TRAIT‰ ‰L‰MENTAIRE - .relle n'est que l'©num©ration de propri©t©s de chu:-qUe corps naturel,
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  • 66

    TRAIT LMENTAIREDE MINRALOGI.E

    . .

    r.d N T lesprincipes du professeurWerner,,tonseiller des-mines deSaxe, rdig d'aprsplusieurs ouvrages allemands, augment desdedouvertes les plus modernes , etc.

    Par A. J.M., BnocHANT', ingnieur des mines , professeur

    :de minralogie 1. PEcol.e- des mines , etc. 2 vol. in-8.

    avec- tableau. A Paris, chez WILLIERS rue des Mathu-

    rins , n. 396.

    .c LE dsir de faire connatre , dit l'auteur,mthode minralogique de Werner, par celaseul qu'elle a acquis chez les trangers unetris-grande clbrit ; d'tablir , entre lesminralogistes Franais et ceux des autrespays , mie synonymie exacte que l'on n'a puavoir jusqu'ici, qu'on ne peut obtenir que

    D) par la nomencature qu'ils ont tous adopte,) est le seul motif qui m'a dtermin l'aire

    paratre cet ouvrage, et qui a pu. me persua-der qu'il ne serait pas inutile aux progrs de

    D) la minralogie.Le Cit. Brochant a compltement rempli son

    objet. Ayant tudi et discut avec discerne-ment tout ce qui avait t publi sur la m-thode minralogique de Werner , il connais-sait entirement la nomenclature de ce savant;et un minralogiste , form l'cole de Hayet de Dolomieu, pouvait bien exposer ses rap-

    TRAIT_ LiMENTAIRE, etc. . 67ports avec celle qui est adopte en France, ettablir ainsi une synonymie parfaite. L'utilitde son ouvrage ne saurait tre rvoque endoute ; c'est sur-tout la communication et l'-changedes connaissances-, qui contribuent auxprogrs des sciences ; si le Trait du Cit. Bro-chant servait Lire connatre en France unemthode gnralement adopte aujourd'hui parles trangers avait encore l'avantage de pr-senter ceux-ci tes principaux rsultats desdcouvertes minralogiques du Cit. Haiiv: -Enles incorporant la mthode .qu'ils connais-saient dj , l'auteur les prparait en quelquesorte en voir l'ensemble et les dtails dans leTrait que ce savant allait publier.

    Nous allons rapporter succinctement le con-tenu de l'ouvrage, en commenant par jeterun coup-d'oeil sur la mthode de Werner, tellequ'elle y est expose.

    La minralogie est pour --le professeur deFreiberg, la partie de l'histoire-naturelle , quiembrasse l'ensemble de toutes nos connais-sances sur les substances minrales : elle doitdonc traiter des minraux considrs sous tousles rapports.

    Or, on peut rechercher dans un minral10. Toutes les proprits, tous les caractres

    qu'il prsente nos sens dans son tat naturel.2. Les dtails de sa composition (chimique),

    qui est le principe de toutes ses proprits, etles phnomnes qu'il manifeste lorsqu'on lesoumet aux oprations de la chimie.

    3. Les circonstances de son gissement, c'est--dire , que , le considrant comme portion dela masse solide du globe terrestre , on peut

    E

  • 63 TitAITE ftEMESTAIREobserver la nature de son gte ( couche filon

    etc. ) , quelles sont les substances qui l'accom-

    pagnent communment , etc.4e. Les pays o on le trouve ordinairement.50. Enfin', les usages auxquels l'homme l'env,

    ploie.Ces cinq manires d'envisager les minraux

    ont port Werner diviser la minralogie enCinq branches ,,auxquelles il a donn les noms

    d' Orictognosie (connaissan.ce- de minraux)

    de Minralogie chimique, de G-4ogno'sie ( con-naissance de la terre ) , de Minralogie go-graphique et de Minralogie conomique.

    CCL'orictognosie est, comme on le voit , la

    partie principale de la minralogie , puis-

    )) qu'elle est ncessairement le fondementde

    D, toutes les autres : c'est elle_ qui fait l'objet

    principal de ce Trait . Mais si les diversessciences sont troitement lies les unes auxautres, plus forte raison les branches d'unemme science ; aussi l'auteur , en suivant lamthode que Werner pratique dans ses coursd'orictognosie , aprs avoir considr un min-ral dans tous ses dtails orictognostiquesajoute ce que les autres branches de la minra-logie apprennent de plus intressant son su-jet ; et ces additions l'autorisaient bien. inti-tuler son ouvrage Trait de Minralogie.

    Werner a donc -Considr, dans Porictogno-sie , toutes les proprits qu'un. minral nousprsente dans son tat naturel; il a examin,avec un soin scrupuleux, toutes les diversesmanires dont une substance minrale pouvaitaffecter nos sens, c'est--dire, tout ce qu'unexamen attentif pouvait nous 'hire dcouvrir

    111INRALOGIE.en elle de proprits ,non-seulement de ces ca-ractresqui en composent le fcies, mais en-core de ceux de sa fracture (Son intrieur ).expose ( pour chaque minral ) ces caractrestoujours dans le mme ordre ; et cet ordre estcelui dans lequel ils s'offrent nous lorsquenous considrons le corps: ainsi il s'arrte suc-cessivement sur les particularits de la couleur,sur celles d la forme- ( rgulire ou irrgulire),sur la nature et l'intensit de l'clat, sur lescirconstances de la cassure, sur la forme desfragmens (i) , sur la transparence , sur la tna-cit, sur la duret, sur la -iesanteur,, etc.

    Mais lorsqu'il s'agit de dcrire mie espce,qui est une collection' de varits (diffrentes),alors ce n'est plus une couleur, une ftrme ,unesorte de cassure, etc-. mais une srie de cou-leurs , une.srie de formes, etc. qu'il faut as-signer. Werner s'arrte aux termes principaux

    (1) Cette forme , lorsqu'elle est reprsentecelle de la molcule intgrante des minraux. oici commeWerner s'exprime ce sujet, la fin du . 16o d'un ou-vrage ( Trait des caractres extrieurs de minrazix.Lipsig '1774 ) , publi en langue allemande il y a 3o ans(-je traduis trs-littralement ). c, Quant ce qui est de lan cause de ces diffrentes formes de fragmens , je croisD) qu'elle provient toujours de la forme des plus petites mo-n lcules ( intgrantes) , dont l'assemblage compose le mi-n nral : ces molcules ont , selon toute apparence , dans chaque espce ( de fragraens ), la mine forme que cellen-que les fragmens montrent en grand. Dans, les premires

    fermes , les trois rgulires ( cube , rhombe, ttradre),n on peut le soutenir presque avec certitude cc. J'observeraique ce grand minralogiste n'avait que 22 ans lorsqu'il cri-

    -vait ceci et que depuis il a plus -amplement.dvelopp sesides ce sujet, et qu'il a rais le prisme au"nornbre des mo-

    E 3

  • 70 TRAIT LIVIENTAIRE

    de ces sries ; il indique la manire dont USpassent les uns aux autres , et par des adverbesde frquence (sorivent , communment , trs-rarement , etc. ) il dit quels sont ceux de cestermes que nous avons trouv , au moins jus-qu'ici, plus ou moins frquemment ; de sorteque chacune de ces descriptions est vraimentl'histoire ( naturelle ) de l'espce minrale , quien est l'objet.

    A prs les caractres dont nous venons deparler , et que Werner appelle caractres ex-lrieurs , ce minralogiste fait mention d'uneautre sorte de caractre physique , qui com-prend l'lectricit et le magntisme ; puis ilpasse aux caractres chimiques et aux partiesconstituantes : il donne ensuite quelques d-tails sur le gissement et sur les lieux o setrouve communment le minral dont il traite;enfin, il termine par dire quels sont les princi-paux usages auxquels on l'emploie.

    Peut tre cette manire de traiter la minra-logie ,_ et sur-tout ces descriptions orictognos-tiques , paratront-elles sches et monotones.

    lcules intgrantes.. Au reste , si ce Tv-erner connais-sait depuis long-tems la forme des -molcules intgran-tes, si elle le guidait dans la dtermination des espcesle Cit. Hay n'en a pas moins, exclusivement tout autre,le mrite d'avoir trouv, l'aide des combinaisons infail-libles de la ,gomtrie , la manire dont ces molcules pou-vaient tre assembles pour produire toutes les formes queprsentent les divers cristaux d'une mme espce de min-raux ; d'avoir dtermin plus exactement, et dans un plusgrand nombre de substances, la forme de la molcule ; d'a-voir assign le rapport entre ses dimensions ; et d'avoir faitservir ce caractre , avec plus de prcision, la dterrai--nation de l'espce en minralogie.

    n MINIIALOGI.E.'Qu'on nous permette de le dire, l'histoire-natu-relle n'est que l'numration de proprits de chu:-qUe corps naturel, considr en lui-- mme. Lemeilleur trait sur cette science sera celui oitaprs que les corps auront t disposs dans un.ordre convenable, leurs proprits seront expo-ses de la manire la plus mthodique, la plusconcise, et avec des termes dont on aura fix lesens de la manire la plus prcise. C'est en suivantcette marche que Linn est parvenu faire un li-vre d'histoire naturelle ( Systenza naturae), quia servi de modle une crrande partie des natu-ralistes qui ont crit apres ; et c'est avec jus-tesse que le Cit. Brochant remarque cc que le treii,_)) t des caractres extrieurs de Werner tait peur la minralogie ce que la Philosophia ho-)) tazzica de Linn tait pour la botanique.

    Exposer la mthode de Werner, c'est direquel est l'ordre et le contenu de l'ouvrage quenous annonons.

    Son auteur a commenc par donner une ana-lyse trs-claire de cette mthode. Il a ensuiteparcouru les divers caractres de minraux : ilen a dress des tableaux qui en montrent l'en-semble; cette exposition des caractres est suivied'un tableau de la classification des minraux.du professeur 1;12 erner. Aprs ces prliminaires,il traite successivement de chaque minral ; ilcommence par rapporter les noms qui lui ontt donns par les plus clbres minralogistes;ensuite il le considre sous divers points devue, et soudivise ce qu'il en dit en articles in-tituls caractres extrieurs, caractres physignes, caractres chimiques , parties consti-tuantes., gissement et localits , -usages.

    E

  • TRAITQuoique le fond de ces articles soit pris dans

    les c,nvrages publis chez l'tranger , d'aprs-la methode de Werner, le Cit. Brochant y aajout quelques-unes de ses observations , et ila eu souvent occasion de relever, d'Une ma-nire aussi judicieuse que modeste, les erreursdans lesquelles les rdacteurs dq, ces ouvragestaient tombs. Il a, en outre, mis profitles travaux de plusieurs autres sa