RAPPORT DE STAGE - ryxeo. ?· INSTITUT d’INFORMATIQUE d’ENTREPRISE RAPPORT DE STAGE Migration de…

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    15-Sep-2018

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  • Ministere de lEducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie

    CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET METIERS

    INSTITUT dINFORMATIQUE dENTREPRISE

    RAPPORT DE STAGE

    Migration de lenvironnement dedeveloppement denseignants produisant

    des logiciels pedagogiques libres

    Florian BOUCAULTstage de 2eme annee

    Matre de stage : M. Olivier CORTES

    Stage effectue a RyXeo SARLImmeuble Topaze, Entree C, 2 rue Jean Bonardel,

    33140 Villenave dOrnon

    du 30/05/05 au 12/08/05

  • Remerciements

    Je tiens a remercier mes matres de stage Eric Seigne et Olivier Cortes pourlaccueil chaleureux quils mont reserve. Leur generosite et leur gentillesse ontrendu ces trois mois inoubliables tant humainement que techniquement.

    Je remercie egalement ladministration de lIIE ainsi que ses professeurs,pour me permettre chaque annee de poursuivre mes etudes dingenieur, et cedans une entente agreable.

    Je felicite de tout coeur lequipe du terrier dAbulEdu qui jour apres jourcontribue a lintroduction de linformatique libre dans leducation.

    Enfin, merci infiniment a Celia pour son soutien inconditionnel, qui, jelespere, durera toute notre vie.

    1

  • Table des matieres

    1 Contexte du stage 31.1 Les logiciels libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

    1.1.1 Origine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41.1.2 Definitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41.1.3 Les enjeux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51.1.4 Etat actuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

    1.2 RyXeo : une fenetre ouverte sur linformatique libre . . . . . 81.2.1 Histoire et philosophie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81.2.2 Activites de lentreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

    1.3 Objectif du stage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101.3.1 But pedagogique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101.3.2 Point de depart . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101.3.3 Problematique abordee . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

    2 Un nouvel environnement de developpement pour le terrierdAbulEdu 122.1 Cahier des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132.2 Etat de lart et selection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

    2.2.1 Langage de programmation . . . . . . . . . . . . . . . . . 132.2.2 Bibliotheque graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142.2.3 Interface de developpement . . . . . . . . . . . . . . . . . 152.2.4 Outil daide au dessin dinterfaces graphiques . . . . . . . 16

    2.3 Transmission des connaissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162.3.1 Realisation dun exemple et dun debut de bibliotheque . 172.3.2 Ecriture de documentation . . . . . . . . . . . . . . . . . 172.3.3 Seances dinitiation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172.3.4 Accompagnement technique . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

    3 Bilan du travail effectue 193.1 Ameliorations possibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203.2 Importance du travail danalyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203.3 Apport du stage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

    References 21

    Annexes 23

    2

  • Chapitre 1

    Contexte du stage

    3

  • 1.1 Les logiciels libres

    1.1.1 Origine

    Durant les annees 1960 et 1970, le logiciel etait frequemment partage li-brement entre les encore peu nombreux utilisateurs dordinateurs, lesquels, alepoque, etaient principalement de grands serveurs centraux. A la fin des annees1970, les entreprises impliquees commencerent a imposer regulierement des res-trictions dutilisation de leurs logiciels au travers des premieres licences logi-cielles.

    En reponse a cette fermeture de ces libres echanges qui avaient lieu au-paravant entre developpeurs, Richard Stallman, alors chercheur au laboratoiredintelligence artificielle du MIT (Massachusetts Institute of Technology), remiten cause cette evolution quil jugeait contraire aux principes de collaborationcommunement admis dans la recherche scientifique. Il posa alors la definitionoriginale des logiciels libres, informellement dabord (1985), puis plus tard juri-diquement (1989) au travers de la licence publique generale (GPL) [8]. Il mis enroute le projet GNU [14] fin 1983, destine a fournir un systeme dexploitationcompatible UNIX (respectant les standards POSIX [11]) entierement libre pourtous. En 1985, il fondit la Free Software Foundation (FSF) [7], une organisationa but non lucratif destinee a appuyer le mouvement du logiciel libre et plusparticulierement le projet GNU.

    Cette fondation aide aujourdhui juridiquement de nombreuses entreprises etdeveloppeurs de logiciels libres. En effet, une tres large communaute, composeenon seulement dinformaticiens mais aussi de particuliers de tous horizons ainsique de societes de tailles diverses, a fait le choix de suivre cette philosophie departage et dentraide.

    1.1.2 Definitions

    Les logiciels libres garantissent quatre libertes fondamentales a lutilisateur : La liberte dexecuter le programme quel quen soit lusage, La liberte detudier le programme, La liberte de copier et redistribuer le programme, La liberte dapporter des modifications au programme et de les rendre

    publiques.Deux de ces libertes necessitent lacces au code source etant donne que

    letude dune version binaire dun logiciel est tres difficile et assez inefficacecomparee a la lecture dun code source documente. En aucun cas les logicielslibres ne sont comparables aux gratuiciels (prix nul), aux partagiciels (fonction-nalites completes contre un prix) ou aux logiciels du domaine public. Un logiciellibre peut etre vendu et il nest pas forcement le fruit dun bricolage damateurs.

    De plus, la volonte de preserver libres lesdits logiciels a amene au conceptdu copyleft ou toutes les modifications apportees doivent elles aussi etre libres.

    Dapres le Livret du Libre [18] : Le copyleft est une utilisation particulieredu droit dauteur partant du principe que le partage doit fonctionner dans lesdeux sens. Il autorise la copie, la modification et la diffusion dune oeuvre, en im-posant que les versions modifiees faisant lobjet dune diffusion soient egalementdisponibles sous une licence copyleft. Ainsi, avec le copyleft, ce qui est libre restelibre pour toujours.

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  • Et dapres la definition originale du projet GNU [13] : Copyleft is a generalmethod for making a program or other work free, and requiring all modified andextended versions of the program to be free as well.

    La possibilite donnee par un auteur aux utilisateurs de copier, utiliser, etudier,modifier et distribuer son oeuvre a ete etendue a de nombreux types de media,comme la musique [16], les documents ecrits [10][15] ou encore toute oeuvreartistique [3] au travers de licences adaptees [1].

    1.1.3 Les enjeux

    Sociaux

    Le libre tente denrayer la spirale descendante du verrouillage de linnovation,des idees, de la connaissance et des moyens de communication.

    Faire le choix de placer un logiciel sous une licence libre nest pas unerevocation du droit de propriete intellectuelle puisquau contraire il prend ses ra-cines dans la reconnaissance des auteurs et dans lincitation a la creation, sourcesdu droit de la propriete intellectuelle. Selon Jean-Benot Zimmermann [12],la question fondamentale de la propriete intellectuelle [est] de concilier in-citation a linnovation et diffusion technologique, [celle-ci] debouche sur unparadoxe, parfois denomme dilemme shumpeterien, entre performance indivi-duelle et efficience collective.Ce dilemme na pu etre satisfait par le dialoguea sens unique instaure par les logiciels proprietaires ou nest pris en comptequun seul objectif : la protection des interets de lauteur. Ceci est a lop-pose des logiciels libres comme le souligne Etienne Lavanant dans son essai surPourquoi le libre ne concerne pas que les informaticiens [5] : Le mouvement dulibre tente aujourdhui de faire en sorte que la propriete intellectuelle continuede servir linteret de la communaute plutot que les interets de quelques groupesdindividus.

    Par ailleurs, ce partage rejoint celui de la connaissance. Celle-ci sest vue deplus en plus librement echangee avec la generalisation dInternet et notammentde lutilisation des weblogs (journaux electroniques), et du principe du Wiki (ouchacun peut prendre part a lecriture du contenu). Lexemple le plus flagrantde cette evolution induite par le libre est sans doute lencyclopedie electroniquecollaborative Wikipedia [2] ou en seulement 4 ans le nombre darticles a atteint200 000, sans pour autant sacrifier a la qualite.

    Enfin, la perennite des communications a travers loutil informatique ap-parat clairement tributaire non seulement de logiciels libres mais aussi de for-mats et de langages libres. De nombreux gouvernements lont dores-et-dejacompris et recommandent ou imposent leur utilisation. Dans les faits, le reseauInternet dans son ensemble repose en majorite sur des ordinateurs fonctionnantsous des systemes dexploitations libres ou tout du moins sur des composantslibres comme les services de pages hypertextes (Apache, 70% des serveurs enOctobre 2005 dapres Netcraft [17]), de courrier electronique (Sendmail, Eximet Postfix, 41% des serveurs en Avril 2004 dapres Falko Timme [6]) ou en-core de noms (Bind). De maniere evidente, le reseau necessite aussi des stan-dards de communications ouverts. Concernant plus particulierement le stockagedes informations, seule ladoption de formats ouverts [9] et normalises garantitlindependance des utilisateurs (particuliers ou non) vis-a-vis de leurs outils [4].En informatique, les langages de programmation populaires sont souvent libres

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  • (ex. : C, Python, Perl, PHP), cest-a-dire des langages ou chacun peut avoir accesa ses specifications et a des compilateurs ou interpreteurs. Ceux-ci deverouillentlacces a linteroperabilite en introduisant des outils communs.

    Economiques

    Les consequences economiques qui viennent les premieres a lesprit sont sou-vent celles impactant les societes developpeuses de logiciels qui se retrouveraientsans revenus du fait de lapparente gratuite des solutions libres. Cependant,il faut dabord noter que frequemment, des logiciels libres sont effectivementvendus tel que recommande par la Free Software Foundation. Dautre part,comme remarque dans le Livret du Libre [18] : Contrairement a une croyancerepandue, une majorite dinformaticiens travaille sur des logiciels qui ne sont pasvendus. Ils peuvent etre destines a un usage interne ou bien ils nexistent quepour permettre dutiliser un autre produit : un service en ligne, un peripheriquemateriel...Lemploi dans lindustrie informatique nest par consequent pas enmis en peril par le libre, mais en partie remanie puisque le temps passe aredevelopper lexistant na plus lieu detre. Celui-ci se voit remplace par un tra-vail plus important de reutilisation et dintegration de composants deja concusrendant possible une meilleure adaptation aux besoins reels des utilisateurs.

    Cette mutualisation des developpements entrane par la meme une diminu-tion des couts associes et permet de reduire les risques de monopolisation dunmarche par une societe unique.

    Les couts dacquisition des licences des outils memes de developpement etde gestion sont eux aussi drastiquement rabaisses.

    Enfin, un developpement libre diminue les risques pour lentreprise editricepuisque la connaissance peut etre partagee par dautres personnes ; lentreprisepeut faire appel a des developpeurs exterieurs potentiellement plus qualifies etgagne ainsi en flexibilite.

    En termes dingenierie

    Cest un nouveau modele de developpement qui est apparu avec lavenementsimultane du reseau Internet et des logiciels libres. Lexemple le plus marquantetant celui de la realisation collaborative du noyau Linux initiee en 1991 parLinus Torvalds. Celui-ci est souvent qualifie de bazar puisquen apparence ilny a pas de hierarchie pyramidale classique. Chacun est a meme de participeret lapprobation des contributions se base uniquement sur des criteres tech-niques. Ce changement radical dans la facon de mener un projet est decrit,analyse et experimente de maniere fine dans louvrage dEric S. Raymond,La cathedrale et le bazar [19]. En consequence de la mise a contribution de tous,la force de travail sen voit potentiellement accrue. On constate dailleurs que lareactivite face a des erreurs de programmation ou de simples questions dutili-sation est souvent meilleure pour des produits libres que pour leurs equivalentsproprietaires. De fait, la securite en est amelioree ; de surcrot, la decouverte defailles est definitivement plus efficace avec un code ouvert largement consulte. Lerapprochement de lutilisateur et du developpeur ramene le travail dingenieriea ses fondements en repondant de maniere plus adequate encore a la demande.

    Par lutilisation de technologies libres, les liens imposes entre le fournisseuret lusager disparaissent. Le fournisseur est donc force dinstaurer des relations

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  • saines sil souhaite conserver sa credibilite. Cette independance est dailleursrequise par les gouvernements.

    1.1.4 Etat actuel

    Les concepts vehicules par le mouvement du libre ont eu et ont encore biendu mal a percer, que ce soit en entreprise, chez les particuliers ou dans lesadministrations. On assiste tout de meme a de nombreux passages au libre biensouvent pour des raisons economiques mais aussi pour garantir lindependancetechnologique et la perennite des informations.

    Des rassemblements de tailles variables sont regulierement organises a traversle monde et de tres riches ressources libres sont maintenues par une grandequantite de sites Internet tant professionels que personnels.

    Les licences libres quant a elles sont de mieux en mieux reconnues par lesdiverses entites juridiques et la jurisprudence sapplique chaque jour un peu plusque ce soit pour defendre les developpeurs ou les utilisateurs.

    Des preuves de la viabilite du modele economique du libre ont ete apportespar de multiples entreprises, petites ou plus importantes.

    Cependant, de fortes menaces pesent constamment sur lavenir du libre. Desmesures telles que le projet de loi DADVSI visant a controler le systeme delutilisateur imposent le secret a loppose de louverture et de la transparencecaracterisant les logiciels libres. Lacceptation potentielle des brevets logiciels enEurope rendrait illegaux de tres nombreux logiciels libres deja existants et mar-ginaliserait les petites structures au profit des geants, seuls a meme deffectuerles complexes recherches danteriorite et de payer le prix des brevets.

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  • 1.2 RyXeo : une fenetre ouverte sur linfor-matique libre

    1.2.1 Histoire et philosophie

    RyXeo est une Societe de Services en Logiciels Libres (SSLL) nee a lautomne2003 lorsque M. Olivier Cortes rejoignit la societe individuelle Rycks fondeepar Eric Seigne trois annees plus tot. Le coeur de metier de lentreprise est larecherche et le developpement. Elle produit plus particulierement la solutionlogicielle libre AbulEdu Professionnel, destinee a faciliter la creation et lusagedun reseau informatique dans un etablissement scolaire.

    L...

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