhui une partie des pays les moins avancs sont incapables de profiter de ces effets entranements et subissent des phnomnes de blocage de leur dveloppement, notamment pas suite du poids de la dette Dans la course au dveloppement, certains pays du sud et notamment de lAsie de lEst sont en train de rattraper leur retard conomique tandis que lAmrique Latine se reprend mais bien des pays ne parviennent pas surmonter lhandicap de leur endettement (Entre 1982 et 2000, l'Amrique latine a rembours 1450 milliards de dollars ses cranciers, soit plus de 4 fois le volume total de sa dette de 1982).

    Par contre tandis que la rente ptrolire augmente pour des pays dont une partie est dstabilise par les crises politiques et sociale lAfrique senfonce dans les sous dveloppement et certains pays dAfrique au sud du Sahara sont en voie deffondrement Rien est jamais acquis, ceux qui sont aujourdhui en tte de la course, hier ne ltaient pas, lconomie de pays dont lconomies autrefois stagnaient sont en pleine croissance, tandis que ces dernires annes des pays qui autrefois taient en pleine croissance ont connu de vritable effondrements, rien nest jamais acquis ni perdu davance, on ne peut pas affirmer que les pauvres seront toujours plus pauvre et les riches toujours plus riche. Ce qui est certains cest quon peut de moins en moins parler des pays du Sud comme un tout. Lexpression Tiers Monde des annes 1950-1960 est de plus en plus inadquate, le Tiers Monde est un monde clate. Le monde actuel nen est pas moins un monde marques par des ingalits Il en toujours t ainsi mais ces ingalits ntaient pas autrefois connues par tous, autrefois les moyens pour les vaincre nexistaient pas, or non seulement ils existent mais en plus certaines ingalits vont croissantes. En outre les ingalits dans les moyennes par grandes zones cachent dans chaque zone des ingalits et des situations de pauvret extrme

    Sur les 6 milliards d'habitants de la plante 1,2 milliard vivent avec moins de 1 dollar par jour

    950 millions en Asie et dans le Pacifique soit 40% dans lAsie du Sud et 15% de lAsie de lEst220 millions en Afrique Subsaharienne soit 45% de la population110 Millions en Amrique latine soit 17% de la population - 2,8 milliards de personnes dans le monde vivent avec moins de 2 dollars par jour

    Cela ne signifie pas dans les pays du nord la pauvret soit vaincue - 150 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvret (4 dollars ) en Europe de l'est -130 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvret (11 dollars dans les pays industrialiss ) dans les pays les plus riches (Europe de l'ouest, Amrique du Nord, Japon)Cest aussi dans ce contexte dingalits dans le dveloppement et les revenus quil faut situer la globalisation de la stratgie des transnationaleEn franais le phnomne de globalisation est li lexistence de stratgies industrielles et financires qui se dploient lchelle du monde entier, ce sont ces stratgies qui dans le cadre de la mondialisation aboutissent la dlocalisation des emploisOn a longtemps appel multinationales, les grandes entreprises ayant des activits dans plusieurs pays. Le terme est trompeur, bien peu possdent plusieurs nationalits, Unilever ou la Royal Dutch Shell dont les maisons mres sont la fois britanniques et nerlandaises sont des exceptions. Il est plus adquat de les nommer transnationales, car leurs activits traversent plusieurs conomies nationales. .

    On en trouve ds la fin du Moyen Age. Les grandes vagues du colonialisme et lexploitation des ressources naturelles du monde ont t lorigine des premires grandes transnationales. Puis sont apparues des entreprises qui, afin de dvelopper leurs ventes ltranger, y ont implant des filiales commerciales. Renault en a Londres (1904), aux tats-Unis (1906), Berlin (1907), Madrid (1909), au Japon (1910), elles lui permettent dy garantir un service dentretien qualit. Aprs limplantation des filiales commerciales, est venue celle des filiales de production. Renault construit une usine en Russie Petrograd ds 1914 et une autre Ryvbinsk au Nord de Moscou en 1916. Ce sont cependant General Motors et Ford qui dveloppent en Europe dans les annes 1920 et notamment en Allemagne, des filiales de production, les implants. Ces filiales de production sont des filiales relais qui contournent les barrires douanires, permettent de mieux sadapter aux conditions du march

    Cette volution saccompagne dune transformation profonde de lorganisation des entreprises et dune multiplication des cooprations

    Les transnationale deviennent des ensembles flous qui sinterpntre dautres ensemble floue, elles forment rseaux dont les tte de rseaux sont capables de mener des politiques dalliance, de coopration et de localisation lchelle du monde Il existait 2002 quelques 64 000 socits transnationales possdant au total 870000 filiales. Leur chiffre daffaire est lquivalent de 55% du PIB mondial (ce ratio tait de 25% en 1982). Leurs exportations reprsentaient plus du tiers des exportations mondiales un peu plus de 30% vingt ans plutt.

    Le poids de ces transnationale na cess de crotre en vingt ans leur stock dIDE a t multipli par prs de 9 leur CA par prs de 6, leurs Actif par prs de 13

    Une grande partie du commerce mondial est maintenant compose de transferts lintrieur dune mme entreprise et ses prix sont souvent sans grands rapports avec les prix du march, tout dpend de la stratgie de la firme et o elle dsire faire apparatre ses profits.

    La croissance des IDE est sans commune mesure avec celle du commerce mondial et du PIB mondialEn complment des transparents prcdentsLa croissance et le dveloppement des firmes transnationales peuvent encore se faire par une croissance interne mais ils sont le plus souvent ralis par des croissances externes, de 1990 2000 cette croissance externe en entrain une explosion des fusions-acquisition et si le ralentissement les a fait brutalement chut en 2001 en 2003 limportance des fusions acquisition tait encore trs largement suprieure son montant de 1990

    La croissance externe permet de profiter de moyens dj en place et de lexprience et des rseaux de vente de la firme dont on prend le contrle ou avec laquelle on sassocie. Le type de filiales ateliertend se gnraliser. Cest un pas dcisif vers la firme globale qui prend en compte la mobilit internationale des ressources (centres de recherches, usines et capitaux), optimise la localisation de ses activits et met en uvre une stratgie mondiale indpendante des performances de lconomie nationale dont elle est originaire. En ralit, lre de la firme globale commence peine La globalisation de la stratgie des firmes transnationale se ralise actuellement dans le contexte dun vritable big gang financier dont les quatre principaux facteurs sont

    Lapparition de firmes financire gantes qui dploient elles aussi leur stratgie lchelle du monde

    la politique de drglementation gagne tous les systmes bancaires. Les innovations financires se multiplient. Trocs de monnaie (les swaps), marchs dindice, de taux dintrt, ptrole papier font exploser la spculation. Elle permet notamment de se parer contre les variations des taux de change et leurs consquences. La monnaie devient un bien comme les autres, elle sort de son rle d'intermdiaires dans les changes et les autorits politiques perdent progressivement le moyen d'agir sur sa cration

    Cette spculation est a la fois rendu ncessaire et alimente par les taux de changes flottants et lexplosion de la cration de dollar ils les a accompagn

    Enfin la rvolution dInternet a facilit les transferts de capitaux financiers dont la ralit est maintenant reprsentes par des bits sur les disques dur des des institutions financires et bancaires

    Quelques donnes pour situer la globalisation financireDe plus en plus les actionnaires trangers reprsentent une part croissante des capitaux investis en actions et psent lourdement sur la stratgie des entreprisesLes consquences du poids des investisseurs tranger est dautant plus lourd que ces investisseurs sont de plus en plus des investisseurs financiers qui ne poursuivent pas une stratgie industrielle mais recherche un rendement financier

    les investisseurs financiers se proccupent de moins en moins du dveloppement industriel. Autrefois les placements financiers taient le plus souvent raliss par des banques qui liaient leurs profits ceux des activits quelles finanaient. Les investisseurs sont de plus en plus des compagnies dassurances et des fonds de retraite qui recherchent un bon rendement financier court terme. Ils sintressent plus la Bourse quaux entreprises. Les turbulences boursires, le vieillissement de la population et les difficults des rgimes de retraite par rpartition ne sont pas pour rien dans cette volution. Or les rendements exigs sont souvent sans rapport avec le profit industriel. De dangereuses pratiques se dveloppent. Aux tats-Unis des socits rachtent leurs propres actions pour les rarfier et faire monter leurs cours et les dividendes distribus par action. En cas de retournement de la conjoncture, les socits risquent dy perdre la libert de manuvre que garantit le capital social Au Japon, des transnationales ont perdu dans des placements boursiers ou immobiliers hasardeux les ressources qui leur font maintenant dfaut pour leur stratgie industrielle. En France des firmes largement bnficiaires licencient pour des raisons spculatives Les consquences sur lemploi des effets cumuls de lapparition de firmes globales et de la globalisation financires sont importantes

    le cot salarial devient parfois dterminant. Il expliquent en partie des dlocalisation mais plus pour les entreprises qui sous-traitent que pour celles qui investissent ltranger, linvestissement ltranger saccompagne le plus souvent dune rorganisation de la production avec des changes intra entreprise, la sous-traitance est un transfert pur et simple de capacit de production. De toute manire on ne peut pas faire dpendre une stratgie industrielle du seul cot du travail. Les salaires voluent y compris dans les pays en voie de dveloppement et comme on peut toujours trouver des salaires plus bas, les entreprises ne ferait que virevolter dune localisation une autre

    Les entreprises simplantent dabord l o la demande locale est la plus forte ou en rapide expansion.

    Le march textile chinois est videmment un facteur de dlocalisation de lindustrie textile dautant plus important que les entreprises textiles des anciens pays industrialiss ont eu plutt tendance dy sous-trait leur production plutt que dy investir. Loin de mettre en cause les exportations et par consquence lemploi, les investissements peuvent les renforcer. La production ltranger des constructeurs franais occasionne des expditions de pices dtaches et dquipements qui viennent gonfler les exportations. Naturellement, les constructeurs automobiles importent des biens en provenance de leurs filiales ltranger et les filiales trangres en France font de mme. Au total, les changes intra-entreprises qui reprsentent 67% des exportations et 40% des importations du secteur automobile aboutissent un excdent commercial. Les secteurs qui investissement le plus ltranger sont le plus souvent ceux qui exportent le plus et dgagent un important excdent A contrario, le textile et lhabillement qui investissent peu ltranger accusent un fort dficit commercial. La possibilit daccder aux centres de recherches les plus avances, de bnficier dune infrastructure et dun environnement logistique complet, de pouvoir sous-traiter sans trop de risque une partie de leur production et de disposer dune main-duvre qualifie comptent aussi plus que les cots salariaux. Ce sont ces avantages, souvent hors prix, ces externalits, qui expliquent lattraction des pays dvelopps. Ils expliquent aussi quen Europe la baisse du cot du transport ne conduit pas forcment une implantation l o les cots salariaux sont les plus bas. Limplantation de Toyota Valenciennes est l pour le dmontrer.

    Le plus dangereux pour lemploi est encore la recherche de gains boursiers pour satisfaire les actionnaires

    Certes les diffrences entre cots horaires industriels sont en Europe importants et font craindre court terme des dlocalisations. Toutefois si lUnion facilite croissance de ses nouveaux membres, non seulement les salaires dans ces pays augmenteront mais en outre ils deviendront des marchs porteurs pour les industries des anciens membres de lUnion. Lentre dans lUnion de lEspagne et du Portugal avait en leur temps soulevaient des craintes semblables et ont t en dfinitive des facteur de cration demplois. Encore faut-il que lUnion Europenne soit capable de lancer une politique volontaire de dveloppement au bnfices de ses nouveaux membres.Bien entendu assiste dans les anciens pays industrialis une baisse de lemploi industriel mais les dlocalisations entranes par la mis en uvre des stratgies globales des firmes transnationale nen est pas lexplication principaleLessentiel de la baisse de lemploi industriel nest pas lie aux dlocalisation mais la faiblesse de la croissance et aux transformation de des modes de production.En France La transformation des qualifications lie la celle des modes de production et de lorganisation du travail ont aboutit la suppression des OS dont lemploi massif explique en partie les performances conomiques des trente glorieuses Par contre au total les IDE ont t lorigine dune croissance des emplois.La mondialisation et la globalisation ne sont pas des monstres qui nauraient que des effets pervers imparablesDs aujourdhui la perspective dune rgulation financires mondiale avance

    Les discussions autour de la constitution europennes ont montr quil tait de plus en plus urgent dassurer dans lorganisation de lUnion la prdominance du pouvoir politique sur le le pouvoir montaire de la Banque Centrale

    Nous avons enfin besoin de conforter une conomie sociale de march susceptible de contrer la mondialisation librale. Il ne sagit pas de simplement dvelopper le march et la comptitivit des entreprises, il nous faut aussi favoriser de nouveaux modes de fonctionnement de lconomie de march. Llargissement des changes mondiaux nest pas en soi mauvais, bien au contraire. Dans les annes 1930, la monte du protectionnisme a t une catastrophe conomique et sociale. Depuis la fin du second conflit mondial, la suppression des barrires douanires a t un des principaux facteurs de la croissance mondiale. LEurope et notamment la France en ont largement profit. Ce qui est en question aujourdhui, ce nest pas la mondialisation, mais une rgulation insuffisante qui laisse les transnationales libres dagir leur guise et donne un sentiment dimpuissance aux citoyens. Cette absence de rgles peut mener des dsastres conomiques et financiers.

    La puissance des acteurs conomiques de la mondialisation est bien relle mais elle est plus fragile que lon ne croit. De ce fait, le citoyen nest pas dmuni. Si la drgulation et lexplosion de la spculation ont pu se dvelopper de la manire que nous connaissons, cest que les tats lont bien voulu. Le march nest pas un mcanisme intangible, cest une institution qui fonctionne de telle ou telle manire selon les rgles imposes par les pouvoirs politiques et les rapports de forces concrtement situs sur un territoire. Il faut surtout rquilibrer les pouvoirs des investisseurs financiers par dautres pouvoirs. Le fonctionnement de lconomie obit en effet moins des quilibres de march qu des quilibres de rapports de forces. Mme si laffrontement dans la production finale est intense, il est paradoxal de parler dquilibre de march propos de transnationales qui multiplient les ventes intra-firmes et les alliances en tous genres. Laugmentation du pouvoir des organisations de consommateurs et lexistence de syndicats ouvriers capables de mener des batailles un niveau international, sont ncessaires pour obliger les transnationales maintenir la primaut des stratgies industrielles et mieux rsister aux exigences des groupes financiers. Prendre les transnationales entre les feux des financiers et de ceux qui risquent de subir les consquences de leurs dcisions, donner la priorit la construction de lEurope sociale ne sont pas contradictoires avec lefficacit conomique.

    Paralllement des politiques visant crer sur territoire des zone intgrs de proximit (les clusters) crant dtroites complmentarits territoriales consolids pas des quipements collectifs et des relations continues avec des centres de recherche et de formation peuvent donner des avantages dcisif dans le domaine de la localisation des entreprises

    Il ne faut pas perdre de vue que notamment dans la zone Euro la comptition est de moins en moins un comptition entre des conomies nationale mais des comptitions entre territoires. Or la comptitivit dun territoire dpend tout autant de celles des entreprises qui y sont implantes que de sa cohsion sociale. Cest dans la proximit que doit sorganiser la matrise de mondialisation

    Paralllement il faut continuer la lutte pour un dveloppement solidaire

    Dans cette perspective lannulation de la dette des pays du Sud, et pas seulement des plus pauvres, devient de plus en plus urgente. Paralllement il faut permettre aux pays du Sud qui ne parviennent pas dcoller de vivre de leur travail. Promouvoir le commerce quitable est une action que chacun peut entreprendre et dont lexemplarit peut tre grande.

    Toutefois noublions pas que quannuler la dette des pays du Sud sans lutter contre la corruption ne ferait que favoriser les groupes sociaux qui senrichissent en dtournant toutes les aides. Noublions pas non plus que cette corruption est facilit par largent sale et lconomie parallle

    le dveloppement dune solidarit mondiale rejoint le combat pour les droits de lhommes et l encore tout citoyen peut y participer y compris dans la proximit