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J EUDI 2/i S EPTEMBRE. 16 E A NNÉE 1857. POLITIQUE, LITTÉRATURE, INDUSTRIE, COÎOCERCE. Paraissant les Mardis , Jeudis et Samedis. JOURNAL D'ANNONCES , INSERTIONS LÉGALES ET AVIS DIVERS. ON S'ABONNE A SAUMUR, Au bureau, place du Marché-Noir, et chez MAI. GACLTIF.B, JAVAUD, MILOK , et M"' NIYERI.KT , libraires ; A PARIS, Oiïicc de Publicité Départementale (Isid. FONTAINE), rue de Trévise, 22, et à l'Agence des Feui'les Politiques, Correspondance gé- nérale (HÂTAS), 3, rue J.-J. Rousseau. Gare de fanmar (Service d'été, I ER juin.) Départs de Saumur pour Paris. 9 heures 50 minut. malin, Express. H 51 Omnibas, « 6 soir. Omnibus. 9 _ 23 Direct-Poste. Départ de Saumur pour Tours. 1 heures 27 minut. matin, Omnibus. Départs de Saumur pour Nantes. G heures 49 nunut. soir, Omnibus. 4 32 -- Express. '4 i rnaliu, Express-Poste. 10 - 28 Omnibus. Départ de Saumur pour Angers. 8 heures 2 minut. malin, Omnibus. PRIX DES ABONNEMENTS. Un an, Saumur, 18 f. » Poste, 24 f. » Six mois, 10 » 13 » Trois mois, 5 85 7 50 L'abonnement continue jusqu'à réception d'un avis contraire. Les abonnements de- mandés, acceptés, ou continué* . sans indi- cation de temps ou de termes seront compté* de droit pour une année. CHRONIQUE POLITIQUE. Nous n'avons rien reçu de Loodresaujourd'bui, comme on le sait les journaux ministériels s'effor- çaient samedi de persuader que les nouvelles offi- cielles, apportées par la malle de Calcutta , étaient plus favorables que celles transmises par le télégra- phe. Nous n'avons donc pas, pas la voie d'Angleterre, de nouveaux renseignements sur les Indes; mais nous eo trouvons dans plusieurs journaux étran- gers, qui sont loin de diminuer la gravité de la si- i tuation. Ainsi , le correspondant de Y Indépendance belge à Calcutta , lui écrit de cette ville, le 8 août , que tous les régiments dans le Punjab , à l'exception do trois, ont être désarmés à cause de l'esprit qui les anime. Les régiments désarmés sont le 5", le 16*, le 24». le '26 e , le 27 e , le33 e , le 35 e , Ie49% le 59 e , le 62 e , le 64 e et le 69", ainsi que le 10 e de cavalerie légère. Tous ces régimeutsauraient livré leurs armes sans difficulté , à l'exception du 14° qui a vivement résisté et en définitive s'est fait hacher eu mor- ceaux. Pas un homme sur 5 n'aurait échappé dans ce massacre. D'autres régiments du Punjab. au nombre de cinq, se seraient spontanément débandés el dispersés dans toute la contrée. Ces nouvelles sont d'autant plus mauvaises qne le Punjab est voisin des provinces du nord nouvel- lement soumises aux Anglais, el dont les habitants soul toujours en fermentation. Le Punjab était resté tranquille jusqu'à présent. Les journaux de Hambourg ont eu , de leur côté , des nouvelles qui ne confirment guères ce que l'on mandait hier de Londres au sujet du général Have- lock. Ce général, écrit-on, de Hambourg, aurait eu une retraite désastreuse en se repliant sur Cawn- pore ; il aurait perdu des convois de vivres, des blessés et des malades avant de pouvoir rentrer dans ses cantonnements. Nos lecteurs savent qoe le gouvernement des In- des a imposé la censure aux journaux de ses pos- sessions; il ne s'est pas contenté de cette mesure , car il a interdit l'usage, non-seulement des presses typographiques, mais aussi des petites presses au- tographiques dont se servent les maisons de com- merce pour la reproduction de leurs circulaires. Uoe lettre des Iudes, insérée dan» un des principaux journaux des ports du Nord, le Précurseur d'An- vers, signale, en effet, cetle défense du gouverne- ment anglais. Si l'on eo croit les renseignements que nous re- cevons d'Allemagne , l'espèce de conflit qui s'élait élevé entre l'Angleterre el la Porle-Ollomane au sujet de la possession de l'île de Perim , serait bien près d'être arrangé; l'Angleterre, pour en finir, of- frirait à la Porte une indemnité pour la faire re- noncer à ses prétentions. Quoiqu'il en soil, le gou- vernement a fait distribuer a ses »gents, à l'élrau- ger, unenote cirrolaire dans laquelle il répondà la protestation que la Porte a fait récemment distri- buer à l'occasion de l'île de. Perim. Les correspondances de Berlin déclarent positi- vement aujourd'hui que le roi de Prusse n'ira pas a Stutlgard. Depuis le 23 septembre jusqu'au 1 er oc- tobre , Frédéric-Guillaume séjournerait a Muskau , il doit se trouver avec plusieurs membres de sa famille. Malgré toutes les assertions contraires , il est con- firmé aujourd'hui, par les dernières nouvelles re- çues de Madrid, que la crise ministérielle esl com- plètement terminée en Espagne. Le général Ler- suodi lui-même ne sera pas remplacé, non plus que M. Marfori, gouverneur civil de Madrid. L'état des affaires est, du reste, salisfiisaot daus la Péninsule, les impôts reutrent bien et les récoltes de lous genres sont maguiliques. Le décret de con- vocation des Coi lis esl toujours attendu , au pre- mier moment, dans la Gazette officielle. Havas. On écrit de Port-Louis (île Maurice) , le 15 août , que les transports Pottinger et Lady Jocelyn avaient mouillé sur rade la veille, venant de Calcutta. Ces deux navires devaient embarquer des troupes et re- tourner aussitôt dans l'Inde. Le gouverneur avait fait publier un avis portant qu'un bureau d'engagements allait être ouvert dans la colonie, et que de grands avantages seraient ac- cordés à ceux qui voudraient entrer dans l'armée des Indes. Nous avons donné, il y a quelques jours, des nouvelles favorables de nos établissements de l'Iode jusqu'au 30 juillet. Une lettre écrite de Pondichéry le 12 août, que le Pays reçoit aujourd'hui, nous apprend que la situation jusqu'à celle date continuait .1 dire bonne. Plusieurs familles étrangères qui avaient cherché un refugesur notre territoire, venaient de s'embar- quer pour l'Europe. FAITS DIVERS. Un écrit de Châlons au Moniteur à la date du 20 septembre 1857, 5 heures 15 m. du soir : S. A. B. le duc de Cambridge assistait à la ma- nœuvre que l'Empereur a commandée commue les précédentes. Le temps était superbe et les mouve- ments ont élé bien exécutés. Le lendemain samedi , de bonne heure, il y a eu tir à la cible pour l'infan- terie et tir au polygone pour l'artillerie. L'Empe- reur et le prince se sont rendus à ces exercices qui ont donné des résultats Irès-salisfaisauts. Dans l'a- près-midi , le prince désireux de tout voir est monté a cheval avec ses aides-de-camp et a visité les camps dans tous leurs détails militaires et adminis- tratifs. Aujourd'hui dimanche, la messe a élé célébrée avec une grande pompe, et dite par M& r Menjaod , le premiej - aumônier de l'Empereur. Les troupes, en grande tenue, rangées autour de l'aulel, la cava- lerie a cheval, l'artillerie avec ses pièces attelées, offraient le spectacle le plus grandiose. Après l'of- fice divin , la garde impériale a défilé devant l'Em- pereur et S. A. R. le duc de Cambridge, au milieu d'un coucuurs considérable de visiteurs venus de Paris et des villes voisines. Demain lundi, le corps d'armée lève le camp et simule une marche en avant et va bivouaquer sor la Suippe. L'Empereur quittera le camp de Châlons le 23, MADEMOISELLE DE CARDONNE. C Suite.) Quand Dessalines se réveilla, la téte lourde des fu- mées du vin, et le cœur ému du souvenir de M"* de Cardonne, sa captive, un de ses aides-de-camp lui annonça qu'un officier de Toussaint -Louverture ve- nait d'arriver au palais et demandait à être pré- senté à Son Excellence. Qu'il vienne! cria Dessalines avec mauvaise humeur et las-itude ; puis il marmotta entre ses dents : Encore un ordre de ce chenapan... Ah ! bientôt ce sera mon tour de le faire obéir , et il verra! Le messager du dictateur entra dans la chambre ou le général gouverneur achevait sa grasse matinée. Que désire le grand chef? demanda Dessalines avec un affreux bâillement qui mit à nu ses dents pointues et blanches comme les crocs d 'un molosse. Le dictateur vous fait prier, Excellence, de mettre en liberté ce sergent français qu'il avait confie à votre garde; je suis chargé de le conduire aujourd'hui même au Cap.—Vous entendez , colonel ? dit Dessalines s 'adressant à un aide-de-camp ; qu'on me délivre de cette canaille... Pour peu que le ser- gent Martial soit chrétien, il peut brûler un cierge à chaque saint du calendrier , car c'est miracle , pour un Français, de sortir vivant d'entre mes mains. Est-ce tout ? C'est tout, Exoellence , répondit l'officier à qui la question s'adressait ; le grand chef sera dans quatre ou cinq jours à Saint-Marc. Dites-lui que je m'en ré- jouis... Allons, vous autres, laissez-moi dormir, j'ai en- core sommeil. I.e messager se retira en saluant jusqu'à terre. Excellence , dit l'aide-de-camp , arrêté sur le seuil de la porte, l'un de vos nègres de l'habitation Sainte- Rose est arrivé ici de grand matin ; il demande à vous communiquer une affaire pressante. Qu'il attende ou plutôt qu'il vous raconte cette affaire, vous m'en parlerez ce soir. Il s'est refuse à mes questions. Alors, qu'on lui donne un quatre-piquets et qu'il aille se promener: le quatre-piquets lui apprendra à quitter son poste sans autorisation , et la promenade lui fora du bien. Enchanté de tout l'esprit qu'il avait, le gouverneur de Saint-Marc se vautra dans son lit, d'où il ne sortit qu'à l'heure son estomac cria famine. XXI. Pendant que ces événements se passaient aux Tama- rins , à Sainte-Ro*e et à Saint-Marc , le capitaine Mey- nanl el Caton Martial passaient de vilains moments dans l'un des cachot- du palais du gouverneur. Meynard n'a- vait pas a 1 tendu longtemps l'explication de sa subite in- carcération ; Dessalines était venu le voir en secret, et lui avait fait entendre que cette captivité était nécessaire à la conduite du complot tramé contre le dictateur. Le capitaine n'avait mieux à faire que de se Laisser persua- der; aussi, loin de s'opposer à cette politique un peu brutale , il l'approuva. Cependant , avait-il dit, mon rôle, ici, n'est pas gai du tout , et , puisque la patience est indispensable à la réussite de nos projet-, je vous serais trè^-reconnais- sant , général , de vouloir bien permettre au sergent Martial de me tenir compagnie ; le drôle est philo.-opbe et amusant , il me distraira. Dessalines avait consenti de bonne grâce à la réunion des deux prisonniers, et le sergent était installé depuis huit jours dans le cachot de son capitaine lors de l'enlè- vement de M Ile de Cardonne. Pendant ces huit jours , Dessalines avait souvent fait appeler Meynard pour l'entretenir des progrés intelli- gents et rapides que Juliette faisait sur l'esprit de la po- pulation de Saini-Marc, et lui donner des nouvelles de la Hotte française. Le capitaine ne manquait jamais de rapporter à son compagnon d'aventures les propos du gouverneur, et Martial résumait, d'ordinaire,, chacune de ses confidences par de gros soupirs et une invariable exclamation : Je n'ai pas de chance! disait il. Sommé une première fois d'expliquer sa pensée, no- tre sergent s'était écrié : Je n'ai pas de chance, car vous allez tous travailler sans moi , j'en ai peur au train dont vont les affaires ; les camarades débarqueront au premier moment, et vous leur livrerez cette ville, je me trouverai enchaîné parmi eux comme si j'étais dans l'armée de Toussaint

Paraissant les Mardis , Jeudis et Samedis.archives.ville-saumur.fr/_depot_amsaumur/_depot_arko/fonds/echo... · H — 51 — — Omnibas, « —6 soir. Omnibus 9_ 23— — Direct-Poste

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  • JEUDI 2/i SEPTEMBRE. 16E ANNE 1857.

    POLITIQUE, LITTRATURE, INDUSTRIE, COOCERCE.

    Paraissant les Mardis , Jeudis et Samedis.

    JOURNAL D'ANNONCES , INSERTIONS LGALES ET AVIS DIVERS.

    ON S'ABONNE A SAUMUR,Au bureau, place du March-Noir, et chez

    MAI. GACLTIF.B, JAVAUD, MILOK , et M"'NIYERI.KT , libraires ;

    A PARIS,Oiicc de Publicit Dpartementale (Isid.

    FONTAINE), rue de Trvise, 22, et l'Agencedes Feui'les Politiques, Correspondance g-nrale (HTAS), 3, rue J.-J. Rousseau.

    Gare de fanmar (Service d't, I ER juin.)Dparts de Saumur pour Paris.

    9 heures 50 minut. malin, Express.H 51 Omnibas,

    6 soir. Omnibus.9 _ 23 Direct-Poste.

    Dpart de Saumur pour Tours.

    1 heures 27 minut. matin, Omnibus.

    Dparts de Saumur pour Nantes.

    G heures 49 nunut. soir, Omnibus.4 32 -- Express.

    '4 i rnaliu, Express-Poste.10 - 28 Omnibus.

    Dpart de Saumur pour Angers.

    8 heures 2 minut. malin, Omnibus.

    PRIX DES ABONNEMENTS.Un an, Saumur, 18 f. Poste, 24 f. Six mois, 10 13 Trois mois, 5 85 7 50

    L'abonnement continue jusqu' rceptiond'un avis contraire. Les abonnements de-mands, accepts, ou continu* . sans indi-cation de temps ou de termes seront compt*de droit pour une anne.

    CHRONIQUE POLITIQUE.

    Nous n'avons rien reu de Loodresaujourd'bui, ocomme on le sait les journaux ministriels s'effor-aient samedi de persuader que les nouvelles offi-cielles, apportes par la malle de Calcutta , taientplus favorables que celles transmises par le tlgra-phe.

    Nous n'avons donc pas, pas la voie d'Angleterre,de nouveaux renseignements sur les Indes; maisnous eo trouvons dans plusieurs journaux tran-gers, qui sont loin de diminuer la gravit de la si-

    i tuation.Ainsi , le correspondant de Y Indpendance belge

    Calcutta , lui crit de cette ville, le 8 aot , quetous les rgiments dans le Punjab , l'exceptiondo trois, ont d tre dsarms cause de l'espritqui les anime. Les rgiments dsarms sont le 5", le16*, le 24. le '26e, le 27e , le33 e, le 35e, Ie49% le 59 e,le 62e, le 64e et le 69", ainsi que le 10e de cavalerielgre. Tous ces rgimeutsauraient livr leurs armessans difficult , l'exception du 14 qui a vivementrsist et en dfinitive s'est fait hacher eu mor-ceaux. Pas un homme sur 5 n'aurait chapp dansce massacre. D'autres rgiments du Punjab. aunombre de cinq, se seraient spontanment dbandsel disperss dans toute la contre.

    Ces nouvelles sont d'autant plus mauvaises qnele Punjab est voisin des provinces du nord nouvel-lement soumises aux Anglais, el dont les habitantssoul toujours en fermentation. Le Punjab tait resttranquille jusqu' prsent.

    Les journaux de Hambourg ont eu , de leur ct ,des nouvelles qui ne confirment gures ce que l'onmandait hier de Londres au sujet du gnral Have-lock. Ce gnral, crit-on, de Hambourg, auraiteu une retraite dsastreuse en se repliant sur Cawn-pore ; il aurait perdu des convois de vivres, desblesss et des malades avant de pouvoir rentrerdans ses cantonnements.

    Nos lecteurs savent qoe le gouvernement des In-des a impos la censure aux journaux de ses pos-sessions; il ne s'est pas content de cette mesure ,car il a interdit l'usage, non-seulement des presses

    typographiques, mais aussi des petites presses au-tographiques dont se servent les maisons de com-merce pour la reproduction de leurs circulaires.Uoe lettre des Iudes, insre dan un des principauxjournaux des ports du Nord, le Prcurseur d'An-vers, signale, en effet, cetle dfense du gouverne-ment anglais.

    Si l'on eo croit les renseignements que nous re-cevons d'Allemagne , l'espce de conflit qui s'laitlev entre l'Angleterre el la Porle-Ollomane ausujet de la possession de l'le de Perim , serait bienprs d'tre arrang; l'Angleterre, pour en finir, of-frirait la Porte une indemnit pour la faire re-noncer ses prtentions. Quoiqu'il en soil, le gou-vernement a fait distribuer a ses gents, l'lrau-ger, unenote cirrolaire dans laquelle il rpond laprotestation que la Porte a fait rcemment distri-buer l'occasion de l'le de. Perim.

    Les correspondances de Berlin dclarent positi-vement aujourd'hui que le roi de Prusse n'ira pas aStutlgard. Depuis le 23 septembre jusqu'au 1 er oc-tobre , Frdric-Guillaume sjournerait a Muskau ,o il doit se trouver avec plusieurs membres de safamille.

    Malgr toutes les assertions contraires , il est con-firm aujourd'hui, par les dernires nouvelles re-ues de Madrid, que la crise ministrielle esl com-pltement termine en Espagne. Le gnral Ler-suodi lui-mme ne sera pas remplac, non plus queM. Marfori, gouverneur civil de Madrid. L'tat desaffaires est, du reste, salisfiisaot daus la Pninsule,o les impts reutrent bien et o les rcoltes delous genres sont maguiliques. Le dcret de con-vocation des Coi lis esl toujours attendu , au pre-mier moment, dans la Gazette officielle. Havas.

    On crit de Port-Louis (le Maurice) , le 15 aot ,que les transports Pottinger et Lady Jocelyn avaientmouill sur rade la veille, venant de Calcutta. Cesdeux navires devaient embarquer des troupes et re-tourner aussitt dans l'Inde.

    Le gouverneur avait fait publier un avis portantqu'un bureau d'engagements allait tre ouvert dans

    la colonie, et que de grands avantages seraient ac-cords ceux qui voudraient entrer dans l'armedes Indes.

    Nous avons donn, il y a quelques jours, desnouvelles favorables de nos tablissements de l'Iodejusqu'au 30 juillet.

    Une lettre crite de Pondichry le 12 aot, quele Pays reoit aujourd'hui, nous apprend que lasituation jusqu' celle date continuait .1 dire bonne.Plusieurs familles trangres qui avaient cherchun refugesur notre territoire, venaient de s'embar-quer pour l'Europe.

    FAITS DIVERS.Un crit de Chlons au Moniteur la date du 20

    septembre 1857, 5 heures 15 m. du soir :S. A. B. le duc de Cambridge assistait la ma-

    nuvre que l'Empereur a commande commue lesprcdentes. Le temps tait superbe et les mouve-ments ont l bien excuts. Le lendemain samedi ,de bonne heure, il y a eu tir la cible pour l'infan-terie et tir au polygone pour l'artillerie. L'Empe-reur et le prince se sont rendus ces exercices quiont donn des rsultats Irs-salisfaisauts. Dans l'a-prs-midi , le prince dsireux de tout voir est monta cheval avec ses aides-de-camp et a visit lescamps dans tous leurs dtails militaires et adminis-tratifs.

    Aujourd'hui dimanche, la messe a l clbreavec une grande pompe, et dite par M&r Menjaod ,le premiej- aumnier de l'Empereur. Les troupes,en grande tenue, ranges autour de l'aulel, la cava-lerie a cheval, l'artillerie avec ses pices atteles,offraient le spectacle le plus grandiose. Aprs l'of-fice divin , la garde impriale a dfil devant l'Em-pereur et S. A. R. le duc de Cambridge, au milieud'un coucuurs considrable de visiteurs venus deParis et des villes voisines.

    Demain lundi, le corps d'arme lve le camp etsimule une marche en avant et va bivouaquer sor laSuippe.

    L'Empereur quittera le camp de Chlons le 23,

    MADEMOISELLE DE CARDONNE.

    C Suite.)

    Quand Dessalines se rveilla, la tte lourde des fu-mes du vin, et le cur mu du souvenir de M"* deCardonne, sa captive, un de ses aides-de-camp lui

    annona qu'un officier de Toussaint -Louverture ve-

    nait d'arriver au palais et demandait tre pr-

    sent Son Excellence.

    Qu'il vienne! cria Dessalines avec mauvaise humeuret las-itude ; puis il marmotta entre ses dents : Encoreun ordre de ce chenapan... Ah ! bientt ce sera mon

    tour de le faire obir , et il verra!

    Le messager du dictateur entra dans la chambre ou legnral gouverneur achevait sa grasse matine.

    Que dsire le grand chef? demanda Dessalines avec

    un affreux billement qui mit nu ses dents pointues etblanches comme les crocs d 'un molosse. Le dictateurvous fait prier, Excellence, de mettre en libert ce sergentfranais qu'il avait confie votre garde; je suis charg de

    le conduire aujourd'hui mme au Cap.Vous entendez ,colonel ? dit Dessalines s 'adressant un aide-de-camp ;qu'on me dlivre de cette canaille... Pour peu que le ser-gent Martial soit chrtien, il peut brler un cierge chaque saint du calendrier , car c'est miracle , pour unFranais, de sortir vivant d'entre mes mains. Est-cetout ? C 'est tout, Exoellence , rpondit l'officier qui

    la question s'adressait ; le grand chef sera dans quatre

    ou cinq jours Saint-Marc. Dites-lui que je m'en r-

    jouis... Allons, vous autres, laissez-moi dormir, j'ai en-

    core sommeil.

    I.e messager se retira en saluant jusqu' terre.

    Excellence , dit l'aide-de-camp , arrt sur le seuil

    de la porte, l'un de vos ngres de l'habitation Sainte-

    Rose est arriv ici de grand matin ; il demande vous

    communiquer une affaire pressante. Qu'il attende ou

    plutt qu'il vous raconte cette affaire, vous m'en parlerez

    ce soir. Il s'est refuse mes questions. Alors, qu'on

    lui donne un quatre-piquets et qu'il aille se promener:

    le quatre-piquets lui apprendra quitter son poste sans

    autorisation , et la promenade lui fora du bien.

    Enchant de tout l'esprit qu'il avait, le gouverneur de

    Saint-Marc se vautra dans son lit, d'o il ne sortit qu'

    l'heure o son estomac cria famine.

    XXI.

    Pendant que ces vnements se passaient aux Tama-

    rins , Sainte-Ro*e et Saint-Marc , le capitaine Mey-

    nanl el Caton Martial passaient de vilains moments dans

    l'un des cachot- du palais du gouverneur. Meynard n'a-

    vait pas a 1 tendu longtemps l'explication de sa subite in-

    carcration ; Dessalines tait venu le voir en secret, et

    lui avait fait entendre que cette captivit tait ncessaire

    la conduite du complot tram contre le dictateur. Lecapitaine n'avait mieux faire que de se Laisser persua-

    der; aussi, loin de s'opposer cette politique un peu

    brutale , il l'approuva.

    Cependant , avait-il dit, mon rle, ici, n'est pas

    gai du tout , et , puisque la patience est indispensable

    la russite de nos projet-, je vous serais tr^-reconnais-

    sant , gnral , de vouloir bien permettre au sergent

    Martial de me tenir compagnie ; le drle est philo.-opbe

    et amusant , il me distraira.

    Dessalines avait consenti de bonne grce la runion

    des deux prisonniers, et le sergent tait install depuis

    huit jours dans le cachot de son capitaine lors de l'enl-

    vement de MIle de Cardonne.

    Pendant ces huit jours , Dessalines avait souvent fait

    appeler Meynard pour l'entretenir des progrs intelli-

    gents et rapides que Juliette faisait sur l'esprit de la po-

    pulation de Saini-Marc, et lui donner des nouvelles de

    la Hotte franaise. Le capitaine ne manquait jamais de

    rapporter son compagnon d'aventures les propos du

    gouverneur, et Martial rsumait, d'ordinaire,, chacune

    de ses confidences par de gros soupirs et une invariable

    exclamation : Je n'ai pas de chance! disait il.

    Somm une premire fois d'expliquer sa pense, no-

    tre sergent s'tait cri : Je n'ai pas de chance, car vous allez tous travailler

    sans moi , j'en ai peur au train dont vont les affaires ; les

    camarades dbarqueront au premier moment, et vous

    leur livrerez cette ville, o je me trouverai enchan

    parmi eux comme si j'tais dans l'arme de Toussaint

  • pour se rendre en Allemagne. Sa Majest couchera

    ce jour-l Luoville ; ds le lendemain , 24 , elle

    passera une revue de la grosse cavalerie qui -se

    trouve runie dans le dpartement. L'Empereur

    aprs cette revue partira pour Strasbourg, o il ar-

    rivera vers 4 ou 5 heores de l'aprs-midi , et il sera

    reu conformment ao programme qui a t indiqu

    ces jours derniers. Le 25, Sa Majest partira pourSlultgard o elle descendra an chteau du roi. C'est

    dans la soire du 25 que l'Empereur doit se ren-

    contrer avec le Czar, chez la grande duchesse Olga,

    princesse royale de Wurtemberg. Le 26, le Roi de

    Wurtemberg recevra dner les deux Empereurs.

    Havas.

    On lit dans le Courrier de Lyon du 21 septembre :

    Les religieuses de l'institut de Jsus-et-Mario,

    a Fourvire , ont eu plusieurs de leurs surs sur-

    prises par l'insurrection indienne Meeruc. Delhi,

    Sealkote et Agra , o elles dirigeaient des coles de

    petites filles anglaises et indignes. On n'avait pas

    encore reu de leurs nouvelles , et l'on tait juste-

    ment inquiet sur leur sort , au milieu des horreurs

    de cette rvolte. Heureusement, la plupart ont pu

    se sauver, non sans avoir couru de grands dangers;

    et elles viennent d'crire leur suprieure , par le

    dernier courrier, le rcit des pripties mouvantes

    de leur fuite. Celles de ces religieuses qui se trouvaient

    Meeruc ont pu s'chapper, travers la fusillade,

    les gorgements on les incendies, et se rfugier

    avec noe partie de leurs lves, quelques dames an-

    glaises et une cinquantaine d'officiers et de civil ians

    europens dans une valle des montagnes du Thi-

    bert , o ces fugitifs jouissent, ce qu'il parat

    d'one certaine scurit. En effet, comme ils sont

    bien arms, ils paraissent tre, malgr leur petit

    nombre, assez forts pour dfendre le passage des

    dfils qui conduisent dans leur asile contre Ions

    les insurgs de la province.

    La fuite de Sealkote a l signale particuli-

    rement par les incidents les plus terribles. La veille

    au soir du la rvolte, des Indiens, reconnaissants

    des soins que ces religieuses de Jsus-el-Mariedoo-

    naient leurs enfants, vinrent les avertir secrte-

    ment de s'en aller au plus vite de la ville avec leurs

    lves , parce que le lendemain , au point du jour ,

    l'insurrection devait clater , et que les conjurs

    avaient rsolu de massacrer tous les Europens.

    Les surs se htrent aussitt de charger sur des

    chamois, avec ce qu'elles avaient de plus prcieux,

    leurs plus jeunes lves dont la faiblesse et retar-

    d leur fuite prcipite. Puis, profitant des ombres

    de la nuit , elles sortirent de la ville ponr se rfu-

    gier dans un fort quelques lieues de distance, le

    seul asile o les Europens pussent trouver un abri

    momentan contre les fureurs des Indiens. Malheu-

    reusement, soil que l'avis et t donn trop tard,

    soit que ces dames ne se fussent pas assez presses,

    Soit enfin, que les cipayes eussent devanc le

    moment fix pour l'insurrection , afin de prvenir

    la fuite des Europens , qui dj couraient tous

    en dsordre sur la route du fort, les fugitives fu-

    rent atteintes mi -chemin par une troupe d'insurgs

    qui, aprs avoir visit leur couvent el l'avoir trouv

    abandonn, s'taient mis leur poursuite. En

    voyant venir elles cette borde de furieux, les pau-

    N'oubliez pas que je Suis prisonnier sur parole , que je

    ne dois prendre parti ni pour les blancs ni pour les noirs,

    avant l'expiration de mon pacte; que , si je sais compter,

    j'ai encore huit jours pleins a rester bouche close et les

    bras croiss chez ces morirauds; n'oubliez rien de tout

    cela , et jugez si je dois tre vex de vous voir si prs du

    dnouement.... Sac papier, je n'ai pas de chance! la

    chose est mathmatiquement exacte.

    Six jours aprs cette explication catgorique le capi-

    taine et le sergent taient en confrence. Ecoutons leur

    dialogue.

    Tout cela n'empche pas , capitaine , que nous

    soyons aujourd'hui au 2 fvrier. Et aprs ? Aprs,

    ce sera demain le 5 ; or, le 5 fvrier, vers onze heures

    de la nuit , Catou Martial sera dgag de sa parole

    Vive la joie ! je vas eu faire de ces cabrioles ! Oui,

    mais Toussaint sera dgag de la sienne , lui aussi , et le

    5 fvrier, a onze heures, il pourrait bien se passer la fan-

    taisie de te faire accrocher une potence... Tu as la m-

    moire courte , mon garon. Ahouich! je ne dpends

    ni de Toussaint, ni de Dessalines, je dpends du bon

    Dieu; il ne m 'aura pas tenu quinze jours entre la vie et

    la mort, pour me laisser trangler au moment o je me

    croirai sauv... a n'est pas possible. C'est tout de mme

    singulier ce qui m'arme, capitaine : pourquoi le dicta-

    teur m'a-t-il pargn? pourquoi a-l-il accept cette trve

    de quinze jours ? quelle politique y a-l-il l-dessous?

    comment me taisse-t-on ici ?Je n'en sais rien , et m'en

    vres religieuses laissrent leurs bagages an milieu

    de la roule la merci des pillards, et chargeant

    sur leurs paules les plus petites de leurs lves ,

    elles coururent se cacher, avec plusieurs autres

    fuyards, dans une maison isole qui se trouvait prs

    de l. Mais les cipayes qui les avaient aperues ne

    tardrent pas envahir ce bengalow , et commen-

    crent massacrer sous les yeux des religieuses et

    de leurs enfants terrifis plusieurs Anglais et An-

    glaises personnellement en bulle leur haine. Eni-

    vrs decarnage, ces furieux tournrent ensuite leurs

    armes contre nos infortunes compatriotes , les me-

    naant avec d'horribles injures de leur faire subir

    le mme sort , si elles ne livraient pas toutes leurs

    richesses pour racheter leur vie.Epouvantes par cette scne horrible , les reli-

    gieuses rpondirent en tremblant aux massacreurs,

    que leurs bagages taient rests sur la roule et qu'ils

    pouvaient les piller. Mais, comme celte opration

    avait dj t faite par d'autres pillards, ceui-ci

    mcontents de n'en avoir pas profil, sem-

    blaient vouloir se venger en se portant aux derni-

    res extrmits, quand une voix cria que l'on venait

    de dcouvrir sur le chemin, le charriot du trsor

    public. Aussitt, les bandits qui remplissaient la

    maison s'lancrent dehors par toutes les issues,

    afin de prendre part celte riche cure. Nos reli-

    gieuses furent ainsi sauves par cette diversion , au

    moment o elles s'attendaient plus que la mort.

    Sans perdre une minute, elles rechargrent sur

    leurs paules les plus jeunes enfants, et, prenant les

    antres par la main , elles se mirent courir de tonte

    leur force dans la direction du fort , o bientt elles

    parvinrent se rfugier aiusi qu'une foule d'autres

    fugitifs europens, hommes, femmes et enfants.

    Nous n'avous pas besoin de faire ressortir le g-

    nreux dvouement de ces pauvres religieuses ris-

    quant leur vie pour sauver des enfants qui relar-

    daient leur fuite. De pareils traits d'abngation

    ebrlienoe parlent d'eux-mmes assez loquem-

    ment.

    CHRONIQUE LOCALE ET DE I.'oUEST.

    Par dcret imprial , M. Touchaleaume a t

    nomm notaire Saumur, en remplacement de M.

    Cbasle.

    Nous reproduisons ci-aprs le rglement de la

    pche , tel qu'il a t approuv par le Conseil g-

    nral de Maine-et-Loire:Art. 1 er . Nul ne pourra exercer le droit de pche

    dans les fleuves ou rivires navigables oo flotta-

    bles, les canaux, ruisseaux ou cours d'eau quel-

    conques, en quelques jours el saisons que ce soit,

    autres heures que depuis le lever jusqu'au cou-

    cher du soleil.Art. 2. Sont exceptes de cette disposition et

    pourront tre pratiques jour et nuit :1 La pche du poisson stationnaire l'aide d'en-

    gins fixes , tels que encros, cordeaux, nasses et bos-

    selles en osier.2 La pche du poisson voyageur l'aide des en-

    gins coulants dits sideros et vouilles , la seine, les

    grands carrelets friquet et lancer.

    Art. 3. Des autorisations spciales pourront, en

    inquite peu , vrai dire ; laid comme un singe , Tous-

    saint a les malices du mchant animal auquel il ressem-

    ble. Mon opinion et que le dictateur m'a oubli... Je

    n'y vois rien d'tonnant, occup comme il doi,t l'tre ;

    mais il saura qu'il en cuit de. faire peu de cas d'un trou-

    pier de Sambre-el-Meuse... Demain, si je suis encore

    Saint- Marc... cr coquin! je ne dis que a... vous verrez

    comment je me dbarbouille...

    Une clef tournant dans la serrure de la porte du cachot

    coupa la parole au sergent, qui ajouta, mais voix basse.

    Bon ! voil du nouveau, motus et attention!

    Le gelier et quelques soldats se prsentrent d'abord,

    puis un aide-de-camp de Toussaint, montrant son tri-

    corne empanach , dit avec rudesse i

    Debout et dehors ! sergent Martial.Fichtre ! glissa

    l'Enjleur son capitaine, a se gte... il me semble

    qu'on pense mot.

    Meynard regarda son compagnon avec chagrin , et lui

    dit voix basse : Courage, mon garon, s'il t'arrive malheur, tu

    seras veng !Martial serra. fortement la main que lui tendait son ca-

    pitaine, et rpondit sur le mme ton .-

    Ca me va ; songez que chacun de mes cheveux vaut

    une tte de ces macaques.Arriveras-tu , coquin ? cria

    l'aide-de-camp.Voil, voil! dit Martial en riant; mais

    si vons tiez poli , camarade , vous n'en seriez ni plus

    bte , ni moins noir , parole d'honneur. Tu es bien

    outre, tre accordes pour pcher la nuit aux ar-

    ches des ponts, moulins et gords o se tendent

    les dideaux.

    Art. 4. Tonte antre pcbe que celle la ligne et

    celle du poisson voyageur, est interdite les diman-

    ches et ftes conserves.

    Art. 5. Les engins do pche dont il sera permis

    de se servir (art. 2.) devront remplir les conditions

    suivantes :

    Les encros, seines , filets coulants , grands carre-

    lets friquet el lancer seront de maille carre de

    30 millimtres de ct aprs que les filets auroot s-

    journ dans l'eau.Toutefois, sur la Maine et ses affluents, la maille

    des encros destins la pche de l'anguille pourri

    tre rduite 20 millimtres en carr.

    Les nasses d'osier dites barbillon auront 15 mil-

    limtres d'carlement de verges. Cet carlement

    sera rduit 8 millimtres pour les nasses dites bot-

    selles aiguilles.

    Les cordeaux seront arms d'hameons ayant an

    moins 7 millimtres d'ouverture sur 2 centimtres

    de long (n 6 renforc du commerce).

    Art. 6. Ca pche est entirement interdite pen-

    dant tout le temps du frai, du 1er avril au 15 juin

    de chaque anne. Le poisson voyageur et l'anguille

    sont seuls excepts de cette interdiction. Toutefois,

    le poisson voyageur ne pourra tre pch dans cet

    intervalle qu' l'aide des engins indiqus l'article

    2 II ci-dessus, et l'anguille ne pourra l'tre que

    par l'un des moyens suivants : bosselles et encm

    (ces engins appts avec des tourteaux) ; cordeaux

    piooehes , c'est--dire, portant au lieu d'hame-

    ons , des pines apptes avec des vers : fuscina

    garnies de verme.

    Art. 7. La pche la ligne ne sera permise que

    sous les conditions suivantes:

    La ligne sera flottante, c'est--dire munie d'ui

    flotteur en lige et en plume ;

    Elle sera constamment tenue la main ;

    Elle sera arme d'un hameon de 4 millimtres

    d'ouverture sur 13 millimtres de long (n 9 simple

    du commerce) ;Le lest eo plomb, plac au-dessus de l'hameon

    psera au plus un demi-gramme , plomb de chasse

    (n 1 du commerce) ;

    L'hameon ne sera appt avec aucun poisson

    vif ou mort, mais seulement avec des mouches

    naturelles oo artificielles , des sauterelles ou dei

    vers.Art. 8. Sont prohibs sur tous les fleuves , rivi-

    res ou fosss quelconques o s'exercera le droit d?

    pche :1 Les filets tranants (ceux dont le lest, immt>

    diatement attach la ralingue infrieure , racle le

    fond de l'eau et entrane le fretin comme le poisson,

    el donl la maille, quoique ayant la dimension per-

    mise (30 millimtres en carr) s'allonge el se r-

    trcit tellement par l'effet do lest tranant qu'elle

    ne laisse passer aucnn poisson ;2" Les filets coulants , seines , grands carrelets,

    encros dont la maille aura moins de 30 millimtres

    en carr, saof l'exception permise (art 5.) pour les

    encros de 20 millimtres destins la pche de l'an-

    guille dans la Maine et ses affluents ;

    3 Les engins d'osier dit nasses barbillons et

    bosselles anguilles dont les verges seraient car-

    heureux d'appartenir au dictateur, reprit l'officier ngrt

    en montrant le poing au sergent qui l'crasa d'un regard

    terrible... ton compte serait rgl... Que me veut-on?

    interrompit Martial avec calme. Tu le sauras... Atta-

    chezmoi ce chien hargneux , et solidement.

    Les mains lies au dos, plac entre deux soldats qui

    avaient le mousqueton sur l'paule , Caton Martial se mit

    en marche, suivant, pied, l'officier qui pressait le pas

    de son cheval.

    Le prisonnier et son escorte sortirent de Saint-Marc,

    et prirent la direction de la ville du Cap.

    Aprs avoir copieusement djen , Dessalines fit ap-

    peler Juliette et lui demanda des nouvelles de M"' de

    Cardonne.

    Tu lui as fait grand'peur, rpondit la multresse;

    les femmes blanches sont plus coquettes que nous; il

    faut les supplier et non les effaroucher. Malgr toute b

    peine que j'ai prise le former, je vois que tu es toujours

    rustre et grossier. Cette petite fille t'aimait dj; luasso

    perdre en quelques instants tes meilleurs avantages.

    Est-ce possible? Allons, dcidment, il faut que je me

    corrige ; je veux me mettre l'eau et au rgime... le vin

    ne m'in-pire que des sottises... Mais, ma bonne Juliette,

    c'est pour m'effrayer que tu me parles ainsi ; remise en

    tes mains, ma cause ne peut tre dsespre, tu plaide-

    ras... Tu l'aimes donc bien? interrompit Juliette fei-

    gnant un transport jaloux.Beaucoup n'est pas le mot'-

  • les de moins de 15 millimtres pour les premierset de 8 millimtres pour les seconds ;

    4 Les chanes, cliqneltes, dards, fouaoes, four-ches, harpons, tridents, bouilles et rabots ;

    5 Les tressclles, traraails , tambours, raflets,goooeaux , bches, trubles, perviers , carrelets ettraneaux chargs de plomb;

    6 Les louettes , lignes dormantes, lignes defond, bricoles et cordeaux dont les hameons se-ront plus petits que le n 6 renforc du commerce(voir l'article 5).

    Art. 9. La seine l'eau, pour la pche des aloses,ae pourra tre trane , que lorsque les deux extr-mits seront terre et sur la mme rive. Elle nepourra jamais rester slalionnaire , ni former bar-rage.

    Art. 10. Sont interdites :1 Dans toutes les rivires et les eaux amodies

    par l'Etat, les pcheries fixes non autorises par lecahier des charges;

    2 Dans tous les cours d'eau , les plantations depiquets faites dans l'eau soit pour retenir les en-gins, soit pour en indiquer la place; la pche aufeu et au miroir ; la pche la fouane , au trident ,fourche , dard et harpon , chanes, rabots , bouilles,clairons ou trompettes; la pche sons la glace , lapche la main; celle qui se pratique a l'aide debarrage de pierres, sable o autres matires, dansle but de cerner le poisson ou de le mettre sec ;enfin la pche pour laquelle ou fait usage de noixvomique , chaux, momies, tithymale , coque duLevant et autres drogues ou appts qui sont denature dtruire , enivrer ou rassembler (e pois-

    son.Art. 11. Il esl dfendu d'appter les hameons,

    nasses, filets ou autres engins , avec d'autres pois-sons que les ablettes et les goujons.

    Oo pourra employer pour la pche aux poissonsd'appt , les petits carrelets friquet ou tancer de1 mtre 25 centimtres au plus de ct , maillecarre de 8 millimtres au moins aprs sjour dansl'eau.

    Ces filets ne pourront rester slationnaires ni for-mer barrage. Ils devront tre tenus la main etemploys de manire n'atteindre que les espces

    indiques.L'emploi de ces filets sera interdit en temps de

    frai.Art. 12. Seront rejets en rivire , dans les cas

    o ils auraient l pchs, les carpes, barbeaux,brmes et sans-noms, brochets et chaboisseaux,ayant moins de 10 centimes entre l'il et la nais-sance de la queue, et les tanches , perches , dards,gardons et rosses qui auront moins de 13 centim-tres.

    Art. 13. Quand les pcheurs couperont les her-bes pour faciliter la manuvre de leurs engins , ilsdevront les retirer sur le bord , au moins 50 cen-timtres au dessus du niveau des eaux el non lesabandonner au courant. Dans aucun cas, les p-cheurs ne pourront s'approprier ces herbes.

    Art. 14. Pour prvenir les contraventions a l'ar-ticle 30 de la loi sur la pche fluviale du 15 avril1829, les personnes qui auront achet des poissonsd'tangs ou de rservoirs, seront tenues de deman-der au maire de la commune o se trouvent situsces tangs et rservoirs, nu certificat nonant les

    lieux d'o provient le poisson , ion espce , saquantit, ce quoi on le destine, el dans le cas ol'on serait dans l'intention de le livrer au com-merce , les lieux o l'on dsire le mettre en vente.

    Art. 15. Les pcheurs devront, aux termes del'article 32 de la loi prcite, faire plomber leursfilets et engins de pchede toute nature avant de lesmettre l'eau.

    Il sera peru, pour les frais de plombage, unertribution qui sera fixe par le cahier des chargespour l'exercice de la pche dans les cours d'eau af-ferms par l'Etat.

    Art. 16. Sont et demeurent abrogs , a dater dela mise excution du prsent rglement , les arr-ts des 4 mai 1831 , 26 aot 1843 , 10 av.il 1848 el5 octobre 1854, ainsi que toutes autres dispositionscontraires colles du prsent rglement.

    M. le ministre de l'agriculture , du commerce etdes travaux publics, a pris un arrt en vertu du-quel les allumettes chimiques, quel que soit leurmode de prparation . ainsi que le phosphore , sontexclues de tout train transportant des voyageurs. Letransport de ces matires dans les trains de mar-chandises est soumis aux conditions suivantes: 1emballage soign dans une caisse en planches d'uncentimtre d'paisseur au moins; placement descaisses d'allumettes dans des wagons ne renfermantpas d'autres matires combustibles , telles que desspiritueux, des cotons, des pailles, etc., ou desboni bonnes remplies d'acide sulfurique, hydrocblo-rique ou nitrique.

    Eo ce qui concerne le phosphore; il devra treemball dans des vases parois non fragiles , tan-ebs et remplis d'eau.

    Les wagons qui contiendront, soit des allumet-tes , soit du phosphore, seront toujours placs dansla dernire moiti du train et de manire ce qu'ily ait autant que possible trois quatre wagonsderrire eux.

    COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER DE PARIS A ORLANS.

    La Compagnie du chemin de fer de Paris Orlans a l'honneur de prvenir le public qu'ellevient de soumettre l'homologation de l'administra-tion suprieure, le Tarif spcial ci-aprs :

    Transports a grande vitesse.

    Pour te transport des Viandes abattues.

    LIEUX DE DPARTet de

    DESTINATION.

    PRIXpar 1 ,000 kilogram.

    sans frai

    riV manutention-

    De NANTES PARIS 90 fr.

    NOTA . La taxe pour les parcours intermdiairescompris entre les points ci-desius, ne pourra tre suprieureaux prix fixs pour le parcours total.

    CONDITIONS DU PRSENT TARIF.Pour jouir du prsent Tatif . l'Expditeur doit fournir un

    poids de 50 kilogrammes au minimum.Toute expdition infrieure 50 kilogrammes sera taxe

    au Tarif gnral de la Compagnie, inoins qu'il n'y aitIntrt pour l'Expditeur payer au prix du prsent Tarifcomme pour 50 kilogrammes.

    L'application du prsent Tarif reste soumise aux condi-tions du Tarif gnral de la Compagnie, en tout ce quin'est pas contraire aux dispositions particulires qui pr-cdent.

    Nous empruntons V Union bretonne les dtailssuivants sur le draillement d'un train de marchan-dises qui a en lien hier malin Mauves.

    Un train spcial de marchandises venant deTours, et compos de 52 wagons dont 12 chargs,a draill ce matin Mauves. Dix-huit wagons ontl renverss droite et ganche de la voie ,interceptant ainsi toute communication. Le tlgra-phe a fait connatre cette situation la gare deNantes avant le dpart du train express. On a dalors suspendre le dpart de ce train , ensuite celuidu train omnibus. A 9 heures 30 minutes, un trainest parti de Nantes pour aller chercher a Mauveles voyageurs el les dpches du train poste partilundi soir 9 heures de Paris el arrt Mauves.Vers 11 heures 10 minutes, ce train est arriv engare Nantes , et presque immdiatement, la voietant libre, le train express a pu quitter notreville. Le train omnibus, qui part d'habitude uneheure , n'a pu partir qu' deux heures , emmenantles voyageurs du train omnibus du matin.

    Dans l'accident qui a dlermiu ces variationsmomentanes dans l'exploitation de la ligne, per-sonne n'a t bless. Oo ne sait quoi attribuer ledraillement du train de marchandises.

    A peine les wagons taient-ils renverss que lestravaux de dblaiement ont commenc avec activit.Chacun se rendra aisment compte de l'intelligencequ'il a fallu dployer dans cette circonstance lors-qu'on saura que chaque wagon vide ne pse pasmoins de 4,500 kilog., elque, pour soulever nnpareil poids, il faut de tonte ncessit improviserdes appareils.

    Le 23 octobre , l'administration des postes fera Paris nne curieuse vente. C'est celle des lettrestombes au rebut , dont la quantit aonnelle est va-lue tre de 11 12,000 kilogr. , et celle des vieuxchiffons d'enveloppes valos de 40 45,000 kilog. Havas.

    Pour chronique locale et faits divers : P.-M.-B. CODBT.

    On lit dans la Gazelle des Tribunaux:Depuis quelque lemps le Tribunal de commerce

    de la Seine est saisi d'une foule de procs qui ontpour cause des faits de concurrence dloyale. Cen'est pas par la supriorit de leurs produits que cer-tains industriels cherchent s'attirer la clien telle deleurs confrres , c'est par l'imitation servile de leursenseignes et tiquettes. Nous avons dj rapportbon nombre de ces procs , et nos colonnes ne suf-firaient pas les enregistrer tous. On a pu voir,cependant , que le Tribunal , gardien vigilant delprobit commerciale, s'est montr justement svredans la rpression de celle fraude.

    Deux affaires de ce genre taient porte l'unedes dernires audiences, prside par M. Denire.Dans la premire, il s'agissait de la liqueur hygi-nique ou lixir de Raspail. M. Combier-Destre seplaignait que MM. Mallez-Laudas et Mallez-Lemairedbitaient la liqueur hyginique en lui donnant lanom d'lixir Raspail, et dans des bouteilles absolu

    je n'ai jamais aim que toi de toutes les forces de moncur ; mais , franchement . j'ai un caprice pour celtebelle orgueilleuse ; la haine que je respire pour sa raceet sa couleur guide ce caprice et en fait la violence.Songe donc que j'ai appartenu , moi gnral , moi gou-verneur, moi qui ai plus d'un million de rente , moi quiserai empereur dans quelques jours , songe que j'ai ap-partenu cette habitation des Tamarins , o j'ai creusbien des sillons de ces mains qui, bientt , vont porterle sceptre... J'ai vu cette blanche , insolente de sa beautlorsqu'elle tait enfant, et la fortune ne nous a rappro-chs que pour mettre le sceau mes triomphes , masplendeur, mes vengeances... Juliette , mon amie, quecette femme tombe mes pieds, et tu seras, toi , la souve-raine absolue de mon empire , tu rgneras plus que moi... Sois donc habile et patient, uecontrarie pas mes ruseset tu seras sati-fait. N'entre donc pas chez M" de Car-donne aujourd'hui , je saurais lui faire croire que tu terepens de l'avoir offense, que tues honteux de ta con-duite, et elle te pardonnera... je rponds d'elle. Tu asvu ce matin un officier de Toussaint, que t'a-t-il appris? Rien ; Toussaint a rclam son prisonnier, le sergentMartial; je l'ai livr. Qu'en veut-il faire ?J'ignore...11 est probable que le pauvre diable sera pendu ce soirou demain; on le conduit au Cap... Ah ! et vos gens,sont il toujours bien disposs? Si bien disposs, qu'ilme tarde de voir arriver les Franais ; je crains que lezle de nos conjurs ne se refroidisse, il est trop exalt...

    Tu frissonnes ? aurais-tu peur, dj ? Moi , non.. . maisle jeu est terrible! N'ai-je pas tout prvu ? ton amieest-elle femme prparer ton triomphe sans t'assurer enmme temps une retraite en cas de revers? dan9 le vastecomplot que j'ai tram ton profit, j'ai eu soin de nepas te compromettre ; ton nom n'a jamais t prononc ;le capitaine Meynard est l'me de celte conspiration , etle pauvre homme ne se doute pas de sa propre impor-tance. Les Franais paraissent, la ville se soulve, tufeins une rsistance impossible, tes troupes sont chassesde la ville., et tu donnes la mains aux blancs. Si nos pro-jets taient djous, le capitaine Meynard serait seul res-ponsable de la rvolte , tu le ferais fusiller , et Toussaintte conserverait son estime. Juliette! Juliette! monpremier dcret imprial te fera lever une statue. Jete laisse tes plaisirs; ton rle en tout ceci est de tecroiser les bras... Adieu, compte sur moi.

    Dessalines se frotta les mains et , oubliant son vu desobrit, il se fit apporter des carafons de rhum el degenivre ; puis, provoquant les officiers de son tat-ma-jor une partie de marseillaise, il joua un jeu d'enferjusqu' l'heure de son dner. Alors il se remit table,dvora selon son habitude , et se leva , tout chancelant ,pour faire une courte promenade dans l jardin de sonpalais.

    Comme il entrait dans ce jardin , il fut accost par lengre Jean-Marie qui, depuis le matin . tait l'afft deSon Excellence.

    Matre , dit le messager de la Rmdios , je suis

    venu de Sainte-Rose vous apporter un avis press ; onm'a empch de vous parler, on m'a battu. Que veux-tu que j'y fasse?... Je ne me plains point des coupsde fouet que j'ai reus, mais je veux vous parler, vouiseul... Ecoutez-moi, vous me remercierez. Allons,dpche-toi, dit le gouverneur prenant le ngre part. Excellence, votre vie est menace; je crains que vousn'ayez trop tard dj prendre vos prcautions. Mavie menace! interrompit Dessalines avec terreur, et parqui? comment? Matre, je ne peux rien vous ex-pliquer , car je ne sais rien; mais voos connaissez laRmdios? elle est arrive Sainte - Rose , la nuitdernire, elle vous a demand, et, ne vous trouvantpas , elle m'a charg de vous dire que si vous neveniez pas elle sur-le-champ, seul , et sans donneravis de ma dmarche personne, pas mme Juliette ,vous tiez mort... Si tu me trompes , je te fais cor-cher tout vif, murmura Dessaiines interdit et dgris. Ma commission est faite , Excellence , vous d'agir. Vite un cheval sell! cria le gouverneur, et que personnene me suive... Deux chevaux... tu m'accompagneras,Jean-Marie... Oui , matre.

    Moins de dix minutes aprs avoir donn cet ordre,Dessalines , et le messager de la Rmdios galopaient foud de train dans les rues de Saint-Marc, et gagnaientles savanes de Sainte-Rose.

    (La suit e au prochain numiro*}

  • ment semblables celles qu'il emploie loi-mme ,c qui pouvait occasionner une confusion qui loiilt prjudiciable. A l'appui de sa demande , M.Combier-Destre produit la lettre suivante, qui luiavait t adresse par M. Raspail.

    Citadelle de Doullens , 14 juillet 1852.

    A Monsieur Combier-Destre, distillateur Saumur ,

    .l'.ii reu et dgust, Monsieur, les flacons dela liqueur que vous venez de rn'adresser, j'en aitrouv la confection aussi bonne au palais qo'a l'es-tomac.

    Je vous engage n'en livrer au public que desemblables. La probit porte bonheur; on a droitd'tre fier d'une fortune acquise, quand chaquepicette est tombe dans la caisse enveloppe dansune bndiction.

    Je vous soumettrai une petite observation snr la

    forme des bouteilles, qui n'est pas tout--faitcelle des bouteilles de dessert et se rapproche tropde la quadrature des flacons do pharmacie.

    La forme, comme vous le savez, semble trel'enseigne du fond* et nos gourmets ont besoind'tre soulags par ruse et par one dissimulationqui , dans ce cas, est la vrit mme.

    F.-V. RASPAIL. Le fait des dfendeurs s'aggravait encore de

    cette circonstance, qu'ils taient les dpositairesdes produits de M. Combier-Destre , et ses manda-taires.

    MM. Mallez-Laudas et Mallez-Lemaire rpon-daient la demande que l'lixir Raspail tait dansle domaine public, que la forme des bouteilles deM. Combier-Destre n'avait rien de spcial , et quetout le monde pouvait employer cette forme.

    Le Tribunal , aprs avoir entendu M" Petitjean ,

    agr de M. Combier-Destre, et M e Deleuze, agrdes dfendeurs , a reconnu que l'lixir Raspail tantdans le domaine public, MM. Mallez-Laudas etMallez Lemaire avaient pu le fabriquer et le vendresous ce nom ; mais il leur a fait dfense de le dbi-ter dans des bouteilles et avec des tiquettes sem-blables celles adoptes par M. Comhier-Deslro.elles a condamns eu 200 fr. de dommages-intrtset aux dpens. (528)

    ROUHSB DU 22 SEPTEMBRE.5 p O/O baisse 23 cent. Ferm 66 93 1/2 p. O/O sans changement. Ferme a 91 30.

    BOURSE DU 25 SEPTEMBRE s p. n/n hausse 03 cent. Ferme a 67 00.4 t/'J p. o/o hausse 23 cent. Ferme a Hi 73.

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    S'adresser M. DOIRE , rue de laTHtrit, 7, Poitiers. (530)

    Prsentement ,

    Ou pour la St-Jean 1 858 ,

    BOUTIQUE ET APPARTEMENTS ,

    Situs rue de la Comdie.

    S'adresser M. BOUTET-BRUNEAU.

    OU A LOUER ,

    Pour entrer en jouissance la Saint-Jean 1859,

    TRS -JOLIE MAISON,Situe sur la leve d'Enceinte ,

    Avec curie, remise et un trs-beaujardin, garni de trs-beaux arbres fruits.

    Celte maison est certainement l'unedes plus confortables de la ville , elque les inondations n'ont pu atteindre.

    S'adresser M. BUDAN, matre d'h-tel. (523)t I

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    Une MAISON . avec cour et jardin ,situe au Chapeau.

    S'adressera M. Mnor. (458)

    jvk. w .mssyon K2S &. ja.-zEn totalit ou en deux lots.,

    PAR ADJUDICATION ,

    En l'tude de M' LEROUX , notaire Saumur,

    Le Mercredi 30 septembre 1857, l'heure de midi ,

    LA MAISON,De feu M:*BERTHELOT-COUSCHER ,

    Dernirementoccopepar M. Latourhe

    Situe Saumur, rue St-IVicolas ,

    El compose comme suit :Un porche; droite du porche une

    boutique, arrire-boutique, chambreau premier et au second tage, gre-nier et cave , joignant l'ouest la mai-son Jouanneau;

    A gauche du porche, et joignant l'est la maison do M. Dz, magasinau rez-de-chausse , cuisine r remise ,curie, salon , salle manger et cham-bres coucher au premier tage ; plu-sieurs chambres coucher au secondtae . greniers, caves et cour.

    Celle maison, qui comporle une fa.ade de 15 mtres 50 centimtres,pourra tre divise et vendue en deuxlots, dont le premier aura en faade 8mtres, et le second 7 mtres 50 cen-timtres. * (521)

    A VENDUELa Ferme des Nonnes,

    Situe commune de Villebernier,

    Prs la rue Beauvoyer, el par exten-sion commune d' A lionnes ,

    Consistant en btiments d'habitationet d'exploitation, jardin , terres labou-rables et prs, d'une contenance de 3hectares 95 ares , exploite par le sieurDolivet.

    S'adresser , pour tous renseigne-ments , M. TOUCHALEAUME , successeurdsign de M. CHASLE. ancien notaire Saumur, place de la Bilange. (515)

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    CHANGEMENT DE DOMICILE.

    L'tude de M SEGRIS, avou Saumur, rne Cendrire, n 8, esttransfre mme rue , n 3. (379)

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    Situe rue Beaurepuire ,

    Anciennement occupe par Mme veuve

    Callouard ,

    A VENDRE OU A LOUER,

    PRSENTEMENT

    S'adresser Mme veuve de FosLETIIEULLE , ou M e DUTERME , notaire Saumur. (236)

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    GRAVURES. Vues des endroits les plus remarquables des deux mondes, portraits, gravures diverses, etc., etc.

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