Musée dauphinois saison 2014 2015 programme

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Musée dauphinois saison 2014 2015 programme

Text of Musée dauphinois saison 2014 2015 programme

  • 1MUSEdauphinoisP r o g r a m m e 2 0 1 4 2 0 1 5

    sainte-marie den-haut monument historique jardins grenoble

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    xxx

  • 3 de cultiver lclectisme, le Muse dauphinois tente au contraire de construire sa programmation autour de cycles permettant dembrasser les aspects les plus larges et les plus divers de notre patrimoine. Lhistoire rgionale, le patrimoine industriel, le patrimoine immatriel, larchologie, les faits de socit, etc., sont les disciplines ou les thmes successivement voqus dans des prsentations originales, permettant toujours douvrir des rflexions sur notre temps. Lhistoire et le patrimoine doivent en effet fournir la matire de questions sur notre actualit, voire sur notre devenir, et ne pas conforter de simples nostalgies.

    Lanne 2014 restera celle de la commmoration du centenaire de lentre dans la Premire Guerre mondiale. Le succs de lexposition du Muse dauphinois, larrire comme au front, comme celui de trs nombreuses oprations, en Isre et ailleurs, montre que

    la mmoire collective de cette guerre demeure vivace, quand on pensait quelle tait morte avec les derniers poilus ; et que chacun a la volont de lentretenir.

    La prochaine exposition sera tout sauf funbre, nous expliquent ses concepteurs, mme si elle a pour fil conducteur la mort. Il sagit en effet de redonner vie, en quelque sorte, ou de faire parler les squelettes mis au jour par les archologues, de comprendre les causes de leur dcs, leurs conditions de vie, etc. Et tout autant de mesurer la place que tient la mort dans notre imaginaire. Cette exposition, ralise en troite collaboration avec le Centre culturel scientifique et technique et le Muse archologique Saint-Laurent de Grenoble, sera loccasion de nous rapprocher des socits anciennes, de construire une connaissance plus intime des hommes et des femmes qui nous ont prcds sur ce territoire.

    Alain Cottalorda Prsident du Conseil gnral de lIsre

    Loin

    Construction de la voie ferre Corps, 1914 - 1918. Coll. Muse dauphinois.

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  • 5Que peuvent nous apprendre les morts de leur vie ? Que recherchent les archolo-gues en exhumant des dfunts des sicles passs ? Quelles reprsentations avons-nous aujourdhui du squelette humain ? Pour rpondre ces interrogations, le Muse dauphinois, le Muse archolo-gique de Grenoble, La Casemate Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Grenoble et lInrap (Institut national de recherches archologiques prventives) croisent leurs regards.

    La ncropole Saint-Laurent de Grenoble, avec ses 1500 sque-lettes exhums, est un terrain dtudes dont les interprta-tions scientifiques renseignent sur les occupations humaines successives en Isre. En effet, des techniques dinvestiga-tion nouvelles permettent de faire parler les ossements sur lge, le sexe et ltat de sant des individus ainsi auscults. Au-del, les spcialistes inter-prtent les rites funraires, voire les pratiques culturelles et lor-ganisation sociale des commu-nauts travers les ges. Enfin le squelette est porteur dune force allgorique et sim-misce dans la littrature, les beaux-arts, lart contemporain, le design, la haute couture, la musique, le spectacle vivant,

    etc. Certaines communauts lutilisent mme comme signe de ralliement !Cette symbolique sera tra-duite dans La catacombe artis-tique, par une quarantaine de rpliques de crnes interprtes par des peintres, sculpteurs, tatoueurs, dessinateurs,

    La mort a de beaux restes et entretient avec la vie de curieuses relations

    En partenariat avec le Muse archologique de Grenoble, La Casemate Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Grenoble et lInrap, Institut national de recherches archologiques prventives.

    Avec le concours des Pompes Funbres Intercommunales de la Rgion Grenobloise.

    ConfidenCes doutre-tombeLes archologues interrogent les squelettesExposition prsEntE partir du 19 dcEmbrE 2014

    publicationsconfidences doutre-tombeditions du muse dauphinois

    Journal des expositions

    La grande vanit. Huile sur toile de Sbastien Stoskopff, 1641. Muse de luvre Notre-Dame, Strasbourg.

    tudiants de lcole de mdecine de Grenoble, photographie dHippolyte Mller vers 1920. Coll. Muse dauphinois.

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  • 7 loccasion du centenaire de la Premire guerre mondiale commmor en 2014, le Muse dauphinois, en partenariat avec les Archives dpartementales de lIsre, ouvre une exposition consacre aux rsonances locales du conflit. Travaux rcents dhisto-riens, documents conservs par des parti-culiers, objets, photos, tmoignages lvent le voile sur quatre annes de guerre vcues larrire des combats.

    loigne des zones daffronte-ments, lIsre nen est pas moins profondment marque par cette guerre qui mobilise tous les hommes aptes se battre et transforme la vie conomique, sociale et politique. Restes larrire, les popula-tions sorganisent pour survivre et participer leffort de guerre demand par la nation : ainsi, de nombreux hpitaux militaires naissent partout en Isre pour accueillir les blesss du front, des logements et du travail sont recherchs pour les milliers de rfugis, Franais du Nord-Est et Belges chasss par les com-bats. Les femmes, qui poursui-vent les travaux des champs, remplacent aussi les hommes dans les usines et assurent toutes les tches utiles pour leffort de guerre. Les prisonniers de guerre sont notamment employs la construction de barrages et de lignes de chemins de fer tandis que la main-duvre trangre

    et coloniale renforce les effectifs dans les usines.Lindustrie isroise se met au service de la dfense nationale et participe lmergence de nou-veaux domaines dactivits en rapport direct avec le conflit. Cest le cas notamment du sec-teur de la chimie, n Pont-de-Claix, Jarrie et dans la rgion de Roussillon pour la produc-tion en particulier des gaz de combat.Malgr tout, la vie culturelle continue. Le muse des beaux-arts complte ses collections gyptiennes, Hippolyte Mller celles du Muse dauphinois, dont des vestiges tonnants de cette guerre, montrs pour la premire fois dans le parcours.Cette exposition accorde aussi un temps de rflexion au rgle-ment du conflit qui portera en germe le dclenchement de la Seconde Guerre mondiale et la notion de paix, inscrite dans lesprit de la commmoration initie au niveau national.

    En partenariat avec les Archives dpartementales de lIsre.

    Cette exposition a reu le label officiel de la Mission du centenaire qui permet de distinguer les projets les plus innovants et les plus structurants pour les territoires.

    larrire comme au frontLes Isrois dans la Grande GuerreExposition prsEntE Jusquau 30 Juin 2015

    publications larrire comme au front

    les isrois dans la Grande Guerreditions du muse dauphinois

    1914-1918 entre alpes et rhne larrire comme au frontditions le dauphin libr, collection les patrimoines

    programme isre 1914-1918centenaire de la

    premire Guerre mondialedit par le Conseil gnral

    le journal des expositions n 23

    le muse de la rsistance et de la dportation de lisre

    prsentera, partir du 12 novembre 2014,

    lexposition Poilus de lisre.

    Cyclistes du parc dartillerie de la place de Grenoble, 1914.Coll. Muse dauphinois

    Poupes patriotiques, Jacqueline Marval (1866-1932), 1915Coll. particulire

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  • 9Il est temps de faire toute la lumire sur les cadrans solaires qui ornent encore profusion nos faades en Isre ! Plus de sept cents cadrans inventoris placent en effet notre dpartement parmi les plus riches en cadrans conservs. Le Muse dauphinois met en scne ce patrimoine singulier, la fois populaire et savant, pour retrouver lhistoire politique et reli-gieuse de la France lchelle locale. Paralllement, lexposition sattarde sur lhistoire scientifique de la mesure du temps.

    Matrialiser lide du temps qui passe a toujours fascin. Alignements mgalithiques et calendaires, horloges eau, sabliers, cadrans solaires, cadrans en pierre scaphs ou mme de simples tiges plan-tes dans le sol pour capturer la course de lombre, lhomme na cess de perfectionner ces mesures du temps, au gr de ses besoins. Lalternance du jour et de la nuit, les phases de la lune, le mouvement des astres dans le ciel, autant dindices reprs par les premiers inven-teurs pour dfinir le jour et les saisons. Sur le parcours de lexposition, le visiteur dcouvre linfluence marque de lglise qui, plu-sieurs sicles durant divisa le jour en temps de prires indi-qus par les cadrans canoniaux.

    Il samuse des devises peintes sur les cadrans solaires ados-ss aux maisons, exprimant les ides patriotiques, les pen-ses philosophiques ou teintes dhumour de leurs propri-taires. Il rencontre des cadra-niers, savants et vritables artistes chargs de la composi-tion ornementale des cadrans.Plus loin, un atlas permet de visualiser sur cran tactile chacun des cadrans solaires de lIsre, rpertoris par territoire. Ailleurs, un porte-photo num-rique rvle ltat de dgra-dation dans lequel se trouve nombre dentre eux. Il montre aussi de belles restaurations. Parmi les trsors extraits des collections du Muse dauphi-nois, les aquarelles de Thibaut Schurch ralises au dbut du XXe sicle attestent quelque-fois de lexistence de cadrans aujourdhui disparus. lheure de lhorloge atomique, de trs belles crations contem-poraines montrent en fin dex-position le regain dintrt pour ce patrimoine populaire. Avec la collaboration de lAtelier Tournesol et de Chantal Mazard.

    Voir midi sa porte Les cadrans solaires de lIsreExposition prsEntE Jusquau 5 JanviEr 2015

    publicationsles cadrans solaires en isre

    Presses universitaires de grenoble, 2011

    Journal des expositions n23

    Cadran solaire de 1781 situ sur un ancien relais de poste et dbit de boissons, Lans-en-Vercors, hameau du Peuil.

    Aquarelle du cadran solaire d