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Vie chrétienne et Vie spirituelle

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Vie chrétienne et Vie spirituelle

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BIBLIOTHÈQUE CATHOLIQUE DES SCIENCES RELIGIEUSES

vie chrétienne et

vie spirituelle Introduction

à l'étude de la théologie ascétique et mystique

par Y.-E. MASSON, o. p.

L IB R A I R I E BLOUD & GAY

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IL A ÉTÉ TIRÉ DE CET OUVRAGE 20 EXEM- PLAIRES MARQUÉS DE A à T, HORS COMMERCE, ET 400 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 à 400 SUR VÉLIN ALFA RUYSDAÊL POUR LES SOUS- CRIPTEURS DE LA BIBLIOTHÈQUE CATHOLIQUE DES SCIENCES RELIGIEUSES. CE TIRAGE SPÉ-

CIAL CONSTITUE L'ÉDITION ORIGINALE.

IL A ÉTÉ TIRÉ EN OUTRE 400 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS DE 1 à 400 SUR BOUFFANT BIBLIO

DES PAPETERIES DE FRANCE.

NIHIL OBSTAT F. Laurentius Larobe

S. Th. LECTOR. IMPRIMI POTEST

In F. REGIS GEREST O. P. T. Prior prov.

4 Jannarii 1929. IMPRIMATUR

Lugduni 6 jannarii 1929 F. LAVALLÉE.

v. g.

Copyright by Bloud et Gay, 1929. Ce volume est le 23e volume paru dans la

Bibliothèque Catholique des Sciences Religieuses.

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Vie chrétienne et Vie spirituelle

PRÉFACE

O N a beaucoup écrit, ces dernières années, sur le sujet que nous abordons ici. Des travaux d'ensemble et des études de détail ont envisagé la vie spirituelle sous ses

multiples aspects; en des discussions qui ont eu du retentisse- ment, des théologiens connus se sont même efforcés de proje- ter de la lumière en certains coins que les écrivains du passé avaient laissé dans l'ombre.

Les pages que nous offrons aux lecteurs de la « Bibliothèque catholique des Sciences religieuses », n'ont pas été inspirées par des préoccupations de ce genre; ce livre n'est pas un livre de controverse. Il veut, au contraire, garder et refléter la sérénité et la paix qui caractérisent la vie spirituelle dont il parle.

Nous n'avons pourtant pas voulu écrire un nouveau Traité de Théologie ascétique et mystique : les porportions de l'ou- vrage ne nous permettaient pas d'embrasser une matière si vaste, et nos prétentions sont plus modestes. Elles se bornent à donner une simple et courte Introduction. Nous avons voulu grouper, en une vue synthétique, un ensemble de questions dont la connaissance préalable paraît s'imposer à quiconque veut aborder avec fruit l'étude de la théologie ascétique et mystique.

On doit, en toute science, commencer par définir et déter- miner. La théologie ascétique et mystique a un objet qui lui est propre elle traite de la vie spirituelle ou de la perfection. Qu'est cette vie? Quels sont ses lois et le rythme de son déve- loppement?

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De plus, cette perfection, il s'agit de la réaliser. L'âme en est évidemment l'artisan, mais pas le seul, ni même le princi- pal : livrée à elle-même, elle est impuissante en ce domaine surnaturel qui se dérobe à ses recherches et échappe à ses prises. Qui l'y introduira et l'y maintiendra? Dès lors se pose la question de la coopération divine dans la naissance et la croissance de notre vie spirituelle.

Nous avons pensé qu'il serait utile de grouper en quelques chapitres les réponses qu'appellent tous ces points d'interro- gation, et qui constitueront comme une sorte de théorie géné- rale de la vie spirituelle. Les notions que nous allons exposer se rencontrent d'ordinaire éparses dans les traités d'ascétique et de mystique, ce qui empêche d'en saisir le lien. Juxtapo- sées, ou mieux, coordonnées, elles ressortiront davantage, éveilleront plus fortement l'attention et se graveront plus aisé- ment dans la mémoire.

Mais on voit aussi par là qu'il ne faut pas s'attendre à trou- ver ici du nouveau ou de l'original. La plupart des questions que nous abordons ont déjà attiré l'attention des théologiens qui en ont donné des études très complètes et parfois très poussées. Nous avons utilisé ces études, en nous efforçant de reproduire fidèlement et de synthétiser la doctrine communé- ment admise. Des références nombreuses indiqueront les sources auxquelles pourront se reporter les lecteurs désireux de plus amples développements.

La vie spirituelle étant la perfection de la vie chrétienne, nous définirons d'abord celle-ci et nous déterminerons son organisme. Nous aurons alors à dégager la notion exacte de la vie spirituelle dont nous étudierons les lois et le développe- ment (1 partie). Ensuite, sous le titre général d'artisans de la vie spirituelle, nous examinerons successivement la place qu'y tiennent Dieu, Jésus-Christ, la Vierge Marie et le Saint- Esprit; et nous terminerons par un aperçu rapide de la direc- tion, principal auxiliaire de l'âme dans sa marche vers la per- fection (2e partie).

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PRÉLIMINAIRES

OBJET DE LA THÉOLOGIE ASCÉTIQUE ET MYSTIQUE

D ANS son sens le plus général la théologie c'est la science de Dieu et, par extension, de tout ce qui a rapport à Dieu.

Elle est dite théologie naturelle ou théodicée, si elle étudie et connaît Dieu à la seule lumière de la raison naturelle; on l'appelle théologie surnaturelle, quand elle procède de la révé- lation, en scrute le contenu et déduit ou tire les conséquences des vérités de foi

La théologie surnaturelle se subdivise à son tour en théolo- gie dogmatique et en théologie morale. La première porte sur les mystères révélés, les sacrements, la vie future ; la seconde traite des actes humains, des préceptes et des conseils, de la grâce, des vertus chrétiennes, des dons du Saint-Esprit; en un mot, de tous les principes ordonnés à la fin surnaturelle que la foi fait connaître.

Mais ce ne sont pas là deux sciences distinctes, étrangères l'une à l'autre, sans rapports ou traits d'union. La théologie ou science sacrée est une science absolument une, éminemment spéculative et pratique, — plus spéculative que pratique ce- pendant — ; comme la science même de Dieu dont elle dérive

1. Notre théologie de la terre n'a pas en elle-même ses principes. Elle les puise dans la théologie bienheureuse, c'est-à-dire dans la science que Dieu a de Lui-même et que les Saints ont de Dieu, principes qui lui sont communi-

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Il y a manifestement dans la théologie morale telle que nous venons de la définir les principes nécessaires pour conduire les âmes à la plus haute sainteté, et la théologie ascétique et mys- tique n'est pas autre chose que l'application de cette grande théologie morale à la direction des âmes vers une union tou- jours plus intime avec Dieu. Elle suppose ce qu'enseigne la doctrine sacrée sur la nature et les propriétés des vertus chré- tiennes et des dons du Saint-Esprit, et elle étudie les lois et les conditions de leur progrès en vue de la perfection.

Pour cette étude « elle fait converger toutes les lumières de la théologie dogmatique et morale dont elle est l'application la plus élevée et le couronnement. Et ainsi s'achève le cycle formé par les différentes parties de la théologie, dont la par- faite unité apparaît de plus en plus »

Cette notion répond parfaitement au sens courant et à l'étymologie des mots ascétique et mystique.

La théologie ascétique ou science de l'ascèse (d'un mot grec déjà employé par les Pères des premiers siècles, pour signifier les efforts et la lutte de l'âme chrétienne, contre tout ce qui s'oppose en elle et autour d'elle, à la pratique de la vertu ou de la perfection chrétienne), n'est pas autre chose que la science théologique qui a pour but de diriger les âmes dans la lutte contre le péché et dans le progrès de la vertu. La théolo- gie mystique, elle, comme l'indique son nom, traite de choses plus cachées et mystérieuses; de l'union intime de l'âme avec Dieu; des phénomènes transitoires qui accompagnent cer- tains degrés de cette union, comme l'extase; enfin des grâces proprement extraordinaires, comme les visions et les révé- lations privées. qués par la Révélation. C'est pourquoi nous disons que notre théologie de la terre est une science subalterne par rapport à la théologie du ciel. Nul mieux que saint Thomas n'a montré l'unité organique qui règne dans

la science théologique. Cfr. P. Pègues. La Somme en forme de catéchisme pour tous les fidèles, petite introduction, p. XIX et suiv.

1. P. Garrigou-Lagrange. Perfection chrétienne et contemplation, t. I, p. 3 1 édition.

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A l'aide de ces définitions il est facile de déterminer exacte - ment l' objet de la théologie ascétique et mystique ; c'est la per- fection chrétienne, l'union à Dieu, la contemplation qu'elle suppose, les moyens ordinaires qui y conduisent et les secours extraordinaires qui la favorisent. Elle est donc,en définitive, la science qui a pour but de conduire l'âme par la voie de la perfection jusqu'à l'union des parfaits avec Dieu

Mais parler de perfection et de parfait c'est supposer quelque chose qui est apte à être perfectionné; ici, un état d'âme qui sert, en quelque sorte, de point de départ à tout le travail de perfectionnement qui constitue la vie ascétique et mystique, ou, d'un mot, la vie spirituelle. Ce point de départ, cet état d'âme primitif, c'est la vie chrétienne, dont ne se distingue la vie spirituelle que par une perfection plus grande.

Or, la vie chrétienne est essentiellement basée sur le sacri- fice : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce lui-même qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. » « Qui- conque ne porte pas sa croix et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. » Inutile dès lors de songer à une vie chrétienne qui s'inspirerait vaguement de la pensée du Christ, mais ne s'efforcerait pas d'en imiter les exemples.

La perfection de la vie chrétienne, c'est-à-dire la vie spiri- tuelle, consistera dans la perfection de cette imitation.

Est-elle impossible? Non. Difficile? Pas davantage, bien qu'elle le paraisse au premier abord. Elle est, en effet, l'expres- sion de la volonté de Dieu sur nos âmes, et Dieu ne commande rien d'impossible, ni, ce qui revient presque au même, de très difficile. « Vous avez appris de nous, écrivait saint Paul aux Thessaloniciens, comment il faut se conduire pour plaire à Dieu... Marchez donc de progrès en progrès. Vous con- naissez en effet les préceptes que nous vous avons donnés de la part du Seigneur Jésus. Car ce que Dieu veut c'est votre sanctification. » (I Thess., IV, 1-3)

Notre sanctification, tel est l'ordre du Seigneur, et c'est à

1. Cfr. P. Garrigou-Lagrange, op. cit., p. 1 -6.

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tous que l'Apôtre commande de marcher de progrès en pro- grès dans cette voie de la sainteté. Dès lors ce but ne peut être regardé comme une cime trop élevée que pourront seules atteindre les âmes privilégiées. Le Seigneur est sur cette cime; de là il appelle tout le monde : Venite ad me omnes. Et nous pouvons appliquer à cet appel ce que dit sainte Thérèse de la contemplation : « Songez que le Seigneur invite tout le monde. Il est la vérité même, donc la chose est hors de doute. Si le festin n'était pas général il ne nous appellerait pas tous. Et cependant il dit sans restriction : « Venez tous » (Chem. de la perfect., ch. XX, trad. Bouix).

« De fait, la vie spirituelle est parfaitement homogène. Elle naît, elle croît, elle se développe et s'affirme par des caractères distinctifs, sans doute, à chacune de ses étapes, mais elle laisse toujours observer le même germe divin de la grâce. Dans le début, ce germe surnaturel féconde l'âme, il y introduit les vertus infuses et les dons du Saint-Esprit ; l'âme est alors plus apte à recevoir et à utiliser les illuminations et les inspirations divines, elle produit des fruits spirituels savoureux particu- lièrement agréables à Dieu, elle est ainsi amenée à jouir des délices divines dans la contemplation mystique »

1. Meynard-Gerest. Traité de la vie intérieure, préface, VII.

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PREMIÈRE PARTIE

LA VIE CHRETIENNE ET LA VIE SPIRITUELLE,

PERFECTION DE LA VIE CHRETIENNE

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CHAPITRE PREMIER

LA VIE CHRÉTIENNE

I. Nature de la vie chrétienne : communication de la vie divine; vie éternelle commencée. — II. Organisme de la vie chrétienne : (a son principe, la grâce ; b) ses facultés, les vertus infuses et les dons du Saint- Esprit.

I. — Nature de la vie chrétienne.

o N la définit : la vie de Dieu en nous. Cette définition est exacte pourvu qu'on en exclue toute trace de pan- théisme.

La vie chrétienne, écrit le R. P. Gardeil , c est la vie divine, c'est-à-dire la vie que Dieu lui-même vit, communiquée à l'homme, adaptée à ses facultés, vécue enfin vitalement par lui, comme telle, c'est-à-dire comme divine.

Mais qu'est cette vie intime de Dieu qui nous est commu- niquée? Bien que tout soit un en Dieu, sauf la distinction qui provient de l'opposition des relations, nous pouvons, nous qui sommes incapables de saisir et de dire la parfaite unité de Dieu, considérer sa vie sous des aspects divers. C'est ainsi qu'il y a la vie de Dieu créateur, la vie de Dieu conservateur et légis-

1. Cfr. Vie Spirituelle, novembre 1919. Nous y renvoyons pour tout ce chapitre.

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lateur. Ce n'est évidemment aucune de ces vies qui nous est communiquée, mais une vie plus intime, plus profonde, la vie de Dieu en lui-même, cette vie qui est sa béatitude, c'est- à-dire sa vie d'être parfait. En lui la perfection est éternelle- ment rendue à son terme. Il trouve donc en lui-même comme dans sa source, le Bien parfait, et il n'a qu'à se contempler d'une vue adéquate, et à s'aimer d'un amour infini pour être heureux. Cette béatitude de la contemplation et de l'amour de lui-même, c'est sa vie 1

Ce n'est pas toute sa vie ; car, en Dieu, la connaissance et l'amour sont féconds, et le terme de cette fécondité c'est le mystère de la Sainte Trinité ou le mystère de la vie intime de Dieu, tel que nous l'a révélé Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dieu contemple de toute éternité sa souveraine perfection, et en se contemplant il engendre son Fils; de toute éternité le Fils contemple la perfection du Père. Et le Fils et le Père s'aiment infiniment de toute éternité. Et dans cet acte d'amour mutuel, selon la loi de fécondité qui est la loi de la vie par- faite, jaillit comme son fruit la troisième personne de la Sainte Trinité, le Saint-Esprit. Et l'Esprit contemple et aime le Père et le Fils; et dans cette société de connaissance et d'amour de l'infiniment Parfait, le Père, le Fils et l'Esprit Saint sont infiniment heureux.

Telle est la vie intime, la vie profonde de Dieu.

COMMUNICATION DE LA VIE DIVINE. — Cette vie, Dieu daigne la communiquer à la créature apte à la recevoir, c'est-à-dire à la créature douée de connaissance et d'amour, capable de prendre conscience de l'infiniment Parfait et de goûter les attraits du Souverain Bien; donc à l'ange et à l'homme.

Mais cette communication il la fait en quelque sorte pro gressivement; elle se réalise à deux degrés. Au degré supé- rieur, c'est la vie bienheureuse, la vie éternelle dans son plein

1. Saint Thomas définit la béatitude ou le bonheur ; le bien parfait d 'une nature intellectuelle (Sum. Théol., I P., qu. XXVI, a. 1).

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épanouissement; au degré inférieur, c'est la vie chrétienne. La vie chrétienne n'est, en somme, que l'apprentissage de

la vie bienheureuse, la vie éternelle commencée et atténuée. « Celui qui croit en moi a la vie éternelle ; » (Joan, III, 36; V, 24; VI, 40, 47; VI, 55) non seulement il l'aura plus tard s'il persévère, mais il l'a déjà en un certain sens, car la vie de la grâce, dès ici-bas, est le commencement de la vie éternelle inchoatio vitœ œternœ. C'est ce qu'enseigne saint Thomas dans le commentaire de saint Jean, VI, 47 1 « Le Christ est en nous d'une double façon : dans notre intelligence par la foi, et dans notre cœur par la charité qui informe la foi. Celui donc qui croit au Christ de telle sorte qu'il tend à Lui, le possède dans son cœur et dans son intelligence. Si nous ajou- tons que le Christ est la vie éternelle, (I Joan, V, 20; Joan, 1,4) nous pouvons conclure que quiconque croit au Christ a la vie éternelle; il la possède dans sa cause et en espérance. »

Parlant de la grâce, saint Thomas dit encore : « La grâce n'est pas autre chose qu'un certain commencement de la gloire en nous 2 » Et de même que le germe ne peut se définir que par la plante qui sortira de lui, ou l'aurore que par le jour qu'elle annonce, ainsi la vie de la grâce ne peut se concevoir qu'en considérant d'abord la gloire dont elle est le germe : gratia est semen gloriœ .

C'est pourquoi avant de dire ce qu'est la vie chrétienne, nous devons dire ce qu'est la vie bienheureuse et éternelle dont elle est le prélude.

A. La vie bienheureuse, c 'est-à-dire la vie éternelle dans son plein épanouissement. — Saint Jean la caractérise ainsi : « Mes bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce

1. Comm. in Joan VI, 47 ; Amen, amen dico vobis ; qui credit in me, habet vitam œternam.

2. Sum. théol., II I I qu. 24, a. 3, ad 2 um;cfr. I I I 69, a. 2.

D e Verit., qu. 14, a. 2. 3. Garrigou-Lagrange, op. cit., I, 132.

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que nous serons un jour, n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que lorsque cet état futur se manifestera, nous serons semblables à Lui, car nous verrons Dieu tel qu'il est. » (I Joan, III, 2) Saint Paul ajoute : « Maintenant nous voyons (Dieu) dans un miroir et en énigme (c'est-à-dire d'une ma- nière obscure) mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme je suis connu. » (I Cor., XIII, 12). Ce qui veut dire que nous verrons Dieu immédiatement, sans voile ni intermédiaire, tel qu'il est en lui-même « dans la lumière inaccessible où il habite ». (I Tim., VI, 16).

S'appuyant sur ces textes si clairs de la Sainte Ecriture, le pape Benoît XII a défini qu' «au ciel les âmes des bienheureux ont de l'essence divine une vision intuitive et faciale sans l'in- termédiaire d'aucune créature préalablement connue : la divine essence se montre immédiatement à découvert, dans une parfaite clarté : ces âmes bienheureuses en jouissent incessamment et pour toujours 1 »

Cela signifie que l'objet même de la vie intime de Dieu est devenu l'objet de la vie des bienheureux; ils connaissent et aiment Dieu comme il se connaît et s'aime lui-même, tel qu'il est. Ils le voient et, par cette vision, ils se l'assimilent dans son essence, donc dans la perfection de son essence; et aussi dans sa vie intime de Père, Fils et Saint-Esprit.

Sans doute ils ne comprennent pas Dieu, car seul l'infini peut comprendre l'infini, et l'intelligence toute béatifiée qu'elle soit demeure toujours finie; mais ils le voient, comme l'a défini l'Eglise, sans aucun intermédiaire, mieux même que nous ne voyons ici-bas, avec nos yeux de chair, les personnes avec qui nous parlons. Si bien que l'horizon de leur vie intel- lectuelle est exactement le même que celui de Dieu bienheu- reux.

Cette puissance pénétrante et cette étendue du regard des bienheureux s'expliquent par la lumière de gloire, qui n 'est

1. Constit. Benedictus Deus, 29 janvier 1336. Denz., n° 530.

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autre chose que la participation, la communication faite aux élus par Dieu de sa propre lumière intellectuelle : « C'est dans ta lumière que nous verrons la lumière 1 »

Voilà pour la vision. L'amour vibre à l'unisson et , avec l'amour, la joie. Déjà le

reflet des perfections divines que nous renvoient les créatures nous enchante, nous enthousiasme; que sera-ce quand nous verrons Dieu, l'exemplaire parfait de toutes les perfections? Comment dire toute la joie et tout l'amour qui, à ce spectacle, rejaillira dans l'âme béatifiée? « Je serai rassasié lorsque ta gloire apparaîtra. » (Ps., XVI, 15) Ce sera un amour fait d'ad- miration, de respect, de reconnaissance et surtout d'amitié, avec une simplicité et une profondeur d'intimité qu'aucune affection humaine ne peut avoir.

Mais, alors que pour la vision, Dieu devait intervenir pour illuminer le regard du bienheureux de sa propre lumière, ici, pour l'amour, cette intervention ne sera pas nécessaire. Déjà sur la terre le bienheureux possède l'amour divin; il le suit au ciel, le même identiquement, puisque la charité ne meurt pas. Elle devient plus intense, plus béatifiante, c'est vrai; mais c'est la seule différence.

Ce n'est pas encore tout. Semblable à Dieu,le bienheureux le voit et l'aime, il entre dans son intimité. Il pénètre plus loin : il participe à la vie même de la Trinité, devient en quel- que sorte son associé actif. Par sa vue de l'essence divine, il s associe vitalement à la génération du Verbe, puisque la réalité que rencontre son acte de connaître, c'est Dieu lui-même. Par son amour il s'associe vitalement à la procession du Saint- Esprit, car la réalité qu'enserre son acte d'amour, c'est le Bien Souverain, c'est-à-dire encore Dieu, mais Dieu comme terme de l' amour. Ce qui veut dire que dans les bienheureux le Père engendre son Verbe, le Père et le Fils en eux spirent l'Amour. La charité les assimile au Saint-Esprit, la vision béatifique

1. Sur la perfection et les privilèges de la vision bienheureuse, cfr. Garrigou- Lagrange, op. cit., p. 134-135.

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les rend semblables au Verbe qui les assimile au Père dont il est l'image. En chacun d'eux la Trinité connue et aimée habite comme en un tabernacle vivant : si bien qu'en définitive les élus sont vraiment de la famille de Dieu et, plongés en lui, ils vivent à la lettre, dans leur plan de créatures, la vie divine.

Il est évident que cette vie n'est possible que si Dieu déifie en quelque sorte les bienheureux dans leur âme même. Déjà dans l'ordre naturel, l'homme n'est capable de connaissance intellectuelle et d'un amour éclairé supérieur à l'amour sen- sible que parce qu'il a une âme spirituelle; de même nous ne serons capables d'une connaissance divine et d'un amour surnaturel que si nous avons reçu une participation de la nature même de Dieu; que si notre âme a été en un sens déifiée ou transformée en Dieu, comme le fer plongé dans le feu se transforme pour ainsi dire en feu, sans cesser d'être du fer.

Il en est ainsi. Par pure bonté Dieu a fait de nous ses enfants adoptifs, selon une filiation très réelle, qui nous fait vraiment participer à sa nature divine, à sa vie intime. « Cette filiation enseigne saint Thomas, est ainsi réellement une similitude, une ressemblance participée de la filiation éternelle du Verbe « Voyez, dit saint Jean, quel amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu, et que nous le soyons en effet!» (I Joan, 111, 1) Nous sommes « nés de Dieu », (Joan, 1,28) « participants de la nature divine », (II Petr., 1, 144) car, « ceux qu'il a connus d'avance, Dieu les a aussi prédes- tinés à être conformes à l'image de son Fils, afin. que celui-ci soit le premier-né d'un grand nombre de frères.» (Rom., VIII, 29).

Telle est l'essence de la gloire que Dieu réserve à ses en- fants : « ce que l'œil n'a pas vu,ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, Dieu l'a préparé pour ceux qui l'aiment. » (I Cor., II, 9).

1. Sum Théol., III P., qu. 3, a. 8; In Epist. ad Rom., VIII, 29. Cfr. sur cette question Garrigou-Lagrange, op. cit., p. 137; Vie spirituelle, avril 1920, p. 21.

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B. La vie chrétienne ou la vie éternelle commencée. — Pour comprendre ce qu 'elle est il suffit de donner à ce que nous venons de dire une sorte de recul : voir face à face — facie ad faciem — voilà la vie bienheureuse; voir en regardant de loin — aspicientes a longe —, et comme dans une image encore indistincte — in speculo, in enigmate, — voilà la vie chré- tienne. Mais foncièrement la vie est la même : la vie chré- tienne est vraiment la vie éternelle commencée; c'est dès ici- bas une vie divine. D'où ce conseil de saint Paul à son disciple Timothée : « Saisis-toi de la vie éternelle, apprehende vitam œternam » (I Tim., VI, 12).

La mort seule en effet sépare ces deux formes de vie, et nous ne devons pas considérer la mort comme un abîme creusé entre la terre et l'éternité, entre la vie d'ici-bas et celle du ciel. Pour le chrétien la mort n'est qu'un passage, le passage de la vie surnaturelle encore imparfaite à la plénitude de cette vie. C'est en ce sens qu'il faut entendre les paroles de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis quiconque gardera ma parole ne verra jamais la mort. » ( Joan, VIII, 51). Je suis la résurrec- tion et la vie; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. (Joan, XI, 25-26). Et ces autres aux Juifs : « Vos pères ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts. Voici le pain descendu du ciel, afin qu'on en mange et qu'on ne meure point. » (Joan, VI, 49).

La mort n'est donc pas une brisure, une brusque et défini- tive rupture qui séparerait à jamais deux existences entre les- quelles aucun lien ne peut s'établir; elle n'est qu'une porte ouverte sur une vie plus ample, plus pleine, plus parfaite; elle est un changement, comme l'enseigne la liturgie catho- lique : « Pour vos fidèles Seigneur la vie est changée, elle n'est pas perdue ; tuis enim fidelibus Domine, vita mutatur, non tolli- tur. » (Préface de la messe des morts).

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II. — Organisme de la vie chrétienne.

Si la vie chrétienne est la vie divine, elle n'est cependant pas cette vie divine qui béatifie au ciel les âmes parvenues au terme. En nous, elle s'atténue nécessairement et se plie aux exigences de notre condition de voyageurs (viatores) ou de pélerins en route vers l'état parfait.

Il est bien vrai que dès « maintenant nous sommes enfants de Dieu; mais ce que nous serons plus tard n'est pas encore appa- rent ». Nous ne sommes pas au terme où tous les voiles se déchirent et se lèvent, nous sommes dans le chemin ascendant qui y mène. Nous sommes dans l'attente, dans l'enfantement du ciel (Rom., VIII, 22-23) : ce n'est qu'en espérance que nous sommes sauvés (Rom., VIII, 24) et « Dieu nous a engendrés par la parole de vérité, afin que nous soyons comme une ébauche de sa créature » (définitive) (Jac., I, 18).

Dans tous ces textes, notre marche vers la vie éternelle est représentée, non comme un acheminement vers un terme étranger, mais comme une croissance. C'est la même vie qui se développe actuellement et qui se rencontre à l'aboutissant; ébauchée d'abord, puis réalisée, adaptée d'abord à notre état imparfait, puis libérée de ses liens et s'épanouissant au ciel dans la plénitude de la divine filiation (Rom., VIII, 28-29). Tout se tient, tout se suit, sans heurt ni arrêt, dans la vie du juste, en harmonie avec l'infaillible prévision de Dieu. Là- haut, la plénitude, l'épanouissement; ici-bas l'ébauche et le germe en voie continue de perfectionnement et d'accroisse- ment.

Nous disons le germe; car, de toute évidence, nous ne pou- vons prétendre atteindre la fin si haute qu 'est la gloire, que si nous supposons en nous le « germe de la gloire, semen gloriœ ». Et ceci nous amène à étudier ce que nous pouvons appeler l'organisme de ".la vie chrétienne.

Nous avons vu que l'état de béatitude et de plénitude pos-

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sédait un organisme propre caractérisé essentiellement par la lumière de gloire, participation très pure de la propre lumière de Dieu, qui met l'âme bienheureuse en état de voir Dieu face à face, et, par voie de conséquence, donne à son bonheur la note d'inamissibilité. Ici-bas, Dieu n'est pas vu face à face, il n'est connu que dans l'obscurité de la foi et non dans la clarté de la vision. De plus, nous espérons bien posséder Dieu d 'une façon inamissible; mais tant que nous sommes sur la terre, nous pouvons le perdre par notre faute. C'est la condition même de l'état d'un être en route et Dieu n'y peut rien changer. Mais il nous a dotés des moyens, des secours, en un mot, de l'organisme adaptés à notre condition de voyageurs en route vers la vie bienheureuse.

Cela il nous le devait, dès lors qu'il nous appelait à vivre de sa vie 1

Ce n'est qu'à ce prix, que peuvent disparaître l'hésitation, le doute et même la crainte qui nous oppressent lorsque nous sommes mis en présence du plan divin de notre vie, qui est le plan de la vie chrétienne. Dieu seul peut atteindre Dieu; Dieu seul peut produire vitalement les actes divins par les- quels il entre en possession de Lui-même. Or, nous ne som- mes pas Dieu; et quand même Dieu nous aiderait par son secours tout-puissant, nous ne produirions pas vitalement les actes réservés à Dieu. Toute activité vitale jaillit d'une source intérieure qui l'engendre. La source des activités divines n'est pas dans la nature humaine. Il est donc impos- sible que nous vivions vraiment la vie divine laissées à nous- mêmes; nous en serons tout au plus les exécuteurs passifs, et c'est Dieu seul qui vit sa grande vie divine en nous et par nous.

Cette hésitation doit tomber; nous devons admettre que nous ne sommes pas simplement des instruments de la vie divine, mais que nous la vivons vraiment, activement. Par- tant, nous devons admettre aussi en nous un principe d'ac-

1. Cfr. Vie spirituelle, avril 1920, p. 18, 19.

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tion évidemment surnaturel et pur don de Dieu, une forme divine qui nous incline comme naturellement, facilement, avec plaisir, à vivre la vie de Dieu. En d'autres termes, il faut que nous soyons naturalisés divins.

C'est cette naturalisation qu'affirme notre foi : nous som- mes naturalisés divins par la grâce, infusée en nous par le baptême, qui est une refonte de notre âme, comme « une nou- velle création dans le Christ Jésus » (Ephes., II, 10; cfr. II Petr., I, 4).

Nous avons ainsi dans la grâce : le principe vital de notre vie surnaturelle, qui divinise, pour ainsi dire, la substance même de notre âme et la rend apte, quoique lointainement, à la vision béatifique et aux actes qui la préparent; le germe, dont l'ac- croissement marquera les étapes successives de nos ascen- sions vers Dieu, et dont l'effloraison totale s'accomplira dans la gloire; la source mystérieuse où s'alimente toute notre vie spirituelle, cette source dont parlait Jésus à la Samaritaine (Joan, IV, 10-14), et dont il disait aux Juifs : « Si quelqu'un a soif qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de sa poitrine. » ( Joan, VII,38)

Mais, en elle-même, qu'est cette grâce, que nous appelons habituelle ou sanctifiante ?

C'est répond le R. P. Gardeil « la nature même de Dieu, transfusée en nous, autant que nous en sommes capables, naturalisée, acclimatée, entée, greffée sur notre nature et la transformant intérieurement de manière à ce que la vie divine puisse jaillir de notre âme divinisée comme de source... A la vérité, par la grâce nous ne devenons pas Dieu; mais tout de même, nous sommes une race divinisée, déiforme, en puis- sance de devenir des fils de Dieu, nés, non du sang, ni de la volonté humaine, mais de Dieu. Par la grâce sanctifiante, Dieu nous adopte comme fils et nous établit frères de Jésus- Christ. C'est donc une véritable divinisation de notre nature, qui se trouve ainsi à hauteur pour produire des actes divins,

1. Vie spirituelle, novembre 1919, p. 87.

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élevée qu'elle est à la dignité de vie divine. Il y a donc vrai- ment en elle une «source jaillissante de vie éternelle » (Joan. IV, 14) une semence divine » (I Joan. III, 9), issue de Dieu et capable d'engendrer en nous la vie même par laquelle Dieu vit, et de nous donner par la foi, l'espérance et la charité, de connaître et d'aimer Dieu comme il se connaît et s'aime lui- même. »

Ainsi, c'est en tant que nés de Dieu par la grâce et appa- rentés à sa divinité, que nous produisons des actes réservés à Dieu, des actes divins.

Ces actes, nous venons de le dire, nous les produisons par la foi, l'espérance et la charité. Des actes, en effet, supposent des facultés, et des actes surnaturels des facultés surnaturelles qui découlent d'un principe surnaturel. Effectivement avec la grâce sanctifiante qui adhère à la substance de l'âme, nous recevons toutes les habitudes infuses qui perfectionnent nos puissances; on les appelle vertus infuses : théologales (foi, espérance, charité), et morales, qui se groupent autour des quatre vertus cardinales (justice, prudence, force, tempé- rance). Ajoutons-y les dons proprement dits du Saint-Esprit, et nous aurons ainsi tout le mécanisme surnaturel à l'aide du- quel et par lequel la vie divine se développe en nous et pro- duit des actes surnaturels, divins.

Renvoyant à plus tard l'étude des dons du Saint-Esprit et des vertus morales, examinons de plus près le rôle des vertus théologales.

Par la foi nous n'atteignons sans doute pas Dieu dans la clarté de la vision, mais Dieu, en lieu et place de la vision, nous donne la connaissance certaine de ce qu'il est en lui- même. C'est lui-même qu'atteint notre foi; c'est à sa Vérité, c'est-à-dire à la Vérité incréée révélatrice que nous fait adhé- rer la grâce de la foi; c'est à la parole même de Dieu que nous croyons, et cette parole nous révèle « les profondeurs de Dieu » (I Cor., II, 10). Notre foi est ainsi « la substance — ou le prin- cipe, le germe —, des choses que nous espérons (Hébr., XI, 1 ) et que nous contemplerons au ciel. Cette foi, malgré son

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4. La Constitution de l'Eglise

76. Les sources du droit ecclésiastique, par M. l'abbé CIMETIER, professeur au Séminaire Saint-Sulpice, Issy

77 *La papauté, par M. l'Abbé MOURRET, directeur au Séminaire Saint- Sulpice, Paris.

78. La curie romaine : cardinaux et congrégations, par Mgr MARTIN, doyen de la Faculté de Théologie de Strasbourg.

79. L'Episcopat, par M. le chanoine FOURNIER. 80. *L'Eglise enseignée : prêtres et laïques, par M. le Chanoine MAGNIN,

curé de Saint-Séverin, à Paris. 81. Le magistère de l'Eglise, par le R P. DE GUIBERT. 82. L'Eglise et l'Etat.

5. La Liturgie

83. Les livres liturgiques latins : sacramentaires, missels, pontifical, rituel. 84. *Le Bréviaire, par Dom BAUDOT, O. S. B.. de l'abbaye de Farnborough. 85. La messe en Occident, par le R Dom CABROL, abbé de Farnborough. 86. Le calendrier chrétien : fêtes, martyrologe, par Dom H. QUENTIN.

6. La vie active de l'Église

87. *La sainteté catholique, par le R. P. R. PLUS, S. J. 88. Missions et Missionnaires, par M G. GOYAU, de l'Académie Française. 89. L'Enseignement catholique, par M. H DUTOIT, vicaire général

de Lille. 90. La paroisse et les œuvres, par M. l'Abbé RÉMILLIEUX. 91. L'action catholique, par M. MICHELIN.

7. Le christianisme dans le monde

92. Le catholicisme latin, par M. t'Abbé AIGRAIN, professeur à la Faculté catholique des lettres d' Angers.

93. Les Eglises unies d'Orient, par M. J. DELAPORTE, professeur à l'Institut Catholique de Paris.

94. Les Eglises séparées : le schisme anglican, par M. l'Abbé COOLEN, pro- fesseur au Collège Saint-Berlin, Saint-Omer.

95. Les Eglises séparées : les orthodoxies orientales, par le R. P. JANIN. 96. *L'instabilité du Prostestantisme, par M. l'Abbé J. DEDIEU, docteur

ès lettres. 97. Les grandes religions non-chrétiennes : judaïsme. 98. Les grandes religions non-chrétiennes : islamisme. 99. Les grandes religions non-chrétiennes : bouddhisme, par le R. P. MAI-

NAGE, O. P., professeur à l'Institut Catholique de Paru. 100. Les grandes religions non-chrétiennes : brahmanisme. 101. Les grandes religions non-chrétiennes : polythéisme et fétichisme, par

le R. P. Maurice BRIAULT, S. P. 102. Synthèses et conclusions.

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