Nuremberg ou la terre promise - Maurice Bardèche

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    MAURICE BARDCHE

    NUREMBERGOU LA TERRE PROMISE

    Lisez

    si vous

    l'osez

    Editions de l'AAARGH

    Internet, 2003

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    Maurice BARDCHE: Nuremberg ou la Terre Promise

    Note de lAaargh :

    Ce livre de Maurice Bardche, intitulNuremberg ou la terre promise, a t publi Paris en 1948 aux ditions Les Sept Couleurs (78, Rue De La Tour, Paris XVIe ), il y adonc bientt un demi-sicle. Il aurait t tir 25.000 exemplaires. Au printemps 1952,Maurice Bardche est condamn, pour ce livre, un an de prison et 50.000 Francsd'amende; le livre est saisi et interdit la vente (ce qui ne nous concerne pas puisquenous ne le vendons pas). L'auteur ne passera que quelques semaines en prison. A la suitede cette affaire, Bardche lance une revue,Dfense de l'Occident, qui a publi des textesde Rassinier et de R. Faurisson. Bardche se range ainsi parmi ceux qui ont permis au

    rvisionnisme de prendre forme et de s'exprimer. Il a donc jou un rle qui justifie saprsence dans nos archives. Mais le rvisionnisme provient d'une rflexion sur la ralitet le statut de l'idologie qui prside aux reprsentations de l'histoire; il est totalementautonome et ne doit ses vecteurs ceux qui, droite comme gauche, l'ont publi que la gratitude due des services rendus. Il est intellectuellement indpendant destendances politiques de ceux qui s'emparent de lui ou de ceux qui le combattent. C'est

    pourquoi il prospre malgr les interdits drisoires, les censures brouillonnes, lesassimilations scandaleuses et les condamnations en chaire.

    Ce texte a t affich sur Internet des fins purement ducatives, pour encouragerla recherche, sur une base non-commerciale et pour une utilisation mesure par leSecrtariat international de l'Association des Anciens Amateurs de Rcits de Guerre etd'Holocauste (AAARGH).

    L'adresse lectronique du Secrtariat est : aaarghinternational@hotmail.com.L'adresse postale est : PO Box 81475, Chicago, IL 60681-0475, USA.

    Afficher un texte sur le Web quivaut mettre un document sur le rayonnage d'unebibliothque publique. Cela nous cote un peu d'argent et de travail. Nous pensons quec'est le lecteur volontaire qui en profite et nous le supposons capable de penser par lui-mme. Un lecteur qui va chercher un document sur le Web le fait toujours ses risques et

    prils. Quant l'auteur, il n'y a pas lieu de supposer qu'il partage la responsabilit des

    autres textes consultables sur ce site. En raison des lois qui instituent une censurespcifique dans certains pays (Allemagne, France, Isral, Suisse, Canada, et d'autres),nous ne demandons pas l'agrment des auteurs qui y vivent car ils ne sont pas libres deconsentir.

    Nous nous plaons sous la protection de l'article 19 de la Dclaration des Droits del'homme, qui stipule, ARTICLE 19 : "Tout individu a droit la libert d'opinion etd'expression, ce qui implique le droit de ne pas tre inquit pour ses opinions et celui dechercher, de recevoir et de rpandre, sans considration de frontire, les informations etles ides par quelque moyen d'expression que ce soit. " (Dclaration internationaledes droits de l'homme, adopte par l'Assemble gnrale de l'ONU Paris, le 10dcembre 1948.)

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    EPIGRAPHE

    Salomon compta tous les trangers qui taient dans le paysd'Isral et dont le dnombrement avait t fait par David son pre. Onen trouva cent cinquante trois mille six cents. Et il en prit soixante-dixmille pour porter les fardeaux, quatre-vingt mille pour tailler les pierresdans la montagne, et trois mille six cents pour surveiller et fairetravailler le peuple.

    Second Livre des Chroniques, 2, 17-18.

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    Maurice BARDCHE: Nuremberg ou la Terre Promise

    Je ne prends pas la dfense de l'Allemagne. Je prends la dfense de la vrit. Je nesais si la vrit existe et mme beaucoup de gens font des raisonnements pour me

    prouver qu'elle n'existe pas. Mais je sais que le mensonge existe, je sais que ladformation systmatique des faits existe. Nous vivons depuis trois ans sur unefalsification de l'histoire. Cette falsification est adroite : elle entrane les imaginations,

    puis elle s'appuie sur la conspiration des imaginations. On a commenc par dire : voiltout ce que vous avez souffert, puis on dit : souvenez-vous de ce que vous avez souffert.On a mme invent [10] une philosophie de cette falsification. Elle consiste nousexpliquer que ce que nous tions rellement n'a aucune importance, mais que seulecompte l'image qu'on se faisait de nous. Il parat que cette transposition est la seuleralit. Le groupe Rothschild est ainsi promu l'existence mtaphysique.

    Moi, je crois stupidement la vrit. Je crois mme qu'elle finit par triompher detout et mme de l'image qu'on fait de nous. Le destin prcaire de la falsification invente

    par la Rsistance nous en a dj apport la preuve. Aujourd'hui le bloc est bris, lescouleurs scaillent : ces panneaux publicitaires ne durent que quelques saisons. Maisalors si la propagande des dmocraties a menti pendant trois ans notre sujet, si elle atravesti ce que nous avons fait, devons-nous la croire lorsqu'elle nous parle delAllemagne ? N'a-t-elle pas falsifi l'histoire de l'occupation comme elle a prsentfaussement l'action du gouvernement franais ? L'opinion commence rectifier son

    jugement sur l'puration. Ne devons-nous pas nous demander si la mme rvision n'estpas faire sur la condamnation qui a t [11] porte par les mmes juges Nuremberg ?

    N'est-il pas honnte, au moins, n'est-il pas ncessaire de poser cette question ? Si l'action judiciaire qui a frapp des milliers de Franais est une imposture, qu'est-ce qui nousprouve que celle qui a condamn des milliers d'Allemands n'en est pas une ? Avons-nousle droit de nous en dsintresser ?

    Supporterons-nous que des milliers d'hommes, en ce temps, souffrent et servoltent de notre refus de tmoigner, de notre lchet, de notre fausse commisration ?Ils repoussent cette camisole de force que nous voulons mettre leur voix et leur pass;ils savent que nos journaux mentent, que nos films mentent, que nos crivains mentent,ils le savent et ne l'oublieront pas: laisserons-nous tomber sur nous ce regard de mprisqu'ils nous lancent justement? Toute l'histoire de cette guerre est refaire, nous le

    savons. Refuserons-nous notre porte la vrit ?

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    Nous avons vu ces hommes installs dans nos maisons et dans nos villes; ils ont tnos ennemis et, ce qui est plus cruel, ils ont [12] t les matres chez nous. Cela ne leurenlve pas le droit qu'ont tous les hommes la vrit et la justice, leur droit l'honntet des autres hommes. Ils ont combattu avec courage; ils ont subi ce destin de laguerre qu'ils avaient accept; aujourd'hui, leurs villes sont dtruites, ils habitent dans destrous au milieu des ruines, ils n'ont plus rien, ils vivent comme des mendiants de ce quele vainqueur leur concde, leurs enfants meurent et leurs filles sont le butin de l'tranger,leur dtresse dpasse tout ce qui a pu venir jamais l'imagination des hommes. Leurrefuserons-nous le pain et le sel ? Et si ces mendiants dont nous faisons des proscritsn'taient pas d'autres hommes que nous ? Si nos mains n'taient pas plus pures que leursmains, si nos consciences n'taient pas plus lgres que leurs consciences ? Si nous noustions tromps ? Si l'on nous avait menti ?

    C'est pourtant sur cette sentence sans appel que les vainqueurs nous demandent defonder le dialogue avec l'Allemagne ou plutt de le refuser. Ils se sont empars de l'pede Jhovah et ils ont chass l'Allemand [13] des terres humaines. L'croulement del'Allemagne ne suffisait pas aux vainqueurs. Les Allemands n'taient pas seulement desvaincus, ils n'taient pas des vaincus ordinaires. C'est le Mal qui avait t vaincu en eux :on avait leur apprendre qu'ils taient des Barbares, qu'ils taient les Barbares. Ce quileur arrivait, le dernier degr de la dtresse, la dsolation comme au jour du dluge, leur

    pays englouti comme Gomorrhe et eux seuls errants, stupfaits, au milieu des ruines,comme au lendemain de l'croulement du monde, on avait leur apprendre que c'taitbien fait, comme disent les enfants. C'tait une juste punition du ciel. Ils devaients'asseoir, eux Allemands, sur leurs ruines et se frapper la poitrine. Car ils avaient t desmonstres. Et il est juste que les villes des monstres soient dtruites, et aussi les femmes

    des monstres et leurs petits enfants. Et la radio de tous les peuples du monde, et la presse de tous les peuples du monde, et des millions de voix de tous les horizons dumonde, sans exception, sans fausse note, se mirent expliquer l'homme [14] assis surses ruines pourquoi il avait t un monstre.

    Ce livre est adress ces rprouvs. Car il faut qu'ils sachent que tout le monde n'a pas accept aveuglment le verdict des vainqueurs. Le temps de faire appel viendraquelque jour. Les tribunaux issus de la victoire des armes ne portent que des sentencesphmres. L'opportunisme politique et la peur rvoquent dj ces jugements. Notreopinion sur l'Allemagne et sur le rgime national-socialiste est indpendante de cescontingences. Notre seule ambition, en crivant ce livre, a t de pouvoir le relire sans

    honte dans quinze ans. Quand nous trouverons que l'arme allemande ou le partinational-socialiste ont commis des crimes, naturellement nous les appellerons des crimes.Mais quand nous penserons qu'on les accuse au moyen de sophismes ou de mensonges,nous dnoncerons ces sophismes et ces mensonges. Car tout cela ressemble un peu trop un clairage de thtre : on braque des projecteurs et on n'claire qu'une scne, pendantce temps-l, tout le reste est dans [15] l'ombre. Il est temps qu'on allume les lustres etqu'on dvisage un peu les spectateurs.

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    crimes commis dans la conduite de la guerre, il tait absolument ncessaire d'en dcouvrirde plus graves encore de l'autre ct. Il fallait absolument que les bombardiers anglais etamricains apparussent comme le glaive du Seigneur. Les Allis n'avaient pas le choix.S'ils n'affirmaient pas solennellement, s'ils ne prouvaient par n'importe quel moyen qu'ilsavaient t les sauveurs de l'humanit, ils [19] n'taient plus que des assassins. Si, un

    jour, les hommes cessaient de croire la monstruosit allemande, ne demanderaient-ilspas compte des villes englouties ?

    Il y a donc un intrt vident de la propagande britannique et amricaine et, unmoindre degr, de la propagande sovitique, soutenir la thse des crimes allemands.On s'en apercevra mieux encore si l'on s'avise que cette thse, en dpit de son intrt

    publicitaire, ne s'est fixe que tardivement sous sa forme dfinitive.

    Au dbut, personne n'y crut. Les radios s'efforaient de justifier l'entre en guerre.L'opinion craignait en effet une hgmonie allemande, mais elle ne croyait pas unemonstruosit allemande. "On ne nous refera pas le coup des atrocits allemandes",disaient les officiers des premiers mois de l'occupation. Les bombardements de Coventryet de Londres, premiers bombardements ariens de populations civiles, gtrent cettesagesse. Et un peu plus tard, la guerre sous-marine. Puis l'occupation, les otages, lesreprsailles. Et les radios russirent alors le premier degr d'intoxication de l'opinion. [20]Les Allemands taient des monstres parce qu'ils taient des adversaires dloyaux, parcequ'ils ne croyaient qu'en la loi du plus fort. En face d'eux, des nations correctes quitaient toujours battues parce qu'elles se conduisaient en tout avec loyaut. Mais les

    peuples ne crurent pas que les Allemands taient des monstres, ils reconnurentseulement les thmes de propagande contemporains du Kaiser et de la grosse Bertha.

    L'occupation des territoires de l'Est et, en mme temps, la lutte entreprise danstoute l'Europe contre le terrorisme et le sabotage, fournirent d'autres arguments. LesAllemands taient des monstres, parce qu'ils taient partout suivis de leurs tueurs; onmonta sur son socle le mythe de la Gestapo : dans toute l'Europe, les armes allemandesinstallaient la terreur, les nuits taient hantes de bruits de bottes, les prisons taient

    pleines, et chaque aube des salves claquaient. Le sens de cette guerre devenait clair : desmillions d'hommes, d'un bout l'autre du continent, luttaient pour l'affranchissement desnouveaux esclaves, les bombardiers s'appelrent des "Liberator". Ce [21] fut le temps ol'Amrique entra en guerre. Les peuples ne crurent pas encore que les Allemands taientdes monstres, mais dj ils acceptrent cette guerre comme une croisade pour la libert.

    Ce fut le second stade de l'intoxication.Mais ces images ne correspondaient pas encore au voltage de notre propagande

    actuelle. La retraite des armes allemandes l'Est permit enfin de lancer le mot. C'tait lemoment qu'on attendait : car le reflux allemand laissait des paves. On parla de crimes deguerre et une dclaration du 30 octobre 1943 permit, la satisfaction gnrale, de signalerces crimes l'opinion et d'en prvoir le chtiment. Cette fois-ci, les Allemands taient

    bien des monstres, ils coupaient les mains des petits enfants, comme on l'avait toujoursaffirm. Ce n'tait plus la force, c'tait la barbarie. A partir de ce moment, le mondecivilis avait des droits contre eux : car enfin, il y a des consciences dlicates quin'admettent pas qu'on punisse la dloyaut par des bombardements ariens ni qu'on

    regarde un rgime autoritaire comme un dlit de droit commun, tandis que [22] tout le

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    monde est prt chtier des bourreaux d'enfants, les mettre hors les droits de la guerre.On tenait donc le flagrant dlit. On le diffusa, on l'exploita. Les peuples commencrent

    penser que les Allemands pouvaient bien tre des monstres, et l'on parvint au troisimestade de l'intoxication, qui consiste oublier ce qu'on fait chaque nuit dans les raids force de penser avec rage ce qui se passe chaque jour dans les prisons.

    C'tait la disposition militaire laquelle on souhaitait, depuis le commencement,amener les consciences. C'tait l'tat dans lequel il fallait les maintenir. Il le fallait d'autant

    plus que, peu aprs cette date, en dcembre 1943, les mthodes de bombardementchangrent : au lieu de viser des objectifs militaires, les aviateurs allis reurent l'ordred'appliquer la tactique du tapis de bombes qui dtruisait des villes entires. Et cesdestructions apocalyptiques exigeaient, bien videmment, une monstruositcorrespondante. On en sentit si bien la ncessit qu'on mit sur pied, ds cette date, un

    puissant organisme de dtection des crimes [23] allemands, qui eut pour mission des'installer sur les talons des premires vagues d'occupation, peu prs comme lesformations...