Nouvelles N° 2144

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Nouvelles N° 2144 du 31 mars

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  • Jeudi 31 mars 2016 - N 2144 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX - Prix : 0,80 euro

  • 2 Les Nouvelles 31 mars 2016

    BORDEAUX MTROPOLE

    Aprs une mutualisation des services qui a engendr prs de 1000 dmnage-ments dagents communaux et mtropolitains depuis le 1er janvier, Max Guichard a une nouvelle fois tir la sonnette dalarme, lors du dernier conseil mtropolitain: la situation sociale Bordeaux-Mtropole est plus quinquitante.

    Depuis des mois, vous me rpondez que la mutualisation des services se passe parfaitement bien, autant la Mtropole que dans nos communes. Les choses ont dailleurs t tellement bien prpares que vous voil contraints, monsieur Jupp, dinstaller 40 agents sur le terrain dun stade municipal Bor-deaux Nord, dans des btiments modulaires, pour une dure indtermine. Les agents concerns ont trs peu apprci, je peux vous laffirmer, dtre ballots comme ils lont t et dtre placs dans de telles conditions de travail. Mais vous allez certainement me dire quil vaut mieux travailler dans un Algeco que rienLambiance que vous trouverez sur le stade Alfred-Daney est cependant la mme que celle qui rgne dans la tour de Mriadeck et dans de nombreux services communs et mtropolitains: linquitude a souvent laiss place au ras-le-bol face des surcharges de travail importantes et des incertitudes encore fortes. Comme nous lavions annonc depuis plusieurs conseils, les instances paritaires et notamment le CHSCT ont t alerts sur des situations de souffrance trs proccupantes. Il est, je tiens le dire, parfaitement anormal den arriver de telles situations alors que les syndicats prviennent depuis des mois que cette mutualisation se fait marche force et que le bureau mtropolitain avait lui-mme voqu des risques psycho-sociaux importants.Je sais, pour finir, que la CFDT a fait appel vous, monsieur le Prsident, pour revenir sur des aspects quils jugent inacceptables dans la mthode comme dans les finalits. Vous leur rpondrez certainement. Je crois surtout quil est plus que temps de donner les moyens et lcoute ncessaire aux instances paritaires sur ces sujets.

    MUTUALISATION

    Alerte sociale Bordeaux Mtropole

    Le dernier conseil de mtropole a dcid dune augmentation significative (entre 7 et 9%) de la taxe denlvement des ordures mnagres (TEOM). Une logique comptable socialement pnalisante et cologiquement inefficace, que Jean-Claude Feugas a dnonce, au nom du groupe des lus-es communistes.Une hausse de cette taxe denlvement des ordures mnagres (TEOM) aggraverait encore le budget des familles dj pnalises par laustrit mise en uvre par les gouvernements successifs. Depuis 10 ans, le groupe des lus-es communistes a t linitiative du gel de cette taxe. Aprs dialogues intergroupes, la mandature prcdente permettait ce consensus politique. La nouvelle majorit de la Mtropole impose une augmentation sur les zones de collecte en lien avec le type de frquence.Cette hausse peut paratre lgre pour certains-es des lus-es mais ce sont encore les usagers qui supporteront les hausses de tarifs. Ce sujet devrait susciter un long dbat sur les diverses responsabilits qui entrent en jeu pour dterminer le cot complet de collecte et du traitement des dchets. Une chose est sre : les usagers ne sont pas rcompenss la hauteur de leur inves-tissement cologiquement responsable. Car ils participent activement au tri slectif, au compostage, mais ils subissent la suppression du lavage des bacs par restriction budgtaire dite conomie communautaire. Et dans certaines communes, ils ont vu la frquence du ramassage rduite.

    Cest dautant plus injuste que la question des vritables producteurs de dchets importants nest pas aborde. On devrait, en effet, chercher rduire la source la quantit et la nocivit des dchets. Or leur participation financire la hauteur ncessaire, hors pression des lobbies, viterait un transfert du cot vers les usagers.

    Des pistes existent : moduler les contributions financires des industriels aux co-organismes chargs du prlvement et de son usage en fonction des critres dco-conception; une taxation des emballages mnagers et autres plus contraignante pour dvelopper de nouveaux modes de conception et de production; axer la recherche sur le dveloppement de produits de substitution qui soit source dune production moindre de dchets et prenant en compte la fin de vie de chaque produit (recyclage, valorisation).Certes la loi sur le Grenelle 1, portant sur les dchets a amorc une avance mais force est de constater que des progrs importants peuvent et doivent tre faits avec la volont ncessaire des gouvernements. Il est possible dpargner le budget des mnages, mais il faut pour cela sopposer fermement aux puissants lobbies de lindustrie dans ce domaine.

    Monsieur le Prsident, notre Mtropole a un programme local de prvention des dchets mnagers et assimils srieux et important dans ses objectifs aussi. Afin que leur traitement ait un budget aliment par des aides proportionnelles linvestissement qualitatif ncessaire, il faut semployer trouver des finance-ments en priorit du ct des industriels.

    Notre groupe votera donc contre cette augmentation de la TEOM.

    TAXE SUR LES DCHETS

    Affronter les lobbies de lindustrie pour pargner le budget des mnages

    Inscription obligatoire memoires.partages@gmail.comRENDEZ-VOUS 10h :Ecole de la Magistrature, en face du Palais de Justice (Tram A Palais de Justice) - Parvis des droits de lhommeDure :2h - Tarif(s) :10.00 Un nouveau parcours Chartrons crole sera propos par lassociation Mmoire et Partage pendant 2 ans. Lancement le dimanche 8 mai 2016.

    DIMANCHE 3 AVRIL 2016

    Dernire visite Bordeaux Ngre

    La question mrite aujourdhui dtre pose, et elle est pose de faon de plus en plus forte et insistante par les populations, les ouvriers viticoles et certains viticulteurs. Dans le Mdoc, un deuxime dbat sur cette question a encore rencontr un franc succs.

    Marie-Lys Bibeyran, ouvrire viticole de Listrac Mdoc a perdu son frre en 2009 lge de 47 ans des suites dun cancer li aux pesticides. Elle organisait, avec la nouvelle associa-tion Collectif Info Mdoc Pesticides, un deuxime dbat aprs celui qui stait tenu Cussac-Fort-Mdoc avec succs.Prs de 300 personnes taient runie Listrac, dans un contexte de mise en accusation forte des pesticides sur la sant publique, tout dabord aux abord des coles avec cette enqute qui a dcel de trs nombreuses traces de rsidus de pesticides dans les cheveux des enfants dune cole de Gironde, puis lmission dElise Lucet, Cash Investigation qui a point du doigt notre dpartement comme un des plus gros consomma-teur de pesticides en France.

    Marie-Lys avait invit des mde-cins, des avocats qui sont aux cts des familles de victimes des pes-ticides, et un agriculteur bio pour convaincre quon pouvait passer en

    bio en gagnant en qualit et sans vivre moins bien.En prlude cette runion, le film de Guillaume Godin Pesticides, mon amour tait projet montrant plu-sieurs viticulteurs en Cte dOr ayant refus le traitement obligatoire contre la maladie de la flavescence dore impose par ltat et les prfectures. Ce film tmoigne dun empoison-nement gnralis impos par les autorits publiques pour protger des intrts conomiques. On saperoit pourtant, travers le tmoignage dun viticulteur bio, que des solutions alternatives existent, moins toxiques pour traiter de cette maladie, contagieuse certes, mais la progression lente.Le dbat sest engag ensuite dans la salle entre viticulteurs, riverains et ouvriers viticoles. Un reprsentant du CIVB tait galement prsent pour dire la salle quil navait pas de com-ptences pour savoir si les molcules utilises dans les traitements taient toxiques ce qui cra un malaise dans le public.Tous les autres intervenants sac-cordent dire que les traitements sont toxiques pour la sant et quil faut faire diffremment. Mais comment ? Les avis divergent et les viticulteurs sont en attente de rponses et de solutions. Tout dabord il faut convaincre que le bio est viable. Aujourdhui les

    viticulteurs passs en bio ont fait la preuve de la qualit de leur vin mais beaucoup restent frileux franchir le pas. Enfin a t point lors de ce dbat les carences en formation. Comment faire voluer les forma-tions initiales pour faire changer les faons dapprhender les techniques viticoles ? Rien ne changera sans une relle volont de dnoncer les politiques de traitement actuelles et impulser une formation diffrente ds les lyces agricoles. Enfin, a t point la grande responsabilit de lEtat dans loctroi des autorisations de mise sur le march dun certain nombre de produits chimiques dont la dangerosit est avre. En conclusion de ce dbat, chacun saccorde dire que les coupables sont les firmes de la chimie, avec la complicit des autorits publiques encore aujourdhui. De lourds enjeux conomiques lis la viticulture en Bordelais ont impos longtemps une omerta. Aujourdhui les langues se dlient, pour autant tout le monde nest pas convaincu que le bio est lavenir, certains dfendant un trai-tement raisonn.Limage et la renomme de nos appellations prestigieuses sont en jeu. La profession commence en prendre conscience. La viticulture est la croise des chemins.Dautres comportements, dautres techniques agricoles et viticoles bannissant les pesticides sont indis-pensables pour la sant publique. Comme lamiante il y a quelques annes, nous sommes aujourdhui en train de nous rendre compte des dgts considrables chez nombre douvriers agricoles, dans le silence complice de nombre dinstitutions. Il faut stopper cette spirale infernale et savoir rparer, en dclarant ces mala-dies en maladies professionnelles, ce que les mdecins ont le plus grand mal faire.

    Stphane Le Bot

    DBAT LISTRAC MDOC

    Nos prestigieux vignobles sont-ils en train de nous empoisonner?

    ACTUALIT

    BORDEAUX LE 24 MARS 2016

    Si cette mobilisation in-termdiaire contre la loi Travail tait moins spec-taculaire par le nombre,