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SAMEDI 12 MARS. aV 51 .) 12 E ANNÉE 1855. POLITIQUE t LITTÉRATURE, INDUSTRIE, COMMERCE. ON S'ABONNE Au bureau , place du .Marche- Noir, et cbe? M. M. DUBOSSE . .IAVAWD, GODFROY , et M" e NIVEIILET, libraires à Saumur. Paraissant les Mardis , Jeudis et Samedis. JOURNAL D'ANNONCES , INSERTIONS LÉGALES ET AVIS DIVERS. ABONNEMENTS, Saumur. par la poste Un an. . . 18 f. » 24 f. « Six mois. .10 » 13 - Trois mois. 5 7 50 A PARIS, Office de Publicité Départementale ( ISIDORE FONTAINE ) , rue de f révisé, 22 , et à l'Agence des Feuilles Politiques , Corresp. >jénéralc (HAVAS), 5, rue .l.-J. Rousseau L'abonnement continue jusqu'à récepiion d'un avis contraire. seront comptés de droit po*ir une année. - l es abonnements demandés, acceptés, ou continués, sans indication de temps ou de tenues Les annonces devront être remises au bureau du journal , la veille de sa publication. CHRONIQUE POLITIQUE. Paris , 10 mars. M. le maréchal de Saint- Arnand, ministre de la guerre, est souffrant depuis quelques jours. On assure que les médecins, pour empêcher le mal de s'aggraver, lui ont prescrit de s'abstenir pendant un certain temps de tout travail. Le maréchal a cé- der à cette impérieuse nécessité. Il s'est décidé à aller passer un mois aux îles d'Hyères, le calmo et l'influence dn climat l'auront bientôt rétabli. L'illustre maréchal a travaillé une partie de la journée d'hier avec chacun des directeurs de son ministère, et est parti aujourd'hui avec M me la ma- réchale de Saint-Arnaud , pour Marseille. Un aide- de-camp et un médecin accompagnent le ministre. Son secrétaire particulier, M. Lépine, est parti hier soir pour Hyères. Pendant l'absence de M. le maréchal de Saint- Arnaud, l'intérim du ministère de la guerre sera confié à M. le ministrede la marine. Havas. NOUVELLES EXTERIEUHES. ANGLETERRE. Lord Lyflleton vient do proposer à la Chambre des Lords un bill tendant à forcer de faire vacciner tous les enfants nés dans le royaume, quelque temps après leur naissance. Le bill porte que tous enfants nés après le 1 er aoilt prochain de- vront être vaccinés , au plus tard , six ou sept mois après leur naissance , daus le cas d'empêchement provenant de maladie, uncertificat devra être donné pOUr Une période de troia mois. V.n one d'infr-iftinn a la loi , il y aurait une amende dont le maximum serait de 2 livres sterling. Havas. AUTRICHE. L'empereur François-Joseph est d'une taille élevée, svelte, pleine de distinction; il a le front haut et découvert, les yeux bleus, pé- nétrants, et un sourire dont la douceur n'exclut pas cependant le signe d'une grande fermeté. Son geste est harmonieux et digne, comme il convient aux hommes d'élile, destinés à la puissance souveraine. Ses manières, comme sa tournure, se distinguent par une exquise élégance. Aimant les plaisirs , comme on les aime a 29 ans, il ne leur sacrifie jamais les affaires. Travailleur infatigable', il s'est fait du devoir une loi dont il ne dévi.e jamais. 11 se lève régulièrement à 5 heures du matin, pour se consacrer entièrement aux affaires de l'Etal. La chasse et l'équilation sont les seules distractions qu'il se permet. Chaque jour, on le voit à L> heures sortir du palais, pour faire sa promenade accoutumée; l'hiver, à pied, sur les remparts de la ville; l'été, à cheval, au Prater, les Champs-Ely- sées de Vienne. Presque toujours, il n'est accompa- gné que d'un seul aide-de-camp ; il ne quitte jamais l'uniforme militaire. L'unjdes plus habiles cavaliers de l'Europe , il aime à franchir les fossés et barriè- res du Prater; il fatigue journellement trois che- vaux à cet exercice périlleux. Rien de plus curieux, que la manière dont il voyage. La voilure qui lui sert à franchir les distances avec une merveilleuse rapidité est invariablement découverte, l'hiver, par les rigoureuses variations de la saison, l'été, par le soleil le plus ardent aj sur les roules les plus poudreuses. Sa main, accoutumée dès son plus bas- âge à manier une épée , n'a jamais tenu un para- pluie ; il se contente d'un ample caban de soldat jeté sur ses épaules. La chasse qu'il préfère est celle du coq de bruyère, chasse difficile , qui ne peut avoir lieu que la nuit, principalement au mois de février. A celle époque, l'Empereur se rend habituellement dans les montagnes de la Syrie , et passe plusieurs nuits a la belle étoile. Un lit de feuilles sèches, sous les branches dénudées des arbres, romi»!*»-.-*--- pour mi ra cm» i.„ J*. .. t is\ no suie au palais im- périal de Vienne. Sa santé de fer brave impuné- ment les privations de tonte nature, elle supporte également bien le froid, la chaleur et la faim. Lejolivet. Il n'y a aucune nouvelle do la frontière du Tessin. Mais les mesures prises par le gouverne- ment autrichien contre les Tessinois deviennent de plus en plus sévères. Le cordon-frontière a été ren- forcé par l'artillerie. Des palrouilles , venant do Constance et de Loerrach , longent la frontière prussienne. On redoute dans le Grand-Duché de Bade des menées démagogiques, et il est certain queleGou vernemenl badois soupçonne vivement la Suisse.. Havas. ITALIE. Nous avons parlé de l'expulsion do la Toscane, d'un officier anglais, M. George Craw ford, frère du membre du Parlement, et venu des îles Ioniennes, il est en garnison. Ce jeune of- ficier a été élevé à Florence il a beaucoup de con- naissances et d'amis. A peine arrivé , la police lui intima l'ordre de quitter immédiatement laToscane. Il demanda le motif de celte injouclion exception nelle, jura qu'il ne partirait pas, et recourut au représentant d'Angleterre qui s'entremit pour faire révoquer l'ordre de départ el connailre la cause de celle mesure. Le ministre des affaires étrangères lui répondit que le Gouvernement Toscan avait reçu de son consul de Corfou, l'avis que M. Crawford se rendait à Flore nce 'pour organiser, en Toscane, un comitéde propaganderévolulionnaire. M. Crawford a protesté que c'était une calomnie; mais il n'en a pas moins partir. Havas. MEXIQUE. La principale cause delachulcdu pré sident Cevallos, au Mexique , provient de ce que la population des ports n'a pas voulu le reconnaître. Il s'est trouvé ainsi privé de ressources, el, ne pouvant rien faire pour payer les créanciers de la délie in- térieure, il s'est vu obligé do frapper des emprunts lUItCS 3UI ILJ jyio.i a > ••< S iiullliuil la u ^ ru Ksi. de se faire ainsi beaucoup d'ennemis. Les ports orientaux du Mexique veulent l'abolition des prohi- bitions du tarif qui enchaîne le commerce. Havas. CHISE. L'Empereur de la Chine a rendu, le 1" novembre, un d. ciel en vertu duquel Sen Komangt- sin est nommé haut commissaire impérial cl chargé de la direction des années chinoises contre les ré- voltés. Sen el ses généraux sont rendus responsa- bles de la sûreté de Canton. Havas. 3 3 ®B2i &3ïï ©Sr LA TOUR DE CASTILLAC. 'Suite.) Et comme l'hôtesse le regardait toujours , la bouche béante, le borgne fronça le sourcil. Cap de saint CluMoly ! reprit-il , ne m'enlendcz- vous pas ? Qu'avez-xous donc à me dévisager ainsi ? Ou- vrez bien vos yeux , la mère , et vous verrez un vrai gentilhomme ; oui , je le suis , quoique je vienne d'un pays l'on ne parai-sait pas s'en soucier beaucoup. I n revanche, voyez-vous bien , bonne femme, les diamants et les perles sont si communs dans ce pays-là , qu'on les donne aux petits enfants pour jouer à la fos=etlc ; les sc- quins d'or tombent tout seuls dans la poche du premier venu, et... Mais, par le diable ! me servirez-vous bientôt, vieille folle? L'hôtesse finit par se remettre de l'impression que lui avait causée cette figure hétéroclite. Hléas! Monsieur , reprit-elle humblement, nous n'avons rien qui soil digne de vous être offert. Du fro- mage , des œufs , et voilà tout. L'inconnu fixa son œil unique sur un chapon à la bro- che que tournait un petit garçou assis au coin du foyer. Le rôti avait déjà une belle couleur dorée et exhalait un parfum délicieux. Ouais ! reprit-il eu caressant sa moustache pendante, et à qui donc cette appétissante béte-là ? Avec votre permission , mon bon Monsieur , cette volaille appartient à un voyageur qui est dans la cham- bre d'en-baut ; il l'a payée d'avance. Ah ! et qu'est ce que c'est que ce voyageur jf Il a la louriiure d'un militaire. port bien. Allez porter mes compliments à ce cava- lier; dites-lui qu 'un gentilhomme , ancien officier dans la marine rje Sa Majesté , lui demande l'houiieuv de diner en sa compagnie. Mais , Mon-icur... Allez donc, infernale bavarde! je ne souffre pas qu'on réplique lorsque je donne un ordre. Et il poussa l'hÔlçsse par les épaules vers l'escalier criard qui conduisait à l'étage supérieur. La vieille monta en rechignant , et sans doute sa mauvaise humeur influa sur la manière dont elle transmit le message, car elle re- vint bientôt avec un refus. Le voyageur d'en liant, disait-elle , assurait qu'il ne saurait faire bonne compagnie à M. l'officier de ma- rine , étant lui-même très-presse de partir ; en consé- quence , il le priait d'agréer ses excuses. Puis elle se remit à préparer le souper de son premier hôte. Sa compagnie ! répéta le borgne furieux ; par Dieu ! je me serais bien passé de sa compagnie , pourvu que le chapon fût de la mienne... Ah ! c'est ainsi qu'on me traite ! J'envoie un message poli à ce militaire des grands chemins et d me répond par un refus ! Vu refus , à moi ! Mille bombes ! nous allons voir... Bonne femme , conli- nua-t-il rudement , vous allez me servir ce chapon , qui me parait cuit, à point , ici, sur celte table , et cela à l'ins- tant même , ou sinon .. Mais puisque l'autre voyageur l'a payé d'avance ! Voici de quoi le rembourser, dit le terrible borgne, en jetant sur la table un écu de trois livres , et qu'on ne me rebatte plus les oreilles de ces misères . car il ne fait pas bon m'échauffer la bile. L'hôtesse protesfa à grands cris contre cette violence ; le marin , sans l'écouter , s'approcha du jeune tourne- broche , qui , tout elfarc , se sauva dans la nie , et il se mit en devoir de servir lui-même la volaille contestée. I a pauue femme se tordait les mains de désespoir el appe- pclait de toutes ses forces le légitime possesseur du rôti. Qu'il vienne donc le défendre lui-même ! dit le borgne d'un ton farouche en brandissant la broche fu- mante. En ce moment, le voyageur du premier étage . attiré pâr cet effroyable vacarme , apparut au sommet de l'es- calier. C'était un homme de haute taille, ayant en effet l'apparence d'un militaire. Il était pourvu aussi de lon- gues moustaches ; seulement , au lieu de retomber sur la poitrine , comme celles du borgne , elles se redressaient fièrement en croc jusqu'aux oreilles. Butin il portait éga- lement une épee , mais elle ne pouvait lui être d 'une, grande utilité, car il était privé d'un bra< , et sa manche vide pendait de ce côté de son habit. lîn regard lui suffit pour le mettre au courant de la vé- rité. Son visage s'enflamma du colère et il s'élança au bas de l'escalier. Insolent! s'écria-t-il , dérober le diner d'un gen- tilhomme de ma sorte ! Vous me rendrez raison de cet outrage... Insolent vous-même, qui laisseriez un gentilhomme de mon rang diner avec des œufs et du fromage! Je se- rai à vos ordres... après mon repas. Non , à l'instant , mais vous êtes privé d 'un œil ! Celui qui nie reste est bon ; et vous, vous êtes prive d'un bras!

Paraissant les Mardis , Jeudis et Samedis.archives.ville-saumur.fr/_depot_amsaumur/_depot_arko/fonds/echo... · Saumur. par la poste ... che que tournait un petit garçou assis au

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  • SAMEDI 12 MARS. aV 51 .) 12E ANNE 1855.

    POLITIQUE t LITTRATURE, INDUSTRIE, COMMERCE.

    ON S'ABONNEAu bureau , place du .Marche-Noir, et cbe? M.M. DUBOSSE ..IAVAWD, GODFROY , et M"eNIVEIILET, libraires Saumur.

    Paraissant les Mardis , Jeudis et Samedis.

    JOURNAL D'ANNONCES , INSERTIONS LGALES ET AVIS DIVERS.

    ABONNEMENTS,Saumur. par la poste

    Un an. . . 18 f. 24 f. Six mois. .10 13 -Trois mois. 5 2 7 50

    A PARIS, Office de Publicit Dpartementale ( ISIDORE FONTAINE) , rue de f rvis, 22 , et l'Agence des Feuilles Politiques , Corresp. >jnralc (HAVAS), 5, rue .l.-J. Rousseau

    L'abonnement continue jusqu' rcepiion d'un avis contraire.seront compts de droit po*ir une anne.

    - l es abonnements demands, accepts, ou continus, sans indication de temps ou de tenuesLes annonces devront tre remises au bureau du journal , la veille de sa publication.

    CHRONIQUE POLITIQUE.

    Paris , 10 mars.

    M. le marchal de Saint- Arnand, ministre de la

    guerre, est souffrant depuis quelques jours. On

    assure que les mdecins, pour empcher le mal de

    s'aggraver, lui ont prescrit de s'abstenir pendant un

    certain temps de tout travail. Le marchal a d c-

    der cette imprieuse ncessit. Il s'est dcid

    aller passer un mois aux les d'Hyres, o le calmo

    et l'influence dn climat l'auront bientt rtabli.L'illustre marchal a travaill une partie de la

    journe d'hier avec chacun des directeurs de son

    ministre, et est parti aujourd'hui avec Mme la ma-

    rchale de Saint-Arnaud , pour Marseille. Un aide-

    de-camp et un mdecin accompagnent le ministre.

    Son secrtaire particulier, M. Lpine, est parti

    hier soir pour Hyres.Pendant l'absence de M. le marchal de Saint-

    Arnaud, l'intrim du ministre de la guerre sera

    confi M. le ministrede la marine. Havas.

    NOUVELLES EXTERIEUHES.

    ANGLETERRE. Lord Lyflleton vient do proposer la Chambre des Lords un bill tendant forcer de

    faire vacciner tous les enfants ns dans le royaume,

    quelque temps aprs leur naissance. Le bill porte

    que tous enfants ns aprs le 1er aoilt prochain de-

    vront tre vaccins , au plus tard , six ou sept mois

    aprs leur naissance , daus le cas d'empchement

    provenant de maladie, uncertificat devra tre donnpOUr Une priode de troia mois. V.n one d'infr-iftinna la loi , il y aurait une amende dont le maximum

    serait de 2 livres sterling. Havas.

    AUTRICHE. L'empereur Franois-Joseph est

    d'une taille leve, svelte, pleine de distinction;

    il a le front haut et dcouvert, les yeux bleus, p-

    ntrants, et un sourire dont la douceur n'exclut pas

    cependant le signe d'une grande fermet. Son geste

    est harmonieux et digne, comme il convient aux

    hommes d'lile, destins la puissance souveraine.

    Ses manires, comme sa tournure, se distinguent

    par une exquise lgance. Aimant les plaisirs ,

    comme on les aime a 29 ans, il ne leur sacrifie

    jamais les affaires. Travailleur infatigable', il s'est

    fait du devoir une loi dont il ne dvi.e jamais. 11 se

    lve rgulirement 5 heures du matin, pour seconsacrer entirement aux affaires de l'Etal. La

    chasse et l'quilation sont les seules distractions

    qu'il se permet. Chaque jour, on le voit L>heures sortir du palais, pour faire sa promenade

    accoutume; l'hiver, pied, sur les remparts de la

    ville; l't, cheval, au Prater, les Champs-Ely-

    ses de Vienne. Presque toujours, il n'est accompa-

    gn que d'un seul aide-de-camp ; il ne quitte jamais

    l'uniforme militaire. L'unjdes plus habiles cavaliers

    de l'Europe , il aime franchir les fosss et barri-res du Prater; il fatigue journellement trois che-

    vaux cet exercice prilleux. Rien de plus curieux,

    que la manire dont il voyage. La voilure qui lui

    sert franchir les distances avec une merveilleuse

    rapidit est invariablement dcouverte, l'hiver,

    par les rigoureuses variations de la saison, l't,

    par le soleil le plus ardent aj sur les roules les plus

    poudreuses. Sa main, accoutume ds son plus bas-

    ge manier une pe , n'a jamais tenu un para-

    pluie ; il se contente d'un ample caban de soldat jet

    sur ses paules. La chasse qu'il prfre est celle du

    coq de bruyre, chasse difficile , qui ne peut avoir

    lieu que la nuit, principalement au mois de fvrier.

    A celle poque, l'Empereur se rend habituellement

    dans les montagnes de la Syrie , et passe plusieurs

    nuits a la belle toile. Un lit de feuilles sches, sous

    les branches dnudes des arbres, romi!*-.-*---pour mi ra cm i. J*. . . t is\ no suie au palais im-

    prial de Vienne. Sa sant de fer brave impun-

    ment les privations de tonte nature, elle supporte

    galement bien le froid, la chaleur et la faim.

    Lejolivet.

    Il n'y a aucune nouvelle do la frontire du

    Tessin. Mais les mesures prises par le gouverne-

    ment autrichien contre les Tessinois deviennent de

    plus en plus svres. Le cordon-frontire a t ren-

    forc par l'artillerie. Des palrouilles , venant do

    Constance et de Loerrach , longent la frontire

    prussienne.

    On redoute dans le Grand-Duch de Bade des

    menes dmagogiques, et il est certain queleGou

    vernemenl badois souponne vivement la Suisse..

    Havas.

    ITALIE. Nous avons parl de l'expulsion do

    la Toscane, d'un officier anglais, M. George Craw

    ford, frre du membre du Parlement, et venu des

    les Ioniennes, o il est en garnison. Ce jeune of-

    ficier a t lev Florence o il a beaucoup de con-

    naissances et d'amis. A peine arriv , la police lui

    intima l'ordre de quitter immdiatement laToscane.

    Il demanda le motif de celte injouclion exceptionnelle, jura qu'il ne partirait pas, et recourut au

    reprsentant d'Angleterre qui s'entremit pour fairervoquer l'ordre de dpart el connailre la cause de

    celle mesure. Le ministre des affaires trangres lui

    rpondit que le Gouvernement Toscan avait reu de

    son consul de Corfou, l'avis que M. Crawford se

    rendait Flore nce 'pour organiser, en Toscane, un

    comitde propagandervolulionnaire. M. Crawford

    a protest que c'tait une calomnie; mais il n'en a

    pas moins d partir. Havas.

    MEXIQUE. La principale cause delachulcdu pr

    sident Cevallos, au Mexique , provient de ce que la

    population des ports n'a pas voulu le reconnatre. Il

    s'est trouv ainsi priv de ressources, el, ne pouvant

    rien faire pour payer les cranciers de la dlie in-trieure, il s'est vu oblig do frapper des empruntslUItCS 3UI ILJ jyio.i a > < S iiullliuil la u ^ ru Ksi.

    de se faire ainsi beaucoup d'ennemis. Les ports

    orientaux du Mexique veulent l'abolition des prohi-

    bitions du tarif qui enchane le commerce. Havas.

    CHISE. L'Empereur de la Chine a rendu, le 1"

    novembre, un d. ciel en vertu duquel Sen Komangt-

    sin est nomm haut commissaire imprial cl charg

    de la direction des annes chinoises contre les r-

    volts. Sen el ses gnraux sont rendus responsa-

    bles de la sret de Canton. Havas.

    3 3 B2i &3 Sr

    LA TOUR DE CASTILLAC.'Suite.)

    Et comme l'htesse le regardait toujours , la bouche

    bante, le borgne frona le sourcil. Cap de saint CluMoly ! reprit-il , ne m'enlendcz-

    vous pas ? Qu'avez-xous donc me dvisager ainsi ? Ou-vrez bien vos yeux , la mre , et vous verrez un vraigentilhomme ; oui , je le suis , quoique je vienne d'unpays o l'on ne parai-sait pas s'en soucier beaucoup. I nrevanche, voyez-vous bien , bonne femme, les diamantset les perles sont si communs dans ce pays-l , qu'on lesdonne aux petits enfants pour jouer la fos=etlc ; les sc-quins d'or tombent tout seuls dans la poche du premiervenu, et... Mais, par le diable ! me servirez-vous bientt,

    vieille folle?L'htesse finit par se remettre de l'impression que lui

    avait cause cette figure htroclite. Hlas! Monsieur , reprit-elle humblement, nous

    n'avons rien qui soil digne de vous tre offert. Du fro-mage , des ufs , et voil tout.

    L'inconnu fixa son il unique sur un chapon la bro-che que tournait un petit garou assis au coin du foyer.Le rti avait dj une belle couleur dore et exhalait un

    parfum dlicieux. Ouais ! reprit-il eu caressant sa moustache pendante,

    et qui donc cette apptissante bte-l ? Avec votre permission , mon bon Monsieur , cette

    volaille appartient un voyageur qui est dans la cham-

    bre d'en-baut ; il l'a paye d'avance. Ah ! et qu'est ce que c'est que ce voyageur jf

    Il a la louriiure d'un militaire. port bien. Allez porter mes compliments ce cava-

    lier; dites-lui qu'un gentilhomme , ancien officier dansla marine rje Sa Majest , lui demande l'houiieuv de diner

    en sa compagnie. Mais , Mon-icur... Allez donc, infernale bavarde! je ne souffre pas

    qu'on rplique lorsque je donne un ordre.Et il poussa l'hlsse par les paules vers l'escalier

    criard qui conduisait l'tage suprieur. La vieille montaen rechignant , et sans doute sa mauvaise humeur influasur la manire dont elle transmit le message, car elle re-

    vint bientt avec un refus. Le voyageur d'en liant, disait-elle , assurait qu'il

    ne saurait faire bonne compagnie M. l'officier de ma-rine , tant lui-mme trs-presse de partir ; en cons-

    quence , il le priait d'agrer ses excuses.Puis elle se remit prparer le souper de son premier

    hte. Sa compagnie ! rpta le borgne furieux ; par Dieu !

    je me serais bien pass de sa compagnie , pourvu que lechapon ft de la mienne... Ah ! c'est ainsi qu'on metraite ! J'envoie un message poli ce militaire des grandschemins et d me rpond par un refus ! Vu refus , moi !Mille bombes ! nous allons voir... Bonne femme , conli-nua-t-il rudement , vous allez me servir ce chapon , quime parait cuit, point , ici, sur celte table , et cela l'ins-

    tant mme , ou sinon .. Mais puisque l'autre voyageur l'a pay d'avance ! Voici de quoi le rembourser, dit le terrible borgne,

    en jetant sur la table un cu de trois livres , et qu'on neme rebatte plus les oreilles de ces misres . car il ne fait

    pas bon m'chauffer la bile.

    L'htesse protesfa grands cris contre cette violence ;le marin , sans l'couter , s'approcha du jeune tourne-broche , qui , tout elfarc , se sauva dans la nie , et il semit en devoir de servir lui-mme la volaille conteste. I apauue femme se tordait les mains de dsespoir el appe-pclait de toutes ses forces le lgitime possesseur du

    rti.

    Qu'il vienne donc le dfendre lui-mme ! dit leborgne d'un ton farouche en brandissant la broche fu-

    mante.

    En ce moment, le voyageur du premier tage . attirpr cet effroyable vacarme , apparut au sommet de l'es-calier. C'tait un homme de haute taille, ayant en effetl'apparence d'un militaire. Il tait pourvu aussi de lon-gues moustaches ; seulement , au lieu de retomber sur lapoitrine , comme celles du borgne , elles se redressaientfirement en croc jusqu'aux oreilles. Butin il portait ga-lement une pee , mais elle ne pouvait lui tre d 'une,grande utilit, car il tait priv d'un bra< , et sa manchevide pendait de ce ct de son habit.

    ln regard lui suffit pour le mettre au courant de la v-rit. Son visage s'enflamma du colre et il s'lana au basde l'escalier.

    Insolent! s'cria-t-il , drober le diner d'un gen-tilhomme de ma sorte ! Vous me rendrez raison de cet

    outrage...

    Insolent vous-mme, qui laisseriez un gentilhommede mon rang diner avec des ufs et du fromage! Je se-rai vos ordres... aprs mon repas.

    Non , l'instant , mais vous tes priv d 'un il ! Celui qui nie reste est bon ; et vous, vous tes prive

    d'un bras!

  • FAITS DIVERS.

    On lil dans la Gazette de t'ngoumois:TJD jeune mcanicien de notre ville vient de faire

    une dcouverte ou plutt une invention de la plus

    haute importance.

    On connat tous les accidens produits par le d-

    raillement des wagons sur les chemins do fer. La

    solidarit tablie entre les wagons et h locomotive

    est si invariable que si la locomotive sort des rails '

    flic, entraine fatalement dans sa course dsordon-

    ne le tender et les wagons qui la suivent ; de mme,

    si un seul des wagons s'chappe des rails, il en-

    trane tous ceux qui sont sa suite. De l ces sinis-

    tres pouvantables dont les annales encore bien

    jeones des chemins de fer sont venues si souvent

    porter la terreur dans les esprits, et effrayer les

    personne timides, au point de les empcher de

    s'aventurer sur ces chemins quodes accidents trop

    frquents ont fait nommer des chemins infernaux.Le jeune homme dont nous parlons, mcanicien

    de thorie el de pratique, a fait une tude spciale

    de la vapeuret de ses effets. Une ide Joule naturelle

    et puise dans les premires notions de physique,

    s'est prsente lui: un train de wagons, lanc sur

    un rail-way, suivra constamment l'impulsion pre-

    mire qui lui a l doune , si une. cause trangre

    ne vicnl s'y opposer, et il suivra celte impulsion

    avec la rapidit acquise , quand mme la force im-

    pulsive en serait dtache. Ainsi , supposant un

    irain de wagons lanc sur un chemin de fer, avec

    une vitesse fie 32 kilomtres l'heure, si la loco-

    motive tait tout--coup enleve, le train conti-

    nuerait son chemin avec la mme vitesse, jusqu' ce

    que le frottement des roues sur les rails et sur les

    essieux ralentisse peu peu sa marche.

    Les choses tant ainsi , il est vident que si , au

    moment du draillement d'une locomolive , el par

    l'effet mme de ce draillement , on pouvait rompre

    la solidarit tablie entre elle et les wagons qui la

    suivent, si l'on pouvait la dtacher lu convoi, la

    locomotive se perdrait peut-lre, se briserait ou

    roulerait dans un abme, mais les wagons spars

    d'elle, suivraient invitablement l'impulsion en li-

    gne droite qu'elle leur avait primitivement indi-

    que.

    C'est prcisment ce qu'a obleuu le jeune hommeque sa modestie nous empche do nommer : et il a

    ineftx"sfsur^ et si sim-

    ple en mme temps, que son application serait

    (l'un prix insignifiant, eu gard celui des locomo-tives el des wagons.

    Malgr les garanties thoriques que prsente cet

    .appareil , l'iovenlenr s'occupe , en ce moment , d'en

    faire l'essai, el lorsqu'il se sera assur de visu del'excellence de son invention, il sera heureux d'en

    faire part au public, qui dsormais pourra , sans au-

    cune apprhension, se conGer h la vapeur; alors les

    caprices de ce puissant agent n'auront plus de dan-

    gers pour les voyageurs et les marchandises.

    Eu attendant, nous avons cru devoir en parler

    aujourd'hui, afin de prendre date; car le systme

    de notre jeune mcanicien est si simple, qu'il ne

    peut manquer de se prsenter l'esprit des hom-

    mes intelligents employs dans les ateliers ou dans

    les administrations des chemins do fer. A. Wariu .-

    M. Emmanuel Gonzals, dans ses spirituelles

    causeries du Sicle, raconte une anecdote qui faitlo plus grand honneur son auteur, M. Bayard,

    qui , comme on le sait , est mort il y a peu de temps :

    M, Bayard , dit M. Gonzals , n'aimait pas

    l'cole fantaisiste, qui le payait de retour. Il ne

    croyait pas l'esprit de la bohme, cet esprit st-rile et sans souille, qui ne sait que jongler avec des

    phrases gonfles de fatuil et des pigrammes ti-

    res quatre collaborateurs autour d'une choppe

    de bire. Cependant M. Bayard crivit une fois un

    vaudeville en socit d'un bohme. Voici quelle

    occasion.

    Il s'tait attard, un soir, engager avec deux

    amis une partie de bouillotte au caf des Varits,

    terrain neutre des deux coles. Survient un bohme

    trs-clbre par de nombreux ouvrages entire-

    ment indits, et qui semblait chercher l'occasion ,

    comme le lion de l'Ecriture : Lo qurens quem de-voret. Allch par le tintement sonore des picesjaunes cl blanches scintillant sur le marbre, il se

    propose en qualit do quatrime, plonge hardi-

    ment la main dans les fiches reprsentmes du

    chandelier el se met tout simplement au jeu avec

    celle cave alatoire.

    Une heure aprs, notre joueur improvis voyait

    son enjeu augment d'un jaunetet de trois pices de

    cent sous.

    Un instant, dit-il lout--coup, j'ai besoin de

    \ prendre l'air , car ou louffe ici ; je reviens lout de

    suile , je passe deux tours.

    Il tait deux heures du malin. Le bohme empo-

    che sa pice d'or , descend l'escalier quatre quatre

    et saute sur l'asphalte clair par la lune. Il avise

    bientt l'enseigne d'un bottier cl s'arrte pour frap-

    per tour do bras contre les volets hermtiquementferms.

    Qui est l , demande bientt la voix d'un hon-

    i nle dormeur qui a ouvert la fenlre de l'entre-sol.

    Ouvrez, rpondit laconiquement le bohme.

    Mic_;

  • ver la tle de son rgiment , le 3" chasseurs d'Afri-que, pour la campagne de mai. Havas.

    M. de Lamartine est trs-souffrant, et l'illus-tre malade dsespre, dil-on, son mdecin , causede ses aversions potiques pour certains mdica-ments, qu'aucune insistance ne peut le dcider prendre. Havas.

    DEKIMIERFS NOUVELLES.

    Paris, 11 mars.

    Le Moniteur publie ce matin deux dcrets: lepremier, nomme M. le marquis de Mousliers, en-voy extraordinaire et ministre plnipotentiaire deFrance prs la cour de Prusse ; le second confrel'intrim du ministre de la guerre, pendant l'ab-sence de M. le marchal de Saint-Arnaud, a M.Thodore Ducos.

    Un troisime dcret porte qu'une exposition uni-verselle des prodoits agricoles et industriels s'ou-vrira a Paris , dans le palais de l'industrie , au carrMarigny, le 1 er mai 1855, et sera close le 30 sep-tembre suivant. Havas.

    Ce n'est qu'hier soir , a huit heures, que M. lemarchal de Saint-Arnaud est parti pour les lesd'Hyres. M. le ministre de la guerre se rend Lyon , par le chemin de fer et la Sane. De Lyon ,il se rendra Marseille et Toulon.

    Pendant toute la journe , un grand nombre dopersonnes se sont rendues au ministre de la guerre,pour s'informer de l'tat de la sant du mi rcital. Havas.

    Dpche tlgraphique. Berlin, 10 mars. Dans sa sance de ce jour, la seconde chambre

    a adopt, une majorit de 241 voix contre 70, leprojet de loi sur l'organisation future de la premirechambre, telle que celle-ci l'avait vole.

    La reprise des confrences entre les Etats duZollverein et du Stenerverchs , est remise sa-medi.

    Le journal de Coostanliuople , du 24 fvrier,nous apprend que, par suite de l'arrangement qui at conclu dernirement enlre la S. -Porte et le lieu-tenant-marchal comte de. Linange, les affaires deMontngro peuvent tre considres comme ter-miues, sans prjudice pour les droits souverainsdu gouvernement imprial , qui , d'aprs ses cons-tantes habitudes de clmence , doit amnistier les re-belles de ce pays.

    Le ministre des finances du cabinet belge aannonc la chambre des reprsentants, qu'aprsPques, il prsenterait un projet de loi relatif larforme du tarif des droits d'entre. Les droits se-ront abaisss, principalement pour les matire pre-mires. - Havas.

    VAIKITS.

    VINICULTURE.

    Oo lisait dernirement dans la Gazette de Fi ance : Voici une dcouverte qni amnera une rvolu-

    tion dans la production vinicole de la France eldaos le commerce de nos vins, et fera participeraux dons de notre soleil les habitants du monde en-tier.

    M. Martin, d'Avignon, esl parvenu suspen-dre indliniment la fermentation du raisin. Le mou,rduit par l'vaporalion un volume moindre de50 pour 100, peut ire trausport ainsi dans tousles pays du monde, sans aucune altration, mmesous les tropiques, et la fermentation, reprise surle lieu de l'arrive , produite an degr qu'o veut ,

    donnera . dans la quantit normale , un vin meilleurque s'il avait bouilli pendant dix annes.

    Htons-nous de dire que, pour toutes ces op-rations de fermentation , de sommeil et de rsurrec-tion, il n'entre, comme agents, d'antres substan-ces que le raisin lui-mme.

    Ainsi , couomie de 50 p. 0/0 sur les transports,conomie dans la manipulation des vins, telle queson tirage, collage, etc.; conservation indfiniedans tous les climats, et par consquent extensionimmense des vins franais; enfin, amlioration desqualits, qui nous dit le programme fera pas-ser les vins de Surne jusqu'au rang des vins deBourgogne: voil les avantages de celle dcou-verte, fruit do vingt-cinq ans de travail et d'exp-riences, et dont le succs est aujourd'hui des mieuxconstats.

    Nous ajouterons que l'inventeur, M. Martin, apris des brevets dans Ions les pays de l'Europe , etque son procd , approuv et admir par les grandscommerants en viu , va tre mis immdiatement encours d'exploitation sur une grande chelle.

    Nous tenions tre les premiers annonceraux vinicoles cette dcouverte, qui ne peut man-quer d'augmenter la valeur de leurs produits. H. de Lourdoueix.

    Cet article a provoqu la lettre suivr.rite de l'in-venteur, qui enlre dans quelques explications plusprcises au sujet de son invention :

    Paris, le 14 fvrier 1853. Monsieur ,

    J'ai l'honneur de vous remercier de loul ce quevous dites d'obligeant a mon gard . au sujet de madcouverte concernant la fabrication du vin.

    Permettez-moi, cependant, de vous faire re-marquer quelques inexactitudes daus les renseigne-ments qui vous ont t. fournis ce sujet, aprsavoir succinctement rappel les principaux avanta-ges de mon invention.

    J'ai rsolu le problme de la suspension ind-finie de la fermentation; les premires consquen-ces de cette importante dcouverte sont :

    1 La rduction du mot de raisins beaucoupmoindre volume ;

    2" L'expurgation de la substance vineuse detoutes les matires qui l'altrent ou l'acidifient ;

    3" L'amlioration constate, un degr in-connu jusqu' ce jour , des qualits les plus inf-rieures des vins ;

    M 4 La facult de transporter o l'on veut, elsous quelque temprai ure que ce soit , le motconcentr , a 100 p. 0/0 de frais de transports r-duits;

    5" Le moyen de faire du vin o l'on veut el laquantit qu'on veut, suivant les dbouchs et lesaccidents des contres o l'on se trouve;

    6 La production du vin . aprs la reproductionfacultative de la fermentation, dans des conditionssuprieures, el qui rpondent l'avance, ainsi quele constatent des expriences de quinze annes, l'allgation de ceux qui pourraient avancer que levin produit n'a plus ses qualits primitives , qui , aucontraire, sont non-seulemenl conserves, maisconsidrablement accrues.

    Je ne parle pas d'autres avantages noncs dansmon brevet Mais ce qu'on doit faire ressorlir . c'estnon-seulement l'amlioration dans les qualits ,mais encore l'conomie de. fabrication et le bnficecompar qui donne , par ma dcouverte, et sous lerapport du transport seulement, un avantage nonde 50, comme vous l'avez dit, mais de plus de 100p. 0/0 , ainsi que je suis mme de l'tablir enprsence de tous les spculateurs.

    Agrez, Monsieur, mes salutations.

    > MARTIN - MOLIRE (d'Avignon).

    ROUTE DPARTEMENTALE N- 12.

    Traverse de Martign- Briand.

    Le Sous- Prfet de l'arrondissement de Saumur ,conformment aux dispositions de l'article 15 de laloi du 3 mai 1841 , donne avis que l'Administrationvient d'acqurir pour l'tablissement de la routodpartementale n 12, dans la traverse de Marli-gn , les parcelles de terrain dsignes ci-aprs :

    1 Du siour Lacroix, Victor, cabaretier, demeu-rant au bourg de Martigu , et Louise Dureau , safemme , de lui autorise , une portion de cour , cou -tenant 0,49 centiares, situo au bourg, section G .n 134 du plan cadastral, estime, raison de 1 511francs l'are 73 f. 50

    Indemnit pour prix des btiments dmolir 1,026 50

    Id. pour acquisition de lamaison 1 ,500

    Ensemble 2,600 2' Du sieur Chemineau, Frdric, forgeron, et

    Marie Leiger, sa femme, de lui autorise, demeu-rant ensemble Martign, une portion de btimentel sol , situs au bourg, section C, n 134 du plancadastral, contenant 0 are 56 cen-tiares y m. , estims 852 f. 50

    Indemnit pour reconstruction etdommages 3,147 50

    Ensemble 4,000 3" Du sieur Sigogne, Jean, militaire en retraite,

    et Victoire Baffoue , sa femme, demeurant ensem-ble Martign, une maison et sol, situs an bourg,section G , n 136 du plan cadastral , contenant ensuperficie 0,35 cen iares estims. . , 525 f.

    Cour, contenant 0,88 cen Iiares ,eslime 132

    Btiment et sol , contenant 0,80centiares, estims 1,200

    Jardin, contenant 0,60 centiares ,estim 150

    Indemnit pour reconstruction etdommages 4,310

    Ensemble 6,3174 De la dame Georgine GueOier, pouse auto-

    rise du sieur Touret , Jean, demeurant ensemble Martign, une portion de btiment et sol, situsau bourg, section G, n 133 du plan cadastral,contenant en superficie 1 are 20 centiares , et esti-ms 1,800 f.

    Indemnit pour reconstruction eldommages 2.700

    Ensemble. 4,500Les personnes qui auraient des droits exercer

    sur les sommes dues aux propritaires sus-dsigos.devront se faire connatre au secrtariat de la Sous-l'rfeetnre de Saumur, dans le dlai de huit jours , compter de la publication du prsent avertisse-ment , dfaut de quoi elles seroul dchues deleur droit l'indemuit (loi du 3 mai 1841, art.21.)

    En Soos-Prfectnro , Saumur, le 11 mars 1853.

    Le Sous- Prfet ,

    (146) V" O'NEILL DU TvnoNE.

    IIOUIISI nu lu MAHS.4 1/2 p. 0/0 baivse 40 cent. Ferm 104 S0.5 |. O/o baisse 03 cent. l'erm St 10.

    BOURSE DU 11 MAIIS.4 1/2 p. O/o baisse 10 cent. Ferm a lu4 4U.

    3 p o/o sans changement. l'erm 81 10.

    Elude M0 CHASLE , notaire Saumur.

    En totalit ou en 5 lots

    Une PROPRIT , situe SaintFlorent, rne haute de Saint-Florent, peu de dislance de l'glise, consistanten maison., caves avec pressoir, cours,jardins, terrains et vignes, d'une con-tenance totale do 49 ares 38 centiares.

    Les terrains propres btir sont en-tours de murs de trois cts; ils pro-viennent de l'ancienne proprit de feuM. Challopin.

    S'adresser 1 M. de la FRGEO-LIERB , Saint-Florent ; 2 et M8

    CHASLE , notaire Saumur , place de laBilange. (147)

    Cabinet do M. PLUMERE4U. Tours,rue de la Harpe, n 6.

    FONDS D'PICERIE (dtail etdemi-gros), situ Tours, dans lequartier le plus commerant, o il esttabli depuis 40 ans.

    S'adresser M. PLUMEREAU. (148)

    PORTION DE MAISON

    ET VASTES MAGASINS

    Servant depuis 15 ans l'exploita-tion de vins et liqueurs en gros ,

    A LOUER ensemble ou sparment ,

    Pour la St-Jean 1853.

    S'adresser M COUTARD , place dol'Arche-Dore, n2, Saumur.

    (686)

    M. TIERCELIN, vtrinaire, vientde so fixer Saumur, rue du Portail-Louis, 56. (148)

    A VENDRE

    Une MAISON , situe prs la placeSaint-Pierre, habite par M. Dablan-court, pharmacien.

    Indpendamment de la pharmacie,il y a , dans cette maison , deux autreslogements distincts et spars.

    M. Dablancourt a encore 3 ans debail , et renouvellerait pour 15 ans , sil'acqureur le dsirait.

    S'adresser M. COURTADE, propri-taire. (122)

    /m m

    Pour la Saint- Jean 1853,

    Trois Portions de MaisonSitues l'angle do la rue du Palais,

    sur le Quai.S'adresser M. COTELLE. (68)

    OU A LOUERUne MAISON , situe sur les Ponts ,

    rue du Petit-Pr, Saumur. Elle aecompose de quatre chambres au rez-de-chausse , buanderie, cour, cave etjardin, puits, lieux d'aisances, etc.;trois chambres au premier, el nn beaugrenier sur le tout.

    S'adresser M. BEUROIS , auber-giste. (119)

    3

  • A VENDRELE CHATEAU ET LA TERRE

    DE BOUMOISSitus sur les communes de Saint- Martin-de-la-Place et de Vivy , prs

    ';;

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    ,I:.1'''' Saumur

    Contenance totale : 98 lieclares de le ne et prs.6 fermes , dites :

    La ferme des MARES ;La ferme des GRANDS-GRAVIERS;La ferme du BOUT-DE-I30UMOIS ;Celle de la CHARRIIE ;Et la ferme des RIOLLES.

    Produit actuel rsultant de baux authentiques, 1 1,600 fr.S'adresser, pour visiter celte terre, au sieur BONTEMS , jardinier, au chteau

    de Bouinois;Et, pour traiter, MM 0S PACHAULT et BHTJAS , notaires Angers, et

    CHASLE , notaire J Saumur, place de la Bilange. (000).

    Elude de M c CHASLE, notaire Saumur.

    Ta7

    EN 16 LOTS

    LES BIENSCi-aprs dsigns ,

    DTACirS

    DU DOMAINE DE KOI) MOIS

    Cadas-tre.

    N

    668 C

    73!

    751

    593

    586

    581

    576

    295

    329330 B

    PREMIER LOT.La ferme de la Charrire , situe communes de Saint-Martin-de-la-

    Place el de Vivy, canton nord-ouest de Saumur, consistant en :Btiments d'habitation et d'exploitation , cours, jardins, prs et

    terres labourables; le tout contenant eu superficie 16 hectares 2 ares95 centiares.

    Les dpendances de celte ferme , situes pen de distance de larivire de l'Authion, so composent en majeure partie de terre d'allu-vion de premire classe.

    Produit annuel 1,800 fr.

    Commune de Saint-Martin- de -la-Place.

    2e LOT.Une pice de terre labourable, dite le Pr-du-Gu-d'Arcis, entoure

    de haies et fosss , contenant 84 ares 27 centiares, joignant au midi M.Rivait de Longu , au levant M. Dez , au nord M. Pierre Albert etau couchant le chemin du Gu-d'Arcis.

    150 pied d'arbres truissards et a haute tige so trouvent plauls au-tour do celle pice.

    3" LOT.Une autre pice de lerre, dite l'Aunaie, au lieu dit les Folies , ren-

    ferme de haies el fosss, contenant 64 ares 76 cenliares, joignant aunord el au levant M"10 Jouanne , au midi et au couchant le chemin ditdes Folies.

    140 arbres en plein rapport sont plants dans les haies de celtepice.

    4 e LOT.Une autre pice de terre, situe au mme lieu, appele le Pr-des-

    Folies, close de haies el fosss , contenant 88 ares 76 centiares , joi-gnant au midi MM. Rivain , Thnau , Lger. Hudault et M rae Toch,au couchant M. Rom d'Angers , et au levant le chemin des Folies.

    Celle pice est plante do 130 pieds d'abres.5 LOT.

    1 hectare 46 ares 47 cenliares de terre , dans les Petites-Bosses ,joignant au levant et au midi un chemin , au couchant M lle Jouanne etau nord Corbineau.

    117 arbres, bonil lards, frnes, chnes et aulnes, et 15 arbres hante tige sont plants sur cetle pice.

    6" LOT.25 ares 48 centiares de terre, dans les Bosses , joignant au levant ,

    au couchant et au nord M. Albert, et au midi M. Chasle.7 LOT.

    Une antre pice de lerre , au mme lieu des Bosses , contenant 32ares , joignant M. Albert , an midi Mme Toch , au couchant un chemind'exploitation.

    36 pieds d'arbres sont plants dans la haie qui borde le chemin.8' LOT.

    21 ares 60 cenliares de terre, galement dans les Bosses , lien dit laPetite-Aulnaye , joignant au nord Louis Lger, Peltier , Dron etGaudais , au midi M,lc Jouanne , au levant M. Baudry et Orry, et aucouchant M me Toch.

    9e LOT.Une pice de lerre et pr , situe au lieu dit le Pr-des-Boires-Lam-

    bault , ou la Guiberdirc , contenant 1 hectare 87 ares 75 centiares,joignant au levant et au nord M. Bouraolt et Lger , au midi et au cou-chant M. Bonnemre, de Saumur.

    200 pieds d'arbres se trouvent plants autour de cette pice.10 LOT.

    Une autre pice de terre labourable, renferme de haies et de fosss,situe au lieu dit le Pr-Maillet , contenant 2 hectares 16 ares 17 cen-

    N'|S-

    194

    148149151

    153 C

    99

    tiares, joignant au nord les hritiers Salmon, de Saumur, au nordM. Dumest , et au couchant un chemin.

    140 pieds d'arbres sont plants dans les haies de cette pice.H LOT.

    Une pice de lerre, renferme de haies et de fosss, sitne au lieudit le Pr-des-Boires ou des Monts, ou Boires-des-Plantes , contenant27 ares 90 cenliares , joignant d'un ct Trottouin , et des trois autresparts M. Saillant et les hritiers Bellanger.

    12 LOT.Une maison , dpendant de la ferme des Riolles , consistant en un

    principal corps de btiment, divis en deux chambres, dont une che-mine et four, grenier an dessus;

    Deux curies, deux toits porcs, un hangar;Cour devant les btiments, jardin derrire.Le tout forme un ensemble qui tient d'un ct le 13e lot ci -aprs,

    d'autre ct un chemin.13" LOT

    Une grande pice de lerre , dite la Pice-des Riolles , contenant 4hectares 87 ares 58 centiares , joignant au nord M. Baudouin , au le-vant un chemin d'exploitation , au midi M. Hurtault et au couchantM. Albert.

    Celte pice, plante de 164 pieds d'arbres , pourra tre vendne endtail.

    Commune de Vivy.

    14 e LOT.La pice de terre des Grands -Bois , situe au canton des Monleaux,

    contenant 3 hectares 16 arcs 65 cenliares, joignant au levant et au cou-chant M. Tessier, au midi M. Mercier, et au nord un chemin d'exploi-tation.

    Cette pice pourra tre divise en deux lois.15 LOT.

    El 24 ares 75 cenliares de pr, situs dans la pre de Saint Cl-ment , joignant du levant Choisnires , du couchant M. Chenuan , dumidi la commune de Saint-Clment, et du nord M. CharlemagneDupuis.

    Toutes facilits seront accordes pour les paiements.

    S adresser , pour visiter les lieux , M. BONTEMS , jardinier , auchteau de Boumois ;

    Et , pour traiter , M* CHASLE , notaire 5 Saumur, place de la Bi -lange. (150).

    On demande un PENSIONNAIREpour la Nouveaut.

    S'adresser au bureau du journal.

    (131)

    M. M^om.j"jh:ji&Prsentement ,

    L E CAF DU COMMERCESitu rue du Portail-Louis , Saumur,

    Garni de tables, tabourets, billardet accessoires : salle au rez-de-chausse et cuisine, et Irois apparte-ments , cave el grenier ; le propri-taire louera galement pour boutique.

    S'adresser M. GIRARD pre , mar-chand de bois el charbon , rue St-Nico-las, Saumur. (109)

    Pour la St-Jean 1853,

    La MAISON occupe par le sieurAUDOUIN, rue du Porlail- Louis.

    Le sieur Andouin cdera avec celtemaison le. FONDS de COMMERCEd' PICERIE qui s'y trouve.

    S'adresser audit sieur AUDOUIN, et M c CHBDBAU , avou. (85)

    A WJEHr.

    PAR ADJUDICATION,

    Le dimanche 20 mars 1853, midi,

    En l'tude de Me CHASLE, notaire Saumur,

    DEUX PUESSitus dans la prairie de la Motte,

    commune d'Artannes.

    L'un de ces prs, de forme triangu-laire, contient en superficie 60 ares67 ceutiares, et joint d'un cl , dulevant, MM. Louis et Jean Dz etJean Buleau , d'autre cl, du midi,M. Persac, du troisime ct, du cou-chant , M. Jean Dz et antres , el dunord, par l'extrmit d'un angle, aupr ci-aprs.

    Le second pr , situ au nord du pr-cdent, contient 1 hectare 60 ares; iljoint du midi MM. Jean et Louis Dzel le pr ci-dessus, du couchant et dunord le foss d'Artannes et M. LaurentTalvart, et du levant ce dernier et M.Persac.

    Ces prs seront vendus par M.DESCHERES, ancien banquier Angers,mandataire de M'"0 GIRARD-DELAUNAY ,de Saumur.

    Toutes facilits seront accordes pourles paiements.

    S'adresser audit M0 CHASLE, notaire Saumur, place de la Bilange. (142)

    Etude de M e DION , notaire Saumur.

    Le dimanche 3 avril 1853 midi,

    En l'tude de M0 Dioif , notaire Saumur;

    IL SEUA VENDUPAR ADJUDICATION :

    1 Une MAISON , situe Saumur ,rue des Boires , avec un jardin y atte-nant , contenant 1 1 ares ;

    Cet objet peut convenir un jardinier ;2 Vingt-deux ares de vigne, an Clos-

    au-Loup , commune de Saint-Florent,joignant M. Bijeau ;

    3 Et vingt-denx ares de vignes, ala ruelle de Montburil, mme com-mune, joiguant M. Fouquet.

    On pourra traiter avant Tadjudica-tion en s'adressant, soit aux enfantsDECHARTE , soit M' DION. (130)

    A LOVERPour la Saint-Jean prochaine,

    MAISON, occupe par M.Turmeau ,rues du Puits Neuf et de la Cocas-serie.

    S'adresser 5 M. GUILLEM , ruSt-Jean, n il. (682)

    Une femme , ayant longtemps servi,dsirerai! trouver un ou deux mna-ges faire.

    S'adresser au bureau du journal. (89)

    Saumur, p. GODET, imprimeur de laSous-Prfecture et del Mairie.

    Certifi par l'imprimeur soussign,

    Vu pour lgalisation de la signature ci-dessus.

    En Mairie de Saumur, le