Rsna 2012 best of des nouveaut©s par les boursiers sfr-guerbet

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avec cependant des images trop bruitées et un protocole trop complexe (acquisitions à H0 et à H24) pour véritablement convaincre. Pour la fibrose, l’accent a été mis sur le T1 mapping : une diminution du T1 est détectable précocement dans les fibroses myocardiques (CMH surtout). Ainsi, 5 % de fibrose suffisent à induire une baisse du T1 alors que 15 à 20 % sont nécessaires pour qu’apparaisse un rehaussement tardif. Enfin, une présentation impressionnante démontrait la faisabilité d’une acquisition ciné 3D volumique en seulement deux apnées : les images sont moins résolues que les ciné-standards, mais permettent un calcul efficace de la fraction d’éjection et la détection des hypokinésies/akinésies.

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  • 1. N 14 12 Juillet 2013 RSNA 2012 : Best-of des nouveauts par lesboursiersSFR/GUERBET Les boursiers de la SFR - GUERBET au RSNA 2012 ont pu faire le point sur un certain nombre de sujets qui leur sont apparus comme nouveaux, pertinents ou synthtiques. Ce rapport nest nullement un reporting exhaustif des prsentations scientifiques ou pdagogiques ; mission totalement impossible compte tenu du nombre inimaginable de sessions et de lhtrognit de celles-ci. Ce travail sest fait dans une ambiance conviviale et fort peu protocolaire, mais la qualit du rapport produit par les boursiers atteste de leur srieux et confirme que la bourse SFR - GUERBET est un lieu dchange dexpriences et de parcours propice la vitalit de notre discipline. Si ce rsum vous a donn envie de faire partie de laventure en 2013, sachez que vous avez jusquau 30 juin pour soumettre votre candidature: toutes les infos en page 25 ! IMAGERIE CARDIAQUE ET VASCULAIRE 1. En IRM cardiaque, plusieurs tudes se sont intresses limagerie avance de linflammation et de la fibrose. Constatant les limites du T2 STIR qui ne dpasse pas 30 40 % de sensibilit pour la dtection de ldme myocardique, lquipe franaise de J. Potet a valu les performances dune squence en diffusion EPI faible b (b = 50) : les rsultats sur 13 patients examins pour myocardite sont prometteurs avec une sensibilit de 100 % et une trs bonne corrlation morphologique aux squences de rehaussement tardif. Notons aussi le retour des USPIO pour dtecter linflammation myocardique, ......................... DossierActu: BourseGuerbet Pr Christian Aub CHU Angers Julien Frandon Post-internat master 2 Grenoble Secrtaire gnral Frdric Clarenon APHP Piti Salptrire Cyril Chivot CHU Amiens Raluca Gramada CHU Toulouse Gal Dournes CHU Bordeaux

2. 13 Mickal Ohana CCA, Strasbourg Prsident UNIR 2012/2013 avec cependant des images trop bruites et un protocole trop complexe (acquisitions H0 et H24) pour vritablement convaincre. Pour la fibrose, laccent a t mis sur le T1 mapping : une diminution du T1 est dtectable prcocement dans les fibroses myocardiques (CMH surtout). Ainsi, 5 % de fibrose suffisent induire une baisse duT1 alors que 15 20 % sont ncessaires pour quapparaisse un rehaussement tardif. Enfin, une prsentation impressionnante dmontrait la faisabilit dune acquisition cin 3D volumique en seulement deux apnes : les images sont moins rsolues que les cin-standards, mais permettent un calcul efficace de la fraction djection et la dtection des hypokinsies/akinsies. 2. En scanner cardiaque, peu de nouveauts techniques frappantes, mais de nombreuses prsentations consacres aux rsultats de grandes tudes pidmiologiques. Un mot dordre retenir : larrive prvisible du coroscanner aux urgences pour la gestion des douleurs thoraciques atypiques. ROMICAT II confirme sur 1000 patients que dans les SCA ST- et TN-, le coroscanner ralis ladmission diminue drastiquement la dure de passage aux urgences et le taux dhospitalisation. ACRIN PA4005 (1400 patients) et CATER (101 patients) retrouvent les mmes rsultats. Une question reste cependant en suspens : dans ces douleurs thoraciques atypiques, faut-il se contenter dun coroscanner ou aller vers un protocole triple rule-out ? Pas de rponses dfinitives, ces grandes tudes ne testant que le coroscanner pur, mais certains experts recommanderaient plutt la deuxime option chez les patients de plus de 60 ans, afin de ne pas mconnatre les classiques diagnostics diffrentiels. Reste aussi le problme des ressources : comment adapter ce protocole en France, avec la pnurie en quipements et en radiologues que nous connaissons ? 3. En imagerie vasculaire diagnostique, le scanner double nergie tait clairement la vedette du congrs : il permet de sensibiliser les examens grce aux reconstructions monochromatiques (diminution des kV augmentant le contraste de lIode) et aux images Iode-spcifiques (cartographie de la prise de contraste). Des tudes ont confirm ces bnfices dans le diagnostic des endofuites. Plusieurs auteurs ont mis profit ces avantages pour rduire la dose de produit de contraste utilise, une quipe franaise descendant jusqu 13,5 g pour les angioscanners aortiques et 18,9 g pour les angioscanners des membres infrieurs. Ceci pourrait devenir une technique de rfrence chez les patients insuffisants rnaux modrs svres. A la lumire de ces avances, plusieurs quipes redcouvrent les bienfaits de la diminution des kV en angioscanographie : avec des acquisitions 100 kV voire 80 kV, le contraste de liode est augment et lirradiation nette- ment diminue. Les algorithmes de reconstructions itratives permettent de travailler efficacement ces bas kV en limitant le bruit induit. RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE PERIPHERIQUE La radiologie interventionnelle priphrique, vasculaire ou non, a occup une partie importante du RSNA cette anne avec des sessions ddies pluriquoti- diennes type de cours ou de prsentations scientifiques. La radiologie nord- amricaine a galement pris conscience de la place primordiale quelle occupe dans la prise en charge du patient : Radiologistswillnolongerbevaluedforjust interpreting images . 1. Laorte, organe phare de la spcialit vasculaire, a t reprsente comme il se doit. Nous avons eu le plaisir de dcouvrir les progrs des stents grafts Mathilde Wagner APHP Curie Jonathan Silvera APHP HEGP Maa Proisy CHU Rennes Pierre-Franois Montoriol CHU Clermond Ferrand 3. N 14 14 Juillet 2013 toujours plus flexibles, plus anguls avec un choix de taille grandissant per- mettant un traitement adapt, personnalis chaque patient. Les progrs ont aussi port sur la surveillance des patients traits avec une meilleure dtection et prise en charge des complications. Des tudes portant notam- ment sur la mesure du volume des endofuites de type 2, donnent des rsul- tats intressants pour juger de la ncessit dun retraitement. 2. Les veines nont pas t oublies avec une journe ddie la maladie thromboembolique et la prsentation de lefficacit des techniques de thrombolyse avec notamment de nouveaux dispositifs intraveineux introduits par voie percutane assurant une thrombolyse mixte : chimique et mcanique automatique . 3. Le versant oncologique a galement t riche avec de multiples topos sur les mthodes dablation de type thermo-ablation ou cryothrapie mais aussi avec de plus en plus de sries sur llectroporation. Lexposition technique montrait de nombreux dispositifs daide la navigation pour faciliter la mise en place daiguille principalement sous chographie avec la possibilit de sentraner sur fantme. 4. Enfin nous avons dcouvert des perspectives rvolutionnaires grce limagerie interventionnelle molculaire ! Aujourdhui, nous savons diagnostiquer les anomalies vasculaires et les traiter mais bientt nous pourrons les prvoir. Nos cathters ne permettront plus seulement davoir une luminographie vasculaire, ils analyseront lenvironnement privasculaire. Nous pouvons dj tudier morphologiquement la paroi vasculaire avec la tomographie par cohrence optique. Demain, grce la fluorescence infrarouge, nous mesurerons linflammation de lenvironnement priplaque et ainsi nous dtecterons les plaques risque Les perspectives de la spcialit apparaissent normes mais le contexte de crise actuelle nous pousse quelques rserves. Il est trs intressant de voir que nos confrres outre-Atlantique sont galement sensibles cette problmatique comme le montrent certaines citations exposes au congrs : The future of radiology is bright but the future for radiologists is farlessuncertain . IMAGERIE THORACIQUE Les principales nouveauts prsentes au RSNA 2012 dans le domaine de la pathologie thoracique concernaient la quantification des maladies des voies ariennes chroniques telles que lasthme et la BPCO. La tomodensitomtrie reste loutil de choix dans ce domaine, puisquelle reste la seule modalit dimagerie capable dimager avec une rsolution spatiale suffisante les parois et les lumires bronchiques. Elle permet galement de quantifier la densit du parenchyme pulmonaire, comme marqueur quantitatif demphysme (en inspiration) ou dair trapping (en expiration). S. Gupta a ainsi prsent une mthode de phnotypage de lasthme laide de ces approches combines en tomodensitomtrie. Dans le domaine de la BPCO, il a t montr que la classification des patients sur la base des seules donnes fonctionnelles fournies par la spiromtrie laisse environ 12 % de patients inclasss. Chez ces patients, des modifications ont t dmontres versus patients tmoins, en particulier une augmentation de lpaisseur de leur paroi bronchique sur la bronche RB1. Kazerooni et al ont montr une mthode originale de quantification permettant de diffrencier lair trapping de lemphysme partir de TDM acquises en inspiration et 4. 15 expiration chez les patients BPCO. A partir de la mesure de la variation de densit voxel par voxel des volumes pulmonaires, les voxels tant matchs entre linspiration et lexpiration par une mthode de recalage lastique, le choix de seuils de variation permet de discriminer ces deux conditions. Les donnes de lexpiration ne concernent pas seulement le parenchyme pulmonaire. Ainsi, lquipe de Boiselle a montr que le collapsus de la trache et des bronches souches en cours dexpiration chez les BPCO est un marqueur de la svrit de la maladie. Des avances ont t aussi prsentes dans la quantification en imagerie thoracique fonctionnelle. LIRM est dans ce domaine loutil de choix de par son caractre non irradiant, permettant la ralisation dacquisitions temporelles continues. Toutefois lIRM pose problme par la faible densit en proton du parenchyme pulmonaire, et les artfacts de susceptibilit magntique du fait de la prsence de nombreuses interfaces. En IRM, linhalation dhlium polaris avait ouvert la voie ce type dimagerie fonctionnelle in vivo chez lhomme. Dautres gaz rares ont galement t utiliss, tels que le Xnon ou le Krypton. Ce type de technique est cependant grev par leur cot prohibitif, ncessitant entre 2 000 et 3 000 euros de gaz par patient. Pou