Vers l'Université Numérique

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    11-May-2015

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Feuilletez quelques pages extraites du cahier pratique "Vers l'Universit Numrique"

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<ul><li>1.LES CAHIERS PRATIQUES DU DVELOPPEMENT NUMRIQUE DES TERRITOIRES Vers luniversit numrique UNE RFLEXION CONDUITE PAR LA CAISSE DES DPTS ET LA CONFRENCE DES PRSIDENTS DUNIVERSIT </li></ul><p>2. 10 VerS luniVerSit numrique 3. Un contexte en profonde volution 25 Bibliothque et numrisation des fondsLa publication lectronique et louverture des archives numrises se combinent avec un effort sans prcdent de numrisation des fonds existants. De telles oprations reoivent le soutien de ltat, et tout particulirement du ministre de la Culture et du MESR, proccups de ne pas abandonner sans conditions au seul monopole de Google la numrisation du patri- moine crit. Des propositions et des solutions slaborent, sur la base du rapport Tessiera, dans une perspective nationale et sans doute de plus en plus europenne. lheure actuelle, au-del des grandes bibliothques numriques en cours de constitution (Gallica, 950 000 documents ; Europeana, 6 millions comparer avec les 12 millions dou- vrages dj numriss par Google), le monde de luniversit et celui de la recherche placent ces projets de numrisation des fonds au premier rang de leurs proccupations. Les initia- tives se multiplient dans le cadre dtablissements (Medic@ pour Paris 5-Descartes, Jubilothque pour luniversit Pierre-et-Marie-Curie, CNUM pour le CNAM) ou de partenariats (BNF-Paris 1 pour la Bibliothque numrique du droit). La coordination des projets sinstalle au niveau europen (Multilingual Inventory of Cultural Heritage in Europe : MICHAEL) ou national : le programme NUMES dinventaire des fonds numriss des bibliothques univer- sitaires a t pris en charge en 2009, la demande du MESR, par lABES. Le Conseil du livre, cr en mars 2009, remet en 2010 un Schma directeur national des bibliothques num- riques au ministre de la Culture et de la Communication.Enfin, dans le domaine des sciences humaines et sociales (SHS), linitiative du MESR, du CINES (Centre informatique national de lenseignement suprieur) et dun consortium dtablissements pilot par luniversit Lyon 2, le portail Perse propose 84 revues numrises en texte intgral, et plus de 80 000 articles. Mme si le volume des fonds numriss au niveau national est encore limit en regard de la totalit de la production mondiale num- rise (notamment partir des fonds des tablissements anglo-saxons), la direc- tion est dsormais clairement indique, les dynamiques ncessaires se mettent en place et les projets sont irrversiblement engags. a. Rapport sur la numrisation du patrimoine crit, remis le 12 janvier 2010 par Marc Tessierau ministre de la Culture 4. 36 Vers luniVersit numrique 5. 40 Vers luniVersit numrique Enseignement prsentiel ou distance ? Une logique dhybridation et non doppositionLe rapport COMPETICE, labor linitiative de la direction de la Technologie du ministre, inventorie cinq paliers dhybridation.1 LE prsEntiEL Enrichi Lenseignant slectionne un ensemble de documents projetables quil utilise pour son cours, donn dans une salle quipe (ressources textuelles ou graphiques, exprimentations, simu- lations, tlconfrences). Les supports de cours peuvent ainsi tre conservs, capitaliss et mutualiss.2 LE prsEntiEL amLior Lenseignant met la disposition des tudiants, sur lENT, certaines ressources, que ce soit avant (syllabus, prparation des TP et TD) ou aprs le cours (supports pdagogiques utiliss, outils dauto-valuation et dautoformation). Une communication distance peut stablir autour de ces ressources entre lenseignant et ltudiant.3 LE prsEntiEL aLLg Si la majorit des cours sont donns en prsentiel, certains TD ou TP peuvent, grce loutil numrique, tre remplacs par des activits dautoformation tutore distance.4 LE prsEntiEL rdUit Sur la base des objectifs initiaux de formation, lenseignant intervient de faon synchrone ou asynchrone, en prsence ou distance, pour commenter le cours et rexpliquer des notions. Il value ltudiant en prsence et en mode synchrone.5 LE prsEntiEL qUasi inExistant Ce dispositif, synonyme de FOAD (ou de formation longue distance), seffectue sur une plate-forme de e-learning qui permet de proposer des publics contraints ou distants des modules denseignement et de suivi pour des formations diplmantes. Seule lvaluation finale seffectue en prsence de ltudiant.Les plates-formes de formation utilises pour la gestion de contenus peuvent tre soit des outils gnriques (du type Moodle voir p. 22), soit, dans certains cas, des dispositifs sp- cifiques labors par ltablissement pour rpondre au plus prs lensemble des besoins reprs : cest le cas de lEnvironnement numrique dapprentissage (ENA) de luniversit Laval. ( Voir encadr ci-contre)Chacun de ces cinq modles-types implique des outils technologiques, des pratiques pda- gogiques, une rpartition des rles et un management des quipes (responsables de forma- tion, enseignants, tuteurs, ingnieurs pdagogiques, personnel administratif et technique) profondment diffrents. En outre, cette typologie nest pas exhaustive : il est possible dimaginer des variantes ou des combinatoires de modles. Mais, dans tous les cas, le dve- loppement de ces technologies impose aux acteurs, tout spcialement aux enseignants, dacqurir de nouvelles comptences et de modifier leurs pratiques. Aussi laccompa- gnement du changement apparat-il comme un impratif de toute stratgie numrique dans le domaine de lenseignement. Source:RapportCOMPETICE,groupedetravaildirigparFrdricHaeuw,mars2002. 6. Les enjeux du numrique55 Les nouveaux ressorts de la recherche dexcellence Plus que sur la recherche, cest dsormais sur la qualit du systme denseignement, les conditions daccueil des tudiants et la capacit dboucher sur une insertion professionnelle de haut niveau que les tablissements europens entendent faire porter leurs efforts et deman dent tre valus. Cest le sens que la Commission europenne, et tout particulirement la France en son sein, a voulu donner au futur dispositif de ranking que le consortium de cinq centres de recherche europens (ou CherpaNetwork) a t charg de dfinir.Dans un espace comptitif international, les tablissements doivent se saisir, leur profit, de lenjeu de la mobilit tudiante, auquel les programmes intraeuropens, tel erasmus, ne suffisent dsormais plus rpondre. la volont de renforcer lattractivit audel des frontires de leurope implique la multiplication dinitiatives o le numrique trouve compltement sa place. le projet en cours douverture dun portail trilingue (anglais, allemand, franais) de la nouvelle universit de strasbourg (unistrA) en est un exemple significatif.Promouvoir le numrique dans et hors du campus, cest dabord crer du lien. Outil dintgration, notamment pour les tudiants trangers, le numrique est le ciment de la communaut univer sitaire en interne (tudiants locaux et trangers, enseignants, tuteurs, chercheurs, administratifs) et le vecteur de la communication externe autour dune image partage. il fournit une infra structure de communication et de collaboration, dans le souci dadapter les applications fournies aux besoins, tant individuels que collectifs, des utilisateurs.Dans des universits comme lcole polytechnique fdrale de lausanne (ePFl) qui accueille des tu diants dune centaine de nationalits et plus de 50 % denseignants trangers, et qui souhaite par ailleurs promouvoir linterdisciplinarit, la mise en uvre dune stratgie numrique approprie, jouant sur divers aspects, sest rapidement impose : dveloppement des services ltudiant, gestion des cours, valuation en ligne des enseignements, espaces collaboratifs transdisciplinaires, dispositifs de gestion intgre des ressources humaines.Dans ces nouvelles logiques comptitives de recherche de lexcellence matremot des stratgies universitaires daujourdhui , il est de plus en plus indispensable de sappuyer sur des dispositifs incontestables dvaluation, tant interne quexterne, que seul le num rique est en mesure dapporter. les contestations qui portent, non sans rai son parfois, sur le caractre simplificateur 7. 64 Vers luniVersit numrique 8. De nombreux dfis relever 79 transgresse aisment les frontires : ainsi, le rgime applicable au copyright, aux tatsunis, diffre sensible ment du droit dauteur tel quil a cours en FranceLa proprit intellectuelle au cur des difficults rencontres Dans son rapport de janvier 200819, Henri isaac avait insist sur limportance, en France, de tels freins juridi ques au dveloppement de luniversit numrique, mme si quelquesuns dentre eux, notamment la suite du rapport de Bernard Belloc en 200320, ont t en partie levs par le nouveau statut des enseignantscher cheurs21 de 2009.les problmes soulevs par la diffusion en ligne de res sources pdagogiques numriques produites par les enseignantschercheurs, voire par des intervenants extrieurs, sous le contrle de luniversit, sont dordre divers. Le droit de proprit intellectuelle : depuis la loi DADVsi du 1er aot 200622, le droit de proprit intellectuelle (droits moraux et droits patrimoniaux) est reconnu pleinement aux universitaires23, sans les restrictions ou les limitations qui simposent aux agents de ltat ds lors que lutilisation de leur cration par la personne publique est reconnue ncessaire pour laccomplissement de ses missions. De ce fait, la mise en ligne par luniversit (via lent ou tout dispositif de podcast) de cours ou autres documents pdagogiques requiert une autorisation pralable de lauteur. Cette situation de dpart peut se compliquer : si la mise en ligne du cours exige un travail dadaptation, denrichissement ou de mdiatisation par un service multimdia de luniversit, lequel pourra son tour tre reconnu comme une uvre protge par des droits spcifiques (dtenus, eux, par luniversit, sauf si elle en fait une exploitation commerciale, auquel cas, elle devra en rtrocder une partie ses agents) ; si le cours donn en prsentiel senrichit dune contribution collective des tudiants ou dautres intervenants et se trouve ensuite podcast : ds lors, un droit de proprit collective sera reconnu ;19. Henri Isaac, luniversit numrique, rapport Madame Valrie Pcresse, ministre de lEnseignement suprieur et de la Recherche, janvier 2008. 20. Bernard Belloc, Propositions pour une modification du dcret n 84431 portant statut des enseignantschercheurs, Rapport Monsieur Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de lducation nationale et de la Recherche, octobre 2003. 21. Dcret n 2009-460 du 23 avril 2009 modiant le dcret n 84-431 du 6 juin 1984 xant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universits et du corps des matres de confrences et portant diverses dispositions relatives aux enseignants-chercheurs. 22. Loi n 2006-961 du 1er aot 2006 relative au droit dauteur et aux droits voisins dans la socit de linformation. 23. En leur qualit d agents auteurs duvres dont la divulgation nest soumise, en vertu de leur statut ou des rgles qui rgissent leur fonction, aucun contrle pralable de lautorit hirarchique . 9. 86 Vers luniVersit numrique 10. 94 Vers luniVersit numrique lis leur systme de messagerie qui permet de desservir 100 000 tudiants ; luniversit Paris 5, quant elle, exprimente, avec un suivi par la Cnil, une externalisation de sa messagerie auprs dun oprateur priv.Cette recherche de lefficience se traduira aussi par un dcloisonnement des budgets, une meilleure utilisation des ressources, un rquilibrage des services par redploiement de per sonnels et une adquation personne/poste. Lefficience de la fonction support SIdans les universits franaisesdans le cadre de la rvision gnrale des politiques publiques (rgpp), linspection gnralede ladministration de lducation nationale et de la recherche (igaenr) a entrepris, sur labase des informations recueillies auprs des universits franaises audites depuis 2007pour le passage aux responsabilits et comptences largies (rce), une approche de lamesure de lefficience de la fonction si et un diagnostic de sa performance. Les cots retenus,en terme de masse salariale, concernent strictement les personnels de la fonction infor-matique rseaux, informatique de gestion et tice (branche dactivit professionnelle edans la nomenclature franaise des branches dactivits professionnelles). si les chiffresrecueillis doivent tre pris avec prcaution, nanmoins une tendance gnrale se dgage,faisant apparatre que les tablissements les plus efficients sont majoritairement les ta-blissements caractre pluridisciplinaire qui intgrent un secteur sant .diagnostic de la fonction si performance efficience de la fonction si en nombre dtudiants pour un etp affect la fonction si Taille des rectangles = nombre dtudiants a ects la fonction SI (hors labos) U3 U2 U1 U4/U5Poids de la fonction (hors labos)383 9%8% 7%5% tablissements les plus ecients 3%1%tudiants par etp SI (hors labos) 180250 320390460 530Les tablissements les plus ecients sont majoritairement des tablissementsU2 (pluridisciplinaires avec sant) et des tablissements de type U4/U5*. 10 % Poids mdian de la fonction SI : 8 % des eectifs BIATOSS 8% Nombre mdian dtudiants par ETP (hors labos) : 3836% Ncessit de fixer une cible par catgorie duniversit 4% 2% * La taille des rectangles correspond ici 0%au nombre total d'tudiants de chaque universit.400 500600700 800900 1000 1100 1200 11. 96 Vers luniVersit numrique Des financements diversifis pour les grands projets numriques en dpit de loptimisation recherche, la mise en uvre dune stratgie se traduira invitablement par une croissance des budgets consacrs au numrique, qui appellent des modes de finance ment plus diversifis.On a vu que les universits franaises disposaient, jusqu aujourdhui, dune marge de manuvre moins importante que les grandes universits trangres, en particulier pour ce qui concerne les financements privs (hors contrats de recherche). nanmoins, elles disposent dsormais, dans le cadre de la loi lru, dune comptence plus tendue pour la gestion des ressources humaines : celleci leur permet en particulier de procder aux recrutements, aux redploiements et aux ajus tements requis pour leur dveloppement stratgique et de disposer de plus grandes facilits en matire de rgime indemnitaire. Par ailleurs, la rcente opration Plan Campus, largie dans le cadre du plan de relance et qui trouve aujourdhui son prolongement, travers lemprunt natio nal, dans le projet des campus dexcellence , est de nature favoriser la mise en uvre des stratgies numriques (par le biais notamment de btiments intelligents ).les nouveaux modles de financement sur des dotations en capital non consumptible, ou seule ment partiellement consumptible, sont propres assurer aux tablissements bnficiaires un revenu rgulier et pluriannuel, qui permet de disposer dune plus grande visibilit sur le moyen terme et, donc, de faire aboutir un grand projet chance de trois ou cinq annes. Ce type de funding langlosaxonne, expriment pour les rseaux thmatiques de recherche avance (rtrA), pourrait terme modifier en profondeur le systme de financement de luniversit franaise.Aujourdhui, les tablissements ou les campus reg...</p>

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