OIM #Niger bulletin information (Avril - Juin 2014)

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    01-Apr-2016

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Ces rapports reprsentent des mises jour sur la situation au Niger, y compris les dtails de la rponse humanitaire de l'OIM dans la rgion.

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<ul><li><p>Organisation internationale pour les migrationsOrganisation internationale pour les migrationsOrganisation internationale pour les migrations </p><p>Dans ce numro : </p><p>Niger : carrefour des mi-grations en Afrique de </p><p>lOuest </p><p>Les femmes et enfants </p><p>de Kantch Contexte </p><p> Profils des migrants </p><p> Routes clandestines </p><p> Traite de personnes </p><p> Diffa, rgion en crise LOIM Diffa </p><p> Actions venir Abris transitionnels dur-</p><p>gence et Biens non alimen-</p><p>taires </p><p>LOIM sur le terrain </p><p>Tmoignage des survivants du </p><p>convoi de refouls accident </p><p>sur la route du dsert </p><p>Bulletin dinformation trimestriel n 5Bulletin dinformation trimestriel n 5Bulletin dinformation trimestriel n 5 AvrilAvrilAvrilJuin 2014Juin 2014Juin 2014 </p><p>6%6%6% femmesfemmesfemmes </p><p>Retourns de la Libye arrivant Agadez. Crdit photo : Joe Penney, Reuteurs, mars 14 </p><p>Malgr linstabilit persistante dans les pays voisins et les risques associs aux conditions de voyage travers le dsert, des centaines de personnes, de </p><p>nationalit nigrienne et des pays tiers de la rgion, continuent de transiter quotidiennement par le Niger pour atteindre le Maghreb, ou enfin, lautre cte de la </p><p>mditerrane. Depuis janvier 2014, environ 42.000 migrants sont arrivs en Italie, dont presque 27.000 depuis la Libye, selon lAgence europenne des fron-</p><p>tires, Frontex. Paralllement, des centaines dentre eux sont refouls la frontire, ou expulss aprs des mois dans des centres de dtention, et se retrou-</p><p>vent au Niger sans assistance ni ressources pour rentrer dans leur pays dorigine. </p><p>Entre janvier et juin 2014, lOIM a accueilli plus de 1.700 migrants retourns, refouls chous et volontaires, dont presque 1.000 </p><p>dorigine nigrienne et plus de 700 en provenance de lAfrique de lOuest, notamment de Sngal, Gambie et Mali. </p><p>Malgr les risques et tmoignages des retourns, nombreux sont encore a dcider de migrer irrgulirement. Des centaines dindividus empruntent au quoti-</p><p>dien les couloirs de la mort pour tenter de traverser le dsert </p><p>nigrien, souvent dans des conditions prcaires et dangereuses </p><p>qui les exposent des multiples alas sur la </p><p>route et aux graves risques menaant </p><p>leur scurit. </p><p>Agadez est une ville de passage </p><p>presque oblig pour les migrants </p><p>irrguliers, o se trouvent la </p><p>plupart des ghettos clandestins et </p><p>des rseaux dacteurs informels </p><p>tirant profit des migrants en </p><p>dtresse et accentuant leur vuln-</p><p>rabilit. Lagence Reuteurs a visit </p><p>la ville et men des enqutes en </p><p>mai 2014, compiles dans un article </p><p>spcial. </p><p>+ Click ICI pour lire </p><p>Sahara migrants trail thrives </p><p>Niger, carrefour des migrations en Afrique de lOuestNiger, carrefour des migrations en Afrique de lOuestNiger, carrefour des migrations en Afrique de lOuest </p><p>Destinations communes &gt;&gt; </p><p>La Libye continue tre la destination prfre pour la plupart des migrants, </p><p>mais la situation dinscurit et laugmentation des restrictions de la part du </p><p>gouvernement nigrien rendent laccs plus difficile et laborieux : souvrent </p><p>alors des pistes non officielles, moins contrles et plus risques, qui consti-</p><p>tuent un facteur important dans la survenance daccidents. </p><p>LAlgrie, destination traditionnelle des migrants, se dessine actuellement </p><p>comme une voie dangereusement apprcie par de nombreuses femmes et </p><p>enfants dorigine nigrienne, notamment en provenance de Kantch, Zinder, </p><p>soulevant des nouveaux risques lies la clandestinit et lexploitation, </p><p>notamment en terme de protection des migrants plus vulnrables. </p><p>Drames sur la route &gt;&gt; </p><p>Mai 2014, un groupe dune trentaine de femmes et denfants de Kantch a t abandonn dans le dsert par un trafiquant qui les conduisait vers lAlgrie. Le </p><p>chiffre exact des personnes qui intgraient le convoi reste inconnu, mais plus de 10 migrants on dcd et une vingtaine on russi tre vacus. </p><p>Juin 2014, un autre convoi transportant plus de 200 refouls de la Libye a eu un accident dans le dsert, provoquant 3 victimes mortelles et plusieurs blesss </p><p>graves. LOIM au Niger a vacu les victimes et les a rfr vers des centres hospitaliers Niamey pour une prise en charge adquat, en collaboration avec la </p><p>Croix Rouge Franaise et la Croix Rouge Nigrienne, avant de les assister au retour volontaire vers leur pays dorigine. </p><p>8%8%8% enfantsenfantsenfants (((90%90%90% nigriens)nigriens)nigriens) </p><p>1.721 1.721 1.721 retournsretournsretourns 1.3001.3001.300 refoulsrefoulsrefouls </p><p>109109109 Victimes Victimes Victimes de traitede traitede traite </p><p>55%55%55% nigriensnigriensnigriens </p><p>45%45%45% Tcn sTcn sTcn s TOTA</p><p>L M</p><p>IGRA</p><p>NTS</p><p> TO</p><p>TAL </p><p>MIG</p><p>RAN</p><p>TS </p><p>TOTA</p><p>L M</p><p>IGRA</p><p>NTS</p><p> Ja</p><p>nvJa</p><p>nvJa</p><p>nv </p><p>Juin</p><p> 201</p><p>4Ju</p><p>in 2</p><p>014</p><p>Juin</p><p> 201</p><p>4 TO</p><p>TAL MIGRAN</p><p>TS TO</p><p>TAL MIGRAN</p><p>TS TO</p><p>TAL MIGRAN</p><p>TS JanvJanvJanv </p><p>Juin 2014Juin 2014Juin 2014 </p><p>Organisation internationale pour les migrations </p></li><li><p>A la suite des tragiques vnements survenus sur la route du dsert qui relie le </p><p>Niger et lAlgrie, o les drames se font de plus en plus frquents, les autorits </p><p>nigriennes et les partenaires ont align leurs efforts pour clairer ce phno-</p><p>mne migratoire qui prend une nouvelle ampleur : les femmes et enfants de </p><p>Kantch prts traverser les couloirs de la mort sur laxe Arlit-Algrie vers </p><p>une nouvelle vie. </p><p>Le dpartement de Kantch, au Sud-Ouest de la rgion de Zinder, fait partie de la </p><p>zone dsigne 3M (Magaria, Mirriah et Matameye) cause de la prcarit extrme </p><p>des conditions de vie. </p><p>D la forte densit de population de 168 habitants/km2 , un taux de croissance </p><p>dmographique notablement suprieur la moyenne nationale (4,3 %), le manque </p><p>dopportunits conomiques et le taux lev de malnutrition, la migration saison-</p><p>nire et le dpart en exode reprsentaient traditionnellement une stratgie de </p><p>survie pour les habitants des zones les plus vulnrables. Cependant, la fminisa-</p><p>tion des mouvements migratoires sur laxe KantchArlitAlgrie sest manifes-</p><p>te rcemment, reprsentant de nouveaux dfis pour la protection des per-</p><p>sonnes : exploitation, agressions, arnaques, abus, accidents de voyage, dscolari-</p><p>sation des enfants, mendicit force, etc. sont certains des risques lis cette </p><p>aventure. </p><p>Les autorits nigriennes ont redoubl leurs efforts pour contrler les flux migratoires et assurer la protection des mi-</p><p>grants dans laxe KantchArlitAlgrie. Au cours des oprations, un grand nombre de femmes et denfants ont t identi-</p><p>fis et apprhends ces derniers mois Arlit, dans des convois clandestins en route vers lAlgrie, en provenance de </p><p>Kantch. Pour la plupart, il sagit de : </p><p> Femmes maries, accompagnes de plusieurs mineurs, avec ou sans liens de parent ; </p><p> Bases Alger, Tamanrasset et Waharam ; </p><p> Finances par des migrantes bases en Algrie, elles remboursent les frais larrive ; </p><p> La mendicit et la prostitution sont leur principale source de revenus en Algrie ; </p><p> Victimes de traite de personnes : nombreux mineurs sont contraints mendier ou exercer dautres activi-</p><p>ts illgales dont dautres en tirent profit ; </p><p> Sjours principalement temporaires, dune dure qui varie entre 3 et mois ; </p><p>Phnomne migratoire : les femmes et enfants de KantchPhnomne migratoire : les femmes et enfants de KantchPhnomne migratoire : les femmes et enfants de Kantch </p><p>Bulletin dinformation trimestriel n 5 AvrilJuin 2014 </p><p>Migration clandestine et traite de personnesMigration clandestine et traite de personnesMigration clandestine et traite de personnes </p><p>Un forum social a t organis Kantch, sous lgide du Ministre de la Popula-</p><p>tion, de la promotion de la femme et de la protection de lenfant, engag vers la </p><p>recherche de solutions ce phnomne qui prend de plus en plus de lampleur. </p><p>Les autorits, avec une mthode participative et inclusive, ont conduit diverses </p><p>runions impliquant tous les acteurs et partenaires impliqus dans la gestion des </p><p>crises lies aux la lutte contre la traite et le trafic illicite et la protection des </p><p>migrants. </p><p>A lissu des diffrents dbats nationaux et locaux, les conclusions sorientent </p><p>principalement vers la restriction de mouvements de personnes en partance vers </p><p>le Nord, incluant la fermeture des ghettos clandestins qui servent de lieux de </p><p>transit aux migrants, la sensibilisation de la communaut et la planification de </p><p>projets de formation et activits gnratrices de revenus pour lautonomisation </p><p>des femmes dans la rgion de Zinder. </p><p>Le Ministre de la Justice souligne le besoin de continuer renforcer les capaci-</p><p>ts des structures institutionnelles dassistance aux victimes de la traite, la </p><p>Commission nationale de coordination de lutte contre la traite de personnes </p><p>(CNCLTP) et lAgence nationale de lutte contre la traite de personnes (ANLTP), </p><p>cette dernire tant le point focal du ministre sur le sujet. Dans ce sens, les </p><p>autorits locales souhaitent tre appuyes pour la cration de comits de coordi-</p><p>nation, et la rhabilitation des structures daccueil pour les enfants, ainsi que les </p><p>maisons darrt et centres d accueil de mineurs. </p><p>LOIM, acteur cl dans lassistance aux personnes vulnrables au Niger, a t </p><p>dsigne par les autorits comme chef de file des partenaires techniques et </p><p>financiers pour la coordination avec les autorits par rapport cette problma-</p><p>tique : La traite de personnes est un phnomne complexe et multidimensionnel </p><p>qui ncessite ds lors un rseau de rponse multisectoriel. Lessentiel est de se </p><p>coordonner niveau national et rgional, pour assurer la meilleure protection aux </p><p>migrants plus vulnrables, notamment celles des femmes et des enfants victimes </p><p>de traite rappelle Mlle Rendon, experte en lutte contre la traite de personnes de </p><p>lOIM au Niger. </p><p>Ainsi, lOIM au Niger continuera renforcer les efforts du gouvernement pour </p><p>lutter contre ce flau, grce au soutien financier du Bureau de Dpartement dEtat </p><p>amricain de contrle et de lutte contre la traite de personnes (J/TIP), travers </p><p>lappui technique et oprationnel aux structures nationales, lANLTP et la CNCLTP. </p><p>LOIM, en collaboration avec les autorits nigriennes, a assist plus de </p><p>100 de ces femmes et enfants rfrs par les autorits Arlit, possibles </p><p>victimes de traite de personnes. Les migrants assists ont bnfici de </p><p>laccueil et lhbergement, de laide alimentaire, traitement mdicale, et </p><p>acheminement volontaire dans des conditions de scurit et de protec-</p><p>tion adquates dans leurs villages d origine. </p><p>Ces oprations conjointes avec le gouvernement, notamment les directions rgionales en charge de </p><p>la protection de la femme et lenfant, sont particulirement respectueuses des droits des mineurs et </p><p>des victimes de traite, ralises suite un strict retracement familial qui sert identifier les pa-</p><p>rents / tuteurs et enquter sur ses possibilits de les accueillir dans un environnement familial </p><p>stable et sr pour le mineur, avant de les accompagner jusqu leur foyer. </p><p>Jeunes mamans de la commune de Kantch Zinder. Source photo : Jeunesse du Niger. Source carte : Libration </p><p>Accompagnement des mineurs victimes de traite assists par lOIM . Crdit photo : OIM, juin 14 </p><p>Organisation internationale pour les migrations </p></li><li><p> Organisation internationale pour les migrations AvrilJuin 2014 Bulletin dinformation trimestriel n 5 AvrilJuin </p><p> DD iffaiffaiffa LOIM consolide son expertise en LOIM consolide son expertise en LOIM consolide son expertise en Abris transitionnels durgenceAbris transitionnels durgenceAbris transitionnels durgence </p><p>Organisation internationale pour les migrations </p><p>Face aux catastrophes naturelles et autres urgences, lOIM utilise </p><p>une approche multidimensionnelle et sinvestit dans une rponse </p><p>efficace, efficiente, durable et participative avec les communauts </p><p>locales. </p><p>LOIM fournit des kits de matriels locaux pour soutenir les m-</p><p>nages dans la construction des abris transitionnels durgence, </p><p>renforant ainsi les capacits conomiques de la commune, respec-</p><p>tant le milieu naturel et impliquant directement la population dans la </p><p>construction de leur foyers. </p><p> Utilisation de matriels traditionnels et locaux </p><p> Adaptation au milieu naturel et coutumes </p><p> Participation active de la population </p><p> Engagement positif de la communaut </p><p>Mai 2014, les acteurs humanitaires ont annonc larrive Diffa de plus de 30.000 dplacs depuis janvier, qui viennent sajouter aux </p><p>37.000 confirms par les autorits rgionales en 2013. Le chiffre total de dplacs dpassant les 70.000 individus, le Plan de Contingence </p><p>Multirisque a t actualis pour rpondre aux nouveaux besoins et gaps humanitaires de la rgion (source : OCHA). </p><p>A lheure actuelle, la situation scuritaire reste toujours volatile, notamment avec les futures lections au Nigeria qui risquent dentraner </p><p>de nouveaux dplacements de population. LOIM est dploye Diffa depuis le dbut de la crise des dplacs en septembre 2013 , qui conci-</p><p>da avec des graves inondations ayant entran dautres mouvements de population et de srieux dgts matriels. Malgr les ac tions </p><p>entreprises en 2013, les mouvements pendulaires transfrontaliers, la dispersion spatiale des dplacs Diffa, limpact sur les conditions de </p><p>vie dj prcaires des communauts daccueil et la pression sur les ressources agricoles et pastorales insuffisants constituent dimpor-</p><p>tants dfis pour les acteurs humanitaires dploys dans la rgion et les efforts des autorits rgionales et nationales. Une mission con-</p><p>jointe inter-agences conduite sur le terrain en avril 2014 avec les services techniques rgionaux, avait relev de nombreux besoins et gaps </p><p>humanitaires, notamment le besoin de raliser un recensement pour matriser et harmoniser les chiffres des dplacs en provenance du </p><p>Nigeria et lvaluation de leurs besoins. </p><p>LOIM, leader du cluster Abris durgence et Biens non alimentaires, a mobilis dimportantes ressources grce au soutien et la confiance </p><p>des Fonds central dintervention durgence (CERF) des Nations Unies et le Bureau de Dpartement dEtat Amricain pour la popu lation, les </p><p>rfugis et les migrations (B/PRM), pour renforcer son assistance aux populations les plus vulnrables. Au cours de prochains mois, les </p><p>principales actions de lOIM au Niger dans la rgion cibleront les communauts les plus touches, suite un profilage des individus et leurs </p><p>besoins, dans les communes de Diffa, Maine Soroa, Toumour, Gueskrou, Bosso, NGuimi, Goudemaria, Ngourti et Kablewa. Avec lappui </p><p>oprationnel de la Croix Rouge Nigrienne, lOIM identifiera les individus les plus vulnrables parmi les dplacs et les communauts htes </p><p>les plus touches par limpact de ces flux, et distribuera des kits de matriels locaux pour la construction collective avec la population </p><p>dAbris durgence transitionnels et des articles de premire ncessit. A travers les kits de Biens non alimentaires standards et spcifiques </p><p>(adapts aux groupes avec des besoins spcifiques : femmes, enfants), lOIM appuiera les 3.700 mnages les plus vulnrables, touchant </p><p>jusqu 40.000 bnficiaires directs et indirects, parmi les dplacs et affects par les nouvelles arrives. </p><p>Carte rfrentielle de Diffa. Source : OCHA </p><p>Kit </p><p>3.700 Abris durgence transitionnels Kits de matriels locaux pour la construction participative avec la </p><p>3.700 Kits Biens non alimentaires Articles de premire ncessit : standards et spcifiques </p><p>40.000...</p></li></ul>

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