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THÉOPHILE-NARCISSE CHAUVEL, Une vraie nature Musée d’Art, Histoire et Archéologie d’Évreux Exposition-dossier du cabinet d’arts graphiques Du 19 octobre 2013 au 5 janvier 2014

Théophile-Narcisse Chauvel, Une vraie nature

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  • THOPHILE-NARCISSE CHAUVEL, Une vraie nature

    Muse dArt, Histoire et Archologie dvreux Exposition-dossier du cabinet darts graphiques

    Du 19 octobre 2013 au 5 janvier 2014

  • Thophile-Narcisse Chauvel (1831-1909) : un artiste pluriel

    UNE FORMATION ACADMIQUE LA PEINTURE DE PAYSAGE CHAUVEL accde une formation classique de peintre. Il entre dans latelier de Franois-Edouard PICOT (1789-1868) connu pour ses peintures caractres historiques, puis de Jean-Joseph-Franois BELLEL (1816-1898). Il dcouvre la fort de Fontainebleau en travaillant aux cts de Thodore CARUELLE dALIGNY (1798-1871), interprte classique du paysage mais qui enseigne ltude face au motif. En 1854, il entre lcole des Beaux Arts de Paris dans la section peinture. Il tente la mme anne le concours du Prix de Rome, sinscrivant dans la catgorie du paysage historique. Cette spcialit est dans la ligne des formules mises au point par Nicolas POUSSIN au XVIIme sicle : le paysage idalis sert de prtexte dcoratif un rcit historique, mythologique ou littraire. Il obtient la seconde place. Il essaie une nouvelle fois en 1857 et choue galement. Lintrt de Chauvel est cependant ailleurs. Sil intgre des personnages dans ses compositions, ce nest que pour les mettre au service dun rcit anecdotique, prfrant valoriser la reprsentation de la nature pour ce quelle est, dans sa stricte ralit.

    LA FORT DE FONTAINEBLEAU : UNE INPUISABLE SOURCE DINSPIRATION Rapidement, lartiste dlaisse lacadmisme du paysage historique pour les portraits darbres, disant sa proximit avec les peintres de Barbizon et son intimit profonde avec la nature place ds lors au centre de son inspiration cratrice. Au mme moment, il abandonne presque totalement la peinture - art alors considr comme le plus noble de tous - pour se consacrer au dessin et lestampe. Ses crations originales, ainsi que ses eaux fortes et lithographies dinterprtation duvres dartistes au premier rang desquels sont Thodore Rousseau (1812-1867) et Camille Corot (1796-1875), ont pour sujet de prdilection la fort de Fontainebleau que ces artistes majeurs de la gnration prcdente ont dcouvert dans la seconde moiti des annes 1830. CHAUVEL succombe limmersion dans la fort et le monde rural. Il stablit Marlotte, village pittoresque situ proximit de la fort de Fontainebleau. Il y trouve des scnes quil peut travailler sur le motif et sy rend frquemment, accompagn de son ami, le peintre et graveur Jules LAURENS (1825-1901). Il y dveloppe une sensibilit dans lobservation de la nature.

    UN GOT PRONONC POUR LA PHOTOGRAPHIE Dans le mme temps, curieux de sciences et de dcouvertes, lartiste sintresse la photographie (apparue en France en 1839), quil pratique lui-mme un peu en amateur et quil collectionne assidment tout au long de sa vie. Elle lui offre un important corpus de motifs propres nourrir son uvre.

    Ces photographies, relatives aux paysages, animaux et scnes de genre, destines rester dans lombre de latelier, clairent aujourdhui sa carrire dartiste et rvlent ainsi certains secrets de fabrication dimages. Cette collection est symptomatique des gots du XIXme sicle. Elle se regarde comme un fonds documentaire exposant une socit en pleine mutation : attrait pour le tourisme, les nouvelles technologies, les sciences, engouement pour la nature Les images choisies par CHAUVEL oscillent entre son got personnel et intime, et une approche professionnelle. Au XIXme sicle, nombreux sont les artistes saisir lintrt que peut leur procurer lutilisation de la photographie mais ils restent discrets sur cette pratique. En effet, certains artistes craignent alors de voir la photographie porter un coup fatal aux arts du multiple et de la reproduction que sont la gravure et la lithographie.

    CHAUVEL, MAITRE DE LESTAMPE CHAUVEL, en louvoyant du ct de lestampe, donne voir un remarquable talent dinterprte-graveur qui invite voir, sentir et comprendre luvre des autres. Cest le peintre LAURENS qui le recommande dautres peintres de lcole de Barbizon, notamment DUPR, pour reproduire leurs uvres sous la forme de gravure afin quelles soient diffuses au plus grand nombre. CHAUVEL se fait donc leur interprte. Son habilet lui offre un rapide succs dans le domaine de la reproduction. Il est rcompens au Salon de lAcadmie des Beaux-Arts de 1870 pour ses lithographies exposes, daprs Narcisse DIAZ de la PENA , Richard Parkes BONNINGTON et Thodore ROUSSEAU . Il sattache galement reproduire les uvres de Camille COROT, qui toute sa vie travaillera rattacher le genre du paysage la grande peinture, au travers de compositions idalises, influences par ses nombreux voyages en Italie, sans se cacher derrire des prtextes antiques, littraires ou historiques. En 1881, CHAUVEL hrite du surnom de graveur de Corot : son interprtation de La Saulaie dclenche lenthousiasme. Il obtient alors une mdaille dhonneur. Tous ceux qui ont connu le trs fin, le trs excellent Corot, sen vont se rptant que, si le matre revenait en ce monde, il se trouverait encore grandi, et de beaucoup, par le graveur qui limmortalise. Pntrant au plus profond du gnie du peintre, Chauvel lui a arrach ses plus rveuses aspirations, pour les fixer jamais dans le cuivre. P. Leroy, LArt, 1881 En dpit dune prsence constante au Salon, luvre personnelle de CHAUVEL ne rencontre pas le mme succs que ses gravures dinterprtation qui lui amnent tous les honneurs. Artiste distingu et respect au sein de sa profession et parmi les amateurs destampes, CHAUVEL est fait chevalier (1879) puis officier (1896) de la Lgion dHonneur en raison de ses succs au Salon des Artistes franais. Il fut nomm plusieurs fois membre du jury de ce mme salon dans la section de gravures et lithographies. Au dbut des annes 1890, il devient le directeur artistique de la revue LArt.

  • LES TECHNIQUES

    LE DESSIN Le terme dessin renvoie limage dun dessin autonome, tel que, depuis la Renaissance, il sest constitu. On parle aussi de dessin pour dsigner toute figure qui, sur un support, se trouve dtermine par un trac . Mais le mot sous-entend galement un acte complexe liant une activit mentale une expression manuelle type dactivit retenu par lactuel mot de dessein qui autrefois, avait le mme sens que celui de dessin. Pour ses dessins, CHAUVEL emploie de la pierre noire, du fusain , du graphite et de la craie blanche . Chacune de ces techniques possde des caractristiques picturales (surface, recouvrement, estompage, lavis) et graphiques.

    LESTAMPE dsigne le rsultat dimpression dune matrice sur une feuille de papier. Cette matrice peut tre une gravure (impression en creux par la pointe sche ou leau forte), une lithographie (le dessin imprim est sur la surface plane de la matrice, la pierre lithographique).

    LA GRAVURE Le terme de gravure dsigne la fois un ensemble de techniques qui consistent graver la surface dun support, et le rsultat obtenu en imprimant une matrice grave et encre sur une feuille. On utilise galement le terme de chalcographie : celui-ci dsigne tout dabord lart de graver sur cuivre et, par extension, toutes les techniques de gravure utilisant des planches, ou des matrices, de mtal. De mme, le terme est presque synonyme de taille-douce, qui regroupe tous les procds de gravure en creux. CHAUVEL emploie deux techniques de gravure : la technique dite de gravure directe de la planche mtallique (utilisant la pointe sche) et la technique de gravure indirecte de la planche grce un mordant acide (eau-forte, aquatinte, lavis). Les phases communes aux deux types de gravure sont lencrage et limpression. Ces diffrentes techniques de gravure sur mtal offrent des rsultats formels trs diffrents : la pointe sche sadapte mieux au rendu du dessin tandis que leau-forte convient trs bien aux effets picturaux. Leau-forte est la technique chalcographique favorite des peintres car elle offre une gamme extrmement riche de tonalits et donne lartiste une grande libert dans lexercice du trait. Leau-forte est traditionnellement ralise avec une pointe sche (outil en acier de la forme et de lpaisseur dune grosse aiguille). La planche de cuivre est recouverte dun vernis rsistant aux acides. Limage sobtient avec une pointe sche qui entaille le vernis et met nu le cuivre. Une fois la gravure termine, la planche est plonge dans un bain dacide nitrique, autrefois appel aqua fortis, qui corrodera les parties entailles. Aprs la morsure, le graveur enlve le vernis et passe la phase dencrage et de presse. Laquatinte, dite aussi gravure en manire de lavis , est un procd de gravure

    en taille-douce laide dun mordant, aux valeurs de clairs-obscurs comparables celles dun lavis. Laquatinte doit tre considre comme le dveloppement naturel de leau-forte, technique laquelle elle est souvent associe. La caractristique de laquatinte est le grainage de la planche qui sert obtenir limpression de surfaces encres et non de lignes.

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  • LA LITHOGRAPHIE Le terme lithographie drive du grec lithos, pierre, et graph, criture ; il est utilis au dbut du XIXme sicle pour dsigner une technique dimpression avec une matrice en pierre. Cest une technique dimpression plat. Le procd est rvolutionnaire, du point de vue technique, par rapport aux systmes traditionnels de gravure. Il permet la reproduction en plusieurs exemplaires dun dessin excut avec de lencre ou un crayon spcial sur une pierre calcaire soumise un traitement chimique afin que les matires grasses contenues dans lencre et dans le crayon se fixent dfinitivement sur la pierre. (Dfinitions extraites de Les techniques de lart, Flammarion, 1999)

    Les preuves graves et lithographies de CHAUVEL lont toujours t trs peu dexemplaires (on compte une quinzaine de lithographies). Cette raret a galement contribu leur valeur et au fait quelles taient trs apprcies. Sa grande technicit lui permet de rendre les dtails avec une grande minutie. Il va mme jusqu parvenir rendre compte fidlement de la touche des peintres dont il reproduit les uvres au sein de ses lithographies. Cette technique lui permet de restituer les emptement de la matire peinture, de transposer les correspondances de couleurs par des gradations de gris.

    LA PHOTOGRAPHIE Lhistoire de la photographie est antrieure son invention. En effet, c'est grce aux avances significatives de l'optique et de la photochimie, dans les sicles prcdents et en particulier aux XVIIme et XVIIIme sicles, que l'laboration d'un dispositif fiable d'enregistrement de la lumire est rendue possible au dbut du XIXme sicle. Analyse sous l'angle de l'volution technique, l'histoire de la photographie s'inscrit de manire cohrente dans le mouvement plus global des rvolutions industrielles, qui se traduisent par une acclration du progrs technique affectant les modes de production et de consommation. Le mot photographie semploie aux quatre coins de lEurope mais ce nest qu la fin des annes 1850 quil supplantera dfinitivement tous les autres et deviendra le terme gnrique finalement adopt. Auparavant on pouvait parler dhliographie avec N. NIPCE, de daguerrotype avec J.L.M. DAGUERRE, ou bien encore de dessin photognique de W.H.F. TALBOT D'une manire gnrale, la photographie peut tre dfinie comme un procd physico-chimique de production dune image de la ralit mettant en uvre un dispositif optique associ un matriau sensible la lumire. Elle a t rgulirement perfectionne afin de produire un grand nombre dimages partir dune seule prise. En commercialisant la pellicule souple en cellulod, Kodak a dmocratis lart de la photographie. Le numrique a rvolutionn la photographie : aucun procd chimique nintervient dans cette technique entirement informatique.

    Route de la buttes aux aires, pierre noire et craie blanche, 1896

    Charrue Fort de Fontainebleau, pierre noire, rehauts de craie blanche, 1896

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  • LA REPRESENTATION DU PAYSAGE

    UNE DEFINITION Le mot paysage est driv de pays avec le suffixe -age (1549). Par mtonymie, le mot dsigne ds le XVIme sicle lensemble du pays, le pays (1556). Avant la fin du sicle, il dsigne couramment ltendue de pays que lil peut embrasser dans son ensemble (1573) et cest cette valeur visuelle qui la emport. Le mot a pris la valeur figure de situation gnrale (le paysage politique, audiovisuel, aprs 1950).

    UN GENRE PICTURAL Cest un terme de peinture dsignant la reprsentation dun site gnralement champtre, puis le tableau lui-mme : Richelet (1680) signale que les peintres prononcent psage, la prononciation moderne tant alors rserve aux profanes. Dans lhistoire de la peinture europenne, le traitement du paysage comme thme pictural principal est une cration de la Renaissance (fin XVme dbut XVIme sicle : Mantegna, Drer, De Vinci, Bruegel) et doit beaucoup aux tudes cartographiques et lamplification de motifs lis aux attributs de la Vierge (plaine bien cultive, champ non labour, puits, pont, chteau, village, nuage). la fin du XVme sicle, les paysagistes hollandais sappuyant sur un rendu presque topographique, font preuve dune extrme prcision, incluant des notions de perspective linaire grce lusage de la camera obscura. Le paysage idal au XVIIme sicle est une recomposition en atelier de croquis raliss dj sur le motif. Nicolas Poussin ou Claude Gelle, dit Le Lorrain ralisent des paysages qui sont une interprtation, leur souci majeur ntant pas la restitution exacte de la nature, ils sintressent particulirement aux effets atmosphriques de la lumire, composent leurs tableaux partir dlments darchitecture se rfrant lantiquit, de figures humaines lies la littrature... Leurs paysages participent lanoblissement dun genre encore considr comme mineur. ces recherches de ralisme, sajoute au XVIIIme sicle le got pour le pittoresque et le romantisme dans le paysage. Les parcs et jardins deviennent alors le terrain de la fantaisie, du caprice, de lirrgulier avec lapparition des fabriques (une fabrique de jardin est un lment darchitecture ornemental qui vient ponctuer le parcours dun visiteur, marquer un point de vue pittoresque dans un jardin paysager. De forme diverse voire extravagante, elle peut voquer des lments architecturaux inspirs de lAntiquit, de la nature, de contres exotiques. Les premires fabriques apparaissent dans les jardins anglais du XVIIIme sicle.). Le spectacle grandiose de la nature (tempte, ruption), lesthtique des ruines et les vues de villes, vedute, composent lensemble des reprsentations de paysages pris lpoque. Au XIXme sicle, la nature devient un motif enfin peint pour lui-mme : les artistes qui engagent la reprsentation dans une nouvelle direction, trouvent dans le genre du paysage un moyen de se dtourner du grand genre , idalis ou historique.

    La nature est dcrite de faon minutieuse, elle perd peu peu toute forme de sentimentalit pour ouvrir la voie au paysage moderne de la fin du XIXme sicle et du dbut du XXme sicle.

    LCOLE DE BARBIZON Lcole de Barbizon sapplique une tape importante du paysage franais entre 1830 et 1860. La mcanisation et lessor de lindustrialisation des grandes villes poussent des peintres svader de la civilisation. Ils se retrouvent dans le petit hameau de Barbizon, la lisire de la fort de Fontainebleau et ralisent les premiers morceaux de nature de la peinture de paysage franaise. Ces artistes rompent avec la tradition du paysage historique et se rfrent au paysage hollandais du XVIIme sicle. Les uvres conservent lempreinte romantique par la charge motionnelle et certains lments visuels. Les paysagistes de lcole de Barbizon excutent des esquisses directement daprs nature et les transcrivent dans les toiles de petit format latelier. Lors de promenades, leur attention se porte sur les rochers, le sable et les arbres de la fort de Fontainebleau. La vie de la ferme, la campagne, la terre sensuelle et fconde leur inspirent des tableaux bucoliques. Les peintres de Barbizon rendent compte dune ambiance lumineuse vraie et des reflets phmres du soleil. Cependant, la palette reste traditionnellement base sur les valeurs des teintes du clair au sombre. Les bruns chargs de bitume dominent, ainsi que les jaunes et les verts sombres. Des paisseurs de pte colore accrochent les lumires et la touche libre traduit lmotion. ( in Les Mouvements dans la peinture, collection Comprendre et Reconnatre, ditions Larousse)

    LHISTOIRE DU PRIX DE ROME DE PEINTURE Institu en 1663 afin de slectionner les artistes qui seraient admis sjourner lAcadmie de France Rome, le concours tait divis en plusieurs catgories, sculpture, architecture, estampe, musique et peinture, cette dernire tant la plus prestigieuse. Sous la Rvolution, il passe sous la responsabilit dune section de lInstitut (la future Acadmie des beaux-arts ds 1803) et de son secrtaire perptuel qui choisissent les sujets et jugent les uvres. Les preuves sont ouvertes tout concurrent de sexe masculin (les femmes nobtiendront le droit de concourir quen 1903), clibataire, g de moins de trente ans et dj admis lcole des beaux-arts. Elles se droulent sur quelques semaines et en trois tapes. Durant la premire, les candidats doivent raliser une esquisse peinte lhuile dont le thme est toujours emprunt lhistoire biblique ou mythologique. lissue de cette preuve, les slectionns doivent faire une tude de nu, peinte lhuile en quatre sessions de sept heures. Enfin, pour les candidats restants, la troisime preuve consiste excuter une esquisse et une grande toile sur un sujet historique impos, isols durant soixante-douze heures dans une loge.

  • LE PARCOURS DE LEXPOSITION

    EN INTRODUCTION Toutes les uvres sont de Thophile-Narcisse CHAUVEL sauf mention contraire. Jules LAURENS Portrait de Thophile-Narcisse Chauvel, pierre noire, fusain et craie blanche sur papier, Carpentras Lycidas et Mris, huile sur toile Ensemble de trois documents relatifs au Second prix de Rome, Fondation Custodia Fontainebleau, plateau de la mare aux fes, huile sur papier Paysage, huile sur toile, Fondation Custodia Ancienne gare dAuteuil, huile sur toile, Fondation Custodia CHAUVEL ET LA PHOTOGRAPHIE Thophile-Narcisse CHAUVEL Toits et jardins, huile sur toile, Fondation Custodia Deux photographies de la chambre-atelier, Fondation Custodia Anonyme Laboureurs et carrioles aux chevaux, 1880, preuve sur papier albumin partir dun ngatif verre au glatino-bromure dargent, Muse dOrsay Anonyme Thophile Chauvel au pied dun arbre, fort de Fontainebleau, vers 1870, preuve sur papier albumin daprs un ngatif verre au collodion, Muse dOrsay Thophile-Narcisse CHAUVEL Chemin dans la fort, entre 1865 et 1900, preuve sur papier albumin daprs un ngatif verre au glatino-bromure dargent, Muse dOrsay Anonyme Deux paysannes dans une cour de ferme, avant 1878, preuve sur papier albumin partir dun ngatif verre au collodion, Muse dOrsay Constant Alexandre FAMIN La mare aux fes Fontainebleau, vers 1870, preuve sur papier albumin daprs un ngatif verre au collodion, Muse dOrsay

    CHAUVEL, FONTAINEBLEAU ET LA FIGURE DE LARBRE Toutes les uvres sont de Thophile-Narcisse CHAUVEL. Chemin entre deux arbres, fusain sur papier, Muse dvreux Ensemble de six croquis dalbum, graphite sur papier, Muse dvreux Parc de Neuilly fusain sur papier, Muse dvreux tude darbres, fusain sur papier, Muse dvreux Chemin et arbres, fusain et craie blanche sur papier, Muse dvreux Paysage, fusain, Muse dvreux Paysage, fusain et craie sur papier, Muse dvreux Fort de Fontainebleau, fusain sur papier, Muse dvreux Route de la butte aux aires, pierre noire et craie blanche sur papier, Muse dvreux Charrue Fort de Fontainebleau, pierre noire et craie blanche sur papier, Muse dvreux Paysage, aquarelle sur papier, Fondation Custodia Fort de Fontainebleau, dessin, Fondation Custodia Portrait darbre, dessin, Fondation Custodia Portrait darbre, dessin, Fondation Custodia Le plateau de la mare aux fes, dessin, Fondation Custodia

    GRAVURES ORIGINALES La monte Chaville, Muse dvreux Les biches au repos, Muse dvreux Chemin entre deux arbres, Muse dvreux

    GRAVURES DINTERPRTATION La Hutte, Muse dvreux Le chemin dtremp, Muse dvreux La moussire, Muse dvreux Labreuvoir, Muse dvreux La saulaie, Muse dvreux Le batelier, Muse dvreux

    Thophile-Narcisse CHAUVEL La Vanne, fusain et encre brune sur papier, Muse dvreux Composition aprs orage, fusain et encre brune sur papier, Muse dvreux

    Cette exposition prsente des uvres issues du fonds darts graphiques du muse, restaures cette anne, ainsi que des prts exceptionnels du Muse dOrsay, de la Fondation Custodia (collection Frits Lugt) et de la Bibliothque Inguimbertine (Carpentras).

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  • QUELQUES PISTES PEDAGOGIQUES

    LA REPRSENTATION DU PAYSAGE Activits dans lexposition - Peut-on classer les diffrents paysages reprsents dans lexposition? Par rapport ce quils montrent voir : paysages forestiers, ruraux Les lves connaissent-ils dautres typologies de paysage : urbain, maritime, montagnard, pastoral - Ces paysages sont-ils ralistes, proches du rel? Comment peut-on savoir sils ne sont pas composs par lartiste? Diffrencier avec les lves une reprsentation raliste ( qui cherche la ressemblance avec la ralit) et la ralit. - Pourquoi y a-t-il des photographies dans lexposition? Ont-elles pu servir de modle Chauvel? Expliquer la fonction des photographies, qui assurent un rle de bibliothque visuelle dans laquelle lartiste vient piocher des motifs pour ses peintures ou dessins.

    Activits en classe - Un paysage imaginaire raliste. Composer un paysage partir de diffrentes photographies de paysage ou de diffrents tableaux de paysage. On introduira les notions de profondeur, de plans dans limage. - Comment peut-on modifier un paysage? partir dune image, intervenir pour rendre rural un paysage urbain ou linverse. Ce travail plastique peut seffectuer manuellement ou en infographie (technique du photomontage). - La nature comme atelier : demander aux lves de reprsenter de mmoire un paysage (urbain ou rural) quils connaissent puis se rendre sur le lieu de ce paysage pour le reprsenter. Observer les diffrences et les ressemblances entre les deux reprsentations. Quapporte lobservation directe de la nature la reprsentation? -Paysage dhier/paysage daujourdhui : lobservation des paysages donne des indications sur les modes de vie des hommes, les modifications quils font parfois subir la nature. Retrouver partir dimages darchives de la commune les paysages aujourdhui. Chercher le mme point de vue pour prendre une photographie et observer les volutions du temps sur les deux photographies, linstar des campagnes photographiques mises en place par la DATAR (Amnagement du Territoire) depuis 1983.

    LE DESSIN Activits dans lexposition - Peut-on classer les paysages prsents dans lexposition en fonction de la technique employe par Chauvel? partir de ce tri, quelle serait la dfinition du dessin? - Rpertorier les diffrents outils et matriaux que Chauvel utilise : fusain, craie blanche, pierre noire, graphite, encre Quelles sont les particularits de chaque technique? Finesse ou paisseur du trait, estompage pour raliser des variations, des ombres, hachures - Est-ce que les dessins donnent limpression dtre termins? Quest-ce quun dessin termin? Certains sont appels croquis, tude ou esquisse. Comment sont traits les diffrents lments reprsents par lartiste? Rapidit dexcution, gestualit, peu de dtails Activits en classe - Observer les dessins de diffrents artistes, de Drer Dubuffet, par exemple. Relever les diffrentes manires de dessiner (variations et multiplication des traits

    jusquau trait unique de contour de choses observes). Dessiner un objet, toujours le mme, en variant les outils et les techniques. - Aller lessentiel : relever les lignes qui composent la reprsentation dun paysage (horizontales, verticales et obliques) et comparer avec le travail abstrait de Mondrian.

    LES ESTAMPES (gravures et lithographies) Activits dans lexposition - Peut-on diffrencier un dessin dune gravure? Une gravure est aussi dessine mais le premier dessin est grave dans une matrice qui peut ensuite tre reproduite plusieurs fois. Elle permettait la diffusion des images dans les journaux et les livres. De quelles autres techniques de reproduction la gravure est-elle lanctre? Activits en classe - Unicit ou multiplicit? Quels sont les modes de reproduction des images que les lves connaissent? La photocopie, le papier calque, la numrisation Expliquer succinctement le principe de la gravure et de la lithographie. Peut-on inventer aujourdhui un mode de reproduction des images? Les lves doivent chercher autour deux quels matriaux seraient susceptibles de recueillir une image ( ne pas confondre avec un motif) et de la multiplier : fabrication dune matrice (gomme, ponge, terre), encrage et reproduction.

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  • Observation des variations entre les diffrentes reproductions (variation de la quantit dencre ou de peinture, de la pression exerce, du papier qui reoit limpression). LA PHOTOGRAPHIE Activits dans lexposition - Observer les photographies prsentes dans lexposition. Pourquoi certaines dentre elles nont pas dauteur? Quel est le statut de ces photos au XIXme sicle? Peut-on retrouver des motifs prsents dans les photographies dans les uvres de Chauvel ? Activits en classe - La photographie est-elle une simple copie de la nature? Un critique de La Lumire, en 1860, crit : Le photographe doit chercher et choisir ce point bien plus que les peintres, car il na pas comme celui-ci la possibilit dajouter et de retrancher son tableau (). Indpendamment du choix du site, il faut encore que le photographe choisisse lheure laquelle le paysage sera le mieux clair, le jour o la nature sera la plus belle(). Photographier un lieu commun, banal, dj-vu, en le donnant voir dune manire originale : rflchir la slection des lments, la composition dans le cadre, au point de vue, la profondeur de champ... SITOGRAPHIE - www.histoire-image.org LHistoire par limage explore lHistoire de France travers les collections des muses et les documents d'archives. Page dossier sur le paysage franais. - www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/accueil.html Page du muse dOrsay proposant des commentaires sur les photographies conserves dans le fond du muse

    BIBLIOGRAPHIE - Les techniques de lart, Tout lart Encyclopdie, ditions Flammarion, 1999 - La Photographie au muse dOrsay, codition Skira/Flammarion et Muse dOrsay, 2008 - Dessins dEure et dAilleurs, collection du XIXe sicle au Muse dvreux, codition Ville dvreux/Muse dvreux, 2011 - Les mouvements dans la peinture, collection Comprendre et Reconnatre, ditions Larousse, 1999, - Histoire de lart du Moyen ge nos jours, collection Comprendre et Reconnatre, ditions Larousse, 2004

    MUSE DART, HISTOIRE ET ARCHOLOGIE 6 rue Charles Corbeau 27000 VREUX Accueil : 02 32 31 81 90 Fax : 02 32 31 81 99 www.evreux.fr Ouvert du mardi au dimanche de 10h 12h et de 14h 18h. Entre libre

    Pour venir visiter lexposition avec sa classe Rservation obligatoire pour toute visite auprs du service des publics au 02 32 31 81 96.

    Les visites guides Des visites accompagnes sont proposes par les mdiatrices du Service des publics et permettent de dcouvrir lexposition dans le cadre dun parcours guid et comment. Ces visites, adaptes au niveau des classes de la maternelle au lyce, sont gratuites. Les visites libres Des crneaux horaires sont galement disponibles pour visiter lexposition en autonomie avec sa classe.

    noter dans votre agenda ! 27/11/13 : Prsentation de lexposition temporaire Transferts, dernires acquisitions du FRAC Haute-Normandie (du 23 novembre 2013 au 26 janvier 2014) 18/12/13 : Prsentation de lexposition temporaire Grands dieux! Chefs-duvre de la statuaire antique ( du 14 dcembre 2013 au 23 mars 2014)

    Pour mmoire Retrouvez en ligne toute notre documentation pdagogique (dossiers sur les expositions, fiches Histoire des Arts, prsentation de parcours dans les collections) sur le site de lAcadmie de Rouen :Rubrique Espaces pdagogiques / Action culturelle / Les services ducatifs / Muse dvreux.

    Ce document a t ralis par Mme Elsa Decerle-Archer, P.C. Arts Plastiques responsable du Service ducatif du muse dArt, Histoire et Archologie dvreux,

    en collaboration avec le Service des Publics du Muse dArt, Histoire et Archologie dvreux. Octobre 2013