Nouvelles N° 2159

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Nouvelles N° 2159 du 14 juillet

Text of Nouvelles N° 2159

  • NE JETEZ PAS VOS DRAPEAU !

    RECYCLEZ LESEN SEPTEMBRE !

    NON LA

    LOI TRAVAIL

    Jeudi 14 juillet 2016 - N 2159 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX - Prix : 0,80 euro

  • 2 Les Nouvelles 14 juillet 2016

    ACTUALIT

    Le 8 juillet, Max Guichard est intervenu, pour le groupe com-muniste, au Conseil de mtropole sur la gestion du conflit social au sein de linstitution notamment sur la collecte des dchets.Personne ici ne comprendrait que nous ne nous saisissions pas de cette dlibration pour donner nos impressions sur la manire dont notre mtropole aura conduit les ngociations concernant le dernier conflit de nos agents, particulirement de la propret et du ramassage. Trois mots nous paraissent rsumer cette conduite : outrances, mpris et surdit. Une attitude qui laissera de profondes traces dans notre tablissement. Outrances dentre de conflit en traitant de hooligan des salaris en grve et en utilisant ladministration de la Mtropole comme un bouclier contre ses propres agents.Mpris par lequel vous avez trait ces agents en lutte en voulant les punir par votre refus dtalement des jours de grve qui seront donc retenus sur leurs salaires de juillet et daout. Cest sans doute votre manire de fter les 80 ans du Front Populaire et les premiers congs pays.Surdit, car il aura fallu attendre le 10e jour de conflit pour quenfin vous daigniez ouvrir des discussions avec les organisations syn-dicales. Par cet enttement, vous avez pris le risque du pourris-sement face des agents en colre, la grve tant leur ultime et onreux moyen de se faire entendre. Mais en fait vous, monsieur le prsident, vous, monsieur le vice-prsident aux ressources humaines, vous nous avez rejou linaudible partition des Hollande Valls Gattaz portant sur la loi Travail, rejete par une majorit de Franais durant plus de 4 mois.Prenez garde, messieurs, car la colre sociale est forte, les salaris de ce pays sont encore trs opposs aux reculs sociaux que vous voulez leur faire avaler. La fin nest pas crite et jespre bien que le peuple parviendra faire entendre ses revendications dans les mois venir.

    Le conseil de Bordeaux-Mtropole du 8 juillet a t locca-sion du vote dune subvention au groupement dentreprises porteur du dveloppement de lactivit de rparation navale sur Bacalan et Bassens. Un premier pas salu par le groupe des lus-es communistes qui a rappel le rle des associa-tions, syndicats et lus du quartier dans ce dossier. Voici lintervention de Max Guichard:Voici un dossier qui prouve que la persvrance est une belle qualit. Cette persvrance, cest celle des associations, syndi-cats et lus du quartier de Bacalan qui se sont battus chaque tape de dveloppement de ce quartier, pour maintenir opration-nels les outils industriels majeurs des bassins flots. Et je pense videmment Vincent Maurin qui a sans cesse rpt souvent bien seul, quil ne fallait pas tourner le dos la vocation industrielle des bassins flots quand certains y voyaient une simple marina. Cest ainsi seul, parfaitement seul, que notre groupe au conseil municipal et la CUB stait oppos aux plans de larchitecte Grumbach qui ne maintenait en vie que le bassin n2, pour en faire un bassin de plaisance, et condamnait la grande cluse et les formes de radoub. Et la bataille fut encore longue lorsque Nicolas Michelin reprit les commandes du projet et renvoyait des visions archaques tous ceux qui voyaient dans les bassins flots le moyen de faire vivre aussi le dveloppement conomique autrement que par le tourisme de luxe. Avec, il faut le dire, lappui du maire de Bassens, nous avons dfendu ici par la voix de Vincent Maurin, la possibilit et mme la ncessit de maintenir une activit industrielle en cur de ville, respectueuse de lenvironnement, rendue compatible avec les autres activits urbaines mais rpondant la ncessit de rapprocher lieux de production et lieux de vie.Le montage retenu, qui articule bien Bacalan et Bassens, nous semble trs positif et nous approuvons donc cette subvention. Cette activit doit bnficier de tous les appuis pour faire la preuve que Bordeaux peut tre une ville touristique, de bien vivre et une ville dactivit industrielle moderne.Nous serons cependant pour cela attentifs un aspect qui nest pour linstant pas voqu dans cette dlibration, cest la question de lemploi. Si cette activit reoit le soutien de la puissance pu-blique, elle se devra dtre exemplaire en termes de conditions de travail, de qualit des emplois, de rmunration et de formation.

    BORDEAUX-METROPOLE

    Gestion du conflit social: outrance, mpris et surdit

    BASSINS FLOTS

    Des avances, enfin pour la rparation navale!

    Elles, car beaucoup sont des femmes, prennent soin des autres, y passent des nuits, des week-ends, des jours fris, de fte, sans leur famille, leurs enfants Du petit personnel qui ne mrite pas, au regard du groupe de cli-niques Bordeaux Nord Aquitaine (Pin franc, Bel Air, Arcachon et Bordeaux Rive droite) une aug-mentation de 50 euros par mois de leur salaire pour laquelle elles ont fait grve 9 jours.

    Il ny a pas eu daugmentation de salaire depuis 10 ans hormis les mi-nimums lgaux, nous expliquait un salari. La clinique a toujours eu des comptes dans le vert, et depuis que nous ne renflouons plus les caisses des autres cliniques du groupe, cest--dire depuis 2 ans, elle accuse un bnfice de 2 millions deuros net.la direction refuse de nous accorder ces 50 euros nets, cela ne reprsen-terait quune enveloppe de 380 000 euros dans les bnfices de la cli-nique. Au mieux, elle nous a propos 15 euros bruts et depuis hier (mer-

    credi 6 juillet) les ngociations sont mmes interrompues, la direction signant de manire unilatrale la fin des NAO (ngociations annuelles obligatoires) avec une absence dat-tente et donc un statuts quo. Cela fait 10 ans que les NAO se terminent ainsi. La clinique compte 300 sala-ris, soignants et administratifs. Prs dun tiers des salaris sont des vaca-taires. Sur les salaris restant, 120 sont pour la poursuite de la grve. Certains services (dialyse, urgences, maternit) fonctionnent dsormais avec du personnel rquisitionn et en activit rduite. Les premires rquisitions entranant un fonction-nement normal de ltablissement, les syndicats ont du faire un rfr auprs du tribunal administratif, et ont obtenu une annulation des rquisitions. Deux jour aprs cet change, San-drine Freytas, dlgue du person-nel, nous apprend quun accord a finalement t sign pour une augmentation de 15 30 euros par mois, selon les carts avec les autres cliniques du groupe. Au dpart ils nous proposaient 6 11 euros,

    rappelle-t-elle. La direction paie un jour sur les 9 jours de grve, nous avons obtenu que le reste soit tal jusquen dcembre et quil y ait un examen au cas par cas pour que les grvistes perdent le moins possible. Sur un salaire de 1 080 euros, ima-ginez ce que a reprsente 9 jours de grve. Beaucoup des salaris ici sont des mres isoles. Nos mtiers sont durs. Lanne dernire nous navons eu aucune augmentation et cette anne faut faire 9 jours de grve pour obtenir des cacahutes ! 50 euros ce ntait dj pas assez mais on mrite au moins a ! Quand le directeur gnral nous traite de pin-tades hystriques, a vous donne une ide du niveau de reconnaissance. Le ton est amer, la colre gronde. Mais ce qui na pas t gagn sur le plan financier la t sur le plan de la solidarit et de lenrichissement humain affirme Sandrine. Il y a eu jusqu 180 salaris en grve, la solidarit entre les services sest dveloppe et maintenant la direc-tion nous prendra plus au srieux quand on leur dira que les salaris ne vont pas bien. Nous avons gagn en crdibilit, tous ensemble .En attendant que la colre sapaise et que se construisent les luttes futures, Sandrine tape toutes les portes pour trouver des soutiens financiers qui permettront aux collgues qui ont fait grve de sen sortir. Elles/ils ont encore besoin de nos soutiens notamment finan-ciers, on peut faire un don sur : www.lepotcommun.fr/pot/b4b-s3y1r et leur laisser des messages sur la page facebook de la grve : www.facebook.com/GrevePBRD.

    Christelle Danglot

    Les Caravanes des saisonniers CGT ont repris la route, lundi 11 juillet Lacanau Ocan !

    Ces dernires annes la popula-tion des travailleurs saisonniers a chang, explique le syndicat. Ce ne sont plus uniquement les tu-diants en recherche dexprience

    du monde du travail, mais des tudiants qui travaillent pour payer leurs tudes, aussi, des retraits qui compltent leur pension, des salaris dits sniors qui ont t licencis et qui ont des difficults retrouver un emploi, des femmes qui ont des carrires de travail interrompues, des travailleurs migrants, des tra-vailleurs privs demploi prenne

    Ce sont des milliers de salaris qui dcouvriront de nouvelles entre-prises, de nouveaux mtiers, de nouvelles conditions de travail, sans pour autant connatre leurs droits. Code du Travail, conventions collectives quand ce ne sont pas les accords dentreprises, dans le contexte de la loi travail qui entend inverser la hirarchie des normes, linformation aux salaris rsonne de manire particulire. Aujourdhui prs de 2 000 000 de personnes sont concernes par des embauches saisonnires. Ces tra-vailleurs saisonniers subissent trop souvent les abus rpts de certains employeurs : semaines de travail proches des 60 heures, salaires faibles, heures supplmentaires non dclares et trop souvent non payes, conditions de travail indcentes et problmes pour se loger. Pour informer ces salaris de leurs droits, porter leur connaissance les revendications du syndicat, les aider sorganiser, les militants CGT du dpartement poursuivront leur tourne dt.

    POLYCLINIQUE RIVE DROITE

    Elles/Ils mritent mieux que a

    DES DROITS POUR TOUS

    Mme sous le soleil de nos ctes !

  • Les Nouvelles 14 juillet 2016 3

    EditorialACTUALIT

    Notre Dmocratie en danger.

    Quelle confiance un peuple peut-il accorder son gouvernement qui adopt