Formation et emploi

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Etudes statistiques sur l'impact d'une formation sur l'emploi

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  • 1. dition 2013 Formations et emploi

2. Coordination Daniel Martinelli Contribution Insee: Sbastien Gossiaux, Daniel Martinelli Centre dtudes et de recherches sur les qualifications (Creq): Renaud Descamps, Olivier Joseph, Isabelle Recotillet Ministre de lducation nationale (Depp): Dominique Abriac, Aurlie Demongeot, Jolle Grille, Batrice Le Rhun, Jacqueline Perrin-Haynes, Pascale Poulet-Coulibando, Isabelle Robert-Bobe Ministre de lEnseignement suprieur et de la Recherche (SIES): Laurence Dauphin, Hlne Michaudon Ministre du Travail, de lEmploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social (Dares): Johanne Aude, Zlie Legrand, Claude Minni, Patrick Pommier Directeur de la publication Jean-Luc Tavernier Directeur de la collection Stphane Tagnani Rdaction Sophie Planson, Jean-Philippe Rathle, Stphane Tagnani Composition Ineiaki Global Design Couverture Coordination Sophie Planson Conception et ralisation Ineiaki Global Design diteur Institut national de la statistique et des tudes conomiques 18, boulevard Adolphe-Pinard 75675 PARIS CEDEX 14 www.insee.fr Insee 2013 Reproduction partielle autorise sous rserve de la mention de la source et de lauteur. 3. Avertissement Les sites Internet www.insee.fr et http://epp.eurostat.ec.europa.eu pour les chiffres internationaux mettent en ligne les actualisations de certaines donnes prsentes dans les fiches thmatiques. Sur le site Internet www.insee.fr, ces donnes sont rassembles dans la partie intitule Bilan Formation-Emploi accessible partir du thme Enseignement - ducation. Les comparaisons internationales sappuient sur les donnes harmonises publies par Eurostat qui peuvent diffrer des donnes nationales publies par les instituts nationaux de statistique. Signes conventionnels utiliss Rsultat non disponible /// Absence de rsultat due la nature des choses eEstimation p Rsultat provisoire r Rsultat rvis par rapport ldition prcdente n.s. Rsultat non significatif Euro MMillion MdMilliard Rf.Rfrence 4. dition 2013 Formations et emploi Vue densemble Face la crise, le diplme protge du chmage et favorise laccs la formation continue 9 Dossiers Origine et insertion des jeunes sans diplme 23 Les dfis des demandeurs demploi face la formation professionnelle: accder aux formations et sinsrer 33 Fiches thmatiques 1. Lcole et ses sortants 1.1 Dure de scolarisation 46 1.2 Niveau de formation 48 1.3 Diplmes de lenseignement suprieur 50 1.4 Apprentis en formation 52 1.5 Cumul emploi-tudes 54 1.6 ducation, comparaisons europennes 56 2. Linsertion des jeunes 2.1 Jeunes actifs de 15 29ans 60 2.2 Chmage en phase dinsertion professionnelle 62 2.3 Sous-emploi 64 2.4 Statuts des emplois 66 2.5 Jeunes dans les emplois aids 68 2.6 Catgories socioprofessionnelles 70 2.7 Salaires 72 5. 2.8 Secteurs dactivit conomique 74 2.9 Trajectoires en dbut de carrire 76 2.10 Mobilits et situation en dbut de carrire 78 2.11 Ingalits en dbut de carrire 80 2.12 Domaine de formation et emploi des jeunes 82 2.13 Formation et emploi des jeunes selon la rgion 84 3. La formation tout au long de la vie 3.1 Formation des adultes 88 3.2 Demandeurs demploi en formation 90 3.3 Diplmes en formation continue 92 3.4 Validation des acquis de lexprience 94 3.5 Formation continue finance par les entreprises 96 Annexes Glossaire101 Sources107 6. Vuedensemble 7. 9 Le niveau de formation des jeunes a beaucoup progress au cours des annes 1990, suite une forte hausse du nombre de bacheliers et des poursuites dtudes massives dans le suprieur. La rforme de la voie professionnelle dans le secondaire la fin des annes 2000 ne sest pas encore traduite par une nouvelle hausse du niveau de formation des jeunes. Ce niveau est stable depuis le dbut des annes 2000 et lissue de la formation initiale, 70% des jeunes possdent aujourdhui le baccalaurat ou un diplme du suprieur. Linsertion professionnelle des jeunes reste trs ingale selon leur niveau de formation. Dans les premires annes suivant la fin de leurs tudes, les jeunes actifs diplms de lenseignement suprieur sont prs de cinq fois moins souvent au chmage que ceux qui ont au plus un brevet des collges. La crise a affect le taux de chmage des jeunes qui est brutalement remont en 2009. En 2012, un quatre ans aprs leur sortie de formation initiale, le taux de chmage des jeunes possdant au plus le brevet est trs lev (47%). Les jeunes diplms du suprieur ont encore un taux de chmage relativement modr (10%). Le salaire des jeunes diplms de lenseignement suprieur, qui progressait depuis le dbut des annes 2000, a baiss en euros constants partir de 2010. Ils peroivent par ailleurs des salaires nettement plus levs que ceux du secondaire. Face aux ingalits dinsertion professionnelle en dbut de vie active, la formation continue peut constituer une deuxime chance. Toutefois, les chmeurs accdent moins souvent la formation que les actifs en emploi. Parmi les actifs en emploi, la formation professionnelle concerne plus souvent les plus diplms: 67% des diplms du suprieur long suivent une formation pour raisons professionnelles au cours dune anne contre 26% seulement des non-diplms. Le volume dheures de formation par salari est stable ces dernires annes ainsi que le nombre de diplmes dlivrs en formation continue. la rentre 2011, 14,9 millions dlves, dtudiants et dapprentis taient inscrits dans un tablissement denseignement public ou priv de France (hors Mayotte). Le nombre dlves, dtudiants et dapprentis reprsente ainsi 23% de la population. Parmi les inscrits dans le systme ducatif, 6,7 millions sont lves du 1er degr (maternelle au CM2), 5,7 millions tudient dans le second degr (collges, lyces) et 2,4 millions dans le suprieur. Parmi les lves du secondaire et du suprieur, 436 000 sont apprentis: 313 000 dans le secondaire et 123 000 dans le suprieur, soit un peu plus de 5% des effectifs dans chacun des cas. Les effectifs scolariss voluent en Face la crise, le diplme protge du chmage et favorise laccs la formation continue Daniel Martinelli, Claude Minni* Vue densemble - Face la crise, le diplme protge du chmage... * Claude Minni, Dares ; Daniel Martinelli, Insee. 8. Formations et emploi, dition 201310 fonction de la dmographie et des taux de scolarisation des lves, tudiants et apprentis. Aprs la priode du baby-boom entre 1946 et 1973, les naissances ont baiss en 1974 et 1975 puis se sont maintenues ensuite un niveau nettement plus bas jusquen 1995. Leffet de la dmographie sur les effectifs scolaires a donc t ngatif de la seconde moiti des annes 1970 aux annes 1990. Avec laugmentation du nombre de naissances partir de 1995, limpact de la dmographie est redevenu positif. la rentre 2011, alors que 12% des enfants de 2 ans (gnration 2009) sont scolariss, les taux de scolarisation sont proches de 100% entre 3 et 15 ans. Ils baissent progressivement partir de lge correspondant la fin de la scolarit obligatoire (16 ans). Un peu plus de 2 jeunes sur3 sont scolariss 18 ans, 1 sur 2 20 ans, 1 sur 4 23 ans et moins de 1 sur 10 26 ans. En maternelle, laccueil des enfants de 3 et 4 ans sest gnralis au cours des annes 1970 et 1980 et depuis 1990 tous les enfants sont scolariss ces ges. Laccueil des enfants de 2 ans dpend souvent des places disponibles et, avec la reprise dmographique, le taux de scolarisation 2 ans a baiss partir de 2003. Au total, la dure moyenne de scolarisation en 2012 dun enfant inscrit en premire anne de maternelle est estime 18,2 annes1. Elle est plus leve chez les filles (18,4 annes) que chez les garons (18,0 annes) car, en moyenne, les filles poursuivent des tudes suprieures plus longues que les garons. Cet cart entre filles et garons est constant depuis le dbut des annes 2000. Enseignement secondaire: la rforme de la voie professionnelle devrait accrotre durablement la proportion de bacheliers professionnels La voie professionnelle a t profondment rnove partir de la rentre 2009. La filire prparant au BEP en 2 ans aprs la classe de 3e, avec poursuite vers le bac professionnel en 2 ans, a t progressivement supprime au profit dune prparation directe du baccalaurat professionnel en 3 ans aprs la 3e. Le baccalaurat professionnel se prpare donc dsormais sur la mme dure que les baccalaurats gnraux et technologiques. Le CAP prpar en 2 ans a, pour sa part, t maintenu. 21% des diplms dun CAP en 2011 ont poursuivi leurs tudes en bac pro. La rforme de la voie professionnelle a eu pour premire consquence un gonflement ponctuel des effectifs de candidats au bac pro aux sessions 2011, 2012 et 2013, du fait de larrive simultane de candidats issus des BEP et de la nouvelle filire professionnelle. partir de 2014, cette rforme devrait avoir pour consquence une hausse durable du pourcentage de jeunes qui passent le baccalaurat professionnel. En effet, avant la rforme de la voie professionnelle, seuls 50% 55% des lves de deuxime anne de BEP poursuivaient vers un baccalaurat professionnel ou technologique. Au total, on a compt 142 000 candidats au bac pro en 2011 et 183 000 en 2012 contre 93 000 en 2010. Toutes filires confondues, la proportion de bacheliers dans une gnration atteint 73% en 2013, en augmentation de 11 points depuis 2008, aprs avoir stagn plusieurs annes (figure 1). 38% des membres de la gnration obtiennent un baccalaurat gnral (+ 4 points par rapport 2008), 20% un bac pro (+ 8 points) et 16% un bac techno (1 point). Laccs au baccalaurat, et surtout au type de baccalaurat, dpend fortement de lorigine sociale. En 2012, 74% des jeunes ns entre 1985 et 1989 possdent un bac gnral lorsque leur pre est cadre, contre seulement 27% lorsque leur pre est ouvrier ou employ. Pour le baccalaurat professionnel, le rsultat est invers (respectivement 6% et 17%), tandis que pour le baccalaurat technologique ces proportions sont proches (environ 12%). 1. Cette dure est celle qui serait observe pour une gnration fictive qui aurait chaque ge ( partir de la premire anne de maternelle) les taux de scolarisation obse