Laurent Petit SGTICE, Université Pierre et Marie Curie

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    03-Apr-2015

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  • Laurent Petit SGTICE, Universit Pierre et Marie Curie
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  • Le diffusionnisme ou ladoption par les usagers en 5 phases la connaissance : l'individu est expos l'innovation et acquiert quelques notions sur son fonctionnement ; la persuasion : l'individu amorce une prise de position au sujet de l'innovation ; la dcision : l'individu s'engage dans des activits lui permettant d'adopter ou de rejeter l'innovation ; l'implantation : l'individu utilise l'innovation au quotidien et l'value ; la confirmation : l'individu tente d'obtenir des informations venant renforcer son choix.
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  • Critique du diffusionnisme Selon ce schma, ce sont les caractristiques de l'innovation, telles qu'elles sont perues par les individus, qui dterminent son taux d'adoption. Ne dit rien de la gense de linnovation Une tude limite la diffusion postule que ce processus se droule sans aucune transformation de linnovation Par principe, linnovation serait bonne : les ingnieurs, les techniciens ont fait ce que la technique pouvait proposer de mieux ; la socit de laccepter et de ladopter.
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  • Sociologie de la traduction 1 re tape : lanalyse du contexte 2 e tape : la problmatisation 3 e tape : cration dun rseau 4 e tape : intressement et enrlement 5 e tape : constitution de lacteur rseau 6 e tape : construction des asymtries Ex. le combat Renault/EDF sur le moteur lectrique
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  • Lanthropologie des techniques Passer dune sociologie de linnovation une sociologie des situations daction 1 re phase : saisir lobjet technique travers des preuves 2 e phase : dcrire lobjet technique comme un scnario matrialis 3 e phase : oprer une d-scription = dgager le script de lobjet Ex. : travail dAkrich ou Boullier
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  • La sociologie des organisations Notions-cls La rationalit limite La stratgie Le marginal scant Apport fondamental Comprendre comment fonctionne une organisation sans se limiter lorganigramme officiel Les limites Lorganisation vue comme un jeu dacteurs permanent (sans mmoire ni idologie) Sous-estimation du pouvoir officiel
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  • Rsum des pisodes prcdents Une mtaphore centrale : le rseau compos dhumains et de non-humains 2 e mtaphore : le porte-parole (tire de Hobbes) 3 e mtaphore : la traduction (tire de M. Serres) Linnovation est donc lart dintresser un nombre croissant dallis qui vous rendent de plus en plus fort Consquence : le succs (ou lchec) dune innovation ne vient pas de la qualit ou de la justesse dun dispositif technique > tout repose sur la solidit du rseau
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  • La critique de P. Flichy Le rseau Extrmement lche et attrape-tout Les auteurs disent la fois que plus le rseau est tendu, plus il est solide et, en mme temps, quil ne vaut que par la solidit de son maillon le plus faible Lacteur la fois les reprsents, les porte-parole et les acteurs stratgiques (capables dinstaurer un rapport de force en leur faveur) Le contexte Peut-on vacuer tout lment extrieur linnovation ? Tout est-il explicable en termes de rapports de force entre acteurs ?
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  • Lanalyse socio-technique 4 objectifs pour cette approche : Intgrer analyse et socit La technique au cur de lanalyse Accent mis dans lanalyse sur linteraction des acteurs entre eux, entre eux et lobjet technique Interactions possibles que si relative stabilit dans ces diffrents rapports La notion de cadre de rfrence Permet de percevoir, comprendre les phnomnes par les acteurs et dorganiser leurs propres actions Ex. : le promeneur dans une foire la ferraille
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  • Lanalyse socio-technique Le cadre de fonctionnement Dfinit un ensemble de savoirs et de savoir-faire mobiliss ou mobilisables dans lactivit technique Celui des concepteurs, des constructeurs, des rparateurs, des usagers aussi. Le cadre dusage Celui de lactivit de lusager et du concepteur aussi Les liens entre les deux : le cadre socio-technique Deux cadres distincts comme le montre la panne Mais articuls dans un cadre commun
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  • Et lusager ? Des usagers stratgiques Peu nombreux Ex. des banquiers des annes 1930 ou entreprises amricaines dans les annes 1940 La plupart sont des usagers tactiques Flichy parle dune activit de braconnage Lusager doit dabord faire preuve de capacits tactiques dans le cadre de fonctionnement Ses marges de manuvre sont beaucoup plus grandes dans le cadre dusage
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  • Linnovation lcole Lcole nest pas le simple rceptacle des savoirs et outils en provenance de la socit Ils ne simposent pas sous la pression extrieure Certaines innovations sociotechniques viennent du monde ducatif Les innovations se plient aux contextes et peuvent influer en retour sur ces contextes Ex. : le processus dimport-export pour le cdrom Comment se forge lcole les usages ducatifs des nouveaux outils et mdias ? 3 rponses diffrentes
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  • La thse de limpratif conomique Thse des technologues de lducation 1 er argument : une progression spirale des innovations Ex. : rapports sur les pays en dveloppement 2 e argument : le systme ducatif est oblig de passer par la technologisation Mais limpratif conomique est loin dtre le seul moteur de linnovation ducative
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  • La thse des cycles improductifs Thoricien de linnovation Larry Cuban Les innovations et lcole, une romance inconstante Inertie cause de lorganisation Faiblesses de linterprtation de Cuban Il nglige le poids des consignes (ex. de la calculette) et surestime la capacit des acteurs exprimer des besoins La soi-disant paralysie institutionnelle est contredite par lhistoire
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  • La thse de linnovation par dtournement Selon D. Boullier, G. Jacquinot ou J. Perriault, lusager sapproprie loutil et le mdia en fonction de ce quil dcide den faire Les innovations technico-pdagogiques se font sur le mode de la capture ou du dtournement Linnovation est le fruit dun compromis qui se solde par lmergence dun cadre de rfrence socio- technique Linnovation est instable, fragile, prcaire Cette thse ne dit rien des conditions dacceptation ou de refus dune innovation par les utilisateurs
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  • La question du paradigme Ensemble structur et cohrent de thories et de reprsentations Lorganisation ducative considre comme un ensemble structur de manire paradigmatique : savoirs lis la production scientifique, contenus structurs par la logique de la matire, pdagogie transmissive, mode collectif et simultan denseignement, professionnels qualifis par examens et concours nationaux, outils et mdias aux usages collectifs et individuels Hypothse : paradigme actuel concurrenc par un autre
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  • Gense dun paradigme Lordre orthographique 1830 : 63% des 15000 instituteurs ne matrisent pas lorthographe > la quasi-totalit matrise en 1850 Encouragement dune certaine mobilit sociale par lducation reue Orthographe et syntaxe ont des vertus civilisatrices Le choix de lenseignement collectif et simultan Exercice roi : la dicte Le manuel La leon : questions sur un texte, explications grammaticales et syntaxiques
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  • Dun paradigme lautre ? Crise du manuel ? Crise de ldition scolaire mais le secteur reste important Crise des usages du manuel : mdia standardis et de masse qui contrarie le souci des enseignants de se librer de la leon-type Essor de lautoproduction Son principal concurrent : la reprographie Tendance au bricolage de ressources artisanales personnalises
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  • De nouveaux usages ? Aspirations la personnalisation Avances timides de lautoformation Lexemple des ressources PCSM-UEL en sciences Nouveaux usages en attente ? Usages, parties prenantes dun paradigme et lui-mme en dpend aussi > voir si un nouveau paradigme merge Concurrence entre ancien et nouveau paradigme : enseignement massifi et standardis versus enseignement sur mesure Outils unidirectionnels pour des usages collectifs et en prsentiel / outils modulaires, utilisables distance, etc.
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  • La question de lindustrialisation Massification Les progrs de la scolarisation Rationalisation Taylorisation Effets dentranement Voisinage des industries culturelles Modles socio-conomiques Des industries ducatives part entire ?
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  • Ldition de manuels Linvention du manuel Lanctre du manuel, le livre ducatif Lindustrialisation de la chane ditoriale Menaces sur le manuel La crise de confiance La concurrence de lautoproduction Le modle ditorial contest
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  • Linformatique pdagogique La mcanisation pdagogique Les machines enseigner Skinner et la rvolution industrielle de lenseignement Le projet dinformatisation didactique dinspiration bhaviouriste Une seconde voie : Logo Des dispositifs pour permettre lappropriation des connaissances par lapprenant lui-mme quipe de Papert au MIT, au croisement de lintelligence artificielle et de la psychologie gntique de Piaget
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  • La formation distance Le parent pauvre Dabord un enseignement de substitution Problmes rcurrents de positionnement Une rponse au problme des cots : la cration de mgatablissements Un concurrent, le e-learning Invent par Cisco, repris par ladministration Clinton, puis par les experts Rapprochement de linformatique et de la formation distance
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  • Les produits pour lducation non formelle Un ensemble disparate Livres, journaux, films, programmes audiovisuels et multimdias, missions de radio et de tlvision, sites Internet, etc. La rpartition entre ce qui sapprend lcole et en dehors delle est fluctuante Une double rfrence Prsence de la culture scolaire Caution des industries de la culture et du divertissement Quel avenir ?
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  • Systmes numriques dinformation et de gestion La gense Les infrastructures de service : (LMS) portails, plates- formes collaboratives, bureaux virtuels, espaces numriques de travail Les outils techno-pdagogiques sadressent soit aux enseignants seuls, soit aux apprenants et aux enseignants Maillon essentiel de la mise en relation doffres et de demandes De (trop) grandes esprances ?