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Recommendations de Bonnes pRatiques : PRISE EN · PDF fileRecommendations de Bonnes pRatiques : pRise en cHaRGe des pLaies dans L’uLcÈRe du pied diaBÉtique 1 INTRODUCTION introduction

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  • 3 Recommendations de Bonnes pRatiques : pRise en cHaRGe des pLaies dans LuLcRe du pied diaBtique

    Recommendations de Bonnes pRatiques : PRISE EN CHARGE DES PLAIES DANS LULCRE DU PIED DIABTIQUE

    B o n n e s p R a t i q u e s i n t e R n a t i o n a L e s

  • une publication de Wounds internationalwww.woundsinternational.com

  • 3 Recommendations de Bonnes pRatiques : pRise en cHaRGe des pLaies dans LuLcRe du pied diaBtique c Recommendations de Bonnes pRatiques : pRise en cHaRGe des pLaies dans LuLcRe du pied diaBtique

    a reu le soutien dune sub-vention lducation de B Braun

    Les opinions exprimes dans ce document reprsentent le travail des auteurs et ne refltent pas ncessairement celles de B Braun.

    publi parWounds International, une division de Schofield Healthcare Media Limited Enterprise House12 Hatfields London SE1 9PG, Royaume-Uni www.woundsinternational.com

    comment citer ce document. Recommandations de Bonnes Pratiques : Prise en Charge des Plaies dans l' Ulcre du Pied Diabtique, Wounds International, 2013. Disponible sur : www.woundsinternational.com

    AVANT-PROPOS

    Ce document traite des recommandations de prise en charge des plaies dans les ulcres du pied dia-

    btique (UPD). Il vise offrir aux spcialistes et non spcialistes o quils se trouvent, un guide clinique

    pertinent et pratique, pour une prise de dcision approprie et une cicatrisation efficace des plaies chez

    les personnes prsentant un ulcre du pied diabtique.

    Du fait des lacunes de la littrature dans le domaine de la prise en charge des plaies, ce document se

    concentre sur limportance de lvaluation, de la dtersion et du nettoyage des plaies, de la reconnais-

    sance et du traitement de linfection et de la slection du pansement appropri pour obtenir une guri-

    son optimale des patients. Cependant, la cicatrisation de lulcre ne reprsente quun aspect de la prise

    en charge du patient diabtique. Le rle du contrle du diabte, des stratgies de dcharge de pression

    et dune approche intgre des soins des plaies dans la prise en charge de lulcre du pied diabtique

    (sujets tous abords de faon exhaustive dans dautres crits) est galement abord. La prvention des

    ulcres du pied diabtique nest pas traite dans le prsent document.

    La porte de nombreuses recommandations locales et internationales relatives la prise en charge

    de lulcre du pied diabtique est limite par labsence de recherches de bonne qualit. Ce document

    vise aller au-del des orientations existantes en tirant, en plus, des enseignements de la trs grande

    exprience dun groupe important international de praticiens experts. Cependant, il na pas pour objet

    de reprsenter un consensus, mais plutt de constituer un guide des bonnes pratiques susceptible

    dtre personnalis aux besoins individuels et aux limitations des diffrents systmes de soins, et dtre

    adapt la pratique locale.

    GROUPE DE TRAVAIL DEXPERTS

    Groupe dveloppement paul chadwick, podologue principal, Salford Royal Foundation Trust, Royaume-Uni michael edmonds, Professeur du service Diabtologie et Endocrinologie, Centre de soins du pied diabtique, Hpital Kings College, Londres, Royaume-UniJoanne mccardle, Podologue spcialis en clinique et en recherche dans le diabte, hpital universitaire du NHS Lothian, Edimbourg, Royaume-Unidavid armstrong, Professeur de chirurgie et directeur, Southern Arizona Limb Salvage Alliance (SALSA), Collge de mdecine de lUniversit de lArizona, Arizona, tats-Unis

    Groupe en charge de la revueJan apelqvist, Consultant principal, Dpartement dEndocrinologie, Hpital universitaire Skne, Malmo, Sudemariam Botros, Directrice, Diabetic Foot Canada, Association canadienne du soin des plaies et coordinateur clinique, Womens College Wound Healing Clinic, Toronto, CanadaGiacomo clerici, Directeur du centre de soins du pied diabtique, IRCC Casa di Cura Multimedi-ca, Milan, ItalieJill cundell, Confrencier/praticien, Universit de lUlster, Belfast Health and Social Care Trust, Irlande du Nordsolange ehrler, Service de radaptation fonctionnelle, Institut Universitaire de Radaptation Clmenceau, Strasbourg, Francemichael Hummel, MD, Centre de diabte Rosenheim & Institut de recherche sur le diabte, Helmholtz Zentrum Mnchen, AllemagneBenjamin a Lipsky, Professeur mrite de mdecine, Universit de Washington, tats-Unis ; Professeur invit, maladies infectieuses, Universit de Genve, Suisse ; enseignant associ, Universit dOxford et directeur adjoint, cours pour diplms, cole de mdecine de lUniversit dOxford, Royaume-UniJos Luis Lzaro martinez, Professeur plein temps, Unit du pied diabtique, Universit Com-plutense, Madrid, EspagneRosalyn thomas, Chef adjoint du service podologie, conseil de sant de lUniversit Abertawe Bro Morgannwg, Swansea, Pays de Gallessusan tulley, Podologue principal, hpital Mafraq, Abou Dhabi, mirats arabes unis

  • Recommendations de Bonnes pRatiques : pRise en cHaRGe des pLaies dans LuLcRe du pied diaBtique 1

    INTRODUCTION

    introduction Les UPD sont des plaies chroniques complexes qui ont un important impact long terme sur la morbidit, la mortalit et la qualit de vie des pa-tients1,2. Les personnes qui dveloppent un UPD prsentent un risque plus lev de dcs prma-tur, dinfarctus du myocarde et dAVC fatal que celles ne prsentant pas dantcdents dUPD3. Contrairement aux autres plaies chroniques, le dveloppement et la progression dun UPD sont souvent compliqus par des pathologies associes au diabte, telles quune neuropathie et une maladie vasculaire. Ces complications, ainsi que laltration de la fonction des polynuclaires neutrophiles, la perfusion rduite des tissus et la carence en synthse protique qui accompagnent frquemment le diabte, mettent les praticiens face des problmes de prise en charge des plaies spcifiques et uniques1.

    Les UPD sont relativement frquents au Royaume-Uni, 5 % 7 % des personnes souffrant de diabte ont actuellement ou ont eu un UPD4,5. En outre, environ 25 % des personnes souffrant de diabte dveloppent un UPD au cours de leur vie6. Au niveau mondial, environ 370 millions de personnes souffrent de diabte et ce nombre est en augmentation dans tous les pays7. Daprs Diabetes UK, en 2030, quelque 552 millions de personnes seront diabtiques dans le monde8.

    Les UPD ont un important impact conomique. En 1999, une tude amricaine a estim 28 000 dollars sur une priode de deux ans le cot de traitement moyen dun pisode dUPD pour un patient ambulatoire9. Daprs les publications, en 1997, les cots moyens par patient hospitalis pour les complications des membres infrieurs taient de 16 580 dollars pour les UPD, de 25 241 dollars pour les amputations des orteils ou des orteils avec amputations distales et de 31 436 dol-lars pour les amputations majeures10,11.

    Ltude EURODIALE a examin la totalit des cots directs et indirects pour un an dans plus-ieurs pays europens. Les cots totaux moyens calculs partir de 821 patients ont t denviron 10 000 euros, lhospitalisation reprsentant le cot direct le plus lev. Daprs les donnes de la prvalence pour lEurope, les estimations indiquent que les cots associs au traitement des UPD pourraient atteindre jusqu 10 milliards deuros par an12. En Angleterre, les complications du pied reprsentent 20 % de la somme totale dpense

    par le National Health Service pour les soins du diabte, ce qui quivaut environ 650 millions de livres par an (ou 1 livre pour chaque somme de 150 livres dpenses)5. Bien sr, ces chiffres ne prennent pas en compte les cots indirects pour les patients, tels que leffet sur le bien-tre physique, psychologique et social et le fait que de nombreux patients ne peuvent plus travailler pendant une priode prolonge cause de leurs plaies6.

    Un UPD est un vnement pivot dans la vie dune personne souffrant de diabte, et un marqueur de maladie et de comorbidits graves. Sans interven-tion prcoce et optimale, la plaie peut rapide-ment se dtriorer, conduisant lamputation du membre touch5,13.

    Daprs certaines estimations, un membre infrieur serait amput toutes les 20 secondes en raison de complications du diabte14.

    En Europe, le taux damputation annuel pour les personnes diabtiques serait de 0,5 % 0,8 %1,15, tandis quaux tats-Unis, des rapports ont mentionn que quelque 85 % des amputations de membre infrieur dues au diabte commencent avec une ulcration du pied16,17.

    La mortalit suivant une amputation, qui aug-mente avec le degr de lamputation18, est com-prise entre 50 % et 68 % cinq ans, ce qui est comparable la plupart des tumeurs malignes, voire pire13,19 (Figure 1).

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    FIGURE 1 : Mortalit relative cinq ans (%) (adaptation de19)

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    Des statistiques aussi sombres ne sont pourtant pas une fatalit. Une prise en charge approprie et rigoureuse permet de retarder ou dviter la plupart des complications graves des UPD1.

    Daprs certains, il est possible dviter 85 % des amputations lorsquun protocole de soins efficace est adopt20. Malheureusement, une formation insuffisante, une valuation et des mth-odes de traitement non adaptes, une orientation inapprop

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