Le grand livre de la naturopathie - .le grand livre de la naturopathie 14 15 Les concepts de base

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Text of Le grand livre de la naturopathie - .le grand livre de la naturopathie 14 15 Les concepts de base

  • Christian Brun

    Le grand Livre de La

    naturopathie

    Groupe Eyrolles, 2011ISBN : 978-2-212-54803-7

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    Table des matires

    Avertissement de lauteur ..................................................................... 5Ddicace .................................................................................................... 7Introduction ............................................................................................. 9

    Premire partieLes grands prinCipes

    Les concepts de base ............................................................................... 14La consultation naturopathique .......................................................... 54Lalimentation .......................................................................................... 68Hygine de vie et stratgies naturopathiques .................................. 107

    deuxime partieLa prvention des dsordres

    Les troubles du sommeil ....................................................................... 141Les troubles du transit intestinal ........................................................ 149Les migraines et les maux de tte ....................................................... 157Le stress ..................................................................................................... 163Les troubles de la mnopause .............................................................. 173Les troubles respiratoires de lhiver .................................................... 181Les dsordres de la sphre digestive ................................................... 189Les rhumatismes ..................................................................................... 193Les affections cutanes .......................................................................... 199Les troubles de la circulation ............................................................... 205Les troubles de la prostate .................................................................... 233

    Conclusion ................................................................................................ 243Bibliographie ............................................................................................ 245 propos de lauteur ............................................................................... 247Index .......................................................................................................... 249

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    Les concepts de base

    Les humeurs

    Ce que lon nomme humeurs reprsente les liquides dans les-quels baignent nos cellules. Ces liquides alimentent les cellules en oxygne issu de notre respiration et en nutriments issus de notre digestion. Mais ils vhiculent galement les dchets mta-boliques rsultant du travail cellulaire . Et ce nest pas tout, nos humeurs transportent aussi les lments fabriqus par nos orga-nites cellulaires partir des nutriments fournis. Ces lments fabri-qus par nos cellules sont par exemple des hormones, des enzymes, des neurotransmetteurs, des immunoglobulines

    Les humeurs sont le sang avec son plasma, la lymphe intracellulaire (cytoplasme), la lymphe extracellulaire intersticielle (entre les cel-lules) et la lymphe canalise dans les vaisseaux lymphatiques.

    Donc, la lymphe dans laquelle baignent nos cellules transporte les lments nutritionnels issus de notre alimentation, mais aussi les dchets issus de lactivit des cellules et les lments synthtiss par la cellule. Pour reprendre une expression de Pierre-Valentin Marchesseau : La lymphe, cest la fois le fleuve nourricier et le tout--lgout .

    On comprend donc que de la qualit de nos humeurs dpend la qua-lit de nos cellules, et par consquent celle de nos tissus, de nos organes, de notre corps en entier. Par extension, nos humeurs sont les garantes de notre sant/vitalit.

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    LES GrANDS PrINCIPES

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    Les dchets

    Pour le naturopathe, la maladie est avant tout due un encras-sement des principales humeurs de lorganisme : sang et lymphe.Les diffrents dchets

    Les dchets rsultant du mtabolisme cellulaire sont vacus par nos quatre portes de sortie physiologiques (nos quatre monctoires : la peau, les reins, les poumons, le foie) en fonction de leur grosseur.

    Les dchets de diamtre infrieur 20 m prennent la voie san-guine veineuse, rejoignent le cur au niveau de loreillette droite, passent grce la circulation sanguine au niveau des filtres monc-toriels et sont limins sous forme cristallodale (urine, sueur) ou mucosique (crachats, matires fcales).

    Les dchets entre 20 m et 100 m de diamtre, trop gros pour emprunter la voie veineuse, prennent la voie lymphatique au travers des ganglions lymphatiques. Ils y sont rduits une taille infrieure 20 m et peuvent alors rejoindre la circulation sanguine et vei-neuse. La distribution se fera galement au niveau des monctoires qui limineront les dchets sous forme durine, de matires fcales, de crachats ou de transpiration.

    Les dchets suprieurs 100 m (pesticides, mdicaments, pro-duits de synthse chimiques) restent dans nos humeurs (lymphe extracellulaire) et demanderont beaucoup defforts notre orga-nisme pour les vacuer aprs avoir rduit leur diamtre. Lorgane le

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    plus sollicit pour cette tche est le foie. Une fatigue hpatique en sera le rsultat plus ou moins long terme.

    Surcharges cristallodales et surcharges mucosiquesLa cause premire dune maladie rsulte dun encrassement humoral par plusieurs types de dchets : ceux de la digestion, les dchets ali-mentaires, les dchets des substances chimiques (mdicaments), les dchets mtaboliques (issus de lactivit cellulaire). On classe les toxines en deux catgories.

    Les substances mucosiques transportes par la lymphe (appe-les aussi les colles par Pierre-Valentin Marchesseau). Elles pro-viennent de rsidus de cellules mortes et dun mauvais mtabolisme damidon (crales, fculents), de sucres (miel, sirop, confiseries), de lipides (beurre, huile, graisses), de produits chimiques (pesticides ou mdicaments). Cest galement le rsultat dune flore intestinale perturbe avec un blocage du foie (d un abus dalcool, de stress, ou plus simplement lhrdit, etc.).

    Concrtement, ces dchets donnent lieu divers effets : cholestrol, cou-lements du nez, glaires, mucus, catarrhes Les consquences peuvent se matrialiser par un rhume, une bronchite, une otite suintante, des pertes vaginales, un eczma, de lacn, des furoncles.

    La peau, lappareil respiratoire, les intestins, le foie sont chargs de llimination de ces mucoses.

    Les cristaux ou substances cristallodales. Ils proviennent dun excs de produits azots comme la viande, les abats, le gibier, le poisson, les fromages, le sucre, le soja, le caf, le th, le chocolat. Mais aussi le stress, les penses ngatives, les frustrations, la culpa-bilisation, etc. La peau, les reins et les intestins liminent les cris-taux.

    Si ces organes jouent mal ce rle, lorganisme dveloppe de nombreuses pathologies : un eczma sec, des dermatoses sches, des prurits, angines, conjonctivites, cystites, zona, calculs rnaux, etc. Les consquences peuvent se matrialiser par des calculs, des sables, des calcifications ou une acidit.

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    LES GrANDS PrINCIPES

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    Les drivations

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    sudoripares sueur = cristaux 1Peau

    sbaces sbum = mucose 2

    Reins nphrons urine cristaux 1

    Appareil respiratoire mucose 2

    mucose 2Intestins/foie/vsicule

    cristaux 1

    Christian BRUN 2009

    Ainsi, une personne dont les dchets acides encombrent lappareil rnal pourra faire driver ces dchets acides vers la peau, au niveau des glandes sudoripares qui ont t prvues cet effet. Concrtement, elle devra modifier son alimentation pour cesser la production endo-gne dacides, et limiter la consommation daliments producteurs de cristaux (acides et acidifiants). Pour activer la drivation vers la peau, elle devra pratiquer des exercices physiques, prendre des bains chauds et effectuer des sances de sauna.

    La drivation pourra galement emprunter la voie du trio foie-vsi-cule-intestins grce par exemple des douches rectales, des plantes dites hpatiques, cest--dire des plantes, gnralement au got amer, stimulant les fonctions biliaires et hpatiques (radis noir, artichaut, romarin, pissenlit) et des mucilages.

    A contrario, une personne souffrant de troubles de la peau, comme par exemple un eczma sec, devra faire driver les dchets vers le systme rnal. Pour ce faire, elle pourra boire des eaux peu min-ralises ou des plantes diurtiques. Pour une drivation vers le foie-vsicule-intestins, elle pratiquera des douches rectales et utilisera des plantes hpatiques. Dans ce cas prcis, il faudra au pralable avoir supprim les aliments acides et acidifiants et veiller la pro-duction endogne dacide.

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    Pour les personnes souffrant de catarrhes encombrant lappareil respiratoire, les drivations seffectueront vers les glandes sbaces grce la pratique du hammam, des ventouses, des cataplasmes, de la ouate thermogne, de lexercice physique, etc. Pour une driva-tion vers le foie-vsicule-intestins, l encore, les douches rectales et les plantes hpatiques devront tre utilises.

    La drivation se rvle trs efficace condition darrter ou de limiter les aliments responsables des surcharges. Pour cela, il faudra concevoir un rgime adapt (jene, rgime restrictif d