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La Revue de l'écran, n°259

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La Revue de l'écran, n°259 P a ra is s a n t tous le s S a m e d is P r ix : D EU X FRAN CS N* 2 5 9 - 12 N o ve m b re 1938 w
D A N S
H A R R Y B A U R MARCELLE CHANTAL PIERRE RICHARD-WILLM
une œuvre grandiose et humaine
SOMADIFILMS P R É S E N T E
MARDI 22 NOVEMBRE à 10 h. au PATHÉ-PALACE
RAGEDIE E R I A I i
film de M arce l L'HERBIER a v e c
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La Revue O R G A N E D ’IN F O R M A T IO N ET
D ’ O P I N I O N C O R P O R A T I V E S
de l'Ecran « t L * e f f o r t
C I N E M A T O G R A P H I Q U E b e j R I C U N I S am
Directeur-Rédacteur en Chef : A n d ré de M A SIN I Directeur Technique : C. SARN ETTE 49, Rue Edmond-Rostand — MARSEILLE — Téléph. ; Garibaldi 26-82 ABONNEM ENTS - L’AN : FRANCE 40 FRANCS - ÉTRANGER 60 FRANCS — R. C . M arseille 76 .236 lim e A N N ÉE - N ” 2 5 9 T O U S L E S S A M E D I S 12 N O V EM B R E 1938
C O U R R I E R Le film américain subit bien des revers en Europe, voici
maintenant le marché italien qui après bon nombre de pa­ labres lui est fermé. On doit reconnaître que ce n’est pas l’Italie qui trinquera dans cette histoire, elle produit assez maintenant pour alimenter la plupart de ses salles; en outre « Les films de nos amis sont nos 'films » voilà l’occa­ sion d’embrayer à fond sur l’Axe. Et puis, s’il reste de la place on prendra quelques films aux français puisque ceux- ci ont envoyé un ambassadeur, cela fait partie d’une poli­ tique astucieuse.
Il y aurait fort à dire sur cette rupture, tant sur ses cau­ ses (pie sur ses conséquences. Sans vouloir exagérer la part idéologique dans le domaine des affaires, il est pourtant vraisemblable que des questions politiques et surtout la « Foire Biennale » ont joué dans l’attitude américaine, pas exclusivement c’est entendu; les autres causes sont plus complexes encore que mal connues, il y aura peut être lieu d’y revenir. Quant aux conséquences, elles sont très graves pour la production d’Hollywood qui voit se .multiplier les difficultés sur les marchés d’Europe, elle doit se défendre sérieusement si elle veut encore sauver ce qui reste, car c’est pour elle une question de vie ou de mort, le cinéma améri­ cain n’étant pas conçu pour la sonsommation sur place, ¡¡as uniquement en tous cas.
Pour nous, sans vouloir nous leurrer sur l’importance de nos exportations en Italie, il est certain que c’est un U tout supplémentaire. Car le film français se développe lui, à une allure digne d’attention, pour deux raisons.
Premièrement, la disparition des concurrents à commen­ cer par celle des 'films allemands, la rareté du film russe, l’inexistence du film suisse et belge (nous aurons à y reve­ nir), etc....
Deuxièmement, - soyons juste, la qualité qu’une bon­ ne partie de notre production a su prendre. Il faut reconnaî- Ire que sous l’impulsion de certains, en dépit du désintérêt des sphères officielles cl de l’intérêt de Monsieur Sée, le litm français augmente d’année en année sa proportion de « bons morceaux ».
Les résultats sont précis, l’exportation augmente; une salle spécialisée Le Paris, vient de s’ouvrir à Varsovie pour la projection d’œuvres en langue française, les studios se développent, se décentralisent, on reparle de « Ginéniapo- lis » enfin 1 importation de vedettes a une signification
quoiqu’il faille se garder d’y attacher une valeur plus grande que de raison.
Il ne serait plus un jeu Irès difficile de nommer dans ce que nous avons vu en ce début de saison une dizaine de bonnes, très bonnes et excellentes choses.
Quant à l’avenir de cette production il est possible de la diagnostiquer bien, car la jeunesse fait une offensive vio­ lente dans le monde du cinéma, ça c’est très bon signe, on doit beaucoup compter sur elle.
Ceci dit il ne convient pas de s’assoupir d’aise, tout n’esl pas encore pour le mieux dans le meilleur des mondes, le cinéma veut qu’on l’aime et qu’on sache le respecter, ce n’est ni une rigolade — même pour les films comiques ni un champs clos pour la grande flibuste, ni un panneau publicitaire pour qui que ce soit.
Il importe de prendre la question très au sérieux, nous sommes tous tributaires les uns des autres, il faut le savoir et collaborer à une action d’ensemble. Les exploitants n’ont pas le droit de dire « on prend ça, pareequ’on nous le don­ ne » d’autant plus (pie du côté producteurs on répète « nous pondons ces œufs parce qu’on nous les demande », et tous en chœur : Le public veut ça; Au risque de nous répéter nous redirons : « Non ».
Ces arguments sont des oreillers de paresse ou de veu­ lerie.
Il y a un certain nombre de films que le public accepte sans les voiloir, d’autres qu’il ne veut absolument pas, qu’on les lui impose à force de roueries et de mensonges. Ces films qui doivent disparaître sont de diverses catégories, les con­ sidérer toutes nous entraînerait trop loin; pour cette fois, contentons-nous de prendre l’espèce la plus immédiatement grave La Propagande Pacifiste.
Que l’on ne se méprenne pas, Propagande pacifiste c’est la nouvelle étiquette des films guerroyants... André de Ma- sini disait récemment ici même, qu’il fallait démonétiser l’héroïsme; son vœu est en grande partie en voie de réalisa­ tion, l’héroïsme ne vaut plus bien cher actuellement. Au cours de l’expérience récente chacun a trop senti en lui avouée ou non, une sincérité de frousse qui ne rendait fran­ chement pas un son d’épopée. Les marchands de flon-flon l’ont bien compris, ils vendent toujours la même marchan­ dise mais ont pris la précaution de la démarquer. On tourne cperduement des glorieuses étripai 1 leries mais on écrit des-
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CHBMPIONNQT DU MONDE 1937 La compétition désormais célèbre de la B IE N N A L E D E V E N IS E
où s’affrontent : films, inter­ prètes et metteurs en scène,, constitue désormais, pour l’In­ dustrie cinématographique, un véritable Championnat du Monde de la qualité. Saviez-vous que, afin d’assu­ rer la meilleure présentation des films engagés dans ce
„tournoi, les organisateurs
LES CHARBONS "LORRAINE" LEURS QUALITÉS FONDAMENTALES :
S O U P L E S S E S T A B I L I T É É C O N O M I E L U M I N O S I T É
en f on t l es VÉRITABLES CHAMPIONS DE LA PROJECTION CINÉMATOGRAPHIQUE
SO CIÉTÉ LE C A R B O N E -L O R R A IN E Dépt CHARBONS LORRAINE pour L'ÉLECTRICITÉ 173, B O U LE V A R D H A U S SM A N N - P A R IS - 8‘
R: C. SEINE 272.896 8PU8. NOVIA • PA8IS
sus « Ces images sont faites pour stigmatiser le carnage »... on ne sait pas bien si cette méthode sournoise n’est pas plus dangereuse encore que l’autre. Le spectateur assis dans son fauteuil s’habitue à l’ignoble qu’il peut ingurgiter de tout repos comme un spectacle du Grand Guignol, il finit par s’insensibiliser et même s’y complaire, il retrouve l’at­ trait du danger, croit sentir un succédané d’aventures et le voilà à point pour tomber dans les différents panneaux dis­ posés en travers du bourbier. De temps à autre quand on juge le sujet bien mûr, vlan! un bon coup de clairon sur quelqu’arc/ianÿe des batailles, il n’est que de lire les com­ muniqués des studios, je vous assure que nous devons être à point en ce moment.
On finira par donner à la guerre l’attrait du fruit défendu, il y a pourtant une arme autrement plus effective que cette pseudo-propagande à la graisse de fusil : Le silence.
On sait bien dans la critique que rien n’est plus propre au succès d’un ouvrage qu’un sensationnel abattage alors que rien ne tiendrait devant la fameuse conspiration du silence, si redoutable que l’on n’ose que rarement la mettre en ac­ tion.
Chacun dans sa sphère doit réagir; pour les directeurs cette politique ne sera d’ailleurs que défendre leurs intérêts car le public n’aime pas les films de guerre, il n’a pas besoin qu’on l’en dégoûte, les événements s’en chargent, il a besoin qu’on lui foute la paix. Tous les exploitants le savent bien, qui protègent le moindre film suspect par de grandes an­ nonces « ce n’est pas un film de guerre. »
Plaidoyers pour la Paix? Une belle foutaise ! c’est avec ça qu’on fera quelque jour la guerre de la paix comme lut faite la guerre du droit. Le véritable plaidoyer, c’est de nous mon­ trer des gens pour lesquels la guerre n’existe pas. Les actua­ lités se chargeront du reste soyons-en certains.
Lorsque chacun aura compris, et que les « films pacifis­ tes » auront ramassé quelques tapes sensationnelles, nous les verrons rapidement se raréfier et ce sera un beau nettoyage.
Pour mémoire, je citerai les tentatives de luttes contre les stupéfiants ou contre la traite des blanches; prétextes à tou­ tes les équivoques, personne n’a marché... on a trouvé d’au­ tres moyens d’action.
L’écran est un spectacle, n’en laissons pas faire un Musée des horreurs.
Le Prix Nobel de la Paix c’est à Mickey qu’on devrait le donner. R. M. Aklaud.
Simone Simon dans son dernier film américain Josette et Cie. — (20 th. Century-Fox)
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ETOILE-FILM Le R évo lté .
Le Ministère de la Marine change de fournisseur, l’équipe L’Herbier, Frail­ een est remplacée par l’équipe Mathot, Renoir et un outsider René Darry, ce que l’on perd en héroïsme on le gagne en simplicité et en vérité d’expression.
La propagande est devenue plus discrète, ii n’v a plus de surhommes mais de braves types, plus une voca­ tion d’armes mais « un métier comme un autre que l’on aime et qu’il vaut mieux faire consciencieusement ». Un marin fait des projets d’avenir et de­ vient économe de sa peau.
Pimaï, s’engage par bravade, c’est une mauvaise tête toujours puni, tou­ jours plus haineux. Il arrive un beau matin sur le Fureteur, capitaine Pier­ re Renoir. Ce nouveau chef use de douceur et de compréhension, Pimaï répond par la plus mauvaise volonté et se livre à un certain nombre de plai­ santeries, comme de faire à l’amiral des rapports fantaisistes (...Attaqué le Duquesne, sauvé les morts et ache­ vé les blessés) comme de monter la garde en pantoufles et ensuite lorsqu’il a remis Je gros godillots, de battre la semelle bruyamment pour empêcher son supérieur de dormir.
Renoir ne se décourage pas pour si peu, il se fâche juste le jour ou la né­ gligence de Pimaï risque de provo­ quer une collision entre deux navires... il envoie le coupable au lit et met un autre à son poste de garde...
Par la suite Pimaï ayant saoulé le chef torpilleur, celui-ci envoie par er­ reur la torpille dans une barque de pêche, le jeune homme commençant à craindre que cela se gâte voudra dè-
serter, mais sera ramené à son bord par Marie Luce (car il y a sur le port une Marie Luce qui vend des pantou­ fles).
Il dit tout à son capitaine. Grande tournée de bonté, le chef torpilleur s’en tire avec trente jours et le sursis; Pimaï avec sepl jours ; pas cher si l’on tient compte que le pécheur torpillé a les reins cassés et qu’il risque fort, nous laisse-t-on entendre, « Je clam- ser dans la nuit ».
Malgré tout, il arrive des coups durs à bord, le Fureteur araisonne un contrebandier d’armes, Pimaï et quel­ ques autres ramènent le cargo à Tou­ lon et cela risque de tourner on ne peut plus mal, ce qui permettra au révolté de devenir un héros, un vrai sans que la moindre petile guerre ait été nécessaire.
Et puis il épouse Marie Luce, on ignore s’il rempile ou s’il vend des pantoufles sur le port aux héros en partance.
Léon Mathot a certes tourné bien des difficultés et fait un film très pu­ blic dans un genre ou il y avait tout à redouter, il use beaucoup du reportage de la photogénie de la mer et des ba­ teaux et arrive à nous faire oublier qu’il s’agit de la Hotte de guerre. Par contre son application à tout axer s u t l e chef finit par l’isoler des autres.
On se demande si le « Révolté » représente la marine telle qu’elle est ou plutôt telle qu’ele devrait être, im­ pression que ne vient guère dissiper la réplique de Pimaï au capitaine Yor- ritz, « S’il y avait beaucoup de types comme vous, il y en aurait moins com­ me moi ».
S’il existait une anthologie du film, un morceau au moins du Révolté mé­
riterai! d’y figurer, celui où le Fure­ teur risque l’abordage au cours de ma­ nœuvres nocturnes. Morceau très so­ bre, les deux bateaux se frôlent, der­ rière les vitres de la dunette les visa­ ges se crispent.
Pierre Darry est parfois bien, joli garçon, un peu gouape, il ne manque pas d’une certaine énergie, on doit pouvoir compter sur lui.
Aimé Clariond joue un officier su­ périeur plus occupé d’avancement que de compréhension, il ne force jamais la note, reste humain, sa silhouette, est le rôle le plus impeccable du film. Pierre Renoir a l’uniforme près, re­ prend son chef doux et ferme de la Bandera.
Temerson continue dans la voie clownesque ou il se spécialise et où il lui arrive de réussir.
Quant à Ivatia Lova, je disais r'é - cemment qu’elle est une vedette qu’un film apporte et qu’un autre remporte, à ce titre on peut en ce qui la cou - cerne fonder certains espoirs sur Le Révolté. , .1
Charpin, Lucien Dalsace, Pierre Làbry étoffent l’histoire de leur pré­ sence.
Le film a plu, même beaucoup, on peut dire de Léon Mathot qu’il a ga­ gné la partie s’il n’a pu la justifier entièrement.
R. M. A.
FILMSONOR C alé d e P aris.
Une étude de caractères dans un milieu mondain. Malgré l’unité de lieu et de temps, puisque l’action a, à peu de choses près la durée même du spectacle, ce film est nettement parta­ gé en deux parties. Le fait essentiel, un crime est le point d’attache de ces deux fragments.
Un soir de réveillon, une clientèle élégante prend place dans le cadre luxueux du Café de Paris. Une suite de scènes courtes, nous révèle le ca­ ractère de chaque arrivant. Obsé­ quieux le directeur du Café reçoit un auteur en renom (Pizani) un trafiquant d’armes (Carpentier) et son associé, un ambassadeur (Henry Rous­ sel) et ses amis; un client de passage (Alexandre Rignault), un désœuvré
r CONRAD 1
UN riLM GIGANTESQUE
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l'A»* f in i r 1^ MADELEINE POBINlON R I I ^ ROGER DUCHEJNE • AZAI) f l 1* ! PRODua/ON LU CA » G R ID O U X - JE R G E G R A V E" mo-F/LM AIMO)
çypNQî-FiLM ü lT fH IK O TANAKA MAOIEIUE IYOM BORDEAUX-ffRAIBOURO F i l I V I I I I W I M H U I X H
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(Pierre Brasseur), un cercleux (Jules Berry), ces trois hommes aux profes­ sions ma 1 définies (surtout vis à vis de ta loi). Fleury (Jules Berry) attend sa maîtresse (Véra Korène), qui ne tarde pas à le rejoindre. Quelques ta­ illes plus loin, le marquis de Perelli (Maurice Escande) attend un maître chanteur en renom (Grétillat) pour le mettre en rapport avec les deux tra­ fiquants d’armes. De nombreux sou- peurs sont attablés, parmi lesquels il convient de signaler un commissaire de police (Jacques Baumer), une jeu­ ne femme un peu éméchée (Simone Berriau).
L’arrivée du maître chanteur Lam­ bert, directeur du journal « La Par- lotte » a suscité des réactions diverses dans la salle.
Minuit. Il est d’usage d’embrasser dans l’obscurité sa cavalière. On éteint les lustres, l’orchestre joue une mar­ che écossaise, l’année est morte, mais Lambert l’est aussi, lorsque la lumiè­ re revient. Qui a assassiné Lambert ? Le commissaire de police enquête.
Voyons, serait-ce Le Bec (Pierre Brasseur) qui a proféré des menaces et manipulé le couteau même qui ser­ vit à l’assassin ? Le Bec voulait épou­ ser la fille de Lambert et celui-ci s’y opposa formellement.
Serait-ce Bévillac (Alexandre Bi- gnault) patron de boites louches qui doit une forte somme à Lambert ?
Seraient-ce les trafiquants d’armes ? ou le marquis de Perelli ? le marché à conclure avec Lambert ayant piteu­ sement échoué ? Peut-être la jeune personne qui accompagnait le maître chanteur et le détestait a-t-efle fait ce geste ? Pourtant on soupçonne à tout hasard un gigolo professionnel, Mou­ vance (André Boanne) déjà condamné pour vol.
Malgré l’heure tragique, l’ambassa­ deur couvert par l’immunité diploma­ tique s’amuse follement. Seul à sa table, Fleury, très nerveux, est sur­ veillé de près car il cherchait à s’en­ fuir.
Interrogé, il plaisante, dit ne pas sa­ voir le nom de sa maîtresse (ce qui est exact) et avoue que celle-ci vient de sortir juste à minuit. Le Bec pour se disculper dit à l’inspecteur qui le cui­ sine, le nom de cette femme. C’est Mme Lambert. Celle-ci amenée sur les lieux du drame avoue, trop facilement ce qui semble bizarre.
Fleury de son côté s’accuse. Reconstitution du crime ; Ma­
dame Lambert n’a ni le temps d’aller dans l’ombre frapper son mari, ni la
force physique pour le faire aussi bru­ talement.
Fleury, blessé de guerre, ne peut le­ ver le bras assez haut. Les inspecteurs quoique nombreux, ne trouveraient pas la clé de l’énigme si Carelte, jour­ naliste mondain, n’entendait dire par Simone Berriau des propos qui pour être avinés n’en sont pas moins com­ promettant. A l’orchestre, pendant la marche écossaise, le pianiste ne joue pas. Or, ce pianiste avait une sœur, dactylo chez Lambert. Maîtresse de celui-ci, et sur le point d’avoir un en­ fant, elle s’était suicidée dans la ma­ tinée. Profitant de l’obscurité, n’a - vaut rien à jouer pendant quelques minutes, il s’était glissé jusqu’à la ta­ ble de Lambert et s’était vengé. On l’arrête, la fête continue. Déjà, la pla­ ce de Lambert est occupée joyeuse­ ment par un couple tard venu.
Quoiqu’il puisse paraître, ce film est avant tout humoristique, et assez mor­ dant, hormis la scène dramatique où l’on découvre Lambert assassiné, tout est traité sur un ton badin, houle- vardier.
Le montage et la photo sont très au point, chaque acteur (et ils sont nom­ breux) joue parfaitement son rôle. Ju­ les Berry plus sobre ([ue d’habitude, est un Fleury bien vivant. Véra Korène énigmatique est une belle madame Lambert, Maurice Escande est très ra­ cé en marquis décavé. Grétillat et Bi- gnault sont l’un et l’autre beaucoup moins explosifs que d’habitude. Pier­ re Brasseur coléreux et sans volonté, est un parfait fêtard.
Pour complétée la distribution, il convient de signaler encore Jean Co- quelin, Marcel Vallée, Arthur Devere, Boger Gaillard, Georges Prieur, Char­ les Bedgie, Marcel Simon, et du côté féminin : Janine Guise, Florence Mar- ly et Barbara Shaw.
Dans ce film écrit et réalisé par Yves Mirande, les dialogues très a- droits soulignent habilement l’action.
Le drame n’est qu’un prétexte pour étudier et démasquer l’hy­ pocrisie de tout ce monde élégant et souriant qu’une menace d’inculpation rend soudain lâche et vulgaire. Ce film semble appelé à un succès com­ mercial dans les grandes salles, car les noms de Véra Korène, Jules Berry, Pierre Brasseur, Jacques Baumer atti­ reront un public fidèle; et dans les salles de quartier, car l’attaque directe des puissants et des gros plait tou­ jours et alimente un état d’esprit quoi­ que ce film soit essentiellement apo­ litique.
J . C r o s n i e h .
F1LMSONOR
Entrée d e s A rtistes. Ce film est d’une classe assez ex-
ceplionnelle pour que nous en parlions- à nouveau, quoique notre collabora - teur Ch. de Valville lui ail consacré une étude complète lors de la présen­ tation parisienne.
Parmi les productions qui veulent parler des jeunes et être jeunes, voici peut-être la première qui parvient à transcrire celte chose si grave : la jeu­ nesse. Les raisons de cette réussite sont nombreuses; l’une d’elle certaine­ ment réside dans le fait que l’on a pas abusé des grandes claques dans le dos et de tout eet attirail de clownerie qui fait partie des accesoires jugés in­ dispensables pour fdire jeune. Ici ils ont tous en eux cet état et cela leur permet d’être sérieux souvent, voire graves, angoissés ou tragiques; cette attitude de chacun, de la conception à 1 réalisation, fait accepter en bloc et en détail le scénario dont la lin no­ tamment n’est logique que si réelle­ ment on a admis et compris un rai - sonnement exalté de dix sept ans.
Sujet sobre : le Conservatoire, les cours, le travail, la vie difficile pour les uns, aisée pour les autres; un jeune homme, François ; deux jeunes filles, l’une est choisie, l’autre se suicide en laissant croire que François l’a em­ poisonnée en pleine audition de con­ cours. Un témoignage tardif au cours de la reconstitution du crime inno­ centera le jeune homme.
Marc Allégret a traité ce thème sur le rythme et dans l’esprit qui con­ venait, rien n’est invraisemblable par­ ce que son atmosphère est juste de bout en bout, il a beaucoup aimé son sujet pour nous le transmettre aussi vibrant.
II faut dire aussi qu’il fut remar­ quablement secondé par tous ses col­ labo: ateurs. Le dialoguiste, c’est Jean- son et un Jeanson de la meilleure vei­ ne; son texte étincelle, égratigne par­ fois; on voudrait citer, tous ses mots à l’emporte-pièce, comme par exem - pie la réplique de Jouvet sur la Légion d’honneur... « Cela me permet de par­ ler aux imbéciles qui ne m’écoute­ raient pas sur la foi de mon talent ou de ma réputation » (je cite de mé­ moire) ou encore, toujours dans les répliques de Jouvet, tout ce qui con­ cerne Vexplication du comédien. C’est à ma connaissance la première fois (pie l’écran cherche dans l’acteur au­ tre chose qu’un pittoresque facile. En dehors de ces morceaux-maîtres, le texte est toujours heureux et logique.
l i i i i V l ' I R ' l s
ROBIN DES BOIS a Errol Flynn et Olivia de Havilland du "Capitaine Blood ’!
W a r n e r B r o s . F i r s t N a t i o n a l F i
D IR EC TIO N G É N É R A L E : 2 5 . RUE DE C O U R C EL L ES
P A R IS (8*)
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Côté interprètes il y a tout d’abord Jouvet; cet acteur nous avait un peu déconcerté dans ses dernières créa­ tions qui donnaient la sensation et le malaise d’une mécanique impeccable­ ment réglée, avec le personnage du professeur Lambertin, Jouvet retrou­ ve un plan vivant; on sent que le rôle lui plait, qu’il aime dire certaines vé­ rités, qu’il se laisse prendre, tout ce qu’il fait porte au maximum, que ce soit ses cours au conservatoire -— pres­ que autobiographique — ou sa scène « d’engueulade à froid » chez les blan­ chisseurs, parents d’une de ses élèves.
A côté de lui, Claude Dauphin est un des exceptionnels jeunes premiers capable d’autre chose que d’une élé­ gante fantocherie.
Odette Joyeux a passé le cap des recherches, elle est en possession d’u­ ne autorité toute neuve, il fallait une grande assurance et une grande sin­ cérité pour rendre plausible sans dé­ faillance le personnage de Cœcilia, en y parvenant, elle a gagné ses grades de vedette.
Jeanine Darcey, elle, débute enco­ re; elle doit prouver ses possibilités de composition, sa résistance, mais son interprétation d’Isabelle est charman­ te, sans cesse émouvante parce qu’on la sent elle-même bouleversée; cette absence de trucs, cette sincérité, sont des éléments de valeur qui nous font désirer rapidement une nouvelle ex­ périence que Jeanine Darcey semble devoir affronter avec confiance.
Dalio dans le Juge d’instruction confirme qu’il est vraiment devenu un assez grand bonhomme, il allume les unes aux autres des allumettes au
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cours de l’interrogatoire de façon par­ faitement crispante.
Cette fois-ci on peut s’offrir le luxe d’être prophète à coup sûr, la carriè­ re de ce film est tracée d’avance, et ce succès sera une bien consolante et une bien agréable chose pour ceux qui aiment le cinéma.
R. M. Ahlai'I).
Présen ta tions à ven ir MARDI 15 NOVEMBRE
A 10 h., CAPITOLE (Ciné-Sélection) Champion rie France, avec Georgius A 18 h., CHAVE (Ciné-Sélection). Six Heures à Terre.
MERCREDI 10 NOVEMBRE A 10 h., CHAVE (Midi-Cinéma-Loc.) Le Ruisseau, avec Fr. Rosay.
MARDI 22 NOVEMBRE A 10 h., PATHE PALACE (Somadi-
films). La Tragédie impériale avec Harry
Baur. MERCREDI 23 NOVEMBRE
A 10 h., (Ciné-Radius) Prince Bouboule, avec Milton.
MARDI 2Ü NOVEMBRE A 10 h., CAPITOLE (Warner Bros) A 18 h., CHAVE (Angelin Pietri) Je chante, avec Charles Trenet.
MERCREDI 30 NOVEMBRE A 10 h. 30, au PATHIE (Ciné-Guidi
Monopole). Retour à l’Aube, avec 1). Darrieux.
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DES SCENES COMIQUES DU SENTIMENT
DE L ' A C T I O N
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Sue: appartient à la catégorie des films spectaculaires et somptueux, malheureusement, quelques-uns de ces épisodes sont trop fantaisistes et en contradiction avec la vie aventureuse de F. de Lesseps.
A travers le film apparaissent, com­ me dans une revue de music-hall, quelques contemporains du créateur du canal de Suez qui ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire de Fran­ ce.
Tour à tour, défilent Loretta Young dans la Comtesse de Montijo, Mille Mander dans Disraeli, l’homme d’état anglais, Louis Napoléon incarné par Léon Ames, Victor Varconi, à l’accent autrichien, fait une apparition épiso­ dique dans Victor Hugo, et le compo­ siteur hongrois Liszt. On surestime les capacités de Tyrone Power que j’ai trouvé monotone dans de Lesseps. Loretta Young, jolie et élégante, joue l’impératrice Eugénie, avec dignité, mais c’est Annabella qui domine les protagonistes dans le rôle de Toni Pellerin. Par son jeu animé et aussi par sa beauté originale, notre compa­ triote s’impose lorsque les auteurs de l’histoire le lui permettent.
La distribution artistique est co­ pieuse, la mise en scène heureuse et les décors sont fastueux.
• The S isters (Les sœurs).
Après « Les Quatre Filles » qui fut un excellent film, Warner Bros four­ nit une production qui possède une certaine similitude avec la précédente. L’histoire se résume ainsi :
Trois soeurs ont des vues différentes concernant leur avenir, l’aînée quitte le foyer pour épouser, par amour, un reporter de journal (Erol Flynn), ta- lenteux, mais qui n’arrive pas à amé­ liorer sa situation matérielle, une au­ tre sœur (Jane Bryan) se marie avec
le fils d’un banquier qui entretient des relations clandestines avec sa se­ crétaire, enfin, la troisième (Anita Louise), préfère le mariage aisé, ainsi, à la conclusion de l’histoire, elle ac­ quit tour à tour trois maris.
Les parents, eux, se résignent en laissant aux enfants la liberté d’agir comme il leur plait.
Les Sœurs appartient aux pro­ ductions de « trames saine, plausi­ ble et humaine», ce n’est pas un film à problème, mais simplement une pein­ ture des mœurs provinciales amé­ ricaines. Son action se déroule à San Francisco, au temps du tremblement de terre et au début du xx' siècle. L’in­ terprétation est de tout premier or­ dre. L’incomparable Bette Davis, élo­ quente d’expression et émotionnante, déchire les cœurs sensibles. Errol Flynn est compétent surtout dans les scènes d’ivresse (il s’adonne souvent à la boisson) et Anita Louise à la beauté ravissante cueille autant d’admirateurs qu'elle se propose d’en conquérir.
Beulah Bondi et Henry Travers (les parents) méritent aussi des louanges.
Anatole Litvak a dirigé avec maes­ tria.
e Tandis que « Le Roman d’un Tri­
cheur » et « La Grande Illusion » con­ tinuent leur carrière fructueuse res­ pectivement auFifth avenue Plavhou- se et Fil marte, le théâtre Belmont ob­ tint un succès modéré avec la projec­ tion de « L’Equipage » dont R.K.O. fit une version américaine sous le titre de « The Woman Love » laquelle non plus n’eut pas de succès au début de l’année courante. La version française est celle que les critiques locaux pré­ fèrent.
Les interprètes français, Annabella, Charles Vanel et Jean Pierre Aumont, sont supérieurs à Miriam Hopkins, Paul Muni et Louis Hayward, parce que ces derniers se sont desintéressés d’une histoire conventionnelle. Il faut rendre justice aux producteurs amé­ ricains qui maintes fois ont exploité des histoires similaires, mais avec plus d’efficacité.
Joseph de Valdor.
LORETTA YOUNG - PAULINE MOORE - MARJORIE WEAVER dans Les Trois Souris Aveugles (20 Th Century-Fox)
I I
.1:
Sous la Direction de M. G. CHARLES DE VALVULE. 39, Rue Buffon (Filmolaque) en collaboration avec R. DASSONVILLE.
LES PROGRAMMES DE LA SEMAINE
A P O L L O : Le Mystérieux Docteur Clil- ierhouse.
A V E N U E : L 'A ge Ingrat. A U B E R T -P A L A C E : Carrefour. B A LZA C : L ’Ile des Angoisses. B IA R R IT Z : Amanda. B O N A P A R T E : Alerte aux Indes. C A M EO : Alerte aux Indes. C ESA R : La Chaleur du Sein. C O LISEE : Entrée des Artistes. C H A M P S ELY SEES : Vive les Elu-
dianis. C IN E -O P E R A : Toura, déesse de la jun­
gle. E R M IT A G E : Mannequin. G A U M O N T -P A L A C E : Les Disparus
de St Agil. H E L D E R : Lettre d'introduction. IM PER IA L. : Blanche-Neige et les Sept
Nains. M A R B E U F : Madame et son Clochard. M A D E L E IN E : Ultimatum. M IR A C LES : Je suis la loi. M A R IG N A N : Le drame de Shanghai. M A R IG N Y : Relâche. M A R IV A U X : Kalia. M A X L IN D E R : Le Ruisseau. M O U L IN -R O U G E : La Coualeuse. N O R M A N D IE : Le Révolté. O L Y M P IA : Paix sur le Rhin. P A R A M O U N T : Ernest, le Rebelle. P A R IS : Panique à l'hôtel. PA R IS-SO IR R A S P A IL : Pension d'ar­
tistes. R E X : Hôtel à vendre. S A IN T -D ID IE R : Le Train pour Venise. S T U D IO B E R T R A N D : La joie de vivre;
La Belle et le fisc. S T U D IO 28 : Monsieur Coccinelle. S T U D IO E T O IL E : Le fils du Cheik. P A N T H E O N : Le Joueur. U N IV E R S E L : Barnabé.
Les Films nouveaux U ltim atum .
Ce film, de Robert Wiene est un tragique prélude à l’effroyable tuerie que fut la « Grande Guerre ».
Ce film vient à son heure ; puisse- t-il nous servir de leçon.
Très solidement construit, le scé­ nario de Ultimatum est passionnant du commencement à la fin; et son dé­ nouement inattendu nous émeut pro­ fondément.
Anna, jeune et belle autrichienne a épousé à Vienne un lieutenant serbe Stanko Stalich, élève à l’école de guer­ re ayant comme ami l’autrichien Burgstaller, qui se fait passer pour journaliste, mais est en réalité, à Bel­ grade comme espion.
L’attentat de Sarajevo vient d’avoir lieu au moment même où le général serbe Simovitch charge d’une mission secrète Stanko ; ce dernier est arrêté par les autrichiens à Semlin. Anna obtient la permission d’aller voir son mari à condition que Burgstaller, amoureux respectueux de la belle au­ trichienne, servit d’ulage. Ce sacri­ fice sera superflu : Stanko, en voulant s’évader de l’hôpital où le retenait une légère blessure, est mortellement frappé. Anna restera dans son pays natal, tandis que Burgstaller lui dira un éternel adieu avant de partir pour le front.
Voilà très résumée l’intrigue de «Ul­ timatum », qui n’est ni une recons­ titution historique ni un| fait réel. Avec quelques invraisemblances, c’est une page de vie douloureuse et pleine de noblesse, où chacun fait son devoir.
L’œuvre de M. Lifo Lania, drame où l’on sent continuellement planer la mort, est aussi simple dans l’expres­ sion que profonde dans sa sobriété.
Au point de vue purement techni­ que, il faut souligner l’habile dispo­ sition et la synchronisation très réus­ sie de documentaires avec la bande
elle-même, ce qui ne peut être reconnu que par un homme du métier.
Il est regrettable pour la musique d’Alfred Borchard que le son souvent sourd et lourd, éclate parfois brus­ quement, sans opposition, sans tran­ sition.
Les images sont belles et bien com­ posées. Le dialogue est sobre, mais mordant, même brutal.
Quant à l’interprétation, elle est do­ minée de haut par la grande figure d’Eric Von Stroheim, qui campe un général serbe à la fois autoritaire et humain : Une critique, cependant, à cet acteur émouvant et... impression­ nant : son général serbe n’a de serbe que le costume, tout en lui respire le caractère du hobereau allemand.
Mon vieil ami Aimos esl comme toujours, parfait, plein de vérité, mê­ me dans ce rôle à double face qu’est celui du levantin. Georges Rollin de­ vrait s’abstenir de copier Jean-Louis Barrault, de même qu’Abel Jacquin, au physique comme au moral est le reflet de cet admirable maître qu’est Jouvet ; comme lui, il aurait tous nos suffrages s’il pouvait s’évader de cette ressemblance...
Dita Parlo, merveilleusement douée, n’a pas donné tout ce qu’on était en droit d’attendre d’elle. Bernard Lan- cret cherche en vain à nous émouvoir, il joue en élève sage, sans conviction.
Nous regrettons d’être sévères pour la plupart des interprètes de cette production : mais notre rôle n’est pas de tresser des couronnes.
Nous terminerons cet article par ces/ quelques lignes d’un critique que nous estimons pour sa haute probité mo­ rale... « Ultimatum, film achevé avant la fameuse période de tension de Sep­ tembre dernier, n’a donc pas été fait dans l’idée d’exploiter les angoisses actuelles ; c’est, du moins, je le pense, un film qui n’a pour but que de mon­ trer l’horreur de la guerre, et comme il y parvient par des moyens excel­ lents, c’est un film qu’il faut voir ».
G. Charles de Valville.
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PATHE-PALACE. — T ricoche et Cacolet, avec Fernandel (Guy-Maïa) Exclusivité.
REX et STUDIO. — Prisons de Femmes, avec Viviane Romance (Sté Marseillaise de Films) Exclusivité.
Paix sur le Rhin, avec Françoise Rosay (SédifT) Exclusivité.
RIALTO. — Alerte en Méditerranée avec Pierre Fresnay (C.F.C.) Seconde vision.
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li est aujourd’hui permis de poser la ques­ tion : quel hemme était donc le Tsar ? Jean Worms, avec son grand talent, a su le faire revivre. Au physique, Nicolas II était de taille moyenne, un visage doux, une barbe taillée en pointe, de grands yeux gris — les yeux des Romanoff. — Le Prési­ dent Loubet juge que « sous sen aspect de timidité, quelque peu féminine, le Tsar possède une âme forte et un cœur viril et inébranlablement fidèle ». Un général russe de son état-major qui ne lui témoignait guère de sympathie, reconnaît pourtant qu’ « il avait une foi mystique dans la fcrce de sa communion de souverain avec son peuple ».
L ’Empereur semble avoir lui-même fixé sen destin. Il écrit dans son journal intime à la date du 1 er novembre 1905 : « A u­ jourd’hui nous avons fait la connaissance d’un Homme de Dieu du gouvernement de To- bclsk. Il se nomme Grigori ».
A SÉTE La semaine qui vient de suivre a
rappelé à notre population la catas­ trophe de Marseille par un sensation­ nel document sur l’incendie des Nou­ velles Galeries projet* par tous nos Cinémas.
COLISEE. — « Choc en Mer » et « iFirmin » (Le muet de St-Pataclet) avec Berval.
ATHENEE. — « Les Filles du Rhô­ ne » avec Annie Ducaux et Larquey.
TRIANON. — « Le chanteur de minuit » avec Jean Lumière, Yvette Lebon, Alerme et Delmont ; « L’hom­ me qui vécut deux fois » avec Raloh Billamy et Marian Marsh.
HABITUDE. — « Les hommes sans nom » avec Constant Rémy, Tania Fedor et S. Maïs.
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Le GLACIER DU CINÉMA
APRÈS L’INCENDIE DES NOUVELLES GALERIES. N E C R O L O G IE
L ’incenaie des Nouvelles Galeries a dou­ loureusement touché une fois encore un mem­ bre de notre corporation.
M. Boyer, représentant de la R .K .O . a perdu se belle-sœur, Mlle Jeanne Oliviéri, employée aux Nouvelles Galeries. Nous adressons à la famille si durement éprouvée nos sentiments de vive sympathie.
E R R A T A . — Nous nous excusons d ’une erreur qui s’est glissée dans notre dernier numéro. C’est M. Guibert, oncle de Mon­ sieur Gony qui a trouvé une mort affreuse dans le désastre des Nouvelles Galeries, et non Aubert. Ncs lecteurs li liront rectifié d ’eux-mêmes.
COMMUNIQUE PAR L’ASSOCIATION DES DIRECTEURS DE CINEMAS.
L’Association des Directeurs de Ci­ némas informe ces derniers qu’une liste de souscription pour les familles des victimes de la catastrophe des Nouvelles Galeries, est ouverte en per­ manence au Bureau du Président, 27, Rue de la Palud, 1er étage, où les ins­ criptions et les versements seront re­ çus en permanence.
Cette liste sera publiée dans la Pres­ se. Prière de se hâter.
Le P ré s id e n t : A. F o u g e r e t .
G A LA S A U P R O F IT D ES FA M IL L E S DES V IC T IM E S
Les Directeurs de Salles qui voudraient organiser un gala au profit des victimes de la catastrophe dés Nouvelles Galeries sont infermés que deux bureaux permanents sont organisés pour les versements :
A la Préfecture, A la Banque de France.
R E T O U R S . Lors de la présentation du film « Le R é­
volté » nous avons eu le plaisir de revoir parmi nous M. Michel Praz directeur de l’Agence Etoile-Film, complètement rétabli, des suites de son accident d’automobile.
Quant à notre Directeur A. de Masini, il va pouvoir revenir... chez lui et entamer une convalescence qui durera encore quelque temps.
Merci à tous ceux qui lui ont témoigné leur amitié, les nombreuses lettres reçues à cette occasion l’ont vivement touché, il s’ex­ cuse de n’avoir pu y répondre encore.
LA FIN DU JOUR à AIX-en-P RO VENGE.
Julien Duvivier, ses artistes et ses techniciens, sont actuellement à Aix- en-Provence oii seront réalisés les ex­ térieurs de « La lin du jour ».
Voici les principaux interprètes de ce nouveau film de Julien Duvivier : Raiinu, Louis Jouvet, Michel Simon, Madeleine Ozeray.
Chef opérateur : Matras, assisté de Julîiard et Bourreau.
Une scène expressive de la Belle Re­ vanche, a ve; Roger Karl (Films de Provence).
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LES CINQ SOUS DE LAVARiEDE. C’est à partir du IG novembre que
seront réalisés les intérieurs du grand filin interprété par Fernandel : Les cinq sous de Lavarède. On travaille actuellement aux maquettes des nom­ breux décors (jui seront utilisés pour ce film. Parmi les reconstitutions les plus importantes, citons : le grand salon des fêtes du paquebot « Nor­ mandie », la salle des exécutions ca­ pitales de San-Francrsco, avec le fau­ teuil électrique où prendra place le malheureux Lavarède à la suite d’une erreur ; un temple bouddhiste au coeur du quartier chinois de Frisco ; lin grand palais hindou, au cours de la cérémonie du mariage de Lavarède, maharadjah et fiancé malgré lui... etc.
Ces quelques indications donnent un aperçu de l’ampleur de la produc­ tion que réalise Maurice Cammage. C’est donc le plus passionnant et le plus amusant des tours du monde que les spectateurs des Cinq sous de La­ varède accompliront... dans un fau­ teuil.
La présentation du film aura lieu dès tin janvier.
LE T R IO M P E A L ’A P O L L O D E P A R IS D ’U N FILM C U R IE U X E T
P A S S IO N N A N T L E M Y S T E R IE U X
D O C T E U R C L IT T E R H O U S E Accueilli par les spectateurs de la « pre­
mière » avec un succès dont ncus avons re­ laté l’ampleur. Le Mystérieux Docteur Clil- lerhouse est actuellement l’objet de maintes conversations, chacun interprétant à sa ma­ nière le sens profond de la dangereuse acti­ vité du célèbre Docteur.
Pendant ce temps, l’Apollo ccntinue de refuser du monde chaque soir., et ceci n’est- il pas la meilleure preuve du caractère com­ mercial de ce grand film?
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JlEAN WORM'S incarne Le Tsar dans La Tragèdie Impériale
ON T O U R N E ... Au studio de la Place Clichy, André
Chctin poursuit la réalisation des Trois A r­ tilleurs à l'Opéra, d ’après un scénario d ’A n­ dré Haguet, adapté par André Chotin.
Pierre Larquey, Roland Toutain, Azaïs, Baron fils, Denise Grey, Irène de Trébert, Marguerite Templey, Maxime Faber, Car­ pentier, Bever, Mariotti, sont les principaux interprètes de cette joyeuse histoire qui conte les aventures d ’un jeune sculpteur pris pour un artilleur, et qui se trouve ainsi obligé de passer quelque temps à la caserne.
L E P R E M IE R T O U R D E M A N IV E L L E D E L A L U M IE R E Q U I S 'E T E IN T S E R A D O N N E EN JA N V IE R .
Le premier tour de manivelle de « La Lumière qui s'éteint » sera donné, selcn toute vraisemblance, courant Janvier.
A plusieurs reprises, on avait annoncé déjà la mise en train de ce film, mais elle avait été différée car les dirigeants de Paramourit, qui attachent à sa réalisation une grosse im­ portance, n’avaient pu réunir alors tous les éléments qu’ils jugeaient nécessaires à sa ré­ ussite.
Cette fois-ci, il semble bien qu’ils aient enfin tous les atouts qu’il faut pour en faire un film digne de l’œuvre qui l’inspire.
L ’ESC LA V E B L A N C H E
Marc Scrkiz vient d ’entreprendre, aux stu­ dios Pathé de Joinville, la réalisation de VEsclave Blanche, avec Viviane Romance et John Lodge. G. W . Pabst supervisera cette importante production.
C A M P E M E N T 13.
Le bruit court que la réalisation de Cam­ pement 13, qui avait été arrêtée voici près de deux mois, reprendrait prochainement, Jacques Constant ayant enfin compris que : pour achever son film il devait modérer ses exigences. C ’est la scciété F.C.L. que dirige N. Far'kas qui, avec l’appui d ’Eclair Journal reprendrait la réalisation de Campement I 3.
O N T O U R N E ... LES O TA G ES.
Poursuivant la réalisation des Otages, d ’après le scénario original de Léo Mittler et Victor Trivas, adaptation et dialogue de Jean Anouilh, Reymond Bernard a enre­ gistré vendredi dernier des scènes très émou­ vantes, se déroulant dans la mairie du petit village de Chessy-s-.Marne ; on procédait, en effet, au tirage au sort des « otages » réclamés par la Kcmmanaantur pour répon­ dre du meurtre d’un de leurs officiers.
Le samedi, l’action avait pour cadre le « Café du Commerce ». Les principaux personnages de Chezy-s-Marne s’y trouvaient réunis. Il ne s’agissait pas, toutefois de faire la traditionnelle manille. Ces scènes étaient interprétées par Dorville, savoureux bracon­ nier, qui était venu trouver le maire (Char­ pin) et le châtelain (Saturnin Fabre) pour leur dire leur quatre vérités. Rodilar ne mé­ nage pas ses expressions, il n’a ni le respect des lois ni la crainte de l’autorité et le maire et le châtelain ont bien du mal à lui impo­ ser le silence.
T R O IS D E SA IN T -C Y R
Jean P. Paulin et les principaux interprè­ tes de Trois de Saint-Cyr: Roland Toutain Jean Mercanton, Jean Chevrier, Hélène Per- drières, Charky-Bey vont se trouver à nou­ veau réunis aux studics de Billancourt à par­ tir du 7 novembre. Ils tourneront des scènes importantes se déroulant à l’intérieur d ’un poste militaire, ces scènes se raccordant avec les grands extérieurs réalisés en Août et en septembre dans le Sud Tunisien.
JE A N R E N O IR S U P E R V IS E R A
« L ’O R D U C R IST O B A L ». dont la mise en scène sera faite par un de ses
élèves : Jacques Beker. « L ’Or du Crislobal » cont nous avons
annoncé la prochaine réalisation par les Films Beril, sera une des productions les plus am­ bitieuses de l’année.
C ’est le grand metteur en scène Jean Renoir qui supervisera la réalisation de cette œuvre dent il écrira également le découpage et le dialogue.
C ’est un de ses plus fidèles « élèves », celui même qui l’assista dans ses principaux succès : Jacques Beker qui assumera la kur­ de tâche de la mise en scène.
« LA FIL L E ELISA »
Le cé.èbre roman d ’Edmond de Goncourt La Fille Elisa dont les droits d’adaptation à l’écran ont été acquis par « Les Grand Films Français », sera mis en scène par Henry Rcussell et Jean Tarride.
Principaux interprètes : Véra Korène de la Comédie Française, Charles Yanel, Pierre Brasseur et Alcover.
La Direction Artistique est assurée par Pierre Darius et la Direction de Production par Lucien Mavro.
Premier lourde manivelle: 28 Novembre.
H O T E L D U N O R D
Marcel Carné vient d ’achever la réalisa­ tion de son nouveau film Hôtel du Nord. Dès à présent, on peut préveir que cette produc­ tion comptera parmi les plus marquantes de la saison.
Rappelons qu’Annabella, J. P . Aumont, Arletty, Louis Jouvet, Paulette Dubost et Andrex sont les principaux interprètes d 'H ô­ tel du Nord.
imm’iutsi-ie mistral — uavamon.
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