Le Fil 21 novembre 2013

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Le journal de la communaut universitaire

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  • Volume 49, numro 12 21 novembre 2013

    Depuis louverture du Muse de la civilisation, en octobre 1988, nombreux sont nos professeurs qui ont contribu, titre de conseillers scientifiques, la ralisation dexpositions. p8 et p9

    tre trop en forme, est-ce possible ? p2 Je regarde, je twitte, jaime ! p5

    25 ans de collaboration fructueuse

  • le fil | le 21 novembre 2013

    2 actualits ULen bref

    Campagne de prvention contre lalcool au volantUne campagne de prvention contre lalcool au volant se droulera du 28 novembre au 13 dcembre sur le campus et aura pour slo-gan : Avec qui voudriez finir la soire ? . Afin dassurer le retour en toute scurit des parti-cipants, le Service de scurit et de prvention installera un kiosque sur les lieux des partys prvus pour les clbrations des ftes. Visitez le www.ssp.ulaval.ca pour en savoir plus sur cette campagne et pour connatre les endroits o se tiendra le kiosque. Noubliez pas, si vous ntes pas en tat de conduire, prvoyez votre retour : chauffeur dsign, taxi, Opration Nez rouge, transport en commun ou vignette de tolrance.

    Entente avec AmorChemLUniversit Laval, le CHU de Qubec et AmorChem ont sign une entente de collabo-ration touchant la cration de mdicaments contre lendomtriose et les cancers sensibles aux strognes. Ces mdicaments mettraient profit un inhibiteur dcouvert par le professeur Donald Poirier et son quipe de la Facult de mdecine. Son groupe a mis au point une mol-cule qui bloque une enzyme intervenant dans la synthse de lstradiol, une hormone lie au dveloppement de lendomtriose et de cer-tains cancers. Lendomtriose affecte 10 15 % des femmes en ge de procrer. Elle est lune des principales causes de linfertilit et elle peut aussi provoquer des fortes douleurs abdomi-nales. Linhibiteur qui fait lobjet de lentente pourrait attnuer ces douleurs et il pourrait aussi servir dans le traitement des cancers du sein et de lendomtre.

    Essaimez avec La RucheVous tudiez ou travaillez lUniversit et avez un projet qui peut contribuer au rayon-nement et la vitalit de la rgion de Qubec ? Prsentez votre projet La Ruche Acadmie, une plateforme de financement participatif de la rgion de Qubec qui permet des citoyens de lancer ou dappuyer des projets. Plusieurs prix sont gagner, dont un mentorat avec un ambassadeur de La Ruche, une campagne mdia pour le lancement dun projet sur La Ruche, ainsi quune bourse du Service de placement. Pour participer, il faut dcrire son projet en 200 mots et envoyer son texte dici le 25 novembre ruche.academie@cadeul.ulaval.ca. Les dix meilleurs projets seront prslectionns et leurs promoteurs seront invits prsenter leur ide le 5 dcembre au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack.

    Information : www.cadeul.com/rucheacademie.

    Le journal de la communaut universitaire

    Fond en 1965, Le Fil est un hebdomadaire publi 30 fois par an par la Direction des communications de lUniversit Laval et distribu gratuitement sur le campus.

    On peut le lire en ligne au www.lefil.ulaval.ca et sabonner gratuitement un avis de parution lectronique. crivez-nous ! Le Fil accueille vos ides avec plaisir.

    Les lettres destines au courrier des lecteurs 400 mots maximum doivent nous parvenir au plus tard le vendredi midi prcdant la paru-tion, ladresse le-fil@dc.ulaval.ca.

    Le contenu de ce journal peut tre reproduit condition de mentionner la source et lauteur.

    Rdactionditeur: Jacques Villemure, directeur des communications

    Rdactriceenchefparintrim: Claudine MagnyJournalistes: Jean Hamann, Rene Larochelle, Yvon Larose Journalistenouveauxmdias: Julie PicardCollaborateurs:Matthieu Dessureault, Stphane Jobin, Nathalie Kinnard, Pascale Guricolas, Julie TurgeonRdactrice-rviseure: Anne-Marie LapointeSecrtairelardactionetrecherchistephoto: Jose Nadeau

    ProductionInfographie: La Robitaille, Service de reprographie de lUniversit LavalImpression: Les Presses du Fleuve, Montmagny (Qubec)

    Ventes publicitaireslisabeth Farinacci 418 656-2131 poste 4618

    Dpt lgalBibliothque nationale du Qubec,ISSN 022-1-1965

    Pour nous joindre2325, rue de lUniversit, local 3108 Qubec (Qubec) G1V 0A6Tlphone: 418 656-2131 poste 4687

    Le sport, cest la sant condition de ne pas en abu-ser, rvle une tude mene auprs de 1245 jeunes par des chercheurs de lUniver-sit Laval et des universits de Lausanne et de Genve. La conclusion peut sem-bler vidente, mais ces tra-vaux, publis cette semaine dans Archives of Disease in Childhood, ont le mrite de chiffrer le nombre dheures dactivit physique heb-domadaire partir duquel un voyant rouge devrait sallumer.

    Les chercheurs ont mesur le degr de bien-tre de jeunes de 16 20 ans laide dun questionnaire labor par lOrganisation mondiale pour la sant. Cet outil comprend cinq questions simples qui portent sur la perception de lhumeur, du stress, du niveau dnergie, de la fatigue et de lentrain ressentis au cours des deux dernires semaines. Le total des points obtenus

    Trop cest comme pas assezLexcs dactivit physique est aussi nfaste que la sdentarit pour le bien-tre des adolescentspar Jean Hamann

    chaque question permet le calcul dun indice de bien-tre allant de 0 25.

    Lanalyse des donnes recueillies par les chercheurs montre que le bien-tre aug-mente en fonction du nombre dheures dactivit physique pratiques. Le maximum est atteint chez ceux qui sentra-nent environ 14 heures par semaine, ce qui reprsente le double de la recommanda-tion actuelle pour ce groupe dge. Toutefois, au-del de 17,5 heures, le bien-tre dcline pour se rapprocher de celui rapport par les jeunes sdentaires. Ainsi, le risque davoir un faible indice de bien-tre est 2,3 fois plus lev chez les jeunes qui font plus de 17,5 heures de sport par semaine que chez les ado-lescents qui suivent la pres-cription hebdomadaire de 7 heures.

    notre connaissance, il sagit de la premire tude qui lie la pratique intensive

    du sport une diminution du bien-tre chez les ado-l e s c e n t s , c o m m e n t e Richard Blanger, profes-seur de pdiatrie la Facult de mdecine et coauteur de ltude. Notre mthodo-logie ne permet malheureu-sement pas de dterminer les causes de cette association. Par contre, les risques de bles-sures associs la pratique intensive de sport, le manque de repos entre les entrane-ments ou le stress que ces

    jeunes ressentent parce quils pratiquent un sport de faon souvent comptitive, en plus des travaux scolaires rali-ser, sont quelques hypothses considrer.

    Mme si ltude montre que le bien-tre optimal est observ chez les jeunes qui pratiquent 14 heures dacti-vit physique par semaine, la recommandation actuelle de 7 heures nest pas remise en question pour autant, assure le professeur Blanger. Notre message est plutt que les intervenants auprs des jeunes, et particulire-ment les professionnels de la sant, doivent tre conscients du fait que la pratique inten-sive dactivit physique peut avoir des rpercussions nga-tives sur la sant globale dun jeune. Il ne faut pas conclure quun ado qui est trs actif na pas de problme. Lexcs dactivit physique, tout comme la sdentarit, peut affecter son bien-tre.

    L tude pub l i e dans Archives o f Disease in Childhood est signe par Arnaud Merglen, Aline Flatz, Richard Blanger, Pierre-Andr Michaud et Joan-Carles Suris.

    Il sagirait de la premire tude qui lie la pratique intensive du sport une diminution du bien-tre chez les adolescents

    Les blessures ou le stress associ au dsir de performance pourraient expliquer la baisse de bien-tre chez les jeunes sportifs qui consacrent plus de 17,5 heures par semaine lentranement. photo Youth Sport Trust

  • le fil | le 21 novembre 2013

    3actualits UL

    Quon le veuille ou non, la tendance est au rchauffement climatique. Cet automne, le Groupe dexperts intergouvernemental sur lvolution du climat (GIEC), dont font partie plusieurs chercheurs qubcois et cana-diens, a rendu public son dernier rapport. Le constat ne laisse personne de glace : selon 9 200 publications scientifiques et prs de 55 000 commentaires provenant de cher-cheurs, la temprature moyenne de la plante augmente et la Terre ne peut encaisser une hausse de plus de 2 C sans que des impacts importants se fassent sentir sur lenviron- nement et les humains.

    Les tats membres des Nations unies se donnent ainsi jusquen 2015 pour ratifier un nouveau plan daction qui prendra le relais du protocole de Kyoto. Avec en trame de fond limpact dvastateur du typhon Haiyan, 191 pays se sont runis la semaine dernire Varsovie lors de la 19e Confrence des Parties la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Le ministre du Dveloppement durable, de lEnvironne-ment, de la Faune et des Parcs, Yves-Franois Blanchet, y tait pour prsenter les initiatives qubcoises de rduction des gaz effet de serre (GES). Il a galement dvoil la cra-tion de son nouveau comit consultatif sur les changements climatiques compos de 16 experts, dont le professeur-chercheur au Dpartement de gographie, Michel Allard, que Le Fil a interrog.

    Q Pourquoi le Qubec a-t-il cr ce comit consultatif sur les changements climatiques ?R Le gouvernement a voulu rassembler autour dune table des reprsentants pro-venant de secteurs divers de la socit qu-bcoise afin daider la province mieux lut-ter contre les changements climatiques et

    La voix du NordLe spcialiste du perglisol Michel Allard a t choisi pour siger au nouveau comit consultatif sur les changements climatiques du gouvernement du Qubec par Nathalie Kinnard

    mieux sy adapter. Le Qubec a dj fait de grands progrs pour rduire ses missions de GES dans le cadre son Plan daction 2006-2012 sur les changements climatiques. Mais le gouvernement veut aller encore plus loin. La cration du comit sinscrit dans le nouveau Plan daction 2013-2020.

    Q Quel sera le rle des membres du comit ?R Nous conseillerons notamment le mi- nistre sur les mesures prendre afin dattein-dre lobjectif qubcois trs ambitieux de rduction des missions de GES de 25 % par rapport celles de 1990. Nous aborderons galement lentente conclue avec la Californie sur le systme de plafonnement et dchange de droits dmission de gaz effet de serre. Le Qubec et la Californie sont les deux premiers participants au march du carbone lchelle de lAmrique du Nord.

    Q Pourquoi le Qubec sinvestit-il autant alors que le Canada sest retir du protocole de Kyoto ?R Cest un choix des gouvernements qub-cois depuis au moins une dizaine dannes, que tient poursuivre, voire intensifier, la pr-sente administration. En labsence dun enga-gement suffisamment fort des grands tats et des fdrations, on remarque lmergence de nombreuses initiatives de lutte contre les changements climatiques provenant des gouvernements provinciaux, tatiques et rgionaux. Le Qubec prend de lavance dans ce dossier qui va finir par rattraper tout le monde.

    Q Selon vous, pourquoi avez-vous t choisi pour siger ce comit ?R Probablement en raison de mon implication dans le Nord pour mes travaux de recherche.

    Je suis membre du Centre dtudes nordiques depuis 30 ans et je participe au rseau de cen-tres dexcellence ArcticNet. Nous venons dailleurs de produire ArcticNet, une tude rgionale intgre sur ladaptation au chan-gement climatique et la modernisation au Nunavik et au Nunatsiavut. Je suis aussi engag dans des tudes qui portent sur la sen-sibilit du perglisol dans les communauts inuites. Plusieurs projets auxquels jai colla-bor ont servi de base scientifique pour des prises de dcision dans le domaine publique.

    Q Quelles situations avez-vous personnel-lement observes au Nord en lien avec le rchauffement climatique ?R Avec mon quipe, nous avons compil des donnes climatiques et observ limpact du rchauffement climatique sur le perglisol, sur les cosystmes et sur la vie des gens. Cette partie de notre territoire est affecte de faon notable. Nous aidons les administrateurs prendre les meilleures mesures dadaptation

    possible. Entre autres, choisir des m- thodes de construction adaptes au type de sol. Nous le faisons par exemple actuellement pour laroport dIqaluit au Nunavut. Cette plaque tournante du transport arien, trs affecte par le dgel du perglisol, doit tre mise niveau en raison de laugmentation importante du trafic qui accompagne le dve-loppement conomique.

    Q Comment voyez-vous votre participation au sein du comit consultatif ?R Je me vois un peu comme un tmoin de limpact rel des changements climatiques. Je serai aussi un peu la voix du Nord, mme si je nen suis pas un rsident permanent. Au Sud, on voit bien quelques effets, comme lindustrie du ski qui souffre des hivers plus doux, mais les rpercussions sont graduelles. Actuellement, les changements climati-ques au Nord sont loin dtre thoriques ! terme, il faut que tout le Qubec envisage de sacclimater.

    Les 16 experts conseilleront notamment Qubec sur les mesures prendre afin datteindre lobjectif de rduction des missions de GES de 25 % par rapport celles de 1990

    Cent quatre-vingt-onze pays taient runis la semaine dernire Varsovie lors de la 19e Confrence des Parties la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Czarek Sokolowski/AP Photo

    Michel Allard, professeur-chercheur au Dpartement de gographie photo Katie Blasco/ArcticNet

  • 4le fil | le 21 novembre 2013recherche

    en bref

    Inauguration du caf Le Fou LISLAssociation des tudiantes et tudiants de Laval inscrits aux tudes suprieures (LIS) procdait, le 14 novembre dernier, louver-ture officielle de son caf Le Fou LIS, au pavillon Desjardins. Le vice-recteur excutif et au dveloppement, ric Bauce, tait notam-ment prsent. Louverture de ce caf rpond au besoin exprim par les tudiants des cycles suprieurs de se donner un endroit privilgi pour la tenue dactivits ou simplement pour changer. Au cur de sa mission, le caf orga-nisera des vnements saveurs artistique, scientifique, politique ou culturelle et favorisera la tenue de discussions et de rencontres, notam-ment pour les tudiants trangers. Tous les membres de la communaut universitaire sont invits sy rassembler !

    Microprogramme en ducation lenvironnement et dveloppement durableCe nouveau programme de 12 crdits est une formation distance qui vise lengagement co-citoyen des jeunes et qui mise sur linter- disciplinarit, la pdagogie critique et lduca-tion aux sciences. Durant ce microprogramme de 2e cycle, les tudiants analyseront et conce-vront des activits de formation et des projets ducatifs sur le dveloppement durable en milieu scolaire ou professionnel. Celles et ceux qui dsirent sy inscrire pour la session dhiver 2014 ont jusquau 13 dcembre pour le faire.

    Pour connatre les cours offerts, consultez le www.distance.ulaval.ca.

    Bnvoles pour la Guignole et dons recherchs La Confrence Saint-Vincent-de-Paul/Marie-Guyart recherche 150 bnvoles pour la Guignole tudiante 2013 qui aura lieu le mercredi 27 novembre, de 8 h 18 h, dans tous les pavillons du campus. Les volontaires auront donner environ une heure de leur temps afin de solliciter la communaut universitaire donner gnreusement pour alimenter le fonds de dpannage qui vient en aide aux tudiants dans le besoin. Pour sins...