Marennes (Du côté de), Lou fil dou tan

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Monographie de la commune de Marennes (69) dit dans la collection "Mmoire de vies" des Editions Carr Blanc. 320 pages en couleur.

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  • MarennesDu ct de

    Lou fil dou tan ...

  • In Surface : 1 244 hectares.

    n Distances

    De Lyon : 20 km De Vienne : 13 km De Givors : 14 km De Grenoble : 99 km

    n Coordonnes

    Latitude : distance qui nous spare de lquateur : 45 37 08 Nord, cest--dire juste gale distance du Ple et de lquateur; cest la r-gion tempre.

    Longitude : distance qui nous s-pare du mridien 0 (Green wich) 4 54 40 Est.

    Altitudes : de 182 m 366 m.

    n Topographie

    En venant de Corbas, cest dun seul regard que nous admirons les deux profils trs distincts : la plaine du bassin de lOzon ; les collines des Balmes Viennoises qui culminent

    366 m dont la ligne de crte dlimite les dparte-ments de lIsre et du Rhne. Admires de loin, et permettant dapprcier de beaux panoramas, elles sont dcoupes en quatre points par les combes (Louve, Endiennes, Noyon, Fausses).

    C h a p i t r e

    Situation gographique

    I I

    1997. Panneaux de direction la bascule, Camille Della Ventura installe celui de la foire !

    B

    M Le dnivel et

    lexplication des niveaux, et les points haut et bas,

    carte IGN, 2005.

    Gographie

    46

    V Juillet 1940,

    dans la plaine.

    Le point le plus bas.

    Le point le plus haut.

  • I47

    n Axes routiers

    D 150 Chaponnay / Chasse-sur-Rhne. D 57 Marennes / Vnissieux. D 152 Marennes / Mions. D 149 Srzin-du-Rhne /

    Saint-Pierre-de-Chandieu. A 46 Givors / Anse. Projet du Contournement ferroviaire de lAgglom-

    ration lyonnaise dont le trac est toujours ltude mais le passage en pointe nord-est de la commune semble de plus en plus vident. Nous vous ren-voyons la lecture de lAssociation Marennes contre les Nuisances pour mieux apprhender ce sujet si dlicat.

    n Rseaux en souterrains

    Notre territoire est travers par des rseaux de trans-port dnergie et de matires dangereuses.

    Transport : de gaz ; de ptrole brut et de produits raffins ; dhydrocarbures liquides ; dthylne ETEL ; de chlorure de vinyle monomre ; dhydrogne.Rseau arien : lignes haute tension.Au fil du temps et des phnomnes dindustrialisation et durbanisation, nous constatons quil est difficile voire impossible lchelon communal de matriser lutilisation du sol et du sous-sol Comme pour les dcoupages administratifs lis la cration des d-partements et des communes, nous devons vivre avec les dcisions prises au niveau national ou europen. La marge de manuvre des lus locaux est de plus en plus restreinte

    C h a p i t r e

    I I

    Et comment nos anciens auraient pu imaginer

    ce trafic ? Jean Rogemond en 1930.

    B

    N 2009. Nous aimerions mieux voir ces routes loin de chez nous et cependant, comment vivre aujourdhui sans elles ?

    APPROChE GOLOGIquE

    n n n

    Pour dcouvrir la structure des sols Marennes, pour mieux connatre la terre de nos jardins et le plancher des vaches, nous pouvons nous appuyer sur diff-rentes tudes techniques qui ne manquent pas. Mais nous voulons rester concrets et proches de nos centres dintrts marennois.

    Nous avons tous appris lcole les res gologiques droules sur plusieurs millions dannes. Elles nous paraissent peut-tre encore nigmatiques ou trop

    loin taines... et pourtant ! Elles ont laiss leur em-preinte, leur signature, des centaines de mtres en sous-sol mais aussi devant nos yeux, tous les jours. Tentons de les explorer travers quelques souvenirs d un Voyage 2000 m sous la terre .

    La gographie ne sert pas seulement faire de la go-politique ; cela sert aussi, pour tout un chacun, admi-rer davantage de beaux paysages, en comprenant mieux comment ils sont construits. Yves Lacoste

    Gographie

  • 48

    Structure des sols

    Deux types de formes de relief caractrisent la com-mune :

    n La plaine au nord

    Plateau recouvert dalluvions rcentes, (limon argi-leux tourbeux) en surface ou faible profondeur, peu permables, plus ou moins calcaires, rsultant de la trituration des roches par les glaciers. Elles surmon-tent des matriaux fluvio-glaciaires trs permables (graviers) au voisinage dune nappe souterraine (de 1 m 15 m de profondeur).

    n Les collines du sud

    Puissantes formations de molasses (marnes, sables, calcaires coquilliers trs riches en coquilles fossiles) recouvertes dun placage de limons fins (lss) assez dcalcifis (sols acides) et de colluvions (lss et mo-raines : dbris de roches entrains par les glaciers). Ces molasses contiennent, comme la plaine, des r-serves en eau.quelques formations de sables calcaires ou micads accompagnent les combes et dcoupent les balmes.

    Ces deux types sont bien marqus et rsultent de lef-fondrement rhodanien lors de la formation des Alpes, et des glaciations ultrieures. Ils sont assis sur le plancher , le socle des roches magmatiques, enfouies plus ou moins en profondeur. Ces roches naffleurent pas sur le territoire de Marennes, mais elles sont trs peu enfouies chez nos voisins, Saint-Symphorien-dOzon. Dans le pass, elles ont t exploites ; nous en reparlerons dans le chapitre sur lhabitat parce que nous les voyons dans nos maisons.

    n Quelles sont les consquences de cette structure des sols ?

    La prsence de limons (re wurmienne, de -75 000 -100 000 ans) cre la fertilit de la plaine : terre franche constituant de beaux terrains agricoles. Cette terre a permis, pendant des sicles, la construction des mai-sons en pis (par simple schage). Lorsque la compo-sition est plus argileuse, elle a permis la fabrication des tuiles ou briques (avec cuisson). Nous avons en-core le lieu-dit Tuilerie et Fausses.

    Les nappes souterraines qui se renouvellent et les sources nombreuses sont une richesse exceptionnelle.

    Les galets dposs par le Rhne lors du retrait de la mer pliocne (-2 millions dannes) sont des mat-riaux de construction (Lieu-dit : La Gravire, lem-placement du giratoire de lA 46).

    Le sable descend des collines lors des grosses pluies. Les Marennois le recueillaient dans le lit des rivires pour faire les semis et pour prparer le mortier.

    Les molasses sont utilises galement comme mat-riaux de construction : soubassement, linteaux et jam bages, pierre dangle (-10 millions dannes).

    Prsence de houille dans la rgion comprise entre Saint-Etienne et Lyon ( lre du carbonifre : -400 millions dannes).

    V Pierres grelots trouves dans les combes

    Glaise durcie emprisonne lintrieur.

    LIEU-DIT OBSERVATIONFromental Terre franche, lgreAiguebelle Limono-argileuxLOzon 30 % argile, humusEclergre et Lavaque Terre franche, peu dargileMarais Argileux, humideGravier, Pillon Terrain plus schantPrairies Magdeleine Argile blanc, humide

    VEncadrement en molasse. Maison Franck Jacquier.

  • 49

    Gographie

    n Des mines Marennes

    Combustible principal partir du XIXe sicle, le charbon de terre a remplac le bois et permis lessor industriel de lEurope.

    La proximit du bassin houiller de Saint-tienne a constamment retenu lattention des ingnieurs des mines et des compagnies minires. Lhypothse que ce bassin affleurant entre la Loire et le Rhne jusqu Communay (Ternay et Communay sont les deux concessions houillres du dpartement de lIsre dans les annes 1886) sur une longueur de 52 km en-viron, qui devait se poursuivre plus lest sous les morts-terrains* tertiaires ou secondaires du Bas-Dauphin, fut lorigine de nombreuses prospec-tions. Dans le but de dcouvrir des gisements impor-tants, ces compagnies minires nont pas mnag leurs efforts : 34 700 mtres ont t sonds pour un cot de 20 millions de francs-papier. Aujourdhui, le cot de ces travaux slverait 65 millions deuros ! Le primtre des sondages incluait une douzaine de communes dont Marennes, Simandres, Chaponnay, Toussieu, Saint-Pierre-de-Chandieu, Mions jusqu Genas, Dcines Les rsultats sont conservs au Bureau des Recherches gologiques et minires.On peut distinguer plusieurs priodes de recherches qui se sont tales sur 80 ans ! Elles ont t ralises par des compagnies minires. En avril 1921 est insti-tue une concession en faveur de M. de Renville qui sera cde en 1922 la Socit des Mines de Marennes !

    Sur la zone de Mions et Marennes, environs 1 000 ha, lpaisseur moyenne de charbon est de 3 mtres ce qui permet destimer 30 millions de tonnes, mais il faut r-duire ce chiffre, car on ne peut exploiter des couches ayant moins de 0,60 mtre dpaisseur. On arrive donc

    une richesse de 15 20 millions de tonnes situs entre 400 et 600 m de profondeur .Les sondages ont cess en 1925 aprs le deuxime sondage de Chaponnay, arrt dans le houiller 1 001,50 mtres de profondeur.Ils furent trs intressants du point de vue de la connaissance des sols mais lexploi-tation des gisements sest rvle impos-sible car non rentable.

    VEmplacement des sondages miniers :

    Terre-Dieu, Faisselle, Village (2), Marennes-Sud.

    VLgende du schma de la terre vgtale.

    Litire : plantes, feuilles mortes, dchets et animaux vivants.Humus : terre riche en matires organiques.

    Sol : pauvre en humus, avec peu de trace de vie, gravier blanc et rouge, terre argileuse ou calcaire, terre pis, puis de moins en moins de terre, de plus en plus de cailloux.

    Sous-sol : bancs de graviers, puis roche mre (100 % minrale, sans air, sans vie).

    (Acadmie de Dijon, Ch. Genty.)

    *Mort-terrain : terrain qui ne contient aucune matire utile

    et qui augmente lpaisseur de la couche percer.

    Dans la gravire, on pouvait extraire jusqu 7 m de profondeur ensuite leau de la nappe arrivait, les joncs pous-saient au fond. Pour boucher les trous dans les curies ou dans la cour, on allait chercher dans les col-lines un mlange de terre et de graviers. Bien compact, ce mlange devenait trs dur en schant Ctait avant le ciment !

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    Le village bnficie dun climat tempr semi-conti-nenta