Résultats du sondage "Le Tableau de bord de l'économie française": Viavoice, ACFCI, Les Echos

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Deuxième édition du tableau de bord de l'économie française réalisé par l'institut Viavoice pour l'ACFCI

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  • 1. LE TABLEAU DE BORD DE LCONOMIE FRANAISE VIAVOICE Mieux comprendre lopinion pour agir tudes et conseil en opinions Le baromtre dopinion conomique 178 rue de Courcelles 75017 Paris Viavoice ACFCI Les Echos + 33 (0)1 40 54 13 90 www.institut-viavoice.com Mai 2009
  • 2. Sommaire Note technique 3 Synthse des enseignements 4 Un effet de ciseau majeur : une crise en expansion, une confiance en essor Volet Grand public 7 Le rle de lEtat Les confiances pour lavenir Les confiances pour lavenir (prsentation graphique) Lvolution perue du pouvoir dachat Les intentions dachat Les Franais sestimant touchs par la crise Les registres vcus de la crise Volet Dirigeants dentreprise 16 Le rle de lEtat Les confiances pour lavenir Les confiances pour lavenir (prsentation graphique) Les entreprises sestimant touches par la crise Les registres vcus de la crise Les intentions face la crise Lchance de sortie de crise Cartographie de la crise 26 2
  • 3. Note technique Sondage ralis par Viavoice pour lACFCI (Assemble des Chambres Franaises de Commerce et dIndustrie) et Les Echos ; Dates de ralisation des interviews : du 11 au 19 mai 2009 ; Interviews ralises par tlphone auprs de deux chantillons : Un chantillon de 1009 personnes, reprsentatif de la population franaise ge de 18 ans et plus. Reprsentativit assure par la mthode des quotas applique aux critres suivants : sexe, ge, profession du chef de famille, catgorie dagglomration et rgion de rsidence. Un chantillon de 509 dirigeants dentreprise, reprsentatif des entreprises de cinq salaris et plus. Reprsentativit assure par la mthode des quotas applique aux critres suivants : secteur dactivit de lentreprise, taille de lentreprise, rgion. 3
  • 4. Synthse des enseignements Un effet de ciseau majeur : une crise en expansion, une confiance en essor Vivons-nous aujourdhui lapprofondissement de la crise ou, au contraire, les prmices de la sortie de crise ? Les hypothses se succdent, au rythme dindices conjoncturels ngatifs ou positifs concernant lconomie franaise. Les rsultats de cette deuxime vague denqute Viavoice, mene pour lACFCI et Les Echos, sont particulirement intressants parce quils rvlent un vritable effet de ciseau, situation paradoxale mais comprhensible de la conjoncture actuelle : la crise sinstalle (une part croissante de Franais sen estiment les victimes), mais, dans le mme temps, loptimisme progresse. Une crise qui stend Linstallation de la crise est patente auprs du grand public. Dsormais, 45 % des personnes interroges sestiment directement touches par la crise conomique et financire , soit une progression de 4 points par rapport aux donnes enregistres en mars, lors de la prcdente mesure ralise. Ces nouvelles victimes de la crise se rencontrent en priorit auprs des publics les plus jeunes : 37 % des 18-24 ans sestiment dsormais directement touchs par la crise (contre 32 % auparavant), 47 % des 25-34 ans (+6), et des ouvriers (55 %, +12). Pour leur part, les dirigeants dentreprise ne sont pas plus nombreux quauparavant estimer que leur socit est directement touche par la crise conomique et financire (60 %, -1), mais le niveau dexposition vcue la crise tait dj trs lev auparavant. Une crise dont la nature volue La crise stend, et sa nature perue volue. Sur ce registre les Franais et les dirigeants dentreprise expriment des perceptions similaires : la crise est de moins en moins considre comme financire, et de plus en plus considre comme conomique et sociale. Dune part, les Franais qui sestiment victimes de la crise sont de moins en moins nombreux estimer que leur patrimoine a perdu de sa valeur (50 %, contre 58 % auparavant) ; en revanche ils sont de plus en plus nombreux dclarer des problmes demploi (37 %, contre 31 %), et des baisses de revenus (55 % contre 52 %). Dautre part, les dirigeants dentreprise qui sestiment victimes de la crise sont de moins en moins nombreux dclarer souffrir de difficults de financements bancaires (25 % contre 31 %) ; en revanche, ils sont de plus en plus nombreux dplorer le fait que les clients ngocient davantage les prix (80 %, +4) ou des difficults se faire payer par les clients (48 %, +3 points) ; la baisse des commandes demeure dailleurs le premier impact de la crise conomique dans les entreprises (88 %, ce taux slevant 96 % dans le secteur industriel). 4
  • 5. Synthse des enseignements Une crise de la dpense Cette perception trs prgnante de la crise bride, aujourdhui comme en mars dernier, les intentions de dpenses des Franais et des dirigeants dentreprise. Dans leur ensemble, les Franais demeurent massivement proccups par leur pouvoir dachat, dont 64 % estiment quil se dtriore . Certes, ce score est en repli de six points par rapport au mois de mars, mais son ampleur demeure particulirement singulire : - Le prix de lessence est orient la baisse, aprs le record atteint lt dernier (1,50 la pompe) ; - Le prix des matires premires est lui-mme orient la baisse ; - Plus globalement, lindice des prix la consommation tabli par lInsee est stable : en un an, davril 2008 avril 2009, cet indice na progress que de 0,1 %, soit lune de ses plus faibles hausses au cours des cinquante dernires annes. Bien videmment les personnes touches par le chmage sont directement victimes dune crise comprhensible du pouvoir dachat, mais elles ne reprsentent que quelques points de lensemble de la population franaise. Les salaris qui voient leur primes ou complments de rmunration amputs sont galement concerns, mais seuls 33 % des dirigeants dentreprise dclarent envisager de le faire. Ds lors, cette crise du pouvoir dachat apparat essentiellement comme la traduction de postes de dpenses dont la valeur est en augmentation (le pain, le logement, les nouvelles technologies), et dune anxit face lavenir en priode de crise. Au total, ce climat pse considrablement sur les intentions dachat : 41 % (-1 point) des Franais envisagent de dpenser autant quaujourdhui dans les mois qui viennent , et 53 % (stable) envisagent de dpenser moins ; sans surprise, ce sont les catgories les plus touches par la crise qui vont restreindre le plus leurs dpenses, cest--dire les employs, les ouvriers, les artisans-commerants et les travailleurs leur compte. Pour leur part, les dirigeants dentreprises souhaitent toujours massivement de contracter leurs dpenses : la plupart dentre eux envisagent toujours autant de limiter leurs dpenses de fonctionnement (83 %, -1), rduire les budgets de communication (58 %, +3), reporter ou supprimer des recrutements (53 %, -1). Un appel massif lEtat De manire significative, ce contexte de crise incite la majorit des acteurs faire nettement appel lEtat : - 71 % des Franais souhaitent que le rle de lEtat dans lconomie soit plus important quaujourdhui ; - Score plus intressant encore : 61 % des dirigeants dentreprise partagent la mme opinion. Ces donnes rvlent limpact de la crise sur les conceptions des acteurs conomiques : la rfrence la loi du march reflue, y compris aux yeux des dirigeants dentreprises, et les attentes se dploient aujourdhui en faveur de lEtat, que ce dernier agisse par interventions directes (prises de participation, fonds souverain), par des rgulations ou des normes thiques, ou encore par des aides aux entreprises. 5
  • 6. Synthse des enseignements Le retour progressif de la confiance Nanmoins, en dpit de lensemble de ces indicateurs ngatifs, et bien quune grande majorit demeurent pessimistes quant lvolution future de lconomie, la proportion de Franais optimistes pour les mois qui viennent est en croissance sur lensemble des registres considrs : croissance conomique (27 % sont confiants, +6 points), emploi (21 %, +4), matrise de linflation (31 %, +6) et matrise des dficits (20 %, +4). Ce regain de confiance est dautant plus prometteur quil est un peu plus soutenu chez les dirigeants dentreprise, qui sont 26 % avoir confiance pour la croissance (+9 points) et 20 % pour lemploi (+9 points). Ce retour progressif de la confiance est rvlateur