Le Petit Pate Illustre - Numero 1 - Decembre 2012

  • View
    221

  • Download
    3

Embed Size (px)

DESCRIPTION

Le numéro de Décembre du magazine en ligne bimensuel « Le Petit Pâté Illustré », alliant les talents d’écriture et d’illustration, sur le thème Noêl ou Soleil. Participez bénévolement au projet, et rencontrez de nouveaux artistes ! -- The December issue of the online bi-monthly magazine "Le Petit Pâté Illustré”, combining writing and illustrating talents. Come and join the project, to meet new artists!

Text of Le Petit Pate Illustre - Numero 1 - Decembre 2012

  • 1Le Petit Pt iLLustr

    Num

    ro

    1 -

    Dc

    embr

    e 20

    12

    Du soleil dans votre Nol

  • 2EDITO

    Texte de Loc WabLeIllustration daLice Des

  • 3Petit Pt, lHiver et lHier

    Petit Pt vers lhiver,Pt de foie, de foi, deux fois.

    Petit Pt vers lhiver,Qui voie, dune voix, une voie.

    Petit Pt a froid,Petit Pt est coi.

    Petit Pt ne sait pas, nest pas.Petit Pt nat pas pas.

    Neige qui tombe,Petit Pt ne voit pas.

    Tombe de neige,Petit Pt ne bouge pas.

    Petit Pt tout seul.Petit Pt nest plus.

    Plus rien du tout.Du tout, rien ne lui plut.

    Yeux ferms.Mais il y a faire.Froid tout blanc.Blanc fou du roi.

    Frou-frou dans la loi.

    Petit Pt ne va pas bien.Il ny va pas.

    La neige pava bien.

    Petit Pt est l,L cest le sol.L cest le ciel.

    Le sol et le ciel ?

    Le soleil ?

    Trou dans ligloo,Le ciel lengloutit tout rond.Petit Pt, ne dormant plus

    Dans le dedans blanc, danse.Alors, avec lor bien haut devant,Il voit lhorizon dardant dehors :

    Le ciel bleu, le sol vert,Le soleil et une primevre.

  • 4Rejoignez nous sur :

    lePetitPateIllustre.wordpress.com

    facebook.com/LePetitPateIllustre

    twitter.com/LePateIllustre

    lePetitPateIllustre.tumblr.com

    lepetitpateillustre@gmail.com

    Les travaux, crits, bandes-dessines, photographies et illustrations, sont protgs selon larticle L.111-1 du code de la proprit intellectuelle. Les in-fractions aux droits dauteur seront sanctionnes pnalement; lutilisation et la modification de ces uvres est interdite - sauf accord des auteurs.-Works, either writings, drawings, comics, illustrations or photographes, are under copyright. Using these without the authors permission is forbidden and pun-ishable by law.

  • 5Sommaire

    Edito : PEtit Pt, LHivEr Et LHiEr texte de Loc WabLe illustration daLice Des

    BrEvE : Paris texte de PauLine souris illustrations de cLem De nesLe

    ContE : La QutE du Pt texte doLivier Pivot illustrations de PauLine souris

    iLLustration narrE : unE PEtitE GLaCE? illustration narre demmanueLLe Ly texte de Hugo Darbois

    ContE iLLustr : La rELiGion dEs nEEPoruE texte de Franck conroy illustration doPHLie Paris

    iLLustration narrE : La CaravanE illustration demmanueLLe Ly texte doLivier Pivot

    nouvELLE iLLustrE : rEndEz-vous texte de PauLine bock illustration daLice Des

    nouvELLE iLLustrE : LuCas texte de Lucie r. illustration de cLem De nesLe

    iLLustration narrE: LorsQuE LEs CadEaux furEnt ouvErts illustration emmanueLLe Ly texte de PauLine LeDuc

    nouvELLE iLLustrE : fEux dartifiCE texte doLivier Pivot illustration de maDoucHka

    PiLoGuE texte du tar-Pteur masqu illustration daLice Des

    PrsEntation dEs artistEs

    P2

    P6

    P10

    P16

    P18

    P22

    P24

    P30

    P36

    P40

    P50

    P52

  • 6Because Paris was Paris.

    Paris

    Texte de PauLine sourisIllustration de cLem De nesLe

  • 7Dirty, but also pretty sometimes, so I could not criticize.

  • 8

  • 9And Paris was so full. Full of Parisians. Zillions of Parisians.

    But empty of the people I care about.

  • 10

    La Qute du Pt Episode 2

  • 11

    Rillettes fut immdiatement emmen dans une situe ct de la cour dhonneur. Lenvoy du duc de Terrinne devait avoir une riche mise. Sa miche de pain fut incruste de prcieux germes de bl, puis fut soigneusement grille des deux cts, lui donnant une allure blouissante. Enfin, les rebords de la crote que ne recouvraient pas son corps furent garnis de cou-lis de framboise. Le duc larma dun couteau laguiole quil brandit firement. Rillettes sapprtait partir lorsque lune des suivantes de la damoiselle Mousse lappela. Tressaillant de joie, il se prcipita sa suite. Mousse, alanguie dans un large fauteuil faisant face la chemine, lattendait. Elle lui parla :

    Chevalier, votre courage ma mue et grande fo-lie sest empare de mon cur. Je tremble dsormais lide de vous voir partir devant de si grands prils. Il faut pourtant sy rsoudre et je vous conjure de faire diligence car je naurai pas la force de vivre jusquau prochain automne.

    A ces mots, Rillettes tomba ses pieds et planta son couteau en terre.

  • 12

    Ma mie ! Je ne saurais trop vous remercier pour lhonneur que vous maccordez. Je vous jure sur ma lame que jamais je npouserai nulle autre pucelle ! Mousse rougit fortement et lui rpondit : Mon ami ! Mon oncle ne vous accordera ma main que si vous revenez victorieux de votre qute. Seule une rentre glorieuse en nos murs, preuve de votre bravoure et de votre prouesse, vous rendra digne de ma main. Partez maintenant !

    Aprs avoir prononc ces paroles, elle tom-ba en pamoison. Lesprit troubl, Rillettes quitta immdiatement le chteau et commena sa che-vauche travers les contres inhospitalires du nord du Pays de Basse-Cour. Son priple dura des jours et des jours et lhiver tait arriv quand il fut en vue des montagnes du Terroir, sur les march-es du Pays de la Volaille. En effet, au pays des pts, la Pque se droule vers Toussaint. Il com-mena alors gravir la montagne. La neige se mit tomber peu peu, et le cinquime jour, il dut se creuser un passage au couteau sous les rafales de neige. Epuis, affam, moiti mort de froid, il arriva alors en vue dun chteau. Ctait le soir du 23 dcembre.

  • 13

    A ce moment, surgirent de nulle part une horde de pts, solidement protgs par une ar-mure de bote en mtal, sur laquelle stalait la livre des comtes de Foix-Gras. Epuis, submerg par le nombre, Rillettes ne put esquisser un seul geste et fut solidement ligot. Il fut tran sous une immense arche de pierre, orne dune solide herse de fer, et eut le temps de voir la devise de la maison comtale, sous le blason resplendissant : Pour Dieu et mon foie. Maison fonde en 1093 . Il fut transport jusquau plus profond des cachots o il fut enchan.

  • 14

    Ayant pass une fort mauvaise nuit, les gar-des vinrent le rechercher. Ils lemmenrent auprs du comte de Foix-Gras dont la mise tait dune richesse qui dpassait en magnificence tout ce que Rillettes avait pu voir au cours de sa vie et bien que le comte prsentt un aspect crmeux qui ntait pas signe de bonne sant.

    Etranger, tu as transgress la loi de notre pays, lui dit le comte. En ce temps de lanne, nul nest le bienvenu en mon fief, car nombreux sont mes gens disparatre et tre dvors par des ventres voraces. Tu as brav mon interdit et je te prive donc de libert jusqu la fin de tes jours. Tu as toutefois la possibilit de gagner ta libert en te faisant vainqueur dune preuve, preuve de ta bravoure.

  • 15

    A ces mots, Rillettes senhardit. Bien quil ft affaibli par la fatigue et la faim, il se sentait prt se battre, montrer sa valeur, brler sa fougue pour regagner sa libert. Le comte conclut alors cruellement.

    Si tu arrives encercler ma mesnie il dsig-na alors du doigt un groupe de six chevaliers pts, lourdement arms et solidement quips de botes de mtal alors tu seras libre. Un instant dsespr, Rillettes releva la tte car une ruse lui vint lesprit. La troupe, goguenarde, restait immobile. Le jeune chevalier entreprit alors et non sans de cruels regrets de dchirer sa tranche de pain en de fines lamelles, quil dispo-sa prestement tout autour du groupe dhommes darmes, trop stupfaits pour esquisser un geste, les encerclant compltement. Rillettes scria alors:

    Vois, comte, jai russi mon preuve. Jai gagn ma libert : laisse-moi partir.

    Ne pouvant manquer sa parole, le comte dut le librer, non sans le maudire. Rillettes alors sen fut, descendant des montagnes en direction des Plaines Poissonnires.

  • 16

    Une Petite Glace?

    Illustration demmanueLLe LyTexte de Hugo Darbois

    Tu men achtes une, Maman ? Dis, dis, dis ! Tu men achtes une ? Maman ! Dis, Maman, tu men achtes une ?

    Elle ne rpondait plus depuis longtemps, exaspre. Lui contin-uait de sautiller, daller et venir, infatigable malgr la chaleur. Comme pour lui prouver quil en mritait vraiment une. Elle finit par larrter en agrippant son poignet, une torsion dlicate et douloureuse.

    a suffit, maintenant. Jai dit non.

    Le garon sarracha ltreinte maternelle. Il frotta son poignet et fourra ses mains dans les poches de son short. Il avait les mchoires serres, essayait de retenir les larmes qui montaient, sournoises.

    Tes pas sympa ! La mre soupira. Elle avait t petite, un jour. Elle se sou-venait de lexcitation, les lvres salivantes et les mains colles aux vitres froides des marchands de glaces. Elle se souvenait aussi des minuscules cratures blanches : enfermes dans leurs cellules toutes blanches, elles remuaient lentement, le-vaient leurs yeux noirs et vides vers elle et les autres enfants. Oh, elle pleurait, criait, se roulait par terre lorsque ses parents lui refusaient la plus fantastique des sucreries.

    Jusqu ce quelle soit assez grande et tmraire pour en acheter une en cachette. Elle avait savour, ha ! chaque coup de langue, ha ! et de dents, ha ! ses lvres voraces qui se refer-maient sur la petite bte dans son cornet croustillant. Mme quand celle-ci gigotait plus vite, coulait le long de ses doigts, avec dans ses yeux sombres quelque chose comme de la ter-reur.

  • 17

    Elle avait fini par comprendre, avec le recul. Cette sen-sation indfinissable qui dpassait le simple plaisir coup-able. Ce jour-l, elle avait rendu son djeuner. Elle ntait plus jamais retourne chez un marchand de glaces. Il y avait dautres moyens dchapper la chaleur, doublier le soleil quelques minutes. Des moyens plus simples.

    Mais quand elle regardait son fils, elle savait quun jour