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SAMEDI 10 MARS. (N* 30 14 E ANNÉE POLITIQUE, LITTÉRATURE, INDUSTRIE, COMMERCE. ON S'ABONNE Au bureau , place du Marché- Noir, et chez MM. DUBOSSE, JAVAUD, GODFROY , et M lle NIVERLET . libraires à Saumur. Paraissant les Mardis t Jeudis et Samedis. JOURNAL D'ANNONCES, INSERTIONS LÉGALES ET AVIS DIVERS. Saumur. parfitpuste " ; , Un an. . . 18 f. »\ >if.>v ;< Six mois. .10 » 15 « Trois mois. 5 23 7 oit A PARIS, OfTice de Publicité Départementale (ISIDORE FONTAINE) , rue de Trévise, 22, et à l'Agence des Feuilles Politiques . Corresp. générale (HAVAS), 3, rue J.-J. Rousseau L'abonnement continue jusqu'à réception d'un avis contraire. Les aboiuiements demandés, acceptes, ou continués, - sans indication de temps ou de termes seront comptés de droit pour une année. Les annonces devront être remises au bureau du journal , la veille de sa publication. CHRONIQUE POLITIQUE. h' Indépendance belge donne les indications sui- vantes sur l'état des négociations avec la Prusse pour la couclusion du traité spécial : « Décidément , dit ce journal , on n'est pas d'ac- cord, et les choses ne marchent pas ou marchent mal. » On sait que M. le colonel d'Olberg , aide-de- camp du général de Wedel, s'était rendu à Berlin pour y communiquer le projet préparé par M. Drouyude Lhuys. Le colonel a apporté à Paris non l'adhésiou du gouvernement prussien à ce projet, mais un contre-projet réclamant , dil-où , entre autres cho- ses , des modifications au mémento du 7 janvier, qui interprète les quatre garanties au point de vue des Puissances occidentales. » Cette demande de la Prusse peut paraître d'au- tant plus extraordinaire, que cette interprétation , fort vague , du reste, ou se le rappelle , insérée dans la note aide-mémoire , du 7 janvier, est précisément celle qui a été acceptée par la Russie. On ne s'ex- plique donc pas que la Prusse se montre sur ce point plus exigeante que ne s'était montré l'empereur Ni- colas lui-môme. » On uousallirme, cependant, qn'il en est ainsi ; l'on ajoute que le gouvernement français n'aurait pas môme voulu discuter cette demande, et aurait répoodu par uu refus si net, qu'il aurait coupé court, pour l'instant, aux négociations. Ce serait alors que M. de Wedel se serait décidé à partir pour Berlin, afin d'y exposer lui-môme au roi la situation el prendre des instructions définitives. P faut donc maintenant attendre sou retour à Paris pour le der- nier mot do la Prusse dans cette affaire. Pour l'ins- tant les choses sont en suspens. » Le Moniteur confirme , dans les termes suivants , les détails déjà connus par la voie télégraphique sur la mort de l'empereur de Russie : « L'Empereur , déjà souffrant depuis plusieurs jours, voulut, contre l'avis de ses médecins, passer une revue de sa garde. Il resta trois heures exposé à un froid très-vif, et, en rentrant , fut pris de la fiè- vre et obligé de se coucher. Les médecins ne crurent d'abord qu'à une forte grippe ; mais , dès le 28 fé- vrier, l'inflammation se porta à la poitrine. Le len- demain , une fièvre violente se déclara. La faiblesse générale que ressentait l'auguste malade commença à donner les plus vives inquiétudes. L'Empereur comprit son état dans la soirée et exprima le désir d'être soutenu le plus longtemps possible. Du reste, il montrait le plus grand calme. Le Grand-Duc hé- ritier passa ta nuit auprès de sou père. Le 2, à qua- tre heures du matin , l'Empereur reçut les sacre- ments et mourut à midi dix minutes, M Nous détachons, des dépêches qui nous arrivent aujourd'hui, la dépêche suivante, que nous transmet l'office Lejolivet, et qui nous fait connaître en par- tie le manifeste du nouvel empereur : « Berliu, mercredi 7 mars. Nous venons de re- cevoir le manifeste du czar Alexandre II, dont voici les principaux points : « L'empereur Nicolas a succombe à une ma- ladie grave qui s'est développée rapidement. » Comme les efforts, les soins incessants du dé- funt étaient consacrés au bien-ôtre de ses sujets, nous aussi , en montant sur le trône héréditaire de l'empire russe et des Etats inséparables de la Po- logne et de la Finlande , nous fesons le vœu , à la face du ciel, de considérer, comme notre unique but , le bonheur de la patrie. »La Providence, qui nous a destiné à celte grande mission , dirigera nos pas , protégera nos efforts pour maintenir la Russie au plus haut degré de la puissauce et de la gloire , et accomplira par nous les désirs et les projets incessants de Pierre , de Catherine, d'Alexandre et de notre père. » Que le zèle de nos sujets, que leurs prières nous vieuuent en aide. » Maintenant, nous invitons et ordonnons la pres- tation de serment à nous, héritier du trône. » ( Constitutionnel. ) Le ministre de France à Vienne a adressé au mi- nistre des affaires étrangères la dépêche suivante : « Vienne , 7 mars , quatre heures du soir. Une dépêche , adressée au comte Buol , annonce le rap- pel du prince Menscbikoff , remplacé par le prince Gortschakoff, dont le commandement en Bessarabie est donné au général Luders.» Le Moniteur publie en outre les lignes suivantes : « D'après des nouvellesde Vienne, du 6, le prince Gortschakoff aurait reçu, par dépêche télégraphique, la confirmation de ses pleins pouvoirs. » Un correspondant de Vienne adresse au Consti- tutionnel la lettre suivante : Vienne, le 3 mars. L'émotion est extrême. Le czar est mort hier à sept heures du matin. On ne connaît pas encore les détails; mais on sait que l'empereur Nicolas avait l'air malade depuis quel- que temps el souffrait d'une grippe très-prononcée trois jours avant sa mort. La dépêche qui a ap- porté cette triste nouvelle est arrivée dans les mains de notre empereur hier à une heure après midi. Le soir, tout le monde en parlait déjà, mais sans y croire. Malgré un grand parti qui voulait repro- duire, en faveur du second fils de l'empereur Nico- las, du grand-duc Constantin Nicolaévitsch, un acte de renonciation de la part de l'empereur actuel , celui-ci a été néanmoins proclamé par les trois au- torités suprêmes de l'empire : le synode , le conseil d'Etat et Te sénat, et reconnu par l'armée de Pélers- bourg le jour même au soir. Ce qui s'est passé le 2 mars, depuis sept heures du matin jusqu'au soir, est encore inconnu. L'empereur actuel de Russie, le czar Alexandre II, ne promettait pasbeaucoup, au dire des personnes qui l'ont approché de près ; mais ce ne sont pas tou- jours ceux qui promettent qui tiennent le plus. Pour- tant son père lui aura rendu , dans le dernier temps surtout, la tâche facile. Ce qui est certain, c'est qu'il a un bou cœur et qu'il élait presque dans chaque circonstance pour la paix. On lui trouve beaucoup de ressemblance avec son oncle Alexandre. Son frère, le jeune grand-duc Constantin, a tou- jours été regardé comme le plus distingué de la fa- mille ; c'est lui qui, en sa qualité d'amiral, se donna le plaisir d'arrêter son frère aîné, qui se trouvait sur son navire, ce qui lui valut à lui-même, de la part de son père, des arrêts prolongés. Il est, depuis le commencement de la guerre actuelle, l'idole du parti de la guerre dont il a toujours soutenu les pro- moteurs les plus fougueux. Puisque la loi de suc- cession en Russie porte formellement que tout hé- ritier de la couronne est libre d'y renoncer, on peut facilement présumer que le parti de la guerre a éprouvé, pendant la journée du 2 mars, une défaite décisive, quoiqu'elle n'ait pas eu de conséquences UNE FORTUNE MYSTERIEUSE. (Suite.)' X. Il faut que nous reportions nos regards en arrière pour trouver l'explication de la scène racontée par d'Armincourt , et qui avait eu lieu à l'Opéra , tandis que la comtesse était au Gymnase avec son fils et ses deux jolies protégées. On se rappelle que la rencontre entre Georges et d'Armentières avait été ajournée au surlendemain de la querelle , sur la demande de ce dernier. Versigny , qui devait être un dès témoins du jeune de Clavières , avait tenté vainement d'arracher à l'obstination de son ad- versaire quelques paroles qui eussent au moins l'appa- rence d'une rétractation , et qui lui permissent de tout terminer sans combat. « J'ai fait , répondait le sport- man, tout ce que je pouvais faire en exprimant à ce pe- tit monsieur mon regret d'avoir dit devant lui , sans le connaître , ce que je pense de son père. Loin d'être sa- tisfait , il m'a injurié et provoqué, tant pis pour lui ! Je me vengerai à la fois de ses outrages et de la perte du magnifique pur sang qui m'a été enlevé. » Rien n'ayant pu vaincre l'entêtement rancunier de d'Armentières , un rendez-vous avait élé indiqué pour le lendemain jeudi à onze heures du matin dans le bois de Meudon. Tout était donc convenu , et Georges, at- tendant le moment de son premier duel avec cette liberté d'esprit que laisse le vrai courage , avait assisté , comme nous l'avons vu , à la représentation du Gymnase. Mais on a deviné déjà que l'intention de M. de Claviè- res n'était point de se résigner patiemment aux chances de cette rencontre , et qu'une inébranlable résolution lui dictait la seule conduite qu'il eût à tenir pour l'em- pêcher. Il s'était rendu, de son côté , accompagné d'un ami , chez l'homme dont les soupçons injurieux avaient allumé la colère de son fils. Deux tentatives infructueuses ne le découragèrent point, et apprenant , à sa troisième visite , que certainement il trouverait M. d'Armentières le soir à l'Opéra , il se décida à l'y chercher. D'Armentières appartenait à cette société de jeunes gens riches , ou vivant comme s'ils l'étaient , dont les belles années, inutiles à eux-mêmes et aux autres , s'é- coulent dans une fastueuse et stérile agitation. Etablis dans une vaste loge d'avant-scène qu'ils paient en commun , ils lancent de sur le théâtre les œillades et les quolibets , les sourires et les chut improbateurs. Si rapides et si multipliées que soient les variations que subissent les amours dans le chant et la danse , elles sont avidement recueillies, puis racontées et commentées par eux , et ce n'est pas sans raison que la loge , viennent siéger trois fois par semaine le bavardage et le sarcasme en cravate noire et en gants jaunes, a été nom- mée la Loge infernale. Le brillant d'Armentières n'avait garde de manquer une représentation de l'Opéra. Ce jour-là , il s'étalait triomphant dans la fameuse loge sa place était toujours marquée : ses chevaux avaient couru le matin , et Wellington l'avait em- porté sur tous ses rivaux. La joie inondait le cœur du sporlman. L'idée de son duel do lendemain avait bien un ins- tant traversé son esprit, mais elle ne s'y était point arrê- tée. L'habitude de semblables affaires les lui rendait à peu près indifférentes. L'heure était prise , les témoins avertis , les armes préparées, il n'avait plus qu'à se con- fier à son adresse et à la fortune , et il comptait sur l'une comme sur l'autre. Il trouvait même , dans le sou- venir de cette querelle , et dans les suites sanglantes qu'elle pouvait avoir , une nouvelle jouissance pour sa vanité. Vainqueur ou vaincu , on allait s'occuper de lui. Que n'avait-on pas dit de ses chevaux! mais ce duel al- lait réveiller l'attention- endormie ; son nom rajeuni al- lait courir les coulisses et les clubs cette célébrité de huit jours ne lui paraissait, pas trop payée même au prix d'une légère blessure. Tandis que sa vanité savoure l'espérance du bruit qu'il va faire , on frappe doucement à la porte de la loge , et l'ouvreuse lui vient annoncer qu'un monsieur désire lui parler. Un inconnu , de haute taille , au visage noble , aux manières distinguées , mais dont les cheveux grison- nants indiquent un âge déjà avancé, s'approche de lui , accompagné d'un autre individu, gros, court et jouf- flu , qu'il ne connaît pas davantage. C'est à monsieur d'Armentières que j'ai l'honneur de parler ? dit l'inconnu. Oui , Monsieur. Veuillez m'apprendre quel pressant motif vous fait me chercher jusqu'ici. Il faut qu'il soit bien pressant , en effet ;

Paraissant les Mardis t Jeudis et Samedis. JOURNAL D ...archives.ville-saumur.fr/.../pdf/1855/FRAC049328_ECHSAU_1855_03_1… · Du reste, il montrait l e plus grand calme. ... d'Alexandre

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  • SAMEDI 10 MARS. (N* 30 14E ANNE

    POLITIQUE, LITTRATURE, INDUSTRIE, COMMERCE.

    ON S'ABONNEAu bureau , place du March-Noir, et chez MM. DUBOSSE,JAVAUD, GODFROY , et M lle

    NIVERLET . libraires Saumur.

    Paraissant les Mardis t Jeudis et Samedis.

    JOURNAL D'ANNONCES, INSERTIONS LGALES ET AVIS DIVERS.

    Saumur. parfitpuste " ; ,

    Un an. . . 18 f. \ >if.>v ; de quatre heures,

    Les Russes , dit ce journal, ont bien choisi leur

    point d'attaque. L'endroit le plus faible de la place

    est celui qu'ils ont tent d'emporter ; ils avaient de

    plus l'avantage, en se dirigeant sur cette partie de

    nos dfenses, d'lre peu incommods par le feu des

    fortins Dans ce calcul ils avaient quitt la route

    qui vient de Potehelha et s'taient rapprochs du

    grand lac qui s'tend prs de la ville. Arrivs prs

    du foss, ils ont trouv un obstacle sur lequel ils n'a-

    vaient pas compt ; le foss tait plein d'eau ame-

    ne du lac par les officiers du gnie franais, qui

    avaient prsid l'tablissement des dfenses de la

    place. Lancs rsolument en avant, les Russes ontl

    reus par un feu terrible de mousquetterie auquel

    leurs tirailleurs et l'artillerie rpondaient de leur

    mieux. Les Egyptiens onl fait preuve de sang-froid;

    leurs coups taient admirablement bien ajusts. Ce-

    pendant les Russes sont arrivs jusqu'au bord du

    foss. Mais il leur a l impossible d'aller plus loin.

    Ils taient foudroys presqu' bout portant. Pour

    franchir le foss plein d'eau dont ils ne connaissaient

    pas la profondeur, il et fallu des ponts volants. Ils

    avaient bien apport des planches; mais par un de

    ces hasards qui se rencontrent, les planches laient

    trop courtes el n'arrivaient pas l'autre bord du

    foss. Il n'en fallait pas davantage pour dcourager

    le soldat. Ces Iroupes rappeles ontl remplaces

    mais si je trouble vos plaisirs, ce n'est pas loul-.i-fait ma

    faute ; je me suis prsent deux fois chez vous dans la

    journe , sans avoir pu vous rencontrer. H est vrai ,

    Monsieur , mes chevaux couraient aujourd'hui , et vous

    comprenez... Trs-bien ! reprit l'inconnu en l'interrom-

    pant. Je sais qu' vos yeux cet intrt passe avant tous

    les autres. Ces nobles btes sont bien dignes d'une

    telle prfrence , et si vous les connaissiez vous la trou-

    veriez tonte naturelle. C'est po-sible, et je n'ai rien

    dire cela. Je souhaiterais mme que vos chevaux vous

    occupassent si exclusivement qu'il ne vou restt pas de

    temps pour songer des hommes qui ne seraient pas

    contraints alors de venir vous demander compte des ju-

    gements que vous portez sur eux. Je ne vous com-

    prends pas , Monsieur. Un mot va vous mettre au

    fait : je me nomme le comte de Clavires. Ah ! j'y

    suis ! A merveille ! je n'aurai donc pas besoin de vous

    expliquer l'objet de ma visite. Vous venez pour ter-

    miner l'amiable la sotte querelle qui s'est leve entre

    monsieur votre fils et moi. Mon Dieu , j'aurais voulu que

    l'affaire pt s'arranger ainsi , mais j'en suis bien fch,

    Monsieur , il est trop tard. Votre intelligence , je le

    vois, n'est ni aussi prompte ni aussi sre que je l'avais

    espr d'abord. Que voulez-vous dire ? Je veux

    dire, Monsieur, que vous vous mprenez compltement

    sur mes intentions. Ah bah!11 n'est nullement ques-

    tion d'arrangement amiable. Cependant , dit le com-

    pagnon dn comte , il me semble que si Monsieur voulait

    on pouvait entendre la raison... Pardon , mon cher

    monsieur Brmont ! interrompit M. de Clavires. Veuil-

    lez ne pas oublier ce que vous m'avez promis en me pro-

    posant de m'accompagner auprs de monsieur : je n'ai

    accept votre offre qu' la condition que vous tiendriez

    votre promesse. C'est juste , et je me tais ! De quoi

    s'agit-il donc ? demanda d'Armentires. Vous allez le

    savoir. Je vous connais de rputation, Monsieur; je

    n'ignore point que vous tes de ces hommes qu'un duel

    n'effraie pas et qui sont mme bien aises de trouver de

    temps en temps cette occasion de faire parler d'eux.

    Soyez donc tranquille ! Vous aurez votre duel ; seule-

    ment ce ne sera pas avec mon fils que vous vous battrez.

    El avec qui , s'il vous plat ? Avec moi. Vous

    voulez plaisanter , sans doute , rpliqua d'Armentires

    en dirigeant vers le front chauve de son interlocuteur un

    regard o se peignait une impertinente surprise. Il

    me semble que je n'en ai pas l'air , rpondit le comte

    d'un ion calme et ferme. Mais , Monsieur , j'ai affaire

    monsieur votre fils et non pas vous. Eh bien ,

    Monsieur , je viens vous prier de ne pas me refuser

    l'honneur que vous vouliez bien faire mon fils.

    C'est avec un vritable regret que je vous rsiste ,

    Monsieur , mais vous comprenez aisment que je ne

    peux pas me battre avec toute une famille. Voil que

    votre intelligence vous fait encore dfaut ! Il ne s'agit

    pas le moins du monde de vous battre avec tonte une fa-

    mille ; il ne s'agit pas non plus de deux duels ; c'est

    tout simplement une substitution que je vous propose ,

    et que je suis prt exiger au besoin. Ah ! vous tes

    prt l'exiger ? Parfaitement ! et j'en ai le droit.

    C'est devant mon fils que vous avez profr les injurieu-

    ses paroles qui ont provoqu son juste ressentiment ,

    mais ces paroles n'attaquaient que moi, vous n'en dis-

    par des troupes fraches qui ont rencontr les m-

    mes obstacles el ont cd de la mme faon. Cette

    fois le mouvement de retraite tait gnral. L'en-

    nemi, relevaut ses blesss, renonait enlever Eu-

    patoria.

    A ce moment, chacun pressait Omer-Pacha de

    faire sorlir ses troupes et de les lancer la pour-

    suite de l'ennemi. Mais le gnralissime, toujours

    matre de lui-mme, ne se laissa point emporter par

    l'ardeur de ses soldats. Les Egyptiens seuls furent

    chargs de suivre l'ennemi et de surveiller son

    mouvement de retraite sans s'loigner du canon des

    redoutes; ils coururent au derniers rangs des Rus-ses avec lesquels ils changrent encore une vive

    fusillade. C'est ce moment, me raconte-t on, queSlim-Pacha a t tu. Sa mort a t un deuil pour

    tous ses soldats. Orner- Pacha en parat profond-

    ment affect. Slim-Pacha tait nn des officiers de

    l'cole d'Ibrahim-Pacha ; il avait fait avec lui les

    campagnes d'Arabie et de la Haute-Egypte. Pen-

    dant Ion le l'anne dernire, il a t constamment au

    premier rang partout o l'arme a rencontr lesRusses. I '

    On a ramass, chiffre officiel, 500 morls rus-

    ses. On a pris un canon; d'autres, disent cinq et

    mme neuf; l'ennemi a abandonn des charriols

    chargs d'chelles. Je ne parle pas des fusils, sa-

    bres , etc. Omer-Pacha est enchant des fusens franais ;

    il a adress de chauds compliments l'officier qui

    commande leur batterie et au chef d'escadron Os-

    mont. On craignait un retour des Russes pour le 18 , et ,

    ds le 17, Omer-Pacha avait expdi le Viper Ka-

    miesch pour avertir les amiraux. Cinq frgates va-

    peur sont arrives le jour mme au soir; mais les

    Russes n'avaienl pas reparu a la date du 18.

    Les premires nouvelles du combat d'Eupatoria

    ont t apportes Constantinople par le Caradoc,

    venant de Kamiesch. Le Sneck, expdi le 19

    Varna avec une dpche tlgraphique , a chou

    le long de la cte ; il n'a pu se dgager qu'aprs de

    grands et Jongs efforts. De Varna , le Sneck s'est

    rendu Constantinople o il n'est arriv que le 24.

    Omer-Pacha , dit la Presse d'Orient , a dirig ,

    en personne, la dfense d'Eupatoria. Son sang-froid

    el son activit ont l hautement apprcis par les

    officiers franais et anglais prsents a celle brillante

    affaire. Voil bien l'homme , dit un de nos corres-

    pondants , qui , par sa prudente tactique , a su lenir

    les Russes en chec sur les bords du Danube ; ce

    sont bien l les soldats qui , par leur hroque con-

    duite Oltenitza , Citat, Kalafat , Giurgevvo . Silis

    trie, ont conquis l'admiration el l'estime de l'Europe

    entire. Le gnral Canrobert a adress une lettre de

    flicitations au sraskier. an sujet de la belle con-

    duite des troupes ottomanes Eupaloria.

    Une dpche du prince Menschikoff , que nous

    avons publie hier, portait que , dans la nuit du 24

    au 25 fvrier, deux rgiments russes avaient re-

    pouss une attaque des Franais , qui avaient perdu

    600 hommes.Lesdpches reues de Crime et qui vont jusqu'

    conviendrez pas. C'est donc moi qui suis insult par

    vous , et je ne permets personne, pas mme mon fils,

    de venger mes injures : j'aime faire mes affaires moi-

    mme. Et moi , Monsieur , j'aime faire mes affai-

    res comme j'ai dcid qu'elles seraient faites: je ne me

    soumets aux ordres ni aux caprices de personne. Oh !

    monsieur d'Armentires , rflchissez ! Vous ne voudrez

    pas me forcer changer avec vous de ton et de mani-

    res. Mais , Monsieur , rflchissez vous-mme , et

    vous verrez qu'il m'est impossible d'accepter votre pro-

    position. Ah ! je comprends ! Votre regard explique

    votre pense: ce sont mes cheveux gris qui vous arr-

    lent. U fallait y songer avant de m'insulter, Mousieur;

    maintenant il ne vous est plus permis de les voir. Sti n'eo

    suis pas moins touch de votre charitable compassion :

    monsi.ur d'Armentires daigne avoir piti de moi !

    C'est admirable en vrit ! Rassurez-vous pourtant et fai-

    tes taire vos scrupules. L'homme qui se place aujourd'hui

    devant vous, arm de son droit et de son offense est

    d'ge et de force encore vous chtier assez rudement

    pour dcourager vos pareils. Cela se peut, Monsieur,

    mais j'ai pris rendez-vous avec votre fils , et vous trou-

    verez bon que je ne change rien au programme de la

    fte. Prenez-y garde ! Je crois vous avoir dit que

    j'exigerais au besoin ce que je suis venu demander. Et

    moi je crois vous avoir rpondu que je m'y refuse... Je

    suis votre humble serviteur.

    Et, en parlant ainsi , d'Armentires tourne sur ses ta-

    lons , rentre dans la loge dont il referme la porte , et va

    reprendre sa place et sa lorgnette.

    (La suite au prochain numro.)

  • la dale du 26, prsentent celte affaire sous un loutautre jour.

    Les Russes avaient lev des retranchements enterre, et tabli nne redoute pour dfendre la tourMalakoff, fortement menace par les nouveaux ou-vrages que les Franais ont construits , depuis qu'ilsont pris possession des lignes anglaises.

    Non-seulement les Franais ont enlev la redouteet les retranchements des Rosses , mais la tourMalakoff elle mme est tombe en leur pouvoir.

    La perte de nos troupes, loin de s'lever 600hommes, n'a pas mme atteint le chiffre de centmorts.

    La prise de la tour de Malakoff rend les assi-geants matres des approches de Sbastopol. De cepoint culminant, les allis peuvent inquiter s-rieusement le porl militaire o est rfugie la flotterusse, et la baie de Carnage. (Constitutionnel.)

    Marseille, mardi 4 mars. Le paquebot desMessageries impriales le Pkaramond vient d'arri-ver, apportant des nouvelles de Constantinople du22 fvrier.

    La navigation du Danube es! rtablie ; quatre-vingts navires autrichiens chargent des crales.

    Les noovelles de Sbastopol arrives Cons-tantinople vont jusqu'au 20 fvrier : le temps lait la pluie; des masses de troupes russes couron-naient les hauteurs de Balaclava. On prtendait quela colonne du gnral Bosquet devait les attaquer.

    Au dpart du courrier on entendait une fortecanonnade. Les batteries el les tranches sontcompltes , et l'on n'attend plus que l'ordre d'atta-quer pour donner l'assaut.

    Trieste, mardi soir, 6 mars. Le paquebotqui vienl d'arriver apporte des nouvelles de Cons-tantinople du 26 fvrier.

    A Constantinople, on s'attendait une mesureprohibant la sortie des grains.

    Les nouvelles de Smyrne, du 28 fvrier, fontmention d'un abordage qui a eu lieu entre les deuxpaquebots des Messageries impriales, le Caire elle Louqsor. Plusieurs personnes auraient t assezgravement blesses. (Lejolivel.)

    On n'a pas encore la confirmation de la mortdo grand duc Michel; mais il y a eu des engagementssrieux sur les bords de la Tchornaa.

    Marseille, 6 mars. La Clyde apporte des nou-velles de Balaklava , du 24 fvrier. Le gnral sirColin Campbell avait entrepris, le 19, une reconnais-sance laquelle la neige a mis obstacle.

    Il rguait encore des maladies parmi les troupes,mais leur moral tait excellent.

    Les oprations du sige avanaient. Le feu taitralenti des deux parts. Les Russes levaient conli-nuellement de nouveaux retranchements.

    Le chemin de fer avanait. Des avis de Kamiesch , en dale du 25 , annon-

    cent que , dans la nuit du 23 , les Franais avaientdtruit les ouvrages levs autour de la tour Malak-hoff, mais avec une grande perte.

    ( Constitutionnel. )

    EXTERIEUR.

    AUSTRALIE. Le Standard a reu des lettres deMelbourne , qui contiennent de nouveaux et impor-tants dtails sur les tristes scnes de dsordres quiont eu lieu aux mines d'or de l'Australie. Voici cequ'crit le correspondant de VArgus :

    Je vous envoie ci-joint le rapport , tel qu'il a lpubli neuf heures du matin.

    Ballarat, 3 dcembre. J'ai l'honneur de vous informer que du cl des

    troupes un soldat du 12 E rgiment a t tu ainsique deux du 40. Le capitaineWise, du 40, est dan-gereusement bless . et le lieutenant Paul est aussibless grivement. Plusieurs soldats du 40 et du12E le sont plus ou moins. Il a l fait 125 prison-niers. Du cl des insurgs , on ne connat pas lenombre des lus et blesss.

    J'ai l'honneur, etc. , ROBERT REDE , commissaire rsident.

    A l'gard du capitaineWise , l'amputation estjuge ncessaire , car il a reu deux blessures lajambe. Presque tous les meneurs sont pris. 15 sonttendus morts dans le camp d'Eureka. 16 sont dan-gereusement blesss. Un Allemand a l bless encinq endroits diffrents. Le camp d'Eureka aussibien que les munitions et les tentes ont l compl-ment brls L'htel de Londres est le principaldpt des morts et des blesss. Les soldais ont d-truit les mines et font plusieurs captures au momento je Irace ces lignes.

    Dix heures du malin. Plusieurs fourgons contenant des blesss et des

    effets confisqus ont pass par ici, se rendant aucamp. Tous, ii prsent, sont comme stupfis,mais il en est peu qui se montrent. Le drapeau desmineurs, la croix du midi et l'union-jack , qu'ilsvoulaient arborer dans les mines , ont l pris parles agents de police pied.

    DANEMARCK. Copenhague. Le roi de Da-nemarck est srieusement malade; les symptmessont alarmants. Les bulletins disent que la toux estviolente, ainsi que la fivre. Le malade prouveune grande inquitude.

    La commission de Volksing a rsolu de ne pasapprouver les crdits illgalement ouverts par ledernier ministre pour augmenter les dpches del'arme de terre el de mer. Les ex-ministres serontmis en accusation. (Sun.)

    RUSSIE. On crit d'Odessa , le 24 fvrier, aujournal de Vienne l' Ost Deutsche- Post :

    Les consquences du dernier appel fait a nationcommencent dj se faire sentir dans nos contres.La' somme de travail manuel qui tait la disposi-tion de la grande proprit territoriale, dj forte-ment diminue par le dernier recrutement, com-mence devenir tout -fait insuffisante. On estime un million et demi le nombre de ceux qui sontappels aux armes par le dernier manifeste. Il estde fait que la plus grande partie de la populationde plusieurs districts s'est prsente devant lescommissions tablies dans les gouvernements, elqoe la noblesse russe se rsout en masse quitterses biens et se rendre aux lieux de rassemblementpour y obtenir des commandements on mme sefaire incorporer dans la milice de l'empire. Mais sil'on voyait dans ce fait une manifestation du senti-ment palrioliqne, on commettrait l'erreur inversede ceux qui mconnaissent lout ce qu'il y a de no-ble et de grand dans le caractre russe. On sait, parexprience, en Russie, que des manifestes sembla-bles an dernier qui laissent aux choix des individusla nature des sacrifices qu'ils doivent faire pour lapairie, se transforment subitement en ordres abso-lus dont l'accomplissement est souvent bien pluslourd que les sacrifices volontaires demands d'a-

    bord. On cherche chapper celte ventnaluil,et c'est l'a ce qui explique cet enthousiasme quin'est sincre qu'-demi.

    Berlin, mercredi 7 mars. Une dpche de Var-sovie annonce que tonte l'arme du Sud a t placesous le commandement suprieur du prince Gorts-chakoff.

    >> Des commandements spciaux sont donns angnral Osten Sacken , pour l'arme de Crime , etau gnral Luders, pour l'arme du Prulh. Le-jolivet.

    CHINE. Le Portafoglio maltese, du 28 fvrier ,contienl les lignes suivantes sur les affaires de laChine :

    La guerre civile continue avec un acharnementindicible, et l'on peut considrer comme des v-nements susceptibles de srialiser d'un moment l'autre la prise de Canton par les rebelles el nn mas-sacre gnral des fonctionnaires de l'ancienne dy-nastie. Sur le fleuve , entre Canton el Whampoa ,les imprialistes ont essuy de grandes dfaites, et.le 30 dcembre, les parties belligrantes taient siprs des btiments de guerre trangers, que plu-sieurs de ceux-ci ont t atteints par des boulets decanon ; heureusement le sang des quipages n'a pascoul, mais les commandants en chef anglais el am-ricain ont pris des mesures l'gard des rebelles enles avertissant qoe s'ils continuaient se baltre une si faible distance des navires trangers, un telacte serait considr comme une dclaration deguerre. A quoi lesrebellesontrpondu qu'ils avaientcru que les trangers ne permettraient pas aux imp-rialistes de se rfugier sons leurs canons. Le chefa .fait savoir au commandant anglais que Canton de-vait tre considr comme en tat de blocus.

    Le commandant do la division navale franaise,l'amiral Laguerre, a fait bombarder la ville de Shang-hai , occupe par les rebelles, parce que ceux-ciavaient fait abattre une portion de la muraille quispare del ville les fartoreries trangres. Il paratque les bombes franaises ont fait beaucoup de rava-ges. Les rebelles n'y ont rpondu que par trois coupsde canon.

    CHRONIQUE LOCALE.Par dcret imprial, en date du 24 fvrier der-

    nier, M. C. Beanrepaire a l nomm avou prs leTribunal civil de Saumnr, en remplacement de M.Jahan , dmissionnaire.

    Convalescence. Dans les convalescences diffi-ciles , pour rtablir l'organisation dans son tat normal ,l'usage d'aliments analeptiques est particulirement re-command. Parmi ces aliments . le Racatoul de Delan-grenier est le SEUL qui ait reu l'approbation de l'Acad-mie de Mdecine et des plus grands mdecins de l'po-que , parmi Lesquels nous pouvons citer MM. Broussais ,Baron, Blache, .Moreau, Fouquier, Jadelot , Andral , Ali-bert , qui l'ordonnent journellement leurs malades, auxdaines enceintes el anx jeunes enfants.

    Dpts aux pharmacies de MM. BRIRE , Saumnr , etPELLETIER , fils Dou. (Ho)

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    P. GODET , propritaire-grant.

    PAR ADJUDICATION ,

    En l'tude et par le ministre de M8

    DUTERME , notaire Saumur,Le dimanche 1 ER avril 1855, midi,

    UNE

    PROPRIT VIGNOBLE,Situe au Pelit-Puy ,

    Commune de Saumur, appartenant M. JOUANNEAU BAIGNOUX , et compre-nant deux CLOS de vigne, renfermsde murs, contenant 2 hectares 54 ares,et cave avec pressoir. (116)

    PAR ADJUDICATION

    En l'lude el par le ministre de Me

    DUTERME , notaire Saumur ,Le dimanche 25 mars 1855, midi,

    UN MORCEAU DE TERRE,

    Contenant 88 ares , nomm la picedo Poirier, situ commune deVille-beroier, acquis par le sieur JacquesPoitevin de M. le marquis d'Armnill.

    S'adresser soit audit sieur POITEVIN, Varennes, soit M8 DUTERME , no-taire Sanmur. (117)

    Pourla St-Jean 1855,

    Une MAISON avec curie et remise,sise Saumur, rue des Payens , occu-pe par M. Lamberl-BoDnemre.

    S'adresser M. REVELLIRE-LERI-VINT. (118)

    Etude de M8DION, notaire Saumur,rue d'Orlans, n 79

    VENTE MOBILIEREA POC ,

    Aprs dcs de Mmo veuve Lory-Huard.

    Le dimanche 25 mars 1855, midi ,et jours suivants, la mme heure ,dans une maison situe au hameau dePoc , commune de Distr, il seravendu, par adjudication, diffrentsobjets mobiliers , consistant en .'lits,linges , tables , chaises, meubles , bat-terie de cuisine , foin , mleil , seigle,fromeul , cercles , et environ 31 hec-tolitres de vin rouge et blanc, en ton-nes et fls, de la rcolle de 1848, etdes rcolles suivantes; plus des gran-des cuves cercles en fer, bouteilles etfts vides , et tous les accessoires des

    vendanges, et plusieurs cents de ja-velles de sarment.

    On paiera comptant. (119)

    Etude de M8 DION, notaire Saumur.

    Le jeudi 29 mars 1855 , midi.Eu l'tude de M8 DION , notaire

    Saumur, il sera venduPAR ADJUDICATION VOLONTAIRE ,

    UNE MAISON ,

    Silue Saumur, Grande-Rue-Sl-Nicolas , occupe par le sieur Baron ,perruquier.

    Cette maison joint d'un ct M.Videgrain, et d'autre cl M. Vinetlie.

    On pourrait traiter avant l'adjudica-tion. (120)

    'Etude de M 8 DION, notaire Saumur.

    ' A L AMIABLE ,

    Une Irs-belle CAVE vote pouvantservir de demeure, silue la Paleine,communede Sainl-Cyr-en-Bourg; deuxautres CAVES, dont l'une pressoirgarni de ses accessoires, et environ5 ares 50 centiares de terre et jardin ,an-dessus des caves , le toul joignant

    an levant Breton , an couchant lemme , au nord Maurice Rebeillean ,el an midi Baptiste Fouet.

    S'adresser M8 DION , notaire Saumur, pour traiter. (121)

    A LOUER PRSENTEMENTMagasin et Appartements divers ,

    Situs rue St-Jean ,Occups par M. Graud.

    S'adresser M. MENIER. (122)

    Pour cause de dpart ,

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    Sitne Montreuil-Bellay, en la Grand'-Rue , habite par M. RAMBAULT.S'adresser, pour lesrenseignements,

    M. RAMBAULT , serrurier, ou M*POVNOT , notaire Montreuil-Bellay.

  • Elude de Mc HENRI PL , commissaire-priseur Saumur.

    GRANDE

    VENTE MOBILIREAprs Dcs.

    Le lundi i'2 mars 1855, .1 midi, etjours suivants, il sera procd, parle ministre de M* Henri PL , commissaire-pri*eur , chez M n, veuve LOR,propritaire Saumur, rue d'Orlans,a la venie puhlique aux enchres delout son mobilier.

    // sera vendu :Lils, coueltes , matelelas , 120

    draps, quantit de nappes et serviet-tes, couvertures, rideaux, effets,ameublement de salon , pendules, gla-ces et consoles Louis XVI, fauteuils ,chaises, meubles marquets, tableauxsur foi le et sur enivre, bibliothquede trs -bons ouvrages et en quantit,argenterie et objets d'or, plusieursbons violons, uu jeune cheval, deuxvoitures a quatre roues , charrette ,char--bancs, loin, paille, avoine, bl,bons vins en cercles el en bouteilles,bordeaux, madre, liqueurs, frooti-gnan . quantit de enivrerie, bois dechauffage, batterie de cuisine et quan-tit d'au Ires objets.

    Le jeudi , on vendra : argenterie ,montres en or, bijoux, la biblioth-que, les tableaux, violons et autresobjets.

    Les acqureurs paieront comptantet cinq centimes par franc. (101)

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