La sédation-analgésie chez le patient grand brûlé est-elle excessive ?

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    31-Dec-2016

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  • Journees franco-suisses 2012

    17es Journees franco-suisses de pharmaciehospitaliere, 1415 mars 2012.Resumes des communications affichees

    Disponible en ligne sur

    www.sciencedirect.com

    1Place de lerythropoetine dans lanemie induite parlautogreffe de cellules souches peripheriques chezdes patients atteints de lymphomeJ. Liehna,*, L. Vadota, M. Boulina,c, D. Caillotb, M.-H. Guignarda,P. Fagnonia,da Pole pharmacie, 14, rue Gaffarel, CHU de Dijon, 21079 Dijon cedex,Franceb Departement dhematologie, 14, rue Gaffarel, CHU de Dijon, 21079Dijon cedex, Francec Inserm U866, universite de Bourgogne, 7, boulevard Jeanne-dArc,21079 Dijon cedex, Franced Inserm EA4184, universite de Bourgogne, 7, boulevard Jeanne-dArc,21079 Dijon cedex, France* Auteur correspondant.

    Introduction. La realisation dune intensification therapeutique sui-vie dune autogreffe de cellules souches peripheriques (ACSP) entranechez la majorite des patients une anemie profonde. Le traitement decelle-ci necessite la realisation de transfusions de culots globulaires.Sil existe un impact positif de lerythropoetine humaine recombi-nante (rhuEPO) sur les besoins transfusionnels et les taux dhemo-globine (Hb) dans lanemie induite par la chimiotherapie et celle descancers apres transplantation medullaire allogenique, il nexiste a cejour pas de niveau de preuve suffisant pour emettre des recomman-dations pour son utilisation dans lACSP.Objectifs. Lobjectif principal etait devaluer lefficacite clinique dunestrategie de possible recours a lEPO sur les besoins transfusionnels enpost-ACSP pour un lymphome. Lobjectif secondaire etait devaluerlimpact de rhuEPO sur la cinetique dhemoglobine post-ACSP.Methode. Nous avons realise une etude retrospective sur 39 proce-dures dACSP entre decembre 2007 et fevrier 2010 pour un lymphomenon hodgkinien ou une maladie de Hodgkin. Les procedures qui ont eurecours a la rhuEPO se sont vues administrer une injection intravei-neuse de 30 000 UI derythropoetine beta une fois par semaine apartir du jour precedant lACSP jusqua un taux cible dHb de 12 g/dL.Resultats. Le nombre moyen de culots globulaires transfuses netaitpas significativement different entre les deux groupes dans lesdifferentes periodes de letude (p = 0,41 de J0 a J20 postgreffe,p = 0,43 de J21 a J41, p = 0,16 de J42 a J62). En revanche, le premierculot globulaire a ete transfuse significativement plus tard apreslACSP dans le groupe ayant recu au moins une injection dEPO(6,05 vs 3,1 jours ; p = 0,01). Une analyse multivariee a demontre Journees organisees par LAssociation des pharmaciens hospitaliers deBourgogne Franche-Comte (APHBFC) et lAssociation suisse des pharmaciensde ladministration et des hopitaux (GSASA).

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    0929-693X/$ - see front matter10.1016/j.phclin.2011.12.234 Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien 2012;47:52-67que de meilleurs taux dhemoglobine etaient observes chez lespatients traites par rHuEPO que chez ceux traites par des transfusionsseules, quand ceux-ci sont ajustes aux taux dHb initiaux (gain moyendHb = 0,76 g/dL ; p = 0,002).Discussion et conclusion. Dans notre etude, lutilisation de rhuEPOnapporte aucun benefice en termes de diminution des besoinstransfusionnels. Ce resultat est coherent avec la litterature et lesrecommandations actuelles. Cependant, cette etude observationnelleest lune des premieres a prendre en compte leffet des taux initiauxdhemoglobine sur la cinetique erythrocytaire post-ACSP. De plus, ladate du premier culot globulaire transfuse na pas ete evaluee dans lesdifferentes etudes de la litterature.

    doi: 10.1016/j.phclin.2011.12.2332

    La sedation-analgesie chez le patient grand bruleest-elle excessive ?P. Papina, P. Voirola,*, A. Pannatiera,c, M. Bergerb

    a Pharmacie, CHUV, Lausanne, Suisseb Medecine intensive adulte, CHUV, Lausanne, Suissec Section des sciences pharmaceutiques, universites de Geneve et deLausanne, Geneve, Suisse* Auteur correspondant.

    Introduction. La sur-sedation est bien documentee en medecineintensive. Elle peut resulter entre autres dune administration de dosesexcessives ou dune diminution de lelimination suite a une defaillancerenale. Lors de suspicion de sur-sedation, la realisation dun CT-scancerebral permet de preciser le diagnostic differentiel en excluant descauses organiques a letat comateux. Les molecules susceptibles desaccumuler comme le fentanyl, le midazolam ou le lorazepam sontparticulierement impliquees dans la survenue de sur-sedation.Objectifs. Etablir chez les patients suspectes de sur-sedation un etatdes lieux de lutilisation de lanalgesie-sedation dans un centre degrands brules (CB) disposant de directives locales sur la sedation-analgesie, determiner ainsi la frequence de sur-sedation et limpact dela realisation dun CT-scan sur la medication.Methode. Etude retrospective de tous les patients brules admis au CBde janvier 2005 a juin 2011.Criteres dinclusion. Intubation superieur ou egal a dix jours, auminimum une analgesique ou un sedatif et un CT-scan cerebraldurant lhospitalisation ; score de sedation-analgesie (echelle SAS)de 1 a 3 durant les dix jours avant le CT-scan. Recueil des donnees sur labase du dossier patient informatise (Metavision).

    http://www.sciencedirect.com/science/journal/0929693Xhttp://dx.doi.org/10.1016/j.phclin.2011.12.233http://dx.doi.org/10.1016/j.phclin.2011.12.234

  • Journees franco-suisses 2012Analyse des types, associations et doses cumulees danalgesiques(rapportees en equivalents morphine) et de sedatifs recus durant lesdix jours avant et cinq jours apres le CT-scan.Determination de limpact du CT-scan sur les doses cumulees danal-gesiques et de sedatifs par une analyse Anova one-way.Resultats. On note que 241 patients ont ete hospitalises au CB sur laperiode detude dont 50 ont ete intubes au minimum dix jours desuite. On note que 16/50 ont finalement pu etre inclus representant19 episodes de CT-scan, dont aucun na montre datteinte organique.Les molecules les plus utilisees etaient le propofol et le midazolampour les sedatifs et la morphine et le fentanyl pour les analgesiques.Une diminution significative des doses cumulees de midazolam(p = 0,01) et dopiaces (p = 0,02) apparat apres le scan mais nestpas presente pour le propofol (p = 0,16). Le nombre de medicamentsadministres semble egalement diminuer apres le scan, autant pour lessedatifs que les analgesiques.Discussion et conclusion. Les molecules utilisees correspondent auxdirectives locales. Suite a labsence de lesion organique revelee par CT-scan, une nette diminution des doses danalgesiques et de sedatifs estobservee apres cet examen. Le nombre de medicaments tend egalementa diminuer. Ces resultats suggerent une sur-utilisation de ces agentschez les patients brules. Une sensibilisation des equipes medico-infir-mieres a la sur-sedation et a ses consequences nefastes est en cours.

    doi: 10.1016/j.phclin.2011.12.2343Evaluation de lefficacite et de la tolerance ducabazitaxel dans le cancer metastatiquede laprostate : premiers resultats chez quatre patientsA. Fuss, V. Graff*, F. Couturier

    Service pharmacie/sterilisation, clinique Sainte-Anne, groupehospitalier Saint-Vincent, 182, route de la Wantzenau, 67085Strasbourg cedex, France* Auteur correspondant.

    Introduction. Le cabazitaxel est un nouveau taxane indique enassociation avec la prednisone ou la prednisolone dans le cancermetastatique de la prostate resistant a la castration et traite ante-rieurement par docetaxel.Objectif. Evaluer lefficacite et la tolerance du cabazitaxel en realisantun bilan sur son utilisation en pratique clinique.Methode. Sont inclus dans notre etude les patients atteints de cancermetastatique de la prostate resistant a la castration, pretraites pardocetaxel et ayant beneficie de cabazitaxel a la clinique Sainte-Anneen 2011. Le critere principal defficacite du traitement est defini parune diminution dau moins 50 % de la valeur initiale du taux de PSA(Prostate Specific Antigen). Le temps de progression du taux de PSA(augmentation dau moins 25 % de sa valeur initiale) et la tolerancegrace au recueil des effets indesirables sont aussi evalues.Resultats. Quatre patients ont ete traites par cabazitaxel en 2011. Letaux de PSA a fluctue pendant le traitement chez deux patients : pourle premier, le traitement a ete juge inefficace apres 14 semaines(variations du taux de PSA par rapport a sa valeur initiale [14 % ; 7 %])et pour le deuxieme patient, apres 20 semaines (variations du taux dePSA [18 % ; 45 %]). La maladie a progresse chez le troisieme patient : letaux de PSA a augmente de plus de 25 % en sept semaines. Letraitement a ete juge efficace chez le quatrieme patient : le tauxde PSA a diminue de 90 % en 15 semaines. Les effets indesirables lesplus frequents ont ete lanemie (grades I, II ou III chez quatre patients)et lasthenie (grade I ou II chez trois patients). Dautres effets ont etenotifies : thrombopenie, diarrhees, anorexie, perte ponderale, nau-sees, douleurs abdominales, mucite et dysgueusie.Discussion et conclusion. Le traitement par cabazitaxel a ete jugeefficace pour 1 patient et inefficace pour les trois autres. Les effetsindesirables les plus frequents sont dordre hematologique et gastro-intestinal et sont identiques a ceux decrits dans le resume descaracteristiques du produit. Notre evaluation na porte que sur quatrepatients car lacces au traitement est a ce jour limite pour raisonsfinancieres : il est donc difficile de conclure quant a lefficacite ducabazitaxel dautant plus que nous lavons evaluee uniquement surlevolution du taux de PSA. En effet, letude de phase III a montre39,2 % de reponse sur le taux de PSA (De Bono et al.), et a mesure aussiles survies globale ou sans progression et les criteres RECIST. La placetherapeutique du cabazitaxel reste donc a definir face a dautresnouveaux medicaments, comme lacetate dabiraterone.

    doi: 10.1016/j.phclin.2011.12.2354

    Analyse des interventions pharmaceutiques dans unetablissement medicosocial : un bilan sur cinq ans

    J.-P. Levillain

    Service pharmaciecentre hospitalier de JoignyF89306 Joigny cedex

    De nombreuses etudes sur levaluation des interventions pharma-ceutiques dans differents etablissements de sante ont deja etepubliees. Neanmoins, peu detudes ont ete realisees dans des eta-blissements medicosociaux.Lobjectif de cette etude est didentifier la nature des interventionspharmaceutiques dans un foyer de vie de 45 places pour patientshandicapes moteurs.Cette etude prospective a ete conduite sur cinq ans a partir delanalyse des prescriptions informatisees.Toutes les interventions pharmaceutiques realisees par le pharmacienclinicien, les types de problemes pharmacotherapeutiques, ainsi quelensemble des medicaments impliques ont ete enregistres et ana-lyses a laide de loutil informatique mis en place par la Societefrancaise de pharmacie clinique.Entre decembre 2006 et novembre 2011, 2292 prescriptions ont eteanalysees par un pharmacien clinicien. On note que 165 interventionspharmaceutiques ont ete realisees (7,20 interventions pour 100 pre-scriptions analysees). Parmi ces 165 interventions, le type de problemepharmacotherapeutique le plus observe est la prescription de medi-caments hors-livret therapeutique (27,88 %) suivi par la prescriptionde medicaments sur une duree trop longue (sans risques de surdo-sage) (24,24 %). Parmi les 213 principes actifs impliques, la classetherapeutique la plus concernee est la classe A (voie digestive etmetabolisme) (27,83 %) suivi par la classe J (anti-infectieux generaux ausage systemique) (17,45 %).Cette etude montre, que dans un foyer de vie pour patients handi-capes moteurs, le principal type de probleme pharmacotherapeutiquerencontre est la prescription de medicament hors-livret therapeu-tique. Cette donnee est en correlation avec les resultats obtenus dansune etude multicentrique francaise effectuee dans des etablisse-ments hospitaliers et publiee en 2008 [1]. Cependant, notre etuderevele que dans ce type detablissements medicosociaux, ce sont lesmedicaments des voies digestives qui necessitent le plus grandnombre dinterventions pharmaceutiques par le pharmacien clinicien.Reference[1] Bedouch P, et al. Assessment of clinical pharmacists interventionsin french hospitals: results of a multicentre study. Ann Pharmacother2008;42:1095103.

    doi: 10.1016/j.phclin.2011.12.23653

    http://dx.doi.org/10.1016/j.phclin.2011.12.239http://dx.doi.org/10.1016/j.phclin.2011.12.235http://dx.doi.org/10.1016/j.phclin.2011.12.236

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