NC 222 24 août 2015

  • View
    6

  • Download
    0

Embed Size (px)

DESCRIPTION

Note de conjoncture Economie

Text of NC 222 24 août 2015

  • <

    Sommaire

    Vue densemble 1

    Environnement

    international 4

    Contexte national 10

    1. Croissance sectorielle

    2. Elments de la demande

    3. Echanges extrieurs

    4. Finances publiques

    5. Financement de lconomie

    Direction des Etudes et des Prvisions

    Financires

    Ministre de lEconomie et des

    Finances

    Quartier administratif, Entre D, Rabat-

    Chellah

    Tl. : 05.37. 67.74.15/16

    Fax : 05.37.67.75.33

    E-mail : depf@depf.finances.gov.ma

    Note de Conjoncture

    Version provisoire Direction des Etudes et des

    Prvisions Financires

    N222 Aot 2015

    VUE DENSEMBLE

    Bonne tenue des exportations marocaines et reprise des importations des biens

    dquipement, des demi-produits et des produits bruts confirment les perspectives

    favorables de lconomie nationale

    La reprise graduelle de lconomie mondiale se poursuit en 2015, mene par les conomies

    avances, malgr lessoufflement de la croissance dans les principaux pays mergents. Ainsi, la

    reprise continue de se consolider aux Etats-Unis, au Royaume Uni et dans la zone euro. En

    revanche, la croissance ralentit en Chine et la conjoncture se dtriore au Brsil et en Russie.

    Dans la zone euro, lactivit poursuit son redressement progressif, refltant lincidence favorable

    sur la demande intrieure des bas niveaux des prix du ptrole et des taux dintrt et des mesures

    dassouplissement montaire de la BCE. La baisse du taux de change effectif de leuro apporte un

    soutien aux exportations. La confiance conomique dans la zone euro continue de samliorer,

    comme le montre l'indicateur du sentiment conomique (ESI) de la Commission europenne qui a

    atteint son plus haut niveau en quatre ans en juillet. Lamlioration de la conjoncture est

    gnralise aux principales conomies de la zone, en particulier lAllemagne, la France et

    lEspagne. Lconomie espagnole a progress de 1% au deuxime trimestre 2015, son plus fort

    rythme de croissance depuis 2007. Toutefois, les perspectives conomiques sont menaces par

    lincertitude lie la crise grecque, malgr le rcent accord conclu avec les cranciers.

    Aux Etats-Unis, le PIB a rebondi de 2,3% au second trimestre 2015, en rythme annualis, aprs

    une croissance ralentie de 0,6% au trimestre prcdent. Les signes de reprise se multiplient et les

    perspectives restent favorables. La consommation prive est soutenue par le redressement du

    march de lemploi, avec 1,5 million de postes nets crs sur les sept premiers mois de 2015 et un

    taux de chmage son plus bas niveau depuis sept ans (5,3% en juillet contre 6,2% un an

    auparavant). Dans ce contexte, la Fed serait amene relever ses taux dintrt ds septembre.

    Au Japon, la reprise se poursuit un rythme modr, la faveur de la dprciation du yen qui

    soutient la comptitivit des exportations nipponnes ainsi que du report du relvement de la TVA,

    initialement prvu pour octobre 2015. La politique montaire devrait rester ultra-accommodante.

    Lconomie chinoise marque une croissance limite 7% au deuxime trimestre 2015, comme

    au premier trimestre, son plus faible rythme depuis 2009. Pour soutenir les exportations, la banque

    centrale chinoise a dcid une forte dvaluation du yuan, faisant craindre un retour de la "guerre

    des monnaies". Par ailleurs, les conomies brsilienne et russe senfoncent dans la rcession,

    affectes par des goulets dtranglement structurels, la baisse des cours des matires premires et

    le durcissement des conditions de financement extrieur. Nanmoins, lInde poursuit son nouveau

    cycle dexpansion, bnficiant des rformes visant lamlioration du climat des affaires.

    Les prix du ptrole (Brent) ont recul moins de 50 dollars dbut aot contre 56 dollars en juillet

    et 62 dollars en juin, affects par une offre abondante, un dollar fort, des turbulences financires en

    Chine et en Grce, ainsi que par un regain doptimisme sur lissue du dossier nuclaire iranien.

    Au niveau national, le redressement de la demande extrieure, en ligne avec lamlioration

    progressive de lconomie de la zone euro, conjugu lvolution remarquable des activits

    primaires augure de perspectives favorables pour lconomie nationale.

    Selon le Dpartement de lAgriculture, la production des trois principales crales de la campagne

    agricole 2014/2015 a port sur un niveau record de 115 millions de quintaux, soit un volume

    excdant de 5 millions de quintaux les prvisions annonces durant le mois davril 2015. Le Bl

    tendre a reprsent 49% de cette rcolte 56 millions de quintaux (dpassant le niveau de la

    campagne 2012/2013 de 5 millions de quintaux). Lorge sest situe 30% avec un volume de 35

    millions de quintaux. Quant au bl dur, il a occup la part de 21% 24 millions de quintaux. Il y a

    lieu de signaler que les rgions de Doukkala, Chaouia et El Haouz ont concentr plus de 45% de la

    production totale, avec plus de 16,7 millions de quintaux pour la seule rgion de Doukkala.

  • Direction des Etudes et des Prvisions Financires

    2

    Le secteur de lnergie lectrique a poursuivi son volution positive au terme du premier semestre 2015. Son volume de

    production sest renforc de 7,1% en une anne, aprs une consolidation de 5,6% un an auparavant, rsultant de la

    croissance de la production prive de 18,1%, contre une baisse de la production totale nette de lONEE de 8,5%. Quant

    la consommation de lnergie lectrique, elle sest apprcie de 1,1% fin juin 2015, en raison de laugmentation de la

    consommation de lnergie de trs haute, haute et moyenne tension de 0,7% et de celle de basse tension de 2,4%. Au

    terme des six premiers mois de lanne en cours, les ventes de ciment ont marqu un lger repli de 1,3%

    comparativement fin juin 2014, aprs un recul de 3,4% un an plus tt, suite la baisse de 3% au titre du deuxime

    trimestre 2015, conjugue la hausse de 0,6% au premier trimestre de la mme anne. Concernant le financement du

    secteur immobilier, le volume des crdits accords au secteur maintient son amlioration fin juin 2015, marquant une

    progression de 2,2% comparativement la mme priode de lanne passe, aprs +2,6% un an plus tt et +6,4% fin

    juin 2013, en lien avec la performance toujours positive des crdits allous lhabitat (+6,1%, aprs +4,8% un an

    pass), attnue par le creusement persistant de la baisse de ceux destins aux promoteurs immobiliers de 8,5%. Le Taux

    dUtilisation des Capacits de production dans le secteur manufacturier sest lev 71,3% au titre du deuxime

    trimestre 2015, daprs les derniers rsultats de lenqute de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprs des industriels, soit

    le plus haut niveau enregistr partir du dbut de 2013, marquant, ainsi, une augmentation de 6 points par rapport au

    trimestre prcdent et de 0,7 point comparativement au deuxime trimestre de lanne prcdente. Concernant le

    troisime trimestre 2015, les industriels sattendent globalement une augmentation de leur production et ventes, avec

    toutefois des perspectives moins favorables pour les secteurs des industries lectriques et lectroniques et mcaniques et

    mtallurgiques.

    Au niveau du secteur touristique, le volume des arrives sest lev plus de 4,3 millions darrives fin juin 2015, en

    baisse de 2,9% en une anne. Le repli des arrives des touristes franais (-8,2%) est lorigine de 97,3% de ce recul. En

    revanche, ce repli a t allg par le comportement favorable des arrives des touristes allemands (+14%), anglais (+5%)

    et amricains (+2%). Du ct des arrives des MRE, elles se sont apprcies, fin juin 2015, de 3,4%. Le volume des

    nuites ralises dans les tablissements dhbergement classs, quant lui, sest repli de 11,2% au terme des six

    premiers mois de lanne 2015, en lien avec le recul des nuites des non-rsidents de 15,6%, tir, essentiellement, par la

    chute des nuites des touristes franais de 27,2%. A fin juin 2015, le secteur des tlcommunications a prserv son

    volution globalement favorable, impulse par le bon comportement du trafic voix sortant de la tlphonie et par la

    croissance toujours prononce du parc Internet, attnue, par ailleurs, par le lger recul du parc global de la tlphonie

    mobile. En effet, ce dernier a enregistr une baisse de 0,7%, en glissement annuel, aprs une augmentation de 8,3% un

    an auparavant. Conjugu au retrait de 12,4% du parc de la tlphonie fixe, le parc global de la tlphonie sest rduit de

    1,3% 45,3 millions dabonns. Par ailleurs, le parc global dInternet a maintenu sa croissance consolide (+44,3%), avec

    un taux de pntration global de 33,3%, aprs 23,5% fin juin 2014, impuls par la rduction de la facture moyenne

    mensuelle par client de lInternet de 20,7%. Quant au trafic voix sortant global de la tlphonie, il sest renforc de 4,4%

    fin juin 2015, pour atteindre un volume de 26,3 milliards de minutes, en lien avec laugmentation du trafic voix sortant de la

    tlphonie mobile de 5,6%, aprs +4,2% fin mars 2015.

    Au niveau de la demande intrieure, la consommation des mnages devrait tirer profit de lvolution relativement faible des

    prix la consommation (lgre augmentation de lIPC de 1,8% fin juillet 2015), conjugue une amlioration des revenus

    des mnages, en lien, notamment, avec les rsultats exceptionnels de la campagne agricole 2014/2015, avec lamlioration

    de la situation du march de travail (cration de 125.000 postes demploi rmunrs et baisse du taux de chmage 8,7%

    au deuxime trimestre 2015) et avec la bonne tenue des transfe